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Au Royaume-Uni, un printemps exceptionnellement sec suscite les angoisses des agriculteurs

Sans elle, ses betteraves à sucre et ses pommes de terre ne pousseront pas: Luke Abblitt, agriculteur de l’est de l’Angleterre, “prie pour que la pluie” tombe alors que le Royaume-Uni connaît jusqu’ici son printemps le plus sec depuis plus d’un siècle et demi.Sur sa ferme de 400 hectares près de Peterborough, pas une goutte de pluie n’est tombée depuis la fin mars.”Je ne sais pas très bien comment je vais m’en sortir”, reconnaît l’agriculteur de 36 ans, qui n’a pas de système d’irrigation sur ses terres où il cultive également de l’orge et du blé.Alignées dans son champ, les petites tiges vertes des betteraves à sucre, plantées en avril, devraient “faire au moins le double de taille” et avoir une racine, constate-t-il en grattant la terre poussiéreuse.Dans le champ voisin, aidé de son père Clive, il vient de finir de planter à grand-peine ses pommes de terre dans un sol dur comme de la pierre.Selon l’agence de météorologie Met office, il est tombé 80,6 millimètres de pluie au Royaume-Uni depuis le début du printemps en mars, bien moins que le plus bas niveau historique de la saison qui remonte à 1852 avec 100,7 mm.Il s’agit “jusqu’à présent (du) printemps le plus sec depuis plus d’un siècle”, a indiqué l’agence à l’AFP, tout en précisant qu’il fallait encore attendre la fin mai pour confirmer ce record.Dans ce pays connu pour son climat océanique, l’absence de pluie et un ensoleillement record touchent notamment l’Écosse et le nord de l’Angleterre, où les niveaux des réservoirs d’eau “sont particulièrement, voire exceptionnellement bas”, selon l’Agence de l’Environnement.Cette dernière a convoqué une réunion de son groupe de travail sécheresse il y a deux semaines et a exhorté les compagnies d’eau à “faire davantage pour préserver les réserves” britanniques.Le souvenir de l’été 2022, qui a vu le Royaume-Uni dépasser les 40 degrés pour la première fois, est dans toutes les têtes.- “D’un extrême à l’autre” -Dans la grange, Luke et Clive Abblitt manipulent une bruyante machine jaune qui emballe les pommes de terre récoltées l’an passé dans des sacs de 25 kilos.”Les patates, très gourmandes en eau (…) sont celles qui me rapportent le plus”, explique Luke, mais sans pluie, elles vont bientôt “cesser de grandir”.Si celles de cette année ne grossissent pas suffisamment pour atteindre le calibre de 45 millimètres, l’agriculteur ne pourra pas les vendre à ses clients, des restaurants britanniques qui en font des frites pour le célèbre “fish and chips”.”Nous passons d’un extrême à l’autre: il pleut beaucoup en hiver, et moins au printemps et en été”, constate l’agriculteur, qui doit “adapter (ses) méthodes de culture ou explorer de nouvelles variétés” résistantes.Avec le changement climatique, “la probabilité des sécheresses augmente”, affectant la quantité d’eau dans les réservoirs ou les rivières, indique à l’AFP Liz Bentley, directrice de la Royal Meteorological Society.Cette probabilité est passée, selon elle, d’un épisode de sécheresse grave tous les 16 ans à un tous les cinq ans dans les années 2020, avant de monter à un épisode tous les trois ans dans les prochaines décennies.Côté agricole, la faible humidité du sol entraîne “une baisse des récoltes et une hausse du prix des denrées alimentaires dans les supermarchés”, ajoute Liz Bentley.Certains agriculteurs ont commencé à irriguer plus tôt, rapporte le principal syndicat agricole NFU, qui réclame des investissements pour installer des cuves de stockage directement sur les exploitations.”Les conditions météorologiques extrêmes impactent notre capacité à nourrir le pays (…) et le gouvernement doit reconnaître l’importance de l’eau pour la production alimentaire” en période de pénurie, a plaidé sa vice-présidente Rachel Hallos dans un communiqué.Luke Abblitt, lui, a demandé il y a deux ans une licence pour installer un système d’irrigation sur ces terres qu’il loue aux autorités locales.Il ne l’a pas encore obtenue. Sans elle, “je ne peux compter que sur l’eau qui tombe du ciel”, résume l’agriculteur.

La banque centrale chinoise abaisse deux taux d’intérêt clés

La banque centrale chinoise a abaissé mardi deux taux d’intérêt clés à des niveaux historiquement bas, dernier effort des autorités pour stimuler la croissance sur fond de tensions commerciales avec Washington et de crise du secteur immobilier.La Chine et les États-Unis ont convenu la semaine dernière de réduire fortement pendant 90 jours les droits de douane imposés réciproquement, suscitant l’espoir des milieux économiques d’une réduction durable des tensions.Mais l’Etat-parti chinois doit encore faire face à une stagnation de la consommation interne et à une longue crise de l’immobilier, qui menacent son objectif de croissance d’environ 5% pour 2025.Le LPR à un an, qui constitue la référence des taux les plus avantageux que les banques peuvent offrir aux entreprises et aux ménages, a été abaissé de 3,1% à 3%, a annoncé mardi la Banque populaire de Chine (PBoC).Le LPR à cinq ans, la référence pour les prêts hypothécaires, a été abaissé de 3,6% à 3,5%, selon la même source.Ces deux taux avaient déjà été abaissés en octobre, atteignant alors des planchers historiques.Ces nouvelles baisses “vont réduire le montant des paiements d’intérêts sur les prêts existants, ce qui allégera quelque peu la pression pesant sur les entreprises endettées. Elles vont aussi faire baisser le coût des nouveaux prêts”, écrit dans une note Zichun Huang, économiste chez Capital Economics.”Mais de modestes baisses de taux ne suffiront probablement pas, à elles seules, à stimuler de manière significative la demande de crédit ou l’activité économique dans son ensemble”, affirme-t-elle.”Les réductions annoncées aujourd’hui… ne seront probablement pas les dernières cette année”, conclut l’économiste.- Salve de mesures -Depuis des mois, les autorités s’efforcent d’activer les leviers à leur disposition pour donner un nouveau souffle à la deuxième économie mondiale.En décembre, les principaux dirigeants chinois, dont le président chinois Xi Jinping, avaient identifié plusieurs “tâches clés” pour 2025, dont une stimulation “vigoureuse” de la consommation, la stabilisation du commerce extérieur et l’enraiement de la chute du marché immobilier.”Cette année, nous abaisserons le taux des réserves obligatoires et des taux d’intérêt comme il se doit en fonction des situations économique et financière” à l’intérieur et à l’extérieur du pays, avait également prévenu en mars le gouverneur de la banque centrale chinoise.Plus tôt ce mois-ci, cette dernière avait annoncé une baisse de 0,5 point de pourcentage du montant des réserves obligatoires des banques, afin d’inciter les établissements bancaires à accorder davantage de prêts.Signe positif pour Pékin, la production industrielle a grimpé de 6,1% en avril par rapport à l’an passé, selon le Bureau national des statistiques (NBS) chinois, un taux supérieur aux attentes des économistes sondés par l’agence Bloomberg.Mais, toujours selon le BNS, les prix des logements neufs ont reculé dans 67 des 70 villes sondées sur la même période, indiquant un marché de l’immobilier toujours fragile.Le spectre de la déflation pèse également sur l’économie chinoise: en avril, l’indice des prix à la consommation a reculé de 0,1% sur un an, après des baisses consécutives en février et en mars.

Cannes: premier film pour Scarlett Johansson, l’Iranien Panahi de retour en festival après 15 ans

Scarlett Johansson gravira pour la première fois les marches cannoises dans la peau d’une réalisatrice mardi, tandis que Jafar Panahi, cinéaste dissident iranien présentera son film en personne, une première depuis 15 ans dans un festival de cinéma.La projection d'”Eleanor the Great”, tourné par la comédienne américaine, est l’un des évènements les plus attendus de la quinzaine.Elle est la deuxième star hollywoodienne à présenter un premier film dans la section Un certain regard cette année, après Kristen Stewart avec “The chronology of water”. Le film de l’actrice de “Lost in translation” et “Match Point”, l’une des mieux payées du cinéma américain, raconte l’histoire d’Eleanor Morgenstein (June Squibb) qui, à 94 ans, retourne vivre à New York pour prendre un nouveau départ après des décennies passées en Floride.”J’ai vu son film et j’ai adoré”, a confié le réalisateur Wes Anderson, qui l’a fait tourner dans trois de ses films dont “The Phoenician Scheme”, en compétition pour la Palme d’or cette année.”Scarlett fait des films depuis peut-être plus longtemps que moi. Elle a une vingtaine d’années de moins que moi mais je crois qu’elle a tourné pour la première fois quand elle avait neuf ans”, s’est-il amusé.- Longue absence -L’autre moment fort de la journée sera la montée des marches de Jafar Panahi.Le réalisateur multi-primé, qui a fait sept mois de prison en Iran en 2022 et 2023, a pu quitter Téhéran avec son équipe pour rejoindre Cannes, où il présentera “Un simple accident”, tourné clandestinement, sans aucun financement iranien, sur lequel très peu d’informations ont filtré.Panahi n’avait plus mis les pieds dans un festival international depuis 15 ans et le début de ses ennuis judiciaires dans son pays, qui l’ont longtemps privé de passeport et donc de liberté de voyager.Entre-temps, le réalisateur de “Taxi Téhéran”, Ours d’or à Berlin en 2015, et “Trois visages”, prix du scénario à Cannes en 2018, a été récompensé également à Venise en 2022 avec le prix spécial du jury pour “Aucun ours”.La semaine dernière, quatre membres de l’équipe du film ont été convoqués par les forces de l’ordre iraniennes pour des interrogatoires, a indiqué l’entourage du réalisateur à l’AFP.Jafar Panahi a été condamné à 6 ans de prison en 2010 pour “propagande contre le régime”, avec l’interdiction de tourner un film ou de quitter le pays pendant 20 ans.Il avait finalement récupéré un passeport et le droit de voyager en avril 2023, en profitant pour se rendre en France où sa fille réside.L’autre film en compétition mardi, “Fuori”, adapte l’histoire d’une autrice italienne, Goliarda Sapienza, incarcérée en 1980 pour vol.Ce biopic, réalisé par Mario Martone et avec Valeria Golino, signe le retour à Cannes en compétition officielle de l’Italien de 65 ans après ses premiers pas en 2022 avec “Nostalgia”.

Cannes: premier film pour Scarlett Johansson, l’Iranien Panahi de retour en festival après 15 ans

Scarlett Johansson gravira pour la première fois les marches cannoises dans la peau d’une réalisatrice mardi, tandis que Jafar Panahi, cinéaste dissident iranien présentera son film en personne, une première depuis 15 ans dans un festival de cinéma.La projection d'”Eleanor the Great”, tourné par la comédienne américaine, est l’un des évènements les plus attendus de la quinzaine.Elle est la deuxième star hollywoodienne à présenter un premier film dans la section Un certain regard cette année, après Kristen Stewart avec “The chronology of water”. Le film de l’actrice de “Lost in translation” et “Match Point”, l’une des mieux payées du cinéma américain, raconte l’histoire d’Eleanor Morgenstein (June Squibb) qui, à 94 ans, retourne vivre à New York pour prendre un nouveau départ après des décennies passées en Floride.”J’ai vu son film et j’ai adoré”, a confié le réalisateur Wes Anderson, qui l’a fait tourner dans trois de ses films dont “The Phoenician Scheme”, en compétition pour la Palme d’or cette année.”Scarlett fait des films depuis peut-être plus longtemps que moi. Elle a une vingtaine d’années de moins que moi mais je crois qu’elle a tourné pour la première fois quand elle avait neuf ans”, s’est-il amusé.- Longue absence -L’autre moment fort de la journée sera la montée des marches de Jafar Panahi.Le réalisateur multi-primé, qui a fait sept mois de prison en Iran en 2022 et 2023, a pu quitter Téhéran avec son équipe pour rejoindre Cannes, où il présentera “Un simple accident”, tourné clandestinement, sans aucun financement iranien, sur lequel très peu d’informations ont filtré.Panahi n’avait plus mis les pieds dans un festival international depuis 15 ans et le début de ses ennuis judiciaires dans son pays, qui l’ont longtemps privé de passeport et donc de liberté de voyager.Entre-temps, le réalisateur de “Taxi Téhéran”, Ours d’or à Berlin en 2015, et “Trois visages”, prix du scénario à Cannes en 2018, a été récompensé également à Venise en 2022 avec le prix spécial du jury pour “Aucun ours”.La semaine dernière, quatre membres de l’équipe du film ont été convoqués par les forces de l’ordre iraniennes pour des interrogatoires, a indiqué l’entourage du réalisateur à l’AFP.Jafar Panahi a été condamné à 6 ans de prison en 2010 pour “propagande contre le régime”, avec l’interdiction de tourner un film ou de quitter le pays pendant 20 ans.Il avait finalement récupéré un passeport et le droit de voyager en avril 2023, en profitant pour se rendre en France où sa fille réside.L’autre film en compétition mardi, “Fuori”, adapte l’histoire d’une autrice italienne, Goliarda Sapienza, incarcérée en 1980 pour vol.Ce biopic, réalisé par Mario Martone et avec Valeria Golino, signe le retour à Cannes en compétition officielle de l’Italien de 65 ans après ses premiers pas en 2022 avec “Nostalgia”.

Le procès Bolsonaro entre dans le vif du sujet, avec les premiers témoignages

La Cour suprême du Brésil a débuté lundi l’audition de témoins-clés du procès contre l’ex-président Jair Bolsonaro pour tentative présumée de coup d’Etat, et un ancien commandant de l’armée a confirmé avoir participé avec l’accusé à une réunion où il était question d’un décret d'”état de siège”.Jair Bolsonaro, 70 ans, est accusé d’avoir ourdi de longue date avec des proches collaborateurs un complot pour se maintenir au pouvoir quel que soit le résultat de la présidentielle d’octobre 2022, qu’il a finalement perdue face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva.S’il est déclaré coupable, l’ancien chef de l’Etat (2019-2022) encourt une peine cumulée pouvant avoisiner les 40 ans de prison.Plus de 80 personnes ont été appelées à témoigner, par la défense ou l’accusation. Parmi elles, des militaires haut gradés, d’anciens ministres, des policiers ou des agents de services de renseignement.L’audition, en visioconférence, a été ouverte par Alexandre de Moraes, magistrat chargé du dossier, que Jair Bolsonaro qualifie de “dictateur”.Le témoignage le plus attendu de la journée était celui du général Marco Antonio Freire Gomes, commandant de l’armée de terre durant le mandat de l’ex-président.Il a confirmé avoir participé le 7 décembre 2022, entre la victoire de Lula et son investiture, à une réunion avec M. Bolsonaro, lors de laquelle a été évoquée l’élaboration d’un décret d'”état de siège” pour réfuter le résultat de l’élection.”Je l’ai averti (…) qu’il pourrait avoir de sérieux problèmes, avec des implications judiciaires”, s’il prenait de telles mesures, a déclaré le général lors de son audition.- “Noyau crucial” -Jair Bolsonaro a lui-même participé à la visioconférence. Il était vêtu d’un t-shirt jaune, la couleur du maillot de l’équipe nationale brésilienne, arborée par ses sympathisants lors de manifestations.Il a toujours nié toute velléité putschiste, criant à la “persécution politique”.La semaine dernière, il a comparé lors d’un entretien avec le site Uol les accusations du parquet à un “scénario de telenovela”, ces feuilletons télévisés latino-américain aux rebondissements rocambolesques.L’ancien capitaine de l’armée sera jugé avec sept anciens collaborateurs accusés d’avoir fait partie du “noyau crucial” du complot présumé, dont quatre anciens ministres, un ancien commandant de la marine et le chef des services de renseignement durant sa présidence.Un rapport de près de 900 pages de la Police fédérale détaille le plan présumé, qui aurait prévu, entre autres, l’élaboration d’un décret d’état de siège, mais aussi l’assassinat de Lula.Le coup d’Etat n’a finalement pas eu lieu, faute de soutien de membres du haut commandement militaire, selon le parquet.L’enquête se penche également sur les émeutes du 8 janvier 2023, quand des milliers de bolsonaristes ont envahi et saccagé les lieux de pouvoir à Brasilia, une semaine après l’investiture de Lula.M. Bolsonaro se trouvait aux Etats-Unis ce jour-là, mais il est soupçonné d’avoir été l’instigateur des émeutes, qui étaient selon le Parquet l'”ultime espoir” des supposés putschistes.- “Peine de mort” -Les auditions de témoins qui ont débuté lundi “peuvent servir à identifier d’éventuelles contradictions entre les différents témoignages ou au sein d’un même témoignage”, explique à l’AFP Rogerio Taffarello, expert en droit pénal à la Fondation Getulio Vargas.Le général Freire Gomes a confirmé avoir participé à la réunion de décembre 2022 avec Bolsonaro, mais a nié avoir menacé de le faire arrêter, contrairement à la version de l’enquête policière.”Je vais donner au témoin une chance de dire la vérité”, a réagi le juge Moraes, face à cette apparente contradiction.Après ces témoignages, le procès se poursuivra ces prochains mois avec les auditions des accusés, puis les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense.L’étape finale sera le vote des cinq magistrats — dont le juge Moraes — de la première chambre de la Cour suprême, qui doivent décider s’ils condamnent ou non les accusés et, le cas échéant, fixer les peines.Jair Bolsonaro a déclaré à Uol que toute condamnation serait “une peine de mort, physique et politique”.Il espère encore faire annuler son inéligibilité pour participer à la présidentielle de 2026, où il pourrait de nouveau avoir Lula pour adversaire.

Appel à Poutine: Trump annonce des négociations mais pas de cessez-le-feu en Ukraine

Donald Trump a affirmé lundi que la Russie et l’Ukraine allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu” après son appel avec son homologue russe, Vladimir Poutine, lequel n’a cependant pas consenti à un arrêt des combats sans conditions comme réclamé par Washington et Kiev.”Je pense que des progrès ont été accomplis”, a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche, disant espérer avoir “accompli quelque chose” lors de cet appel qui s’est, selon lui, “très bien passé”.Le président russe a de son côté qualifié la conversation d'”utile”. A la presse, il a ajouté que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un “mémorandum” concernant un “possible traité de paix” et a souligné le besoin de “trouver des compromis” chez les deux parties au conflit.”La Russie et l’Ukraine vont démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu, et de manière plus importante, en vue d’une fin à la guerre”, a assuré le président américain après l’appel téléphonique, sur sa plateforme Truth Social.Il n’a donné aucune précision sur ou et quand se déroulerait de telles négociations, tout en soulignant que ce serait “super” si elles se tenaient au Vatican.M. Trump s’est en parallèle entretenu avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui a dit lundi avoir demandé au président américain de ne prendre “aucune décision” sur l’Ukraine sans l’aval de Kiev.Le dirigeant ukrainien a dit vouloir convaincre Washington d’imposer de nouvelles sanctions à la Russie.A l’inverse, a-t-il dit, Vladimir Poutine “bénéficierait” d’un éventuel désengagement américain des pourparlers de paix sur l’Ukraine.Il a encore précisé que “si la Russie pose des conditions pour le retrait de nos troupes de notre territoire, cela signifie qu’elle ne souhaite pas de cessez-le-feu et ne veut pas que la guerre prenne fin”.- “Y mettre fin” -S’exprimant un peu plus tard à la Maison Blanche, M. Trump a dit “croire” que Poutine était prêt à mettre fin à la guerre.”Je crois qu’il veut y mettre fin”, a déclaré M. Trump aux journalistes dans le Bureau ovale. “Si je pensais que le président Poutine ne voulait pas en finir, je ne serais même pas en train d’en parler.”Il a encore indiqué que les deux dirigeants avaient évoqué la possibilité de se rencontrer.Le président américain a précisé avoir appelé plusieurs dirigeants européens pour les tenir informés de la teneur de la conversation avec Vladimir Poutine.Le président français, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et le président finlandais, Alexander Stubb, participaient à cet appel, a précisé Donald Trump.Les pourparlers vendredi entre Ukrainiens et Russes, les premiers depuis 2022, n’ont pas abouti au cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés, les attaques meurtrières se poursuivant sur le terrain. La Russie a ainsi envoyé dans la nuit de samedi à dimanche un nombre “record” de plus de 270 drones explosifs, selon Kiev.Après cette rencontre à Istanbul, Vladimir Poutine a cependant affirmé lundi que les discussions avec l’Ukraine allaient dans “la bonne voie”.Donald Trump a dit avoir demandé à son homologue russe quand il comptait “mettre fin au bain de sang”.En plus de trois ans depuis le début de l’invasion russe, au moins plusieurs dizaines de milliers de personnes sont mortes, civils et militaires confondus.Lors d’un point presse lundi avant l’appel, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que le président américain était devenu “las et frustré” de l’attitude de Moscou et Kiev.- Sanctions -Volodymyr Zelensky, sous pression de Washington depuis des mois, a dit lundi vouloir lui aussi un cessez-le-feu “complet et inconditionnel” de 30 jours, “suffisamment long” dans le temps pour permettre des discussions, et avec “la possibilité d’une prolongation”.Le président russe a repoussé jusque-là toutes les demandes de Kiev de trêve préalable à des discussions, estimant qu’une telle pause dans les combats permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce à l’aide militaire occidentale.De leur côté, les Européens, soutiens de Kiev, tentent de faire bloc et de faire pression sur Moscou, menaçant de sanctions “massives” si le Kremlin ne finissait pas par accepter une trêve.A l’avantage sur le front face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses, les forces russes ont revendiqué lundi la prise de deux localités, une dans la région de Soumy (nord-est) et l’autre dans celle de Donetsk (est), épicentre des combats.

Appel à Poutine: Trump annonce des négociations mais pas de cessez-le-feu en Ukraine

Donald Trump a affirmé lundi que la Russie et l’Ukraine allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu” après son appel avec son homologue russe, Vladimir Poutine, lequel n’a cependant pas consenti à un arrêt des combats sans conditions comme réclamé par Washington et Kiev.”Je pense que des progrès ont été accomplis”, a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche, disant espérer avoir “accompli quelque chose” lors de cet appel qui s’est, selon lui, “très bien passé”.Le président russe a de son côté qualifié la conversation d'”utile”. A la presse, il a ajouté que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un “mémorandum” concernant un “possible traité de paix” et a souligné le besoin de “trouver des compromis” chez les deux parties au conflit.”La Russie et l’Ukraine vont démarrer immédiatement des négociations en vue d’un cessez-le-feu, et de manière plus importante, en vue d’une fin à la guerre”, a assuré le président américain après l’appel téléphonique, sur sa plateforme Truth Social.Il n’a donné aucune précision sur ou et quand se déroulerait de telles négociations, tout en soulignant que ce serait “super” si elles se tenaient au Vatican.M. Trump s’est en parallèle entretenu avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, qui a dit lundi avoir demandé au président américain de ne prendre “aucune décision” sur l’Ukraine sans l’aval de Kiev.Le dirigeant ukrainien a dit vouloir convaincre Washington d’imposer de nouvelles sanctions à la Russie.A l’inverse, a-t-il dit, Vladimir Poutine “bénéficierait” d’un éventuel désengagement américain des pourparlers de paix sur l’Ukraine.Il a encore précisé que “si la Russie pose des conditions pour le retrait de nos troupes de notre territoire, cela signifie qu’elle ne souhaite pas de cessez-le-feu et ne veut pas que la guerre prenne fin”.- “Y mettre fin” -S’exprimant un peu plus tard à la Maison Blanche, M. Trump a dit “croire” que Poutine était prêt à mettre fin à la guerre.”Je crois qu’il veut y mettre fin”, a déclaré M. Trump aux journalistes dans le Bureau ovale. “Si je pensais que le président Poutine ne voulait pas en finir, je ne serais même pas en train d’en parler.”Il a encore indiqué que les deux dirigeants avaient évoqué la possibilité de se rencontrer.Le président américain a précisé avoir appelé plusieurs dirigeants européens pour les tenir informés de la teneur de la conversation avec Vladimir Poutine.Le président français, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et le président finlandais, Alexander Stubb, participaient à cet appel, a précisé Donald Trump.Les pourparlers vendredi entre Ukrainiens et Russes, les premiers depuis 2022, n’ont pas abouti au cessez-le-feu réclamé par l’Ukraine et ses alliés, les attaques meurtrières se poursuivant sur le terrain. La Russie a ainsi envoyé dans la nuit de samedi à dimanche un nombre “record” de plus de 270 drones explosifs, selon Kiev.Après cette rencontre à Istanbul, Vladimir Poutine a cependant affirmé lundi que les discussions avec l’Ukraine allaient dans “la bonne voie”.Donald Trump a dit avoir demandé à son homologue russe quand il comptait “mettre fin au bain de sang”.En plus de trois ans depuis le début de l’invasion russe, au moins plusieurs dizaines de milliers de personnes sont mortes, civils et militaires confondus.Lors d’un point presse lundi avant l’appel, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que le président américain était devenu “las et frustré” de l’attitude de Moscou et Kiev.- Sanctions -Volodymyr Zelensky, sous pression de Washington depuis des mois, a dit lundi vouloir lui aussi un cessez-le-feu “complet et inconditionnel” de 30 jours, “suffisamment long” dans le temps pour permettre des discussions, et avec “la possibilité d’une prolongation”.Le président russe a repoussé jusque-là toutes les demandes de Kiev de trêve préalable à des discussions, estimant qu’une telle pause dans les combats permettrait aux forces ukrainiennes de se réarmer grâce à l’aide militaire occidentale.De leur côté, les Européens, soutiens de Kiev, tentent de faire bloc et de faire pression sur Moscou, menaçant de sanctions “massives” si le Kremlin ne finissait pas par accepter une trêve.A l’avantage sur le front face à des troupes ukrainiennes moins nombreuses, les forces russes ont revendiqué lundi la prise de deux localités, une dans la région de Soumy (nord-est) et l’autre dans celle de Donetsk (est), épicentre des combats.

La voie est libre pour l’adoption de l’accord sur les pandémies

L’accord historique sur la prévention et la lutte contre les pandémies devrait être adopté sans anicroche mardi par l’Assemblée mondiale des pays membres de l’Organisation mondiale de la santé après avoir été adopté en commission lundi soir.Un succès après trois années de négociations souvent difficiles et sur le fil du rasoir, dans un contexte de coupes drastiques dans le budget de l’OMS, pourtant confrontée à des crises toujours plus nombreuses.”Le projet de résolution A 7810 addendum 1 est donc adopté par 124 voix contre zéro avec onze abstentions”, a déclaré la présidente de la Commission, la ministre de la Santé de Namibie Esperance Luvindao, à l’issue du scrutin à main levée demandé par la Slovaquie, au premier jour de la 78ème assemblée mondiale de la santé qui se tient jusqu’au 27 mai à Genève.Les Etats-Unis se sont toutefois retirés des négociations à la suite de la décision de Donald Trump de quitter l’OMS. Le pays n’a pas envoyé de délégués à l’assemblée. Ni l’Argentine.Mais les Etats-Unis et le gel américain de l’aide internationale sont dans tous les esprits.Le texte, finalisé le 16 avril par consensus, instaure une coordination mondiale plus précoce et plus efficace à la fois pour prévenir, détecter et répondre au risque pandémique et ce de manière plus rapide.”La pandémie de Covid-19 a été un électrochoc. Elle nous a rappelé avec brutalité que les virus ne connaissent pas de frontières, qu’aucun pays aussi puissant soit-il ne peut affronter seul une crise sanitaire mondiale”, a relevé l’ambassadrice française pour la santé mondiale, Anne-Claire Amprou, qui a co-présidé les négociations.  – Encore des négociations -L’accord vise à garantir un accès équitable aux produits de santé en cas de pandémie. Le sujet avait été au cœur des nombreux griefs des pays les plus démunis lors de la pandémie de Covid-19, quand ils voyaient les pays riches s’accaparer les doses de vaccin et autres tests.”En reconnaissant que la santé humaine, la santé animale et celle de l’environnement sont indissociables, nous agissons à la racine des pandémies” avec cet accord, a déclaré le ministre français de la Santé, Yannick Neuder, pendant l’assemblée.Surtout, il établit un mécanisme “d’accès aux pathogènes et de partage des avantages” (PABS) “qui permet un partage très rapide et systématique des informations sur l’émergence de pathogènes à potentiel pandémique”, selon Mme Amprou.”En retour, tout ce qu’on appelle les contre-mesures médicales, c’est-à-dire les produits de diagnostic, les médicaments pour des traitements ou les vaccins, qui seront produits sur la base de cette information partagée, seront aussi partagés”, en partie, par les entreprises qui décident d’y participer, explique une source diplomatique française.Les détails du mécanisme doivent encore être négociés, d’ici mai 2026, afin que l’accord puisse être ratifié.- Aide américaine -La réorganisation de l’OMS et ses finances vont également accaparer l’assemblée mondiale de la santé. L’administration Trump refuse de payer les cotisations convenues pour 2024 et 2025, tout en gelant pratiquement toute l’aide étrangère américaine.Le chef de l’OMS a averti fin avril que les coupes budgétaires des Etats-Unis – historiquement de loin son plus grand donateur – laissaient les comptes de l’agence onusienne dans le rouge, la forçant à tailler dans ses opérations et son personnel.”Nous sommes confrontés à un déficit salarial s’élevant à plus de 500 millions de dollars pour le prochain exercice” 2026-2027, a indiqué M. Tedros lundi.L’OMS cherche à réduire de 25% les dépenses liées aux salaires, et a déjà annoncé réduire l’équipe de direction de 14 à 7 et le nombre de départements de 76 à 34.Ces prochains jours, les pays devront se prononcer sur une augmentation des cotisations obligatoires à l’OMS, qui a dû revoir demande 4,2 milliards de dollars pour son budget 2026-27, contre 5,3 milliards initialement. Un budget “modeste”, selon M. Tedros, qui a souligné que l’OMS allait devoir trouver 1,7 milliard de dollars, soit le budget d’un grand hôpital.Une réunion de donateurs est prévue mardi. La Suisse a mis sur la table lundi 80 millions de dollars. 

La voie est libre pour l’adoption de l’accord sur les pandémies

L’accord historique sur la prévention et la lutte contre les pandémies devrait être adopté sans anicroche mardi par l’Assemblée mondiale des pays membres de l’Organisation mondiale de la santé après avoir été adopté en commission lundi soir.Un succès après trois années de négociations souvent difficiles et sur le fil du rasoir, dans un contexte de coupes drastiques dans le budget de l’OMS, pourtant confrontée à des crises toujours plus nombreuses.”Le projet de résolution A 7810 addendum 1 est donc adopté par 124 voix contre zéro avec onze abstentions”, a déclaré la présidente de la Commission, la ministre de la Santé de Namibie Esperance Luvindao, à l’issue du scrutin à main levée demandé par la Slovaquie, au premier jour de la 78ème assemblée mondiale de la santé qui se tient jusqu’au 27 mai à Genève.Les Etats-Unis se sont toutefois retirés des négociations à la suite de la décision de Donald Trump de quitter l’OMS. Le pays n’a pas envoyé de délégués à l’assemblée. Ni l’Argentine.Mais les Etats-Unis et le gel américain de l’aide internationale sont dans tous les esprits.Le texte, finalisé le 16 avril par consensus, instaure une coordination mondiale plus précoce et plus efficace à la fois pour prévenir, détecter et répondre au risque pandémique et ce de manière plus rapide.”La pandémie de Covid-19 a été un électrochoc. Elle nous a rappelé avec brutalité que les virus ne connaissent pas de frontières, qu’aucun pays aussi puissant soit-il ne peut affronter seul une crise sanitaire mondiale”, a relevé l’ambassadrice française pour la santé mondiale, Anne-Claire Amprou, qui a co-présidé les négociations.  – Encore des négociations -L’accord vise à garantir un accès équitable aux produits de santé en cas de pandémie. Le sujet avait été au cœur des nombreux griefs des pays les plus démunis lors de la pandémie de Covid-19, quand ils voyaient les pays riches s’accaparer les doses de vaccin et autres tests.”En reconnaissant que la santé humaine, la santé animale et celle de l’environnement sont indissociables, nous agissons à la racine des pandémies” avec cet accord, a déclaré le ministre français de la Santé, Yannick Neuder, pendant l’assemblée.Surtout, il établit un mécanisme “d’accès aux pathogènes et de partage des avantages” (PABS) “qui permet un partage très rapide et systématique des informations sur l’émergence de pathogènes à potentiel pandémique”, selon Mme Amprou.”En retour, tout ce qu’on appelle les contre-mesures médicales, c’est-à-dire les produits de diagnostic, les médicaments pour des traitements ou les vaccins, qui seront produits sur la base de cette information partagée, seront aussi partagés”, en partie, par les entreprises qui décident d’y participer, explique une source diplomatique française.Les détails du mécanisme doivent encore être négociés, d’ici mai 2026, afin que l’accord puisse être ratifié.- Aide américaine -La réorganisation de l’OMS et ses finances vont également accaparer l’assemblée mondiale de la santé. L’administration Trump refuse de payer les cotisations convenues pour 2024 et 2025, tout en gelant pratiquement toute l’aide étrangère américaine.Le chef de l’OMS a averti fin avril que les coupes budgétaires des Etats-Unis – historiquement de loin son plus grand donateur – laissaient les comptes de l’agence onusienne dans le rouge, la forçant à tailler dans ses opérations et son personnel.”Nous sommes confrontés à un déficit salarial s’élevant à plus de 500 millions de dollars pour le prochain exercice” 2026-2027, a indiqué M. Tedros lundi.L’OMS cherche à réduire de 25% les dépenses liées aux salaires, et a déjà annoncé réduire l’équipe de direction de 14 à 7 et le nombre de départements de 76 à 34.Ces prochains jours, les pays devront se prononcer sur une augmentation des cotisations obligatoires à l’OMS, qui a dû revoir demande 4,2 milliards de dollars pour son budget 2026-27, contre 5,3 milliards initialement. Un budget “modeste”, selon M. Tedros, qui a souligné que l’OMS allait devoir trouver 1,7 milliard de dollars, soit le budget d’un grand hôpital.Une réunion de donateurs est prévue mardi. La Suisse a mis sur la table lundi 80 millions de dollars.