AFP World

A Hong Kong, un vide juridique bénéficie aux créateurs de deepfakes pornographiques

Etudiante en droit, C. a découvert avec horreur qu’un de ses camarades avait créé des trucages pornographiques d’elle et d’une vingtaine d’élèves avec leurs photos Instagram: à Hong Kong, les “deepfakes” sont en augmentation mais les victimes se disent abandonnées par la loi.”D’abord, j’ai été choquée puis j’ai paniqué”, raconte la vingtenaire à l’AFP en assurant que cela “lui laissera une cicatrice”. Le mois dernier, des centaines d’images obscènes générées par IA avec le visage d’étudiantes ont été découvertes sur l’ordinateur d’un élève de la plus ancienne université de Hong Kong.  B., une autre victime, s’est sentie trahie car elle considérait l’auteur de ces images comme un “ami”. “Ma vie privée a été violée… je ne peux plus faire confiance à mon entourage”, assure-t-elle.Actuellement, Hong Kong criminalise la distribution d'”images intimes”, y compris celles créées par IA, mais pas leur création, ni leur possession. Pour cette raison, les victimes de l’université de Hong Kong possèdent peu de recours car il n’y a à ce stade aucune preuve que les images aient été diffusées. De ce fait, l’université a simplement adressé une lettre d’avertissement à l’étudiant, lui demandant des excuses.L’établissement aurait, selon A., une troisième victime, assuré que l’affaire ne pouvait pas être présentée devant un comité disciplinaire.”Ils étaient préoccupés mais ne savaient pas quoi faire, c’est ridicule!”, lance-t-elle.L’université dit être “en contact avec les étudiantes concernées” mais refuse de commenter l’affaire.- Violence fondée sur le genre -A Hong Kong, ces montages ne sont pas nouveaux. Janice, proche de la trentaine, a vu sa vie sociale détruite il y a quelques années lorsque de fausses images obscènes d’elle ont été envoyées à ses proches. Elle n’a jamais trouvé le coupable.”J’ai essayé de ne plus aller au travail et je n’osais plus sortir dans la rue”, raconte-t-elle, évoquant idées suicidaires et crises de larmes soudaines.”Je ne pouvais plus dormir, je craignais de voir Internet inondé de fausses images pornographiques de moi”. Les deepfakes sexuels sont de plus en plus nombreux, note l’ONG Association Concerning Sexual Violence Against Women, qui a reçu 11 demandes d’aide en 2024-2025.Un chiffre très sous-estimé car “les victimes ne savent pas comment demander de l’aide”, assure l’une de ses dirigeantes Doris Chong.Et même lorsqu’elles le font, des obstacles persistent, comme l’a découvert Janice lorsqu’elle a fait appel à un avocat: il lui a assuré que, faute de preuves plus étayées, la police ne pourrait pas l’aider.Avec 90% des victimes de pornographie générée par IA qui sont des femmes, “c’est une forme de violence sexuelle fondée sur le genre”, estime Susanne Choi, de l’Université chinoise de Hong Kong.Et législateurs et universités doivent “élargir et réviser les lois et procédures existantes” pour la réprimer.La police, elle, dit n’avoir aucune statistique. – Les victimes critiquées -A l’étranger, certains pays s’y sont attaqués. En mai, les Etats-Unis ont adopté une loi contre la diffusion de deepfakes et le “revenge porn” – la publication d’images à caractère sexuel par vengeance, souvent après une rupture.Les débats en Grande-Bretagne et à Singapour montrent une volonté croissante de pénaliser la création de ces trucages, mais pas forcément leur possession, relève l’avocat Stephen Keung.Au vu de l’ampleur du scandale, l’autorité de protection de la vie privée de Hong Kong a néanmoins ouvert une enquête pénale, et la Commission pour l’égalité des chances traite actuellement une plainte à ce sujet.En attendant, les trois étudiantes assurent essuyer des critiques.”Beaucoup de gens ont dit +Vous ruinez l’avenir de ce garçon, vous devriez lui présenter vos excuses+”, s’émeut C.Le nom de l’étudiant n’a pas été révélé et l’AFP n’a donc pas pu le solliciter.Pour le moment, C. ne publie plus rien sur ses réseaux sociaux, inquiète de savoir qui d’autre “pourrait faire des captures d’écran de (s)es photos et à quelles fins”.Si elle ne veut pas “s’improviser juge”, B. assure vouloir des conséquences pour ceux qui créent ce type de contenus.”La simple création (de ces images) est un problème… Mon intimité, ma vie privée, ma dignité ont été affectées”.

Macron promulgue la loi Duplomb après la censure partielle du Conseil constitutionnel

Emmanuel Macron a promulgué la loi Duplomb après la censure par le Conseil constitutionnel de sa disposition la plus contestée qui prévoyait la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes, selon le Journal officiel publié mardi.Les “Sages” avaient en revanche validé le 7 août les simplifications administratives accordées aux plus gros élevages, ainsi qu’à la construction d’ouvrages de stockage d’eau à finalité agricole. Néanmoins, les mesures adoptées ne doivent pas permettre de prélèvement dans des nappes inertielles – qui se vident ou se remplissent lentement – et devront pouvoir être contestées devant un juge.Le Conseil constitutionnel avait par ailleurs validé sans réserve des dispositions très attendues par certains agriculteurs facilitant l’agrandissement ou la construction de bâtiments d’élevages de porcs ou de volailles.Cette loi, adoptée au Parlement début juillet avec le soutien des macronistes, LR et l’extrême droite, a fait l’objet d’un vaste mouvement de protestation, y compris au sein du monde scientifique. Une pétition réclamant son abrogation a réuni plus de 2,1 millions de signatures sur le site de l’Assemblée nationale, du jamais-vu, permettant la tenue d’un futur débat dans l’hémicycle essentiellement symbolique.Malgré cette forte mobilisation citoyenne contre le texte, le chef de l’Etat a en revanche, après la censure partielle du Conseil constitutionnel, écarté la possibilité de demander une nouvelle délibération du Parlement.- “Risques pour la santé” -La réintroduction à titre dérogatoire de l’acétamipride, interdit depuis 2018 en France mais autorisé ailleurs en Europe, a cristallisé la contestation contre la loi Duplomb. Son retour était réclamé par certains producteurs de betteraves et de noisettes pour lutter contre les ravageurs.Le Conseil constitutionnel a estimé que “faute d’encadrement suffisant”, cette mesure était contraire au “cadre défini par sa jurisprudence, découlant de la Charte de l’environnement”, inscrite en 2005 dans la Constitution française.Dans leur décision, les Sages ont rappelé que les néonicotinoïdes “ont des incidences sur la biodiversité, en particulier pour les insectes pollinisateurs et les oiseaux” et “induisent des risques pour la santé humaine”.En 2020, ils avaient consenti à une dérogation temporaire à leur interdiction, cantonnée à la filière des betteraves et à l’enrobage des semences.Cette fois, ils ont censuré la dérogation introduite dans la loi en relevant qu’elle n’était pas limitée dans le temps, ni à une filière particulière, et concernait aussi la pulvérisation, aux risques élevés de dispersion des substances.Une “bataille gagnée” pour le député LFI Antoine Léaument, qui a toutefois regretté mardi sur franceinfo que le chef de l’Etat ait promulgué le texte “plutôt que de demander un nouveau vote” au Parlement. L’élu de gauche radicale a au passage réclamé des “mesures fortes pour empêcher l’entrée de produits qui utilisent ce pesticide sur le territoire français”.Revendication partagée à l’extrême droite par la députée RN Edwige Diaz, qui a déploré sur Cnews une décision qui “n’interdit pas les importations de produits cultivés avec ce néonicotinoïde”. Tout en se disant “inquiète pour les filières” agricoles concernées, puisque le gouvernement “n’a pas dit qu’il allait proposer une nouvelle loi”. – “Réévaluer au niveau européen” -Pour l’heure, le ministre français de la Santé Yannick Neuder a seulement appelé vendredi à réévaluer au niveau européen l’impact sur la santé humaine de l’acétamipride pour “interdire ce produit” en cas de risques avérés.”Il s’agit bien de mettre la France au même niveau de principe de précaution que les autres pays européens”, a-t-il souligné, faisant état d'”études en cours sur notamment le rôle perturbateur endocrinien potentiel ou neurotoxique”.De son côté, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a estimé que la décision du Conseil constitutionnel maintenait “une divergence entre le droit français et le droit européen” et les “conditions d’une concurrence inéquitable faisant courir un risque de disparition de certaines filières”, en promettant que le gouvernement serait “à leurs côtés pour ne pas les laisser sans solution”.La FNSEA, premier syndicat agricole, a qualifié d'”inacceptable” la décision des Sages.Quant au groupe écologiste à l’Assemblée, il a fait part de son intention de déposer une proposition de loi pour tenter d’obtenir “une abrogation totale” de la loi.Laurent Duplomb, sénateur LR qui a porté la loi agricole partiellement censurée, n’a pas exclu vendredi un nouveau texte pour réintroduire le pesticide acétamipride contesté, mais en tenant compte cette fois des critères imposés par les Sages.

Trump espère une rencontre “constructive” avec Poutine, sous l’oeil inquiet de l’Ukraine et de l’Europe

Donald Trump a dit lundi vouloir “tâter le terrain” lors de sa rencontre prévue vendredi avec Vladimir Poutine, dont Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens redoutent qu’elle ne débouche sur une issue défavorable à l’Ukraine.Le président américain est resté vague sur ses attentes, disant espérer une rencontre “constructive” en Alaska et soulignant au passage, sur …

Trump espère une rencontre “constructive” avec Poutine, sous l’oeil inquiet de l’Ukraine et de l’Europe Read More »

Trump espère une rencontre “constructive” avec Poutine, sous l’oeil inquiet de l’Ukraine et de l’Europe

Donald Trump a dit lundi vouloir “tâter le terrain” lors de sa rencontre prévue vendredi avec Vladimir Poutine, dont Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens redoutent qu’elle ne débouche sur une issue défavorable à l’Ukraine.Le président américain est resté vague sur ses attentes, disant espérer une rencontre “constructive” en Alaska et soulignant au passage, sur un ton approbateur, qu’il était “très respectueux” de la part de son homologue russe de se déplacer ainsi en territoire américain.Il a glissé une remarque propre à inquiéter le président ukrainien et ses alliés européens, en se disant “un peu contrarié que (Volodymyr) Zelensky dise +je dois avoir une autorisation constitutionnelle+” pour céder des territoires.”Car il y aura des échanges de territoires”, a-t-il prédit, alors que l’armée russe occupe actuellement environ 20% du territoire ukrainien.Les Européens, que Trump s’est engagé à contacter sitôt sa rencontre avec Poutine finie, s’efforcent de peser sur le président américain, à l’humeur notoirement fluctuante, d’ici vendredi.”Les Ukrainiens doivent avoir la liberté de décider de leur avenir”, ont insisté mardi les dirigeants des pays de l’Union européenne – dans un texte auquel la Hongrie ne s’est pas associée -, tout en saluant “les efforts du président Trump pour mettre fin à la guerre”.M. Trump a par ailleurs été invité à se joindre aux dirigeants de plusieurs pays européens – France, Royaume-Uni, Italie, Pologne et Finlande -, de l’UE, de l’Ukraine et de l’Otan pour une visioconférence mercredi.Il s’agira, selon l’Allemagne, de réfléchir à d’éventuelles “actions supplémentaires” pour “exercer une pression sur la Russie” mais aussi à “la préparation de possibles négociations de paix” et aux questions “relatives aux revendications territoriales et aux garanties de sécurité” qui en découlent.Les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Union européenne se réunissaient déjà lundi en visioconférence.- Lapsus -A entendre Donald Trump, la rencontre de vendredi, sa première en personne avec Vladimir Poutine depuis 2019, doit permettre à terme un sommet entre les chefs d’Etat ukrainien et russe.”Au bout du compte je vais les mettre tous deux dans une pièce, j’y serai ou je n’y serai pas, et je pense que cela va se régler”, a dit le républicain de 79 ans.Il a aussi indiqué, et ce n’est pas la première fois, qu’il pourrait aussi se désintéresser totalement du conflit déclenché par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.”Peut-être que je dirai +Bonne chance, continuez à vous battre+. Ou peut-être que je dirai +Nous pouvons trouver un accord”, a lancé Donald Trump, qui a rompu avec la stratégie de soutien à l’Ukraine de son prédécesseur Joe Biden dès son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier.Dans un curieux lapsus, il a dit, par deux fois, que la réunion avec Vladimir Poutine aurait lieu “en Russie”, plutôt qu’en Alaska – territoire cédé par la Russie aux Américains au XIXe siècle.Volodymyr Zelensky l’a une nouvelle fois appelé à ne pas céder aux exigences du chef du Kremlin.”La Russie refuse d’arrêter les massacres et ne doit donc pas recevoir de récompenses ou d’avantages. Et ce n’est pas seulement une position morale, c’est une position rationnelle”, a écrit le président ukrainien sur Facebook.- Poussée russe -Vladimir Poutine déploie lui aussi une intense activité diplomatique avant le sommet avec Donald Trump.Il a conversé avec neuf chefs d’Etat ou de gouvernement en trois jours dont le Chinois Xi Jinping, l’Indien Narendra Modi et le Brésilien Inacio Lula da Silva.Le président américain, qui avait promis de régler le conflit ukrainien en 24 heures à son retour à la Maison Blanche, a entamé un spectaculaire rapprochement avec son homologue russe. Mais il a aussi montré une impatience grandissante, la Russie ayant intensifié ses bombardements de l’Ukraine ces derniers mois.Depuis l’annonce vendredi du sommet, le pire conflit armé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue, avec six morts recensés dans des frappes russes dimanche en Ukraine.Le ministère russe de la Défense a revendiqué lundi la prise d’un nouveau village dans la région ukrainienne de Donetsk (est), celui de Fedorivka, situé au nord-est de Pokrovsk et de Myrnograd, des villes menacées d’encerclement du fait d’une avancée continue des troupes russes depuis plus d’un mois.Moscou réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev.burs-aue-sha/pz

Trump espère une rencontre “constructive” avec Poutine, sous l’oeil inquiet de l’Ukraine et de l’Europe

Donald Trump a dit lundi vouloir “tâter le terrain” lors de sa rencontre prévue vendredi avec Vladimir Poutine, dont Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens redoutent qu’elle ne débouche sur une issue défavorable à l’Ukraine.Le président américain est resté vague sur ses attentes, disant espérer une rencontre “constructive” en Alaska et soulignant au passage, sur un ton approbateur, qu’il était “très respectueux” de la part de son homologue russe de se déplacer ainsi en territoire américain.Il a glissé une remarque propre à inquiéter le président ukrainien et ses alliés européens, en se disant “un peu contrarié que (Volodymyr) Zelensky dise +je dois avoir une autorisation constitutionnelle+” pour céder des territoires.”Car il y aura des échanges de territoires”, a-t-il prédit, alors que l’armée russe occupe actuellement environ 20% du territoire ukrainien.Les Européens, que Trump s’est engagé à contacter sitôt sa rencontre avec Poutine finie, s’efforcent de peser sur le président américain, à l’humeur notoirement fluctuante, d’ici vendredi.”Les Ukrainiens doivent avoir la liberté de décider de leur avenir”, ont insisté mardi les dirigeants des pays de l’Union européenne – dans un texte auquel la Hongrie ne s’est pas associée -, tout en saluant “les efforts du président Trump pour mettre fin à la guerre”.M. Trump a par ailleurs été invité à se joindre aux dirigeants de plusieurs pays européens – France, Royaume-Uni, Italie, Pologne et Finlande -, de l’UE, de l’Ukraine et de l’Otan pour une visioconférence mercredi.Il s’agira, selon l’Allemagne, de réfléchir à d’éventuelles “actions supplémentaires” pour “exercer une pression sur la Russie” mais aussi à “la préparation de possibles négociations de paix” et aux questions “relatives aux revendications territoriales et aux garanties de sécurité” qui en découlent.Les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’Union européenne se réunissaient déjà lundi en visioconférence.- Lapsus -A entendre Donald Trump, la rencontre de vendredi, sa première en personne avec Vladimir Poutine depuis 2019, doit permettre à terme un sommet entre les chefs d’Etat ukrainien et russe.”Au bout du compte je vais les mettre tous deux dans une pièce, j’y serai ou je n’y serai pas, et je pense que cela va se régler”, a dit le républicain de 79 ans.Il a aussi indiqué, et ce n’est pas la première fois, qu’il pourrait aussi se désintéresser totalement du conflit déclenché par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.”Peut-être que je dirai +Bonne chance, continuez à vous battre+. Ou peut-être que je dirai +Nous pouvons trouver un accord”, a lancé Donald Trump, qui a rompu avec la stratégie de soutien à l’Ukraine de son prédécesseur Joe Biden dès son retour à la Maison Blanche, le 20 janvier.Dans un curieux lapsus, il a dit, par deux fois, que la réunion avec Vladimir Poutine aurait lieu “en Russie”, plutôt qu’en Alaska – territoire cédé par la Russie aux Américains au XIXe siècle.Volodymyr Zelensky l’a une nouvelle fois appelé à ne pas céder aux exigences du chef du Kremlin.”La Russie refuse d’arrêter les massacres et ne doit donc pas recevoir de récompenses ou d’avantages. Et ce n’est pas seulement une position morale, c’est une position rationnelle”, a écrit le président ukrainien sur Facebook.- Poussée russe -Vladimir Poutine déploie lui aussi une intense activité diplomatique avant le sommet avec Donald Trump.Il a conversé avec neuf chefs d’Etat ou de gouvernement en trois jours dont le Chinois Xi Jinping, l’Indien Narendra Modi et le Brésilien Inacio Lula da Silva.Le président américain, qui avait promis de régler le conflit ukrainien en 24 heures à son retour à la Maison Blanche, a entamé un spectaculaire rapprochement avec son homologue russe. Mais il a aussi montré une impatience grandissante, la Russie ayant intensifié ses bombardements de l’Ukraine ces derniers mois.Depuis l’annonce vendredi du sommet, le pire conflit armé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue, avec six morts recensés dans des frappes russes dimanche en Ukraine.Le ministère russe de la Défense a revendiqué lundi la prise d’un nouveau village dans la région ukrainienne de Donetsk (est), celui de Fedorivka, situé au nord-est de Pokrovsk et de Myrnograd, des villes menacées d’encerclement du fait d’une avancée continue des troupes russes depuis plus d’un mois.Moscou réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan. Des exigences inacceptables pour Kiev.burs-aue-sha/pz

Sécheresse: plus de la moitié de l’Europe et du pourtour méditerranéen affectés depuis avril

Plus de la moitié des sols d’Europe et des côtes méditerranéennes étaient affectés en juillet par la sécheresse (52%) pour le quatrième mois consécutif, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Observatoire européen de la sécheresse (EDO).Ce taux de 52% est le plus élevé enregistré pour un mois de juillet depuis le début des observations …

Sécheresse: plus de la moitié de l’Europe et du pourtour méditerranéen affectés depuis avril Read More »

Sécheresse: plus de la moitié de l’Europe et du pourtour méditerranéen affectés depuis avril

Plus de la moitié des sols d’Europe et des côtes méditerranéennes étaient affectés en juillet par la sécheresse (52%) pour le quatrième mois consécutif, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Observatoire européen de la sécheresse (EDO).Ce taux de 52% est le plus élevé enregistré pour un mois de juillet depuis le début des observations en 2012, supérieur de 21 points à la moyenne 2012-2024. La sécheresse dans la région a battu des records mensuels chaque mois depuis le début de l’année.L’indicateur de sécheresse de l’observatoire du programme européen Copernicus, basé sur des observations satellitaires, combine trois paramètres: précipitations, humidité des sols et état de la végétation. Il se décompose en trois niveaux de sécheresse (surveillance, avertissement, alerte).L’Europe de l’Est et les Balkans sont particulièrement concernés. Dans plusieurs pays, la part des sols en situation d’alerte a bondi: en Hongrie, elle est passée de 9% en juin à 56% en juillet, au Kosovo de 6% à 43% et en Bosnie-Herzégovine de 1% à 23%. Les vagues de chaleur qui frappent les Balkans depuis le début de l’été s’accompagnent d’un nombre record d’incendies, y compris dans les décharges à ciel ouvert, souvent illégales, qui dégagent fumées et gaz toxiques.A l’est de la Méditerranée, la Turquie est également touchée par une sécheresse persistante, qui affecte plus de 60% du pays chaque mois depuis mars et favorise la survenue d’incendies. Vendredi 8 août, des feux dans l’ouest du pays ont entraîné l’évacuation de trois villages et la fermeture du trafic maritime dans le détroit des Dardanelles.En Europe de l’Ouest, la situation est plus contrastée. En France, plus des deux tiers des sols sont affectés par la sécheresse en juillet (68%), en nette hausse par rapport à juin (44%). Et le pays a subi l’un des plus gros incendies de son histoire: 13.000 hectares de végétation ont brûlé dans le département de l’Aude, dans le sud du pays. La France fait désormais face à une nouvelle vague de chaleur, la deuxième de l’été.Au Royaume-Uni, la situation s’améliore par rapport aux mois précédents mais plus des deux tiers du pays demeurent toujours en déficit d’eau.Quant à l’Espagne et au Portugal, ils restent relativement préservés avec des taux de sécheresse faibles (7% et 5% respectivement).

Sécheresse: plus de la moitié de l’Europe et du pourtour méditerranéen affectés depuis avril

Plus de la moitié des sols d’Europe et des côtes méditerranéennes étaient affectés en juillet par la sécheresse (52%) pour le quatrième mois consécutif, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Observatoire européen de la sécheresse (EDO).Ce taux de 52% est le plus élevé enregistré pour un mois de juillet depuis le début des observations en 2012, supérieur de 21 points à la moyenne 2012-2024. La sécheresse dans la région a battu des records mensuels chaque mois depuis le début de l’année.L’indicateur de sécheresse de l’observatoire du programme européen Copernicus, basé sur des observations satellitaires, combine trois paramètres: précipitations, humidité des sols et état de la végétation. Il se décompose en trois niveaux de sécheresse (surveillance, avertissement, alerte).L’Europe de l’Est et les Balkans sont particulièrement concernés. Dans plusieurs pays, la part des sols en situation d’alerte a bondi: en Hongrie, elle est passée de 9% en juin à 56% en juillet, au Kosovo de 6% à 43% et en Bosnie-Herzégovine de 1% à 23%. Les vagues de chaleur qui frappent les Balkans depuis le début de l’été s’accompagnent d’un nombre record d’incendies, y compris dans les décharges à ciel ouvert, souvent illégales, qui dégagent fumées et gaz toxiques.A l’est de la Méditerranée, la Turquie est également touchée par une sécheresse persistante, qui affecte plus de 60% du pays chaque mois depuis mars et favorise la survenue d’incendies. Vendredi 8 août, des feux dans l’ouest du pays ont entraîné l’évacuation de trois villages et la fermeture du trafic maritime dans le détroit des Dardanelles.En Europe de l’Ouest, la situation est plus contrastée. En France, plus des deux tiers des sols sont affectés par la sécheresse en juillet (68%), en nette hausse par rapport à juin (44%). Et le pays a subi l’un des plus gros incendies de son histoire: 13.000 hectares de végétation ont brûlé dans le département de l’Aude, dans le sud du pays. La France fait désormais face à une nouvelle vague de chaleur, la deuxième de l’été.Au Royaume-Uni, la situation s’améliore par rapport aux mois précédents mais plus des deux tiers du pays demeurent toujours en déficit d’eau.Quant à l’Espagne et au Portugal, ils restent relativement préservés avec des taux de sécheresse faibles (7% et 5% respectivement).

Canicule: le Sud-Ouest et le Centre-Est en vigilance maximale

L’actuelle vague de chaleur, exceptionnelle même pour un mois d’août, resserre son étau mardi: après le Sud-Ouest et ses températures records, quatre départements du Centre-Est basculent à leur tour en vigilance rouge, poussant les autorités à multiplier les mesures préventives.Dans le Rhône, la préfète a décidé de suspendre les chantiers extérieurs de la mi-journée jusqu’à 22H00 et d’interdire toute manifestation publique dehors ou dans des établissements non climatisés jusqu’en début de soirée.Le département entre à midi en vigilance rouge, tout comme l’Isère, la Drôme et l’Ardèche. Les douze départements du Sud-Ouest, déjà en alerte maximale lundi, le restent à l’exception de la Charente et la Charente-Maritime qui reviennent en orange à 6H00 à la faveur de vents océaniques.Au total, à la mi-journée, les trois-quarts du pays seront au moins en vigilance orange. Seul un petit quart Nord-Ouest (17 départements), dont la Bretagne et le littoral de la Manche jusqu’au Pas-de-Calais, doit échapper à la touffeur accablante.Lundi, plusieurs stations météorologiques du Sud-Ouest ont enregistré des records absolus de température: à Bordeaux (41,6°C), Bergerac (42,1°C), Saint-Emilion (41,5°C) ou encore Angoulême (42,1°C), le thermomètre est monté à des niveaux inédits. Elles resteront très élevées mardi dans la région, “40°C pouvant même atteindre le littoral aquitain par endroits”, indique Météo France. Les fortes chaleurs vont gagner le Nord et l’Est dans la journée: 36°C à 38°C sont attendus du Val-de-Loire à l’Ile-de-France et au Grand-Est, et 40 à 41°C en vallée du Rhône jusqu’au Lyonnais, bien au-dessus des moyennes saisonnières, selon les services météorologiques.En Ardèche, les températures pourraient monter jusqu’à 42°C localement, selon la préfecture, qui souligne que “la forte chaleur concerne également les zones de montagne, avec 30 à 35°C à 1.000-1.200 mètres d’altitude”.Mercredi, la vigilance rouge canicule sera toujours en vigueur dans les 14 départements concernés, a annoncé Météo-France dans son bulletin publié à 06H00, qui maintient également en vigilance orange les 64 départements sous ce niveau d’alerte.”Les températures marquent un peu le pas en général au Sud, tandis qu’elles sont en légère hausse dans le Nord-Est: des pointes à 40°C sont prévues en Bourgogne. Encore autour de 35/36°C à Paris”, a ajouté l’institut de prévision.En outre, des orages ponctuellement forts sont attendus du Sud-Ouest en remontant vers le nord ainsi que sur le Sud-Est, prévoit-il.- Parc ouvert toute la nuit -Alors que l’épisode devrait se prolonger plusieurs jours, l’Etat a anticipé son impact sanitaire, avec des hôpitaux prêts à répondre à la situation, a assuré lundi la ministre de la Santé Catherine Vautrin.Les préfectures ont aussi réitéré leurs conseils à la population: “à ces niveaux de température, toute personne, même jeune et en bonne santé, peut subir un coup de chaleur ou un malaise si elle ne prend pas de réelles précautions”, ont ainsi mis en garde les services de l’Etat dans la Drôme, où les températures doivent dépasser 40°C en journée et 22°C la nuit mardi et mercredi.Les municipalités déroulent leur plan canicule. A Lyon, deux grands parcs, Tête d’Or et Gerland, voient leurs horaires d’ouverture allongés jusque tard dans la soirée, et un troisième restera même ouvert toute la nuit pour proposer un lieu de fraîcheur. Deux musées — climatisés — ouvriront leurs portes gratuitement.A Bordeaux, la mairie a ouvert un centre d’accueil aux sans-abri. “Pouvoir, sans pression, me reposer dans un lieu frais, c’est un bonheur”, y confiait lundi William, un trentenaire à la rue depuis des mois.Le pic de chaleur participe à la détérioration de la qualité de l’air. Les départements du Var, des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse notamment sont en alerte de niveau 2 pour pollution à l’ozone. Il augmente aussi le risque de feux de forêts. L’incendie géant survenu mardi dans le massif des Corbières, “maîtrisé” depuis dimanche, reste sous surveillance.La France subit depuis vendredi sa 51e vague de chaleur depuis 1947 et sa deuxième de l’été 2025. Selon Météo France, elle devrait durer “au moins jusqu’au weekend du 15 août” et pourrait même “sans doute” se prolonger jusqu’au 19 ou 20 août, ce qui fait que “l’épisode global pourrait durer de 12 à 14 jours”.Celle du début de l’été avait duré 16 jours, se classant parmi les trois plus longues vagues de chaleur du pays.La France n’est pas le seul pays concerné par des chaleurs intenses. De la péninsule ibérique aux pays des Balkans, en passant par l’Italie, les températures grimpent.