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Un million d’Européens appellent à interdire les “thérapies” de conversion contre les LGBT+

Un million d’Européens ont appelé à interdire les “thérapies de conversion” des personnes LGBT+ sur le continent, selon les résultats d’une initiative citoyenne vendredi.Maintenant que ce seuil est atteint, la Commission européenne doit répondre publiquement à cette pétition, signée par de nombreuses personnalités du monde culturel ou politique, comme la chanteuse belge Angèle ou l’ancien …

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Présidentielle roumaine : contre le candidat pro-européen, une virulente campagne de désinformation

Documents falsifiés, “deepfakes” et attaques personnelles: le candidat pro-européen à la présidentielle en Roumanie, Nicusor Dan, fait l’objet d’une campagne de désinformation et de propagande qui s’intensifie à la veille du second tour, selon des analystes.Pour Roxana Radu, professeur associé à l’université britannique d’Oxford, les attaques observées sur les réseaux sociaux contre le maire de Bucarest apparaissent systématiques et délibérées. “Elles portent la marque d’une campagne coordonnée, avec des contenus diffusés et relayés sur différentes plateformes, puis montant en puissance grâce à des réseaux de bots”, des programmes informatiques robotisés, explique-t-elle à l’AFP.Le premier scrutin du 24 novembre, qui avait vu l’émergence surprise du candidat d’extrême droite Calin Georgescu, avait été annulé par la Cour constitutionnelle après une campagne massive sur TikTok entachée de suspicions d’ingérence russe.Les autorités sont donc cette fois très vigilantes. Avant le premier tour le 4 mai, elles avaient pointé de “nouvelles tentatives de manipulation et d’ingérence menées par des acteurs étatiques”.Sollicitées par l’AFP, elles n’ont pas répondu à ce stade.   Les plateformes Facebook et TikTok, très populaires en Roumanie avec quelque neuf millions d’utilisateurs chacune sur une population de 19 millions d’habitants, assurent être en contact régulier avec le gouvernement et avoir déployé des équipes pour garantir l’intégrité des élections.- Faux diplôme et “propagande LGBT+” -Nicusor Dan, 55 ans, qui fera face dimanche au nationaliste George Simion, 38 ans, arrivé largement en tête du premier tour, est notamment visé par un faux diplôme partagé des milliers de fois sur Facebook, TikTok et X. Le premier édile de la capitale aurait obtenu des notes médiocres au baccalauréat, sauf en mathématiques, sa matière de prédilection. A la clé: un flot de commentaires désobligeants et des doutes sur ses capacités à diriger.Ce document contient des incohérences manifestes, mais il a tout de même forcé M. Dan à exhiber son véritable diplôme à la télévision.Une autre vidéo très relayée laisse entendre que l’élu centriste s’est dit favorable à la diffusion de “propagande LGBT+” dans les programmes scolaires. En réalité, les images intégrales de la discussion montrent le maire de Bucarest expliquant simplement que l’éducation sexuelle doit être introduite “à un âge adapté aux dangers auxquels les enfants sont exposés”.Nicusor Dan est toujours très prudent sur ce sujet et a d’ailleurs été critiqué pour ne pas avoir défendu clairement les droits des personnes LGBT+, dans un pays sous influence de la puissante Eglise orthodoxe.- Attaques personnelles -Le quinquagénaire, qui vit en couple mais n’est pas marié, est aussi la cible d’attaques sur sa vie privée affirmant par exemple que ses enfants ne sont pas baptisés. Ce que lui et sa partenaire ont publiquement démenti.Son naturel réservé est régulièrement moqué dans des montages vidéo ou des “deepfake”, des vidéos très réalistes générées grâce à l’intelligence artificielle.De nombreuses publications le présentent par ailleurs comme atteint de troubles autistiques, un élément repris par George Simion lui-même.Pour Madalina Botan, maître de conférences à l’Université de sciences politiques de Bucarest, de tels narratifs, observés à l’occasion d’autres élections en Europe, “visent à déshumaniser le candidat, à lui ôter toute crédibilité”.- Des algorithmes favorables à l’extrême droite -A l’inverse, George Simion bénéficie d’un terreau favorable sur les réseaux sociaux, où ses messages émotionnels et souvent très virulents sont favorisés par les algorithmes, en particulier sur TikTok. Visée par une enquête de la Commission européenne, l’application appartenant au groupe chinois ByteDance avait dit en mars avoir supprimé plus de 27.000 faux comptes.Mais les biais demeurent importants : selon un rapport publié cette semaine par l’organisation Global Witness, les nouveaux utilisateurs ont été exposés avant le second tour “à près de trois fois plus de contenus d’extrême droite” que du reste du spectre politique. De quoi “compromettre l’intégrité d’une nouvelle élection”, estime l’organisation, accusant TikTok de ne pas avoir pris “de mesures suffisantes”.Une autre étude, menée par la société britannique Refute, a révélé “une campagne d’influence coordonnée” à destination de l’importante diaspora roumaine. Plus de 32.000 vidéos faisant la promotion de MM. Simion et Georgescu ont été détectées. 

Présidentielle roumaine : contre le candidat pro-européen, une virulente campagne de désinformation

Documents falsifiés, “deepfakes” et attaques personnelles: le candidat pro-européen à la présidentielle en Roumanie, Nicusor Dan, fait l’objet d’une campagne de désinformation et de propagande qui s’intensifie à la veille du second tour, selon des analystes.Pour Roxana Radu, professeur associé à l’université britannique d’Oxford, les attaques observées sur les réseaux sociaux contre le maire de Bucarest apparaissent systématiques et délibérées. “Elles portent la marque d’une campagne coordonnée, avec des contenus diffusés et relayés sur différentes plateformes, puis montant en puissance grâce à des réseaux de bots”, des programmes informatiques robotisés, explique-t-elle à l’AFP.Le premier scrutin du 24 novembre, qui avait vu l’émergence surprise du candidat d’extrême droite Calin Georgescu, avait été annulé par la Cour constitutionnelle après une campagne massive sur TikTok entachée de suspicions d’ingérence russe.Les autorités sont donc cette fois très vigilantes. Avant le premier tour le 4 mai, elles avaient pointé de “nouvelles tentatives de manipulation et d’ingérence menées par des acteurs étatiques”.Sollicitées par l’AFP, elles n’ont pas répondu à ce stade.   Les plateformes Facebook et TikTok, très populaires en Roumanie avec quelque neuf millions d’utilisateurs chacune sur une population de 19 millions d’habitants, assurent être en contact régulier avec le gouvernement et avoir déployé des équipes pour garantir l’intégrité des élections.- Faux diplôme et “propagande LGBT+” -Nicusor Dan, 55 ans, qui fera face dimanche au nationaliste George Simion, 38 ans, arrivé largement en tête du premier tour, est notamment visé par un faux diplôme partagé des milliers de fois sur Facebook, TikTok et X. Le premier édile de la capitale aurait obtenu des notes médiocres au baccalauréat, sauf en mathématiques, sa matière de prédilection. A la clé: un flot de commentaires désobligeants et des doutes sur ses capacités à diriger.Ce document contient des incohérences manifestes, mais il a tout de même forcé M. Dan à exhiber son véritable diplôme à la télévision.Une autre vidéo très relayée laisse entendre que l’élu centriste s’est dit favorable à la diffusion de “propagande LGBT+” dans les programmes scolaires. En réalité, les images intégrales de la discussion montrent le maire de Bucarest expliquant simplement que l’éducation sexuelle doit être introduite “à un âge adapté aux dangers auxquels les enfants sont exposés”.Nicusor Dan est toujours très prudent sur ce sujet et a d’ailleurs été critiqué pour ne pas avoir défendu clairement les droits des personnes LGBT+, dans un pays sous influence de la puissante Eglise orthodoxe.- Attaques personnelles -Le quinquagénaire, qui vit en couple mais n’est pas marié, est aussi la cible d’attaques sur sa vie privée affirmant par exemple que ses enfants ne sont pas baptisés. Ce que lui et sa partenaire ont publiquement démenti.Son naturel réservé est régulièrement moqué dans des montages vidéo ou des “deepfake”, des vidéos très réalistes générées grâce à l’intelligence artificielle.De nombreuses publications le présentent par ailleurs comme atteint de troubles autistiques, un élément repris par George Simion lui-même.Pour Madalina Botan, maître de conférences à l’Université de sciences politiques de Bucarest, de tels narratifs, observés à l’occasion d’autres élections en Europe, “visent à déshumaniser le candidat, à lui ôter toute crédibilité”.- Des algorithmes favorables à l’extrême droite -A l’inverse, George Simion bénéficie d’un terreau favorable sur les réseaux sociaux, où ses messages émotionnels et souvent très virulents sont favorisés par les algorithmes, en particulier sur TikTok. Visée par une enquête de la Commission européenne, l’application appartenant au groupe chinois ByteDance avait dit en mars avoir supprimé plus de 27.000 faux comptes.Mais les biais demeurent importants : selon un rapport publié cette semaine par l’organisation Global Witness, les nouveaux utilisateurs ont été exposés avant le second tour “à près de trois fois plus de contenus d’extrême droite” que du reste du spectre politique. De quoi “compromettre l’intégrité d’une nouvelle élection”, estime l’organisation, accusant TikTok de ne pas avoir pris “de mesures suffisantes”.Une autre étude, menée par la société britannique Refute, a révélé “une campagne d’influence coordonnée” à destination de l’importante diaspora roumaine. Plus de 32.000 vidéos faisant la promotion de MM. Simion et Georgescu ont été détectées. 

Fin des premiers pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens depuis 2022

Les premiers pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens pour trouver une issue à la guerre se sont terminés vendredi à Istanbul après moins de deux heures de discussions, Kiev accusant Moscou d’avoir formulé des demandes territoriales “inacceptables”.En l’absence des présidents Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, qui a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine le 24 février 2022 et qui n’a pas fait le déplacement en Turquie, les espoirs de progrès substantiels étaient minces.Les deux délégations, menées par le ministre de la Défense côté ukrainien et par un conseiller de second plan côté russe, s’étaient retrouvées en début d’après-midi, entourées des médiateurs turcs.Environ 1H40 plus tard, la rencontre au palais de Dolmabahçe était terminée et la teneur des échanges n’a pas été encore dévoilée.Selon une source diplomatique ukrainienne interrogée par l’AFP, les négociateurs russes ont “présenté des demandes inacceptables qui vont au-delà de ce qui a été discuté avant la réunion”, dont le retrait des forces de Kiev de “vastes parties du territoire” ukrainien, avant l’instauration du cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés.Cette source a néanmoins précisé qu’une reprise de ces pourparlers vendredi est encore “possible”, mais pas encore “prévue”.Plus tôt, le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, avait martelé qu’obtenir de la Russie un “cessez-le-feu inconditionnel” était la “priorité”, ainsi que l’organisation d’une rencontre entre les présidents Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine.Autres requêtes ukrainiennes : le retour des enfants ukrainiens “déportés” en Russie selon Kiev – ce que Moscou dément – et un important échange de prisonniers de guerre.Le négociateur russe, Vladimir Medinski, avait lui indiqué que Moscou voulait discuter des “causes profondes” du conflit et considérait ces pourparlers comme “la suite” de ceux, avortés, menés en 2022.- “Premier signal” -En déplacement en Albanie pour un sommet européen, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé ses alliés à “une réaction forte” et des “sanctions” contre Moscou en cas d’échec des discussions.Emmanuel Macron a lui estimé que la Russie n’avait pas “pas envie” de conclure un cessez-le-feu en Ukraine et qu’il allait falloir mettre une “pression accrue” pour l’y contraindre.De son côté, le chancelier allemand Friedrich Merz s’est félicité de la tenue même des négociations entre Russes et Ukrainiens, estimant qu’il s’agissait d’un “premier signal, tout petit mais positif”.Dans cet intense ballet diplomatique, Donald Trump avait dit la veille être prêt à rencontrer le chef de l’Etat russe “dès qu’il sera possible d’organiser” un sommet, sans quoi “rien ne se passera” concernant le règlement du conflit.Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a acquiescé le Kremlin vendredi.Jeudi, Russes et Ukrainiens avaient échangé des invectives, M. Zelensky qualifiant l’équipe envoyée par Moscou à Istanbul de “pure façade”, la diplomatie russe le traitant en retour de “clown”.Si M. Medinski a assuré jeudi que la Russie était prête à de “possibles compromis”, le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.M. Poutine souhaite, comme l’a souligné son négociateur, que les nouvelles discussions s’inscrivent dans “la suite” de ces pourparlers avortés il y a trois ans, aux cours desquels les Russes avaient campé sur ces positions maximalistes, inacceptables pour Kiev et ses alliés.- “Le massacre doit cesser” -“Le massacre doit cesser”, a de son côté averti le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, présent à Istanbul.Avant les discussions russo-ukrainiennes, Turcs, Ukrainiens et Américains avaient échangé ensemble environ une heure, ont affirmé des sources turques, en marge d’entretiens entre responsables ukrainiens et sécuritaires européens, accompagnés de l’émissaire américain Keith Kellogg, d’après une source ukrainienne.Le week-end dernier, Vladimir Poutine avait surpris en proposant des négociations directes. Mais, mis au défi par Volodymyr Zelensky de se rendre à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n’a pas fait le déplacement.Les Européens et Kiev avaient réclamé un cessez-le-feu préalable avant toute discussion entre Kiev et Moscou. Une demande rejetée par M. Poutine, au motif qu’une trêve prolongée permettrait à l’armée ukrainienne de se renforcer en recevant des armes occidentales, alors que les soldats russes ont l’avantage sur le front.”Il est d’une importance cruciale qu’un cessez-le-feu soit mis en œuvre dès que possible”, a insisté vendredi le ministre turc des Affaires étrangères Hakan FidanLa Russie “ne veut pas la paix”, a déploré le même jour la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, tandis que le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a jugé que Moscou avait fait une “énorme erreur” en envoyant à Istanbul une équipe de “second rang”.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a pour sa part promis d'”accroître la pression” sur la Russie.La Chine, proche partenaire de la Russie, a de son côté répété vouloir un accord de paix “juste” et “durable”.bur-ant-rbj-pop/thm

Fin des premiers pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens depuis 2022

Les premiers pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens pour trouver une issue à la guerre se sont terminés vendredi à Istanbul après moins de deux heures de discussions, Kiev accusant Moscou d’avoir formulé des demandes territoriales “inacceptables”.En l’absence des présidents Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, qui a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine le 24 février 2022 et qui n’a pas fait le déplacement en Turquie, les espoirs de progrès substantiels étaient minces.Les deux délégations, menées par le ministre de la Défense côté ukrainien et par un conseiller de second plan côté russe, s’étaient retrouvées en début d’après-midi, entourées des médiateurs turcs.Environ 1H40 plus tard, la rencontre au palais de Dolmabahçe était terminée et la teneur des échanges n’a pas été encore dévoilée.Selon une source diplomatique ukrainienne interrogée par l’AFP, les négociateurs russes ont “présenté des demandes inacceptables qui vont au-delà de ce qui a été discuté avant la réunion”, dont le retrait des forces de Kiev de “vastes parties du territoire” ukrainien, avant l’instauration du cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés.Cette source a néanmoins précisé qu’une reprise de ces pourparlers vendredi est encore “possible”, mais pas encore “prévue”.Plus tôt, le chef de l’administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, avait martelé qu’obtenir de la Russie un “cessez-le-feu inconditionnel” était la “priorité”, ainsi que l’organisation d’une rencontre entre les présidents Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine.Autres requêtes ukrainiennes : le retour des enfants ukrainiens “déportés” en Russie selon Kiev – ce que Moscou dément – et un important échange de prisonniers de guerre.Le négociateur russe, Vladimir Medinski, avait lui indiqué que Moscou voulait discuter des “causes profondes” du conflit et considérait ces pourparlers comme “la suite” de ceux, avortés, menés en 2022.- “Premier signal” -En déplacement en Albanie pour un sommet européen, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé ses alliés à “une réaction forte” et des “sanctions” contre Moscou en cas d’échec des discussions.Emmanuel Macron a lui estimé que la Russie n’avait pas “pas envie” de conclure un cessez-le-feu en Ukraine et qu’il allait falloir mettre une “pression accrue” pour l’y contraindre.De son côté, le chancelier allemand Friedrich Merz s’est félicité de la tenue même des négociations entre Russes et Ukrainiens, estimant qu’il s’agissait d’un “premier signal, tout petit mais positif”.Dans cet intense ballet diplomatique, Donald Trump avait dit la veille être prêt à rencontrer le chef de l’Etat russe “dès qu’il sera possible d’organiser” un sommet, sans quoi “rien ne se passera” concernant le règlement du conflit.Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a acquiescé le Kremlin vendredi.Jeudi, Russes et Ukrainiens avaient échangé des invectives, M. Zelensky qualifiant l’équipe envoyée par Moscou à Istanbul de “pure façade”, la diplomatie russe le traitant en retour de “clown”.Si M. Medinski a assuré jeudi que la Russie était prête à de “possibles compromis”, le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.M. Poutine souhaite, comme l’a souligné son négociateur, que les nouvelles discussions s’inscrivent dans “la suite” de ces pourparlers avortés il y a trois ans, aux cours desquels les Russes avaient campé sur ces positions maximalistes, inacceptables pour Kiev et ses alliés.- “Le massacre doit cesser” -“Le massacre doit cesser”, a de son côté averti le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio, présent à Istanbul.Avant les discussions russo-ukrainiennes, Turcs, Ukrainiens et Américains avaient échangé ensemble environ une heure, ont affirmé des sources turques, en marge d’entretiens entre responsables ukrainiens et sécuritaires européens, accompagnés de l’émissaire américain Keith Kellogg, d’après une source ukrainienne.Le week-end dernier, Vladimir Poutine avait surpris en proposant des négociations directes. Mais, mis au défi par Volodymyr Zelensky de se rendre à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n’a pas fait le déplacement.Les Européens et Kiev avaient réclamé un cessez-le-feu préalable avant toute discussion entre Kiev et Moscou. Une demande rejetée par M. Poutine, au motif qu’une trêve prolongée permettrait à l’armée ukrainienne de se renforcer en recevant des armes occidentales, alors que les soldats russes ont l’avantage sur le front.”Il est d’une importance cruciale qu’un cessez-le-feu soit mis en œuvre dès que possible”, a insisté vendredi le ministre turc des Affaires étrangères Hakan FidanLa Russie “ne veut pas la paix”, a déploré le même jour la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, tandis que le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a jugé que Moscou avait fait une “énorme erreur” en envoyant à Istanbul une équipe de “second rang”.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a pour sa part promis d'”accroître la pression” sur la Russie.La Chine, proche partenaire de la Russie, a de son côté répété vouloir un accord de paix “juste” et “durable”.bur-ant-rbj-pop/thm

Tchad: l’ex-Premier ministre Succès Masra interpellé pour “incitation à la haine”

L’ancien Premier ministre tchadien Succès Masra, figure de l’opposition, a été interpellé tôt vendredi matin pour diffusion de messages d'”incitation à la haine” liés à des affrontements meurtriers la veille dans le sud-ouest du pays, a annoncé le parquet tchadien.Le parti de M. Masra avait auparavant affirmé qu’il avait été “enlevé”.Jeudi, un “affrontement violent” avait fait des dizaines de victimes dans la région du Logone-Occidental (sud-ouest), selon le gouvernement. Un conflit entre des éleveurs peuls et des agriculteurs ngambayes autochtones sur la délimitation des zones de pâturage et d’agriculture dans le village de Mandakao serait à l’origine du bilan meurtrier, avait indiqué une source locale.”Le bilan fait état de 42 victimes, majoritairement des femmes et des enfants”, a déclaré le procureur de la République Oumar Mahamat Kedelaye lors d’un point presse vendredi en fin de matinée.”Les enquêtes menées par la police judiciaire ont révélé l’implication de M. Assyongar Masra Succès”, a ajouté le procureur. “Des messages ont été diffusés, notamment sur les réseaux sociaux, appelant la population à s’armer contre d’autres citoyens”, a-t-il précisé, sans révéler leur contenu ou si M. Masra en était l’auteur. – “Action brutale” -“Ces actes graves sont constitutifs d’incitation à la haine, à la révolte des bandes armées, de complicité d’assassinat, d’incendie volontaire et de profanation des sépultures”, a énuméré le magistrat.Les Transformateurs, le parti de M. Masra, avaient évoqué dans un premier temps un “enlèvement” et diffusé un extrait d’une vidéo de caméra de surveillance montrant l’intéressé sortant de son domicile, encadré par plus d’une dizaine d’hommes en uniformes militaires et armés.Dans un communiqué de presse, le parti avait ensuite dénoncé une “action brutale, menée en dehors de toute procédure judiciaire connue (et) en violation flagrante des droits civiques et politiques garantis par la constitution.”Le magistrat a quant à lui indiqué que “la procédure judiciaire suit son cours et toutes les personnes impliquées devront répondre de leurs actes”.Le premier bilan de l’affrontement dans la région du Logone-Occidental (sud-ouest) faisait jeudi état de 35 morts, depuis revu à la hausse.Les conflits agro-pastoraux ont fait plus d’un millier de morts et 2.000 blessés entre 2021 et 2024, selon les estimations de l’ONG International Crisis Group.Succès Masra, originaire du sud du pays, appartient à l’ethnie ngambaye et bénéficie d’une large popularité auprès des populations du sud à majorité chrétiennes et animistes, qui s’estiment souvent marginalisées par le régime de N’Djamena majoritairement musulman. – “Jeudi noir” -Economiste formé en France et au Cameroun, M. Masra, 41 ans, avait été nommé Premier ministre cinq mois avant l’élection présidentielle de mai 2024 à laquelle il s’était porté candidat, dans un duel inédit face au président élu Mahamat Idriss Déby Itno, proclamé vainqueur avec plus de 60% des suffrages.Son parti des Transformateurs avait ensuite boycotté les élections législatives, sénatoriales et locales.Le scrutin présidentiel a mis fin à trois ans de transition politique entamée à la mort d’Idriss Déby Itno, père de l’actuel président tchadien qui régna sur le pays pendant plus de 30 ans et fut tué à 68 ans par des rebelles en se rendant sur le front en 2021.Depuis 2018, M. Masra était la seule figure de l’opposition capable de mobiliser des milliers de partisans dans la capitale lors de manifestations systématiquement réprimées avec violence, dans le sang parfois.Comme d’autres leaders d’opposition, il avait été contraint à l’exil quelques jours après une manifestation meurtrière, le 20 octobre 2022, contre le maintien des militaires au pouvoir. Ces derniers venaient de faire prolonger de deux ans la transition politique de 18 mois au terme de laquelle ils avaient initialement promis de rendre le pouvoir aux civils.Une cinquantaine de personnes avaient été tuées ce jour-là, selon les autorités. L’opposition et des ONG locales et internationales avaient évoqué de 100 à 300 morts, pour la quasi-totalité des jeunes manifestants tués par balles par la police et l’armée, essentiellement à N’Djamena.L’image de parangon de l’opposition de M. Masra s’était étiolée lorsqu’il était rentré d’exil en novembre 2023, à la faveur d’un accord de réconciliation signé avec le président Déby qui inclut, pour le “Jeudi noir” du 20 octobre 2022, une amnistie générale pour des centaines de jeunes condamnés pour “insurrection” mais surtout, dénonce l’opposition, pour ceux qui tiré dans la foule.Les anciens alliés de Succès Masra ont pris ostensiblement leurs distances, l’accusant d’avoir passé par pertes et profits ces victimes, qu’il avait lui-même appelées à manifester, en échange d’un poste de Premier ministre.str-hpn/mba 

L’ex-président gabonais Ali Bongo et sa famille sont arrivés en Angola

L’ancien président gabonais Ali Ondimba, qui était en résidence surveillée à Libreville depuis le coup d’Etat d’août 2023 l’ayant chassé du pouvoir, est arrivé dans la nuit de jeudi à vendredi en Angola avec son épouse et son fils, a annoncé la présidence angolaise.”La famille a été libérée et vient d’arriver à Luanda”, indique un communiqué sur la page Facebook de la présidence angolaise.Ali , dont la famille a dirigé pendant 55 ans le Gabon, avait été renversé le 30 août 2023 par le général Brice Clotaire Oligui Nguema et était depuis assigné à résidence dans la capitale Libreville.La présidence angolaise a également publié des photographies montrant l’ancien dirigeant accueilli à l’aéroport de Luanda.Cette libération fait suite à des contacts entre le président angolais Joao Lourenço et Brice Oligui Nguema, élu président du Gabon en avril avec près de 95% des voix, précise le communiqué, sans donner de détails.L’épouse d’Ali , Sylvia , 62 ans, et son fils Noureddin, 33 ans, emprisonnés dans l’attente de leur procès pour détournement de fonds publics, avaient été récemment libérés et également placés sous résidence surveillée, selon plusieurs médias gabonais.Toutefois, à Libreville, le parquet a tenu à préciser que l’épouse et son fils se trouvent actuellement sous un régime de liberté provisoire en attendant leur procès pour détournement de fonds publics. Leur remise en liberté “n’interrompt nullement le cours normal de la procédure qui se poursuivra jusqu’à la tenue d’un procès juste, transparent, équitable et dans les délais raisonnables”.Le général Oligui, ex-chef d’une junte militaire, a prêté serment début mai après un scrutin pour lequel les observateurs internationaux n’ont signalé aucune irrégularité majeure.Le principal rival du général Oligui, Alain-Claude Bilie By Nze, dernier Premier ministre sous M. Bongo, a jugé que la libération de la famille démontre que sa détention “ne respectait pas le cadre de la loi et de la justice”.”Le président Oligui Nguema n’a pas fait preuve de clémence: il a dû s’incliner face aux exigences internationales après ce que tout le monde a compris comme un abus de pouvoir”, a-t-il déclaré.Les avocats de l’épouse d’Ali Bongo, née en France, et de son fils ont affirmé qu’ils avaient subi des tortures pendant leur détention.Plusieurs médias gabonais avaient récemment rapporté qu’ils avaient été transférés de cellules situées dans une annexe de la présidence vers une résidence familiale à Libreville. – “Une véritable honte” – Un député du parlement gabonais de transition, Geoffroy Foumboula Libeka, a qualifié le transfert de la famille, “au milieu de la nuit et dans un silence total”, de “véritable honte pour les premiers jours” du nouveau gouvernement.”Où est la souveraineté du Gabon?”, s’est-il interrogé sur les réseaux sociaux, accusant la libération de la famille Bongo d’être “le prix à payer” pour la réintégration du Gabon au sein de l’Union africaine, actuellement présidée par Joao Lourenço.L’Union africaine (UA) a annoncé le 30 avril avoir levé les sanctions contre le Gabon, qui avait été suspendu de l’organisation après le coup d’État.Ce pays de 2,3 millions d’habitants souffre d’un chômage élevé, de coupures régulières d’électricité et d’eau, ainsi que d’une lourde dette publique malgré sa richesse pétrolière.La présidence gabonaise avait annoncé lundi sur les réseaux sociaux que M. Lourenço avait rencontré M. Oligui à Libreville pour des discussions axées “sur le renforcement de la coopération bilatérale, le bon déroulement des élections démocratiques marquant la fin de la transition au Gabon”.Ils ont également évoqué la levée des sanctions suite à la réintégration du Gabon au sein de l’UA.Âgé de 66 ans, Ali Bongo, dont l’état de santé serait précaire, était arrivé au pouvoir en 2009, succédant à son père, Omar Bongo Ondimba, qui avait régné pendant 41 ans.En 2016, il avait été réélu de justesse pour un second mandat avec quelques milliers de voix d’avance, battant le candidat de l’opposition Jean Ping après une campagne marquée par des affrontements sanglants et des accusations de fraude.Ali Bongo avait été victime d’un AVC en octobre 2018 lors d’une visite en Arabie saoudite, suscitant des spéculations sur sa santé et sa capacité à gouverner à son retour au pays.Ses apparitions publiques étaient rares, et les occasions où il s’exprimait en direct en dehors du palais présidentiel l’étaient encore plus.Ali Bongo a dirigé le Gabon durant 14 ans jusqu’à son renversement, quelques instants après avoir été proclamé vainqueur d’une élection présidentielle que l’armée et l’opposition avaient déclarée frauduleuse.

L’Iran et trois puissances européennes discutent du dossier nucléaire à Istanbul

L’Iran a discuté vendredi à Istanbul avec l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne de l’état de ses pourparlers avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, un dossier sur lequel le président américain Donald Trump a pressé la République islamique de “bouger”. Le trio européen – connu sous le nom de E3 – fait partie des puissances mondiales, avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont négocié l’accord nucléaire historique de 2015 avec Téhéran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision unilatérale des Etats-Unis de s’en retirer en 2018, sous la première présidence de Donald Trump.”Ils (les Iraniens, ndlr) ont une proposition, mais surtout, ils savent qu’ils doivent bouger rapidement ou que quelque chose de mauvais arrivera”, a averti vendredi le président américain avant son départ d’Abou Dhabi, dernière étape de sa tournée dans le Golfe.”Nous n’avons rien reçu”, a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, selon des médias locaux.Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que son pays avait discuté vendredi à Istanbul avec le trio européen de l’état des négociations entre Téhéran et Washington, ainsi que de la levée des sanctions.- “Stratégie de confrontation” -“Si nécessaire, nous nous reverrons pour poursuivre les discussions”, a-t-il ajouté sur X.Un responsable américain a indiqué pour sa part que le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio avait rencontré vendredi à Istanbul des conseillers diplomatique et à la sécurité, français, britannique et allemand pour des discussions sur le nucléaire iranien, ainsi que sur l’Ukraine.Les Occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et Israël, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que ce pays dément en affirmant que son programme est destiné à des fins civiles.Dans une tribune publiée dimanche sur le site de l’hebdomadaire français Le Point, M. Araghchi a mis en garde les pays européens contre leur “stratégie de confrontation”.Fin avril, son homologue français, Jean-Noël Barrot, avait affirmé que le groupe E3 n’hésiterait “pas une seule seconde” à rétablir des sanctions contre Téhéran si la sécurité européenne était menacée par son programme nucléaire. Les diplomates européens font valoir qu’ils disposent de la possibilité d’enclencher le “snapback”, un mécanisme de l’accord de 2015 qui permet de réimposer les sanctions internationales contre Téhéran.La réunion de vendredi intervient moins d’une semaine après un quatrième cycle de négociations indirectes entre l’Iran et les Etats-Unis, sous la médiation d’Oman.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran, l’exhortant à négocier un nouvel accord tout en menaçant de le bombarder en cas d’échec de la diplomatie.- “Rameau d’olivier” -Jeudi, le site d’information américain Axios, citant un responsable américain et d’autres sources, a rapporté que l’administration Trump avait remis à l’Iran une “proposition écrite” pour un accord nucléaire.Mardi à Ryad, M. Trump avait indiqué avoir tendu aux dirigeants iraniens un “rameau d’olivier”, ajoutant qu’il s’agissait d’une offre qui ne durerait pas éternellement. Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré mercredi à NBC News que Téhéran s’engagerait à ne jamais fabriquer d’armes nucléaires, à se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi, à n’enrichir l’uranium qu’aux niveaux nécessaires à un usage civil et à autoriser des inspecteurs internationaux à superviser le processus en échange de la levée immédiate de toutes les sanctions économiques à l’encontre de la République islamique.Avant les discussions à Istanbul, la Chine a “salué l’engagement de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires”, s’opposant “à toutes les sanctions unilatérales illégales”. L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Téhéran insiste sur son droit à poursuivre l’enrichissement de l’uranium, affirmant que cela n’est pas négociable, mais qu’il serait ouvert à des réductions temporaires du niveau et du volume de l’enrichissement.

Pourparlers sur l’Ukraine: pour le chef de l’Otan, Poutine a fait une “énorme erreur”

Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a estimé vendredi que le président russe Vladimir Poutine avait fait une “énorme erreur” en envoyant une équipe de “second rang” pour les pourparlers avec l’Ukraine à Istanbul, en Turquie.”Je pense que Poutine a fait une énorme erreur”, a déclaré M. Rutte depuis Tirana, quelques heures avant le début des premières négociations directes entre Moscou et Kiev depuis les premières semaines de la guerre, déclenchée par l’invasion russe en février 2022.”Il sait très bien que la balle est dans son camp, qu’il est en difficulté et qu’il a fait une énorme erreur”, a poursuivi M. Rutte, à son arrivée au sommet de la Communauté politique européenne (CPE) dans la capitale albanaise. “Je pense que toute la pression est désormais sur Poutine”, a-t-il encore dit.Vladimir Poutine avait proposé des négociations directes entre les deux pays. Mais, mis au défi par le président ukrainien Volodymyr Zelensky de se rendre “en personne” à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n’a pas fait le déplacement.La délégation russe est emmenée par un conseiller de second plan de Vladimir Poutine, Vladimir Medinski, ex-ministre de la Culture.Pour le secrétaire général de l’Otan, Kiev a, à l’inverse de Moscou, adopté une attitude constructive.”Je pense que c’est une très bonne chose que les Ukrainiens soient à la table des négociations”, a souligné M. Rutte. “Ils ont envoyé une délégation qui est vraiment prête à négocier un cessez-le-feu”.Arrivé jeudi soir à Tirana, Volodymyr Zelensky doit lui aussi participer au sommet de la CPE, qui rassemble les dirigeants des 27 pays membres de l’UE et d’une vingtaine d’autres pays européens.Derrière cet acronyme, on trouve des pays aux trajectoires radicalement différentes vis-à-vis de l’UE : des candidats déclarés (et impatients) à l’adhésion, des pays qui savent que la porte leur est fermée pour longtemps, ou encore le Royaume-Uni, qui a choisi il y a neuf ans ans de quitter l’UE avec fracas.

Pourparlers sur l’Ukraine: pour le chef de l’Otan, Poutine a fait une “énorme erreur”

Le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, a estimé vendredi que le président russe Vladimir Poutine avait fait une “énorme erreur” en envoyant une équipe de “second rang” pour les pourparlers avec l’Ukraine à Istanbul, en Turquie.”Je pense que Poutine a fait une énorme erreur”, a déclaré M. Rutte depuis Tirana, quelques heures avant le début des premières négociations directes entre Moscou et Kiev depuis les premières semaines de la guerre, déclenchée par l’invasion russe en février 2022.”Il sait très bien que la balle est dans son camp, qu’il est en difficulté et qu’il a fait une énorme erreur”, a poursuivi M. Rutte, à son arrivée au sommet de la Communauté politique européenne (CPE) dans la capitale albanaise. “Je pense que toute la pression est désormais sur Poutine”, a-t-il encore dit.Vladimir Poutine avait proposé des négociations directes entre les deux pays. Mais, mis au défi par le président ukrainien Volodymyr Zelensky de se rendre “en personne” à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n’a pas fait le déplacement.La délégation russe est emmenée par un conseiller de second plan de Vladimir Poutine, Vladimir Medinski, ex-ministre de la Culture.Pour le secrétaire général de l’Otan, Kiev a, à l’inverse de Moscou, adopté une attitude constructive.”Je pense que c’est une très bonne chose que les Ukrainiens soient à la table des négociations”, a souligné M. Rutte. “Ils ont envoyé une délégation qui est vraiment prête à négocier un cessez-le-feu”.Arrivé jeudi soir à Tirana, Volodymyr Zelensky doit lui aussi participer au sommet de la CPE, qui rassemble les dirigeants des 27 pays membres de l’UE et d’une vingtaine d’autres pays européens.Derrière cet acronyme, on trouve des pays aux trajectoires radicalement différentes vis-à-vis de l’UE : des candidats déclarés (et impatients) à l’adhésion, des pays qui savent que la porte leur est fermée pour longtemps, ou encore le Royaume-Uni, qui a choisi il y a neuf ans ans de quitter l’UE avec fracas.