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Gaza: près de 90 morts dans un intense pilonnage israélien selon les secours

Près de 90 Palestiniens ont été tués vendredi dans un intense bombardement israélien à Gaza, ont indiqué les secours, le chef des droits de l’homme de l’ONU mettant en garde contre un “nettoyage ethnique” dans le territoire dévasté par la guerre.Au terme de sa tournée dans le Golfe, le président américain Donald Trump, un allié d’Israël, a déclaré: “nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés.”Le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre, a ensuite appelé les Etats-Unis à faire pression sur le gouvernement de Benjamin Netanyahu pour laisser entrer l’aide humanitaire à Gaza, bloquée depuis le 2 mars.En riposte à l’attaque du 7-Octobre, M. Netanyahu a juré de détruire le Hamas et son armée a lancé une offensive destructrice à Gaza, qui a fait des dizaines de milliers de morts, poussé les quelque 2,4 millions d’habitants à se déplacer plusieurs fois et provoqué un désastre humanitaire. Après un bilan de plus de 100 morts jeudi, un responsable de la Défense civile à Gaza Mohammed al-Moughayir a fait état d’au moins 88 personnes tuées vendredi “dans les bombardements israéliens continus”.Dans un hôpital de Beit Lahia (nord), des images de l’AFP montrent des habitants, dont des enfants ayant perdu leur mère, se lamenter sur le corps de leurs proches, et des blessés soignés à même le sol au milieu des cris et des pleurs.”Nous dormions quand soudain tout a explosé. Il y avait du sang partout. Nous ne savions pas qui était mort et qui était en vie”, raconte Oum Mohamed al-Tatari, 57 ans, habitante de Tal Zaatar (nord).- “Faim, soif, peur” -A Beit Lahia, Saïd Hamouda affirme que les bombardements “ont ciblé des habitations où des civils dormaient. Les enfants hurlaient, les portes ont été soufflées. Une scène indescriptible, comme si c’était la fin du monde”.”Ceux qui ne meurent pas dans les bombardements mourront de faim”, se lamente Khalil al-Tatar, un autre habitant.A pied, entassés avec quelques effets personnels dans des camionnettes ou sur des charrettes, de nombreux habitants ont fui de secteurs du nord de Gaza.”Les civils meurent, les gens ont faim, ont soif, ont peur et il y a les destructions. Il ne reste plus rien. C’est la dixième fois que je suis obligé de fuir”, indique Houssam al-Kilani à Beit Lahia. L’armée israélienne a affirmé poursuivre ses opérations à Gaza, sans plus de détails. Pour le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk, “cette dernière vague de bombes obligeant les gens à se déplacer sous la menace d’attaques encore plus intenses, la destruction méthodique de quartiers entiers et le refus de l’aide humanitaire soulignent qu’il semble y avoir une poussée pour un changement démographique permanent à Gaza qui (…) équivaut à un nettoyage ethnique”.M. Netanyahu, pour qui seule une pression militaire accrue poussera le Hamas à libérer les otages, a annoncé lundi une intensification de l’offensive à Gaza pour “vaincre” le Hamas, qui a pris le pouvoir dans le territoire palestinien en 2007.- “Famine délibérée” -Israël affirme qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza et accuse le Hamas de voler les aides internationales.Un responsable du Hamas, Taher al-Nounou, a appelé les Etats-Unis à “exercer davantage de pressions” sur Israël pour “permettre l’entrée immédiate de l’aide”.Selon lui, “l’entrée de l’aide (…) fait partie des accords avec les émissaires américains” après “la libération (lundi) par le Hamas d’Edan Alexander”, l’otage israélo-américain qui avait été enlevé durant l’attaque du 7-Octobre.Après une trêve de deux mois, l’armée israélienne a repris son offensive le 18 mars à Gaza et s’est emparée de larges pans du territoire. Le gouvernement Netanyahu a annoncé début mai un plan pour la “conquête” de Gaza, qu’Israël avait occupée de 1967 à 2005.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.119 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.”(…) Le massacre d’enfants et de civils sans défense, la famine délibérée et la souffrance comme l’humiliation incessante des Palestiniens de Gaza doivent cesser”, a dit Dora Bakoyannis, rapporteuse de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour le Moyen-Orient.

Gaza: près de 90 morts dans un intense pilonnage israélien selon les secours

Près de 90 Palestiniens ont été tués vendredi dans un intense bombardement israélien à Gaza, ont indiqué les secours, le chef des droits de l’homme de l’ONU mettant en garde contre un “nettoyage ethnique” dans le territoire dévasté par la guerre.Au terme de sa tournée dans le Golfe, le président américain Donald Trump, un allié d’Israël, a déclaré: “nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés.”Le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre, a ensuite appelé les Etats-Unis à faire pression sur le gouvernement de Benjamin Netanyahu pour laisser entrer l’aide humanitaire à Gaza, bloquée depuis le 2 mars.En riposte à l’attaque du 7-Octobre, M. Netanyahu a juré de détruire le Hamas et son armée a lancé une offensive destructrice à Gaza, qui a fait des dizaines de milliers de morts, poussé les quelque 2,4 millions d’habitants à se déplacer plusieurs fois et provoqué un désastre humanitaire. Après un bilan de plus de 100 morts jeudi, un responsable de la Défense civile à Gaza Mohammed al-Moughayir a fait état d’au moins 88 personnes tuées vendredi “dans les bombardements israéliens continus”.Dans un hôpital de Beit Lahia (nord), des images de l’AFP montrent des habitants, dont des enfants ayant perdu leur mère, se lamenter sur le corps de leurs proches, et des blessés soignés à même le sol au milieu des cris et des pleurs.”Nous dormions quand soudain tout a explosé. Il y avait du sang partout. Nous ne savions pas qui était mort et qui était en vie”, raconte Oum Mohamed al-Tatari, 57 ans, habitante de Tal Zaatar (nord).- “Faim, soif, peur” -A Beit Lahia, Saïd Hamouda affirme que les bombardements “ont ciblé des habitations où des civils dormaient. Les enfants hurlaient, les portes ont été soufflées. Une scène indescriptible, comme si c’était la fin du monde”.”Ceux qui ne meurent pas dans les bombardements mourront de faim”, se lamente Khalil al-Tatar, un autre habitant.A pied, entassés avec quelques effets personnels dans des camionnettes ou sur des charrettes, de nombreux habitants ont fui de secteurs du nord de Gaza.”Les civils meurent, les gens ont faim, ont soif, ont peur et il y a les destructions. Il ne reste plus rien. C’est la dixième fois que je suis obligé de fuir”, indique Houssam al-Kilani à Beit Lahia. L’armée israélienne a affirmé poursuivre ses opérations à Gaza, sans plus de détails. Pour le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Volker Türk, “cette dernière vague de bombes obligeant les gens à se déplacer sous la menace d’attaques encore plus intenses, la destruction méthodique de quartiers entiers et le refus de l’aide humanitaire soulignent qu’il semble y avoir une poussée pour un changement démographique permanent à Gaza qui (…) équivaut à un nettoyage ethnique”.M. Netanyahu, pour qui seule une pression militaire accrue poussera le Hamas à libérer les otages, a annoncé lundi une intensification de l’offensive à Gaza pour “vaincre” le Hamas, qui a pris le pouvoir dans le territoire palestinien en 2007.- “Famine délibérée” -Israël affirme qu’il n’y a pas de crise humanitaire à Gaza et accuse le Hamas de voler les aides internationales.Un responsable du Hamas, Taher al-Nounou, a appelé les Etats-Unis à “exercer davantage de pressions” sur Israël pour “permettre l’entrée immédiate de l’aide”.Selon lui, “l’entrée de l’aide (…) fait partie des accords avec les émissaires américains” après “la libération (lundi) par le Hamas d’Edan Alexander”, l’otage israélo-américain qui avait été enlevé durant l’attaque du 7-Octobre.Après une trêve de deux mois, l’armée israélienne a repris son offensive le 18 mars à Gaza et s’est emparée de larges pans du territoire. Le gouvernement Netanyahu a annoncé début mai un plan pour la “conquête” de Gaza, qu’Israël avait occupée de 1967 à 2005.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée. Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.119 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.”(…) Le massacre d’enfants et de civils sans défense, la famine délibérée et la souffrance comme l’humiliation incessante des Palestiniens de Gaza doivent cesser”, a dit Dora Bakoyannis, rapporteuse de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe pour le Moyen-Orient.

Tour d’Italie: Ayuso gagne, Bardet et Gaudu grimacent

Juan Ayuso a marqué son territoire vendredi sur le Tour d’Italie en remportant à Tagliacozzo la première étape de montagne qui a fait très mal à Romain Bardet et David Gaudu, bien amochés dans une chute commune.En une fraction de seconde, le cyclisme français a peut-être perdu ses deux meilleures cartes pour le général lorsque Bardet, qui dispute son dernier Giro, et Gaudu, dont c’est le premier, sont allés au sol à une quarantaine de kilomètres du but dans une chute en apparence anodine.Les deux coureurs ont été ramenés sur le peloton par leurs coéquipiers, au prix pour Gaudu d’un exercice de contre-la-montre par équipes par une Groupama-FDJ au grand complet. Mais à l’arrivée de cette septième étape, ils accusaient le coup tous les deux.”Je me suis bien heurté le genou. Il me tarde de mettre de la glace dessus. J’espère que ce n’est qu’un coup. Mais je sens que j’ai quelque chose dans la rotule qui me dérange”, a expliqué Bardet, qui a coupé la ligne avec un retard de plus de cinq minutes sur le vainqueur.”David est tombé devant moi. Je n’ai pas trop compris. Il est venu s’excuser. Comme 90% du temps, il y a de la tension pour rien dans le peloton et ça fait des écarts. C’est bête de tomber comme ça”, a ajouté le grimpeur auvergnat, visiblement agacé.Gaudu était, lui, au bord des larmes, totalement dépité après cette nouvelle chute, même s’il a réussi à finir l’étape en 25e position à 51 secondes d’Ayuso.Le Breton était déjà tombé début février à cause d’un “animal errant”, un chat en l’occurrence, puis sur les Strade Bianche et surtout mi-mars lors de Tirreno-Adriatico où il s’est cassé la main gauche.- “On voit le tendon !” -“Je ne sais pas pourquoi ce sont toujours les mains qui prennent. Là c’est la main droite. On voit le tendon ! Ça fait chier, je ne sais pas quoi dire”, a lâché le quatrième du Tour de France 2022, la main en sang.”Un coureur a fait un écart devant moi, je touche la roue et je tombe. J’ai été concentré toute la journée, je fais la chute, je n’ai pas d’excuse”, a-t-il ajouté avant d’être réconforté par son coéquipier luxembourgeois Kevin Geniets.En début de soirée, son équipe a précisé que Gaudu avait reçu des points de suture. “Toute l’équipe reste motivée et prête à se battre pour briller sur la suite de ce Tour d’Italie”, ajoute la Groupama FDJ.”Quelques points et ça va repartir”, a tweeté pour sa part le coureur français.En attendant de savoir si Bardet pourra continuer la course, Gaudu et lui, qui visaient d’abord une étape sur ce Giro, semblent d’ores et déjà avoir perdu toutes leurs chances pour le général dont Primoz Roglic a repris les commandes.Mais le Slovène, principal favori de ce Giro, a souffert de la comparaison vendredi avec son plus grand rival, Juan Ayuso. L’Espagnol a même remporté une victoire “à la Roglic” en attaquant à 600 mètres de l’arrivée pour s’imposer avec quatre secondes d’avance sur un petit groupe comprenant le Slovène.”Je savais que je n’avais qu’une cartouche dans une pente raide comme ça et j’y suis allé à fond. C’est ma première victoire dans un grand Tour, je m’en rappellerai jusqu’à la fin de mes jours”, a savouré le leader d’UAE, vainqueur devant son jeune coéquipier mexicain Isaac del Toro et le Colombien Egan Bernal.Quatrième de l’étape, Roglic retrouve pour sa part le maillot rose de leader qu’il avait déjà porté pendant une journée sur ce Giro. Il détrône le Danois Mads Pedersen qui s’est logiquement relevé dès le pied de la dernière ascension vers Tagliacozzo, longue de 11,9 km.”Je voulais gagner, je n’y suis pas arrivé mais ça reste une bonne journée. La bagarre continue”, a commenté Roglic, toujours aussi détendu et qui compte quatre secondes d’avance sur Ayuso et neuf sur Del Toro au classement général.

Roumanie: Simion, confiant avant le second tour, accuse Macron d’ingérence

Le candidat nationaliste George Simion, persuadé qu’il “sera dimanche le prochain président de Roumanie” malgré des sondages prédisant un duel serré, a profité d’un passage à Paris pour accuser Emmanuel Macron d’ingérence dans le processus électoral.”Mon message est clair: Bas les pattes!”, a-t-il lancé au président français, dénonçant ses “tendances dictatoriales” et comparant la France …

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Roumanie: Simion, confiant avant le second tour, accuse Macron d’ingérence

Le candidat nationaliste George Simion, persuadé qu’il “sera dimanche le prochain président de Roumanie” malgré des sondages prédisant un duel serré, a profité d’un passage à Paris pour accuser Emmanuel Macron d’ingérence dans le processus électoral.”Mon message est clair: Bas les pattes!”, a-t-il lancé au président français, dénonçant ses “tendances dictatoriales” et comparant la France à l’Iran, alors que le rôle de l’Elysée et de Bruxelles est pointé par l’extrême droite roumaine dans l’annulation du scrutin du 24 novembre sur fond de soupçons d’ingérence russe.”Vous n’êtes pas un empereur, vous n’êtes même pas aimé par le peuple français, donc ces attaques et la manière dont vous essayez (…) de vous immiscer dans nos élections ne sont pas ce que nous devrions faire dans une Europe unie”, a encore ajouté M. Simion lors d’une conférence de presse impromptue, diffusée en direct sur son compte Facebook.Le vote de l’automne, dominé par le candidat surprise d’extrême droite Calin Georgescu désormais banni après une campagne massive sur TikTok, avait été annulé par la Cour constitutionnelle. Un “coup d’Etat” ayant “humilié le peuple roumain”, a répété George Simion, qui a repris le flambeau pour cette nouvelle élection.Le chef du parti AUR (Alliance pour l’Unité des Roumains), âgé de 38 ans, a recueilli près de 41% des voix au premier tour du scrutin le 4 mai mais les sondages annoncent une bataille difficile au second tour face à son rival pro-européen de 55 ans, le maire de Bucarest, le mathématicien diplômé de l’université de Sorbonne, Nicusor Dan.- “Pas l’ami de Poutine” -Emmanuel Macron s’est de son côté entretenu jeudi par téléphone avec le rival de George Simion, a indiqué la présidence française.”Si le candidat prorusse et anti-européen se positionnait et pouvait être élu, les conséquences sur la Moldavie seraient évidemment extrêmement dommageables”, a-t-il estimé après avoir dénoncé les “ingérences russes” dans ce pays voisin de la Roumanie, lors du sommet de la Communauté politique européenne à Tirana.Malgré “le soutien d’Emmanuel Macron à mon adversaire, dimanche je serai le prochain président de Roumanie”, s’est vanté George Simion.”Je ne suis pas nerveux. Les résultats ne font pas de doute si l’élection est libre et juste”, a-t-il ajouté, mettant en garde contre le risque de “fraudes massives”, une allégation aussitôt rejetée par les autorités roumaines.Selon lui, les sondages de sortie des urnes, qui seront publiés à la fermeture des bureaux à 21H00 (18H00 GMT), “montreront un résultat 50-50”. “Mais nous attendons une victoire avec 60% des voix” à l’issue du comptage final des votes, incluant la diaspora qui lui est largement favorable, a-t-il pronostiqué.Avant de s’afficher vendredi à Paris aux côtés de l’eurodéputée d’extrême droite Marion Maréchal, ce détracteur des “politiques absurdes de l’UE” et “des bureaucrates sans visage” avait rencontré plus tôt cette semaine le président polonais Andrzej Duda à Varsovie, puis la Première ministre italienne Giorgia Meloni à Rome. Dans l’Union européenne, où l’extrême droite enregistre ses meilleurs scores depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la victoire de George Simion viendrait renforcer le camp nationaliste.”La vague MAGA”, du nom du slogan trumpien Make America Great Again, est “la seule chose qui sauvera l’Europe”, a estimé ce fan de Donald Trump.Opposé à toute aide militaire à l’Ukraine, il a par ailleurs démenti toute proximité avec la Russie et dit souhaiter “un durcissement” de la position européenne s’il est élu.”Je suis accusé d’être l’ami de Vladimir Poutine, c’est faux. Je viens d’un pays où la Russie n’a laissé que de mauvais souvenirs”, a-t-il dit.Au même moment, depuis le sommet de la Communauté politique européenne (CPE) à Tirana, le président français Emmanuel Macron a fustigé des “ingérences (…) qui sapent l’intégrité de nos démocraties”, notamment en Roumanie.

Ukraine : les Européens s’affichent avec Trump, contre Poutine

Un front uni avec Trump, contre Poutine : les quatre dirigeants européens à la tête du soutien à l’Ukraine, d’Emmanuel Macron à Keir Starmer, ont à nouveau pris le président américain à témoin vendredi pour dénoncer le “refus” russe d’un cessez-le-feu et augmenter la pression sur Moscou.Six jours après leur visite à Kiev, le président …

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Ukraine : les Européens s’affichent avec Trump, contre Poutine

Un front uni avec Trump, contre Poutine : les quatre dirigeants européens à la tête du soutien à l’Ukraine, d’Emmanuel Macron à Keir Starmer, ont à nouveau pris le président américain à témoin vendredi pour dénoncer le “refus” russe d’un cessez-le-feu et augmenter la pression sur Moscou.Six jours après leur visite à Kiev, le président français, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk ont récidivé avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Tirana où se tenait un sommet des dirigeants du continent européen.Comme en Ukraine samedi, au lendemain de la démonstration de force militaire de Vladimir Poutine sur la Place Rouge, ils ont une nouvelle fois appelé Donald Trump alors que les premières discussions directes russo-ukrainiennes depuis 2022 tournaient à l’aigre à Istanbul.Il est “inacceptable, pour une deuxième fois, que la Russie, le président Poutine, ne répondent pas aux demandes qui ont été faites par les Américains, soutenus par l’Ukraine et les Européens”, a lancé Emmanuel Macron.”Pas de rendez-vous à un niveau décisionnel” en Turquie et “pas de réponse à un cessez-le-feu”, a-t-il déploré. “La partie russe n’a fait montre d’aucune bonne volonté”, a renchéri Donald Tusk lors d’une déclaration commune devant les caméras sur la grande place centrale de Tirana.Les Européens se sont une nouvelle fois attachés à arrimer Donald Trump, longtemps jugé proche de Moscou mais plus hésitant dernièrement, de leur côté.- Les Russes “satisfaits” -A Istanbul, “la délégation russe a décidé d’exclure la délégation américaine”, a fait valoir Emmanuel Macron, à l’unisson des Ukrainiens. “La partie russe n’avait pas l’intention de négocier en présence des Américains”, a renchéri le Polonais.A Kiev, les quatre dirigeants avaient déjà appelé samedi la Russie à accepter un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours à compter du lundi suivant, faute de quoi ils menacent de dégainer de nouvelles sanctions “massives” contre la Russie avec les Américains.Le président russe, soupçonné de vouloir avant tout arracher de lourdes concessions territoriales à l’Ukraine et la démilitariser, a alors tenté de faire diversion en appelant à des négociations directes avec Kiev en Turquie.Dans la foulée, Volodymyr Zelensky, le prenant de vitesse, l’a invité à venir le rencontrer à Istanbul. Avant que Donald Trump en personne n’envisage de s’y rendre.Le soufflé est finalement retombé, avec un round de discussions de niveau technique, sans têtes d’affiche, qui a duré moins de deux heures et laissé l’impression d’un rendez-vous manqué à Istanbul.Si le négociateur en chef russe Vladimir Medinski s’est dit “satisfait” et prêt “à poursuivre les contacts”, la partie ukrainienne a, elle, accusé Moscou d’avoir formulé des demandes territoriales “inacceptables”.Dans ce contexte, Les Européens “continuent de préparer des nouvelles sanctions en coordination avec les Etats-Unis d’Amérique” au cas où la nouvelle demande de cessez-le-feu ne trouverait pas de “réponse positive”, a souligné Emmanuel Macron en conférence de presse.Le président Trump “compte organiser des échanges dans les prochaines heures ou les prochains jours avec la partie russe pour clarifier ce qui s’est passé”, a-t-il encore précisé, en faisant état de possibles “contacts téléphoniques” dans un premier temps avec Vladimir Poutine.- Pas sans Trump -Il n’a toutefois pas fixé de date limite à la réponse russe, notant juste que les Ukrainiens attendaient d’abord un “retour dans les prochaines heures” à leurs demandes et que les Européens allaient aussi de nouveau reparler à Donald Trump. Les quatre dirigeants ont martelé leur volonté de garder le président américain à bord, dans un front uni, alors qu’ils entendent augmenter la pression sur Vladimir Poutine. “La balle est entièrement dans le camp des Russes”, a insisté le chancelier allemand.”La mission principale est de maintenir l’unité des Européens et des Américains autour de la cause ukrainienne”, a relevé Donald Tusk. “Nous avons encore des moments très difficiles devant nous”, a-t-il pointé.Tous les regards restent tournés vers Donald Trump qui est finalement rentré aux États-Unis, après une tournée dans le Golfe, sans passer par la Turquie mais a assuré vouloir rencontrer Vladimir Poutine “dès que possible”. “Je crois que rien ne se passera, que vous le vouliez ou non, tant que lui et moi ne serons pas ensemble”, a assuré le locataire de la Maison Blanche.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine doit être “la prochaine étape”, a pour sa part réitéré le principal négociateur ukrainien à Istanbul, le ministre de la Défense Roustem Oumerov.

Ukraine : les Européens s’affichent avec Trump, contre Poutine

Un front uni avec Trump, contre Poutine : les quatre dirigeants européens à la tête du soutien à l’Ukraine, d’Emmanuel Macron à Keir Starmer, ont à nouveau pris le président américain à témoin vendredi pour dénoncer le “refus” russe d’un cessez-le-feu et augmenter la pression sur Moscou.Six jours après leur visite à Kiev, le président français, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk ont récidivé avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Tirana où se tenait un sommet des dirigeants du continent européen.Comme en Ukraine samedi, au lendemain de la démonstration de force militaire de Vladimir Poutine sur la Place Rouge, ils ont une nouvelle fois appelé Donald Trump alors que les premières discussions directes russo-ukrainiennes depuis 2022 tournaient à l’aigre à Istanbul.Il est “inacceptable, pour une deuxième fois, que la Russie, le président Poutine, ne répondent pas aux demandes qui ont été faites par les Américains, soutenus par l’Ukraine et les Européens”, a lancé Emmanuel Macron.”Pas de rendez-vous à un niveau décisionnel” en Turquie et “pas de réponse à un cessez-le-feu”, a-t-il déploré. “La partie russe n’a fait montre d’aucune bonne volonté”, a renchéri Donald Tusk lors d’une déclaration commune devant les caméras sur la grande place centrale de Tirana.Les Européens se sont une nouvelle fois attachés à arrimer Donald Trump, longtemps jugé proche de Moscou mais plus hésitant dernièrement, de leur côté.- Les Russes “satisfaits” -A Istanbul, “la délégation russe a décidé d’exclure la délégation américaine”, a fait valoir Emmanuel Macron, à l’unisson des Ukrainiens. “La partie russe n’avait pas l’intention de négocier en présence des Américains”, a renchéri le Polonais.A Kiev, les quatre dirigeants avaient déjà appelé samedi la Russie à accepter un cessez-le-feu inconditionnel de 30 jours à compter du lundi suivant, faute de quoi ils menacent de dégainer de nouvelles sanctions “massives” contre la Russie avec les Américains.Le président russe, soupçonné de vouloir avant tout arracher de lourdes concessions territoriales à l’Ukraine et la démilitariser, a alors tenté de faire diversion en appelant à des négociations directes avec Kiev en Turquie.Dans la foulée, Volodymyr Zelensky, le prenant de vitesse, l’a invité à venir le rencontrer à Istanbul. Avant que Donald Trump en personne n’envisage de s’y rendre.Le soufflé est finalement retombé, avec un round de discussions de niveau technique, sans têtes d’affiche, qui a duré moins de deux heures et laissé l’impression d’un rendez-vous manqué à Istanbul.Si le négociateur en chef russe Vladimir Medinski s’est dit “satisfait” et prêt “à poursuivre les contacts”, la partie ukrainienne a, elle, accusé Moscou d’avoir formulé des demandes territoriales “inacceptables”.Dans ce contexte, Les Européens “continuent de préparer des nouvelles sanctions en coordination avec les Etats-Unis d’Amérique” au cas où la nouvelle demande de cessez-le-feu ne trouverait pas de “réponse positive”, a souligné Emmanuel Macron en conférence de presse.Le président Trump “compte organiser des échanges dans les prochaines heures ou les prochains jours avec la partie russe pour clarifier ce qui s’est passé”, a-t-il encore précisé, en faisant état de possibles “contacts téléphoniques” dans un premier temps avec Vladimir Poutine.- Pas sans Trump -Il n’a toutefois pas fixé de date limite à la réponse russe, notant juste que les Ukrainiens attendaient d’abord un “retour dans les prochaines heures” à leurs demandes et que les Européens allaient aussi de nouveau reparler à Donald Trump. Les quatre dirigeants ont martelé leur volonté de garder le président américain à bord, dans un front uni, alors qu’ils entendent augmenter la pression sur Vladimir Poutine. “La balle est entièrement dans le camp des Russes”, a insisté le chancelier allemand.”La mission principale est de maintenir l’unité des Européens et des Américains autour de la cause ukrainienne”, a relevé Donald Tusk. “Nous avons encore des moments très difficiles devant nous”, a-t-il pointé.Tous les regards restent tournés vers Donald Trump qui est finalement rentré aux États-Unis, après une tournée dans le Golfe, sans passer par la Turquie mais a assuré vouloir rencontrer Vladimir Poutine “dès que possible”. “Je crois que rien ne se passera, que vous le vouliez ou non, tant que lui et moi ne serons pas ensemble”, a assuré le locataire de la Maison Blanche.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine doit être “la prochaine étape”, a pour sa part réitéré le principal négociateur ukrainien à Istanbul, le ministre de la Défense Roustem Oumerov.

Nucléaire: l’Iran a tenu des discussions avec les puissances européennes

L’Iran a eu vendredi à Istanbul des discussions avec les puissances européennes sur son programme nucléaire, un dossier sur lequel le président américain Donald Trump a pressé la République islamique de “bouger”. Le trio européen Allemagne, France, Royaume-Uni -connu sous le nom de E3- fait partie des puissances mondiales, avec la Chine, la Russie et les Etats-Unis, qui ont négocié l’accord nucléaire historique de 2015 avec Téhéran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d’une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision unilatérale de Washington de s’en retirer en 2018, sous la première présidence de Donald Trump.La réunion d’Istanbul est intervenue après un 4e cycle de pourparlers sous médiation omanaise dimanche entre l’Iran et les Etats-Unis qui s’opposent à l’enrichissement de l’uranium par Téhéran.Les pourparlers irano-américains visent à conclure un nouvel accord censé empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, une ambition que Téhéran a toujours niée, en échange d’une levée des sanctions qui paralysent l’économie iranienne.Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a déclaré que son pays avait discuté avec le trio européen de l’état des négociations irano-américaines, ainsi que de la levée des sanctions.”Si nécessaire, nous nous reverrons pour poursuivre les discussions”, a-t-il ajouté sur X.- “Ils doivent bouger” -Selon le directeur politique du ministère britannique des Affaires étrangères, Christian Turner, les différentes parties à Istanbul ont réaffirmé leur “engagement au dialogue, salué les discussions en cours entre les Etats-Unis et l’Iran et en raison de l’urgence, sont tombés d’accord pour se réunir de nouveau”.Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a de son côté rencontré à Istanbul des conseillers diplomatiques et à la sécurité, français, britannique et allemand pour parler de l’Iran et l’Ukraine, a indiqué un responsable américain.”Ils (les Iraniens, ndlr) ont une proposition, mais surtout, ils savent qu’ils doivent bouger rapidement ou que quelque chose de mauvais arrivera”, a déclaré vendredi M. Trump au terme de sa tournée dans le Golfe.La veille, il avait dit que Téhéran et Washington se rapprochaient d’un accord.Le même jour, le site d’information américain Axios, citant un responsable américain, a rapporté que l’administration Trump avait remis à l’Iran une “proposition écrite” en vue d’un accord sur le nucléaire.Mais vendredi, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a indiqué sur X que “l’Iran n’a reçu aucune proposition écrite des Etats-Unis, que ce soit directement ou indirectement”.Les Occidentaux, au premier rang desquels les Etats-Unis, et Israël, soupçonnent l’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, mais ce pays affirme que son programme est destiné uniquement à des fins civiles.- “Rameau d’olivier” -Dans une tribune publiée dimanche sur le site de l’hebdomadaire français Le Point, M. Araghchi a mis en garde les pays européens contre leur “stratégie de confrontation”.Fin avril, son homologue français, Jean-Noël Barrot, a affirmé que le groupe E3 n’hésiterait “pas une seule seconde” à rétablir des sanctions contre Téhéran si la sécurité européenne était menacée par son programme nucléaire.Les diplomates européens font valoir qu’ils disposent de la possibilité d’enclencher le “snapback”, un mécanisme de l’accord de 2015 qui permet de rétablir les sanctions internationales contre Téhéran.Après son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran, l’exhortant à négocier un nouvel accord tout en menaçant de le bombarder en cas d’échec de la diplomatie.Mardi à Ryad, M. Trump a indiqué avoir tendu aux dirigeants iraniens un “rameau d’olivier”, ajoutant qu’il s’agissait d’une offre qui ne durerait pas éternellement.Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, a affirmé cette semaine que l’Iran s’engagerait à ne jamais fabriquer d’armes nucléaires, à se débarrasser de ses stocks d’uranium hautement enrichi, à n’enrichir l’uranium qu’aux niveaux nécessaires à un usage civil et à autoriser l’inspection du processus par des experts internationaux, en échange de la levée immédiate de toutes les sanctions économiques.L’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord nucléaire de 2015, alors qu’un taux de 90% est nécessaire pour un usage militaire. Téhéran insiste sur son droit à poursuivre l’enrichissement de l’uranium, mais souligne qu’il serait ouvert à des réductions temporaires du niveau et du volume de l’enrichissement.

L’Inde veut que le FMI cesse ses prêts au Pakistan, Islamabad dénonce un appel “désespéré”

L’Inde a appelé le Fonds monétaire international (FMI) à revoir ses prêts au Pakistan, l’accusant de financer “le terrorisme”, un appel “désespéré” pour Islamabad qui célèbre vendredi en grande pompe son armée après la pire confrontation entre les deux voisins depuis des décennies.”Je crois qu’une grande partie du milliard de dollars provenant du FMI sera …

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