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Sur une plage en Israël, le face-à-face dangereux entre requins et humains

Avec son sable doré et ses eaux bleues, la plage de Hadera, dans le centre d’Israël, ressemble à n’importe quelle autre plage méditerranéenne, mais à y regarder de plus près, quelque chose d’inhabituel émerge des vagues: des ailerons de requins.Glissant élégamment dans les flots, les squales viennent habituellement dans cette zone de novembre à mai, attirés par les rejets d’eau chaude d’une centrale électrique voisine.De quoi créer une cohabitation riche en adrénaline entre des prédateurs toujours plus audacieux et des humains toujours plus curieux, voire imprudents.Fait sans précédent, un homme qui s’était approché d’un peu trop près a été mortellement attaqué en avril sous les cris d’effroi de badauds sur la plage.Il ne restait plus que ses os, ont déclaré des secouristes à l’AFP.Baigneurs, autorités, spécialistes de l’environnement et experts des requins s’interrogent: comment un tel drame a-t-il pu se produire? Et que faire pour éviter qu’il ne se répète?”Les requins sont inoffensifs et n’attaquent jamais en temps normal, sauf s’ils se sentent menacés ou si quelqu’un empiète sur leur territoire”, explique à l’AFP Irene Nurit Cohn, membre de l’unité de plongée de l’organisation de secours Zaka.”Je plonge depuis 1982, j’ai vu beaucoup de requins dans ma vie. C’est une expérience magnifique et impressionnante (…) mais ils ne sont pas dangereux”, ajoute-t-elle.La plongeuse a participé aux recherches lancées pour retrouver Barak Tzach, père de quatre enfants âgé de 45 ans, tué dans l’attaque en avril.Ce sont les humains qui “ne se comportent pas comme ils le devraient” envers les requins, estime-t-elle.”Les gens les touchaient, les dérangeaient”, a-t-elle expliqué, ajoutant que la médiatisation récente sur la présence des squales avait attiré encore plus de curieux.- Respecter l’océan -Immédiatement après cet épisode, les autorités locales ont érigé des clôtures métalliques avec des panneaux “danger” et bloqué la route d’accès à la réserve naturelle adjacente avec une barrière en béton.Mais deux semaines plus tard, tout a été retiré, et la vie a repris son cours.Einav et Carmel, deux adolescentes, disent être venues spécialement pour voir les requins.Ce “sont mes animaux préférés, donc je voulais vraiment les voir, mais nous n’irons pas dans l’eau”, confie Carmel.Matan Ben David, instructeur de chasse sous-marine et de plongée, continue quant à lui d’y entrer, mais insiste sur le respect des règles.”Les requins font partie de la nature, quelque chose que nous devons respecter. Nous devons respecter l’océan, nous ne sommes que des visiteurs ici”, dit-il, déplorant avoir vu des gens entourer les requins pour les prendre en photo.Ce “sont des animaux incroyables, très majestueux, mais ce sont des super-prédateurs”, ajoute-t-il.- “Conflit d’espace” -Comme toutes les plages non surveillées en Israël, celle où s’est produite l’attaque mortelle était interdite à la baignade – une interdiction largement bafouée.Leigh Livine, chercheuse spécialisée dans les requins, étudie depuis quatre ans cette zone où affluent requins gris et requins sombres.Selon elle, les recherches ont montré initialement que “les requins évitaient les conflits directs avec les humains”.Mais, ajoute-t-elle, “il y a une zone très, très restreinte où ce conflit entre les humains et la faune devient vraiment apparent à certaines périodes de l’année”.En Israël, la saison des bains de mer commence habituellement en juin, mais avec le réchauffement climatique, où à la faveur de vagues de chaleur, les baigneurs se jettent à l’eau toujours plus tôt chaque année, quitte à tomber nez à nez avec un de ces prédateurs des mers.Leigh Livine se dit aussi étonnée “qu’un tel drame [l’attaque d’avril, NDLR] ne soit pas survenu plus tôt”.”Cela se résume souvent à un conflit d’espace: ressources alimentaires ou de territoire. Et nous avons vu des humains harceler les requins, les provoquer vraiment”, dit-elle.”Les requins s’habituent à la présence humaine, mais c’est leur habitat. Il est essentiel de leur témoigner le respect qu’ils méritent chez eux”.

“L’incertitude totale” sous Trump pèsera sur les investissements aux Etats-Unis, dit le patron de France 2030

Les investissements aux Etats-Unis ont encore nettement progressé l’an dernier au détriment de l’Europe, mais “l’incertitude totale” créée par la politique de Donald Trump finira par peser sur eux, estime auprès de l’AFP le patron de France 2030 Bruno Bonnell, peu avant l’ouverture du sommet Choose France.M. Trump “est totalement imprévisible, on ne sait absolument pas ce qu’il va décider demain, souligne-t-il, jugeant que “cela s’est quand même pas mal refroidi” aux Etats-Unis, ajoute M. Bonnell.France 2030 est le plan d’investissement sur cinq ans de 54 milliards d’euros en soutien d’entreprises lancé en 2021 par Emmanuel Macron pour “rattraper le retard industriel français”.Dans un but similaire, l’administration Biden a mis en place en 2022 un plan massif baptisé IRA (Inflation Reduction Act) offrant des subventions aux entreprises voulant développer des projets dans les industries d’avenir, et attirant ainsi de nombreux candidats.Selon le baromètre du cabinet EY publié mercredi et se basant sur les chiffres de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced), les investissements aux Etats-Unis ont progressé de 20% l’an dernier sur un an, contribuant au recul de l’attractivité européenne.Cependant, dès son accession à la Maison Blanche, le président américain Donald Trump a souhaité remettre en cause le projet de son prédécesseur. Il a préféré annoncer le 2 avril de très fortes hausses des droits de douanes sur les produits importés – 20% pour les produits européens par exemple – qu’il a suspendues la semaine suivante pour trois mois, tout en gardant une hausse-plancher générale de 10%.M. Trump pense attirer les investissements étrangers et les créations d’emplois en imposant ces droits de douane, afin d’encourager les entreprises à s’implanter aux Etats-Unis pour y échapper.Mercredi, le groupe pharmaceutique français Sanofi a annoncé son intention d'”investir au moins 20 milliards de dollars aux Etats-Unis d’ici 2030″, rejoignant dans leurs projets d’investissements américains d’autres grands noms mondiaux de la pharmacie, comme Eli Lilly, Johnson & Johnson, Merck, Roche et Novartis.- “Ce qui se passe dans sa tête” -Cette décision a été jugée comme “un mauvais signal” jeudi par le ministre de l’Economie Eric Lombard, quelques semaines après que le président Macron a appelé les entreprises françaises à geler leurs projets américains pendant les négociations sur les droits de douane entre les Etats-Unis et l’Europe.Selon M. Bonnell, les Etats-Unis ont “attrapé beaucoup d’entreprises, mais par des effets d’aubaine”. Or “l’effet d’aubaine, on sait quand cela commence, on ne sait pas quand cela finit”, observe-t-il, insistant sur “l’incertitude totale sur les décisions que peut prendre aujourd’hui l’administration américaine”.”Certaines entreprises disent qu’elles vont arriver à négocier en tête-à-tête avec M. Trump” sur les droits de douane, “mais en réalité personne ne sait ce qui se passe dans sa tête”, insiste encore Bruno Bonnell dans cet entretien mené juste avant le sommet Choose France.Ce sommet rassemble lundi pour la huitième année des entreprises étrangères autour du président Emmanuel Macron au château de Versailles, alors qu’EY classe la France premier pays européen pour les investissements étrangers pour la sixième année consécutive. L’an dernier, 15 milliards d’euros de projets y avaient été annoncés. Aux entrepreneurs qui seraient attirés par les Etats-Unis, le ministre de l’Economie Eric Lombard a fait remarquer jeudi que “l’Europe est un havre de stabilité politique, réglementaire, avec un état de droit assez constant”.Emmanuel Macron a mené une politique très “pro-business” depuis 2017. Dans ce cadre, près de 40 milliards d’euros du plan France 2030 ont déjà été engagés, dont 61% sur des PME et des Entreprises de taille intermédiaire (ETI), selon M. Bonnell, permettant la création de 200.000 emplois à travers le soutien d’environ 7.500 projets.Dans un récent rapport, la Cour des comptes a cependant invité ce programme à adopter une meilleure évaluation de ses projets, notamment les plus coûteux.

Ukraine: le Kremlin dit un sommet Poutine-Zelensky “possible” qu’après des “accords”

Le Kremlin a dit samedi qu’une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky était “possible” à la condition toutefois que Moscou et Kiev aient trouvé des “accords” au préalable, difficilement envisageables à ce stade, au lendemain des premiers pourparlers de paix depuis 2022 qui n’ont pas abouti à une trêve.Sur le terrain, l’armée russe continue de bombarder inlassablement les villes et villages d’Ukraine, comme depuis février 2022, tuant dans la nuit neuf personnes dans le nord du pays, selon Kiev.A l’issue d’une semaine sous haute tension, Kiev et Moscou ont tenu vendredi à Istanbul, sous médiation turque, leurs premières discussions directes depuis trois ans, qui ont surtout mis en évidence le fossé à combler pour mettre fin au conflit.La délégation ukrainienne a réclamé principalement aux Russes un cessez-le-feu “inconditionnel” et une rencontre Zelensky-Poutine.Elle n’a obtenu qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque camp, comme l’a confirmé la délégation russe.De son côté, Vladimir Medinski, un conseiller de second plan de Vladimir Poutine et négociateur en chef côté russe, a simplement assuré que Moscou avait “pris note” de la demande de Kiev d’un sommet entre les deux dirigeants.Samedi, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a été encore plus clair: la Russie n’acceptera une telle rencontre – qui serait la première depuis 2019 entre MM. Poutine et Zelensky – qu’une fois des “accords” trouvés sur le conflit.”Une telle rencontre, fruit du travail des deux parties et de la conclusion d’accords, est possible. Mais uniquement à la suite d’accords entre les deux camps”, a-t-il martelé.- “Guerre et négociations simultanément” -Or en l’état, comme l’a montré la réunion bilatérale de la veille à Istanbul qui a duré moins de deux heures, les positions de Moscou et Kiev restent inconciliables.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine et ses alliés européens rejettent fermement ces revendications, en affirmant que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien, mène un conflit de type impérialiste dans cette ex-république soviétique.Le président ukrainien a répété à multiples reprises réclamer que les forces russes quittent purement et simplement le territoire ukrainien.Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a indiqué samedi qu’elles ne seraient possibles qu’une fois l’échange de prisonniers réalisé.”Il reste à faire ce dont les délégations sont convenues hier. Il s’agit bien sûr avant tout de procéder à l’échange de (prisonniers sur le format) 1.000 contre 1.000″, a-t-il insisté, citant aussi “l’échange” des conditions de chaque camp en vue d’une trêve.Ces dernières semaines, Moscou a pourtant rejeté à plusieurs reprises l’offre ukrainienne de cessez-le-feu, malgré la pression des Européens et des Etats-Unis.Vendredi, le négociateur russe Medinski a cité Napoléon au moment d’expliquer le refus de Moscou: “La guerre et les négociations doivent être menées simultanément”, a-t-il dit à la télévision russe.- Frappe russe meurtrière de drone -Dans ce contexte où l’Ukraine accuse la Russie de gagner du temps, les hostilités se poursuivent sur le terrain en Ukraine.”Un drone ennemi a frappé un bus près de Bilopillia, tuant neuf personnes”, ont indiqué sur Telegram les autorités régionales, publiant des photos d’une carcasse de minibus sur une route.Volodymyr Zelensky a dénonce “un assassinat délibéré de civils”, précisant que sept personnes étaient également blessées et appelant l’Etats-Unis et l’UE à des “sanctions sévères”.”Poutine continue de mener une guerre contre les civils”, a dénoncé pour sa part sur X le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga.Les autorités de la région de Kherson (sud-est) ont, elles, fait état samedi de deux personnes tuées et 13 autres blessées par des frappes russes sur un quartier résidentiel et un camion transportant de l’aide humanitaire. A l’avantage sur le front où elle progresse petit à petit, l’armée russe a, elle revendiqué la prise de la localité d’Alexandropil dans la région ukrainienne orientale de Donetsk.Vendredi, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk avaient pris Donald Trump à témoin et menacé la Russie de sanctions “massives”.”Les propositions de cesser-le-feu, dont je rappelle que c’est une initiative américaine, n’ont pas été respectées par le président Poutine et ses armées”, a martelé M. Macron samedi. Le président américain Donald Trump a lui dit estimer vendredi que seul un sommet entre lui et M. Poutine permettrait une avancée concernant le règlement du conflit.Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a abondé le Kremlin.

Ukraine: le Kremlin dit un sommet Poutine-Zelensky “possible” qu’après des “accords”

Le Kremlin a dit samedi qu’une rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky était “possible” à la condition toutefois que Moscou et Kiev aient trouvé des “accords” au préalable, difficilement envisageables à ce stade, au lendemain des premiers pourparlers de paix depuis 2022 qui n’ont pas abouti à une trêve.Sur le terrain, l’armée russe continue de bombarder inlassablement les villes et villages d’Ukraine, comme depuis février 2022, tuant dans la nuit neuf personnes dans le nord du pays, selon Kiev.A l’issue d’une semaine sous haute tension, Kiev et Moscou ont tenu vendredi à Istanbul, sous médiation turque, leurs premières discussions directes depuis trois ans, qui ont surtout mis en évidence le fossé à combler pour mettre fin au conflit.La délégation ukrainienne a réclamé principalement aux Russes un cessez-le-feu “inconditionnel” et une rencontre Zelensky-Poutine.Elle n’a obtenu qu’un échange de 1.000 prisonniers de chaque camp, comme l’a confirmé la délégation russe.De son côté, Vladimir Medinski, un conseiller de second plan de Vladimir Poutine et négociateur en chef côté russe, a simplement assuré que Moscou avait “pris note” de la demande de Kiev d’un sommet entre les deux dirigeants.Samedi, le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a été encore plus clair: la Russie n’acceptera une telle rencontre – qui serait la première depuis 2019 entre MM. Poutine et Zelensky – qu’une fois des “accords” trouvés sur le conflit.”Une telle rencontre, fruit du travail des deux parties et de la conclusion d’accords, est possible. Mais uniquement à la suite d’accords entre les deux camps”, a-t-il martelé.- “Guerre et négociations simultanément” -Or en l’état, comme l’a montré la réunion bilatérale de la veille à Istanbul qui a duré moins de deux heures, les positions de Moscou et Kiev restent inconciliables.Le Kremlin maintient des revendications maximalistes : que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan, abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que cessent les livraisons d’armes occidentales.L’Ukraine et ses alliés européens rejettent fermement ces revendications, en affirmant que l’armée russe, qui occupe toujours près de 20% du territoire ukrainien, mène un conflit de type impérialiste dans cette ex-république soviétique.Le président ukrainien a répété à multiples reprises réclamer que les forces russes quittent purement et simplement le territoire ukrainien.Pour de nouvelles discussions directes, Dmitri Peskov a indiqué samedi qu’elles ne seraient possibles qu’une fois l’échange de prisonniers réalisé.”Il reste à faire ce dont les délégations sont convenues hier. Il s’agit bien sûr avant tout de procéder à l’échange de (prisonniers sur le format) 1.000 contre 1.000″, a-t-il insisté, citant aussi “l’échange” des conditions de chaque camp en vue d’une trêve.Ces dernières semaines, Moscou a pourtant rejeté à plusieurs reprises l’offre ukrainienne de cessez-le-feu, malgré la pression des Européens et des Etats-Unis.Vendredi, le négociateur russe Medinski a cité Napoléon au moment d’expliquer le refus de Moscou: “La guerre et les négociations doivent être menées simultanément”, a-t-il dit à la télévision russe.- Frappe russe meurtrière de drone -Dans ce contexte où l’Ukraine accuse la Russie de gagner du temps, les hostilités se poursuivent sur le terrain en Ukraine.”Un drone ennemi a frappé un bus près de Bilopillia, tuant neuf personnes”, ont indiqué sur Telegram les autorités régionales, publiant des photos d’une carcasse de minibus sur une route.Volodymyr Zelensky a dénonce “un assassinat délibéré de civils”, précisant que sept personnes étaient également blessées et appelant l’Etats-Unis et l’UE à des “sanctions sévères”.”Poutine continue de mener une guerre contre les civils”, a dénoncé pour sa part sur X le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga.Les autorités de la région de Kherson (sud-est) ont, elles, fait état samedi de deux personnes tuées et 13 autres blessées par des frappes russes sur un quartier résidentiel et un camion transportant de l’aide humanitaire. A l’avantage sur le front où elle progresse petit à petit, l’armée russe a, elle revendiqué la prise de la localité d’Alexandropil dans la région ukrainienne orientale de Donetsk.Vendredi, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz et les Premiers ministres britannique Keir Starmer et polonais Donald Tusk avaient pris Donald Trump à témoin et menacé la Russie de sanctions “massives”.”Les propositions de cesser-le-feu, dont je rappelle que c’est une initiative américaine, n’ont pas été respectées par le président Poutine et ses armées”, a martelé M. Macron samedi. Le président américain Donald Trump a lui dit estimer vendredi que seul un sommet entre lui et M. Poutine permettrait une avancée concernant le règlement du conflit.Une telle rencontre est “certainement nécessaire”, a abondé le Kremlin.

La guerre à Gaza au menu d’un sommet de la Ligue arabe à Bagdad

Les pays arabes se réunissent samedi à Bagdad pour discuter de la guerre dans la bande de Gaza et d’autres crises régionales mais le sommet est marqué par l’absence de plusieurs dirigeants, notamment du Golfe où le président américain était en visite cette semaine.Donald Trump avait suscité un tollé plus tôt cette année en déclarant que les Etats-Unis prendraient le contrôle de Gaza et en ferait la “Riviera” du Moyen-Orient, poussant les dirigeants arabes à élaborer, lors d’un sommet en mars au Caire, un plan pour l’après-guerre afin de reconstruire le territoire dévasté par 19 mois de guerre.L’ancien promoteur immobilier a conclu vendredi une tournée en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, marquée par d’étourdissantes annonces économiques et une spectaculaire ouverture vis-à-vis du nouveau pouvoir syrien avec l’annonce d’une levée des sanctions américaines.Les présidents palestinien Mahmoud Abbas et égyptien Abdel Fattah al-Sissi sont arrivés vendredi et samedi dans la capitale irakienne.Parmi les participants figurent également l’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, mais la plupart des dirigeants des pays du Golfe ne feront pas le déplacement, selon une source diplomatique.- Absence du président syrien -Et le président syrien, Ahmed al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 à la tête d’une coalition de groupes islamistes et a été emprisonné des années en Irak sous l’accusation d’appartenir à Al-Qaïda, ne participera pas non plus au sommet après que de puissants hommes politiques irakiens se sont opposés à sa venue.Il est représenté par son ministre ds Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani.L’Irak a été dévastée par plusieurs décennies de conflits et de guerres, notamment après l’invasion menée par les Etats-Unis en 2003, qui a renversé Saddam Hussein et favorisé l’émergence des jihadistes.Ce n’est que récemment que le pays a retrouvé un semblant de stabilité et ses dirigeants espèrent promouvoir une nouvelle image du pays.”Nous ne nous contentons pas de reconstruire l’Irak, nous remodelons également le Moyen-Orient grâce à une politique étrangère équilibrée, un leadership avisé, des initiatives de développement et des partenariats stratégiques”, a écrit récemment dans une tribune le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani.Le sommet est principalement axé sur la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Plus d’un an de bombardements israéliens a ravagé le territoire palestinien et la situation humanitaire y est dramatique, notamment depuis le 2 mars, quand Israël a bloqué toute entrée d’aide.Alors que les discussions en vue d’une trêve semblent dans l’impasse, l’armée israélienne a annoncé samedi le lancement d’une nouvelle offensive majeure à Gaza.- “Rétablir la stabilité régionale” -Le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hussein, a précisé que le sommet approuverait les décisions prises lors de la réunion du Caire en mars pour soutenir la reconstruction de Gaza. Ce plan arabe prévoit un fonds destiné à financer la reconstruction –53 milliards de dollars sur cinq ans– pour le territoire palestinien qui devrait être administré durant une période transitoire par un comité de technocrates palestiniens, avant que l’Autorité palestinienne n’en reprenne le contrôle.Une approche qui apparaît comme une alternative à la proposition largement condamnée de M. Trump qui avait dit vouloir prendre le contrôle du territoire.”Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il déclaré vendredi lors de sa visite aux Emirats arabes unis.Parmi les autres personnalités présentes samedi à Bagdad figurent le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont le pays a reconnu en mai 2024 l’Etat de Palestine.Lors du sommet de samedi l’Egypte présentera aussi sa “vision” sur “les défis auxquels la région est confrontée, en mettant particulièrement l’accent sur les récents développements de la cause palestinienne et les efforts visant à rétablir la stabilité régionale”, selon un communiqué de la présidence au Caire.L’Irak a accueilli pour la dernière fois un sommet de la Ligue arabe en 2012.A la fois un allié important de l’Iran voisin et un partenaire stratégique des Etats-Unis, ce pays s’adonne depuis des années à un exercice d’équilibriste entre les deux ennemis.

La guerre à Gaza au menu d’un sommet de la Ligue arabe à Bagdad

Les pays arabes se réunissent samedi à Bagdad pour discuter de la guerre dans la bande de Gaza et d’autres crises régionales mais le sommet est marqué par l’absence de plusieurs dirigeants, notamment du Golfe où le président américain était en visite cette semaine.Donald Trump avait suscité un tollé plus tôt cette année en déclarant que les Etats-Unis prendraient le contrôle de Gaza et en ferait la “Riviera” du Moyen-Orient, poussant les dirigeants arabes à élaborer, lors d’un sommet en mars au Caire, un plan pour l’après-guerre afin de reconstruire le territoire dévasté par 19 mois de guerre.L’ancien promoteur immobilier a conclu vendredi une tournée en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis, marquée par d’étourdissantes annonces économiques et une spectaculaire ouverture vis-à-vis du nouveau pouvoir syrien avec l’annonce d’une levée des sanctions américaines.Les présidents palestinien Mahmoud Abbas et égyptien Abdel Fattah al-Sissi sont arrivés vendredi et samedi dans la capitale irakienne.Parmi les participants figurent également l’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, mais la plupart des dirigeants des pays du Golfe ne feront pas le déplacement, selon une source diplomatique.- Absence du président syrien -Et le président syrien, Ahmed al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 à la tête d’une coalition de groupes islamistes et a été emprisonné des années en Irak sous l’accusation d’appartenir à Al-Qaïda, ne participera pas non plus au sommet après que de puissants hommes politiques irakiens se sont opposés à sa venue.Il est représenté par son ministre ds Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani.L’Irak a été dévastée par plusieurs décennies de conflits et de guerres, notamment après l’invasion menée par les Etats-Unis en 2003, qui a renversé Saddam Hussein et favorisé l’émergence des jihadistes.Ce n’est que récemment que le pays a retrouvé un semblant de stabilité et ses dirigeants espèrent promouvoir une nouvelle image du pays.”Nous ne nous contentons pas de reconstruire l’Irak, nous remodelons également le Moyen-Orient grâce à une politique étrangère équilibrée, un leadership avisé, des initiatives de développement et des partenariats stratégiques”, a écrit récemment dans une tribune le Premier ministre Mohamed Chia al-Soudani.Le sommet est principalement axé sur la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Plus d’un an de bombardements israéliens a ravagé le territoire palestinien et la situation humanitaire y est dramatique, notamment depuis le 2 mars, quand Israël a bloqué toute entrée d’aide.Alors que les discussions en vue d’une trêve semblent dans l’impasse, l’armée israélienne a annoncé samedi le lancement d’une nouvelle offensive majeure à Gaza.- “Rétablir la stabilité régionale” -Le ministre irakien des Affaires étrangères, Fouad Hussein, a précisé que le sommet approuverait les décisions prises lors de la réunion du Caire en mars pour soutenir la reconstruction de Gaza. Ce plan arabe prévoit un fonds destiné à financer la reconstruction –53 milliards de dollars sur cinq ans– pour le territoire palestinien qui devrait être administré durant une période transitoire par un comité de technocrates palestiniens, avant que l’Autorité palestinienne n’en reprenne le contrôle.Une approche qui apparaît comme une alternative à la proposition largement condamnée de M. Trump qui avait dit vouloir prendre le contrôle du territoire.”Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a-t-il déclaré vendredi lors de sa visite aux Emirats arabes unis.Parmi les autres personnalités présentes samedi à Bagdad figurent le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, et le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, dont le pays a reconnu en mai 2024 l’Etat de Palestine.Lors du sommet de samedi l’Egypte présentera aussi sa “vision” sur “les défis auxquels la région est confrontée, en mettant particulièrement l’accent sur les récents développements de la cause palestinienne et les efforts visant à rétablir la stabilité régionale”, selon un communiqué de la présidence au Caire.L’Irak a accueilli pour la dernière fois un sommet de la Ligue arabe en 2012.A la fois un allié important de l’Iran voisin et un partenaire stratégique des Etats-Unis, ce pays s’adonne depuis des années à un exercice d’équilibriste entre les deux ennemis.

Israël annonce élargir son offensive à Gaza pour vaincre le Hamas

L’armée israélienne a annoncé samedi élargir son offensive pour vaincre le Hamas dans le bande de Gaza, où ses bombardements ont tué dix personnes dans la matinée, selon les secours, après plusieurs jours de pilonnage meurtrier du territoire dévasté et affamé.Malgré une montée en puissance des critiques internationales sur sa conduite du conflit et la catastrophe humanitaire en cours dans le territoire palestinien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée à Gaza pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”, dont l’attaque contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre. Peu après la fin de la tournée dans le Golfe du président américain Donald Trump, qui s’est ému de la faim dans le territoire palestinien, l’armée israélienne a indiqué avoir, “au cours de la journée écoulée, lancé des frappes d’envergure et transféré des forces pour prendre le contrôle de zones de la bande de Gaza”.”Cela s’inscrit dans le cadre des étapes initiales (…) de l’expansion de l’offensive dans la bande de Gaza, dans le but d’atteindre tous les objectifs de la guerre, y compris la libération des otages et la défaite du Hamas”, a-t-elle développé tôt samedi sur les réseaux sociaux.- “Occasion historique” -Le plan, annoncé début mai par le gouvernement Netanyahu, prévoit de pérenniser la présence militaire israélienne à Gaza – dont Israël s’était retiré unilatéralement en 2005 – au prix du déplacement de “la plupart” de ses 2,4 millions d’habitants vers l’extrême sud du territoire.La Défense civile de Gaza a fait état de dix personnes tuées dans la matinée par des raids israéliens à Jabalia (nord) et Khan Younès (sud). Selon cette organisation de secouristes, les bombardements israéliens ont tué au moins 100 personnes vendredi, autant jeudi et fait plus de 80 morts mercredi. Le directeur de l’hôpital indonésien de Beit Lahia, près de Jabalia, Marwan Sultan, décrit à l’AFP une situation “tragique et catastrophique”, après un bombardement samedi matin survenu à proximité. L’établissement est submergé de patients et blessés et manque cruellement “d’unités de sang, de médicaments, de fournitures médicales et chirurgicales” au point de ne “plus pouvoir accueillir de cas critiques”.  La veille, des images de l’AFP ont montré dans cet établissement des habitants, dont des enfants ayant perdu leur mère, se lamenter sur le corps de leurs proches, et des blessés soignés à même le sol au milieu des cris et des pleurs.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.119 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Vendredi, la principale association israélienne de familles d’otages avait appelé Benjamin Netanyahu à ne pas manquer une “occasion historique” pour la libération de leurs proches, s’inquiétant de “l’intensification des attaques” de l’armée. Mais le Premier ministre martèle que seule une pression militaire accrue poussera le mouvement islamiste palestinien, au pouvoir à Gaza depuis 2007, à rendre ses captifs. – “Nettoyage ethnique” -Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent aussi, en accusant le Hamas de la détourner, toute aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants. “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a affirmé au terme de sa tournée dans le Golfe le président américain, que le Hamas a ensuite appelé à faire pression sur le gouvernement Netanyahu pour laisser entrer l’aide humanitaire.Pour le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Volker Türk, “cette dernière vague de bombes obligeant les gens à se déplacer (…), la destruction méthodique de quartiers entiers et le refus de l’aide humanitaire soulignent qu’il semble y avoir une poussée pour un changement démographique permanent à Gaza qui (…) équivaut à un nettoyage ethnique”.Une ONG soutenue par les Etats-Unis et Israël, la Fondation humanitaire de Gaza, a annoncé se préparer à distribuer de l’aide humanitaire à Gaza à la fin du mois. Mais les Nations unies ont exclu toute participation à cette initiative, invoquant des problèmes d'”impartialité, de neutralité (et) d’indépendance”.La guerre à Gaza est au menu samedi à Bagdad d’un sommet arabe, où doit être notamment abordé la question de la reconstruction du territoire palestinien dévasté. 

Israël annonce élargir son offensive à Gaza pour vaincre le Hamas

L’armée israélienne a annoncé samedi élargir son offensive pour vaincre le Hamas dans le bande de Gaza, où ses bombardements ont tué dix personnes dans la matinée, selon les secours, après plusieurs jours de pilonnage meurtrier du territoire dévasté et affamé.Malgré une montée en puissance des critiques internationales sur sa conduite du conflit et la catastrophe humanitaire en cours dans le territoire palestinien, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait averti lundi d’une prochaine entrée “en force” de l’armée à Gaza pour “achever l’opération et vaincre le Hamas”, dont l’attaque contre Israël le 7 octobre 2023 a déclenché la guerre. Peu après la fin de la tournée dans le Golfe du président américain Donald Trump, qui s’est ému de la faim dans le territoire palestinien, l’armée israélienne a indiqué avoir, “au cours de la journée écoulée, lancé des frappes d’envergure et transféré des forces pour prendre le contrôle de zones de la bande de Gaza”.”Cela s’inscrit dans le cadre des étapes initiales (…) de l’expansion de l’offensive dans la bande de Gaza, dans le but d’atteindre tous les objectifs de la guerre, y compris la libération des otages et la défaite du Hamas”, a-t-elle développé tôt samedi sur les réseaux sociaux.- “Occasion historique” -Le plan, annoncé début mai par le gouvernement Netanyahu, prévoit de pérenniser la présence militaire israélienne à Gaza – dont Israël s’était retiré unilatéralement en 2005 – au prix du déplacement de “la plupart” de ses 2,4 millions d’habitants vers l’extrême sud du territoire.La Défense civile de Gaza a fait état de dix personnes tuées dans la matinée par des raids israéliens à Jabalia (nord) et Khan Younès (sud). Selon cette organisation de secouristes, les bombardements israéliens ont tué au moins 100 personnes vendredi, autant jeudi et fait plus de 80 morts mercredi. Le directeur de l’hôpital indonésien de Beit Lahia, près de Jabalia, Marwan Sultan, décrit à l’AFP une situation “tragique et catastrophique”, après un bombardement samedi matin survenu à proximité. L’établissement est submergé de patients et blessés et manque cruellement “d’unités de sang, de médicaments, de fournitures médicales et chirurgicales” au point de ne “plus pouvoir accueillir de cas critiques”.  La veille, des images de l’AFP ont montré dans cet établissement des habitants, dont des enfants ayant perdu leur mère, se lamenter sur le corps de leurs proches, et des blessés soignés à même le sol au milieu des cris et des pleurs.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.119 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Vendredi, la principale association israélienne de familles d’otages avait appelé Benjamin Netanyahu à ne pas manquer une “occasion historique” pour la libération de leurs proches, s’inquiétant de “l’intensification des attaques” de l’armée. Mais le Premier ministre martèle que seule une pression militaire accrue poussera le mouvement islamiste palestinien, au pouvoir à Gaza depuis 2007, à rendre ses captifs. – “Nettoyage ethnique” -Depuis le 2 mars, les forces israéliennes bloquent aussi, en accusant le Hamas de la détourner, toute aide humanitaire dans Gaza, vitale pour les 2,4 millions d’habitants. “Nous nous intéressons à Gaza. Et nous allons faire en sorte que cela soit réglé. Beaucoup de gens sont affamés”, a affirmé au terme de sa tournée dans le Golfe le président américain, que le Hamas a ensuite appelé à faire pression sur le gouvernement Netanyahu pour laisser entrer l’aide humanitaire.Pour le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme Volker Türk, “cette dernière vague de bombes obligeant les gens à se déplacer (…), la destruction méthodique de quartiers entiers et le refus de l’aide humanitaire soulignent qu’il semble y avoir une poussée pour un changement démographique permanent à Gaza qui (…) équivaut à un nettoyage ethnique”.Une ONG soutenue par les Etats-Unis et Israël, la Fondation humanitaire de Gaza, a annoncé se préparer à distribuer de l’aide humanitaire à Gaza à la fin du mois. Mais les Nations unies ont exclu toute participation à cette initiative, invoquant des problèmes d'”impartialité, de neutralité (et) d’indépendance”.La guerre à Gaza est au menu samedi à Bagdad d’un sommet arabe, où doit être notamment abordé la question de la reconstruction du territoire palestinien dévasté. 

Une vidéo relance la polémique sur le sort des orques du Marineland d’Antibes

Une vidéo montrant les orques et les dauphins du Marineland d’Antibes (Alpes-Maritimes) tourner en rond dans des bassins qui donnent l’impression d’être à l’abandon a relancé cette semaine la polémique sur le sort des cétacés, dans l’impasse depuis le veto espagnol à leur transfert.”Le temps presse !”, a lancé l’ONG TideBreakers, basée au Canada. Alors que le parc a définitivement fermé au public le 5 janvier, les orques Wikie (24 ans) et son fils Keijo (11 ans) “attendent leur sort dans des bassins décrépits” et les douze dauphins “sont laissés à l’abandon dans des bassins infestés d’algues”.Les images tournées début mai à l’aide d’un drone montrent les deux orques et les dauphins seuls dans des bassins aux bords verts d’algues, au milieu des installations vides et saumâtres des autres animaux déjà transférés.Contactée par l’AFP, la direction du parc a assuré que les bassins des orques et des dauphins restaient entretenus avec soin et qu’une cinquantaine de salariés œuvraient encore au bien-être des animaux.Quant aux algues visibles sur les images, il s’agirait d’un phénomène habituel. Des pores d’algues présentes dans l’eau de mer filtrée, qui alimente les bassins, se développeraient chaque printemps, quand l’eau se réchauffe. Elles ne seraient pas nocives pour les animaux et seraient régulièrement retirées par brossage.Une version confirmée à l’AFP par Mike Riddel, qui a dirigé le parc pendant 26 ans avant d’être limogé sans ménagement lors d’un changement de propriétaire en 2006.Des photos de l’AFP montrent également qu’en mai 2020, quand le parc avait invité la presse pour présenter un bébé dauphin, les bords de son bassin étaient recouverts des mêmes fines algues.Mais les images de TideBreakers, très partagées sur les réseaux sociaux, ont provoqué de vives réactions. Certains salariés du parc ont même reçu des menaces de mort, dénonce la direction.- Hypothétique sanctuaire -Le parc partage cependant l’analyse des ONG sur la nécessité de trouver une solution de toute urgence. Et si les échanges se poursuivent avec le ministère de la Transition écologique, rien n’avance.Contacté par l’AFP, le cabinet de la ministre, Agnès Pannier-Runacher, a affirmé que les autorités veillaient “à ce que les animaux continuent d’être accueillis dans de bonnes conditions, en attente de leur future destination”, et que le parc était à la recherche “de solutions alternatives” pour la suite.Fermé en raison du désamour du public pour ce modèle de parc et de la loi de 2021 sur le bien-être animal qui interdira à partir de fin 2026 les spectacles de cétacés, sa principale attraction, Marineland souhaitait transférer ses orques dans un autre parc au Japon.Mais le gouvernement s’y est opposé en novembre 2024, exigeant un transfert dans un parc européen, aux normes plus protectrices. Le seul équipé pour des orques se trouve en Espagne à Tenerife, mais mi-avril Madrid a mis son veto, estimant que ces installations “ne répondaient pas aux exigences”, selon l’entourage de Mme Pannier-Runacher.En attendant, plusieurs ONG comme One Voice et Sea Shepherd, inquiètes pour la santé de Wikie et Keijo, alors que deux autres orques du parc sont mortes depuis 18 mois, demandent à pouvoir envoyer des spécialistes à leur chevet et proposent de subvenir à une partie des frais.A plus long terme, la ministre et les ONG plaident pour l’établissement d’un sanctuaire marin, où les orques et les dauphins, eux aussi refusés en Espagne, pourraient être pris en charge en semi-liberté. Tous nés en captivité, ils sont incapables de survivre seuls. Mais aucun site n’est prêt. Et pour Mike Riddel, cette idée de sanctuaire est un fantasme.”Il ne suffit pas de mettre un grillage et de balancer du poisson aux orques deux fois par jour. Il faut des installations pour pouvoir les manipuler quand elles ont besoin de soins, il faut des soigneurs pour leur faire faire de l’exercice tous les jours, des gardiens pour empêcher le public de venir les embêter…”, énumère-t-il.Cela coûterait deux à trois millions d’euros par an, alors que Wikie et Keijo peuvent encore vivre des dizaines d’années… si elles sont bien traitées.

Inondations: A Kinshasa, la guerre contre les “constructions anarchiques”

“Nos maisons détruites et nos affaires volées, où irons-nous ?” s’indigne Passy, une mère de famille de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), en regardant une pelleteuse en train de démolir son logement.Après de graves inondations qui ont fait plusieurs dizaines de morts début avril dans la mégalopole surpeuplée, les autorités congolaises ont entamé une campagne de démolition des constructions anarchiques installées sur les rives du fleuve Congo, où les bilans sont souvent lourds après chaque déluge s’abattant sur ce vaste pays équatorial.  “Les autorités, ayez pitié de nous, pourquoi nous traiter de la sorte?”, implore Passy en vain. Le ministre provincial des Infrastructures et des Travaux publics a fait le déplacement pour superviser l’opération de démolition à Ngaliema, un quartier du nord-ouest de la ville de quelque 17 millions d’habitants, touché par les dernières inondations. La maison de Passy fait partie des quinze parcelles condamnées par les autorités. Une goutte d’eau toutefois au regard des immenses bidonvilles qui s’étendent en périphérie de Kinshasa.  “Vous condamnez l’État en disant qu’il n’agit pas. Maintenant on veut agir”, rétorque le ministre Alain Tshilungu devant la presse. La veille, la Ville de Kinshasa a annoncé le début effectif de l’opération annoncée en novembre dernier.La pelleteuse s’attaque ensuite à un immeuble construit illégalement au bord d’une rivière.- “Plus grand-chose” -La famille qui l’occupe sort précipitamment. Une mère, son jeune fils et ses deux fillettes se blottissent les uns contre les autres, hagards, devant un petit tas d’effets personnels sauvés de la démolition et éparpillés sur le sol. La jeune femme dit n’avoir “pas la force” de commenter la décision des autorités. Après une dizaine de coups, les murs cèdent et l’édifice s’effondre sous un épais nuage de poussière. Un chien apeuré s’échappe des décombres. Peu après, ce sont les riverains qui envahissent les lieux et pillent tout ce qu’ils peuvent: portes, fenêtres, lavabos ou même cuves de toilettes. Augustin Masudi, un occupant de l’immeuble, regarde le spectacle, les yeux larmoyants. Ce père de six enfants a réussi à sauver un matelas, un congélateur et quelques affaires de l’endroit où il vivait depuis trois ans. “Il ne nous reste plus grand-chose, tout est pillé. Les autorités devraient nous accorder une ou deux semaines de préavis” se désole-t-il, la voix nouée.Dady Kasongo, une autre victime de l’opération, semble tétanisé derrière ses lunettes noires. Il a investi “des milliers de dollars” en matériaux pour construire sa maison, démolie sous ses yeux avant même la fin des travaux.Selon lui, les parcelles ont été “enregistrées en bonne et due forme” auprès des services de l’État et il espère pouvoir obtenir des réparations.Mais ce combat a peu de chances d’aboutir. “Ce que nous faisons ce n’est pas une démolition méchante, c’est plutôt une récupération de l’emprise publique de l’État”, affirme le ministre Tshilungu, qui rappelle que les berges et lits de rivières sont des zones interdites à la construction. Dans un pays classé parmi les plus pauvres au monde et en proie à une forte corruption, nombre de propriétaires ont reçu des “permis de construire frauduleux”, selon les autorités locales.Les opérations de démolition se suivent et se ressemblent à Kinshasa depuis des décennies, sans parvenir à régler ni le problème de l’engorgement urbain, ni l’absence d’infrastructures adaptées à la forte croissance démographique. Selon les experts, le changement climatique accentue les phénomènes extrêmes en Afrique, qui pourraient toucher jusqu’à 118 millions d’Africains d’ici 2030.