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L’Inde veut que le FMI cesse ses prêts au Pakistan, Islamabad dénonce un appel “désespéré”

L’Inde a appelé le Fonds monétaire international (FMI) à revoir ses prêts au Pakistan, l’accusant de financer “le terrorisme”, un appel “désespéré” pour Islamabad qui célèbre vendredi en grande pompe son armée après la pire confrontation entre les deux voisins depuis des décennies.”Je crois qu’une grande partie du milliard de dollars provenant du FMI sera utilisée pour financer l’infrastructure terroriste”, a déclaré le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, en visitant ses troupes.Le Pakistan, qui a déjà reçu le virement du FMI, dans le cadre de la revue d’un programme d’aide existant, a estimé que cet appel “reflète la frustration” et “le désespoir” de l’Inde.”L’Inde a été le seul pays à avoir tenté, en vain, d’empêcher” le déblocage de ce versement, a martelé le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères Shafqat Ali Khan.La veille devant d’autres soldats, le même ministre Singh avait appelé le monde à “surveiller” l’arsenal nucléaire du Pakistan. Ce à quoi le Pakistan répliquait que le monde devait plutôt “s’inquiéter” de l’arsenal indien.La dernière confrontation entre les deux puissances nucléaires a explosé après une attaque meurtrière au Cachemire indien, menée selon New Delhi par des jihadistes soutenus par Islamabad. Le Pakistan dément.Le Pakistan a été retiré en 2022 de la “liste grise” des Etats soupçonnés de “blanchiment d’argent” et de “financement du terrorisme”.Le prêt auquel M. Singh fait référence a été débloqué il y a une semaine, alors que les deux puissances nucléaires échangeaient tirs d’artillerie, attaques de drones et frappes de missiles, au sol comme dans les airs. Depuis, la Banque centrale pakistanaise a confirmé avoir reçu le versement.- Ministre britannique à Islamabad -Le FMI, basé à Washington, avait autorisé le déboursement d’environ un milliard de dollars dans le cadre de la revue d’un programme d’aide existant, saluant “une mise en oeuvre vigoureuse du programme” d’austérité auquel Islamabad s’est engagé après avoir échappé à la faillite en 2022.Le conseil d’administration du Fonds avait aussi donné son feu vert à un nouveau programme d’aide, qui pourra permettre au pays d’accéder à environ 1,4 milliard de dollars supplémentaires pour faire face au changement climatique. L’Inde s’était abstenue.Le conflit entre les deux puissances nucléaires avait fait redouter à l’étranger une escalade jusqu’au point de non-retour, avant un cessez-le-feu annoncé à la surprise générale par le président américain Donald Trump.Le Royaume-Uni, ancienne puissance coloniale partie en 1947 avant la sanglante partition entre l’Inde et le Pakistan, avait été l’un des nombreux pays à appeler les deux voisins à cesser les hostilités.Le Premier ministre britannique Keir Starmer s’était dit prêt à “s’engager de toute urgence” et, vendredi, son chef de la diplomatie David Lammy était à Islamabad.Washington et Islamabad affirment que la médiation pour l’arrêt des combats a été assurée par les Etats-Unis, ce que l’Inde, qui a toujours refusé les tierces parties face au Pakistan, réfute.Avant et durant la confrontation militaire, Téhéran et Ryad avaient également dépêché de hauts diplomates à Islamabad et New Delhi.Le ministre pakistanais des Affaires étrangères Ishaq Dar a dit vendredi à son homologue britannique avoir “apprécié le rôle constructif de la Grande-Bretagne dans la désescalade”.La diplomatie britannique a ajouté que M. Lammy avait parlé avec son homologue indien jeudi et “essayera de se rendre bientôt à New Delhi”.- “Paix durable”? -Dans la nuit du 6 au 7 mai, l’Inde avait tiré des missiles sur des sites pakistanais qui abritaient, selon elle, des membres du groupe jihadiste qu’elle soupçonne d’être l’auteur de l’attaque qui a fait 26 morts le 22 avril à Pahalgam, au Cachemire indien.Quarante civils, pour moitié des femmes et des enfants, ont été tués dans ces frappes, selon l’armée pakistanaise, qui recense 13 morts dans ses rangs. L’Inde compte pour sa part 16 civils et cinq soldats tués sur son sol dans les attaques et les ripostes qui ont suivi.Le Pakistan, qui répète à l’envie avoir gagné la bataille des airs en abattant notamment plusieurs avions indiens –des affirmations impossibles à vérifier de façon indépendante– marque vendredi une journée d’hommage à son armée.Dans toutes les villes, des cérémonies de salut au drapeau, des tirs de célébration et des dépôts de gerbe ont eu lieu, pour “remercier” l’armée, toute-puissante en politique comme en économie selon les experts.Le Premier ministre Shehbaz Sharif, s’adressant aux troupes jeudi soir, avait martelé que l’armée était “prête et déterminée à protéger son territoire”, alors qu’Inde et Pakistan ne cessent de répéter que les hostilités pourraient reprendre en cas d’agression venue de l’autre côté de la frontière.Vendredi soir, il a dit plaider pour la “paix durable”.”Nous devons choisir si nous voulons être des voisins intenables ou pacifiques: asseyons nous à la table en voisins pacifiques et réglons les questions en suspens comme le Cachemire”, a-t-il ajouté.L’Inde et le Pakistan se disputent depuis leur indépendance la souveraineté de l’ensemble de ce territoire himalayen peuplé en majorité de musulmans, et se sont livrés plusieurs guerres pour cette raison. burx-sbh/jma/cn 

L’auteur de la tentative de meurtre contre Salman Rushdie condamné à 25 ans de réclusion

Hadi Matar, l’Américano-Libanais qui avait agressé au couteau en 2022 l’écrivain Salman Rushdie, symbole de la liberté d’expression, a été condamné vendredi à 25 ans de réclusion aux Etats-Unis.Hadi Matar, 27 ans, qui a grandi aux Etats-Unis, avait été reconnu coupable en février de tentative de meurtre et agression par un jury, après deux semaines de procès au tribunal de Mayville, dans le nord de l’Etat de New York.Il a été condamné à la peine maximale, soit 25 ans de réclusion, ainsi qu’à sept ans de prison pour avoir blessé Henry Reese, cofondateur de “Pittsburgh Ville Refuge”, un projet d’aide aux écrivains en exil. Il purgera simultanément les deux peines.Salman Rushdie n’assistait pas à cette audience.Le 12 août 2022, Hadi Matar avait lardé de coups de couteau l’auteur des “Versets sataniques”, ouvrage qui avait valu en 1989 à Salman Rushdie une condamnation à mort par l’Iran, qui le jugeait blasphématoire.L’écrivain américano-britannique de 77 ans, d’origine indienne, a perdu l’usage de son oeil droit dans cette attaque, sa pomme d’Adam a été lacérée, son foie et son intestin grêle percés, et de graves lésions nerveuses au bras l’ont laissé paralysé d’une main.L’agression s’était produite devant près d’un millier de personnes lors d’une conférence sur la protection de la liberté des écrivains, dans une paisible région frontalière du Canada. L’auteur avait été sauvé par des spectateurs.Hadi Matar est aussi inculpé devant la justice fédérale américaine d'”acte de terrorisme au nom du Hezbollah”, le mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran. Téhéran a nié toute implication dans l’agression.- “Mare de sang” -A la barre du tribunal de Mayville, où il s’était présenté en février avec son oeil droit caché derrière un verre teinté, Salman Rushdie avait notamment raconté s’être vu “mourir” lors de cette attaque.”C’était un coup de couteau dans mon oeil, extrêmement douloureux, après je hurlais à cause de la douleur”, avait-il raconté durant le procès, ajoutant qu’il s’était retrouvé dans une “mare de sang”.L’écrivain avait déjà fait le récit de l’agression dans un livre, “Le couteau”. Hadi Matar avait été arrêté dans la foulée.L’homme, qui a plusieurs fois hurlé des slogans propalestiniens durant son procès, a poignardé l’écrivain une dizaine de fois avec un couteau doté d’une lame de près de 20 centimètres.Quelques jours après l’agression, il avait été interviewé depuis sa prison par le tabloïd New York Post, auquel il avait confié avoir été “surpris” que Salman Rushdie ait survécu.Il n’avait pas dit, en revanche, s’il avait été inspiré par la fatwa lancée en 1989 par l’ayatollah Khomeini, à l’époque le dirigeant de la République islamique d’Iran. Il a également déclaré à la presse qu’il n’avait lu que deux pages des “Versets sataniques”, mais a souligné qu’il reprochait à l’écrivain d’avoir “attaqué l’islam”.Après la fatwa, Salman Rushdie a vécu reclus à Londres durant une décennie, mais depuis une vingtaine d’années il vit relativement normalement à New York.

Ukraine et Russie s’accordent sur un échange de prisonniers, pas sur une trêve

Réunis vendredi à Istanbul pour leurs premiers pourparlers de paix depuis le printemps 2022, Russes et Ukrainiens ont discuté d’une rencontre Zelensky-Poutine, se sont mis d’accord sur un échange important de prisonniers mais pas sur un cessez-le-feu, pourtant réclamé par Kiev, ne faisant ainsi que peu de progrès vers une résolution complète du conflit.Si le négociateur en chef russe Vladimir Medinski s’est dit “satisfait” et prêt “à poursuivre les contacts” avec l’Ukraine après ces pourparlers très attendus, la partie ukrainienne a, elle, accusé Moscou d’avoir formulé des demandes territoriales “inacceptables”.En l’absence des présidents Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, qui a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine le 24 février 2022 et qui n’a pas fait le déplacement en Turquie, les espoirs de progrès substantiels étaient minces.Les deux délégations, menées par le ministre de la Défense côté ukrainien et par M. Medinski, un conseiller présidentiel de second plan, côté russe, ont échangé pendant environ 1H40, entourées des médiateurs turcs, au palais de Dolmabahçe. La rencontre s’est soldée sans annonce de cessez-le-feu, pourtant “la priorité” affichée par Kiev et ses alliés.Les deux camps doivent désormais “présenter” et “détailler” leur “vision” d’une telle trêve, a précisé le négociateur russe Vladimir Medinski lors d’une brève allocution à la presse.- Échange “massif” de prisonniers -Ukrainiens et Russes ont toutefois annoncé s’être mis d’accord pour un échange “massif” de prisonniers, comme l’a dit M. Medinski, “à raison de 1.000 contre 1.000”, “dans les prochains jours”. Cette “accord” a été salué par le chef de la délégation ukrainienne, Roustem Oumerov.MM. Oumerov et Medinski ont également précisé que la partie ukrainienne avait évoqué une éventuelle rencontre entre les présidents Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine –ce qui serait une première depuis le début de l’invasion russe–, le négociateur russe indiquant simplement que Moscou avait a “pris note de cette demande”. Cela doit être “la prochaine étape”, a martelé de son côté le négociateur ukrainien face à la presse lors d’une brève intervention.Vladimir Poutine avait pourtant refusé ces derniers jours de rencontrer son homologue ukrainien en Turquie, malgré l’offre de ce dernier après l’annonce du président russe de ces pourparlers directs.Côté ukrainien justement, une source diplomatique interrogée par l’AFP, a estimé que les négociateurs russes ont “présenté des demandes inacceptables qui vont au-delà de ce qui a été discuté avant la réunion”, dont le retrait des forces de Kiev de “vastes parties du territoire” ukrainien, avant l’instauration du cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés.Face aux journalistes, Gueorgiï Tykhy, le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, a assuré que l’équipe de Kiev avait toutefois su garder “son calme” lors des discussions.Le négociateur russe, Vladimir Medinski, avait au préalable indiqué que Moscou voulait discuter des “causes profondes” du conflit et considérait ces pourparlers comme “la suite” de ceux, avortés en 2022 et aux cours desquels les Russes avaient campé sur ces positions maximalistes, inacceptables pour Kiev et ses alliés.Les deux délégations sont parties du lieu de rencontre à Istanbul dans des vans noirs, selon un journaliste de l’AFP, et l’équipe ukrainienne quittera Istanbul “aujourd’hui”, a précisé une source en son sein.- “Réaction forte” -En déplacement en Albanie pour un sommet européen, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé ses alliés à “une réaction forte” et des “sanctions” contre Moscou en cas d’échec des discussions.Le chef de l’État français Emmanuel Macron a jugé “inacceptable” que la Russie n’ait pas répondu à l’appel de trêve, tandis que le le chancelier Friedrich Merz s’est félicité de la tenue même des négociations, un “premier signal, tout petit mais positif”.Les dirigeants ukrainien, allemand, français, britannique et polonais ont ensuite échangé au téléphone avec le président américain Donald Trump, qui pousse pour un arrêt des combats.Car dans cet intense ballet diplomatique, le locataire de la Maison Blanche avait assuré la veille être prêt à rencontrer M. Poutine “dès qu’il sera possible d’organiser” un sommet, sans quoi “rien ne se passera” concernant le règlement du conflit.Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a acquiescé vendredi le Kremlin.Le week-end dernier, Vladimir Poutine avait surpris en proposant des négociations directes. Mais, mis au défi par Volodymyr Zelensky de se rendre à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n’a pas fait le déplacement.Les Européens et Kiev avaient réclamé un cessez-le-feu préalable avant toute discussion entre Kiev et Moscou. Une demande rejetée par M. Poutine, au motif qu’une trêve prolongée permettrait à l’armée ukrainienne de se renforcer en recevant des armes occidentales, alors que les soldats russes ont l’avantage sur le front et occupent toujours près des 20% du territoire ukrainien.bur-ant-rbj-pop/

Ukraine et Russie s’accordent sur un échange de prisonniers, pas sur une trêve

Réunis vendredi à Istanbul pour leurs premiers pourparlers de paix depuis le printemps 2022, Russes et Ukrainiens ont discuté d’une rencontre Zelensky-Poutine, se sont mis d’accord sur un échange important de prisonniers mais pas sur un cessez-le-feu, pourtant réclamé par Kiev, ne faisant ainsi que peu de progrès vers une résolution complète du conflit.Si le négociateur en chef russe Vladimir Medinski s’est dit “satisfait” et prêt “à poursuivre les contacts” avec l’Ukraine après ces pourparlers très attendus, la partie ukrainienne a, elle, accusé Moscou d’avoir formulé des demandes territoriales “inacceptables”.En l’absence des présidents Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, qui a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine le 24 février 2022 et qui n’a pas fait le déplacement en Turquie, les espoirs de progrès substantiels étaient minces.Les deux délégations, menées par le ministre de la Défense côté ukrainien et par M. Medinski, un conseiller présidentiel de second plan, côté russe, ont échangé pendant environ 1H40, entourées des médiateurs turcs, au palais de Dolmabahçe. La rencontre s’est soldée sans annonce de cessez-le-feu, pourtant “la priorité” affichée par Kiev et ses alliés.Les deux camps doivent désormais “présenter” et “détailler” leur “vision” d’une telle trêve, a précisé le négociateur russe Vladimir Medinski lors d’une brève allocution à la presse.- Échange “massif” de prisonniers -Ukrainiens et Russes ont toutefois annoncé s’être mis d’accord pour un échange “massif” de prisonniers, comme l’a dit M. Medinski, “à raison de 1.000 contre 1.000”, “dans les prochains jours”. Cette “accord” a été salué par le chef de la délégation ukrainienne, Roustem Oumerov.MM. Oumerov et Medinski ont également précisé que la partie ukrainienne avait évoqué une éventuelle rencontre entre les présidents Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine –ce qui serait une première depuis le début de l’invasion russe–, le négociateur russe indiquant simplement que Moscou avait a “pris note de cette demande”. Cela doit être “la prochaine étape”, a martelé de son côté le négociateur ukrainien face à la presse lors d’une brève intervention.Vladimir Poutine avait pourtant refusé ces derniers jours de rencontrer son homologue ukrainien en Turquie, malgré l’offre de ce dernier après l’annonce du président russe de ces pourparlers directs.Côté ukrainien justement, une source diplomatique interrogée par l’AFP, a estimé que les négociateurs russes ont “présenté des demandes inacceptables qui vont au-delà de ce qui a été discuté avant la réunion”, dont le retrait des forces de Kiev de “vastes parties du territoire” ukrainien, avant l’instauration du cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés.Face aux journalistes, Gueorgiï Tykhy, le porte-parole de la diplomatie ukrainienne, a assuré que l’équipe de Kiev avait toutefois su garder “son calme” lors des discussions.Le négociateur russe, Vladimir Medinski, avait au préalable indiqué que Moscou voulait discuter des “causes profondes” du conflit et considérait ces pourparlers comme “la suite” de ceux, avortés en 2022 et aux cours desquels les Russes avaient campé sur ces positions maximalistes, inacceptables pour Kiev et ses alliés.Les deux délégations sont parties du lieu de rencontre à Istanbul dans des vans noirs, selon un journaliste de l’AFP, et l’équipe ukrainienne quittera Istanbul “aujourd’hui”, a précisé une source en son sein.- “Réaction forte” -En déplacement en Albanie pour un sommet européen, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé ses alliés à “une réaction forte” et des “sanctions” contre Moscou en cas d’échec des discussions.Le chef de l’État français Emmanuel Macron a jugé “inacceptable” que la Russie n’ait pas répondu à l’appel de trêve, tandis que le le chancelier Friedrich Merz s’est félicité de la tenue même des négociations, un “premier signal, tout petit mais positif”.Les dirigeants ukrainien, allemand, français, britannique et polonais ont ensuite échangé au téléphone avec le président américain Donald Trump, qui pousse pour un arrêt des combats.Car dans cet intense ballet diplomatique, le locataire de la Maison Blanche avait assuré la veille être prêt à rencontrer M. Poutine “dès qu’il sera possible d’organiser” un sommet, sans quoi “rien ne se passera” concernant le règlement du conflit.Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a acquiescé vendredi le Kremlin.Le week-end dernier, Vladimir Poutine avait surpris en proposant des négociations directes. Mais, mis au défi par Volodymyr Zelensky de se rendre à Istanbul pour négocier avec lui, le président russe n’a pas fait le déplacement.Les Européens et Kiev avaient réclamé un cessez-le-feu préalable avant toute discussion entre Kiev et Moscou. Une demande rejetée par M. Poutine, au motif qu’une trêve prolongée permettrait à l’armée ukrainienne de se renforcer en recevant des armes occidentales, alors que les soldats russes ont l’avantage sur le front et occupent toujours près des 20% du territoire ukrainien.bur-ant-rbj-pop/

Ukraine et Russie s’accordent sur un échange de prisonniers, pas sur une trêve

Réunis vendredi à Istanbul pour leurs premiers pourparlers de paix depuis le printemps 2022, Russes et Ukrainiens ont discuté d’une rencontre Zelensky-Poutine, se sont mis d’accord sur un échange important de prisonniers mais pas sur un cessez-le-feu, pourtant réclamé par Kiev, ne faisant ainsi que peu de progrès vers une résolution complète du conflit.Si le …

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Le Hamas appelle à faire pression sur Israël, 88 morts à Gaza selon les secours

Près de 90 Palestiniens ont été tués vendredi dans un intense pilonnage israélien à Gaza, ont indiqué les secours, à l’heure où le mouvement islamiste Hamas a appelé les Etats-Unis à faire pression sur Israël pour laisser entrer l’aide humanitaire dans le territoire assiégé.Au terme de sa tournée dans le Golfe, le président américain Donald Trump, dont le pays est le principal allié d’Israël, a déclaré: “nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés.”Israël bloque depuis le 2 mars toute entrée d’aide humanitaire dans la bande de Gaza dévastée par plus de 19 mois de guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.En riposte à l’attaque, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a juré de détruire le Hamas et son armée a lancé une offensive destructrice à Gaza, qui a fait des dizaines de milliers de morts, poussé les quelque 2,4 millions d’habitants à se déplacer plusieurs fois et provoqué un désastre humanitaire. Après un bilan de plus de 100 morts jeudi, un responsable de la Défense civile à Gaza Mohammed al-Moughayir a fait état d’au moins 88 personnes tuées vendredi dans “les bombardements israéliens continus”. Dans un hôpital de Beit Lahia (nord), des images de l’AFP montrent des habitants, dont des enfants ayant perdu leur mère, se lamenter sur le corps de leurs proches, et des blessés soignés à même le sol au milieu des cris et des pleurs. “Nous dormions quand soudain tout a explosé autour de nous. Il y avait du sang partout. Nous ne savions pas qui était mort et qui était en vie”, raconte Oum Mohamed al-Tatari, 57 ans, habitante de Tal Zaatar (nord).- “La fin du monde” -A Beit Lahia, Saïd Hamouda affirme que les bombardements “ont ciblé des habitations pleines de civils qui dormaient. Les enfants hurlaient, les portes ont été soufflées. Une scène indescriptible, comme si c’était la fin du monde”.”Ceux qui ne meurent pas dans les bombardements mourront de faim”, se lamente Khalil al-Tatar, un autre habitant. L’armée israélienne a affirmé poursuivre ses opérations à Gaza, sans plus de détails. M. Netanyahu, pour qui seule une pression militaire accrue poussera le Hamas à libérer les otages, a annoncé une intensification de l’offensive à Gaza pour “vaincre” le mouvement islamiste. Israël affirme qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza et accuse le Hamas de voler les aides internationales.Le Hamas “attend du gouvernement américain qu’il exerce davantage de pressions sur (Israël) pour ouvrir les points de passage et permettre l’entrée immédiate de l’aide alimentaire et médicale (…) à Gaza”, a dit à l’AFP Taher al-Nounou, un responsable du mouvement qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.”L’entrée de l’aide (…) fait également partie des accords avec les émissaires américains (…) après la libération (lundi) par le mouvement d’Edan Alexander”, l’otage israélo-américain qui avait été enlevé durant l’attaque du 7-Octobre, a-t-il ajouté.- “Famine délibérée” -Après une trêve de deux mois, l’armée israélienne a repris son offensive le 18 mars à Gaza et s’est emparée de larges pans du territoire. Le gouvernement Netanyahu a annoncé début mai un plan pour la “conquête” de Gaza, qu’Israël avait occupée de 1967 à 2005.L’ONU a indiqué qu’elle ne participerait pas à des distributions d’aide par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une ONG créée de toutes pièces et soutenue par Washington, qui a annoncé se préparer à livrer des repas à Gaza d’ici fin mai. “(…) Le massacre d’enfants et de civils sans défense, la famine délibérée et la souffrance comme l’humiliation incessante des Palestiniens de Gaza doivent cesser”, a dit Dora Bakoyannis, rapporteuse de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour le Moyen-Orient.L’ONG Human Rights Watch a accusé Israël de faire de son blocus “un outil d’extermination”.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.119 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le Hamas appelle à faire pression sur Israël, 88 morts à Gaza selon les secours

Près de 90 Palestiniens ont été tués vendredi dans un intense pilonnage israélien à Gaza, ont indiqué les secours, à l’heure où le mouvement islamiste Hamas a appelé les Etats-Unis à faire pression sur Israël pour laisser entrer l’aide humanitaire dans le territoire assiégé.Au terme de sa tournée dans le Golfe, le président américain Donald Trump, dont le pays est le principal allié d’Israël, a déclaré: “nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés.”Israël bloque depuis le 2 mars toute entrée d’aide humanitaire dans la bande de Gaza dévastée par plus de 19 mois de guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.En riposte à l’attaque, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a juré de détruire le Hamas et son armée a lancé une offensive destructrice à Gaza, qui a fait des dizaines de milliers de morts, poussé les quelque 2,4 millions d’habitants à se déplacer plusieurs fois et provoqué un désastre humanitaire. Après un bilan de plus de 100 morts jeudi, un responsable de la Défense civile à Gaza Mohammed al-Moughayir a fait état d’au moins 88 personnes tuées vendredi dans “les bombardements israéliens continus”. Dans un hôpital de Beit Lahia (nord), des images de l’AFP montrent des habitants, dont des enfants ayant perdu leur mère, se lamenter sur le corps de leurs proches, et des blessés soignés à même le sol au milieu des cris et des pleurs. “Nous dormions quand soudain tout a explosé autour de nous. Il y avait du sang partout. Nous ne savions pas qui était mort et qui était en vie”, raconte Oum Mohamed al-Tatari, 57 ans, habitante de Tal Zaatar (nord).- “La fin du monde” -A Beit Lahia, Saïd Hamouda affirme que les bombardements “ont ciblé des habitations pleines de civils qui dormaient. Les enfants hurlaient, les portes ont été soufflées. Une scène indescriptible, comme si c’était la fin du monde”.”Ceux qui ne meurent pas dans les bombardements mourront de faim”, se lamente Khalil al-Tatar, un autre habitant. L’armée israélienne a affirmé poursuivre ses opérations à Gaza, sans plus de détails. M. Netanyahu, pour qui seule une pression militaire accrue poussera le Hamas à libérer les otages, a annoncé une intensification de l’offensive à Gaza pour “vaincre” le mouvement islamiste. Israël affirme qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza et accuse le Hamas de voler les aides internationales.Le Hamas “attend du gouvernement américain qu’il exerce davantage de pressions sur (Israël) pour ouvrir les points de passage et permettre l’entrée immédiate de l’aide alimentaire et médicale (…) à Gaza”, a dit à l’AFP Taher al-Nounou, un responsable du mouvement qui a pris le pouvoir à Gaza en 2007.”L’entrée de l’aide (…) fait également partie des accords avec les émissaires américains (…) après la libération (lundi) par le mouvement d’Edan Alexander”, l’otage israélo-américain qui avait été enlevé durant l’attaque du 7-Octobre, a-t-il ajouté.- “Famine délibérée” -Après une trêve de deux mois, l’armée israélienne a repris son offensive le 18 mars à Gaza et s’est emparée de larges pans du territoire. Le gouvernement Netanyahu a annoncé début mai un plan pour la “conquête” de Gaza, qu’Israël avait occupée de 1967 à 2005.L’ONU a indiqué qu’elle ne participerait pas à des distributions d’aide par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une ONG créée de toutes pièces et soutenue par Washington, qui a annoncé se préparer à livrer des repas à Gaza d’ici fin mai. “(…) Le massacre d’enfants et de civils sans défense, la famine délibérée et la souffrance comme l’humiliation incessante des Palestiniens de Gaza doivent cesser”, a dit Dora Bakoyannis, rapporteuse de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour le Moyen-Orient.L’ONG Human Rights Watch a accusé Israël de faire de son blocus “un outil d’extermination”.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée israélienne. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.119 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Ressortissants détenus: la France dépose plainte contre l’Iran devant la CIJ

La France a déposé plainte vendredi contre l’Iran devant la Cour internationale de justice (CIJ) pour “violation de son obligation de donner droit à la protection consulaire” concernant les deux ressortissants français encore détenus dans ce pays, a annoncé le chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot.Cécile Kohler et Jacques Paris “sont retenus otages depuis trois ans en Iran, détenus dans des conditions indignes qui sont assimilables à de la torture et sont privés de ce qu’on appelle les visites consulaires”, a dénoncé M. Barrot sur la chaîne de télévision France 2.Dans cette requête déposée vendredi, “la France dénonce les manquements graves et répétés de l’Iran à la Convention de Vienne sur les relations consulaires de 1963″, précise le Quai d’Orsay dans un communiqué.”Cette convention protège notamment le droit de la France d’exercer effectivement sa protection consulaire au profit de ses ressortissants et le droit de ces derniers à bénéficier de cette protection”, ajoute-t-il. Le ministre des Affaires étrangères français avait indiqué début avril que Paris s’apprêtait à saisir la CIJ faute d’avancée. Cette annonce avait été saluée comme un “tournant majeur” par la sœur de Cécile Kohler.La plainte devant la CIJ intervient alors que des négociateurs iraniens rencontrent vendredi en Turquie leurs homologues du Royaume-Uni, de France et d’Allemagne pour des pourparlers sur le nucléaire iranien.Cécile Kohler, enseignante, et son compagnon, Jacques Paris, que les autorités françaises qualifient d'”otages d’Etat”, ont été arrêtés en mai 2022 pour “espionnage” et sont emprisonnés depuis dans des conditions extrêmement dures, à l’isolement, dans la prison d’Evine de Téhéran.Ils sont officiellement les deux derniers Français détenus en Iran. Olivier Grondeau, qui était détenu depuis octobre 2022, a été libéré en mars.Une vingtaine d’Occidentaux sont détenus en Iran, le pays étant accusé par les chancelleries européennes et des ONG de pratiquer une “diplomatie des otages”.

L’Iran et trois puissances européennes discutent du dossier nucléaire à Istanbul

L’Iran a discuté vendredi à Istanbul avec l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne de l’état de ses pourparlers avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, un dossier sur lequel le président américain Donald Trump a pressé la République islamique de “bouger”. Le trio européen – connu sous le nom de E3 – fait partie des puissances mondiales, avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont négocié l’accord nucléaire historique de 2015 avec Téhéran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision unilatérale de Washington de s’en retirer en 2018, sous la première présidence de Donald Trump.”Ils (les Iraniens, ndlr) ont une proposition, mais surtout, ils savent qu’ils doivent bouger rapidement ou que quelque chose de mauvais arrivera”, a averti vendredi le président américain avant son départ d’Abou Dhabi, dernière étape de sa tournée dans le Golfe.”Nous n’avons rien reçu”, a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, selon des médias locaux.Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que son pays avait discuté vendredi à Istanbul avec le trio européen de l’état des négociations entre Téhéran et Washington, ainsi que de la levée des sanctions.”Si nécessaire, nous nous reverrons pour poursuivre les discussions”, a-t-il ajouté sur X.Le directeur politique du ministère britannique des Affaires étrangères,  Christian Turner, a indiqué sur le réseau social X que les différentes parties ont réaffirmé leur “engagement au dialogue, salué les discussions USA/Iran en cours et en raison de l’urgence, sont tombés d’accord pour se réunir de nouveau”.- “Stratégie de confrontation” -Un responsable américain a indiqué pour sa part que le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio avait rencontré vendredi à Istanbul des conseillers diplomatiques et à la sécurité, français, britannique et allemand pour des discussions sur le nucléaire iranien, ainsi que sur l’Ukraine.Les Occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et Israël, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce que ce pays dément en affirmant que son programme est destiné à des fins civiles.Dans une tribune publiée dimanche sur le site de l’hebdomadaire français Le Point, M. Araghchi a mis en garde les pays européens contre leur “stratégie de confrontation”.Fin avril, son homologue français, Jean-Noël Barrot, avait affirmé que le groupe E3 n’hésiterait “pas une seule seconde” à rétablir des sanctions contre Téhéran si la sécurité européenne était menacée par son programme nucléaire. Les diplomates européens font valoir qu’ils disposent de la possibilité d’enclencher le “snapback”, un mécanisme de l’accord de 2015 qui permet de réimposer les sanctions internationales contre Téhéran.La réunion de vendredi intervient moins d’une semaine après un quatrième cycle de négociations indirectes entre l’Iran et les Etats-Unis, sous la médiation d’Oman.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran, l’exhortant à négocier un nouvel accord tout en menaçant de le bombarder en cas d’échec de la diplomatie.- “Rameau d’olivier” -Jeudi, le site d’information américain Axios, citant un responsable américain et d’autres sources, a rapporté que l’administration Trump avait remis à l’Iran une “proposition écrite” pour un accord nucléaire.Mardi à Ryad, M. Trump avait indiqué avoir tendu aux dirigeants iraniens un “rameau d’olivier”, ajoutant qu’il s’agissait d’une offre qui ne durerait pas éternellement. Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré mercredi à NBC News que Téhéran s’engagerait à ne jamais fabriquer d’armes nucléaires, à se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi, à n’enrichir l’uranium qu’aux niveaux nécessaires à un usage civil et à autoriser des inspecteurs internationaux à superviser le processus en échange de la levée immédiate de toutes les sanctions économiques à l’encontre de la République islamique.Avant les discussions à Istanbul, la Chine a “salué l’engagement de l’Iran à ne pas développer d’armes nucléaires”, s’opposant “à toutes les sanctions unilatérales illégales”. L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Téhéran insiste sur son droit à poursuivre l’enrichissement de l’uranium, affirmant que cela n’est pas négociable, mais qu’il serait ouvert à des réductions temporaires du niveau et du volume de l’enrichissement.

Un million d’Européens appellent à interdire les “thérapies” de conversion contre les LGBT+

Un million d’Européens ont appelé à interdire les “thérapies de conversion” des personnes LGBT+ sur le continent, selon les résultats d’une initiative citoyenne vendredi.Maintenant que ce seuil est atteint, la Commission européenne doit répondre publiquement à cette pétition, signée par de nombreuses personnalités du monde culturel ou politique, comme la chanteuse belge Angèle ou l’ancien …

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