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Ukraine: appel Trump-Poutine lundi, nouvelle tentative pour “mettre fin au bain de sang”

Donald Trump et Vladimir Poutine doivent s’entretenir lundi au téléphone avec l’objectif de “mettre fin au bain de sang” en Ukraine, selon les mots du président américain, après des pourparlers infructueux entre Kiev et Moscou en Turquie en fin de semaine.Les premiers pourparlers de paix entre Ukrainiens et Russes depuis 2022, qui se sont tenus vendredi à Istanbul, n’ont pas abouti au cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés, les attaques meurtrières russes se poursuivant sur le terrain.Après cette rencontre qui a mis en exergue le gouffre qui sépare les positions de Moscou et Kiev, Donald Trump a déclaré qu’il parlerait par téléphone lundi à 14H00 GMT à Vladimir Poutine. Objectif : “Mettre fin au +bain de sang+”, a-t-il martelé sur sa plateforme Truth Social.Dans son message de samedi, il avait dit espérer que ce serait “une journée productive” et “qu’un cessez-le-feu aura lieu”.Pourtant, le président russe a repoussé jusque-là les demandes de Kiev d’une trêve préalable à des discussions, estimant qu’une telle pause dans les combats permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce à l’aide militaire occidentale.L’appel Trump-Poutine est “évidemment important”, a reconnu lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, assurant que Moscou “apprécie beaucoup” la “médiation” américaine dans cet épineux dossier.Selon lui, Moscou souhaite, “bien sûr”, “atteindre (ses) objectifs” en Ukraine “par des moyens politiques et diplomatiques”, après plus de trois ans de son invasion qui a entraîné la mort d’au moins des dizaines de milliers de personnes, civiles et militaires confondues, et provoqué de gigantesques destructions.- “Obtenir des résultats” -Dimanche à Rome, le vice-président américain JD Vance s’était entretenu avec Volodymyr Zelensky, évoquant notamment, d’après un haut responsable ukrainien à l’AFP, “les préparatifs de la conversation” entre MM. Trump et Poutine. Un cessez-le-feu a aussi été discuté, d’après cette source ukrainienne.”Les dirigeants ont évoqué leur objectif partagé de mettre fin au bain de sang en Ukraine et ont fourni des informations supplémentaires sur l’état actuel des négociations en vue d’un cessez-le-feu et d’une paix durable”, a confirmé de son côté la Maison Blanche. Cette rencontre était la première entre les deux hommes depuis leur altercation filmée dans le Bureau ovale fin février, aux côtés de Donald Trump, un événement qui avait montré le changement de ton de la Maison Blanche vis-à-vis de l’Ukraine.De leur côté, les Européens, soutiens de Kiev, tentent de faire bloc et de faire pression sur Moscou, menaçant de sanctions “massives” si le Kremlin ne finissait pas par accepter une trêve.Dimanche, les dirigeants français, britannique, allemand et italien se sont entretenus par téléphone avec Donald Trump, rappelant “la nécessité d’un cessez-le-feu inconditionnel” et que “le président Poutine (prenne) au sérieux les pourparlers de paix”, selon un porte-parole du Premier ministre britannique, Keir Starmer.Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné lundi sur X que les participants à l’appel souhaitaient “poursuivre cet échange aujourd’hui” avec M. Trump. Ce dernier a prévu d’informer Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants d’Etats membres de l’Otan après son entretien téléphonique avec Vladimir Poutine.”Le président est déterminé à obtenir des résultats” sur l’Ukraine, a répété dimanche l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, avant de mettre en garde: “Si lui n’y parvient pas, alors personne ne le pourra”.- Pas d’avancée majeure -A ce stade pourtant, ses efforts n’ont pas permis d’avancée majeure dans le règlement du conflit, déclenché par l’invasion russe en février 2022. Les combats se poursuivent et le négociateur envoyé par Vladimir Poutine vendredi à Istanbul avait cité Napoléon au moment d’expliquer l’approche de Moscou: “+La guerre et les négociations doivent être menées simultanément+”.Intransigeant, Vladimir Poutine a martelé dimanche vouloir “éliminer les causes” du conflit et “garantir la sécurité de l’État russe”, une référence à l’exigence de Moscou que l’Ukraine soit démilitarisée et ne rejoigne pas l’Otan, que le président russe considère comme une menace existentielle pour son pays.La Russie “tente de faire les mêmes demandes absurdes” qu’en 2022, a dénoncé lundi le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, sur les réseaux sociaux.Sur le terrain, les attaques russes se sont poursuivies depuis les pourparlers, l’armée russe lançant dans la nuit de samedi à dimanche un nombre “record” de 273 drones explosifs contre les régions d’Ukraine, d’après Kiev.A l’avantage sur le front face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses, les forces russes ont revendiqué lundi la prise de deux localités, une dans la région de Soumy (nord-est) et l’autre dans celle de Donetsk (est), épicentre des combats.

Ukraine: appel Trump-Poutine lundi, nouvelle tentative pour “mettre fin au bain de sang”

Donald Trump et Vladimir Poutine doivent s’entretenir lundi au téléphone avec l’objectif de “mettre fin au bain de sang” en Ukraine, selon les mots du président américain, après des pourparlers infructueux entre Kiev et Moscou en Turquie en fin de semaine.Les premiers pourparlers de paix entre Ukrainiens et Russes depuis 2022, qui se sont tenus vendredi à Istanbul, n’ont pas abouti au cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés, les attaques meurtrières russes se poursuivant sur le terrain.Après cette rencontre qui a mis en exergue le gouffre qui sépare les positions de Moscou et Kiev, Donald Trump a déclaré qu’il parlerait par téléphone lundi à 14H00 GMT à Vladimir Poutine. Objectif : “Mettre fin au +bain de sang+”, a-t-il martelé sur sa plateforme Truth Social.Dans son message de samedi, il avait dit espérer que ce serait “une journée productive” et “qu’un cessez-le-feu aura lieu”.Pourtant, le président russe a repoussé jusque-là les demandes de Kiev d’une trêve préalable à des discussions, estimant qu’une telle pause dans les combats permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce à l’aide militaire occidentale.L’appel Trump-Poutine est “évidemment important”, a reconnu lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, assurant que Moscou “apprécie beaucoup” la “médiation” américaine dans cet épineux dossier.Selon lui, Moscou souhaite, “bien sûr”, “atteindre (ses) objectifs” en Ukraine “par des moyens politiques et diplomatiques”, après plus de trois ans de son invasion qui a entraîné la mort d’au moins des dizaines de milliers de personnes, civiles et militaires confondues, et provoqué de gigantesques destructions.- “Obtenir des résultats” -Dimanche à Rome, le vice-président américain JD Vance s’était entretenu avec Volodymyr Zelensky, évoquant notamment, d’après un haut responsable ukrainien à l’AFP, “les préparatifs de la conversation” entre MM. Trump et Poutine. Un cessez-le-feu a aussi été discuté, d’après cette source ukrainienne.”Les dirigeants ont évoqué leur objectif partagé de mettre fin au bain de sang en Ukraine et ont fourni des informations supplémentaires sur l’état actuel des négociations en vue d’un cessez-le-feu et d’une paix durable”, a confirmé de son côté la Maison Blanche. Cette rencontre était la première entre les deux hommes depuis leur altercation filmée dans le Bureau ovale fin février, aux côtés de Donald Trump, un événement qui avait montré le changement de ton de la Maison Blanche vis-à-vis de l’Ukraine.De leur côté, les Européens, soutiens de Kiev, tentent de faire bloc et de faire pression sur Moscou, menaçant de sanctions “massives” si le Kremlin ne finissait pas par accepter une trêve.Dimanche, les dirigeants français, britannique, allemand et italien se sont entretenus par téléphone avec Donald Trump, rappelant “la nécessité d’un cessez-le-feu inconditionnel” et que “le président Poutine (prenne) au sérieux les pourparlers de paix”, selon un porte-parole du Premier ministre britannique, Keir Starmer.Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné lundi sur X que les participants à l’appel souhaitaient “poursuivre cet échange aujourd’hui” avec M. Trump. Ce dernier a prévu d’informer Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants d’Etats membres de l’Otan après son entretien téléphonique avec Vladimir Poutine.”Le président est déterminé à obtenir des résultats” sur l’Ukraine, a répété dimanche l’envoyé spécial américain Steve Witkoff, avant de mettre en garde: “Si lui n’y parvient pas, alors personne ne le pourra”.- Pas d’avancée majeure -A ce stade pourtant, ses efforts n’ont pas permis d’avancée majeure dans le règlement du conflit, déclenché par l’invasion russe en février 2022. Les combats se poursuivent et le négociateur envoyé par Vladimir Poutine vendredi à Istanbul avait cité Napoléon au moment d’expliquer l’approche de Moscou: “+La guerre et les négociations doivent être menées simultanément+”.Intransigeant, Vladimir Poutine a martelé dimanche vouloir “éliminer les causes” du conflit et “garantir la sécurité de l’État russe”, une référence à l’exigence de Moscou que l’Ukraine soit démilitarisée et ne rejoigne pas l’Otan, que le président russe considère comme une menace existentielle pour son pays.La Russie “tente de faire les mêmes demandes absurdes” qu’en 2022, a dénoncé lundi le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, sur les réseaux sociaux.Sur le terrain, les attaques russes se sont poursuivies depuis les pourparlers, l’armée russe lançant dans la nuit de samedi à dimanche un nombre “record” de 273 drones explosifs contre les régions d’Ukraine, d’après Kiev.A l’avantage sur le front face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses, les forces russes ont revendiqué lundi la prise de deux localités, une dans la région de Soumy (nord-est) et l’autre dans celle de Donetsk (est), épicentre des combats.

MSC Croisières commande deux navires au chantier naval français de Saint-Nazaire pour 3,5 mds d’euros

L’armateur suisse MSC Croisières a confirmé lundi la commande de deux nouveaux navires aux Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire, dans l’ouest de la France, pour un investissement global d’environ 3,5 milliards d’euros.Le groupe a signé lundi matin cette commande à Paris, à Bercy, en marge du sommet Choose France, qui annonce un total de 37 milliards d’euros d’investissements étrangers en France, dont 20 milliards inédits.”C’est un modèle de partenariat industriel soutenu par l’Etat (…) un exemple de relation privilégiée fondée sur la confiance”, a déclaré le ministre de l’Industrie Marc Ferracci.L’Etat français a fourni aux Chantiers des garanties à l’export, selon lesquelles la banque publique d’investissement Bpifrance couvre les risques liés à ce contrat.La livraison de ces deux navires, les cinquième et sixième de la série “World Class”, tranportant plus de 5.000 passagers, est prévue respectivement en 2029 et 2030. Ils rejoindront le MSC World Europa et le MSC World America, déjà en service, ainsi que le MSC World Asia et le MSC World Atlantic, actuellement en construction, dont les livraisons sont prévues respectivement en 2026 et 2027.L’industrie de la croisière se porte bien parce qu’elle offre “un bon rapport qualité/prix”, notamment en Amérique du Nord et en Europe, avec des taux de réservation plus élevés pour cet été qu’en 2024, a souligné Pierfrancesco Vago, président exécutif de la division croisières du groupe MSC.MSC Croisières souligne que ces nouveaux navires, dont la navigation au fioul est très polluante, sont “parmi les plus efficients en matière énergétique” et sont “compatibles avec différents carburants alternatifs, y compris le GNL biosourcé et synthétique ainsi que le diesel biologique”. Les navires seront également équipés de systèmes de connexion électriques à quai pour réduire les émissions durant les escales, notamment de CO2 ainsi que d’oxyde d’azote (NOx) et d’oxyde de soufre (SOx). Mais ces connexions restent encore rares dans les ports.”Il y a aujourd’hui l’ambition d’être l’industrie ou le constructeur de bateaux le plus exigeant sur ces critères-là et il y a encore certainement plein de progrès qui vont être effectués dans les prochaines années”, a relevé M. Ferraci.”On va continuer de se battre au niveau national pour notre industrie navale (…) mais aussi au niveau européen. Nos concurrents asiatiques notamment ne jouent pas toujours à armes égales avec nous”, a noté le ministre.Cette commande s’inscrit “dans une stratégie industrielle de long terme pour MSC Croisières, et s’appuie sur un partenariat solide avec Chantiers de l’Atlantique, qui a construit 19 des 23 navires de la compagnie à ce jour”, le reste ayant été construit en Italie, a précisé le croisiériste.Avec cette nouvelle commande, l’investissement direct total de MSC Croisières en France au cours des deux dernières décennies dépasse désormais les 18 milliards d’euros, selon la compagnie.Les discussions autour des prochains navires ont déjà commencé, a souligné Laurent Castaing, directeur général des Chantiers de l’Atlantique.

Investissements: le 8e sommet Choose France bat un record et concrétise des projets dans l’IA

Le 8e sommet Choose France lundi, évènement destiné à attirer les investissements étrangers en France, va battre un nouveau record cette année avec 20 milliards d’euros de projets nouveaux annoncés et 17 milliards d’euros de concrétisations d’engagements sur l’intelligence artificielle (IA) pris en février.En tout, une cinquantaine de projets seront dévoilés ou confirmés. Plus de 200 patrons des cinq continents sont attendus au château de Versailles sur le thème “France, terre de créativité”, pour rencontrer les membres du gouvernement français et le président Emmanuel Macron, et discuter de futurs investissements en France ou en annoncer.Pour la 6e année consécutive, la France a été sacrée cette année premier pays européen en termes d’investissements étrangers par le baromètre EY, avec 1.025 projets, un nombre toutefois en baisse (de 14%), comme pour les autres pays du podium.Après les 15 milliards d’euros de l’édition 2024, un record de 20 milliards d’euros d’investissements nouveaux sera dévoilé, a indiqué dimanche l’Elysée, comme l’avait annoncé Emmanuel Macron dès vendredi à la presse quotidienne régionale. “Ça participe du redéveloppement, du redéploiement d’une puissance industrielle française”, s’est félicité lundi sur RTL le ministre de l’Economie Eric Lombard.Parmi ces projets nouveaux, un investissement de 6,4 milliards d’euros de l’américain Prologis, pour la construction de centres de données et d’entrepôts, et la confirmation par MSC Croisières d’une commande de deux navires aux chantiers de Saint-Nazaire pour 3,5 milliards d’euros.- Centres de données et IA à l’honneur -Des annonces bienvenues en pleines discussions sur les droits de douane américains, alors que les Etats-Unis eux-mêmes font tout pour attirer les investissements étrangers. Les patrons américains représenteront cette année 19% des dirigeants présents à Choose France et les patrons européens, 40%. Les fonds souverains du Golfe seront aussi très présents.L’autre volet des annonces attendues concerne les premières concrétisations des quelque 109 milliards d’investissements en France dans le domaine de l’intelligence artificielle promis en février lors d’un vaste sommet sur l’IA.Ainsi, le canadien Brookfield confirmera investir 10 milliards d’euros pour un site à Cambrai (Nord). L’américain Digital Realty scellera ses engagements pour des data centers à Marseille et Dugny (Seine-Saint-Denis), pour 2,3 milliards.Un autre projet autour de l’IA, avec le fonds d’investissement émirati MGX, devrait aussi être confirmé, pour l’établissement d’un campus IA en Ile-de-France.La France, remarque l’Elysée, est grâce au nucléaire, énergie décarbonée, un “paradis énergétique” pour des structures d’IA voraces en électricité.Cette année, Choose France attirera aussi des capitaux pour l’économie circulaire, notamment le recyclage textile, la mobilité décarbonée, ou le cinéma et l’audiovisuel.Les géants mondiaux, comme Amazon, Mars, Ikéa ou Netflix, Ferrero ou GSK, lanceront tous de nouveaux investissements en France. Tandis que la fintech britannique Revolut a déjà dévoilé lundi un milliard d’euros d’investissement avec la création son nouveau siège social pour l’Europe de l’ouest à Paris.Le judoka multi-médaillé d’or Teddy Riner sera l’invité d’honneur de la séance plénière.- “Pognon de dingue” -Emmanuel Macron, pour sa part, tiendra une table ronde avec des chefs d’entreprise sud-coréens, deux autres sur l’intelligence artificielle et la transition énergétique.Il recevra le magnat mexicain Carlos Slim, Stella Li du constructeur de voitures électriques chinois BYD et le directeur général du saoudien Qiddiya, avant un “dîner de travail” sous les ors du château.Il effectue quatre déplacements en amont et en aval du sommet. Avant de se rendre à Versailles, il est ainsi attendu lundi dans la Meuse (est) à l’usine de bus électriques Daimler de Ligny-en-Barrois, où l’entreprise allemande devrait annoncer un nouvel investissement en France.Dimanche, Emmanuel Macron a posté sur X une vidéo montrant une succession de patrons de grandes entreprises étrangères – Coca Cola, Merck, Disney ou Procter & Gamble – annonçant leurs investissements à de précédentes éditions de Choose France.La vidéo est ponctuée de bruits de tiroir-caisse, et on entend Emmanuel Macron prononcer son expression “un pognon de dingue” – employée en 2018 pour parler des dépenses sociales, ce qui lui avait valu des critiques – pour qualifier ces annonces, qui ont représenté 47 milliards d’euros depuis 2017. “On continue?”, engage-t-il.

Joe Biden diagnostiqué d’une forme “agressive” d’un cancer de la prostate

L’ancien président américain Joe Biden a été diagnostiqué d’une forme “agressive” d’un cancer de la prostate, ont annoncé dimanche ses services, précisant que le démocrate de 82 ans présentait des “métastases osseuses”.”Bien que cela représente une forme plus agressive de la maladie, le cancer semble être hormonodépendant, ce qui permet une gestion effective” de la maladie, déclare le bureau de Joe Biden dans un communiqué transmis à l’AFP.Joe Biden a quitté la Maison Blanche en janvier après avoir renoncé l’été dernier à se représenter, sur fond d’inquiétudes quant à son état de santé. Un livre-enquête doit d’ailleurs paraître mardi, racontant par le menu son lent déclin physique et cognitif au fil de son mandat.L’ancien locataire de la Maison Blanche a été diagnostiqué vendredi. Selon le communiqué, son cancer est de niveau 9 sur le score de Gleason, qui évalue les niveaux d’agressivité de cancers de la prostate sur une échelle allant jusqu’à 10.L’actuel président, Donald Trump, s’est dit “attristé” par l’annonce.”Melania et moi sommes attristés d’apprendre le diagnostic médical récent de Joe Biden. Nous envoyons à (son épouse) Jill et à la famille nos meilleurs voeux les plus chaleureux, et nous souhaitons à Joe un rétablissement rapide et réussi”, a déclaré le républicain sur sa plateforme Truth Social.- Options de traitement -“Joe est un battant – et je sais qu’il fera face à ce défi avec la même force, résilience, et optimisme qui ont toujours défini sa vie et son leadership”, a quant à elle déclaré sur son compte X l’ancienne vice-présidente américaine Kamala Harris, au profit de qui Joe Biden s’était retiré de la course à la présidentielle.Le cancer de la prostate est le plus courant chez les hommes et représente 15% de l’ensemble des cancers masculins. La prostate est une glande masculine dont la fonction principale est de produire un liquide qui entre dans la composition du sperme.”Bien qu’il s’agisse d’une maladie à laquelle on peut tout à fait survivre lorsqu’elle est détectée à un stade précoce, c’est la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes. La détection précoce est essentielle”, souligne de son côté la Société américaine de cancérologie, rappelant que l’ancien président avait beaucoup oeuvré pour la lutte contre cette maladie.”Le président et sa famille évaluent les options de traitement avec ses médecins”, précise le communiqué.Joe Biden avait été opéré en 2023 d’une “petite” lésion sur la poitrine, qui s’était révélée cancéreuse. Lors de son mandat, il avait lancé une grande initiative de recherche et de financement “pour guérir les cancers une bonne fois pour toutes” avec pour objectif de réduire la mortalité liée à cette maladie de 50% en 25 ans.”Personne n’a fait plus que Joe” en la matière, a assuré Barack Obama, locataire de la Maison Blanche de 2009 à 2017. “Je suis sûr qu’il relèvera ce défi avec la détermination et l’élégance qui le caractérisent. Nous prions pour une guérison rapide et complète”, a-t-il dit à l’adresse de son ex-vice-président.”J’ai une pensée pour les Biden, qui sont confrontés au cancer, une maladie qu’ils ont tant fait pour essayer d’épargner à d’autres familles. Je vous souhaite un prompt rétablissement”, a écrit l’ancienne Première dame et candidate démocrate Hillary Clinton sur X.La famille de Joe Biden a déjà été touchée par cette maladie: son fils aîné, Beau, est décédé en 2015 d’un cancer du cerveau à 46 ans.”Ce n’est pas un ami personnel ou quelque chose comme ça, mais c’est triste”, a réagi Ariale Booker, 48 ans, qui travaille dans le bâtiment à Washington et a vu sa mère et sa grand-mère mourir d’un cancer. “Je les ai vues vraiment être terrassées. Ses dernières années (de Joe Biden), sa vie va être vraiment dure.”- Livre-enquête -Le débat sur le déclin progressif du démocrate lors de son mandat a été remis en lumière samedi avec la publication d’une bande sonore datant de 2023 dans laquelle le président d’alors perd le fil de grandes dates de sa vie.Le livre-enquête des journalistes Jake Tapper et Alex Thompson, devant paraître mardi, raconte en outre comment la Maison Blanche a caché au monde les faiblesses grandissantes d’un président qui s’est longtemps accroché à sa tentative de réélection.Joe Biden a récemment nié avoir subi un déclin cognitif à la fin de son mandat.Sa santé était une question politique depuis longtemps, et Donald Trump avait pris l’habitude de le surnommer “Joe-l’endormi”.

Joe Biden diagnostiqué d’une forme “agressive” d’un cancer de la prostate

L’ancien président américain Joe Biden a été diagnostiqué d’une forme “agressive” d’un cancer de la prostate, ont annoncé dimanche ses services, précisant que le démocrate de 82 ans présentait des “métastases osseuses”.”Bien que cela représente une forme plus agressive de la maladie, le cancer semble être hormonodépendant, ce qui permet une gestion effective” de la maladie, déclare le bureau de Joe Biden dans un communiqué transmis à l’AFP.Joe Biden a quitté la Maison Blanche en janvier après avoir renoncé l’été dernier à se représenter, sur fond d’inquiétudes quant à son état de santé. Un livre-enquête doit d’ailleurs paraître mardi, racontant par le menu son lent déclin physique et cognitif au fil de son mandat.L’ancien locataire de la Maison Blanche a été diagnostiqué vendredi. Selon le communiqué, son cancer est de niveau 9 sur le score de Gleason, qui évalue les niveaux d’agressivité de cancers de la prostate sur une échelle allant jusqu’à 10.L’actuel président, Donald Trump, s’est dit “attristé” par l’annonce.”Melania et moi sommes attristés d’apprendre le diagnostic médical récent de Joe Biden. Nous envoyons à (son épouse) Jill et à la famille nos meilleurs voeux les plus chaleureux, et nous souhaitons à Joe un rétablissement rapide et réussi”, a déclaré le républicain sur sa plateforme Truth Social.- Options de traitement -“Joe est un battant – et je sais qu’il fera face à ce défi avec la même force, résilience, et optimisme qui ont toujours défini sa vie et son leadership”, a quant à elle déclaré sur son compte X l’ancienne vice-présidente américaine Kamala Harris, au profit de qui Joe Biden s’était retiré de la course à la présidentielle.Le cancer de la prostate est le plus courant chez les hommes et représente 15% de l’ensemble des cancers masculins. La prostate est une glande masculine dont la fonction principale est de produire un liquide qui entre dans la composition du sperme.”Bien qu’il s’agisse d’une maladie à laquelle on peut tout à fait survivre lorsqu’elle est détectée à un stade précoce, c’est la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes. La détection précoce est essentielle”, souligne de son côté la Société américaine de cancérologie, rappelant que l’ancien président avait beaucoup oeuvré pour la lutte contre cette maladie.”Le président et sa famille évaluent les options de traitement avec ses médecins”, précise le communiqué.Joe Biden avait été opéré en 2023 d’une “petite” lésion sur la poitrine, qui s’était révélée cancéreuse. Lors de son mandat, il avait lancé une grande initiative de recherche et de financement “pour guérir les cancers une bonne fois pour toutes” avec pour objectif de réduire la mortalité liée à cette maladie de 50% en 25 ans.”Personne n’a fait plus que Joe” en la matière, a assuré Barack Obama, locataire de la Maison Blanche de 2009 à 2017. “Je suis sûr qu’il relèvera ce défi avec la détermination et l’élégance qui le caractérisent. Nous prions pour une guérison rapide et complète”, a-t-il dit à l’adresse de son ex-vice-président.”J’ai une pensée pour les Biden, qui sont confrontés au cancer, une maladie qu’ils ont tant fait pour essayer d’épargner à d’autres familles. Je vous souhaite un prompt rétablissement”, a écrit l’ancienne Première dame et candidate démocrate Hillary Clinton sur X.La famille de Joe Biden a déjà été touchée par cette maladie: son fils aîné, Beau, est décédé en 2015 d’un cancer du cerveau à 46 ans.”Ce n’est pas un ami personnel ou quelque chose comme ça, mais c’est triste”, a réagi Ariale Booker, 48 ans, qui travaille dans le bâtiment à Washington et a vu sa mère et sa grand-mère mourir d’un cancer. “Je les ai vues vraiment être terrassées. Ses dernières années (de Joe Biden), sa vie va être vraiment dure.”- Livre-enquête -Le débat sur le déclin progressif du démocrate lors de son mandat a été remis en lumière samedi avec la publication d’une bande sonore datant de 2023 dans laquelle le président d’alors perd le fil de grandes dates de sa vie.Le livre-enquête des journalistes Jake Tapper et Alex Thompson, devant paraître mardi, raconte en outre comment la Maison Blanche a caché au monde les faiblesses grandissantes d’un président qui s’est longtemps accroché à sa tentative de réélection.Joe Biden a récemment nié avoir subi un déclin cognitif à la fin de son mandat.Sa santé était une question politique depuis longtemps, et Donald Trump avait pris l’habitude de le surnommer “Joe-l’endormi”.

Présidentielle en Pologne: le pro-européen Trzaskowski et le nationaliste Nawrocki se qualifient pour le second tour

Le maire pro-européen de Varsovie Rafal Trzaskowski et l’historien nationaliste Karol Nawrocki s’affronteront au second tour de l’élection présidentielle en Pologne le 1er juin, après être arrivés au coude-à-coude au premier tour dimanche, selon un sondage.M. Trzaskowski est crédité de 31,2% des voix, contre 29,7% pour M. Nawrocki, le candidat soutenu par le parti Droit et Justice (PiS, conservateur) du président sortant Andrzej Duda, d’après ce sondage Ipsos pour la télévision publique TVP portant sur 90% des votes.Le scrutin a démontré une montée en puissance de l’extrême droite dont deux représentants, le député libertarien Slawomir Mentzen et l’eurodéputé antisémite Grzegorz Braun, ont obtenu ensemble près de 22% des voix.Le scrutin est décisif pour l’avenir du gouvernement centriste et pro-européen du Premier ministre Donald Tusk, en place depuis 2023, à un moment délicat pour le pays voisin de l’Ukraine en guerre. Les enjeux sont également importants pour le droit à l’avortement et les droits des minorités sexuelles.”Ce résultat montre à quel point nous devons être forts, à quel point nous devons être déterminés”, a déclaré M. Trzaskowski à ses partisans dans un stade à Sandomierz, dans l’est du pays.Le candidat nationaliste a quant à lui remercié ses électeurs, disant qu’une victoire au second tour empêcherait la coalition en place de “monopoliser” le pouvoir en Pologne.”Je n’accepterai pas que de nouveaux traités de l’Union européenne soient signés et que la Pologne perde sa souveraineté dans de nombreux secteurs de la vie sociale”, a assuré M. Nawrocki, tout en promettant d’empêcher “que la sécurité des femmes et des hommes polonais soit menacée par des migrants illégaux”.- Paralysé -Le taux de participation a été de 66,8%, selon le sondage.Le chef de l’Etat polonais a des pouvoirs limités, mais il dispose d’un droit de veto sur les initiatives législatives, une prérogative fréquemment utilisée par M. Duda face à la coalition de M. Tusk. Une victoire de M. Trzaskowski permettrait au gouvernement de tenir ses engagements les plus importants qui n’ont pas été honorés. La coalition en place à Varsovie a en effet fait bien des déçus, en particulier parmi les défenseurs des droits des femmes – dont celui à l’avortement.Elle lui donnerait aussi la possibilité de réaliser des progrès dans le rétablissement de l’Etat de droit, mis à mal par le précédent gouvernement populiste et le président sortant.”Avec Nawrocki, le gouvernement sera de fait paralysé et cela peut mener à terme à la chute de la coalition au pouvoir”, juge la politologue Anna Materska-Sosnowska.Son succès signifierait “en réalité le retour des populistes, avec une force décuplée, au plus tard dans deux ans”, aux prochaines législatives, selon elle.Rafal Trzaskowski, 53 ans, a promis de soutenir le droit à l’avortement dans un pays où il est quasiment interdit, ainsi que ceux de la communauté LGBT+.M. Nawrocki, 42 ans, qui dit admirer Donald Trump, affirme que le président américain lui a dit: “Vous allez gagner” lorsqu’ils se sont rencontrés à la Maison Blanche début mai. – “Tout ou rien” -“La partie pour tout ou rien ne fait que commencer. Une lutte acharnée pour chaque vote. Ces deux semaines décideront de l’avenir de notre patrie. C’est pourquoi il ne faut pas reculer ne serait-ce que d’un pas”, a déclaré Donald Tusk sur X.Selon Ewa Marciniak, sociologue et directrice de l’institut de sondages CBOS, la campagne pour le second tour “sera très brutale: chacun des candidats cherchera à tout prix à discréditer son rival, par tous les moyens possibles”.Le résultat du scrutin dépendra en grande partie des électeurs de l’extrême droite et notamment de M. Mentzen, qui est crédité de 14,5% des voix.”C’est le plus grand succès dans l’histoire de notre camp”, a clamé ce libertarien eurosceptique, fermement opposé à l’avortement, aux migrants et même aux réfugiés ukrainiens.Selon Wojciech Przybylski de la fondation Res Publica, “plus de 20% des voix pour l’extrême droite signifie que Trzaskowski ne peut absolument pas être sûr de l’emporter”.”Le résultat du deuxième tour dépend du taux de participation et de la mobilisation des jeunes qui ont voté pour M. Mentzen et le candidat de gauche radicale Adrian Zandberg”, lequel est crédité de 4,8% des voix, a-t-il ajouté.

Présidentielle en Pologne: le pro-européen Trzaskowski et le nationaliste Nawrocki se qualifient pour le second tour

Le maire pro-européen de Varsovie Rafal Trzaskowski et l’historien nationaliste Karol Nawrocki s’affronteront au second tour de l’élection présidentielle en Pologne le 1er juin, après être arrivés au coude-à-coude au premier tour dimanche, selon un sondage.M. Trzaskowski est crédité de 31,2% des voix, contre 29,7% pour M. Nawrocki, le candidat soutenu par le parti Droit et Justice (PiS, conservateur) du président sortant Andrzej Duda, d’après ce sondage Ipsos pour la télévision publique TVP portant sur 90% des votes.Le scrutin a démontré une montée en puissance de l’extrême droite dont deux représentants, le député libertarien Slawomir Mentzen et l’eurodéputé antisémite Grzegorz Braun, ont obtenu ensemble près de 22% des voix.Le scrutin est décisif pour l’avenir du gouvernement centriste et pro-européen du Premier ministre Donald Tusk, en place depuis 2023, à un moment délicat pour le pays voisin de l’Ukraine en guerre. Les enjeux sont également importants pour le droit à l’avortement et les droits des minorités sexuelles.”Ce résultat montre à quel point nous devons être forts, à quel point nous devons être déterminés”, a déclaré M. Trzaskowski à ses partisans dans un stade à Sandomierz, dans l’est du pays.Le candidat nationaliste a quant à lui remercié ses électeurs, disant qu’une victoire au second tour empêcherait la coalition en place de “monopoliser” le pouvoir en Pologne.”Je n’accepterai pas que de nouveaux traités de l’Union européenne soient signés et que la Pologne perde sa souveraineté dans de nombreux secteurs de la vie sociale”, a assuré M. Nawrocki, tout en promettant d’empêcher “que la sécurité des femmes et des hommes polonais soit menacée par des migrants illégaux”.- Paralysé -Le taux de participation a été de 66,8%, selon le sondage.Le chef de l’Etat polonais a des pouvoirs limités, mais il dispose d’un droit de veto sur les initiatives législatives, une prérogative fréquemment utilisée par M. Duda face à la coalition de M. Tusk. Une victoire de M. Trzaskowski permettrait au gouvernement de tenir ses engagements les plus importants qui n’ont pas été honorés. La coalition en place à Varsovie a en effet fait bien des déçus, en particulier parmi les défenseurs des droits des femmes – dont celui à l’avortement.Elle lui donnerait aussi la possibilité de réaliser des progrès dans le rétablissement de l’Etat de droit, mis à mal par le précédent gouvernement populiste et le président sortant.”Avec Nawrocki, le gouvernement sera de fait paralysé et cela peut mener à terme à la chute de la coalition au pouvoir”, juge la politologue Anna Materska-Sosnowska.Son succès signifierait “en réalité le retour des populistes, avec une force décuplée, au plus tard dans deux ans”, aux prochaines législatives, selon elle.Rafal Trzaskowski, 53 ans, a promis de soutenir le droit à l’avortement dans un pays où il est quasiment interdit, ainsi que ceux de la communauté LGBT+.M. Nawrocki, 42 ans, qui dit admirer Donald Trump, affirme que le président américain lui a dit: “Vous allez gagner” lorsqu’ils se sont rencontrés à la Maison Blanche début mai. – “Tout ou rien” -“La partie pour tout ou rien ne fait que commencer. Une lutte acharnée pour chaque vote. Ces deux semaines décideront de l’avenir de notre patrie. C’est pourquoi il ne faut pas reculer ne serait-ce que d’un pas”, a déclaré Donald Tusk sur X.Selon Ewa Marciniak, sociologue et directrice de l’institut de sondages CBOS, la campagne pour le second tour “sera très brutale: chacun des candidats cherchera à tout prix à discréditer son rival, par tous les moyens possibles”.Le résultat du scrutin dépendra en grande partie des électeurs de l’extrême droite et notamment de M. Mentzen, qui est crédité de 14,5% des voix.”C’est le plus grand succès dans l’histoire de notre camp”, a clamé ce libertarien eurosceptique, fermement opposé à l’avortement, aux migrants et même aux réfugiés ukrainiens.Selon Wojciech Przybylski de la fondation Res Publica, “plus de 20% des voix pour l’extrême droite signifie que Trzaskowski ne peut absolument pas être sûr de l’emporter”.”Le résultat du deuxième tour dépend du taux de participation et de la mobilisation des jeunes qui ont voté pour M. Mentzen et le candidat de gauche radicale Adrian Zandberg”, lequel est crédité de 4,8% des voix, a-t-il ajouté.

Le mégaprojet de loi budgétaire de Trump franchit une étape clé au Congrès

Le colossal projet de loi budgétaire vivement souhaité par Donald Trump a franchi une étape clé au Congrès dimanche soir, après que plusieurs élus républicains ont cessé de s’y opposer.Le président américain pousse les parlementaires à faire vite pour adopter cette “grande et belle loi”, comme il la décrit, surtout afin de concrétiser l’extension des crédits d’impôt de son premier mandat, qui arrivent à expiration à la fin de l’année.Mais dans le camp républicain, pourtant majoritaire dans les deux chambres du Congrès, le conflit ouvert entre différentes factions menaçait de retarder le processus.Du côté de l’aile modérée, on craint que d’importantes coupes dans Medicaid fassent peser un risque électoral trop élevé avant les élections législatives de mi-mandat, en novembre 2026.Pour une partie de l’aile ultraconservatrice, qui prône une réduction du déficit, ces coupes au contraire ne vont pas assez loin.Quatre élus conservateurs, qui avaient réussi à faire dérailler temporairement le processus vendredi en votant contre le texte lors de l’examen devant la commission du budget, ont modifié leur vote en “présent” dimanche, ne s’y opposant plus mais sans le soutenir pour autant, ce qui permet de justesse au texte de poursuivre son parcours législatif.”Ce soir, la commission budgétaire de la Chambre a franchi une étape cruciale vers l’adoption de la +grande et belle loi+”, a écrit sur X le président républicain de la commission, Jodey Arrington. Le plan est de voir le texte arriver dans l’hémicycle “d’ici la fin de la semaine”, avait affirmé plus tôt dimanche le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, à l’émission Fox News Sunday.La bataille est loin d’être terminée puisque les sénateurs républicains ont déjà fait part de leur volonté d’effectuer des changements majeurs quand le projet atteindra la chambre haute.Selon une commission indépendante du Congrès, une telle extension accompagnée d’autres mesures fiscales entraînerait une hausse de plus de 4.800 milliards de dollars du déficit de l’Etat fédéral au cours de la prochaine décennie.Pour la compenser en partie, les républicains comptent effectuer des coupes claires dans certaines dépenses, en particulier Medicaid, l’assurance santé dont plus de 70 millions d’Américains aux revenus modestes dépendent.

En Roumanie, le candidat pro-européen remporte la présidence

Maintenir le cap européen et le soutien à Kiev ou se tourner vers l’extrême droite: les Roumains, nombreux dimanche aux urnes pour élire leur président, ont choisi la première option en donnant la victoire au maire centriste de Bucarest.Alors que peu auraient parié sur lui il y a deux semaines, Nicusor Dan, 55 ans, a recueilli 53,6% des suffrages, après dépouillement de la totalité des bulletins, un résultat accueilli dans la liesse à son quartier général.”C’est la victoire de milliers et de milliers de gens qui ont cru que la Roumanie pouvait changer dans la bonne direction”, a-t-il lancé à ses partisans au milieu de chants louant l’Europe et moquant la Russie.Il a aussi eu un mot pour ceux qui n’avaient pas voté pour lui, appelant à “se mettre au travail” et à “bâtir une Roumanie unie”.La présidentielle était surveillée de près dans les capitales européennes et les messages ont afflué, de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen qui a salué le choix des Roumains en faveur d’une “Europe forte” au chef d’Etat français Emmanuel Macron, pour qui “la démocratie” l’a emporté “malgré les nombreuses tentatives de manipulation”. Dans l’Ukraine voisine, Volodymyr Zelensky s’est félicité de ce succès “historique”, rappelant “l’importance d’avoir la Roumanie comme partenaire fiable”.- Mobilisation exceptionnelle -Cinq mois après la rarissime annulation du scrutin de novembre entaché par des soupçons d’ingérence russe, la Roumanie espère désormais refermer ce chapitre tumultueux.Mais les divisions sont profondes. Après avoir refusé dans un premier temps de concéder sa défaite malgré le verdict des urnes (46,4%) et crié à la fraude, le candidat souverainiste George Simion a félicité son adversaire, tout en promettant de “poursuivre le combat”.Cet admirateur de Donald Trump, âgé de 38 ans, avait largement dominé le premier tour le 4 mai avec près de 41% des voix, le double du maire de Bucarest, porté par un vent de colère face aux “politiciens voleurs” au pouvoir depuis 1989 et aux difficultés économiques d’un des pays les plus pauvres de l’UE. Il a pâti d’une série de “faux pas” dans l’entre-deux-tours mais surtout d’une “mobilisation quasi sans précédent, liée à un sursaut des défenseurs de la démocratie”, a commenté pour l’AFP l’analyste Sergiu Miscoiu. Le taux de participation s’est élevé à près de 65%, contre seulement 53% au premier tour.”Jamais une élection n’avait été aussi décisive” pour l’avenir du pays, “avec des implications géopolitiques manifestes”, ajoute l’expert.Car le chef de l’Etat a le pouvoir de nommer des personnes à des postes clés et de participer aux sommets de l’Union européenne et de l’Otan.Membre loyal de l’UE, la Roumanie, une nation de 19 millions d’habitants voisine de l’Ukraine, est devenue un pilier essentiel de l’Alliance atlantique depuis le début de l’offensive russe en 2022.- “Georgescu président” -Ce sont deux visions qui s’affrontaient dans les urnes.Nicusor Dan, un brillant mathématicien qui a fait ses études en France avant de devenir un militant anticorruption, est un Européen convaincu et un fervent soutien de Kiev.En face, George Simion, détracteur des “politiques absurdes de l’UE”, a plaidé pendant la campagne pour l’arrêt de l’aide militaire à l’Ukraine, prônant “la neutralité” tout en se défendant d’être “l’ami de Vladimir Poutine”.Il s’est de nouveau affiché dimanche avec Calin Georgescu, celui qui avait surpris en terminant en tête du scrutin du 24 novembre après une campagne massive sur TikTok dont le mode opératoire pointait vers la Russie.L’ex-haut fonctionnaire a depuis été inculpé et exclu de cette nouvelle course, une décision qui a provoqué des manifestations parfois violentes.”Calin Georgescu président!”, a crié une petite foule venue avec des fleurs accueillir son héros déchu.A la sortie des bureaux de vote, beaucoup disaient leur espoir que le cauchemar actuel se termine. “C’est un tel chaos en Roumanie” depuis l’annulation du vote, raconte Runa Petringenaru, organisatrice de séminaires de 55 ans.”C’est du jamais vu, probablement même à l’échelle européenne”, souffle-t-elle.