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Gaza: condamnations après la mort de journalistes dans une frappe ciblée israélienne

L’ONU et l’UE ont condamné lundi le “meurtre” de journalistes palestiniens tués par une frappe israélienne délibérée dans la bande de Gaza, parmi lesquels un correspondant célèbre d’Al Jazeera accusé par l’armée d’être un combattant du Hamas.Au moment où Israël se montre déterminé à mettre en oeuvre son nouveau plan d’opération dans le territoire palestinien …

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Gaza: condamnations après la mort de journalistes dans une frappe ciblée israélienne

L’ONU et l’UE ont condamné lundi le “meurtre” de journalistes palestiniens tués par une frappe israélienne délibérée dans la bande de Gaza, parmi lesquels un correspondant célèbre d’Al Jazeera accusé par l’armée d’être un combattant du Hamas.Au moment où Israël se montre déterminé à mettre en oeuvre son nouveau plan d’opération dans le territoire palestinien assiégé, six journalistes, dont cinq employés de la chaîne qatarie parmi lesquels l’un de ses principaux correspondants sur place, ont été tués pendant la nuit dans une frappe israélienne sur une tente où ils étaient installés à Gaza-ville, devant l’hôpital al-Chifa. Les cinq hommes sont les correspondants Anas al-Sharif et Mohammed Qreiqeh, ainsi que deux cameramen, Ibrahim Zaher et Mohammed Noufal, et un assistant, Moamen Aliwa.Un journaliste pigiste, Mohammed Al-Khaldi, qui collaborait occasionnellement avec des médias locaux, est mort de ses blessures, selon le directeur de l’hôpital.Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a condamné “le meurtre par l’armée israélienne de six journalistes palestiniens”, qu’il a qualifié de “grave violation du droit humanitaire international”.L’UE a également condamné “le meurtre” de journalistes d’Al Jazeera.Reporters sans frontières a dénoncé un “assassinat revendiqué”. “Anas al-Sharif, l’un des journalistes les plus célèbres de la bande de Gaza, était la voix de la souffrance imposée par Israël aux Palestiniens de Gaza”.- “Faire taire” -L’armée israélienne a annoncé l’avoir pris pour cible, le qualifiant de “terroriste” du Hamas qui “se faisait passer pour un journaliste” et “était responsable de la préparation d’attaques de roquettes contre des civils israéliens” et des soldats.L’UE a appelé Israël, “dans ce genre de cas”, à “fournir des preuves claires (…) afin d’éviter que des journalistes ne soient pris pour cible”.Les funérailles ont eu lieu lundi à Gaza-ville. Des dizaines d’hommes, certains en pleurs, ont porté en terre les corps des six hommes au cimetière Cheikh Redouane.Sur le site de l’attaque, un mur blanc criblé d’éclats, des matelas souillés et des ventilateurs tordus par les flammes témoignaient de la frappe sur la tente de plastique bleu, dont il ne restait plus rien ou presque à l’exception de sa structure en métal.Al Jazeera a condamné “une tentative désespérée de faire taire les voix qui dénoncent l’occupation” israélienne. Selon la chaîne, dix de ses correspondants ont été tués par l’armée israélienne à Gaza depuis le début de son offensive déclenchée en représailles à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.Lundi soir, le personnel d’Al Jazeera s’est réuni pour un hommage au siège de la chaîne à Doha. Parmi eux, le chef du bureau de la chaîne à Gaza, Wael al-Dahdouh, dont la femme et les enfants ont été tués dans des frappes israéliennes, et le cameraman Fadi Al Wahidi, paralysé après avoir reçu une balle dans le cou.”Chaque fois que nous perdons une personne bien-aimée et un collègue, nous perdons une partie de cette famille de journalistes. C’est quelque chose de très difficile et très douloureux”, a confié Wael al-Dahdouh à l’AFP. Le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, s’est dit “horrifié”. “L’armée israélienne continue de réduire au silence les voix qui rapportent les atrocités commises à Gaza”, a-t-il dit.Selon RSF, près de 200 journalistes ont été tués depuis le début de la guerre.Les journalistes “ne doivent jamais être ciblés en temps de guerre”, a estimé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).L’armée a publié un selfie d’Anas al-Sharif, posant avec les chefs du Hamas, ainsi qu’un tableau montrant supposément des noms de membres du mouvement islamiste, où le nom du journaliste émarge avec un salaire correspondant pour les années 2013 et 2017.- “Ceci est mon testament” -Selon des journalistes locaux qui le connaissaient, Anas al-Sharif avait travaillé au début de sa carrière avec un bureau de communication du Hamas, où son rôle était de promouvoir les événements organisés par le mouvement, qui dirige Gaza depuis 2007.Un texte écrit en avril a été publié lundi sur le compte X d’Al-Sharif, où il appelle à “ne pas oublier Gaza”. “Ceci est mon testament et mon dernier message. Si ces mots vous parviennent, sachez qu’Israël a réussi à me tuer et à faire taire ma voix”.La diffusion d’Al Jazeera a été interdite en Israël et ses bureaux locaux fermés en mai 2024.Les journalistes étrangers ne sont pas autorisée à entrer dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre. Les médias internationaux s’appuient sur des journalistes locaux, qui ont payé un lourd tribut au conflit.Israël avait annoncé vendredi son intention de prendre le contrôle de la ville de Gaza, en vue de vaincre le Hamas.”Nous sommes à l’aube d’une nouvelle phase des combats à Gaza”, a déclaré lundi le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir. L’armée “saura conquérir la ville de Gaza” et fera “tout pour préserver la vie des otages et les ramener”, a-t-il ajouté.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Les représailles israéliennes à Gaza ont déjà fait 61.499 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: condamnations après la mort de journalistes dans une frappe ciblée israélienne

L’ONU et l’UE ont condamné lundi le “meurtre” de journalistes palestiniens tués par une frappe israélienne délibérée dans la bande de Gaza, parmi lesquels un correspondant célèbre d’Al Jazeera accusé par l’armée d’être un combattant du Hamas.Au moment où Israël se montre déterminé à mettre en oeuvre son nouveau plan d’opération dans le territoire palestinien assiégé, six journalistes, dont cinq employés de la chaîne qatarie parmi lesquels l’un de ses principaux correspondants sur place, ont été tués pendant la nuit dans une frappe israélienne sur une tente où ils étaient installés à Gaza-ville, devant l’hôpital al-Chifa. Les cinq hommes sont les correspondants Anas al-Sharif et Mohammed Qreiqeh, ainsi que deux cameramen, Ibrahim Zaher et Mohammed Noufal, et un assistant, Moamen Aliwa.Un journaliste pigiste, Mohammed Al-Khaldi, qui collaborait occasionnellement avec des médias locaux, est mort de ses blessures, selon le directeur de l’hôpital.Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme a condamné “le meurtre par l’armée israélienne de six journalistes palestiniens”, qu’il a qualifié de “grave violation du droit humanitaire international”.L’UE a également condamné “le meurtre” de journalistes d’Al Jazeera.Reporters sans frontières a dénoncé un “assassinat revendiqué”. “Anas al-Sharif, l’un des journalistes les plus célèbres de la bande de Gaza, était la voix de la souffrance imposée par Israël aux Palestiniens de Gaza”.- “Faire taire” -L’armée israélienne a annoncé l’avoir pris pour cible, le qualifiant de “terroriste” du Hamas qui “se faisait passer pour un journaliste” et “était responsable de la préparation d’attaques de roquettes contre des civils israéliens” et des soldats.L’UE a appelé Israël, “dans ce genre de cas”, à “fournir des preuves claires (…) afin d’éviter que des journalistes ne soient pris pour cible”.Les funérailles ont eu lieu lundi à Gaza-ville. Des dizaines d’hommes, certains en pleurs, ont porté en terre les corps des six hommes au cimetière Cheikh Redouane.Sur le site de l’attaque, un mur blanc criblé d’éclats, des matelas souillés et des ventilateurs tordus par les flammes témoignaient de la frappe sur la tente de plastique bleu, dont il ne restait plus rien ou presque à l’exception de sa structure en métal.Al Jazeera a condamné “une tentative désespérée de faire taire les voix qui dénoncent l’occupation” israélienne. Selon la chaîne, dix de ses correspondants ont été tués par l’armée israélienne à Gaza depuis le début de son offensive déclenchée en représailles à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023.Lundi soir, le personnel d’Al Jazeera s’est réuni pour un hommage au siège de la chaîne à Doha. Parmi eux, le chef du bureau de la chaîne à Gaza, Wael al-Dahdouh, dont la femme et les enfants ont été tués dans des frappes israéliennes, et le cameraman Fadi Al Wahidi, paralysé après avoir reçu une balle dans le cou.”Chaque fois que nous perdons une personne bien-aimée et un collègue, nous perdons une partie de cette famille de journalistes. C’est quelque chose de très difficile et très douloureux”, a confié Wael al-Dahdouh à l’AFP. Le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), Philippe Lazzarini, s’est dit “horrifié”. “L’armée israélienne continue de réduire au silence les voix qui rapportent les atrocités commises à Gaza”, a-t-il dit.Selon RSF, près de 200 journalistes ont été tués depuis le début de la guerre.Les journalistes “ne doivent jamais être ciblés en temps de guerre”, a estimé le Comité pour la protection des journalistes (CPJ).L’armée a publié un selfie d’Anas al-Sharif, posant avec les chefs du Hamas, ainsi qu’un tableau montrant supposément des noms de membres du mouvement islamiste, où le nom du journaliste émarge avec un salaire correspondant pour les années 2013 et 2017.- “Ceci est mon testament” -Selon des journalistes locaux qui le connaissaient, Anas al-Sharif avait travaillé au début de sa carrière avec un bureau de communication du Hamas, où son rôle était de promouvoir les événements organisés par le mouvement, qui dirige Gaza depuis 2007.Un texte écrit en avril a été publié lundi sur le compte X d’Al-Sharif, où il appelle à “ne pas oublier Gaza”. “Ceci est mon testament et mon dernier message. Si ces mots vous parviennent, sachez qu’Israël a réussi à me tuer et à faire taire ma voix”.La diffusion d’Al Jazeera a été interdite en Israël et ses bureaux locaux fermés en mai 2024.Les journalistes étrangers ne sont pas autorisée à entrer dans la bande de Gaza depuis le début de la guerre. Les médias internationaux s’appuient sur des journalistes locaux, qui ont payé un lourd tribut au conflit.Israël avait annoncé vendredi son intention de prendre le contrôle de la ville de Gaza, en vue de vaincre le Hamas.”Nous sommes à l’aube d’une nouvelle phase des combats à Gaza”, a déclaré lundi le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir. L’armée “saura conquérir la ville de Gaza” et fera “tout pour préserver la vie des otages et les ramener”, a-t-il ajouté.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Les représailles israéliennes à Gaza ont déjà fait 61.499 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Trump déploie les militaires de la Garde nationale pour “nettoyer” Washington

Donald Trump a annoncé lundi placer le maintien de l’ordre dans la capitale Washington sous le contrôle de son administration et y déployer des militaires de la Garde nationale, des mesures exceptionnelles pour cette ville qu’il dit “envahie par des gangs violents” et veut “nettoyer”.Alors que les statistiques officielles montrent une baisse de la criminalité …

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Canicule “exceptionnelle” dans le sud-ouest, vigilance rouge étendue à Rhône-Alpes

L’épisode de canicule en cours depuis vendredi se poursuivra mardi, avec 14 départements en vigilance rouge dont 10 maintenus à ce niveau par Météo-France dans le Sud-Ouest, où les températures ont atteint “un niveau exceptionnel” lundi.De la Charente-Maritime à l’Aude, sauf sur le littoral atlantique, la chaleur a été étouffante, le mercure dépassant fréquemment les 40°C selon l’institut national.Vers 16H00, il a relevé 41°C à Toulouse, Carcassonne et Montauban, et 41,6°C à Bordeaux, ville qui a battu son record de chaleur tous mois confondus, à l’instar de Bergerac (Dordogne, 41,4°C), Cognac (Charente, 40,6°C) et Saint-Girons (Ariège, 39,6°C).Mardi, le Rhône, l’Isère, l’Ardèche et la Drôme seront placés au même niveau d’alerte.La vigilance rouge, la plus élevée, correspond à une canicule “extrême, exceptionnelle par sa durée, son intensité, son extension géographique”, avec un fort impact pour la santé et les activités humaines.Mardi, plus de 60 autres départements seront placés en vigilance orange, la vague de chaleur s’étandant vers le quart nord-est du pays, seuls neuf départements restent en jaune et huit en vert dans le quart nord-ouest.”La canicule remonte jusqu’au Centre, la région parisienne, Champagne, Bourgogne avec 35 à 37°C généralisés, localement 38 ou 39°C”, indique Météo-France dans son dernier bulletin. Face à cette situation, l’heure est à l’adaptation des rythmes de vie et de travail… ou des vacances.”On visite le matin, à l’ombre, en buvant beaucoup d’eau”, confiait lundi matin à Lyon Sébastien Hoet, un touriste belge venu en famille, avant de passer l’après-midi dans la piscine de leur maison de location.- Un épisode durable -“Aujourd’hui je fermerai à 18hH00 au lieu de 19H45, je ne peux pas laisser mes vendeurs travailler avec cette chaleur, près des fours à 200°C”, expliquait de l’autre côté de la France Élodie Rodrigues, cogérante de plusieurs boulangeries dans l’agglomération bordelaise.”Ce matin, on a commencé beaucoup plus tôt, à 06H00″, soulignait en matinée Jason Andrés, ouvrier sur un chantier de maison de retraite en cours à Roquefort (Landes). “L’entreprise nous fournit des bouteilles d’eau qui restent au congélateur toute la nuit et puis on nous laisse à disposition des locaux qui sont climatisés.”Cette vague de chaleur, la deuxième à toucher le pays cet été après celle du 19 juin au 4 juillet, est aussi la 51ème enregistrée depuis 1947 selon Météo-France.À Limoges, où le thermomètre indiquait 37°C vers 16H00, habitants et visiteurs ont pu se mettre au frais dans les musées municipaux, ouverts gratuitement pour l’occasion.Des communes ont également ouvert des salles climatisées pour accueillir leurs habitants, à l’instar de Montfort-en-Chalosse dans les Landes.”Dans mon appartement, il fait chaud ! J’ai un petit ventilateur mais bon… Ici, qu’est-ce qu’il fait frais ! J’ai envie d’y emmener mon matelas et d’y dormir cette nuit”, s’y exclamait en riant Amandine, 39 ans, lundi après-midi, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille. “Si la mairie rouvre demain, je reviens avec ma gamelle et je mangerai ici !”- Risque d’incendies -L’agence Santé publique France appelle à s’hydrater régulièrement en évitant l’alcool et le café”, conseillant aussi de “réduire ses activités physiques”.Autour d’un plan d’eau de Saint-Yrieix (Charente) lundi matin, alors que le thermomètre tutoyait déjà les 30°C, tout le monde ne respectait pas la consigne.”On s’est levé tôt pour venir marcher, avec beaucoup d’eau, une casquette et un produit pour le soleil !”, racontait Christine Fontaine en rentrant à sa voiture vers 11H00. “C’est important de garder son rythme, tout en restant prudent ! Mais on souffre !”Le ministère de la Santé a activé le numéro vert Canicule info service au 0 800 06 66 66, joignable de 08H00 à 19H00 (appel gratuit depuis la France métropolitaine).En parallèle, Météo-France a classé 29 départements, principalement en Nouvelle-Aquitaine, Occitanie et sur le pourtour méditerranéen, en risque élevé pour les incendies mardi.Le préfet de la Gironde, Étienne Guyot, a décidé pour sa part de placer son département en vigilance rouge (risque très élevé) pour les journées de mardi et mercredi, “au vu des conditions météorologiques” et de “l’analyse de l’état de la végétation”.Dans l’Aude, un vent sec et chaud avait compliqué l’action des pompiers dimanche pour maîtriser le gigantesque feu qui a parcouru 16.000 hectares de végétation.

Panne géante d’électricité en Irak, à cause de la canicule et d’une surconsommation

L’Irak a été presque totalement privé d’électricité publique pendant plusieurs heures lundi à cause d’une panne géante provoquée, selon les autorités, par des températures record, atteignant 50°C à Bagdad et dans plusieurs provinces, et une hausse de la consommation.Dans ce pays de 46 millions d’habitants, où les canicules sont de plus en plus fréquentes, la …

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