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L’Europe veut que l’Ukraine soit partie prenante aux négociations de paix

Les dirigeants européens ont insisté dimanche pour que l’Ukraine soit partie prenante aux négociations américano-russes, en amont du sommet prévu entre Donald Trump et Vladimir Poutine, vendredi en Alaska. Les deux présidents devraient à l’occasion de ce tête-à-tête tenter de trouver une issue pacifique au conflit que le Kremlin a déclenché en février 2022 sur le …

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Dans l’Aude, le gigantesque incendie enfin maîtrisé, la vigilance subsiste

Le gigantesque incendie survenu mardi dans le massif des Corbières a été “maîtrisé” dimanche par les 1.300 pompiers toujours mobilisés, en vigilance maximale, pour éviter des réactivations, comme il y en a eu plusieurs dans la journée.”Le feu est désormais maîtrisé. Ce qui suppose tout de même le maintien de la mobilisation. La mobilisation doit être totale, il s’agit de tenir et ne pas faiblir”, a déclaré Amélie Trioux, directrice de cabinet du préfet de l’Aude, lors d’un point-presse à Lézignan-Corbières.Le colonel Michaël Sabot, commandant adjoint des opérations, a précisé que le défi était maintenant de “noyer les points chauds”, “traiter les 90 km de lisières”, “une période de surveillance active”.”À celles et ceux qui ont lutté sans relâche et qui restent mobilisés, notre gratitude. L’État sera aux côtés des victimes”, a réagit le Premier ministre François Bayrou sur X. “S’ouvre maintenant le temps de la reconstruction, de la réflexion sur un avenir nouveau et de l’espérance”, a-t-il ajouté. Avec les températures caniculaires, peu d’humidité, un vent chaud et sec soufflant à 50 km/h, la journée de dimanche s’annonçait “compliquée”, selon les mots du préfet de l’Aude dans la matinée. – Stratégie payante -Dimanche, “nous avons eu dix réactivations de foyers qui ont été traitées par (les pompiers) au sol et les hélicoptères bombardiers d’eau, qui ont procédé à 22 largages. La stratégie d’attaque massive aéroterrestre s’est poursuivie toute la journée”, a relaté le colonel Sabot.Les températures caniculaires resteront de mise en début de semaine.”Avec les températures qui avoisinent les 40°C, il y a des risques majeurs d’incendie”, pointe Hervé Baro, vice-président du conseil départemental de l’Aude. Dimanche, un vent chaud a soufflé sur les Corbières, rendant l’air brûlant, a constaté une journaliste de l’AFP.Le préfet de l’Aude a interdit l’accès au massifs montagneux du département jusqu’à lundi 7h. “Car toute intervention humaine en dehors des routes dites classiques est un risque”, indique Hervé Baro.Pour travailler “sur les points chauds”, 58 militaires formés aux feux de forêt seront en appui des pompiers dès lundi, a indiqué la préfecture.  Dans un paysage habituellement verdoyant de maquis et de forêts de pins, maisons brûlées, grandes étendues calcinées, vignes en partie détruites par les flammes, témoignent de la violence du pire incendie sur le pourtour méditerranéen depuis un demi-siècle.Sur les collines de Ribaute, lieu de départ de l’incendie, les stigmates du feu marquent toujours le paysage encore cendré, tandis que la circulation de véhicules de pompiers dans cette zone s’intensifie au fil de l’après-midi. – “Guet aérien” -Le bilan de la Sécurité civile fait état de 16.000 hectares parcourus, dont 13.000 brûlés.Les réactivations dimanche se sont produites sur les lisières de cette superficie, qui s’étend sur 30 km de l’ouest vers la Méditerranée. L’incendie est contenu dans une zone où la densité de population est faible, et n’a pas atteint l’autoroute France-Espagne A9, fermée par précaution, avant de rouvrir mercredi. La préfecture appelle touristes et habitants à “éviter toute activité extérieure qui peut présenter un risque, comme les barbecues, il faut redoubler de vigilance”, selon les mots du préfet.L’électricité a été rétablie dans tous les foyers. Si le réseau est toujours endommagé, des groupes électrogènes assurent l’alimentation.  – Accès difficile – Grâce à des bulldozers, 10 km de pistes ont été tracés dans le massif des Corbières pour ouvrir de nouveaux accès et faciliter l’intervention des pompiers dans des zones escarpées, où la végétation est dense.Météo-France a placé l’Aude lundi en vigilance rouge canicule, avec des températures prévues entre 38 et 40°C et un vent soufflant en rafales dans le massif des Corbières.Trente-six maisons ont été détruites, d’autres endommagées, et plus d’une vingtaine de hangars agricoles brûlés, sur les 3.000 bâtis qui ont été défendus par les pompiers, selon la préfecture de l’Aude. Une femme de 65 ans est morte dans sa maison, tandis qu’une habitante a été grièvement brûlée. Quatre autres personnes ont été légèrement blessées. Au journal L’Indépendant, la fille de la victime décédée a affirmé que sa mère n’avait pas été invitée à évacuer son logement, comme l’affirment les autorités. Une enquête sur ce décès est en cours.Dans les rangs des pompiers, 19 ont été blessés, dont un a subi un traumatisme crânien.D’après les premiers éléments de l’enquête, l’incendie a démarré sur le bord d’une route. Des investigations sont en cours pour déterminer les causes de l’incendie et d’établir d’éventuelles responsabilités.

Plan israélien pour Gaza: Netanyahu veut “terminer le travail”

C’est le “meilleur moyen pour terminer la guerre” contre le Hamas à Gaza: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié dimanche le nouveau plan d’opération de l’armée dans le territoire palestinien dévasté et affamé, y promettant par ailleurs une augmentation de l’aide humanitaire.Après 22 mois de guerre, M. Netanyahu est confronté à une très forte pression, en Israël sur le sort des 49 otages encore aux mains du Hamas, et à l’étranger pour faire taire les armes dans la bande de Gaza, où plus de deux millions de Palestiniens assiégés sont menacés d’une “famine généralisée” selon l’ONU.”Nous avons accompli aujourd’hui une grande partie du travail. Nous avons environ 70 à 75% de Gaza sous contrôle militaire israélien”, a déclaré M. Netanyahu, au cours d’une conférence de presse à Jérusalem. “Mais nous avons encore deux bastions restants: ce sont la ville de Gaza et les camps” d’al-Mawasi, 5 km plus loin. – “Pas d’autre choix” -Le plan israélien “est la meilleure façon de terminer la guerre” et “nous n’avons pas d’autre choix pour terminer le travail”, a-t-il affirmé. Le nouveau plan de l’armée “ne vise pas à occuper Gaza, mais à démilitariser Gaza”, a répété M. Netanyahu, résumant: “premièrement, désarmer le Hamas. Deuxièmement, tous les otages sont libérés. Troisièmement, Gaza est démilitarisée. Quatrièmement, Israël exerce un contrôle de sécurité prépondérant. Et cinquièmement, une administration civile pacifique non israélienne”.Le plan israélien a fait l’objet d’un entretien téléphonique dimanche soir entre M. Netanyahu et le président américain Donald Trump, selon le bureau du Premier ministre israélien. Ils ont discuté “des plans israéliens pour prendre le contrôle des derniers bastions du Hamas à Gaza, dans le but de mettre fin à la guerre, de libérer les otages et de vaincre le Hamas”.Un responsable du Hamas, Taher al-Nounou, a accusé le Premier ministre israélien de “continuer de mentir, de tromper et de chercher à induire le public en erreur”. Benjamin Netanyahu “continue d’exploiter la question des prisonniers (les otages, NDLR) comme prétexte pour prolonger l’agression”, a renchéri le Hamas dans un communiqué, accusant l’armée israélienne d’avoir “causé la mort de dizaines” d’otages.”La seule manière de sauvegarder” la vie des otages est de “mettre fin à l’agression et de parvenir à un accord, et non de poursuivre les bombardements et le blocus” israélien imposé à la bande de Gaza, a encore dit le Hamas.M. Netanyahu a d’autre part affirmé que dans le cadre du nouveau plan militaire annoncé pour Gaza, Israël “permettra d’abord à la population civile de quitter en toute sécurité les zones de combat pour se rendre dans des zones sûres désignées”, où “on leur fournira en abondance de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux”.Il a promis des “couloirs protégés” et “d’augmenter le nombre de sites de distribution d’aide de la GHF” (Fondation privée soutenue par les Etats-Unis et Israël), ainsi que les “largages aériens”.- “Gagner la guerre” -“Nous parlons en termes d’un calendrier assez court parce que nous voulons mettre fin à la guerre. (…) Nous allons gagner la guerre, avec ou sans le soutien des autres”, a-t-il enfin lancé, alors que son plan a suscité la réprobation internationale.Le Conseil de sécurité a tenu une réunion urgente dimanche sur le sujet à l’initiative de plusieurs pays européens.Le sous-secrétaire général de l’ONU, Miroslav Jenca, a mis en garde contre les projets militaires israéliens, qui risquent de déclencher “une nouvelle calamité” aux graves conséquences régionales.Indéfectible allié d’Israël, les Etats-Unis ont accusé les pays ayant appelé à la réunion de “prolonger activement la guerre en répandant des mensonges sur Israël”. Les familles des otages enlevés lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 voient dans le nouveau plan israélien une condamnation à mort de leurs proches. Le Hamas a prévenu qu’elle aboutirait à leur “sacrifice”.Des parents d’otages ont appelé à une grève générale pour dimanche prochain.  Sur le plan politique, des ministres d’extrême-droite ont clamé leur désaccord. “Le Premier ministre et le cabinet se sont rendus aux faibles”, a fustigé le ministre des Finances, Bezalel Smotrich. “Je veux tout Gaza, le transfert (de sa population, NDLR) et la colonisation”, a renchéri le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a fait état de 27 personnes tuées par l’armée israélienne dimanche, dont 11 en attendant des distributions de vivres près de centres de la GHF.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes à Gaza ont déjà fait 61.430 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Plan israélien pour Gaza: Netanyahu veut “terminer le travail”

C’est le “meilleur moyen pour terminer la guerre” contre le Hamas à Gaza: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié dimanche le nouveau plan d’opération de l’armée dans le territoire palestinien dévasté et affamé, y promettant par ailleurs une augmentation de l’aide humanitaire.Après 22 mois de guerre, M. Netanyahu est confronté à une très forte pression, en Israël sur le sort des 49 otages encore aux mains du Hamas, et à l’étranger pour faire taire les armes dans la bande de Gaza, où plus de deux millions de Palestiniens assiégés sont menacés d’une “famine généralisée” selon l’ONU.”Nous avons accompli aujourd’hui une grande partie du travail. Nous avons environ 70 à 75% de Gaza sous contrôle militaire israélien”, a déclaré M. Netanyahu, au cours d’une conférence de presse à Jérusalem. “Mais nous avons encore deux bastions restants: ce sont la ville de Gaza et les camps” d’al-Mawasi, 5 km plus loin. – “Pas d’autre choix” -Le plan israélien “est la meilleure façon de terminer la guerre” et “nous n’avons pas d’autre choix pour terminer le travail”, a-t-il affirmé. Le nouveau plan de l’armée “ne vise pas à occuper Gaza, mais à démilitariser Gaza”, a répété M. Netanyahu, résumant: “premièrement, désarmer le Hamas. Deuxièmement, tous les otages sont libérés. Troisièmement, Gaza est démilitarisée. Quatrièmement, Israël exerce un contrôle de sécurité prépondérant. Et cinquièmement, une administration civile pacifique non israélienne”.Le plan israélien a fait l’objet d’un entretien téléphonique dimanche soir entre M. Netanyahu et le président américain Donald Trump, selon le bureau du Premier ministre israélien. Ils ont discuté “des plans israéliens pour prendre le contrôle des derniers bastions du Hamas à Gaza, dans le but de mettre fin à la guerre, de libérer les otages et de vaincre le Hamas”.Un responsable du Hamas, Taher al-Nounou, a accusé le Premier ministre israélien de “continuer de mentir, de tromper et de chercher à induire le public en erreur”. Benjamin Netanyahu “continue d’exploiter la question des prisonniers (les otages, NDLR) comme prétexte pour prolonger l’agression”, a renchéri le Hamas dans un communiqué, accusant l’armée israélienne d’avoir “causé la mort de dizaines” d’otages.”La seule manière de sauvegarder” la vie des otages est de “mettre fin à l’agression et de parvenir à un accord, et non de poursuivre les bombardements et le blocus” israélien imposé à la bande de Gaza, a encore dit le Hamas.M. Netanyahu a d’autre part affirmé que dans le cadre du nouveau plan militaire annoncé pour Gaza, Israël “permettra d’abord à la population civile de quitter en toute sécurité les zones de combat pour se rendre dans des zones sûres désignées”, où “on leur fournira en abondance de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux”.Il a promis des “couloirs protégés” et “d’augmenter le nombre de sites de distribution d’aide de la GHF” (Fondation privée soutenue par les Etats-Unis et Israël), ainsi que les “largages aériens”.- “Gagner la guerre” -“Nous parlons en termes d’un calendrier assez court parce que nous voulons mettre fin à la guerre. (…) Nous allons gagner la guerre, avec ou sans le soutien des autres”, a-t-il enfin lancé, alors que son plan a suscité la réprobation internationale.Le Conseil de sécurité a tenu une réunion urgente dimanche sur le sujet à l’initiative de plusieurs pays européens.Le sous-secrétaire général de l’ONU, Miroslav Jenca, a mis en garde contre les projets militaires israéliens, qui risquent de déclencher “une nouvelle calamité” aux graves conséquences régionales.Indéfectible allié d’Israël, les Etats-Unis ont accusé les pays ayant appelé à la réunion de “prolonger activement la guerre en répandant des mensonges sur Israël”. Les familles des otages enlevés lors de l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 voient dans le nouveau plan israélien une condamnation à mort de leurs proches. Le Hamas a prévenu qu’elle aboutirait à leur “sacrifice”.Des parents d’otages ont appelé à une grève générale pour dimanche prochain.  Sur le plan politique, des ministres d’extrême-droite ont clamé leur désaccord. “Le Premier ministre et le cabinet se sont rendus aux faibles”, a fustigé le ministre des Finances, Bezalel Smotrich. “Je veux tout Gaza, le transfert (de sa population, NDLR) et la colonisation”, a renchéri le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a fait état de 27 personnes tuées par l’armée israélienne dimanche, dont 11 en attendant des distributions de vivres près de centres de la GHF.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes à Gaza ont déjà fait 61.430 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Plan israélien pour Gaza: Netanyahu veut “terminer le travail”

C’est le “meilleur moyen pour terminer la guerre” contre le Hamas à Gaza: le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié dimanche le nouveau plan d’opération de l’armée dans le territoire palestinien dévasté et affamé, y promettant par ailleurs une augmentation de l’aide humanitaire.Après 22 mois de guerre, M. Netanyahu est confronté à une très …

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Maire agressé en Isère: le suspect mis en examen pour tentative de meurtre

Un sexagénaire a été en examen dimanche pour tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique, après avoir admis avoir frappé à l’arme blanche le maire de son village isérois dans le cadre d’un litige “enkysté”, tout en niant avoir voulu le tuer.Cet habitant de Villeneuve-de-Marc, âgé de 60 ans et sans antécédent judiciaire, “a été placé en détention provisoire”, a précisé le procureur de la République de Grenoble Etienne Manteaux dans un communiqué.Interpellé vendredi, il a déclaré lors de sa garde à vue avoir “pété un plomb” à cause d’un conflit lié à l’effondrement du toit d’un bâtiment municipal sur son abri de jardin en 2022. Le litige s’est “enkysté” et a “manifestement généré chez cet homme un sentiment d’injustice”, a expliqué le magistrat lors d’une conférence de presse.  Le maire Gilles Dussault, à la tête depuis 2014 de cette commune de 1.171 habitants située entre Lyon et Grenoble, avait été agressé mercredi en pleine journée devant chez lui, alors qu’il arrachait du lierre de son mur. Après lui avoir porté plusieurs coups à l’arme blanche, lui transperçant un poumon et un bras, son assaillant était revenu quelques instants après en voiture et avait tenté de le renverser, lui et son fils venu à son secours.”Ses jours ne sont plus en danger aujourd’hui et on peut espérer qu’il sorte de l’hôpital dans les jours à venir”, a indiqué M. Manteaux.Son agresseur avait pris la fuite dans les bois, non sans avoir pris la précaution de se mettre en “tenue commando”, selon les gendarmes. Repéré par une connaissance, il sera arrêté sans résistance 36 heures plus tard dans un village voisin.Né en Algérie mais de nationalité française, dépeint comme “très intelligent”, le suspect fait preuve d’un “vécu persécutif, une tendance à la réinterprétation de ce qu’il vit”, a rapporté Etienne Manteaux. Lors de ses auditions, il a déclaré que le maire exerçait une “surveillance” sur lui et voulait “racheter” son terrain. Deux couteaux ont par ailleurs été retrouvés sous son oreiller, ce qu’il a expliqué par une volonté de “se défendre”, au motif que sa soeur, décédée en avril 2025, aurait été selon lui “assassinée”.- “Sourire sadique” -Juste avant son acte, le maire l’aurait regardé “avec un sourire sadique”, a-t-il avancé. “C’est l’accumulation des choses qui m’a fait péter un plomb”, a-t-il aussi dit aux enquêteurs, expliquant avoir saisi “une ferraille dans son atelier” et avoir frappé le maire, sans intention de toucher un organe vital. S’il était revenu en voiture sur les lieux quelques instants après l’agression, c’était “pour voir ce qu’il avait fait”, a-t-il poursuivi, affirmant que le maire et son fils s’étaient “jetés” sur son véhicule, a rapporté le magistrat. Il s’agit d’un homme qui avait “plutôt réussi dans la vie”, propriétaire de quatre appartements, ayant travaillé jusqu’à son licenciement en 2021 et auteur de deux livres, dont l’un portant sur l’intelligence artificielle, a souligné le procureur.Sa mise en examen pour une double tentative de meurtre sur le maire, mais aussi de tentative de meurtre sur le fils de l’élu ouvre désormais une période d’instruction qui pourrait affiner son analyse psychologique. Pour Etienne Manteaux, “on n’est a priori pas dans un tableau d’abolition du discernement” puisqu’il est conscient” de la gravité de son acte, mais plutôt “d’altération du discernement”.L’agression du maire avait été suivie de nombreuses réactions. “Quand un élu est attaqué, c’est la Nation qui est à ses côtés. Quand on s’attaque à ses représentants, la République se doit d’être sévère et intraitable”, avait réagi le président de la République Emmanuel MacronLes agressions d’élus ont augmenté de 13,5% en 2023 avant de baisser de 9,3% en 2024 avec 2.501 faits recensés, soit 48 par semaine, selon le rapport 2023-2025 publié en mai par le Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calae).

Pour sauver l’accord sur l’avenir de la Nouvelle-Calédonie, Valls annonce s’y rendre

Alors que le Front de libération nationale Kanak socialiste (FLNKS), réuni samedi en congrès, doit officialiser mardi son rejet de l’accord signé en juillet avec l’État et les non-indépendantistes sur l’avenir de l’archipel, le ministre des Outre-mer a annoncé dimanche qu’il s’y rendrait la semaine suivante.”Je ne me résigne pas”, écrit Manuel Valls sur les réseaux sociaux au lendemain du congrès extraordinaire. Si la position du mouvement indépendantiste sur l’accord signé le 12 juillet à Bougival (Yvelines) ne sera communiquée que mardi, les déclarations de son président Christian Tein appelant à  un rejet “clair et sans ambiguïté” du texte et les décisions déjà prises par les composantes du FLNKS ne laissent guère de doute. “Tout porte à croire qu’il aurait été décidé un rejet de l’accord” sur un nouveau statut du territoire, regrette le ministre qui se rendra en Nouvelle-Calédonie durant “la semaine du 18 août”.”L’accord de Bougival n’est pas tombé du ciel. Il est un compromis historique, fruit de mois de travail (…) avec toutes les délégations y compris celle du FLNKS. Chacun y a apposé sa signature”, insiste-t-il.  La délégation du FLNKS s’était félicité de la signature du texte, mais avait rappelé deux jours plus tard dans un communiqué que “l’ensemble des éléments transcrits dans le projet d’accord ser(aie)nt portés à l’approbation de (leurs) structures en vue d’en débattre collectivement sur les suites à lui donner”. Or, le texte avait aussitôt suscité une levée de bouclier du côté des militants indépendantistes, notamment sur la question du droit à l’autodétermination et de la reconnaissance du peuple Kanak.- “Rassembler” et “écouter” -Dès l’apparition des premières critiques officielles émanant du camp indépendantiste mi-juillet, Manuel Valls a proposé la création d’un “comité de rédaction”, afin de finaliser les textes constitutionnels découlant de l’accord. Ce dernier “doit être éclairé, approfondi, précisé, complété”. “C’est l’objet du comité de rédaction que j’ai proposé. C’est dans ce cadre que pourra être clarifié l’esprit de l’accord, en particulier sur l’identité, la place et le rôle fondateur du peuple kanak dans l’histoire et l’avenir du territoire”, plaide le ministre des Outre-mer, assurant qu’il rencontrera l’ensemble des parties prenantes à Nouméa. “Pour rassembler. Pour écouter. Pour réunir tous ceux qui refusent l’affrontement stérile. Et qui veulent avancer, ensemble, sur le seul chemin possible: celui du consensus.”L’accord de Bougival continue en effet d’être défendu localement par l’ensemble du camp non-indépendantiste, l’Eveil océanien, parti “ni-ni” (ni indépendantiste, ni loyaliste), ainsi que par le Parti de libération kanak (Palika) et l’Union progressiste en Mélanésie (UPM), deux mouvements indépendantistes modérés qui ont quitté le FLNKS en août 2024.Mais amender l’accord de Bougival ne sera peut-être pas le choix retenu par le FLNKS. Lors de l’ouverture du congrès du mouvement samedi, son président, Christian Tein a prôné la “poursuite du dialogue”, mais “uniquement sur les modalités d’accession à la pleine souveraineté”, “en format bilatéral” avec l’État et ce “jusqu’au 24 septembre”, comme en avait décidé le précédent congrès du mouvement, tenu en janvier. “Nous devons capitaliser sur nos atouts et les valoriser au mieux afin d’accéder à la pleine souveraineté au plus tard avant les élections présidentielles de 2027″, avait conclu M. Tein.”Refuser l’accord, c’est faire le choix du pourrissement et de la confrontation. Et ce sera l’échec pour tous. Sans compromis, pas de reconstruction durable, pas de véritable reprise économique”, estime pour sa part Manuel Valls. La Nouvelle-Calédonie, où les violences de 2024 ont fait 14 morts et plusieurs milliards de dégâts, traverse une crise sans précédent, qui s’est traduite notamment par une chute de 10 à 15% de son PIB l’an passé et plus de 10.000 emplois détruits, selon les chiffres de l’Institut d’émission d’Outre-mer, la banque centrale des collectivités françaises du Pacifique.