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Les Portugais rappelés aux urnes, la droite au pouvoir favorite

Les Portugais votent dimanche afin d’élire leurs députés pour la troisième fois depuis 2022, lors d’élections législatives qui pourraient permettre au Premier ministre sortant, Luis Montenegro, de renforcer son étroite majorité de droite modérée après une année au pouvoir.”Voter encore une fois”, titrait en Une le journal de référence Publico, qui s’interrogeait sur l’issue du scrutin: “nouvelle majorité ou nouvelle impasse?”.La réponse est attendue à partir de 20H00 locales (19H00 GMT), lorsque les télévisions dévoileront leurs sondages sortie des urnes, après la fermeture des derniers bureaux de vote.Avocat de 52 ans, M. Montenegro est le personnage central de ces élections anticipées, qu’il a lui-même provoquées en démissionnant en mars sur fond de soupçons de conflit d’intérêts concernant les activités d’une société de conseil enregistrée à son domicile et au nom de ses enfants.”Personne n’a jamais été aussi transparent que moi”, a-t-il assuré lors de son dernier meeting, en réponse au chef de l’opposition socialiste, Pedro Nuno Santos, qui l’a accusé de “mêler politique et affaires” en touchant de l’argent d’entreprises privées après son entrée en fonctions.Les études d’opinion montrent toutefois que “l’électorat portugais affiche une certaine tolérance face à ce genre de question, et celle-ci n’a clairement pas pris l’ampleur que l’opposition espérait”, selon la politologue Filipa Raimundo, de l’Institut universitaire de Lisbonne ISCTE.- “Confiance” et “stabilité” -La coalition gouvernementale, l’Alliance démocratique (AD), était ainsi créditée de 34% des intentions de vote, contre 26% pour le Parti socialiste (PS), dans le dernier sondage publié par les médias locaux.Le parti d’extrême droite Chega (“Assez”) pourrait recueillir 19% des voix, soit un peu plus que son score aux législatives de mars 2024, et ainsi consolider son statut de troisième force politique du pays.D’après cette enquête, l’AD de Luis Montenegro pourrait obtenir jusqu’à 95 sièges sur 230 et resterait donc en deçà du seuil de 116 députés synonyme de majorité absolue.Comme le Premier ministre a toujours refusé de gouverner avec le soutien de l’extrême droite, il espère tout de même arriver à former une majorité plus solide en scellant un accord avec la formation Initiative libérale, créditée de 7% des intentions de vote.”J’ai beaucoup de confiance dans les Portugais et la stabilité que nous pouvons obtenir avec ces élections”, a déclaré M. Montenegro après avoir voté dans son fief de Espinho, ville côtière du nord du pays.Doté d’une majorité relative, il était jusqu’ici pris en tenaille par l’extrême droite et le Parti socialiste, battu de justesse en 2024 après huit années au pouvoir.- Politique migratoire -“Les autres partis ne laissaient pas le gouvernement gouverner. (…) J’espère que l’AD gagne pour une stabilité de longue durée”, a témoigné à l’AFP Navin Ranchhonddas, un retraité d’origine indienne âgé de 77 ans vivant dans un quartier résidentiel de Lisbonne.”C’est toujours important de venir voter, surtout pour essayer de clarifier la situation politique”, a souligné Ana Figueira, une assistante hospitalière de 57 ans, après avoir jeté son bulletin dans un bureau de la banlieue sud de la capitale portugaise.L’autre incertitude du scrutin concerne le résultat de l’extrême droite, qui a connu une croissance fulgurante depuis la fondation de Chega, en 2019. L’an dernier, cette formation a obtenu 18% des voix, passant de 12 à 50 députés.La campagne de son président André Ventura, un ancien commentateur de football de 42 ans, a été perturbée par deux malaises dont il a été victime devant les caméras de télévision.Mais le débat politique s’est porté sur des thèmes favorables à la rhétorique d’extrême droite, comme l’éthique des responsables politiques ou l’immigration.Le Portugal a vu le nombre d’étrangers quadrupler depuis 2017, atteignant désormais environ 15% de la population totale de 10 millions d’habitants, et l’exécutif de M. Montenegro a déjà durcit la politique migratoire du pays, qui était une des plus souples d’Europe sous le précédent gouvernement socialiste d’Antonio Costa.

Les Portugais rappelés aux urnes, la droite au pouvoir favorite

Les Portugais votent dimanche afin d’élire leurs députés pour la troisième fois depuis 2022, lors d’élections législatives qui pourraient permettre au Premier ministre sortant, Luis Montenegro, de renforcer son étroite majorité de droite modérée après une année au pouvoir.”Voter encore une fois”, titrait en Une le journal de référence Publico, qui s’interrogeait sur l’issue du scrutin: “nouvelle majorité ou nouvelle impasse?”.La réponse est attendue à partir de 20H00 locales (19H00 GMT), lorsque les télévisions dévoileront leurs sondages sortie des urnes, après la fermeture des derniers bureaux de vote.Avocat de 52 ans, M. Montenegro est le personnage central de ces élections anticipées, qu’il a lui-même provoquées en démissionnant en mars sur fond de soupçons de conflit d’intérêts concernant les activités d’une société de conseil enregistrée à son domicile et au nom de ses enfants.”Personne n’a jamais été aussi transparent que moi”, a-t-il assuré lors de son dernier meeting, en réponse au chef de l’opposition socialiste, Pedro Nuno Santos, qui l’a accusé de “mêler politique et affaires” en touchant de l’argent d’entreprises privées après son entrée en fonctions.Les études d’opinion montrent toutefois que “l’électorat portugais affiche une certaine tolérance face à ce genre de question, et celle-ci n’a clairement pas pris l’ampleur que l’opposition espérait”, selon la politologue Filipa Raimundo, de l’Institut universitaire de Lisbonne ISCTE.- “Confiance” et “stabilité” -La coalition gouvernementale, l’Alliance démocratique (AD), était ainsi créditée de 34% des intentions de vote, contre 26% pour le Parti socialiste (PS), dans le dernier sondage publié par les médias locaux.Le parti d’extrême droite Chega (“Assez”) pourrait recueillir 19% des voix, soit un peu plus que son score aux législatives de mars 2024, et ainsi consolider son statut de troisième force politique du pays.D’après cette enquête, l’AD de Luis Montenegro pourrait obtenir jusqu’à 95 sièges sur 230 et resterait donc en deçà du seuil de 116 députés synonyme de majorité absolue.Comme le Premier ministre a toujours refusé de gouverner avec le soutien de l’extrême droite, il espère tout de même arriver à former une majorité plus solide en scellant un accord avec la formation Initiative libérale, créditée de 7% des intentions de vote.”J’ai beaucoup de confiance dans les Portugais et la stabilité que nous pouvons obtenir avec ces élections”, a déclaré M. Montenegro après avoir voté dans son fief de Espinho, ville côtière du nord du pays.Doté d’une majorité relative, il était jusqu’ici pris en tenaille par l’extrême droite et le Parti socialiste, battu de justesse en 2024 après huit années au pouvoir.- Politique migratoire -“Les autres partis ne laissaient pas le gouvernement gouverner. (…) J’espère que l’AD gagne pour une stabilité de longue durée”, a témoigné à l’AFP Navin Ranchhonddas, un retraité d’origine indienne âgé de 77 ans vivant dans un quartier résidentiel de Lisbonne.”C’est toujours important de venir voter, surtout pour essayer de clarifier la situation politique”, a souligné Ana Figueira, une assistante hospitalière de 57 ans, après avoir jeté son bulletin dans un bureau de la banlieue sud de la capitale portugaise.L’autre incertitude du scrutin concerne le résultat de l’extrême droite, qui a connu une croissance fulgurante depuis la fondation de Chega, en 2019. L’an dernier, cette formation a obtenu 18% des voix, passant de 12 à 50 députés.La campagne de son président André Ventura, un ancien commentateur de football de 42 ans, a été perturbée par deux malaises dont il a été victime devant les caméras de télévision.Mais le débat politique s’est porté sur des thèmes favorables à la rhétorique d’extrême droite, comme l’éthique des responsables politiques ou l’immigration.Le Portugal a vu le nombre d’étrangers quadrupler depuis 2017, atteignant désormais environ 15% de la population totale de 10 millions d’habitants, et l’exécutif de M. Montenegro a déjà durcit la politique migratoire du pays, qui était une des plus souples d’Europe sous le précédent gouvernement socialiste d’Antonio Costa.

Au moins 33 Palestiniens tués dans un pilonnage israélien à Gaza selon les secours

La Défense civile locale a annoncé la mort de 33 Palestiniens, la plupart des enfants, dans des frappes israéliennes dimanche dans la bande de Gaza, où Israël a intensifié sa campagne aérienne et terrestre malgré les pressions internationales pour cesser la guerre.Après des dizaines de morts rapportés quotidiennement ces derniers jours à Gaza, la Défense civile a fait état de 22 Palestiniens tués et 100 blessés “dans des frappes avant l’aube sur des tentes de déplacés dans la zone d’Al-Mawassi” près de Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien dévasté et assiégé. A Jabalia (nord), sept personnes ont été tuées dans un raid israélien contre leur maison et quatre ont péri à Al-Zawayda (centre) et à Khan Younès, selon le porte-parole de l’organisation de secours, Mahmoud Bassal. “Plus de la moitié des 33 martyrs sont des enfants”, a-t-il dit.A l’hôpital Nasser de Khan Younès, où les victimes ont été transportées à bord d’ambulances, des corps couverts de draps blancs sur lesquels sont inscrits les noms des morts sont placés à même le sol, selon des images de l’AFP. A côté, des proches pleurent.Sur le lieu des frappes à Al-Mawassi, des Palestiniens tentent de récupérer ce qui reste de leurs effets après la destruction de leurs tentes. “J’ai entendu le bruit des explosions, puis les vitres et les pierres sont tombées sur moi. Il n’y avait que poussière”, raconte Saleh Hamida après la frappe qui a détruit une habitation voisine à al-Zawayda.- “Pas le moment de reculer” -Le ministère de la Santé du Hamas a en outre accusé Israël d’assiéger l’hôpital indonésien dans le nord de Gaza. “Un état de panique et de confusion règne parmi les patients, les blessés et les équipes médicales”, selon lui.La veille, l’armée israélienne a annoncé “l’expansion” de son offensive avec des “frappes d’envergure” et l’acheminement de forces pour “prendre le contrôle de zones” de Gaza.Objectif: “la libération des otages et la défaite du Hamas”, a-t-elle affirmé, en allusion aux otages enlevés durant l’attaque d’une violence sans précédent contre Israël menée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas.En riposte à cette attaque, Israël a juré de détruire le Hamas et son armée a lancé une offensive à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de morts, poussé les quelque 2,4 millions d’habitants à se déplacer plusieurs fois et provoqué un désastre humanitaire.Parallèlement à l’intensification des opérations israéliennes, le Hamas a annoncé samedi la reprise de négociations indirectes avec Israël à Doha “sans aucune condition préalable”.Le même jour, le Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré que ce dernier était “en contact permanent” avec la délégation israélienne et avait ordonné aux négociateurs “de rester à Doha pour le moment”.Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite, a de nouveau dit son opposition à tout accord, affirmant que “ce n’est pas le moment de reculer”.- “Tout un peuple” -Après le blocage de négociations pour prolonger une trêve qui a duré deux mois, Israël a repris le 18 mars ses bombardements à Gaza. En outre, depuis le 2 mars, il bloque l’entrée de toute aide humanitaire vitale pour la population du territoire.Début mai, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé un plan pour “la conquête” de Gaza, d’où Israël s’était unilatéralement retiré en 2005 après 38 ans d’occupation.Allié d’Israël, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré, après un appel téléphonique samedi avec M. Netanyahu, que sans accord sur la libération des otages, “nous anticipons qu’Israël poursuivra ses opérations”.A l’étranger, les appels se sont multipliés pour cesser la guerre. Il faut “arrêter le massacre à Gaza”, a déclaré le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. “Ca suffit”, a lancé le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani.”Tout un peuple est soumis à une force militaire écrasante et disproportionnée”, a déclaré le président du Conseil européen Antonio Costa.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont tué au moins 53.272 Gazaouis, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Au moins 33 Palestiniens tués dans un pilonnage israélien à Gaza selon les secours

La Défense civile locale a annoncé la mort de 33 Palestiniens, la plupart des enfants, dans des frappes israéliennes dimanche dans la bande de Gaza, où Israël a intensifié sa campagne aérienne et terrestre malgré les pressions internationales pour cesser la guerre.Après des dizaines de morts rapportés quotidiennement ces derniers jours à Gaza, la Défense civile a fait état de 22 Palestiniens tués et 100 blessés “dans des frappes avant l’aube sur des tentes de déplacés dans la zone d’Al-Mawassi” près de Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien dévasté et assiégé. A Jabalia (nord), sept personnes ont été tuées dans un raid israélien contre leur maison et quatre ont péri à Al-Zawayda (centre) et à Khan Younès, selon le porte-parole de l’organisation de secours, Mahmoud Bassal. “Plus de la moitié des 33 martyrs sont des enfants”, a-t-il dit.A l’hôpital Nasser de Khan Younès, où les victimes ont été transportées à bord d’ambulances, des corps couverts de draps blancs sur lesquels sont inscrits les noms des morts sont placés à même le sol, selon des images de l’AFP. A côté, des proches pleurent.Sur le lieu des frappes à Al-Mawassi, des Palestiniens tentent de récupérer ce qui reste de leurs effets après la destruction de leurs tentes. “J’ai entendu le bruit des explosions, puis les vitres et les pierres sont tombées sur moi. Il n’y avait que poussière”, raconte Saleh Hamida après la frappe qui a détruit une habitation voisine à al-Zawayda.- “Pas le moment de reculer” -Le ministère de la Santé du Hamas a en outre accusé Israël d’assiéger l’hôpital indonésien dans le nord de Gaza. “Un état de panique et de confusion règne parmi les patients, les blessés et les équipes médicales”, selon lui.La veille, l’armée israélienne a annoncé “l’expansion” de son offensive avec des “frappes d’envergure” et l’acheminement de forces pour “prendre le contrôle de zones” de Gaza.Objectif: “la libération des otages et la défaite du Hamas”, a-t-elle affirmé, en allusion aux otages enlevés durant l’attaque d’une violence sans précédent contre Israël menée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas.En riposte à cette attaque, Israël a juré de détruire le Hamas et son armée a lancé une offensive à Gaza qui a fait des dizaines de milliers de morts, poussé les quelque 2,4 millions d’habitants à se déplacer plusieurs fois et provoqué un désastre humanitaire.Parallèlement à l’intensification des opérations israéliennes, le Hamas a annoncé samedi la reprise de négociations indirectes avec Israël à Doha “sans aucune condition préalable”.Le même jour, le Likoud, le parti du Premier ministre Benjamin Netanyahu, a déclaré que ce dernier était “en contact permanent” avec la délégation israélienne et avait ordonné aux négociateurs “de rester à Doha pour le moment”.Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite, a de nouveau dit son opposition à tout accord, affirmant que “ce n’est pas le moment de reculer”.- “Tout un peuple” -Après le blocage de négociations pour prolonger une trêve qui a duré deux mois, Israël a repris le 18 mars ses bombardements à Gaza. En outre, depuis le 2 mars, il bloque l’entrée de toute aide humanitaire vitale pour la population du territoire.Début mai, le gouvernement de Benjamin Netanyahu a annoncé un plan pour “la conquête” de Gaza, d’où Israël s’était unilatéralement retiré en 2005 après 38 ans d’occupation.Allié d’Israël, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a déclaré, après un appel téléphonique samedi avec M. Netanyahu, que sans accord sur la libération des otages, “nous anticipons qu’Israël poursuivra ses opérations”.A l’étranger, les appels se sont multipliés pour cesser la guerre. Il faut “arrêter le massacre à Gaza”, a déclaré le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez. “Ca suffit”, a lancé le chef de la diplomatie italienne Antonio Tajani.”Tout un peuple est soumis à une force militaire écrasante et disproportionnée”, a déclaré le président du Conseil européen Antonio Costa.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont tué au moins 53.272 Gazaouis, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Foule de fidèles et dirigeants étrangers à la messe inaugurale de Léon XIV

Dix jours après son élection à la tête de l’Eglise catholique, Léon XIV s’est offert dimanche matin son premier bain de foule place Saint-Pierre avant la messe d’inauguration de son pontificat, en présence de dizaines de milliers de fidèles et de dirigeants étrangers dont le vice-président américain JD Vance.Cette messe solennelle riche en rites et symboles, qui débutera à 10H00 (08H00 GMT) sur la place Saint-Pierre de Rome encadrée par un lourd dispositif de sécurité, marque le début officiel du pontificat du premier pape américain de l’histoire deux fois millénaire de l’Eglise catholique.Robert Francis Prevost, élu le 8 mai après un conclave de 24 heures, y recevra à cette occasion les emblèmes pontificaux, le pallium, bande d’étoffe qui se porte sur la chasuble, et l’anneau du pêcheur, une bague rendue inutilisable après la mort de chaque pape.Avant la messe, le pape de 69 ans, qui a passé plus de 20 ans au Pérou, est allé en papamobile au contact des fidèles, un exercice très apprécié de son prédécesseur François. Debout et souriant à bord du petit véhicule blanc, il a salué et béni la foule qui l’a applaudi, certains criant son nom, d’autres agitant des drapeaux de leur pays d’origine.”L’atmosphère est festive et joyeuse, dans l’espérance d’un avenir meilleur”, a confié à l’AFP Giovanni Milano, un Sicilien de 31 ans. Inacia Lisboa, une Cap-Verdienne de 71 ans vivant à Rome, dit s’être “levée à l’aube pour voir le nouveau pape”, dont elle apprécie le “charisme” et attend “qu’il prie pour nous tous et la paix dans le monde, dont nous avons tant besoin”. “C’est la chose la plus importante, le reste suivra, comme on dit”, a-t-elle ajouté.Son homélie devrait donner le ton de son pontificat, au terme d’une première semaine chargée lors de laquelle il a appelé à la paix, au dialogue et à davantage de justice sociale.Le vice-président américain JD Vance – dernier dirigeant à rencontrer le pape François, le 20 avril à la veille de sa mort – sera présent aux côtés du secrétaire d’Etat Marco Rubio, ces deux responsables étant d’ailleurs de fervents catholiques.L’élection de Léon XIV, natif de Chicago, a suscité un vif enthousiasme aux Etats-Unis même s’il s’était opposé à la politique antimigratoire de l’administration Trump, notamment sur son compte X, supprimé depuis.Sont également attendus les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky, israélien Isaac Herzog et nigérian Bola Ahmed Tinubu, ainsi que leur homologue péruvienne Dina Boluarte. Le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre français François Bayrou, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen seront aussi place Saint-Pierre.- Cérémonial millimétré -Du côté des têtes couronnées, le roi et la reine Philippe et Mathilde de Belgique, Felipe VI et Letizia d’Espagne, le prince Edouard d’Edimbourg ont, entre autres, annoncé leur présence.Bien qu’aucun pape n’ait été couronné lors d’une messe d’investiture depuis Paul VI en 1963, l’événement demeure grandiose et empreint de traditions.Après s’être recueilli devant le tombeau de Saint Pierre, sous l’autel central de la basilique, le nouveau guide spirituel des 1,4 milliard de catholiques se rendra en procession jusqu’à la place pour la messe célébrée en plusieurs langues et retransmise en direct en mondovision.À l’issue de la cérémonie, le pape saluera une par une les délégations des chefs d’État à l’intérieur de la plus grande église du monde.Comme pour les funérailles de François le 26 avril, les autorités italiennes ont annoncé des mesures de sécurité drastiques avec 5.000 membres des forces de l’ordre et 2.000 volontaires de la protection civile déployés dans la capitale italienne.Des tireurs d’élite, des plongeurs, une couverture aérienne de l’armée de l’air et des opérations anti-drones seront également mis en place.Les fidèles et visiteurs qui ne pourront pas accéder à la place pourront suivre la cérémonie sur des écrans géants installés sur la Via della Conciliazione, la grande avenue menant au Vatican.Au cours de sa première semaine en tant que pape, Léon XIV a profité de ses audiences pour lancer ses premiers appels, de la libération des journalistes emprisonnés à la proposition de médiation aux belligérants du monde entier.Devant le corps diplomatique vendredi, il a insisté sur son engagement social et appelé à lutter contre les “inégalités mondiales” et les “conditions de travail indignes”, dans la lignée de Léon XIII (1878-1903), artisan de la doctrine sociale de l’Eglise.Sur une note plus légère, le pape, passionné de tennis, a également reçu au Vatican le N.1 mondial, l’Italien Jannik Sinner, qui lui a offert une raquette.

Foule de fidèles et dirigeants étrangers à la messe inaugurale de Léon XIV

Dix jours après son élection à la tête de l’Eglise catholique, Léon XIV s’est offert dimanche matin son premier bain de foule place Saint-Pierre avant la messe d’inauguration de son pontificat, en présence de dizaines de milliers de fidèles et de dirigeants étrangers dont le vice-président américain JD Vance.Cette messe solennelle riche en rites et symboles, qui débutera à 10H00 (08H00 GMT) sur la place Saint-Pierre de Rome encadrée par un lourd dispositif de sécurité, marque le début officiel du pontificat du premier pape américain de l’histoire deux fois millénaire de l’Eglise catholique.Robert Francis Prevost, élu le 8 mai après un conclave de 24 heures, y recevra à cette occasion les emblèmes pontificaux, le pallium, bande d’étoffe qui se porte sur la chasuble, et l’anneau du pêcheur, une bague rendue inutilisable après la mort de chaque pape.Avant la messe, le pape de 69 ans, qui a passé plus de 20 ans au Pérou, est allé en papamobile au contact des fidèles, un exercice très apprécié de son prédécesseur François. Debout et souriant à bord du petit véhicule blanc, il a salué et béni la foule qui l’a applaudi, certains criant son nom, d’autres agitant des drapeaux de leur pays d’origine.”L’atmosphère est festive et joyeuse, dans l’espérance d’un avenir meilleur”, a confié à l’AFP Giovanni Milano, un Sicilien de 31 ans. Inacia Lisboa, une Cap-Verdienne de 71 ans vivant à Rome, dit s’être “levée à l’aube pour voir le nouveau pape”, dont elle apprécie le “charisme” et attend “qu’il prie pour nous tous et la paix dans le monde, dont nous avons tant besoin”. “C’est la chose la plus importante, le reste suivra, comme on dit”, a-t-elle ajouté.Son homélie devrait donner le ton de son pontificat, au terme d’une première semaine chargée lors de laquelle il a appelé à la paix, au dialogue et à davantage de justice sociale.Le vice-président américain JD Vance – dernier dirigeant à rencontrer le pape François, le 20 avril à la veille de sa mort – sera présent aux côtés du secrétaire d’Etat Marco Rubio, ces deux responsables étant d’ailleurs de fervents catholiques.L’élection de Léon XIV, natif de Chicago, a suscité un vif enthousiasme aux Etats-Unis même s’il s’était opposé à la politique antimigratoire de l’administration Trump, notamment sur son compte X, supprimé depuis.Sont également attendus les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky, israélien Isaac Herzog et nigérian Bola Ahmed Tinubu, ainsi que leur homologue péruvienne Dina Boluarte. Le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre français François Bayrou, la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen seront aussi place Saint-Pierre.- Cérémonial millimétré -Du côté des têtes couronnées, le roi et la reine Philippe et Mathilde de Belgique, Felipe VI et Letizia d’Espagne, le prince Edouard d’Edimbourg ont, entre autres, annoncé leur présence.Bien qu’aucun pape n’ait été couronné lors d’une messe d’investiture depuis Paul VI en 1963, l’événement demeure grandiose et empreint de traditions.Après s’être recueilli devant le tombeau de Saint Pierre, sous l’autel central de la basilique, le nouveau guide spirituel des 1,4 milliard de catholiques se rendra en procession jusqu’à la place pour la messe célébrée en plusieurs langues et retransmise en direct en mondovision.À l’issue de la cérémonie, le pape saluera une par une les délégations des chefs d’État à l’intérieur de la plus grande église du monde.Comme pour les funérailles de François le 26 avril, les autorités italiennes ont annoncé des mesures de sécurité drastiques avec 5.000 membres des forces de l’ordre et 2.000 volontaires de la protection civile déployés dans la capitale italienne.Des tireurs d’élite, des plongeurs, une couverture aérienne de l’armée de l’air et des opérations anti-drones seront également mis en place.Les fidèles et visiteurs qui ne pourront pas accéder à la place pourront suivre la cérémonie sur des écrans géants installés sur la Via della Conciliazione, la grande avenue menant au Vatican.Au cours de sa première semaine en tant que pape, Léon XIV a profité de ses audiences pour lancer ses premiers appels, de la libération des journalistes emprisonnés à la proposition de médiation aux belligérants du monde entier.Devant le corps diplomatique vendredi, il a insisté sur son engagement social et appelé à lutter contre les “inégalités mondiales” et les “conditions de travail indignes”, dans la lignée de Léon XIII (1878-1903), artisan de la doctrine sociale de l’Eglise.Sur une note plus légère, le pape, passionné de tennis, a également reçu au Vatican le N.1 mondial, l’Italien Jannik Sinner, qui lui a offert une raquette.

Deux morts dans le choc d’un voilier mexicain contre le pont de Brooklyn à New York

Un navire-école de la marine mexicaine a heurté le pont de Brooklyn à New York samedi soir, faisant deux morts et 19 blessés dont deux graves alors que les trois mâts du voilier se sont fracassés contre la structure emblématique.Les passants qui profitaient d’une soirée printanière au bord de l’East River ont vu avec stupéfaction le Cuauhtémoc, se diriger toutes voiles déployées et lumières allumées vers le pont, sans que la hauteur ne permette le passage de ses mâts.”Plus tôt dans la soirée, le grand navire Cuauhtémoc de la marine mexicaine a perdu de la puissance et a heurté le pont de Brooklyn”, a posté le maire de New York Eric Adams sur X.Il a précisé que sur les 277 personnes à bord, 19 avaient été blessées, dont deux ans un état critique, tandis que “deux autres sont malheureusement décédées des suites de leurs blessures”.La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, s’est dite “très attristée” après ce “regrettable accident”, dans un message posté sur X. Construit en 1982, le navire, dont la hauteur atteint 48,2 mètres, participe à de nombreux rassemblements de voiliers dans le monde.- “Panique sur le bateau” -Le navire a perdu de la puissance alors que le capitaine le manœuvrait, le forçant à se diriger vers la culée du pont du côté de Brooklyn, a déclaré Wilson Aramboles, chef des opérations spéciales de la police de New York, lors d’une conférence de presse.Plusieurs marins qui se trouvaient sur la partie supérieure du navire ont été blessés lorsque celui-ci a percuté le pont, a-t-il ajouté. Il n’a pas précisé si ces marins figurent parmi les personnes décédées.”C’était la panique sur le bateau”, a raconté auprès de l’AFP Nick Corso, 23 ans, habitant de Brooklyn, qui se tenait près de l’East River.Il s’apprêtait à prendre une photo, mais lorsqu’il a réalisé l’accident qui se préparait, il est passé à la vidéo.”La chose qui m’a surtout frappé, c’est la panique qui régnait sur le bateau. Il y avait un homme à l’arrière qui faisait signe aux gens de s’éloigner de la passerelle où nous nous trouvions”, a-t-il ajouté.Aucune personne à bord “n’est tombée à l’eau, ce qui fait qu’il n’a pas été nécessaire d’activer des opérations de secours”, a indiqué la marine dans un communiqué.Le navire quittait New York peu avant la collision et un énorme drapeau mexicain flottait à l’arrière du navire.Quelques secondes après que le navire a quitté le quai, “nous avons soudainement vu les lumières, la collision avec le pont, et les marins qui sont tous tombés”, a raconté à l’AFP Arturo Acatitla, un habitant de 37 ans.”Les inspections se poursuivent, mais aucun dommage structurel n’a été constaté sur le pont de Brooklyn”, a indiqué le département des transports new-yorkais sur X.Le pont qui relie Brooklyn à Manhattan a été fermé pendant une quarantaine de minutes avant de rouvrir. Les victimes ont été transportées à l’hôpital, a déclaré l’ambassadeur du Mexique Esteban Moctezuma Barragan lors d’une conférence de presse, tandis que des sirènes retentissaient à proximité du lieu de l’accident.”Avec mariachis, danses folkloriques et une communauté en liesse, nous avions célébré son arrivée au quai 17 à Manhattan”, a indiqué l’ambassade mexicaine.Le Cuauhtémoc a subi des dommages lors de “l’incident”, a confirmé la Marine mexicaine dans un communiqué publié sur X.”Le ministère de la Marine réaffirme son engagement envers la sécurité de son personnel, la transparence de ses opérations et l’excellence dans la formation des futurs officiers”, précise le communiqué.Le navire a été déplacé à proximité du pont de Manhattan, a constaté un journaliste de l’AFP.La police de New York a conseillé aux habitants, via X, d’éviter le secteur en raison d’une “circulation dense” et d’une “importante présence de véhicules d’urgence”.Selon le chef des opérations spéciales de la police de New York, le Cuauhtémoc, faisait route vers l’Islande au moment de l’accident.L’incident est la deuxième collision mortelle d’un navire contre un pont aux États-Unis en un peu plus d’un an, après qu’un cargo a percuté un pont à Baltimore en mars 2024, provoquant son effondrement et la mort de six ouvriers.

Deux morts dans le choc d’un voilier mexicain contre le pont de Brooklyn à New York

Un navire-école de la marine mexicaine a heurté le pont de Brooklyn à New York samedi soir, faisant deux morts et 19 blessés dont deux graves alors que les trois mâts du voilier se sont fracassés contre la structure emblématique.Les passants qui profitaient d’une soirée printanière au bord de l’East River ont vu avec stupéfaction le Cuauhtémoc, se diriger toutes voiles déployées et lumières allumées vers le pont, sans que la hauteur ne permette le passage de ses mâts.”Plus tôt dans la soirée, le grand navire Cuauhtémoc de la marine mexicaine a perdu de la puissance et a heurté le pont de Brooklyn”, a posté le maire de New York Eric Adams sur X.Il a précisé que sur les 277 personnes à bord, 19 avaient été blessées, dont deux ans un état critique, tandis que “deux autres sont malheureusement décédées des suites de leurs blessures”.La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, s’est dite “très attristée” après ce “regrettable accident”, dans un message posté sur X. Construit en 1982, le navire, dont la hauteur atteint 48,2 mètres, participe à de nombreux rassemblements de voiliers dans le monde.- “Panique sur le bateau” -Le navire a perdu de la puissance alors que le capitaine le manœuvrait, le forçant à se diriger vers la culée du pont du côté de Brooklyn, a déclaré Wilson Aramboles, chef des opérations spéciales de la police de New York, lors d’une conférence de presse.Plusieurs marins qui se trouvaient sur la partie supérieure du navire ont été blessés lorsque celui-ci a percuté le pont, a-t-il ajouté. Il n’a pas précisé si ces marins figurent parmi les personnes décédées.”C’était la panique sur le bateau”, a raconté auprès de l’AFP Nick Corso, 23 ans, habitant de Brooklyn, qui se tenait près de l’East River.Il s’apprêtait à prendre une photo, mais lorsqu’il a réalisé l’accident qui se préparait, il est passé à la vidéo.”La chose qui m’a surtout frappé, c’est la panique qui régnait sur le bateau. Il y avait un homme à l’arrière qui faisait signe aux gens de s’éloigner de la passerelle où nous nous trouvions”, a-t-il ajouté.Aucune personne à bord “n’est tombée à l’eau, ce qui fait qu’il n’a pas été nécessaire d’activer des opérations de secours”, a indiqué la marine dans un communiqué.Le navire quittait New York peu avant la collision et un énorme drapeau mexicain flottait à l’arrière du navire.Quelques secondes après que le navire a quitté le quai, “nous avons soudainement vu les lumières, la collision avec le pont, et les marins qui sont tous tombés”, a raconté à l’AFP Arturo Acatitla, un habitant de 37 ans.”Les inspections se poursuivent, mais aucun dommage structurel n’a été constaté sur le pont de Brooklyn”, a indiqué le département des transports new-yorkais sur X.Le pont qui relie Brooklyn à Manhattan a été fermé pendant une quarantaine de minutes avant de rouvrir. Les victimes ont été transportées à l’hôpital, a déclaré l’ambassadeur du Mexique Esteban Moctezuma Barragan lors d’une conférence de presse, tandis que des sirènes retentissaient à proximité du lieu de l’accident.”Avec mariachis, danses folkloriques et une communauté en liesse, nous avions célébré son arrivée au quai 17 à Manhattan”, a indiqué l’ambassade mexicaine.Le Cuauhtémoc a subi des dommages lors de “l’incident”, a confirmé la Marine mexicaine dans un communiqué publié sur X.”Le ministère de la Marine réaffirme son engagement envers la sécurité de son personnel, la transparence de ses opérations et l’excellence dans la formation des futurs officiers”, précise le communiqué.Le navire a été déplacé à proximité du pont de Manhattan, a constaté un journaliste de l’AFP.La police de New York a conseillé aux habitants, via X, d’éviter le secteur en raison d’une “circulation dense” et d’une “importante présence de véhicules d’urgence”.Selon le chef des opérations spéciales de la police de New York, le Cuauhtémoc, faisait route vers l’Islande au moment de l’accident.L’incident est la deuxième collision mortelle d’un navire contre un pont aux États-Unis en un peu plus d’un an, après qu’un cargo a percuté un pont à Baltimore en mars 2024, provoquant son effondrement et la mort de six ouvriers.

Pluies et inondations en Argentine: 7.500 évacués dans la région de Buenos Aires

Plus de 7.500 personnes ont été évacuées depuis vendredi dans diverses villes de la province de Buenos Aires, dans le nord de l’Argentine, après des inondations provoquées par des pluies intenses ces derniers jours, ont indiqué samedi les autorités provinciales.Les pluies quasi-ininterrompues, près de cinq fois la normale locale en mai, ont fait déborder rivières et fossés, coupant une demi-douzaine d’axes routiers et submergeant des champs dans cette zone de pampa (plaine) sans relief. Elles ont aussi inondé des rues en grande banlieue de Buenos Aires.Le dernier bulletin officiel de la province, publié samedi soir, a fait état de plus de 3 100 personnes “hébergées dans des centres d’évacuation”, en plus de 4 400 autres personnes secourues de zones inondées “ou qui ont quitté volontairement leurs domiciles dans diverses municipalités”.”Cet événement est absolument extraordinaire, c’est le climat, ça change ; cela s’appelle le changement climatique”, a déclaré le gouverneur Axel Kicillof à la chaîne Crónica TV.Le gouvernement provincial a annoncé avoir déployé quelque 300 agents entre pompiers, protection civile et police, avec l’appui de barques, bateaux pneumatiques et kayaks.Javier Alonso, ministre de la Sécurité de la province, a déclaré lors d’une conférence de presse conjointe avec le gouverneur que “plus de 400 millimètres sont tombés au cours de ces trois jours” et qu’il allait “continuer à pleuvoir”.Il a également demandé à la population de “rester chez elle”, car un front froid “avec beaucoup de vent” est attendu à mesure que la tempête se déplace vers la région voisine d’Entre Ríos.Tant le gouvernement national que provincial ont lancé des opérations d’urgence, envoyant dans les localités les plus touchées des brigades de secours, des équipes techniques, des véhicules de sauvetage et des fournitures pour les réfugiés, comme des matelas, des couvertures, des vêtements secs, de l’eau et de la nourriture.Cependant, certains endroits restaient inaccessibles.Parmi les autoroutes coupées figure la route nationale 9, l’une des plus importantes d’Argentine, qui relie la capitale à la frontière bolivienne et passe par Zárate et Campana, où plusieurs camions et au moins quatre bus sont restés bloqués.Dans les villes de Campana et Zarate, à 80 et 90 km au nord de Buenos Aires, la pluie, quasi-incessante depuis vendredi matin, devait après un bref répit samedi regagner en intensité dans la nuit, selon les prévisions météo.”On a eu un total de 425 mm ces dernières 24 heures, c’est de la folie, on n’avait jamais vu ça”, avec des zones où l’eau est “au-dessus des épaules”, a déclaré à l’AFP Emiliano Riberas, coordinateur des urgences à Zarate. A Campana, plusieurs familles ont dû passer une partie de la nuit sur leur toit dans l’attente des secours, pour échapper à leur maison inondée. “On a perdu tout ce qu’on avait, ce pour quoi on a sué toutes ces années, et on n’a pas d’endroit ou aller”, se désolait samedi matin auprès de l’AFP Manuel Sanchez, sur le point d’être secouru avec ses enfants.Le volume de précipitations depuis vendredi a dépassé celles recensées début mars à Bahia Blanca (600 km au sud de Buenos Aires), où pluies torrentielles et inondations avaient fait 18 morts, a souligné le ministre de Sécurité provincial Javier Alonso.Selon la météorologue Cindy Fernandez, la norme en mai dans cette partie du pays se situe “autour de 70, 80 mm d’eau pour tout le mois. Là, ça a quintuplé”.

Appels au cessez-le-feu à Gaza après l’intensification de l’offensive israélienne

La pression internationale s’accentue pour arriver à une trêve dans la bande de Gaza après l’intensification de l’offensive israélienne visant à “vaincre” le Hamas dans le territoire palestinien dévasté et assiégé.Les secours locaux ont fait état samedi d’au moins 32 morts, en majorité des femmes et des enfants, après l’annonce par l’armée israélienne qu’elle avait “lancé des frappes d’envergure et acheminé des forces pour prendre le contrôle de zones” de Gaza.Son objectif est notamment “la libération des otages et la défaite du Hamas”, a-t-elle précisé, en allusion aux otages enlevés durant l’attaque sanglante du 7-Octobre 2023 qui a déclenché l’offensive israélienne.Alors que le Hamas a annoncé la reprise de négociations indirectes avec Israël à Doha “sans aucune condition préalable”, les appels se sont multipliés pour faire taire les armes.Il faut “arrêter le massacre à Gaza”, a déclaré le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. “Ca suffit”, a lancé le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani.”Tout un peuple est soumis à une force militaire écrasante et disproportionnée”, a déclaré le président du Conseil européen Antonio Costa.- Plan de “conquête” -“A Gaza, la situation des Palestiniens est plus qu’atroce et plus qu’inhumaine”, a fustigé le patron de l’ONU Antonio Guterres, en marge du sommet arabe à Bagdad, demandant un “cessez-le-feu permanent”.Une déclaration finale du sommet arabe a réclamé des pressions internationales accrues pour stopper “l’effusion de sang” à Gaza. Allié d’Israël, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a réitéré samedi sur la chaîne CBS son appel au cessez-le-feu mais a blâmé le Hamas, refusant de se prononcer sur la nouvelle offensive israélienne.Sans accord sur la libération des otages, “nous anticipons qu’Israël poursuivra ses opérations”, a jugé M. Rubio, qui s’est entretenu samedi avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon le Département d’Etat, “de la situation à Gaza et des efforts pour obtenir la libération de tous les otages” retenus par le Hamas.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont tué au moins 53.272 Gazaouis, en majorité des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Israël a juré de détruire le Hamas et son offensive a poussé les quelque 2,4 millions d’habitants à se déplacer plusieurs fois et provoqué un désastre humanitaire.Après le blocage de négociations pour prolonger une trêve qui a duré deux mois, Israël a repris le 18 mars ses bombardements à Gaza. En outre, depuis le 2 mars, il bloque l’entrée de toute aide humanitaire vitale pour la population du territoire.Le gouvernement Netanyahu a annoncé début mai un plan pour “la conquête” de Gaza prévoyant le déplacement de la plupart des habitants vers l’extrême sud du territoire.- “Assez” -Après l’annonce de l’expansion de l’offensive israélienne samedi, la Défense civile palestinienne a fait état de 32 morts dans les bombardements. Une attaque contre une maison à Deir el-Balah (centre) a notamment fait neuf morts y compris un bébé de sept mois, a indiqué à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal. “A qui devons-nous nous plaindre ? A qui devons-nous nous adresser ? Assez de massacre et de tueries, assez de bombardements !”, a crié Jamalat Wadi à Deir al-Balah, où des tentes de déplacés ont été touchées par les frappes.A pied, entassés avec quelques effets personnels dans des camionnettes ou sur des charrettes, des habitants ont continué de fuir Jabalia (nord).D’autres restés sur place, dont des enfants, se bousculent pour recevoir un repas préparé par une association caritative locale.A Tel-Aviv, des centaines d’Israéliens ont de nouveau manifesté contre le gouvernement Netanyahu et appelé à la libération des otages.