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Au lac Tchad, la baisse de l’aide humanitaire fait craindre une hausse des attaques terroristes
La vie de Ahmat Moussa a basculé il y a neuf mois. En pleine nuit, Balangoura, village isolé du lac Tchad, à l’ouest du pays du même nom, est encerclé puis attaqué par le groupe jihadiste Boko Haram. “J’ai entendu les premières détonations et je suis parti sans regarder derrière”, raconte le pêcheur de 42 ans, en montrant sur sa jambe droite la cicatrice laissée par une balle de Kalachnikov. Un de ses fils, âgé de 16 ans, est enlevé cette nuit-là. Le récit d’horreurs se prolonge chez sa voisine, Baya Ali Moussa. Elle aussi a fui Balangoura ce soir-là. Le corps d’un de ses fils, âgé de 23 ans, est retrouvé trois jours plus tard, flottant parmi les jacinthes d’eau. Depuis une quinzaine d’années, Boko Haram plonge dans la terreur les populations du bassin du lac Tchad, dont sont riverains trois autres pays (Cameroun, Niger, Nigeria). Né au Nigeria au début des années 2000, il faisait la une de l’actualité mondiale à son apogée de 2013 à 2015, après y avoir enlevé près de 300 écolières, à Chibok (nord). Les terroristes ont perdu du terrain face aux offensives militaires régulièrement menées, mais ils n’en restent pas moins menaçants, comme l’illustre la récurrence des enlèvements, exécutions, viols et pillages… Au Tchad, la province du Lac compte plus de 250.000 personnes déplacées, selon l’ONU. “Rien à manger, rien à boire”Baya Ali Moussa et Ahmat Moussa, comme quelque 2.000 autres, se sont réfugiés à Yakoua, à une vingtaine de kilomètres de Bol, sur les berges d’un bras du lac. “Ici, nous n’avons rien à manger ni à boire, on survit seulement grâce à la solidarité communautaire et aux humanitaires”, insiste Baya Ali Moussa.Pour leur venir en aide, l’ONG Acted a déclenché à Yakoua le “RRM”, signe anglais de “mécanisme de réponse rapide”, afin d’apporter pendant trois mois une aide d’urgence aux déplacés. En un an, 46 sites ont été recensés dans ce cadre dans la province du Lac.”Les attaques continuent, les enlèvements continuent, les sites de déplacés se transforment en villages, mais l’engouement humanitaire qu’on a connu de 2015 à 2019 a diminué”, regrette Togoum Atikang, chargé des projets RRM chez Acted. “Certains bailleurs arrêtent leurs financements”, enchaîne-t-il. Et de sonner l’alarme: “là où on se retire, la population va souffrir davantage!””Il faut réduire la voilure”Au Lac, les premiers effets du gel des financements de l’aide humanitaire américaine, comme les baisses de financements de bailleurs européens, se font sentir. Premier partenaire financier du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU, les Etats-Unis assurent la moitié des financements, suivis de l’Europe. “Les financements baissant, il faut réduire la voilure”, assume Alexandre Le Cuziat, directeur adjoint du PAM au Tchad. Le PAM a suspendu début juillet la liaison aérienne qu’il assurait entre N’Djamena et Bol. Un trajet de moins d’une heure par les airs que les humanitaires vont désormais devoir effectuer par la route, en une journée, sur un axe non sécurisé.Le PAM et le HCR, l’agence de l’ONU pour les réfugiés, ferment également des bureaux au Lac. “Le gel des financements américains a affecté environ 7% de l’assistance humanitaire ici au Tchad depuis janvier”, note François Batalingaya, coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Tchad. “Mais le problème est que nous n’avons pas de perspective sur le reste de l’année.”Il craint le “départ d’ONG à partir du mois d’octobre”. Le taux de financement du plan de réponse humanitaire pour le Tchad “est seulement à 11%, sur 1,45 milliard de dollars requis, rappelle-t-il. À la même période, l’année dernière, on était à 34%.” A ce contexte global dont pâtit le Tchad au niveau national, s’ajoute la priorité donnée depuis deux ans à l’est du pays pour l’aide humanitaire d’urgence. Le conflit qui ravage le Soudan frontalier depuis avril 2023 a conduit plus d’un million de Soudanais à se réfugier chez leur voisin tchadien. “Désormais le lac Tchad ne retient plus l’attention mondiale”, s’inquiète François Batalingaya: “si on oublie les populations de la région, il va y avoir plus de déplacés et davantage de monde va rejoindre ces groupes”.
Au lac Tchad, la baisse de l’aide humanitaire fait craindre une hausse des attaques terroristes
La vie de Ahmat Moussa a basculé il y a neuf mois. En pleine nuit, Balangoura, village isolé du lac Tchad, à l’ouest du pays du même nom, est encerclé puis attaqué par le groupe jihadiste Boko Haram. “J’ai entendu les premières détonations et je suis parti sans regarder derrière”, raconte le pêcheur de 42 ans, en montrant sur sa jambe droite la cicatrice laissée par une balle de Kalachnikov. Un de ses fils, âgé de 16 ans, est enlevé cette nuit-là. Le récit d’horreurs se prolonge chez sa voisine, Baya Ali Moussa. Elle aussi a fui Balangoura ce soir-là. Le corps d’un de ses fils, âgé de 23 ans, est retrouvé trois jours plus tard, flottant parmi les jacinthes d’eau. Depuis une quinzaine d’années, Boko Haram plonge dans la terreur les populations du bassin du lac Tchad, dont sont riverains trois autres pays (Cameroun, Niger, Nigeria). Né au Nigeria au début des années 2000, il faisait la une de l’actualité mondiale à son apogée de 2013 à 2015, après y avoir enlevé près de 300 écolières, à Chibok (nord). Les terroristes ont perdu du terrain face aux offensives militaires régulièrement menées, mais ils n’en restent pas moins menaçants, comme l’illustre la récurrence des enlèvements, exécutions, viols et pillages… Au Tchad, la province du Lac compte plus de 250.000 personnes déplacées, selon l’ONU. “Rien à manger, rien à boire”Baya Ali Moussa et Ahmat Moussa, comme quelque 2.000 autres, se sont réfugiés à Yakoua, à une vingtaine de kilomètres de Bol, sur les berges d’un bras du lac. “Ici, nous n’avons rien à manger ni à boire, on survit seulement grâce à la solidarité communautaire et aux humanitaires”, insiste Baya Ali Moussa.Pour leur venir en aide, l’ONG Acted a déclenché à Yakoua le “RRM”, signe anglais de “mécanisme de réponse rapide”, afin d’apporter pendant trois mois une aide d’urgence aux déplacés. En un an, 46 sites ont été recensés dans ce cadre dans la province du Lac.”Les attaques continuent, les enlèvements continuent, les sites de déplacés se transforment en villages, mais l’engouement humanitaire qu’on a connu de 2015 à 2019 a diminué”, regrette Togoum Atikang, chargé des projets RRM chez Acted. “Certains bailleurs arrêtent leurs financements”, enchaîne-t-il. Et de sonner l’alarme: “là où on se retire, la population va souffrir davantage!””Il faut réduire la voilure”Au Lac, les premiers effets du gel des financements de l’aide humanitaire américaine, comme les baisses de financements de bailleurs européens, se font sentir. Premier partenaire financier du Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU, les Etats-Unis assurent la moitié des financements, suivis de l’Europe. “Les financements baissant, il faut réduire la voilure”, assume Alexandre Le Cuziat, directeur adjoint du PAM au Tchad. Le PAM a suspendu début juillet la liaison aérienne qu’il assurait entre N’Djamena et Bol. Un trajet de moins d’une heure par les airs que les humanitaires vont désormais devoir effectuer par la route, en une journée, sur un axe non sécurisé.Le PAM et le HCR, l’agence de l’ONU pour les réfugiés, ferment également des bureaux au Lac. “Le gel des financements américains a affecté environ 7% de l’assistance humanitaire ici au Tchad depuis janvier”, note François Batalingaya, coordonnateur humanitaire des Nations Unies au Tchad. “Mais le problème est que nous n’avons pas de perspective sur le reste de l’année.”Il craint le “départ d’ONG à partir du mois d’octobre”. Le taux de financement du plan de réponse humanitaire pour le Tchad “est seulement à 11%, sur 1,45 milliard de dollars requis, rappelle-t-il. À la même période, l’année dernière, on était à 34%.” A ce contexte global dont pâtit le Tchad au niveau national, s’ajoute la priorité donnée depuis deux ans à l’est du pays pour l’aide humanitaire d’urgence. Le conflit qui ravage le Soudan frontalier depuis avril 2023 a conduit plus d’un million de Soudanais à se réfugier chez leur voisin tchadien. “Désormais le lac Tchad ne retient plus l’attention mondiale”, s’inquiète François Batalingaya: “si on oublie les populations de la région, il va y avoir plus de déplacés et davantage de monde va rejoindre ces groupes”.
L’incendie maîtrisé dans l’Aude, la surveillance reste de mise
L’incendie géant survenu mardi dans le massif des Corbières a été “maîtrisé” dimanche mais la surveillance reste de mise lundi pour éviter les réactivations dans le département placé en vigilance rouge canicule.”La surveillance restera étroite et renforcée dans les prochains jours”, a indiqué la préfecture de l’Aude dans un communiqué, dimanche en fin de journée.Météo-France a placé l’Aude lundi en vigilance rouge canicule, avec des températures prévues entre 38 et 40°C et un vent soufflant en rafales dans le massif des Corbières. Lundi matin, le vent est resté faible sur la commune de Lagrasse, à proximité des zones brûlées, a constaté une journaliste de l’AFP, mais les températures s’annoncent déjà chaude.Des renforts, comptant notamment 58 militaires, ont rejoint les Corbières lundi afin d’appuyer les pompiers qui poursuivent les actions contre les risques de réactivation du feu. Le feu maîtrisé dimanche soir a parcouru 16.000 hectares dans cette zone de l’Aude touchée par la sécheresse, poussé par la tramontane avec des rafales de vents forts. Trente-six maisons ont été détruites, d’autres endommagées, et plus d’une vingtaine de hangars agricoles brûlés, sur les 3.000 bâtis qui ont été défendus par les pompiers, selon la préfecture de l’Aude. Une femme de 65 ans est morte dans sa maison, tandis qu’une habitante a été grièvement brûlée. Quatre autres personnes ont été légèrement blessées.Au journal L’Indépendant, la fille de la sexagénaire décédée a affirmé que sa mère n’avait pas été invitée à évacuer son logement, comme l’affirment les autorités. Une enquête sur ce décès est en cours.Dans les rangs des pompiers, 19 ont été blessés, dont un a subi un traumatisme crânien.D’après les premiers éléments de l’enquête, l’incendie a démarré sur le bord d’une route. Des investigations sont en cours pour déterminer les causes de l’incendie et d’établir d’éventuelles responsabilités.
Logements adaptés aux fortes chaleurs, les architectes regardent vers le passé
Pergolas fleuries en Provence, patios ombragés espagnols, carbets amérindiens… Ces structures traditionnelles sont très utiles pour se protéger du soleil et apporter un peu de fraîcheur, et intéressent de plus en plus les architectes en quête de solutions face au réchauffement climatique.”Il y a vraiment beaucoup d’exemples très intéressants” issus du passé pour rendre l’habitat plus confortable en cas de fortes chaleur, estime Cristiana Mazzoni, architecte et urbaniste. Professeure à l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville (ENSAPB), elle a étudié l’architecture le long des anciennes Routes de la soie, qui traversent le continent asiatique de la Chine jusqu’au bassin méditerranéen, et particulièrement les “maisons à cour, patio ou loggia”. Dans une cour intérieure, “c’est l’ombre et la végétation qui apportent de la fraîcheur et comme elle est construite dans l’épaisseur du bâtiment”, les rayons du soleil ne chauffent pas directement les murs. “Souvent, il y a une fontaine ou un puits qui ramène l’eau des profondeurs, ce qui amène encore plus de fraîcheur”, détaille Cristiana Mazzoni. Ces cours intérieures sont caractéristiques des riads marocains, des maisons romaines (domus), des palais vénitiens, ou encore des demeures ottomanes à hall central couvert. “En continuant sur les Routes de la soie, on trouve des tours à vent”, les ancêtres écologiques de la climatisation, nombreuses en Iran, qui rafraîchissent les logements avec un système de ventilation naturelle. Ainsi que des “maisons en terre”, matériau très isolant, qui inspirent aujourd’hui de nombreux architectes, ajoute Cristiana Mazzoni. Autre exemple très répandu, la maison traditionnelle provençale est conçue de façon à se protéger du vent et du soleil avec notamment l’installation d’une treille côté sud. – “Renouvellement de pensée” -“On rentre dans une époque où l’on risque de donner beaucoup d’importance à l’hyper technologie”, au risque de “s’éloigner de l’humain”, souligne Cristiana Mazzoni, qui organisera en septembre un colloque pour rassembler les architectes autour de tous ces exemples d’architecture vernaculaire. “On construisait avec les matériaux à disposition et en fonction des climats et des façons de vivre”, rappelle Jacques Boulnois, architecte au cabinet BHPR et enseignant à l’université d’Orléans.Revenir aux savoir-faire ancestraux constitue “un renouvellement de pensée”, avec la prise en compte qu'”on ne peut plus tout faire” face au climat et qu’il “faut trouver une nouvelle architecture contemporaine”, estime-t-il. “Sans fioul ni électricité, ce n’était pas facile pour nos ancêtres, mais ils mettaient de l’intelligence”, appuie Jacques Boulnois. Des exemples de réutilisation moderne existent, comme rue de Meaux, dans le nord de Paris, où le célèbre architecte italien Renzo Piano, co-créateur du Centre Pompidou, a conçu en 1991 une vaste cour intérieure au milieu des logements sociaux qu’il a également dessinés. “Vous remarquerez la petite différence de deux degrés entre la rue et la cour” plantée de bouleaux et de chèvrefeuilles, note Colette, une habitante de longue date de la résidence.Exposée sud, elle ne ressent pas directement les bienfaits de la fraîcheur de la cour sur son logement, tout comme Ilan, 35 ans, qui souligne néanmoins qu’il ne fait “jamais des chaleurs étouffantes comme là où (il) habitait avant, un bâtiment du XIXe siècle”. Toujours à Paris, dans le quartier de la Chapelle, l’architecte française Françoise-Hélène Jourda a réhabilité en 2014 la halle Pajol, datant du début du XXe siècle, en intégrant un système de récupération d’eau de pluie, des panneaux solaires et un puits canadien (aussi appelé puits provençal) qui utilise la température du sol pour ventiler une maison avec de l’air plus chaud ou plus frais selon les saisons.”Pas de solution miracle” cependant, prévient Jacques Boulnois, pour qui il va falloir réfléchir à “rendre contemporains” ces savoirs, pas forcément adaptés à toutes les régions. Dans le cas des tours à vent iraniennes par exemple, “la ventilation naturelle” par les courants d’air est “extrêmement compliquée” à comprendre et à exploiter selon les endroits.
L’Australie va reconnaître l’Etat de Palestine
L’Australie va reconnaître l’Etat de Palestine à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, a annoncé le Premier ministre Anthony Albanese lundi, emboîtant le pas à d’autres pays tels que la France et le Canada.”Une solution à deux Etats est le meilleur espoir de l’humanité pour rompre le cycle de la violence au Moyen-Orient et aboutir à une fin au conflit et aux souffrances” à Gaza, a déclaré le chef du gouvernement travailliste à la presse à Canberra. Et d’ajouter: “l’Australie va reconnaître le droit du peuple palestinien à un Etat qui lui est propre”. “La paix ne peut être que temporaire” tant que les Israéliens et les Palestiniens ne disposent pas de leurs Etats, a-t-il dit.La guerre dans la bande de Gaza, déclenchée après l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, a ravivé les velléités à reconnaître l’Etat de Palestine.M. Albanese dit avoir reçu des garanties de la part de l’Autorité palestinienne, afin qu'”aucune place (ne soit donnée) aux terroristes du Hamas dans tout futur Etat palestinien”.Les pressions internationales s’accentuent sur le gouvernement israélien pour trouver une issue au conflit, qui a conduit à une grave crise humanitaire dans l’enclave palestinienne assiégée, où vivent quelque 2,4 millions de personnes. Les violences en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, se sont par ailleurs intensifiées depuis le début de la guerre à Gaza.Selon M. Albanese, le gouvernement israélien continue de défier “le droit international et de refuser une aide suffisante” aux Palestiniens de Gaza.- Elan international -Fin juillet, le président français Emmanuel Macron a annoncé son intention de reconnaître l’Etat de Palestine à l’occasion de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, en espérant créer une dynamique collective en ce sens.Une décision qui “récompense la terreur”, avait alors jugé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en référence à l’attaque du 7-Octobre. Les Etats-Unis, premier soutien d’Israël, ont pour leur part “fermement” rejeté une mesure “imprudente”.Quelques jours plus tard, le Canada avait lui aussi fait part de son intention en faveur d’un Etat de Palestine. Le Royaume-Uni a aussi annoncé qu’il le reconnaîtrait, sauf si Israël prenait une série d’engagements, dont celui d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.Au total, les trois quarts des Etats membres de l’ONU reconnaissent l’Etat de Palestine, proclamé par la direction palestinienne en exil à la fin des années 1980. Cet acte diplomatique a été réalisé par une dizaine de pays depuis le début de la guerre à Gaza.Fin juillet, l’Australie et 14 autres pays occidentaux, parmi lesquels la France et la Canada, avaient “invité” la communauté internationale à reconnaître un Etat de Palestine.Lundi, c’est aussi la Nouvelle-Zélande, voisine de l’Australie, qui a dit qu’elle réfléchirait d’ici septembre à reconnaître un Etat de Palestine. Mentionnant “la catastrophe humanitaire” en cours à Gaza, le chef de la diplomatie Winston Peters a déclaré: “nous avons l’intention d’évaluer la question (de la reconnaissance de l’Etat de Palestine, ndlr) et d’agir en vertu des principes, des valeurs et des intérêts nationaux de la Nouvelle-Zélande”. Le ministre a indiqué qu’une décision serait annoncée à l’ONU en septembre.Quelques heures avant la déclaration à la presse d’Anthony Albanese, Benjamin Netanyahu avait critiqué un élan international “honteux” et “décevant” qui n’allait “pas apporter la paix”, mais “la guerre”.Lundi, l’ambassadeur d’Israël en Australie a critiqué la décision de Canberra. “L’Australie renforce la position du Hamas (…) tout en affaiblissant la cause de ceux qui travaillent à mettre fin à la violence et obtenir une paix véritable et durable”, a écrit Amir Maimon sur ses réseaux sociaux.L’attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné, côté israélien, la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes à Gaza ont déjà fait 61.430 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
L’Australie va reconnaître l’Etat de Palestine
L’Australie va reconnaître l’Etat de Palestine à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, a annoncé le Premier ministre Anthony Albanese lundi, emboîtant le pas à d’autres pays tels que la France et le Canada.”Une solution à deux Etats est le meilleur espoir de l’humanité pour rompre le cycle de la violence au Moyen-Orient …
L’Australie va reconnaître l’Etat de Palestine
L’Australie va reconnaître l’Etat de Palestine à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, a annoncé le Premier ministre Anthony Albanese lundi, emboîtant le pas à d’autres pays tels que la France et le Canada.”Une solution à deux Etats est le meilleur espoir de l’humanité pour rompre le cycle de la violence au Moyen-Orient et aboutir à une fin au conflit et aux souffrances” à Gaza, a déclaré le chef du gouvernement travailliste à la presse à Canberra. Et d’ajouter: “l’Australie va reconnaître le droit du peuple palestinien à un Etat qui lui est propre”. “La paix ne peut être que temporaire” tant que les Israéliens et les Palestiniens ne disposent pas de leurs Etats, a-t-il dit.La guerre dans la bande de Gaza, déclenchée après l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, a ravivé les velléités à reconnaître l’Etat de Palestine.M. Albanese dit avoir reçu des garanties de la part de l’Autorité palestinienne, afin qu'”aucune place (ne soit donnée) aux terroristes du Hamas dans tout futur Etat palestinien”.Les pressions internationales s’accentuent sur le gouvernement israélien pour trouver une issue au conflit, qui a conduit à une grave crise humanitaire dans l’enclave palestinienne assiégée, où vivent quelque 2,4 millions de personnes. Les violences en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, se sont par ailleurs intensifiées depuis le début de la guerre à Gaza.Selon M. Albanese, le gouvernement israélien continue de défier “le droit international et de refuser une aide suffisante” aux Palestiniens de Gaza.- Elan international -Fin juillet, le président français Emmanuel Macron a annoncé son intention de reconnaître l’Etat de Palestine à l’occasion de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, en espérant créer une dynamique collective en ce sens.Une décision qui “récompense la terreur”, avait alors jugé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, en référence à l’attaque du 7-Octobre. Les Etats-Unis, premier soutien d’Israël, ont pour leur part “fermement” rejeté une mesure “imprudente”.Quelques jours plus tard, le Canada avait lui aussi fait part de son intention en faveur d’un Etat de Palestine. Le Royaume-Uni a aussi annoncé qu’il le reconnaîtrait, sauf si Israël prenait une série d’engagements, dont celui d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza.Au total, les trois quarts des Etats membres de l’ONU reconnaissent l’Etat de Palestine, proclamé par la direction palestinienne en exil à la fin des années 1980. Cet acte diplomatique a été réalisé par une dizaine de pays depuis le début de la guerre à Gaza.Fin juillet, l’Australie et 14 autres pays occidentaux, parmi lesquels la France et la Canada, avaient “invité” la communauté internationale à reconnaître un Etat de Palestine.Lundi, c’est aussi la Nouvelle-Zélande, voisine de l’Australie, qui a dit qu’elle réfléchirait d’ici septembre à reconnaître un Etat de Palestine. Mentionnant “la catastrophe humanitaire” en cours à Gaza, le chef de la diplomatie Winston Peters a déclaré: “nous avons l’intention d’évaluer la question (de la reconnaissance de l’Etat de Palestine, ndlr) et d’agir en vertu des principes, des valeurs et des intérêts nationaux de la Nouvelle-Zélande”. Le ministre a indiqué qu’une décision serait annoncée à l’ONU en septembre.Quelques heures avant la déclaration à la presse d’Anthony Albanese, Benjamin Netanyahu avait critiqué un élan international “honteux” et “décevant” qui n’allait “pas apporter la paix”, mais “la guerre”.Lundi, l’ambassadeur d’Israël en Australie a critiqué la décision de Canberra. “L’Australie renforce la position du Hamas (…) tout en affaiblissant la cause de ceux qui travaillent à mettre fin à la violence et obtenir une paix véritable et durable”, a écrit Amir Maimon sur ses réseaux sociaux.L’attaque perpétrée par le Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné, côté israélien, la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Les représailles israéliennes à Gaza ont déjà fait 61.430 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.
Une chaleur “d’un niveau exceptionnel” attendue dans le Sud-Ouest
L’épisode de canicule qui a débuté vendredi doit encore monter d’un cran lundi, avec une chaleur “d’un niveau exceptionnel” dans le Sud-Ouest, où 12 départements sont classés en vigilance rouge par Météo-France.Cette vague de chaleur, la deuxième à toucher le pays cet été après l’épisode du 19 juin au 4 juillet, est aussi la 51e enregistrée depuis 1947, selon Météo-France.De la Charente-Maritime à l’Aude sont annoncées des températures maximales “très fréquemment supérieures à 40°C”, avec “localement” des pointes à 42°C, selon l’institut national.”On pourrait s’approcher de niveaux records, enregistrer des valeurs inédites, mais le record national de 46°C devrait rester hors d’atteinte”, a précisé la prévisionniste Christelle Robert lors d’un point presse dimanche soir.Dimanche, plusieurs villes ont déjà passé la barre des 40°C, avec 42,2°C relevés dans l’Hérault, 41,3°C dans les Pyrénées-Orientales ou 40,9°C dans le Gard.La vague de chaleur, qui s’est étendue et intensifiée depuis vendredi sur la moitié sud de l’Hexagone, “progresse vers le nord” selon Météo-France. “On dépassera les 30°C partout en France”, avec des températures qui devraient atteindre 38°C dans le Centre-Val de Loire et 34°C en Ile-de-France, précise l’organisme.Outre les 12 départements en vigilance rouge à partir de lundi midi, 41 autres, situés principalement au-dessous d’une ligne allant de la Vendée au Doubs, ont été placés en vigilance orange. Seuls 13 échapperont aux chaleurs extrêmes, dans une frange allant de la Normandie à l’Alsace en passant par le Nord, les autres étant en vigilance jaune.Les vigilances rouge et orange sont étendues à la journée de mardi dans tous les départements concernés, a indiqué Météo-France dans son dernier bulletin publié lundi matin, qui précise que la vague de chaleur actuelle devrait durer “au moins” jusqu’au week-end du 15 août.La vigilance rouge canicule pour l’Aude, toujours en alerte maximale après un gigantesque incendie, durera au moins jusqu’à mardi 22h, ajoute l’institut.- Nuits difficiles -“Les nuits vont être assez difficiles à vivre”, a prévenu Mme Robert, avec des minimales nocturnes attendues à un niveau élevé: plus de 20°C prévus la nuit prochaine à Paris.Pour cette nouvelle journée caniculaire, l’agence Santé publique France a appelé à “s’hydrater, boire” régulièrement et à éviter “l’alcool, le café” qui “favorisent la déshydratation”, en conseillant aussi de “réduire ses activités physiques”, voire de “reporter” ses séances de sport.En parallèle, Météo-France a classé 20 départements, principalement dans l’ouest et le sud du pays, en risque élevé pour les incendies lundi.Dans l’Aude, où le vent sec et chaud et les températures caniculaires ont compliqué dimanche l’action des pompiers pour maîtriser le gigantesque feu qui a parcouru 16.000 hectares, le mercure devrait se maintenir entre 40 et 42°C.Des alertes à la pollution de l’air à l’ozone ont par ailleurs été lancées dans la région marseillaise et le Vaucluse.Pour le climatologue Jean Jouzel, “le risque de canicule est deux fois plus élevé en France qu’il y a trente ans”. “Nous sommes dans un contexte de réchauffement climatique documenté depuis quarante ans, ne soyons donc pas surpris par ce que nous vivons”, a-t-il déclaré dans une interview à La Tribune Dimanche.






