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Joe Biden remercie ses soutiens pour leur “amour” après l’annonce de son cancer

L’ex-président américain Joe Biden a remercié lundi ses soutiens pour l'”amour” reçu après l’annonce de son cancer la veille, au moment où des alliés de Donald Trump sèment le doute sur une possible dissimulation par son entourage de ses soucis de santé.”Le cancer nous touche tous (…) Merci de nous avoir soutenus avec amour et encouragement”, a écrit le démocrate de 82 ans dans un bref message sur les réseaux sociaux, accompagné d’une photo le montrant aux côtés de son épouse.Ses services avaient annoncé dimanche qu’il avait été diagnostiqué quelques jours plus tôt d’une forme “agressive” de cancer de la prostate avec des “métastases osseuses”.Son cancer est de niveau 9 sur le score de Gleason, qui évalue les niveaux d’agressivité de cancers de la prostate sur une échelle allant jusqu’à 10.Un diagnostic qui a ravivé les spéculations autour d’une possible dissimulation de son état de santé déclinant par son entourage au cours de son mandat.”Nous devons être vraiment honnêtes”, a insisté l’actuel vice-président JD Vance, tandis que Donald Trump Jr, l’un des fils du président républicain, est allé jusqu’à s’interroger ouvertement sur une possible “dissimulation”.- Lettre -Bien que les cancers de la prostate soient généralement diagnostiqués plus tôt que d’autres cancers grâce à des dépistages de routine, il n’est pas exclu que celui de Joe Biden soit passé entre les mailles du filet ou se soit développé rapidement, selon des spécialistes interrogés par l’AFP.”Il n’est pas rare qu’un homme soit diagnostiqué avec une forme métastatique de maladie de la prostate malgré un dépistage annuel normal”, explique ainsi Otis Brawley, professeur en oncologie à l’université Johns Hopkins.Celui-ci pointe les limitations connues des test de dépistages – le toucher rectal et la mesure du taux de PSA, un antigène spécifique de la prostate – et le fait qu’ils ne soient pas forcément recommandés au-delà de 70 ans.Et “on ne peut pas exclure que ce soit une forme agressive qui se soit développée vite”, relève également l’oncologue Natacha Naoun, de l’institut français Gustave-Roussy.Le cancer de la prostate – une glande située près de la vessie – est le plus courant chez les hommes et représente 15% de l’ensemble des cancers masculins. Aux Etats-Unis, “c’est la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes”, rappelle la Société américaine de cancérologie.”Le président et sa famille évaluent les options de traitement avec ses médecins”, ont précisé les services de Joe Biden dans leur communiqué.Le démocrate avait été opéré en 2023 d’une “petite” lésion sur la poitrine, qui s’était révélée cancéreuse. Lors de son mandat, il avait lancé une grande initiative de recherche et de financement visant à réduire la mortalité liée aux cancers de 50% en 25 ans.Les messages de soutien ont afflué après l’annonce de ce diagnostic.L’actuel président Donald Trump s’est ainsi dit “attristé” par la nouvelle et a souhaité un “rétablissement rapide” à son prédécesseur, dont il s’est pourtant moqué des années durant des capacités physiques et cognitives.”Joe est un battant”, a assuré son ancienne vice-présidente Kamala Harris, qui s’était lancée dans la course à la présidentielle de 2024 après le retrait de M. Biden, sur fond d’inquiétudes quant à son état de santé après un débat calamiteux face au républicain.Le roi Charles III, qui souffre lui-même d’un cancer, a pour sa part écrit une lettre au démocrate, a indiqué lundi le palais de Buckingham.- Débat calamiteux -La polémique sur le déclin progressif du démocrate lors de son mandat a été relancée samedi par la publication d’une bande sonore datant de 2023 dans laquelle le président d’alors perd le fil de grandes dates de sa vie.Un livre-enquête à paraître mardi raconte en outre comment la Maison Blanche a caché au monde les faiblesses grandissantes d’un président qui s’est longtemps accroché à sa tentative de réélection.Un ouvrage qualifié lundi de “fumisterie politique” et de “ramassis de mensonges” par la petite-fille du démocrate, Naomi Biden, sur X.Joe Biden, qui était le président américain le plus âgé de l’histoire, a récemment nié avoir subi un déclin cognitif à la fin de son mandat.”Après m’être retiré de la course à la présidentielle, j’ai encore été président durant six mois, et j’ai fait du bon boulot”, avait-il déclaré début mai à ABC.

Joe Biden remercie ses soutiens pour leur “amour” après l’annonce de son cancer

L’ex-président américain Joe Biden a remercié lundi ses soutiens pour l'”amour” reçu après l’annonce de son cancer la veille, au moment où des alliés de Donald Trump sèment le doute sur une possible dissimulation par son entourage de ses soucis de santé.”Le cancer nous touche tous (…) Merci de nous avoir soutenus avec amour et encouragement”, a écrit le démocrate de 82 ans dans un bref message sur les réseaux sociaux, accompagné d’une photo le montrant aux côtés de son épouse.Ses services avaient annoncé dimanche qu’il avait été diagnostiqué quelques jours plus tôt d’une forme “agressive” de cancer de la prostate avec des “métastases osseuses”.Son cancer est de niveau 9 sur le score de Gleason, qui évalue les niveaux d’agressivité de cancers de la prostate sur une échelle allant jusqu’à 10.Un diagnostic qui a ravivé les spéculations autour d’une possible dissimulation de son état de santé déclinant par son entourage au cours de son mandat.”Nous devons être vraiment honnêtes”, a insisté l’actuel vice-président JD Vance, tandis que Donald Trump Jr, l’un des fils du président républicain, est allé jusqu’à s’interroger ouvertement sur une possible “dissimulation”.- Lettre -Bien que les cancers de la prostate soient généralement diagnostiqués plus tôt que d’autres cancers grâce à des dépistages de routine, il n’est pas exclu que celui de Joe Biden soit passé entre les mailles du filet ou se soit développé rapidement, selon des spécialistes interrogés par l’AFP.”Il n’est pas rare qu’un homme soit diagnostiqué avec une forme métastatique de maladie de la prostate malgré un dépistage annuel normal”, explique ainsi Otis Brawley, professeur en oncologie à l’université Johns Hopkins.Celui-ci pointe les limitations connues des test de dépistages – le toucher rectal et la mesure du taux de PSA, un antigène spécifique de la prostate – et le fait qu’ils ne soient pas forcément recommandés au-delà de 70 ans.Et “on ne peut pas exclure que ce soit une forme agressive qui se soit développée vite”, relève également l’oncologue Natacha Naoun, de l’institut français Gustave-Roussy.Le cancer de la prostate – une glande située près de la vessie – est le plus courant chez les hommes et représente 15% de l’ensemble des cancers masculins. Aux Etats-Unis, “c’est la deuxième cause de décès par cancer chez les hommes”, rappelle la Société américaine de cancérologie.”Le président et sa famille évaluent les options de traitement avec ses médecins”, ont précisé les services de Joe Biden dans leur communiqué.Le démocrate avait été opéré en 2023 d’une “petite” lésion sur la poitrine, qui s’était révélée cancéreuse. Lors de son mandat, il avait lancé une grande initiative de recherche et de financement visant à réduire la mortalité liée aux cancers de 50% en 25 ans.Les messages de soutien ont afflué après l’annonce de ce diagnostic.L’actuel président Donald Trump s’est ainsi dit “attristé” par la nouvelle et a souhaité un “rétablissement rapide” à son prédécesseur, dont il s’est pourtant moqué des années durant des capacités physiques et cognitives.”Joe est un battant”, a assuré son ancienne vice-présidente Kamala Harris, qui s’était lancée dans la course à la présidentielle de 2024 après le retrait de M. Biden, sur fond d’inquiétudes quant à son état de santé après un débat calamiteux face au républicain.Le roi Charles III, qui souffre lui-même d’un cancer, a pour sa part écrit une lettre au démocrate, a indiqué lundi le palais de Buckingham.- Débat calamiteux -La polémique sur le déclin progressif du démocrate lors de son mandat a été relancée samedi par la publication d’une bande sonore datant de 2023 dans laquelle le président d’alors perd le fil de grandes dates de sa vie.Un livre-enquête à paraître mardi raconte en outre comment la Maison Blanche a caché au monde les faiblesses grandissantes d’un président qui s’est longtemps accroché à sa tentative de réélection.Un ouvrage qualifié lundi de “fumisterie politique” et de “ramassis de mensonges” par la petite-fille du démocrate, Naomi Biden, sur X.Joe Biden, qui était le président américain le plus âgé de l’histoire, a récemment nié avoir subi un déclin cognitif à la fin de son mandat.”Après m’être retiré de la course à la présidentielle, j’ai encore été président durant six mois, et j’ai fait du bon boulot”, avait-il déclaré début mai à ABC.

Le 8e sommet Choose France bat un record d’investissements et avance dans l’IA

Centres de données, banque en ligne, bateaux de croisière: le 8e sommet Choose France lundi, évènement destiné à attirer les investissements étrangers en France, a battu un nouveau record avec 20 milliards d’euros de projets annoncés sous les ors du château de Versailles.”C’est une édition très complète”, s’est réjoui Emmanuel Macron lundi devant un parterre de chefs d’entreprises rassemblés dans la galerie des batailles du musée parisien.Une cinquantaine de projets ont été dévoilés ou confirmés par la France qui a convié plus de 200 patrons à l’occasion d’un sommet baptisé “France, terre de créativité”.Après les 15 milliards d’euros de l’édition 2024, la moisson 2025 a été de 20 milliards d’euros d’investissements nouveaux. Et 20,8 milliards d’euros d’engagements sur l’intelligence artificielle (IA) pris en février ont été entérinés.Devant les patrons, le président de la République a cité ses réformes visant à simplifier le marché du travail et la baisse de la fiscalité parmi les raisons à cette attractivité économique retrouvée.Il a aussi appelé à poursuivre le mouvement de simplification, en proposant, comme son homologue allemand il y a dix jours, de supprimer la directive européenne sur le devoir de vigilance, qui impose aux entreprises des règles en matière de respect de l’environnement et des droits humains dans toute leur chaîne de production.- Attractivité discutée -La France peut se targuer d’avoir été consacrée premier pays européen en termes d’investissements étrangers par le baromètre du cabinet EY pour la 6e année de suite, qui prend en compte le nombre de projets d’investissements annoncés.Le sommet “participe du redéveloppement, du redéploiement d’une puissance industrielle française”, s’est félicité sur RTL le ministre de l’Economie Eric Lombard.”De la propagande”, a commenté sur X le député Insoumis Eric Coquerel, selon qui “le bilan macroniste c’est la désindustrialisation”.”C’est un fait que nous avons davantage ouvert d’usines que fermé d’usines ces dernières années”, a rétorqué le ministre délégué au Commerce extérieur Laurent Saint-Martin, interrogé à Versailles.”Les annonces du sommet Choose France ne devraient pas suffire à renverser l’essoufflement de l’investissement des entreprises en France”, tempère l’économiste en chef du cabinet Asterès, Sylvain Bersinger, dans une note.  Un autre baromètre dévoilé en avril par le cabinet international Kearney plaçait la France à la septième place mondiale de l’attractivité économique économique et à la troisième en Europe. Plusieurs chefs d’entreprises ont tout de même loué à Versailles une amélioration: il y a encore dix ans “la perception de la France n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui”, a indiqué le patron de Snapchat, Evan Spiegel.”La France a beaucoup d’avantages, elle peut encore faire mieux”, a aussi dit le directeur général d’Amazon France Frédéric Duval, pointant les “restrictions administratives”. L’entreprise est venue annoncer 300 millions d’euros d’investissement.- Pluie de milliards -Parmi les autres projets annoncés lundi figurent un investissement de 6,4 milliards d’euros de l’américain Prologis, pour la construction de centres de données et d’entrepôts, et la confirmation par MSC Croisières d’une commande de deux navires aux chantiers de Saint-Nazaire pour 3,5 milliards d’euros.Des annonces bienvenues en pleines négociations sur les droits de douane avec Donald Trump qui tente lui-même d’attirer les investissements. L’autre volet des annonces attendues concerne les premières concrétisations des 109 milliards d’investissements en France dans le domaine de l’IA, promis en février lors d’un sommet.Le fonds d’investissement émirati MGX a confirmé son engagement pour l’établissement d’un campus IA en Ile-de-France, avec une première tranche de 8,5 milliards d’euros.Le canadien Brookfield devait confirmer l’investissement de 10 milliards d’euros pour un site à Cambrai (Nord). Et l’américain Digital Realty ses engagements pour des centres de données à Marseille et Dugny (Seine-Saint-Denis), pour 2,3 milliards.- Bureaux parisiens -La “fintech” britannique Revolut va consacrer un milliard d’euros d’investissement à la création de son nouveau siège social pour l’Europe de l’ouest à Paris.Le richissime fonds souverain saoudien PIF (Public investment fund) a aussi choisi Paris pour l’ouverture d’une filiale.Cette année, Choose France met aussi à l’honneur des capitaux pour l’économie circulaire, notamment le recyclage textile, la mobilité décarbonée ou le cinéma et l’audiovisuel, autour d’un invité d’honneur, le judoka multimédaillé Teddy Riner.Emmanuel Macron a aussi tenu une table ronde avec des chefs d’entreprises sud-coréens et deux autres sur l’intelligence artificielle et la transition énergétique.Il devait aussi recevoir Stella Li, vice-présidente exécutive du constructeur de voitures électriques chinois BYD, le magnat mexicain Carlos Slim et le directeur général du saoudien Qiddiya, avant un “dîner de travail”.bur-od-alb-jul/jbo/ktr

Trump dit que la Russie et l’Ukraine vont “démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu”

Donald Trump a affirmé lundi que la Russie et l’Ukraine allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu”, après son appel avec Vladimir Poutine, qui “s’est très bien passé” selon lui.Le président russe a qualifié de son côté la conversation d'”utile”. A la presse, il a ajouté que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un “mémorandum” concernant un “possible traité de paix” et a souligné le besoin de “trouver des compromis” chez les deux parties au conflit.”La Russie et l’Ukraine vont démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu, et de manière plus importante, en vue d’une fin à la guerre”, a assuré le président américain.”Que le processus commence!”, a écrit sur sa plateforme Truth Social le président américain, qui n’est pas parvenu cependant à obtenir le cessez-le-feu immédiat auquel il exhortait Kiev et Moscou.Selon un haut responsable ukrainien, Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky se sont parlé avant l’appel avec Vladimir Poutine. Le président américain a précisé avoir de nouveau appelé dans la foulée son homologue ukrainien ainsi que plusieurs dirigeants européens pour les tenir informés de la teneur de la conversation avec Vladimir Poutine.Le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, et le président finlandais Alexander Stubb participaient à cet appel, a précisé Donald Trump, qui a aussi dit que le Vatican était prêt à accueillir les négociations russo-ukrainiennes.- “Compromis” -Les pourparlers de paix vendredi entre Ukrainiens et Russes, les premiers depuis 2022, n’ont pas abouti au cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés, les attaques meurtrières se poursuivant sur le terrain. La Russie a ainsi envoyé dans la nuit de samedi à dimanche un nombre “record” de plus de 270 drones explosifs, selon Kiev.Après cette rencontre à Istanbul, Vladimir Poutine a cependant affirmé lundi que les discussions avec l’Ukraine allaient dans “la bonne voie”.”La question est bien sûr que les parties russe et ukrainienne fassent preuve d’un maximum de volonté de paix et trouvent des compromis qui satisfassent toutes les parties”, a-t-il lancé.Donald Trump avait déclaré samedi qu’il parlerait à son homologue russe “pour mettre fin au bain de sang”, disant espérer parvenir à un cessez-le-feu.En plus de trois ans depuis le début de l’invasion russe, au moins plusieurs dizaines de milliers de personnes sont mortes, civils et militaires confondus.Lors d’un point presse lundi avant l’appel, la porte-parole Karoline Leavitt a affirmé que le président américain était devenu “las et frustré” de l’attitude de Moscou et Kiev.Dans son avion de retour de Rome où il s’est entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le vice-président américain JD Vance a également évoqué les négociations et regretté une “impasse” dont l’Ukraine et la Russie devraient sortir.”Si la Russie n’est pas disposée à cela, nous devrons finir par dire à terme: +Ce n’est pas notre guerre+”, a averti JD Vance.- Sanctions -Volodymyr Zelensky a dit lundi vouloir lui aussi un cessez-le-feu “complet et inconditionnel” de 30 jours, “suffisamment long” dans le temps pour permettre des discussions, et avec “la possibilité d’une prolongation”.Le président russe a repoussé jusque-là toutes les demandes de Kiev de trêve préalable à des discussions, estimant qu’une telle pause dans les combats permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce à l’aide militaire occidentale.Avant l’entretien entre Donald Trump et Vladimir Poutine, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait dit s’attendre à un travail “laborieux” et “peut-être long” en vue d’un règlement du conflit.De leur côté, les Européens, soutiens de Kiev, tentent de faire bloc et de faire pression sur Moscou, menaçant de sanctions “massives” si le Kremlin ne finissait pas par accepter une trêve.Intransigeant, Vladimir Poutine a martelé dimanche vouloir “éliminer les causes” du conflit et “garantir la sécurité de l’État russe”, une référence à l’exigence de Moscou que l’Ukraine soit démilitarisée et ne rejoigne pas l’Otan, que le président russe considère comme une menace existentielle pour son pays.La Russie “tente de faire les mêmes demandes absurdes” qu’en 2022, a dénoncé lundi le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, sur les réseaux sociaux.A l’avantage sur le front face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses, les forces russes ont revendiqué lundi la prise de deux localités, une dans la région de Soumy (nord-est) et l’autre dans celle de Donetsk (est), épicentre des combats.

Trump dit que la Russie et l’Ukraine vont “démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu”

Donald Trump a affirmé lundi que la Russie et l’Ukraine allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu”, après son appel avec Vladimir Poutine, qui “s’est très bien passé” selon lui.Le président russe a qualifié de son côté la conversation d'”utile”. A la presse, il a ajouté que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un “mémorandum” concernant un “possible traité de paix” et a souligné le besoin de “trouver des compromis” chez les deux parties au conflit.”La Russie et l’Ukraine vont démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu, et de manière plus importante, en vue d’une fin à la guerre”, a assuré le président américain.”Que le processus commence!”, a écrit sur sa plateforme Truth Social le président américain, qui n’est pas parvenu cependant à obtenir le cessez-le-feu immédiat auquel il exhortait Kiev et Moscou.Selon un haut responsable ukrainien, Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelensky se sont parlé avant l’appel avec Vladimir Poutine. Le président américain a précisé avoir de nouveau appelé dans la foulée son homologue ukrainien ainsi que plusieurs dirigeants européens pour les tenir informés de la teneur de la conversation avec Vladimir Poutine.Le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, et le président finlandais Alexander Stubb participaient à cet appel, a précisé Donald Trump, qui a aussi dit que le Vatican était prêt à accueillir les négociations russo-ukrainiennes.- “Compromis” -Les pourparlers de paix vendredi entre Ukrainiens et Russes, les premiers depuis 2022, n’ont pas abouti au cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés, les attaques meurtrières se poursuivant sur le terrain. La Russie a ainsi envoyé dans la nuit de samedi à dimanche un nombre “record” de plus de 270 drones explosifs, selon Kiev.Après cette rencontre à Istanbul, Vladimir Poutine a cependant affirmé lundi que les discussions avec l’Ukraine allaient dans “la bonne voie”.”La question est bien sûr que les parties russe et ukrainienne fassent preuve d’un maximum de volonté de paix et trouvent des compromis qui satisfassent toutes les parties”, a-t-il lancé.Donald Trump avait déclaré samedi qu’il parlerait à son homologue russe “pour mettre fin au bain de sang”, disant espérer parvenir à un cessez-le-feu.En plus de trois ans depuis le début de l’invasion russe, au moins plusieurs dizaines de milliers de personnes sont mortes, civils et militaires confondus.Lors d’un point presse lundi avant l’appel, la porte-parole Karoline Leavitt a affirmé que le président américain était devenu “las et frustré” de l’attitude de Moscou et Kiev.Dans son avion de retour de Rome où il s’est entretenu avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le vice-président américain JD Vance a également évoqué les négociations et regretté une “impasse” dont l’Ukraine et la Russie devraient sortir.”Si la Russie n’est pas disposée à cela, nous devrons finir par dire à terme: +Ce n’est pas notre guerre+”, a averti JD Vance.- Sanctions -Volodymyr Zelensky a dit lundi vouloir lui aussi un cessez-le-feu “complet et inconditionnel” de 30 jours, “suffisamment long” dans le temps pour permettre des discussions, et avec “la possibilité d’une prolongation”.Le président russe a repoussé jusque-là toutes les demandes de Kiev de trêve préalable à des discussions, estimant qu’une telle pause dans les combats permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce à l’aide militaire occidentale.Avant l’entretien entre Donald Trump et Vladimir Poutine, le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avait dit s’attendre à un travail “laborieux” et “peut-être long” en vue d’un règlement du conflit.De leur côté, les Européens, soutiens de Kiev, tentent de faire bloc et de faire pression sur Moscou, menaçant de sanctions “massives” si le Kremlin ne finissait pas par accepter une trêve.Intransigeant, Vladimir Poutine a martelé dimanche vouloir “éliminer les causes” du conflit et “garantir la sécurité de l’État russe”, une référence à l’exigence de Moscou que l’Ukraine soit démilitarisée et ne rejoigne pas l’Otan, que le président russe considère comme une menace existentielle pour son pays.La Russie “tente de faire les mêmes demandes absurdes” qu’en 2022, a dénoncé lundi le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, sur les réseaux sociaux.A l’avantage sur le front face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses, les forces russes ont revendiqué lundi la prise de deux localités, une dans la région de Soumy (nord-est) et l’autre dans celle de Donetsk (est), épicentre des combats.

Le dissident iranien Jafar Panahi est à Cannes pour la première fois en 15 ans

Le cinéaste dissident iranien Jafar Panahi est présent à Cannes pour participer, pour la première fois depuis sa condamnation en 2010, à un festival international de cinéma, a-t-on appris lundi auprès de son entourage.Le réalisateur multiprimé, qui a été emprisonné dans son pays pendant sept mois en 2022-2023 en vertu de cette condamnation, a pu …

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Le dissident iranien Jafar Panahi est à Cannes pour la première fois en 15 ans

Le cinéaste dissident iranien Jafar Panahi est présent à Cannes pour participer, pour la première fois depuis sa condamnation en 2010, à un festival international de cinéma, a-t-on appris lundi auprès de son entourage.Le réalisateur multiprimé, qui a été emprisonné dans son pays pendant sept mois en 2022-2023 en vertu de cette condamnation, a pu quitter Téhéran avec son équipe pour rejoindre Cannes, où il présentera mardi “Un simple accident”, selon cette source.Rien n’a filtré sur ce long-métrage en lice pour la Palme d’or. Le film, qui n’a pas bénéficié de financements iraniens, a été tourné “clandestinement”, a-t-on simplement appris auprès de son entourage. Jafar Panahi, qui a récupéré au printemps le passeport qui lui avait été confisqué en 2010, a pu partir sans encombre de Téhéran, où il vit, selon cette source. Il était venu en France au printemps pour finir “Un simple accident”.La semaine dernière, quatre membres de l’équipe du film ont été convoqués par les forces de l’ordre iraniennes pour des interrogatoires, a-t-on indiqué.En décembre 2010, la justice avait condamné Jafar Panahi à 6 ans de prison pour “pour propagande contre le régime” et lui avait interdit de réaliser des films ou de quitter le pays pendant les vingt prochaines années.En avril 2023, il avait toutefois pu quitter son pays pour se rendre momentanément en France.Pendant son assignation, Jafar Panahi a décroché l’Ours d’or à Berlin en 2015 pour “Taxi Téhéran”, le prix du meilleur scénario pour “Trois visages” à Cannes en 2018 et le prix spécial du jury à Venise en 2022 pour “Aucun ours”. Il n’a pu recevoir aucune de ces distinctions en personne.Jafar Panahi est par ailleurs lauréat du Lion d’or 2000 pour “Le cercle”.Plusieurs cinéastes iraniens ont eu maille à partir avec les autorités de leur pays et ont parfois dû s’exiler comme Mohammad Rasoulof, récompensé du prix spécial du jury à Cannes pour “Les graines du figuier sauvage” en 2024.Autre film iranien en compétition cette année, “Woman and Child” de Saeed Roustaee est présenté jeudi.

Roumanie: soulagement du camp pro-européen mais pas d’état de grâce

L’heure est au soulagement lundi dans le camp pro-européen en Roumanie au lendemain de la défaite du candidat nationaliste à la présidentielle, mais le vainqueur Nicusor Dan a désormais la lourde tâche de rassembler un pays meurtri.”Je me sens vraiment bien, soulagé, si heureux que nous puissions poursuivre sur la voie européenne”, commente dans les …

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Roumanie: soulagement du camp pro-européen mais pas d’état de grâce

L’heure est au soulagement lundi dans le camp pro-européen en Roumanie au lendemain de la défaite du candidat nationaliste à la présidentielle, mais le vainqueur Nicusor Dan a désormais la lourde tâche de rassembler un pays meurtri.”Je me sens vraiment bien, soulagé, si heureux que nous puissions poursuivre sur la voie européenne”, commente dans les rues de Bucarest Adrian Ciubotaru, un informaticien de 33 ans, qui craignait que la Roumanie devienne “une sorte d’Etat paria”.Très loin derrière à l’issue du premier tour, le maire centriste de la capitale, 55 ans, l’a emporté dimanche soir avec 53,6% des suffrages, contre 46,4% pour son rival nationaliste George Simion, 38 ans, grâce à une hausse de mobilisation exceptionnelle entre les deux tours.Un succès à l’ampleur inespérée qui lui a valu les félicitations appuyées de plusieurs dirigeants, d’Emmanuel Macron à Donald Tusk, en passant par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte. Cinq mois après l’annulation – à laquelle avait réagi l’administration Trump – du précédent scrutin sur fond de soupçons d’ingérence russe, le vote dans le pays d’Europe orientale de 19 millions d’habitants était suivi de près à Bruxelles, où certains redoutaient l’arrivée d’un autre eurosceptique hostile à l’aide à Kiev.D’autant que le président roumain est celui qui siège aux sommets européens et de l’Otan, avec à la clé un droit de veto sur des dossiers clés. Même satisfaction du côté de l’Ukraine et de la Moldavie voisines, dont M. Simion est interdit d’entrée après ses propos irrédentistes passés.- “Deux Roumanies” -Pour autant, pas de triomphalisme: après les effusions de la soirée électorale, le nouveau chef d’Etat a du pain sur la planche.”Ce n’est pas une longue route tranquille” qui l’attend, confirme Sorina Soare, politologue à l’université de Florence.Nicusor Dan “devra œuvrer à la réconciliation dans une société profondément polarisée, en colère, où le compromis et le dialogue semblent suspendus”, dit-elle à l’AFP, pointant “la vulnérabilité” du pays et “les risques de déstabilisation”.Plébiscité par un électorat urbain, ce mathématicien de formation a été boudé par de nombreux électeurs des zones rurales, qui ont choisi son adversaire dans un vote protestataire durablement enraciné.Lors de son discours de victoire, le quinquagénaire a insisté sur la nécessité de réunir ces “deux Roumanies”, conscients que “les tensions allaient perdurer des mois, voire des années”. “Nous avons perdu un combat, mais pas la guerre”, a d’ailleurs averti George Simion en concédant sa défaite dans la nuit, après avoir initialement proclamé sa victoire et dénoncé des “fraudes massives” – un narratif repris sur les réseaux sociaux.Cet échec ne doit pas masquer le fait qu’il s’agit d’un “score historique”, a abondé sur X l’eurodéputée française d’extrême droite Marion Maréchal. “Ce résultat”, ajoute-t-elle, “appelle les victoires de demain”.- “Réduire la corruption” -La première tâche concrète du nouveau président : “mener des négociations avec les quatre partis pro-occidentaux du Parlement” et nommer un Premier ministre après la démission surprise dans l’entre-deux-tours du social-démocrate Marcel Ciolacu.La “concertation” avec le gouvernement sera essentielle alors que les milieux économiques appellent à rétablir la confiance en une Roumanie lourdement endettée, rappelle l’analyste.A plus long terme, il faut “réformer l’Etat, la justice, réduire la corruption”, a souligné le maire de Bucarest, qui a fait campagne sur le slogan d’une “Roumanie honnête”.Les partis qui ont dominé la vie politique depuis la fin du communisme en 1989 vont devoir tirer des leçons “drastiques” des récents scrutins, estime Andreea Unguranu, employée de banque de 52 ans, en référence aux libéraux et aux sociaux-démocrates.Enfin, Nicusor Dan devra réparer l’alliance distendue avec les Etats-Unis et écarter le risque d’un retrait partiel des 1.700 soldats américains présents sur le sol roumain.Après les propos très critiques du vice-président américain JD Vance, qui avait fustigé l’annulation du vote du 24 novembre “sur la base des faibles soupçons d’une agence de renseignement”, les yeux sont tournés vers Washington, qui n’a pas encore réagi à la défaite de George Simion.

Roumanie: soulagement du camp pro-européen mais pas d’état de grâce

L’heure est au soulagement lundi dans le camp pro-européen en Roumanie au lendemain de la défaite du candidat nationaliste à la présidentielle, mais le vainqueur Nicusor Dan a désormais la lourde tâche de rassembler un pays meurtri.”Je me sens vraiment bien, soulagé, si heureux que nous puissions poursuivre sur la voie européenne”, commente dans les rues de Bucarest Adrian Ciubotaru, un informaticien de 33 ans, qui craignait que la Roumanie devienne “une sorte d’Etat paria”.Très loin derrière à l’issue du premier tour, le maire centriste de la capitale, 55 ans, l’a emporté dimanche soir avec 53,6% des suffrages, contre 46,4% pour son rival nationaliste George Simion, 38 ans, grâce à une hausse de mobilisation exceptionnelle entre les deux tours.Un succès à l’ampleur inespérée qui lui a valu les félicitations appuyées de plusieurs dirigeants, d’Emmanuel Macron à Donald Tusk, en passant par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte. Cinq mois après l’annulation – à laquelle avait réagi l’administration Trump – du précédent scrutin sur fond de soupçons d’ingérence russe, le vote dans le pays d’Europe orientale de 19 millions d’habitants était suivi de près à Bruxelles, où certains redoutaient l’arrivée d’un autre eurosceptique hostile à l’aide à Kiev.D’autant que le président roumain est celui qui siège aux sommets européens et de l’Otan, avec à la clé un droit de veto sur des dossiers clés. Même satisfaction du côté de l’Ukraine et de la Moldavie voisines, dont M. Simion est interdit d’entrée après ses propos irrédentistes passés.- “Deux Roumanies” -Pour autant, pas de triomphalisme: après les effusions de la soirée électorale, le nouveau chef d’Etat a du pain sur la planche.”Ce n’est pas une longue route tranquille” qui l’attend, confirme Sorina Soare, politologue à l’université de Florence.Nicusor Dan “devra œuvrer à la réconciliation dans une société profondément polarisée, en colère, où le compromis et le dialogue semblent suspendus”, dit-elle à l’AFP, pointant “la vulnérabilité” du pays et “les risques de déstabilisation”.Plébiscité par un électorat urbain, ce mathématicien de formation a été boudé par de nombreux électeurs des zones rurales, qui ont choisi son adversaire dans un vote protestataire durablement enraciné.Lors de son discours de victoire, le quinquagénaire a insisté sur la nécessité de réunir ces “deux Roumanies”, conscients que “les tensions allaient perdurer des mois, voire des années”. “Nous avons perdu un combat, mais pas la guerre”, a d’ailleurs averti George Simion en concédant sa défaite dans la nuit, après avoir initialement proclamé sa victoire et dénoncé des “fraudes massives” – un narratif repris sur les réseaux sociaux.Cet échec ne doit pas masquer le fait qu’il s’agit d’un “score historique”, a abondé sur X l’eurodéputée française d’extrême droite Marion Maréchal. “Ce résultat”, ajoute-t-elle, “appelle les victoires de demain”.- “Réduire la corruption” -La première tâche concrète du nouveau président : “mener des négociations avec les quatre partis pro-occidentaux du Parlement” et nommer un Premier ministre après la démission surprise dans l’entre-deux-tours du social-démocrate Marcel Ciolacu.La “concertation” avec le gouvernement sera essentielle alors que les milieux économiques appellent à rétablir la confiance en une Roumanie lourdement endettée, rappelle l’analyste.A plus long terme, il faut “réformer l’Etat, la justice, réduire la corruption”, a souligné le maire de Bucarest, qui a fait campagne sur le slogan d’une “Roumanie honnête”.Les partis qui ont dominé la vie politique depuis la fin du communisme en 1989 vont devoir tirer des leçons “drastiques” des récents scrutins, estime Andreea Unguranu, employée de banque de 52 ans, en référence aux libéraux et aux sociaux-démocrates.Enfin, Nicusor Dan devra réparer l’alliance distendue avec les Etats-Unis et écarter le risque d’un retrait partiel des 1.700 soldats américains présents sur le sol roumain.Après les propos très critiques du vice-président américain JD Vance, qui avait fustigé l’annulation du vote du 24 novembre “sur la base des faibles soupçons d’une agence de renseignement”, les yeux sont tournés vers Washington, qui n’a pas encore réagi à la défaite de George Simion.