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Au procès Le Scouarnec, les “loupés” des instances médicales scrutés de près

D’anciens cadres d’institutions hospitalières témoignent lundi à Vannes devant la cour criminelle du Morbihan, qui s’interroge sur les dysfonctionnements ayant permis à Joël Le Scouarnec de poursuivre, pendant plus d’une décennie, sa carrière de chirurgien malgré une première condamnation pour pédocriminalité en 2005.Le 1er août 2006, Joël Le Scouarnec est titularisé à la tête du service de chirurgie de l’hôpital de Quimperlé (Finistère). Pourtant, dès le 14 juin de la même année, un de ses collègues avait averti le directeur de l’établissement de la condamnation en 2005 du médecin pour détention d’images pédopornographiques.De nombreux courriers établissent ensuite que le Conseil départemental de l’Ordre des médecins du Finistère, l’Agence régionale d’hospitalisation (ARH, devenue depuis Agence régionale de santé) de Bretagne ainsi que la direction départementale des Affaires sanitaires et sociales (Ddass) du Finistère sont avisés… sans que cela empêche Joël Le Scouarnec de poursuivre sa carrière jusqu’en 2017.Il est désormais jugé pour des viols et agressions sexuelles sur 299 victimes, majoritairement des patients mineurs au moment des faits.Convoquée comme témoin, Valérie Astruc, chargée de mission en ressources humaines à l’ARH de Bretagne de 2001 à 2007, estime que plus qu’une “défaillance”, “la situation” de Joël Le Scouarnec est la “conséquence du mille-feuille administratif français” mais aussi d’une “difficulté” à recruter des médecins. “A Quimperlé, comme de nombreux petits hôpitaux à cette époque, la priorité était d’avoir un certain nombre de spécialités représentées, ce qui peut laisser penser qu’on pouvait dissocier l’exercice chirurgical de la détention d’images pédopornographiques”, lâche-t-elle.”Avec le recul, je trouve que c’est un loupé, mais ce n’est pas mon rôle de juger”, admet-elle finalement.- Le Scouarnec silencieux -A son tour, Yvon Guillerm, directeur-adjoint de l’ARH de Bretagne, s’avance à la barre. Il reconnaît avoir appris la première condamnation de Joël Le Scouarnec dès novembre 2006. Ce n’est qu’en mars 2007 qu’il envoie un rapport non signé à Bernard Chenevière, alors responsable au Centre national de gestion (CNG) des praticiens hospitaliers.”Les faits sont en contradiction avec les conditions de moralité nécessaires” à exercer les fonctions de chirurgien, souligne le rapport, repoussant néanmoins la “procédure disciplinaire” contre Joël Le Scouarnec.Le propos de Yvon Guillerm, obscurci par un charabia administratif et des allers-retours chronologiques difficiles à suivre, achève d’agacer la présidente de la cour, Aude Buresi.Elle finit par projeter un courrier où le directeur de l’hôpital de Quimperlé, décédé depuis, affirme ne pas connaître “la teneur exacte des faits qui lui sont reprochés” (au chirurgien), malgré des documents prouvant le contraire.”Comment recevez-vous ce courrier puisque vous savez que ce qu’il dit est inexact?”, demande Aude Buresi.Mais le témoin, à nouveau, ne répond pas à la question.”Savez-vous combien de victimes ont eu lieu” entre 2005 et 2007? l’interroge Me Céline Astolfe, avocate de parties civiles. “Avez-vous compris l’urgence?””J’ai conscience qu’il y a un décalage”, finit par avouer Yvon Guillerm, tandis que dans son box Joël Le Scouarnec suit attentivement les échanges.Interrogé par la cour après la déposition de Valérie Astruc, il n’a pas souhaité s’exprimer lors de cette audience qui semble, pour la première fois, sonder d’autres responsabilités que la sienne.- “Inaction” politique -Une vingtaine de victimes et leurs proches, soutenus par des associations et des syndicats, ont manifesté lundi matin pour “interpeller les politiques” devant le tribunal de Vannes.”Ce procès n’est pas seulement celui d’un homme, c’est le procès d’un système, celui de défaillances institutionnelles en série”, ont-ils lancé.”Nous ne pouvons plus accepter que cette affaire historique se termine comme elle a commencé: dans le silence”, ont-ils ajouté, incriminant “l’inaction” du gouvernement et des responsables politiques depuis l’ouverture du procès, le 24 février.Réunies en collectif, ces victimes ont demandé, dans des courriers aux ministres de la Santé et de la Justice, ainsi qu’à la Haut commissaire à l’Enfance, “une commission interministérielle pour que ce procès soit un point de bascule et non une occasion manquée.”Mais ces lettres sont restées sans réponse, regrettent-elles.Pour Sandrine Josso, députée MoDem ayant mené une mission parlementaire sur la soumission chimique et présente lundi pour “soutenir les victimes”, “ce silence politique provoque une victimisation secondaire” des parties civiles.Il s’agit d’une double peine pour les victimes qui, après avoir subi une première agression, sont confrontées à des préjugés, des questions déplacées et des remarques culpabilisantes par des acteurs d’un système judiciaire censé les protéger.

Israël va “prendre le contrôle de toute” la bande de Gaza, annonce Benjamin Netanyahu

Benjamin Netanyahu a déclaré lundi qu’Israël allait “prendre le contrôle de toute” la bande de Gaza, où l’armée israélienne a tué 52 personnes depuis la nuit selon les secours, dans l’attente d’une reprise effective de l’aide alimentaire dans le territoire palestinien dévasté et affamé. “Les combats sont intenses et nous progressons. Nous prendrons le contrôle de tout le territoire de la bande”, a affirmé le Premier ministre israélien. L’agence humanitaire de l’ONU, Ocha, a pour sa part dit être “en pourparlers” avec Israël, au lendemain de sa décision de lever partiellement le blocus de toute livraison humanitaire à Gaza imposé depuis le 2 mars, décrié à l’international y compris par les Etats-Unis Parallèlement à l’intensification de ses opérations militaires, Israël mène des pourparlers indirects pour un cessez-le-feu avec le Hamas, dont l’attaque dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, a déclenché la guerre dans le territoire palestinien. Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a fait état de la mort de 52 personnes dans des bombardements israéliens à travers le territoire palestinien. L’armée a elle appelé à l’évacuation immédiate de divers secteurs du sud de la bande de Gaza, dont le gouvernorat de Khan Younès, en vue d’une “offensive sans précédent”.  Des témoins ont décrit à l’AFP des combats près de l’hôpital Nasser de Khan Younès, et une intervention des forces spéciales israéliennes au domicile d’un combattant palestinien. “Ils ont exécuté le père, et enlevé son fils et la mère de l’enfant”, âgé de 10 ans, affirme Mohammad Sarhane. Il relate une scène d'”apocalypse”, avec des tirs “de partout, des ceintures de feu, des avions de guerre et des hélicoptères”, durant laquelle il s’est réfugié avec ses enfants “dans l’endroit le plus sûr de la maison par peur des tirs et des éclats d’obus”. L’armée a dit avoir attaqué dimanche “plus de 160 cibles terroristes” à travers tout le territoire, dont “des postes de lancement de missiles antichars” et des “infrastructures souterraines”. – “Des tonnes de nourriture bloquées” -Sur le plan humanitaire, “les autorités israéliennes nous ont approchés pour reprendre la livraison d’une aide limitée”, a indiqué l’Ocha, faisant état de discussions en cours sur les modalités.”Deux millions de personnes sont affamées” à Gaza, alors que des “tonnes de nourriture sont bloquées à la frontière”, a déploré le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. “Les gens meurent de maladies que l’on peut prévenir alors que les médicaments attendent à la frontière et que les attaques contre les hôpitaux privent les gens de soins”, a-t-il ajouté. M. Netanyahu a annoncé dimanche soir qu’Israël allait autoriser l’entrée à Gaza d’une “quantité de base de nourriture”. Il a précisé lundi que des pays “amis” lui avaient dit ne plus pouvoir soutenir la poursuite de la guerre si des “images de famine de masse” se répandaient. Son allié et ministre d’extrême-droite, Itamar Ben Gvir, l’a accusé de commettre “une sérieuse erreur”. M. Netanyahu s’est aussi dit dimanche ouvert à un accord incluant la fin de l’offensive militaire, mais sous condition de l'”exil” du Hamas et du “désarmement” du territoire. Jusque-là, le Hamas a rejeté de telles exigences, se disant prêt à libérer tous les otages enlevés le 7-Octobre dans le cadre d’un accord global mettant fin à la guerre et prévoyant un retrait total israélien de Gaza. – “Les gens souffrent” – Israël a repris le 18 mars ses opérations militaires à Gaza, rompant une trêve de deux mois, et dévoilé début mai une plan prévoyant la “conquête” de Gaza et le déplacement de la plupart de ses 2,4 millions d’habitants vers l’extrême sud du territoire.Mais les capitales occidentales haussent le ton en appelant à faire taire les armes. “Nous sommes favorables à la fin du conflit, à un cessez-le-feu. Nous ne voulons pas que les gens souffrent comme ils l’ont fait, et nous blâmons le Hamas pour cela, mais il n’en reste pas moins qu’ils souffrent”, a affirmé le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, après s’être entretenu samedi, pour la deuxième fois en trois jours, avec M. Netanyahu. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.486 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Israël va “prendre le contrôle de toute” la bande de Gaza, annonce Benjamin Netanyahu

Benjamin Netanyahu a déclaré lundi qu’Israël allait “prendre le contrôle de toute” la bande de Gaza, où l’armée israélienne a tué 52 personnes depuis la nuit selon les secours, dans l’attente d’une reprise effective de l’aide alimentaire dans le territoire palestinien dévasté et affamé. “Les combats sont intenses et nous progressons. Nous prendrons le contrôle de tout le territoire de la bande”, a affirmé le Premier ministre israélien. L’agence humanitaire de l’ONU, Ocha, a pour sa part dit être “en pourparlers” avec Israël, au lendemain de sa décision de lever partiellement le blocus de toute livraison humanitaire à Gaza imposé depuis le 2 mars, décrié à l’international y compris par les Etats-Unis Parallèlement à l’intensification de ses opérations militaires, Israël mène des pourparlers indirects pour un cessez-le-feu avec le Hamas, dont l’attaque dans le sud d’Israël, le 7 octobre 2023, a déclenché la guerre dans le territoire palestinien. Sur le terrain, la Défense civile de Gaza a fait état de la mort de 52 personnes dans des bombardements israéliens à travers le territoire palestinien. L’armée a elle appelé à l’évacuation immédiate de divers secteurs du sud de la bande de Gaza, dont le gouvernorat de Khan Younès, en vue d’une “offensive sans précédent”.  Des témoins ont décrit à l’AFP des combats près de l’hôpital Nasser de Khan Younès, et une intervention des forces spéciales israéliennes au domicile d’un combattant palestinien. “Ils ont exécuté le père, et enlevé son fils et la mère de l’enfant”, âgé de 10 ans, affirme Mohammad Sarhane. Il relate une scène d'”apocalypse”, avec des tirs “de partout, des ceintures de feu, des avions de guerre et des hélicoptères”, durant laquelle il s’est réfugié avec ses enfants “dans l’endroit le plus sûr de la maison par peur des tirs et des éclats d’obus”. L’armée a dit avoir attaqué dimanche “plus de 160 cibles terroristes” à travers tout le territoire, dont “des postes de lancement de missiles antichars” et des “infrastructures souterraines”. – “Des tonnes de nourriture bloquées” -Sur le plan humanitaire, “les autorités israéliennes nous ont approchés pour reprendre la livraison d’une aide limitée”, a indiqué l’Ocha, faisant état de discussions en cours sur les modalités.”Deux millions de personnes sont affamées” à Gaza, alors que des “tonnes de nourriture sont bloquées à la frontière”, a déploré le chef de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus. “Les gens meurent de maladies que l’on peut prévenir alors que les médicaments attendent à la frontière et que les attaques contre les hôpitaux privent les gens de soins”, a-t-il ajouté. M. Netanyahu a annoncé dimanche soir qu’Israël allait autoriser l’entrée à Gaza d’une “quantité de base de nourriture”. Il a précisé lundi que des pays “amis” lui avaient dit ne plus pouvoir soutenir la poursuite de la guerre si des “images de famine de masse” se répandaient. Son allié et ministre d’extrême-droite, Itamar Ben Gvir, l’a accusé de commettre “une sérieuse erreur”. M. Netanyahu s’est aussi dit dimanche ouvert à un accord incluant la fin de l’offensive militaire, mais sous condition de l'”exil” du Hamas et du “désarmement” du territoire. Jusque-là, le Hamas a rejeté de telles exigences, se disant prêt à libérer tous les otages enlevés le 7-Octobre dans le cadre d’un accord global mettant fin à la guerre et prévoyant un retrait total israélien de Gaza. – “Les gens souffrent” – Israël a repris le 18 mars ses opérations militaires à Gaza, rompant une trêve de deux mois, et dévoilé début mai une plan prévoyant la “conquête” de Gaza et le déplacement de la plupart de ses 2,4 millions d’habitants vers l’extrême sud du territoire.Mais les capitales occidentales haussent le ton en appelant à faire taire les armes. “Nous sommes favorables à la fin du conflit, à un cessez-le-feu. Nous ne voulons pas que les gens souffrent comme ils l’ont fait, et nous blâmons le Hamas pour cela, mais il n’en reste pas moins qu’ils souffrent”, a affirmé le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, après s’être entretenu samedi, pour la deuxième fois en trois jours, avec M. Netanyahu. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait au moins 53.486 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon les dernières données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Le 8e sommet Choose France bat un record d’investissements et concrétise des projets dans l’IA

Le 8e sommet Choose France lundi, évènement destiné à attirer les investissements étrangers en France, va battre un nouveau record cette année avec 20 milliards d’euros de projets nouveaux annoncés et 20,8 milliards d’euros de concrétisations d’engagements sur l’intelligence artificielle (IA) pris en février.En tout, une cinquantaine de projets seront dévoilés ou confirmés. Plus de 200 patrons des cinq continents sont attendus au château de Versailles sur le thème “France, terre de créativité”, pour rencontrer les membres du gouvernement français et le président Emmanuel Macron, et discuter de futurs investissements en France ou en annoncer.Pour la 6e année consécutive, la France a été sacrée cette année premier pays européen en termes d’investissements étrangers par le baromètre EY, avec 1.025 projets, un nombre toutefois en baisse, comme pour les autres pays du podium.Après les 15 milliards d’euros de l’édition 2024, un record de 20 milliards d’euros d’investissements nouveaux sera dévoilé, a indiqué l’Elysée. “C’est un jour ensoleillé et je suis là pour de belles nouvelles”, s’est réjoui lundi Emmanuel Macron au cours d’une visite à l’usine d’autobus électriques de l’allemand Daimler à Ligny-en-Barrois dans la Meuse, au moment où le constructeur s’engage à investir plus de 92 millions d’euros notamment dans son agrandissement.Il est attendu au château de Versailles en début d’après-midi.Le sommet “participe du redéveloppement, du redéploiement d’une puissance industrielle française”, s’est félicité sur RTL le ministre de l’Economie Eric Lombard.”De la propagande”, a commenté sur X le député Insoumis Eric Coquerel, selon qui “le bilan macroniste c’est la désindustrialisation”.Parmi les projets d’ampleur annoncés lundi figurent un investissement de 6,4 milliards d’euros de l’américain Prologis, pour la construction de centres de données et d’entrepôts, et la confirmation par MSC Croisières d’une commande de deux navires aux chantiers de Saint-Nazaire pour 3,5 milliards d’euros.- Centres de données et IA à l’honneur -Des annonces bienvenues en pleines discussions sur les droits de douane américains, alors que les Etats-Unis eux-mêmes font tout pour attirer les investissements étrangers. Les patrons américains représenteront cette année 19% des dirigeants présents à Choose France et les patrons européens, 40%. Les fonds souverains du Golfe seront aussi très présents.L’autre volet des annonces attendues concerne les premières concrétisations des 109 milliards d’investissements en France dans le domaine de l’intelligence artificielle promis en février lors d’un vaste sommet sur l’IA.Ainsi, le canadien Brookfield confirmera investir 10 milliards d’euros pour un site à Cambrai (Nord). L’américain Digital Realty scellera ses engagements pour des centres de données à Marseille et Dugny (Seine-Saint-Denis), pour 2,3 milliards.Un autre projet autour de l’IA, avec le fonds d’investissement émirati MGX, sera aussi confirmé, pour l’établissement d’un campus IA en Ile-de-France, avec une première tranche de 8,5 milliards d’euros.La France, remarque l’Elysée, est grâce au nucléaire, énergie décarbonée, un “paradis énergétique” pour des structures d’IA voraces en électricité.Cette année, Choose France attirera aussi des capitaux pour l’économie circulaire, notamment le recyclage textile, la mobilité décarbonée, ou le cinéma et l’audiovisuel.Les géants mondiaux, comme Amazon, Mars, Ikéa ou Netflix, Ferrero ou GSK, lanceront tous de nouveaux investissements en France. Tandis que la fintech britannique Revolut a dévoilé lundi un milliard d’euros d’investissement avec la création son nouveau siège social pour l’Europe de l’ouest à Paris.Le judoka multimédaillé d’or Teddy Riner sera l’invité d’honneur de la séance plénière.- “Pognon de dingue” -Emmanuel Macron, pour sa part, tiendra une table ronde avec des chefs d’entreprise sud-coréens, deux autres sur l’intelligence artificielle et la transition énergétique.Il recevra le magnat mexicain Carlos Slim, Stella Li du constructeur de voitures électriques chinois BYD et le directeur général du saoudien Qiddiya, avant un “dîner de travail” sous les ors du château.Dimanche, Emmanuel Macron a posté sur X une vidéo montrant une succession de patrons de grandes entreprises étrangères – Coca Cola, Merck, Disney ou Procter & Gamble – annonçant leurs investissements à de précédentes éditions de Choose France.La vidéo est ponctuée de bruits de tiroir-caisse, et on entend Emmanuel Macron prononcer son expression “un pognon de dingue” – employée en 2018 pour parler des dépenses sociales, ce qui lui avait valu des critiques – pour qualifier ces annonces, qui ont représenté 47 milliards d’euros depuis 2017. “On continue?”, engage-t-il.

Ukraine: appel Trump-Poutine à venir, nouvelle tentative pour pousser à un cessez-le-feu

Donald Trump et Vladimir Poutine doivent s’entretenir au téléphone lundi à 14H00 GMT avec l’objectif de “mettre fin au bain de sang” en Ukraine, selon les mots du président américain, après des pourparlers infructueux entre Kiev et Moscou en Turquie en fin de semaine dernière.Les premiers pourparlers de paix entre Ukrainiens et Russes depuis 2022, qui se sont tenus vendredi à Istanbul, n’ont pas abouti au cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés, les attaques meurtrières russes se poursuivant sur le terrain.Après cette rencontre qui a mis en exergue le gouffre qui sépare les positions de Moscou et Kiev, Donald Trump a déclaré qu’il parlerait par téléphone lundi à Vladimir Poutine. Objectif : “Mettre fin au +bain de sang+”, a-t-il martelé sur sa plateforme Truth Social.Dans son message de samedi, il avait dit espérer que ce serait “une journée productive” et “qu’un cessez-le-feu aura(it) lieu”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, lui aussi, dit lundi vouloir un cessez-le-feu “complet et inconditionnel” de 30 jours, “suffisamment long” dans le temps pour permettre des discussions, et avec “la possibilité d’une prolongation”.Pourtant, le président russe a, pour sa part, repoussé jusque-là toutes les demandes de Kiev de trêve préalable à des discussions, estimant qu’une telle pause dans les combats permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce à l’aide militaire occidentale.L’appel Trump-Poutine est “évidemment important”, a reconnu lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, assurant que Moscou “apprécie beaucoup” la “médiation” américaine dans cet épineux dossier.Selon lui, Moscou souhaite, “bien sûr”, “atteindre (ses) objectifs” en Ukraine “par des moyens politiques et diplomatiques”, après plus de trois ans de son invasion qui a entraîné la mort d’au moins des dizaines de milliers de personnes, civiles et militaires confondues, et provoqué de gigantesques destructions.- Appel Trump-Zelensky aussi prévu -Dimanche à Rome, le vice-président américain JD Vance et Volodymyr Zelensky s’étaient entretenus, évoquant ensemble notamment, d’après un haut responsable ukrainien à l’AFP, “les préparatifs de la conversation” entre MM. Trump et Poutine et “un cessez-le-feu”.”Les dirigeants (…) ont fourni des informations supplémentaires sur l’état actuel des négociations en vue d’un cessez-le-feu et d’une paix durable”, a confirmé de son côté la Maison Blanche. Cette rencontre était la première entre les deux hommes depuis leur altercation dans le Bureau ovale fin février, aux côtés de Donald Trump, un événement qui avait montré le changement de ton de la Maison Blanche vis-à-vis de l’Ukraine.De leur côté, les Européens, soutiens de Kiev, tentent de faire bloc et de faire pression sur Moscou, menaçant de sanctions “massives” si le Kremlin ne finissait pas par accepter une trêve.Dimanche, les dirigeants français, britannique, allemand et italien se sont entretenus par téléphone avec Donald Trump, rappelant “la nécessité” d’une trêve “inconditionnelle” et que “le président Poutine (prenne) au sérieux les pourparlers de paix”, selon un porte-parole du Premier ministre britannique, Keir Starmer.Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné lundi sur X que les participants à l’appel souhaitaient “poursuivre cet échange aujourd’hui” avec M. Trump. Ce dernier a prévu d’informer Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants d’Etats membres de l’Otan après son entretien téléphonique avec Vladimir Poutine.- “Demandes absurdes” -A ce stade pourtant, ses efforts n’ont pas permis d’avancée majeure dans le règlement du conflit, déclenché par l’invasion russe en février 2022. Les combats se poursuivent et Vladimir Medinski, le négociateur envoyé par Vladimir Poutine vendredi à Istanbul, avait cité Napoléon au moment d’expliquer l’approche de Moscou: “+La guerre et les négociations doivent être menées simultanément+”.Intransigeant, Vladimir Poutine a martelé dimanche vouloir “éliminer les causes” du conflit et “garantir la sécurité de l’État russe”, une référence à l’exigence de Moscou que l’Ukraine soit démilitarisée et ne rejoigne pas l’Otan, que le président russe considère comme une menace existentielle pour son pays.La Russie “tente de faire les mêmes demandes absurdes” qu’en 2022, a dénoncé lundi le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, sur les réseaux sociaux.A l’avantage sur le front face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses, les forces russes ont revendiqué lundi la prise de deux localités, une dans la région de Soumy (nord-est) et l’autre dans celle de Donetsk (est), épicentre des combats.

Ukraine: appel Trump-Poutine à venir, nouvelle tentative pour pousser à un cessez-le-feu

Donald Trump et Vladimir Poutine doivent s’entretenir au téléphone lundi à 14H00 GMT avec l’objectif de “mettre fin au bain de sang” en Ukraine, selon les mots du président américain, après des pourparlers infructueux entre Kiev et Moscou en Turquie en fin de semaine dernière.Les premiers pourparlers de paix entre Ukrainiens et Russes depuis 2022, qui se sont tenus vendredi à Istanbul, n’ont pas abouti au cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés, les attaques meurtrières russes se poursuivant sur le terrain.Après cette rencontre qui a mis en exergue le gouffre qui sépare les positions de Moscou et Kiev, Donald Trump a déclaré qu’il parlerait par téléphone lundi à Vladimir Poutine. Objectif : “Mettre fin au +bain de sang+”, a-t-il martelé sur sa plateforme Truth Social.Dans son message de samedi, il avait dit espérer que ce serait “une journée productive” et “qu’un cessez-le-feu aura(it) lieu”.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a, lui aussi, dit lundi vouloir un cessez-le-feu “complet et inconditionnel” de 30 jours, “suffisamment long” dans le temps pour permettre des discussions, et avec “la possibilité d’une prolongation”.Pourtant, le président russe a, pour sa part, repoussé jusque-là toutes les demandes de Kiev de trêve préalable à des discussions, estimant qu’une telle pause dans les combats permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce à l’aide militaire occidentale.L’appel Trump-Poutine est “évidemment important”, a reconnu lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, assurant que Moscou “apprécie beaucoup” la “médiation” américaine dans cet épineux dossier.Selon lui, Moscou souhaite, “bien sûr”, “atteindre (ses) objectifs” en Ukraine “par des moyens politiques et diplomatiques”, après plus de trois ans de son invasion qui a entraîné la mort d’au moins des dizaines de milliers de personnes, civiles et militaires confondues, et provoqué de gigantesques destructions.- Appel Trump-Zelensky aussi prévu -Dimanche à Rome, le vice-président américain JD Vance et Volodymyr Zelensky s’étaient entretenus, évoquant ensemble notamment, d’après un haut responsable ukrainien à l’AFP, “les préparatifs de la conversation” entre MM. Trump et Poutine et “un cessez-le-feu”.”Les dirigeants (…) ont fourni des informations supplémentaires sur l’état actuel des négociations en vue d’un cessez-le-feu et d’une paix durable”, a confirmé de son côté la Maison Blanche. Cette rencontre était la première entre les deux hommes depuis leur altercation dans le Bureau ovale fin février, aux côtés de Donald Trump, un événement qui avait montré le changement de ton de la Maison Blanche vis-à-vis de l’Ukraine.De leur côté, les Européens, soutiens de Kiev, tentent de faire bloc et de faire pression sur Moscou, menaçant de sanctions “massives” si le Kremlin ne finissait pas par accepter une trêve.Dimanche, les dirigeants français, britannique, allemand et italien se sont entretenus par téléphone avec Donald Trump, rappelant “la nécessité” d’une trêve “inconditionnelle” et que “le président Poutine (prenne) au sérieux les pourparlers de paix”, selon un porte-parole du Premier ministre britannique, Keir Starmer.Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné lundi sur X que les participants à l’appel souhaitaient “poursuivre cet échange aujourd’hui” avec M. Trump. Ce dernier a prévu d’informer Volodymyr Zelensky et plusieurs dirigeants d’Etats membres de l’Otan après son entretien téléphonique avec Vladimir Poutine.- “Demandes absurdes” -A ce stade pourtant, ses efforts n’ont pas permis d’avancée majeure dans le règlement du conflit, déclenché par l’invasion russe en février 2022. Les combats se poursuivent et Vladimir Medinski, le négociateur envoyé par Vladimir Poutine vendredi à Istanbul, avait cité Napoléon au moment d’expliquer l’approche de Moscou: “+La guerre et les négociations doivent être menées simultanément+”.Intransigeant, Vladimir Poutine a martelé dimanche vouloir “éliminer les causes” du conflit et “garantir la sécurité de l’État russe”, une référence à l’exigence de Moscou que l’Ukraine soit démilitarisée et ne rejoigne pas l’Otan, que le président russe considère comme une menace existentielle pour son pays.La Russie “tente de faire les mêmes demandes absurdes” qu’en 2022, a dénoncé lundi le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, sur les réseaux sociaux.A l’avantage sur le front face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses, les forces russes ont revendiqué lundi la prise de deux localités, une dans la région de Soumy (nord-est) et l’autre dans celle de Donetsk (est), épicentre des combats.

Le maire pro-européen de Varsovie remporte de justesse le premier tour de la présidentielle polonaise

Le maire pro-UE de Varsovie, Rafal Trzaskowski, a remporté de justesse le premier tour de l’élection présidentielle polonaise, mais il sera confronté à une lutte difficile après que les candidats de droite et d’extrême droite ont remporté la majorité des voix, font valoir lundi les analystes.Le scrutin peut s’avérer décisif pour la coalition gouvernementale pro-européenne du Premier ministre Donald Tusk au pouvoir depuis 2023 dans ce pays de l’UE et de l’Otan, allié fidèle de Kiev. La victoire de M. Trzaskowski lui permettrait de mettre fin à une cohabitation difficile avec le chef de l’Etat sortant Andrzej Duda alors que le succès de son adversaire nationaliste, Karol Nawrocki pourrait davantage la fragiliser et mener à terme à des élections anticipées, selon les analystes.Le chef de l’Etat polonais a des pouvoirs limités, mais il dispose d’un droit de veto sur les initiatives législatives, une prérogative fréquemment utilisée par M. Duda face à la coalition de M. Tusk. La marge infime entre les deux candidats prépare le terrain pour une campagne électorale acharnée avant le deuxième tour pour séduire les partisans des candidats tiers.La campagne sera “très polarisante et brutale – une confrontation de deux visions de la Pologne: pro-UE, libérale et progressiste contre celle nationaliste, trumpiste et conservatrice”, estime l’analyste Piotr Buras du Conseil européen des relations étrangères (ECFR).Dès lundi matin, les deux candidats se sont lancés dans la campagne.”Je suis convaincu que je gagnerai, mais on a beaucoup de travail devant nous. J’avais dit que cela se jouerait sur le fil du rasoir. Et c’est bien sur le fil du rasoir”, a commenté lundi matin Rafal Trzaskowski à Kielce (sud).M. Trzaskowski a recueilli 31,36% des suffrages contre 29,54% pour M. Nawrocki, selon les résultats officiels. “Je vais tenter de convaincre tous ceux qui ont voté autrement que cela vaut la peine de voter pour une Pologne normale, et non pour une Pologne radicale”, a encore déclaré le candidat pro-européen, ajoutant qu’il allait se concentrer sur les jeunes.C’est derniers ont ont voté soit pour l’extrême droite soit pour la gauche radicale. – Démondialisation -Karol Nawrocki a quant à lui débuté sa campagne dans la ville portuaire de Gdansk (nord) d’où il est originaire. “Je suis plein d’énergie et d’optimisme sur la voie de la victoire”, a-t-il déclaré, soulignant que l’écart entre lui et son rival était “cosmétique”. “Le soutien aux candidats de droite et conservateurs nous donne vraiment un profond optimisme avant le second tour”, a-t-il ajouté. Effectivement, les deux candidats de l’extrême droite, le député libertarien eurosceptique Slawomir Mentzen et l’eurodéputé antisémite Grzegorz Braun ont obtenu ensemble 21,15% des voix, et l’ensemble des candidats de droite 54% des voix. M. Mentzen, entrepreneur multimillionnaire, eurosceptique, fermement opposé à l’avortement et aux migrants, est arrivé en troisième position au 1er tour avec le soutien de 14,81%. En revanche, les candidats de la coalition pro-européenne en place n’ont réussi à convaincre que 40,6% des électeurs.”Nous avions d’énormes attentes après les dernières élections (législatives de 2023) et elles ont été un peu déçues. C’est un signal pour le gouvernement que la société a perdu patience”, a dit à l’AFP à Varsovie Iwona Lon, employée de banque de 47 ans.Le taux de participation a été de plus de 67%.L’élection polonaise arrive à un moment délicat pour l’Europe alors que l’invasion de l’Ukraine par la Russie se prolonge et que les relations avec Washington sont tendues.Selon Piotr Buras, “la victoire de Nawrocki minerait le projet politique de Tusk et pourrait présager du retour au pouvoir du PiS en 2027 ou même plus tôt en cas d’élections anticipées”.Pour Kacper Karwacki, la percée de l’extrême droite en Pologne est “très inquiétante” mais était prévisible. “Si vous regardez les pays voisins – l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne – l’extrême droite gagne du terrain partout, profitant des problèmes sociaux”, fait valoir cet étudiant de 24 ans à l’AFP.Pour l’analyste du groupe Globsec, Marcin Zaborowski, “la Pologne fait simplement partie de cette tendance”.”C’est probablement une conséquence de l’arrivée des nouvelles générations aux urnes (…) Des gens qui ne pensent pas qu’il est nécessaire de se battre pour la démocratie”, estime-t-il.Il a également attribué les gains de l’extrême droite à la démondialisation promue par le président américain Donald Trump.”L’humeur générale semble être que les coûts de la globalisation sont trop élevés. Et les gens veulent revenir à ce qui est local, à ce qui est familier”, a-t-il dit. 

Le maire pro-européen de Varsovie remporte de justesse le premier tour de la présidentielle polonaise

Le maire pro-UE de Varsovie, Rafal Trzaskowski, a remporté de justesse le premier tour de l’élection présidentielle polonaise, mais il sera confronté à une lutte difficile après que les candidats de droite et d’extrême droite ont remporté la majorité des voix, font valoir lundi les analystes.Le scrutin peut s’avérer décisif pour la coalition gouvernementale pro-européenne du Premier ministre Donald Tusk au pouvoir depuis 2023 dans ce pays de l’UE et de l’Otan, allié fidèle de Kiev. La victoire de M. Trzaskowski lui permettrait de mettre fin à une cohabitation difficile avec le chef de l’Etat sortant Andrzej Duda alors que le succès de son adversaire nationaliste, Karol Nawrocki pourrait davantage la fragiliser et mener à terme à des élections anticipées, selon les analystes.Le chef de l’Etat polonais a des pouvoirs limités, mais il dispose d’un droit de veto sur les initiatives législatives, une prérogative fréquemment utilisée par M. Duda face à la coalition de M. Tusk. La marge infime entre les deux candidats prépare le terrain pour une campagne électorale acharnée avant le deuxième tour pour séduire les partisans des candidats tiers.La campagne sera “très polarisante et brutale – une confrontation de deux visions de la Pologne: pro-UE, libérale et progressiste contre celle nationaliste, trumpiste et conservatrice”, estime l’analyste Piotr Buras du Conseil européen des relations étrangères (ECFR).Dès lundi matin, les deux candidats se sont lancés dans la campagne.”Je suis convaincu que je gagnerai, mais on a beaucoup de travail devant nous. J’avais dit que cela se jouerait sur le fil du rasoir. Et c’est bien sur le fil du rasoir”, a commenté lundi matin Rafal Trzaskowski à Kielce (sud).M. Trzaskowski a recueilli 31,36% des suffrages contre 29,54% pour M. Nawrocki, selon les résultats officiels. “Je vais tenter de convaincre tous ceux qui ont voté autrement que cela vaut la peine de voter pour une Pologne normale, et non pour une Pologne radicale”, a encore déclaré le candidat pro-européen, ajoutant qu’il allait se concentrer sur les jeunes.C’est derniers ont ont voté soit pour l’extrême droite soit pour la gauche radicale. – Démondialisation -Karol Nawrocki a quant à lui débuté sa campagne dans la ville portuaire de Gdansk (nord) d’où il est originaire. “Je suis plein d’énergie et d’optimisme sur la voie de la victoire”, a-t-il déclaré, soulignant que l’écart entre lui et son rival était “cosmétique”. “Le soutien aux candidats de droite et conservateurs nous donne vraiment un profond optimisme avant le second tour”, a-t-il ajouté. Effectivement, les deux candidats de l’extrême droite, le député libertarien eurosceptique Slawomir Mentzen et l’eurodéputé antisémite Grzegorz Braun ont obtenu ensemble 21,15% des voix, et l’ensemble des candidats de droite 54% des voix. M. Mentzen, entrepreneur multimillionnaire, eurosceptique, fermement opposé à l’avortement et aux migrants, est arrivé en troisième position au 1er tour avec le soutien de 14,81%. En revanche, les candidats de la coalition pro-européenne en place n’ont réussi à convaincre que 40,6% des électeurs.”Nous avions d’énormes attentes après les dernières élections (législatives de 2023) et elles ont été un peu déçues. C’est un signal pour le gouvernement que la société a perdu patience”, a dit à l’AFP à Varsovie Iwona Lon, employée de banque de 47 ans.Le taux de participation a été de plus de 67%.L’élection polonaise arrive à un moment délicat pour l’Europe alors que l’invasion de l’Ukraine par la Russie se prolonge et que les relations avec Washington sont tendues.Selon Piotr Buras, “la victoire de Nawrocki minerait le projet politique de Tusk et pourrait présager du retour au pouvoir du PiS en 2027 ou même plus tôt en cas d’élections anticipées”.Pour Kacper Karwacki, la percée de l’extrême droite en Pologne est “très inquiétante” mais était prévisible. “Si vous regardez les pays voisins – l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne – l’extrême droite gagne du terrain partout, profitant des problèmes sociaux”, fait valoir cet étudiant de 24 ans à l’AFP.Pour l’analyste du groupe Globsec, Marcin Zaborowski, “la Pologne fait simplement partie de cette tendance”.”C’est probablement une conséquence de l’arrivée des nouvelles générations aux urnes (…) Des gens qui ne pensent pas qu’il est nécessaire de se battre pour la démocratie”, estime-t-il.Il a également attribué les gains de l’extrême droite à la démondialisation promue par le président américain Donald Trump.”L’humeur générale semble être que les coûts de la globalisation sont trop élevés. Et les gens veulent revenir à ce qui est local, à ce qui est familier”, a-t-il dit. 

Le Royaume-Uni et l’UE saluent une “nouvelle ère” dans leurs relations post-Brexit

Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont ouvert lundi une “nouvelle ère” dans leurs relations, avec un accord visant à resserrer les liens, lors d’un sommet inédit depuis le Brexit il y a cinq ans.Après des mois de négociations, Européens et Britanniques ont conclu un partenariat sur la défense et la sécurité, trouvé un compromis pour assouplir certaines barrières commerciales et prolongé un accord sur la pêche, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques à l’AFP.Ce sommet “marque une nouvelle ère dans nos relations”, a déclaré le Premier ministre Keir Starmer en accueillant la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa.”Nous sommes en train de conclure un nouveau partenariat stratégique adapté à notre époque, qui apportera des avantages réels et tangibles en matière de sécurité, d’immigration clandestine, de prix de l’énergie, d’agroalimentaire, de commerce et autres”, a-t-il insisté.”C’est un grand jour parce que nous tournons une page et ouvrons un nouveau chapitre, qui est si important en ces temps où nous voyons monter les tensions géopolitiques”, a affirmé de son côté la cheffe de l’exécutif européen, insistant sur le fait que le Royaume-Uni et l’Union européenne “partagent les mêmes valeurs”.Les tractations se sont poursuivies jusqu’à la dernière minute pour lever notamment les derniers blocages sur le dossier épineux de la pêche, particulièrement sensible pour la France.Finalement, Londres et les 27 ont acté la reconduction de l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques – qui devait expirer en 2026 – pendant douze années supplémentaires, selon ces sources.En contrepartie, les Britanniques pourront exporter plus facilement leurs produits vers le marché européen, grâce à une reconnaissance mutuelle de normes phytosanitaires, selon une version provisoire de l’accord consultée par l’AFP.Le Premier ministre britannique Keir Starmer a promis de “réinitialiser” les relations avec l’UE à son arrivée au pouvoir en juillet dernier, désireux de tourner la page des années de tensions entre les 27 et les précédents gouvernements conservateurs liées au Brexit, intervenu le 31 janvier 2020.Depuis, la guerre déclenchée par la Russie contre Ukraine et le risque d’un désengagement américain du continent européen ont conforté Londres et Bruxelles dans leur volonté de resserrer les liens dans le domaine de la défense.”Aucune ligne rouge n’a été franchie” de part et d’autre, a fait valoir une source diplomatique européenne.Ces dernières semaines, Keir Starmer avait répété à l’envi les siennes: pas question de revenir dans le marché commun ni dans l’union douanière, pas question de rétablir la libre circulation.- Pas d’accord sur les jeunes  -Le pacte sur la défense devrait permettre au Royaume-Uni de participer à des réunions ministérielles de l’UE et de rejoindre certaines missions militaires européennes, au-delà des engagements communs déjà forts avec les pays de l’UE membres de l’Otan.Pour Londres, l’enjeu est aussi économique, avec à la clé l’accès pour ses entreprises au futur programme européen doté de 150 milliards d’euros visant à développer la base industrielle de défense au sein de l’UE. La participation à ce programme exigera toutefois un autre accord, dans un second temps, ainsi qu’une contribution financière britannique.L’accord sur un alignement dynamique des Britanniques sur les normes sanitaires et phytosanitaires européennes aidera lui les producteurs britanniques à exporter vers l’UE.Si l’atmosphère s’est réchauffée entre les deux parties, les pourparlers n’ont pas été aisés pour autant.Ils n’ont ainsi pas complètement abouti sur la mobilité des jeunes. Sur ce volet, les discussions vont se poursuivre, mais les deux parties se sont engagées à avancer vers un programme de visas permettant aux jeunes européens de venir étudier ou travailler au Royaume-Uni et vice-versa.De même, les deux parties se sont mises d’accord pour discuter d’un éventuel retour du Royaume-Uni au sein du programme d’échange étudiant européen Erasmus.Le sujet est sensible côté britannique, d’autant plus avec la montée en puissance du parti europhobe et anti-immigration Reform UK dirigé par l’ex-champion du Brexit Nigel Farage. Lundi, le vice-président de Reform UK Richard Tice a accusé le gouvernement d’avoir “capitulé” devant l’UE. “Nous redevenons soumis aux règles de Bruxelles”, a dénoncé sur X la cheffe de l’opposition conservatrice Kemi Badenoch, jugeant “inquiétant” l’accord sur la pêche et la perspective de discussions sur la mobilité des jeunes.

Le Royaume-Uni et l’UE saluent une “nouvelle ère” dans leurs relations post-Brexit

Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont ouvert lundi une “nouvelle ère” dans leurs relations, avec un accord visant à resserrer les liens, lors d’un sommet inédit depuis le Brexit il y a cinq ans.Après des mois de négociations, Européens et Britanniques ont conclu un partenariat sur la défense et la sécurité, trouvé un compromis pour assouplir certaines barrières commerciales et prolongé un accord sur la pêche, ont indiqué plusieurs sources diplomatiques à l’AFP.Ce sommet “marque une nouvelle ère dans nos relations”, a déclaré le Premier ministre Keir Starmer en accueillant la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa.”Nous sommes en train de conclure un nouveau partenariat stratégique adapté à notre époque, qui apportera des avantages réels et tangibles en matière de sécurité, d’immigration clandestine, de prix de l’énergie, d’agroalimentaire, de commerce et autres”, a-t-il insisté.”C’est un grand jour parce que nous tournons une page et ouvrons un nouveau chapitre, qui est si important en ces temps où nous voyons monter les tensions géopolitiques”, a affirmé de son côté la cheffe de l’exécutif européen, insistant sur le fait que le Royaume-Uni et l’Union européenne “partagent les mêmes valeurs”.Les tractations se sont poursuivies jusqu’à la dernière minute pour lever notamment les derniers blocages sur le dossier épineux de la pêche, particulièrement sensible pour la France.Finalement, Londres et les 27 ont acté la reconduction de l’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques – qui devait expirer en 2026 – pendant douze années supplémentaires, selon ces sources.En contrepartie, les Britanniques pourront exporter plus facilement leurs produits vers le marché européen, grâce à une reconnaissance mutuelle de normes phytosanitaires, selon une version provisoire de l’accord consultée par l’AFP.Le Premier ministre britannique Keir Starmer a promis de “réinitialiser” les relations avec l’UE à son arrivée au pouvoir en juillet dernier, désireux de tourner la page des années de tensions entre les 27 et les précédents gouvernements conservateurs liées au Brexit, intervenu le 31 janvier 2020.Depuis, la guerre déclenchée par la Russie contre Ukraine et le risque d’un désengagement américain du continent européen ont conforté Londres et Bruxelles dans leur volonté de resserrer les liens dans le domaine de la défense.”Aucune ligne rouge n’a été franchie” de part et d’autre, a fait valoir une source diplomatique européenne.Ces dernières semaines, Keir Starmer avait répété à l’envi les siennes: pas question de revenir dans le marché commun ni dans l’union douanière, pas question de rétablir la libre circulation.- Pas d’accord sur les jeunes  -Le pacte sur la défense devrait permettre au Royaume-Uni de participer à des réunions ministérielles de l’UE et de rejoindre certaines missions militaires européennes, au-delà des engagements communs déjà forts avec les pays de l’UE membres de l’Otan.Pour Londres, l’enjeu est aussi économique, avec à la clé l’accès pour ses entreprises au futur programme européen doté de 150 milliards d’euros visant à développer la base industrielle de défense au sein de l’UE. La participation à ce programme exigera toutefois un autre accord, dans un second temps, ainsi qu’une contribution financière britannique.L’accord sur un alignement dynamique des Britanniques sur les normes sanitaires et phytosanitaires européennes aidera lui les producteurs britanniques à exporter vers l’UE.Si l’atmosphère s’est réchauffée entre les deux parties, les pourparlers n’ont pas été aisés pour autant.Ils n’ont ainsi pas complètement abouti sur la mobilité des jeunes. Sur ce volet, les discussions vont se poursuivre, mais les deux parties se sont engagées à avancer vers un programme de visas permettant aux jeunes européens de venir étudier ou travailler au Royaume-Uni et vice-versa.De même, les deux parties se sont mises d’accord pour discuter d’un éventuel retour du Royaume-Uni au sein du programme d’échange étudiant européen Erasmus.Le sujet est sensible côté britannique, d’autant plus avec la montée en puissance du parti europhobe et anti-immigration Reform UK dirigé par l’ex-champion du Brexit Nigel Farage. Lundi, le vice-président de Reform UK Richard Tice a accusé le gouvernement d’avoir “capitulé” devant l’UE. “Nous redevenons soumis aux règles de Bruxelles”, a dénoncé sur X la cheffe de l’opposition conservatrice Kemi Badenoch, jugeant “inquiétant” l’accord sur la pêche et la perspective de discussions sur la mobilité des jeunes.