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Les Catacombes de Paris, une visite fraicheur pour échapper à la canicule

A peine entrée dans les Catacombes de Paris, la centaine de personnes qui attendait dehors à l’ombre des arbres range casquettes, lunettes de soleil et éventails pour laisser place aux pulls et aux vestes, espérant en ces lieux souterrains échapper à la touffeur ambiante.Les visiteurs les moins couverts se tiennent les bras pour tenter de se réchauffer. Beatriz, elle, avait anticipé la fraîcheur des anciennes galeries et carrières souterraines. “J’avais visité la Citerne Basilique à Istanbul (une gigantesque citerne souterraine de l’époque byzantine, NDLR) et il faisait très froid. Donc aujourd’hui, je savais et j’ai pris ma veste”, explique la quadragénaire originaire d’Argentine, qui ne souhaite pas donner son patronyme.Le site, situé sous la place Denfert-Rochereau (14e arrondissement), affiche complet ce mardi après-midi. Elle accueille, parmi ses milliers de visiteurs quotidiens, “beaucoup de touristes étrangers” et “certains tentent en vain leur chance à la billetterie, espérant des désistements de réservations en ligne”, indique à l’AFP une agente d’accueil.- Quatorze degrés -Une fois à l’intérieur du célèbre site, construit dans d’anciennes carrières souterraines transformées au XVIIIe siècle pour se muer en ossuaire municipal, outre l’obscurité, les ossements et les gouttes d’eau tombant du plafond, c’est la température ambiante qui saisit le visiteur. A quatorze degrés, elle est un argument de visite pour certains, une bonne surprise pour d’autres.”Avec cette chaleur, c’est un jour parfait pour descendre 20 mètres sous terre”, plaisante Carl, 77 ans, qui ne souhaite pas non plus donner son nom de famille. Le retraité allemand en visite à Paris “privilégie les lieux clos” comme celui-ci où la fraîcheur “n’enlève rien à l’expérience d’être dans ce lieu si particulier”. Un peu plus loin, dans le long couloir de pierre faiblement illuminé par une rangée de lampadaires muraux, Nicholas, 42 ans, se montre ravi “d’avoir un lieu un peu plus frais où aller” en plein mois d’août. Amusé par le contraste des shorts et des sandales avec les gilets, voire les manteaux, que portent les autres visiteurs, l’homme originaire de Bristol, en Angleterre, tenait absolument à découvrir ce “lieu unique et inhabituel”, au même titre que “la cathédrale Notre-Dame, le Louvre et la Tour Eiffel” durant son séjour dans la capitale. “C’est un lieu que les touristes aiment et veulent vraiment visiter. Qu’il fasse beau ou qu’il pleuve, il y a toujours énormément de monde”, observe une autre agent d’accueil en fin de parcours. Passé l’effervescence de l’été, les Catacombes fermeront leurs portes au grand public durant plusieurs mois à partir de l’automne 2025 pour d’importants travaux d’entretien et de conservation, débutés en 2023 et qui doivent s’étaler jusqu’au printemps 2026. Le parcours doit être modernisé et une nouvelle scénographie est prévue.

A Taïwan, un mémorial pour les prisonniers alliés rend hommage à ces “oubliés”

Sur un mur de granit, plus de 4.000 noms de militaires à consonance anglo-saxonne: à Taïwan, un mémorial construit sur le site d’un ancien camp japonais rend hommage à des prisonniers de guerre longtemps oubliés.Le mémorial des prisonniers de guerre de Taïwan, situé sur le site de Kinkaseki (appelé localement Jinguashi) à une trentaine de kilomètres à l’est de Taipei, était l’un des douze camps gérés par le Japon sur l’île qu’il a gouvernée de 1895 jusqu’à sa défaite en 1945.Selon Michael Hurst, un historien militaire amateur canadien basé à Taipei, peu de choses étaient connues sur les camps de prisonniers de guerre pendant des décennies.De nombreux survivants avaient refusé de parler, et les musées ainsi que les universitaires avaient passé sous silence “les horreurs” commises à Taïwan, a déclaré M. Hurst à l’AFP.A partir de 1942, plus de 4.300 militaires alliés capturés sur les champs de bataille d’Asie du Sud-Est ont été envoyés à Taïwan dans des “bateaux de l’enfer” japonais.La plupart étaient Américains ou Britanniques, mais il y avait aussi des Australiens, des Néerlandais, des Canadiens et des Néo-Zélandais.A la fin de la guerre, 430 hommes étaient morts de malnutrition, de maladie, de surmenage et de torture.- “L’un des pires camps” -Les conditions des camps taïwanais ont longtemps été éclipsées par le “chemin de fer de la mort” japonais entre la Birmanie et la Thaïlande, rendu “célèbre” à la fin des années 1950 par le film “Le Pont de la rivière Kwaï”Mais à mesure que les récits sur Kinkaseki ont commencé à émerger, le camp est devenu “connu comme l’un des pires camps de prisonniers de guerre de toute l’Asie”, affirme M. Hurst.Le père de la cinéaste canadienne Anne Wheeler, médecin de profession, figurait parmi les plus de 1.100 prisonniers de guerre détenus à Kinkaseki.Elle et ses frères aînés “ont grandi sans rien savoir” des épreuves endurées par leur père.Dans ce camp, les hommes étaient contraints de travailler dans une mine de cuivre. Après la mort de son père en 1963, Mme Wheeler a découvert ses journaux intimes et les a adaptés dans le documentaire “A War Story”.Lorsque son père est arrivé à Kinkaseki, Mme Wheeler a déclaré que les hommes qui s’y trouvaient “étaient déjà affamés et surmenés, et souffraient de nombreuses blessures liées au travail dans les mines”.Ils tombaient également malades, atteints de “béribéri, de paludisme, de dysenterie, et le nombre de décès augmentait rapidement”.Ben Wheeler, spécialiste de médecine tropicale jusque là affecté à Singapour, devait faire preuve d'” inventivité” avec les ressources rudimentaires dont il disposait pour soigner ses camarades prisonniers.Les appendices et les amygdales enflammés, par exemple, devaient être retirés sans anesthésie à l’aide d’une lame de rasoir, car “c’était tout ce dont il disposait”, explique-t-elle.- “Jamais étudié” -Quatre-vingts ans après la capitulation du Japon, les anciens prisonniers de guerre détenus à Taïwan sont tous décédés, et il ne reste que peu de traces physiques des camps.A 77 ans, M. Hurst continue de faire vivre leur histoire à travers une association mémorielle et des visites guidées.Son livre “Never Forgotten” s’appuie sur des entretiens avec plus de 500 vétérans, ainsi que des journaux intimes et des correspondances.Un poteau qui tenait autrefois un portail, et le pan d’un mur sont tout ce qui reste aujourd’hui du camp de Kinkaseki, entouré de collines verdoyantes et vallonnées, dans un quartier résidentiel de Jinguashi.Le jour où l’AFP s’est rendue sur place, une Taïwanaise participant à une visite avec M. Hurst a déclaré qu’elle n’avait “jamais étudié” cette partie de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale à l’école.C’est pourtant “très important, car cela fait partie de l’histoire de Taïwan”, a déclaré cette femme de 40 ans.M. Hurst reçoit encore des courriels de familles de prisonniers de guerre cherchant à savoir ce qui est arrivé à leurs proches.”Ils savaient ce qu’ils avaient enduré, et ils savaient que personne d’autre ne le savait”, indique-t-il, expliquant que beaucoup ont gardé leur traumatisme pour eux pendant des années.

L’Egypte annonce travailler avec les médiateurs en vue d’une trêve à Gaza

L’Egypte a annoncé mardi travailler avec le Qatar et les Etats-Unis en vue d’un cessez-le-feu de 60 jours dans la bande de Gaza, où l’armée israélienne se prépare à prendre le contrôle de la plus grande ville du territoire palestinien.Sous très forte pression pour mettre fin à 22 mois de guerre contre le Hamas, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël “autoriserait” les habitants de Gaza qui le veulent à quitter le territoire, soumis à un siège implacable depuis le début du conflit. “Nous ne les poussons pas dehors, mais nous leur permettons de partir, et c’est ce qui se passe”, a affirmé M. Netanyahu, interrogé lors d’une interview sur la chaîne de télévision internationale I24 News, à l’heure où l’armée israélienne se prépare à lancer une nouvelle phase de son offensive afin de vaincre le Hamas, qui avait déclenché la guerre en attaquant Israël le 7 octobre 2023.De précédents appels israéliens et américains à une évacuation sous la contrainte des Gazaouis ont été vivement rejetés par la communauté internationale et par les Palestiniens. Benjamin Netanyahu fait face à une pression croissante de son opinion publique qui s’émeut du sort des 49 otages encore retenus à Gaza, dont 27 sont morts selon l’armée israélienne, pendant qu’à l’étranger, les appels se multiplient pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions d’habitants du territoire palestinien.Après l’ONU qui a averti du risque d’une “famine généralisée”, l’Union européenne et 24 autres pays ont dénoncé mardi une situation de “famine” et une “détresse humanitaire” qui atteint “un niveau inimaginable”, appelant à agir de manière “urgente” pour y mettre fin.- “Nouvelle proposition” -Dans ce contexte, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a déclaré mardi que Le Caire travaillait “activement” avec Doha et Washington pour tenter de remettre sur les rails un projet de cessez-le-feu de 60 jours.”L’objectif principal est de revenir à la proposition initiale: instaurer un cessez-le-feu de 60 jours, avec la libération de certains otages et détenus palestiniens, ainsi que l’acheminement sans conditions et sans restrictions de l’aide humanitaire et médicale vers Gaza”, a ajouté le ministre.Le Hamas a confirmé dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi qu’une délégation dirigée par son négociateur en chef, Khalil al-Hayya, était arrivée au Caire en vue de discussions avec l’Egypte pour “mettre fin à la guerre à Gaza” et “faciliter l’entrée de l’aide humanitaire” notamment.Après une trêve de deux mois rompue à la mi-mars, de nouvelles négociations indirectes menées à Doha par les trois pays médiateurs avaient échoué en juillet.Selon une source palestinienne ayant connaissance du dossier, “les médiateurs sont en train de formuler une nouvelle proposition d’accord global de cessez-le-feu”, prévoyant la libération, “en une seule fois”, de tous les otages.Les otages n’ont pas été mentionnés dans le communiqué du Hamas.- “Le sol tremble” -A Gaza, la Défense civile a annoncé mardi la mort de 33 Palestiniens tués par des frappes israéliennes.”Le bombardement est extrêmement intense depuis deux jours. A chaque frappe, le sol tremble. Il y a des martyrs sous les décombres que personne ne peut atteindre car les tirs n’ont pas cessé”, a témoigné Majed al-Hossary, un habitant de Zeitoun.Israël avait annoncé vendredi un plan pour prendre le contrôle de la ville de Gaza, située dans le nord du territoire, et de camps de réfugiés voisins, sans fournir de calendrier.Benjamin Netanyahu avait affirmé dimanche qu’Israël contrôlait militairement “70 à 75%” de la bande de Gaza et qu’il restait à prendre la ville de Gaza ainsi que des secteurs du centre du territoire.Le plan “ne vise pas à occuper Gaza, mais à la démilitariser”, a-t-il dit, énumérant les objectifs d’Israël: “Premièrement, désarmer le Hamas. Deuxièmement, tous les otages sont libérés. Troisièmement, Gaza est démilitarisée. Quatrièmement, Israël exerce un contrôle de sécurité prépondérant. Et cinquièmement, une administration civile pacifique non israélienne”.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Les représailles israéliennes à Gaza ont fait 61.599 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

L’Egypte annonce travailler avec les médiateurs en vue d’une trêve à Gaza

L’Egypte a annoncé mardi travailler avec le Qatar et les Etats-Unis en vue d’un cessez-le-feu de 60 jours dans la bande de Gaza, où l’armée israélienne se prépare à prendre le contrôle de la plus grande ville du territoire palestinien.Sous très forte pression pour mettre fin à 22 mois de guerre contre le Hamas, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël “autoriserait” les habitants de Gaza qui le veulent à quitter le territoire, soumis à un siège implacable depuis le début du conflit. “Nous ne les poussons pas dehors, mais nous leur permettons de partir, et c’est ce qui se passe”, a affirmé M. Netanyahu, interrogé lors d’une interview sur la chaîne de télévision internationale I24 News, à l’heure où l’armée israélienne se prépare à lancer une nouvelle phase de son offensive afin de vaincre le Hamas, qui avait déclenché la guerre en attaquant Israël le 7 octobre 2023.De précédents appels israéliens et américains à une évacuation sous la contrainte des Gazaouis ont été vivement rejetés par la communauté internationale et par les Palestiniens. Benjamin Netanyahu fait face à une pression croissante de son opinion publique qui s’émeut du sort des 49 otages encore retenus à Gaza, dont 27 sont morts selon l’armée israélienne, pendant qu’à l’étranger, les appels se multiplient pour mettre fin aux souffrances des plus de deux millions d’habitants du territoire palestinien.Après l’ONU qui a averti du risque d’une “famine généralisée”, l’Union européenne et 24 autres pays ont dénoncé mardi une situation de “famine” et une “détresse humanitaire” qui atteint “un niveau inimaginable”, appelant à agir de manière “urgente” pour y mettre fin.- “Nouvelle proposition” -Dans ce contexte, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdelatty, a déclaré mardi que Le Caire travaillait “activement” avec Doha et Washington pour tenter de remettre sur les rails un projet de cessez-le-feu de 60 jours.”L’objectif principal est de revenir à la proposition initiale: instaurer un cessez-le-feu de 60 jours, avec la libération de certains otages et détenus palestiniens, ainsi que l’acheminement sans conditions et sans restrictions de l’aide humanitaire et médicale vers Gaza”, a ajouté le ministre.Le Hamas a confirmé dans un communiqué diffusé dans la nuit de mardi à mercredi qu’une délégation dirigée par son négociateur en chef, Khalil al-Hayya, était arrivée au Caire en vue de discussions avec l’Egypte pour “mettre fin à la guerre à Gaza” et “faciliter l’entrée de l’aide humanitaire” notamment.Après une trêve de deux mois rompue à la mi-mars, de nouvelles négociations indirectes menées à Doha par les trois pays médiateurs avaient échoué en juillet.Selon une source palestinienne ayant connaissance du dossier, “les médiateurs sont en train de formuler une nouvelle proposition d’accord global de cessez-le-feu”, prévoyant la libération, “en une seule fois”, de tous les otages.Les otages n’ont pas été mentionnés dans le communiqué du Hamas.- “Le sol tremble” -A Gaza, la Défense civile a annoncé mardi la mort de 33 Palestiniens tués par des frappes israéliennes.”Le bombardement est extrêmement intense depuis deux jours. A chaque frappe, le sol tremble. Il y a des martyrs sous les décombres que personne ne peut atteindre car les tirs n’ont pas cessé”, a témoigné Majed al-Hossary, un habitant de Zeitoun.Israël avait annoncé vendredi un plan pour prendre le contrôle de la ville de Gaza, située dans le nord du territoire, et de camps de réfugiés voisins, sans fournir de calendrier.Benjamin Netanyahu avait affirmé dimanche qu’Israël contrôlait militairement “70 à 75%” de la bande de Gaza et qu’il restait à prendre la ville de Gaza ainsi que des secteurs du centre du territoire.Le plan “ne vise pas à occuper Gaza, mais à la démilitariser”, a-t-il dit, énumérant les objectifs d’Israël: “Premièrement, désarmer le Hamas. Deuxièmement, tous les otages sont libérés. Troisièmement, Gaza est démilitarisée. Quatrièmement, Israël exerce un contrôle de sécurité prépondérant. Et cinquièmement, une administration civile pacifique non israélienne”.L’attaque du 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles.Les représailles israéliennes à Gaza ont fait 61.599 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

En pleine canicule, l’Europe en surchauffe lutte contre les feux

L’Europe suffoque mardi sous le poids d’une canicule qui s’éternise, une situation propice aux incendies, dont le nombre et l’intensité sont favorisés par le réchauffement climatique, notamment dans la péninsule ibérique où des milliers d’évacuations ont eu lieu.Des alertes rouge canicule ont été déclenchées en Italie, France, Portugal, dans les Balkans ou encore en Espagne, …

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En pleine canicule, l’Europe en surchauffe lutte contre les feux

L’Europe suffoque mardi sous le poids d’une canicule qui s’éternise, une situation propice aux incendies, dont le nombre et l’intensité sont favorisés par le réchauffement climatique, notamment dans la péninsule ibérique où des milliers d’évacuations ont eu lieu.Des alertes rouge canicule ont été déclenchées en Italie, France, Portugal, dans les Balkans ou encore en Espagne, où l’Agence nationale de Météorologie (Aemet) a annoncé que la canicule allait se prolonger “probablement” jusqu’à lundi.Dans ce pays, où plusieurs dizaines d’incendies sont actuellement actifs, un volontaire qui participait à la lutte contre le feu est mort mardi en luttant contre un incendie dans la région de León (nord ouest). Dans la nuit de lundi à mardi, un autre homme a péri brûlé, dans un incendie à Tres Cantos, une localité située à 25 km au nord de Madrid. “Nous sommes en risque extrême pour les incendies de forêt”, selon le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez sur X.Environ un millier de soldats de l’Unité militaire d’Urgence (UME), qui intervient lors des catastrophes naturelles, est déployé sur les principaux sinistres.Evacuées parfois dans l’urgence, près de 6.000 personnes avaient été contraintes de passer la nuit hors de chez elles. Beaucoup ont commencé à rentrer à leur domicile mardi grâce à l’amélioration de la situation, mais de nouveaux ordres d’évacuations mardi compliquent le décompte.  Ainsi, dans la province de Cadix en Andalousie, plusieurs centaines des 2.000 personnes évacuées ont reçu mardi matin l’autorisation de rentrer chez elles, après qu’un feu maîtrisé la semaine dernière à Tarifa, à la pointe sud du pays, a repris lundi.Mais en Castille-et-Léon, au moins 3.000 personnes ont été évacuées, selon les autorités locales. Dans cette région du nord-ouest, les incendies ont notamment ravagé le site naturel de Las Médulas – classé par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’Humanité – et si quelques centaines de résidents à proximité ont pu rentrer, plusieurs foyers restent actifs.Un homme a été arrêté, soupçonné d’avoir déclenché volontairement un incendie qui avait détruit 2.200 hectares dans la province d’Ávila. – Dôme de chaleur -Au Portugal voisin, l’autre pays le plus durement frappé par les incendies, les cloches ont retenti dans la matinée pour donner l’alerte dans le village de Trancoso (centre), site du sinistre le plus inquiétant. En plus des 700 pompiers, les habitants se sont mobilisés, arrosant les terrains autour de leur maison à l’aide de tuyaux dans l’espoir de freiner l’avancée des flammes.La Grèce a fait appel au mécanisme européen de lutte contre les feux de forêt face à de nouveaux foyers qui se sont déclarés. Les plus dangereux se situent sur l’île de Zante en mer Ionienne (ouest), dans des villes dans l’ouest de la Grèce continentale ainsi que dans le département d’Achaïa dans l’ouest du Péloponnèse où une vingtaine d’évacuations préventives de villages ont été effectuées. Les médias grecs ont montré une usine en flamme près de Patras, troisième ville du pays.L’Italie n’est pas épargnée, avec onze villes placées en alerte rouge en raison de la canicule, dont pratiquement toutes les plus grandes villes du pays (Rome, Milan, Turin…).En France, 14 départements du sud-ouest et centre-est sont en vigilance rouge canicule et deux tiers du pays en orange.Au moins cinq stations météorologiques ont battu mardi leur record de température, à l’image des 42,9°C enregistrés à Saint-Laurent-du-Pape en Ardèche (sud-est) et à Saint-Côme d’Olt en Aveyron (sud-ouest), selon Météo-France.”C’est étouffant, il n’y a pas d’air, que du béton”, constate Andréa, 21 ans, qui démarche les piétons pour le compte d’une association à Lyon (centre-est).”La vague de chaleur affectant actuellement la France, l’Espagne et les pays des Balkans n’est pas surprenante”, a expliqué par écrit à l’AFP Akshays Deoras, expert en météorologie à l’université britannique de Reading. “Elle est conduite par un dôme de chaleur qui persiste au-dessus de l’Europe. En raison du changement climatique, nous vivons maintenant dans un monde sensiblement plus chaud, et cette réalité accroît à la fois la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur”, a-t-il poursuivi.De plus, la sécheresse est devenue la réalité quotidienne pour plus de la moitié de l’Europe, principalement pour le pourtour méditerranéen, depuis plusieurs mois, une situation propice aux incendies.Signe alarmant d’un phénomène qui menace le continent, l’Agence britannique pour l’Environnement a indiqué mardi que la pénurie d’eau en Angleterre était désormais classée “d’importance nationale”. Les six premiers mois de l’année ont été les plus secs depuis 1976, année qui avait été marquée par une très forte sécheresse en Europe.Une alerte à la pollution de l’air a été déclenchée à Londres par la municipalité et le trafic ferroviaire a été perturbé, les sols desséchés faisant bouger les trains. Les pompiers écossais ont déclenché une alerte pour risque “très élevé” d’incendie entre le 13 et le 19 août dans plusieurs régions et appellent la population à agir “avec responsabilité”, à éviter barbecues portables, feux de camp et jets de mégots de cigarettes.Au sud-est du continent, les Balkans sont également en première ligne, qu’il s’agisse de l’Albanie, où plusieurs centaines de pompiers et soldats combattent des incendies, du Montenegro ou de la Croatie.burs-CHZ/eg/emp/mm 

En pleine canicule, l’Europe en surchauffe lutte contre les feux

L’Europe suffoque mardi sous le poids d’une canicule qui s’éternise, une situation propice aux incendies, dont le nombre et l’intensité sont favorisés par le réchauffement climatique, notamment dans la péninsule ibérique où des milliers d’évacuations ont eu lieu.Des alertes rouge canicule ont été déclenchées en Italie, France, Portugal, dans les Balkans ou encore en Espagne, où l’Agence nationale de Météorologie (Aemet) a annoncé que la canicule allait se prolonger “probablement” jusqu’à lundi.Dans ce pays, où plusieurs dizaines d’incendies sont actuellement actifs, un volontaire qui participait à la lutte contre le feu est mort mardi en luttant contre un incendie dans la région de León (nord ouest). Dans la nuit de lundi à mardi, un autre homme a péri brûlé, dans un incendie à Tres Cantos, une localité située à 25 km au nord de Madrid. “Nous sommes en risque extrême pour les incendies de forêt”, selon le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez sur X.Environ un millier de soldats de l’Unité militaire d’Urgence (UME), qui intervient lors des catastrophes naturelles, est déployé sur les principaux sinistres.Evacuées parfois dans l’urgence, près de 6.000 personnes avaient été contraintes de passer la nuit hors de chez elles. Beaucoup ont commencé à rentrer à leur domicile mardi grâce à l’amélioration de la situation, mais de nouveaux ordres d’évacuations mardi compliquent le décompte.  Ainsi, dans la province de Cadix en Andalousie, plusieurs centaines des 2.000 personnes évacuées ont reçu mardi matin l’autorisation de rentrer chez elles, après qu’un feu maîtrisé la semaine dernière à Tarifa, à la pointe sud du pays, a repris lundi.Mais en Castille-et-Léon, au moins 3.000 personnes ont été évacuées, selon les autorités locales. Dans cette région du nord-ouest, les incendies ont notamment ravagé le site naturel de Las Médulas – classé par l’Unesco au Patrimoine mondial de l’Humanité – et si quelques centaines de résidents à proximité ont pu rentrer, plusieurs foyers restent actifs.Un homme a été arrêté, soupçonné d’avoir déclenché volontairement un incendie qui avait détruit 2.200 hectares dans la province d’Ávila. – Dôme de chaleur -Au Portugal voisin, l’autre pays le plus durement frappé par les incendies, les cloches ont retenti dans la matinée pour donner l’alerte dans le village de Trancoso (centre), site du sinistre le plus inquiétant. En plus des 700 pompiers, les habitants se sont mobilisés, arrosant les terrains autour de leur maison à l’aide de tuyaux dans l’espoir de freiner l’avancée des flammes.La Grèce a fait appel au mécanisme européen de lutte contre les feux de forêt face à de nouveaux foyers qui se sont déclarés. Les plus dangereux se situent sur l’île de Zante en mer Ionienne (ouest), dans des villes dans l’ouest de la Grèce continentale ainsi que dans le département d’Achaïa dans l’ouest du Péloponnèse où une vingtaine d’évacuations préventives de villages ont été effectuées. Les médias grecs ont montré une usine en flamme près de Patras, troisième ville du pays.L’Italie n’est pas épargnée, avec onze villes placées en alerte rouge en raison de la canicule, dont pratiquement toutes les plus grandes villes du pays (Rome, Milan, Turin…).En France, 14 départements du sud-ouest et centre-est sont en vigilance rouge canicule et deux tiers du pays en orange.Au moins cinq stations météorologiques ont battu mardi leur record de température, à l’image des 42,9°C enregistrés à Saint-Laurent-du-Pape en Ardèche (sud-est) et à Saint-Côme d’Olt en Aveyron (sud-ouest), selon Météo-France.”C’est étouffant, il n’y a pas d’air, que du béton”, constate Andréa, 21 ans, qui démarche les piétons pour le compte d’une association à Lyon (centre-est).”La vague de chaleur affectant actuellement la France, l’Espagne et les pays des Balkans n’est pas surprenante”, a expliqué par écrit à l’AFP Akshays Deoras, expert en météorologie à l’université britannique de Reading. “Elle est conduite par un dôme de chaleur qui persiste au-dessus de l’Europe. En raison du changement climatique, nous vivons maintenant dans un monde sensiblement plus chaud, et cette réalité accroît à la fois la fréquence et l’intensité des vagues de chaleur”, a-t-il poursuivi.De plus, la sécheresse est devenue la réalité quotidienne pour plus de la moitié de l’Europe, principalement pour le pourtour méditerranéen, depuis plusieurs mois, une situation propice aux incendies.Signe alarmant d’un phénomène qui menace le continent, l’Agence britannique pour l’Environnement a indiqué mardi que la pénurie d’eau en Angleterre était désormais classée “d’importance nationale”. Les six premiers mois de l’année ont été les plus secs depuis 1976, année qui avait été marquée par une très forte sécheresse en Europe.Une alerte à la pollution de l’air a été déclenchée à Londres par la municipalité et le trafic ferroviaire a été perturbé, les sols desséchés faisant bouger les trains. Les pompiers écossais ont déclenché une alerte pour risque “très élevé” d’incendie entre le 13 et le 19 août dans plusieurs régions et appellent la population à agir “avec responsabilité”, à éviter barbecues portables, feux de camp et jets de mégots de cigarettes.Au sud-est du continent, les Balkans sont également en première ligne, qu’il s’agisse de l’Albanie, où plusieurs centaines de pompiers et soldats combattent des incendies, du Montenegro ou de la Croatie.burs-CHZ/eg/emp/mm