AFP World

Trump préside à la signature d’un accord “historique” entre Arménie et Azerbaïdjan

L’Arménie et l’Azerbaïdjan vont signer vendredi à Washington un accord de paix qualifié d'”historique” par Donald Trump, censé mettre fin au conflit territorial qui les oppose depuis des décennies, et permettre aux Etats-Unis d’avancer leurs pions dans une région hautement stratégique.”Beaucoup de dirigeants ont tenté de mettre fin à la guerre, sans succès, jusqu’à maintenant, grâce à +TRUMP+”, a claironné le président américain jeudi soir sur son réseau Truth Social.Donald Trump, qui estime mériter le prix Nobel de la paix pour ses efforts de médiation dans divers conflits, a précisé qu’une “cérémonie de signature de la paix” serait organisée lors de ce “sommet historique” avec la participation du président azerbaïdjanais Ilham Aliev et du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.Le dirigeant arménien sera reçu en premier pour une entrevue avec le président américain à 14h35 à la Maison Blanche (18h35 GMT), et le leader azerbaïdjanais suivra à 15h15 (19h15 GMT). A 16h15 (20h15 GMT), les trois dirigeants doivent procéder ensemble à la signature.Les deux anciennes républiques soviétiques du Caucase vont “signer une déclaration commune” prévoyant en particulier la création d’une “zone de transit” passant par l’Arménie et reliant l’Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan plus à l’ouest, a indiqué Anna Kelly, une porte-parole de la Maison Blanche, vendredi dans un échange avec la presse.- TRIPP -Cette zone de transit, qui répond à une revendication de longue date de Bakou, sera nommée “Voie Trump pour la paix et la prospérité internationale” (TRIPP, son acronyme en anglais), a-t-elle précisé. Les Etats-Unis y disposeront de droits de développement. Par ailleurs, selon Anna Kelly, l’Azerbaïdjan et l’Arménie “vont signer une lettre commune demandant officiellement à l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) de dissoudre le groupe de Minsk”, créé en 1992 à des fins de médiation entre les deux pays.Interrogé sur ce que l’Arménie tirait de cet accord, un haut responsable américain a jugé qu’Erevan gagnait “le partenaire le plus énorme et le plus crucial du monde, les Etats-Unis”, mais il ne s’est pas étendu sur la question toujours très sensible du Karabakh.”Les perdants ici sont la Chine, la Russie et l’Iran”, a-t-il affirmé, sous le couvert de l’anonymat.La région contestée du Karabakh est reconnue internationalement comme faisant partie de l’Azerbaïdjan mais a été contrôlée pendant trois décennies par des séparatistes arméniens après une guerre qu’ils avaient remportée à la dislocation de l’URSS, et qui avait provoqué l’exode de la quasi-totalité des Azéris qui l’habitait.Bakou a repris partiellement cette enclave lors d’une nouvelle guerre à l’automne 2020, puis entièrement lors d’une offensive éclair en septembre 2023, provoquant à son tour la fuite de plus de 100.000 Arméniens du Karabakh.- Traumatisme -Soucieux de dépasser le conflit, Bakou et Erevan se sont mis d’accord en mars sur le texte d’un traité de paix. Mais l’Azerbaïdjan, victorieux, exige que l’Arménie modifie d’abord sa Constitution pour renoncer officiellement à toute revendication territoriale sur le Karabakh, rompant ainsi ses liens avec cette région considérée par des Arméniens comme leur patrie ancestrale.Nikol Pachinian s’est déclaré prêt à s’y conformer, annonçant son intention d’organiser un référendum constitutionnel en 2027. Mais le traumatisme de la perte du Karabakh, appelé Artsakh en arménien, continue de diviser son pays.L’annonce de vendredi a relancé, parmi les partisans de Donald Trump, les appels à lui décerner le prix Nobel de la paix.”Oubliez le prix Nobel. Il devrait y avoir un prix Trump”, a commenté sur X le télévangéliste Johnnie Moore, un allié du président républicain.”Il est plus que temps que Donald Trump reçoive le prix Nobel de la paix”, avait lancé la semaine dernière sa porte-parole Karoline Leavitt, donnant pour exemples ses médiations entre l’Inde et le Pakistan, le Cambodge et la Thaïlande ou le Rwanda et la République démocratique du Congo… Mais en passant sous silence ses promesses, jusqu’ici vaines, de mettre fin aux guerres en Ukraine et à Gaza.

Trump préside à la signature d’un accord “historique” entre Arménie et Azerbaïdjan

L’Arménie et l’Azerbaïdjan vont signer vendredi à Washington un accord de paix qualifié d'”historique” par Donald Trump, censé mettre fin au conflit territorial qui les oppose depuis des décennies, et permettre aux Etats-Unis d’avancer leurs pions dans une région hautement stratégique.”Beaucoup de dirigeants ont tenté de mettre fin à la guerre, sans succès, jusqu’à maintenant, grâce à +TRUMP+”, a claironné le président américain jeudi soir sur son réseau Truth Social.Donald Trump, qui estime mériter le prix Nobel de la paix pour ses efforts de médiation dans divers conflits, a précisé qu’une “cérémonie de signature de la paix” serait organisée lors de ce “sommet historique” avec la participation du président azerbaïdjanais Ilham Aliev et du Premier ministre arménien Nikol Pachinian.Le dirigeant arménien sera reçu en premier pour une entrevue avec le président américain à 14h35 à la Maison Blanche (18h35 GMT), et le leader azerbaïdjanais suivra à 15h15 (19h15 GMT). A 16h15 (20h15 GMT), les trois dirigeants doivent procéder ensemble à la signature.Les deux anciennes républiques soviétiques du Caucase vont “signer une déclaration commune” prévoyant en particulier la création d’une “zone de transit” passant par l’Arménie et reliant l’Azerbaïdjan à son enclave du Nakhitchevan plus à l’ouest, a indiqué Anna Kelly, une porte-parole de la Maison Blanche, vendredi dans un échange avec la presse.- TRIPP -Cette zone de transit, qui répond à une revendication de longue date de Bakou, sera nommée “Voie Trump pour la paix et la prospérité internationale” (TRIPP, son acronyme en anglais), a-t-elle précisé. Les Etats-Unis y disposeront de droits de développement. Par ailleurs, selon Anna Kelly, l’Azerbaïdjan et l’Arménie “vont signer une lettre commune demandant officiellement à l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) de dissoudre le groupe de Minsk”, créé en 1992 à des fins de médiation entre les deux pays.Interrogé sur ce que l’Arménie tirait de cet accord, un haut responsable américain a jugé qu’Erevan gagnait “le partenaire le plus énorme et le plus crucial du monde, les Etats-Unis”, mais il ne s’est pas étendu sur la question toujours très sensible du Karabakh.”Les perdants ici sont la Chine, la Russie et l’Iran”, a-t-il affirmé, sous le couvert de l’anonymat.La région contestée du Karabakh est reconnue internationalement comme faisant partie de l’Azerbaïdjan mais a été contrôlée pendant trois décennies par des séparatistes arméniens après une guerre qu’ils avaient remportée à la dislocation de l’URSS, et qui avait provoqué l’exode de la quasi-totalité des Azéris qui l’habitait.Bakou a repris partiellement cette enclave lors d’une nouvelle guerre à l’automne 2020, puis entièrement lors d’une offensive éclair en septembre 2023, provoquant à son tour la fuite de plus de 100.000 Arméniens du Karabakh.- Traumatisme -Soucieux de dépasser le conflit, Bakou et Erevan se sont mis d’accord en mars sur le texte d’un traité de paix. Mais l’Azerbaïdjan, victorieux, exige que l’Arménie modifie d’abord sa Constitution pour renoncer officiellement à toute revendication territoriale sur le Karabakh, rompant ainsi ses liens avec cette région considérée par des Arméniens comme leur patrie ancestrale.Nikol Pachinian s’est déclaré prêt à s’y conformer, annonçant son intention d’organiser un référendum constitutionnel en 2027. Mais le traumatisme de la perte du Karabakh, appelé Artsakh en arménien, continue de diviser son pays.L’annonce de vendredi a relancé, parmi les partisans de Donald Trump, les appels à lui décerner le prix Nobel de la paix.”Oubliez le prix Nobel. Il devrait y avoir un prix Trump”, a commenté sur X le télévangéliste Johnnie Moore, un allié du président républicain.”Il est plus que temps que Donald Trump reçoive le prix Nobel de la paix”, avait lancé la semaine dernière sa porte-parole Karoline Leavitt, donnant pour exemples ses médiations entre l’Inde et le Pakistan, le Cambodge et la Thaïlande ou le Rwanda et la République démocratique du Congo… Mais en passant sous silence ses promesses, jusqu’ici vaines, de mettre fin aux guerres en Ukraine et à Gaza.

Berlin suspend les exportations des armes qu’Israël pourrait utiliser à Gaza

Berlin a amorcé vendredi un changement de cap majeur vis-à-vis d’Israël dont il était jusqu’ici l’un des plus fidèles alliés, en annonçant suspendre les exportations d’armes que ce pays pourrait utiliser à Gaza.C’est par cette mesure forte que le gouvernement allemand a réagi à l’approbation par le cabinet de sécurité israélien du plan présenté par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, visant à prendre le contrôle de la ville de Gaza, dévastée par la guerre et en proie à une crise humanitaire. Il devient “de plus en plus difficile de comprendre” en quoi le plan militaire israélien permettrait d’atteindre ses objectifs dans la bande de Gaza, a asséné dans un communiqué le chancelier allemand Friedrich Merz.”Dans ces circonstances, le gouvernement allemand n’autorise pas, jusqu’à nouvel ordre, les exportations d’équipements militaires susceptibles d’être utilisés dans la bande de Gaza”, a ajouté M. Merz, officiellement parti en vacances mercredi.Depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas en octobre 2023, jusqu’au mois de mai de cette année, Berlin avait autorisé l’export d’au moins 485 millions d’euros d’armement vers Israël.Ces livraisons comprenaient des armes à feu, des munitions, des pièces d’armes, des équipements spéciaux pour l’armée et la marine, des équipements électroniques et des véhicules blindés spéciaux, selon une réponse récente du gouvernement allemand à une demande parlementaire.Dans le communiqué de vendredi, le chancelier Merz a insisté sur la “profonde inquiétude” du gouvernement allemand face à “la souffrance continue de la population civile dans la bande de Gaza”.”Avec l’offensive prévue, le gouvernement israélien porte une responsabilité encore plus grande” en ce qui concerne l’aide aux civils dans le territoire palestinien, a-t-il continué, réitérant son appel en faveur d’un accès complet pour “les organisations de l’ONU et d’autres institutions non gouvernementales”.  “Le gouvernement allemand demande instamment au gouvernement israélien de ne pas prendre de nouvelles mesures en vue d’annexer la Cisjordanie”, a ajouté le chancelier.- Pression de la société civile -En raison de sa responsabilité historique vis-à-vis de l’extermination de six millions de juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne était jusqu’ici avec les Etats-Unis l’un des plus grands soutiens d’Israël. Ainsi, contrairement à la France, au Royaume-Uni et au Canada, elle n’avait pas promis de reconnaître un Etat palestinien en septembre à l’ONU. Lors d’une visite en Israël la semaine dernière, le ministre allemand des Affaires étrangères, Johann Wadephul, avait réaffirmé la position de longue date de Berlin, selon laquelle la reconnaissance ne pourrait intervenir qu’après un processus de négociation entre Israël et les Palestiniens. Il avait toutefois ajouté que ce processus “devait commencer rapidement”. Berlin s’était également opposé à la suspension ou à la résiliation de l’accord d’association UE-Israël, qui faisait l’objet d’un réexamen par les 27.Mais devant les souffrances de plus en plus grandes des Palestiniens à Gaza, où une évaluation soutenue par les Nations unies a mis en garde contre la famine, la pression sur le gouvernement de Friedrich Merz s’était faite de plus en plus grande au sein de la société allemande.Selon un sondage publié jeudi par la chaîne publique ARD, 66% des Allemands attendaient de leur gouvernement qu’il exerce une influence plus grande sur Benjamin Netanyahu, afin de changer la politique israélienne vis-à-vis de Gaza.Récemment, la presse allemande s’était également fait l’écho de dissensions au sein de la coalition du conservateur Friedrich Merz, certains ministres sociaux-démocrates prônant une attitude plus dure vis-à-vis du gouvernement israélien.Vendredi, le vice-chancelier, le social-démocrate Lars Klingbeil, également ministre des Finances, s’est empressé de saluer cette “décision juste”.”La souffrance humanitaire à Gaza est insupportable”, a-t-il déclaré.

Duplomb (LR) n’exclut pas un nouveau texte pour réintroduire l’acétamipride

Le sénateur LR Laurent Duplomb, dont la loi a été en partie censurée la veille par le Conseil constitutionnel, n’a pas exclu vendredi un nouveau texte pour réintroduire le pesticide acétamipride contesté, mais en tenant compte cette fois des critères imposés par les Sages.Le Conseil constitutionnel dit que la réintroduction, sous conditions, de l’acétamipride, interdit en France depuis 2018, “n’était pas encore assez encadré sur la durée, (que) ce n’était pas encore assez encadré sur la liste des filières”, dans le texte que j’ai présenté, a reconnu sur RMC l’auteur de cette loi qui a fait l’objet d’une pétition demandant son abrogation, signée par plus de 2,1 millions d’opposants.”En fait, il nous donne les éléments qui pourraient permettre, avec un nouveau texte, de trouver des solutions pour pouvoir peut être réintroduire” l’acétamipride, un pesticide de la famille des néonicotinoïdes, dont la réintroduction a été jugée par les Sages contraire à la Charte de l’environnement.La décision du Conseil constitutionnel a été saluée, à gauche, comme une victoire pour l’écologie. “Il reste encore du temps pour examiner ce qui va se passer, comment nous allons pouvoir le faire”, a ajouté Laurent Duplomb, estimant que “le Conseil constitutionnel ne ferme pas la porte”.La réintroduction à titre dérogatoire de l’acétamipride a cristallisé la contestation contre la loi Duplomb. Son retour était réclamé par certains producteurs de betteraves et de noisettes pour lutter contre les ravageurs.Les Sages ont estimé que “faute d’encadrement suffisant”, cette mesure était contraire au “cadre défini par sa jurisprudence, découlant de la Charte de l’environnement”, selon un communiqué.Dans leur décision, ils rappellent que les néonicotinoïdes “ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux” et “induisent des risques pour la santé humaine”.La FNSEA, premier syndicat agricole, a dénoncé une décision “inacceptable”.Quant au groupe écologiste à l’Assemblée, il a fait part de son intention de déposer une proposition de loi pour tenter d’obtenir “une abrogation totale” de la loi.

Vents violents en Grèce: mort de deux touristes vietnamiens, trafic maritime perturbé

Deux touristes vietnamiens sont morts sur l’île de Milos en mer Egée, en Grèce, où des vents violents vendredi ont perturbé les liaisons maritimes avec les îles en pleine saison touristique, a-t-on appris auprès de la police portuaire.”Un homme et une femme ont été retrouvés inconscients dans la mer” près de la plage de Sarakininiko à Milos, île des Cyclades, et “ont été transportés au centre de santé local”, a indiqué à l’AFP une responsable de la police portuaire grecque. “C’était des touristes vietnamiens faisant partie d’un groupe de croisière. La femme est tombée à l’eau et l’homme a apparemment essayé de la sauver, tous les deux sont morts”, a-t-elle ajouté sans donner plus de détails sur la cause de cet accident. Des médias locaux ont rapporté que les victimes s’étaient noyées.Les accidents maritimes et les noyades sont fréquents pendant l’été en Grèce où de nombreux touristes visitent les îles et les plages de Grèce continentale.Les vents violents qui soufflent depuis vendredi matin surtout en mer Egée (est) ont contraint certains ferries à rester à quai au Pirée, grand port près d’Athènes, selon la police portuaire.”Des ferries n’ont pas pu partir ce matin en raison de vents violents, surtout ceux desservant les îles des Cyclades ou du Dodecannèse”, selon la même source.Ainsi, certaines liaisons avec les Cyclades, dont les îles très touristiques de Mykonos et de Paros, ainsi que la Crète ont été annulées, empêchant les déplacements de nombreux touristes, au pic de la saison. En fin de matinée au moins trois ferries sont finalement partis pour les Cyclades – plus particulièrement pour Paros et Santorin – ainsi que pour la Crète tandis que les itinéraires vers les îles du Dodecannèse (sud-est) prévus en fin d’après-midi, seront effectués, a assuré la police portuaire.Les liaisons maritimes avec les îles proches d’Athènes, dans le golfe Saronique – Egine, Hydra, Poros ou Spetses – ainsi que celles avec les îles en mer Ionienne (ouest) n’ont en revanche pas été annulées, selon la même source.Le vent fort du nord, appelé “meltem”, est habituel en mer Egée surtout en août, entraînant souvent des annulations de liaisons maritimes. – “Très fort risque d’incendie” -Par ailleurs, après une réunion d’urgence, le ministère de la Protection civile a placé certaines régions du pays, surtout l’Attique – agglomération d’Athènes -, l’est du Péloponnèse et la Crète, “en vigilance rouge” en raison d'”un très fort risque d’incendies”.Selon le service météorologique national (EMY), les rafales vendredi devraient atteindre 88 km/h. L’observatoire national d’Athènes a averti dans un communiqué qu’il existait un “risque très élevé d’incendies de forêt en raison du vent”, en particulier dans l’est et le sud du pays. Le maire d’Athènes a également fermé les parcs de la capitale dont le jardin national dans le centre après qu’un arbre est tombé dans l’une des artères commerçantes les plus fréquentées de la ville, manquant de peu des passants.Située en Méditerranée orientale, très exposée au changement climatique, la Grèce est chaque année touchée par de graves incendies. De nombreux incendies ont eu lieu depuis juin dans le pays, dont un sur l’île de Chios (nord-est de l’Egée) qui avait dévasté plus de 4.000 hectares, et un autre dans l’ouest de Péloponnèse en juillet, plus de 1.000 hectares.Il y a une semaine, à la suite d’une canicule prolongée avec des températures ayant dépassé les 45°C, de nombreux incendies s’étaient déclarés à travers le pays, dont l’un près d’Athènes, qui avait entraîné des évacuations d’habitants et endommagé des habitations.