AFP World

Bar incendié en Suisse: les premiers étrangers identifiés parmi les corps

L’identification des corps des victimes de l’incendie en Suisse d’un bar se poursuit dimanche, avec 24 personnes identifiées dont les premiers étrangers, tandis que la station alpine de Crans-Montana célébrait la mémoire des 40 morts lors d’une messe.Outre les huit Suisses précédemment identifiés, les autorités du canton du Valais ont annoncé l’identification de dix autres Suisses (quatre femmes et six hommes) âgés de 14 à 31 ans, de deux Italiens de 16 ans, d’un Français de 39 ans, d’un ressortissant ayant la double nationalité italienne et émiratie de 16 ans, d’un Roumain de 18 ans, et d’un Turc âgé de 18 ans.A ce jour, l’identité de onze mineurs a pu être établie. Vendredi, la police avait annoncé avoir formellement identifié 113 des 119 blessés.Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.Plusieurs patients grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.- Messe et marche silencieuse -La messe dominicale à l’intention des victimes a été suivie d’une marche silencieuse à laquelle ont participé plusieurs centaines de personnes dans Crans-Montana, jusqu’à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.”Les objectifs des médias du monde entier sont braqués sur notre station. Merci à eux de solliciter la compassion dont les familles des victimes blessées ou défuntes ont tellement besoin”, a déclaré pendant l’office Mgr Jean-Marie Lovey, évêque de Sion.”Parmi les victimes, beaucoup étaient apprentis, collégiens collégiennes, étudiants”, a rappelé le pasteur Gilles Cavin, représentant l’Eglise réformée de Suisse.Dans une église bondée, il a souligné que “nous sommes ici pour dire que face à l’indicible, face à la brutalité de la mort et à la souffrance nous ne voulons pas détourner le regard. Nous sommes ici pour dire notre compassion, notre proximité”.L’église, située à 300 mètres du bar, était pleine à craquer bien avant le début de la messe, retransmise sur un écran géant à l’extérieur. Malgré des températures descendant jusqu’à -9 °C, des centaines de personnes se tenaient dehors, certaines des bouquets de fleurs à la main, d’autres une simple rose rouge. Des secouristes en uniforme ont marché ensemble vers l’église, leurs casques à la main.- Bougies et mousse -Selon les premiers éléments et témoignages, des bougies incandescentes, fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol du bar Le Constellation, seraient à l’origine du drame qui s’est déroulé la nuit de nouvel an.Les autorités suisses ont ouvert une enquête pénale contre les deux gérants français du bar, accusés d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, et portera sur les travaux effectués au sein de l’établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité. L’enquête se penchera également sur la pose au plafond de la mousse acoustique qui s’est très rapidement embrasée. Elle déterminera si ce matériau insonorisant était conforme aux normes et s’il est à l’origine de la catastrophe.- “Colère froide” -La question de la praticabilité de la sortie de secours est également posée par des témoignages. Mais les autorités n’ont rien dit à ce sujet pour l’instant.Sur des vidéos du drame, on voit des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Le président de la commune de Crans-Montana, Nicolas Féraud, a assuré de son côté à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune.”C’est l’horreur absolue pour nous, (…) c’est tous des jeunes de familles qu’on connaît depuis toujours”, a déclaré à l’AFP Charles-André Bagnoud, notaire à Crans Montana.Pour Patricia Mazzoni, habitante de 55 ans de Bienne (nord-ouest de la Suisse) venue en vacances à Crans-Montana, c’est l’incompréhension: “Comment c’est possible, en plus en Suisse, jamais j’aurais imaginé ça”.”J’ai une colère froide”, a-t-elle dit à l’AFP.

Maduro en prison aux Etats-Unis, qui veulent “diriger” la transition au Venezuela

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, est incarcéré dimanche dans une prison de New York après sa capture spectaculaire et controversée par les Etats-Unis, qui veulent “diriger” la transition au Venezuela et exploiter ses vastes réserves de pétrole.Le Conseil de sécurité de l’ONU doit se réunir lundi matin à la demande du Venezuela, deux jours après l’opération militaire américaine à Caracas qui a évincé le président socialiste autoritaire. Ce raid laisse le pays latino-américain sans gouvernement et sa légalité a été mise en cause par de nombreuses capitales.Nicolas Maduro doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis.M. Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit de vendredi à samedi par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des Etats-Unis en mer des Caraïbes.Des images de l’AFP ont montré tard samedi le dirigeant vénézuélien sortant d’un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York, puis son arrivée à Manhattan par hélicoptère.La Maison Blanche a par la suite diffusé une vidéo de M. Maduro, menotté et en sandales, escorté par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue. Il a ensuite été conduit dans une prison fédérale du quartier de Brooklyn.Malgré la réussite du raid militaire américain — un pari risqué pour Donald Trump qui a suivi l’opération en direct “comme un show télévisé” — l’avenir immédiat du pays de 30 millions d’habitants reste incertain.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit Donald Trump lors d’une conférence de presse en Floride, sans préciser comment les Etats-Unis allaient procéder. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.M. Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut du pays, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante” si besoin.Le Venezuela détient 17% des réserves de brut mondiales et vend 80% de son pétrole de faible qualité vers la Chine.Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire “Absolute Resolve” (Détermination absolue), menée après “des mois de préparation”. Elle a mobilisé plus de 150 avions et le couple Maduro s’est rendu “sans résister”, a-t-il précisé. – “Unique président” -Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’avait été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézuélien reste inconnu.Donald Trump a affirmé au New York Post que “beaucoup de Cubains (avaient) perdu la vie” car “ils protégeaient Maduro”.Selon les médias américains, M. Maduro s’appuyait sur des conseillers envoyés par le gouvernement communiste de La Havane, proche allié de Caracas.Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, être prête à coopérer avec les Etats-Unis.La Cour suprême du Venezuela a confié l’intérim du pouvoir à Mme Rodriguez après avoir constaté “l’enlèvement du président constitutionnel” au cours d’une “agression militaire étrangère”.Mais la Cour n’a pas déclaré M. Maduro définitivement empêché, ce qui aurait déclenché une élection présidentielle anticipée sous 30 jours. Nicolas Maduro est “l’unique président du pays”, avait auparavant déclaré Mme Rodriguez, en exigeant sa “libération immédiate”. Sans préciser comment Washington envisageait la suite, Donald Trump a disqualifié la cheffe de l’opposition et lauréate du prix Nobel de la paix en 2025, Maria Corina Machado.”Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect dans son pays”, a-t-il lancé. “L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture de M. Maduro, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, exilé en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.- “Rentrer chez nous” -L’opération militaire américaine a été vivement condamnée par les alliés de Caracas — Chine, Russie, Iran ou Colombie — et les critiques ont fusé également à l’ONU, l’UE, et diverses capitales latino-américaines et européennes contre le recours à la force contre un état souverain et “une violation du droit international”. Seuls quelques gouvernements pro-trump, tels l’Argentine ou Israel, ont applaudi.A Caracas, les rues étaient pratiquement désertes samedi, et les rideaux métalliques des magasins sont restés baissés dans la crainte d’émeutes et de pillages.Quelque 500 partisans de M. Maduro se sont rassemblés non loin du Palais présidentiel de Miraflores, à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président ? (…) C’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.A l’inverse, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.

Un an après les incendies de Los Angeles, les rescapés se battent pour reconstruire

Moins d’un an après avoir vu les flammes raser sa maison au pied des montagnes d’Altadena, en banlieue de Los Angeles, Ted Koerner a récemment emménagé dans un pavillon flambant neuf. Mais reconstruire a tourné au parcours du combattant.”Nous avons traversé beaucoup d’épreuves cette année”, confie-t-il à l’AFP, ému de ramener sa chienne Daisy au bercail.Ce patron d’une entreprise de sécurité est parmi les tout premiers à rebâtir dans cette ville, la plus meurtrie par les incendies ayant ravagé la mégapole californienne en janvier 2025 – des milliers d’habitations ont été détruites et 19 personnes y ont péri, contre 12 dans le quartier huppé de Pacific Palisades.Pour cela, il a dû avancer plusieurs centaines de milliers de dollars de sa poche. Car pendant des mois, le gestionnaire de son prêt immobilier a refusé de débloquer les indemnisations versées par son assurance.L’Américain de 67 ans a également dû composer avec les incertitudes créées par Donald Trump: les droits de douane sur l’acier, le bois et le ciment, souvent importés, renchérissent les coûts de construction, et les ouvriers latinos redoutent d’être arrêtés par la police de l’immigration (ICE).”Si ICE interpelle les équipes de construction et que Trump nous impose ça en plus des droits de douane, nous ne parviendrons jamais à reconstruire cette ville”, peste M. Koerner.Bon an, mal an, Altadena revient pourtant à la vie. Parmi les milliers de parcelles vides, quelques charpentes commencent à sortir de terre. – “Chaos et retards” -Les rafales de 160km/h, dignes d’un ouragan, qui ont propagé le feu à une vitesse folle, sont encore dans toutes les mémoires. Mais face à la menace du changement climatique, omniprésente en Californie, les rescapés refusent de déménager. “Où irait-on ?”, soupire Catherine Ridder. “Il n’y a aucun endroit dans les environs qui ne soit pas vulnérable aux catastrophes climatiques.”Le chantier de cette psychothérapeute est lancé et elle espère pouvoir réemménager en août. Une course contre la montre, car l’appartement meublé à 4.000 dollars par mois où elle est relogée épuisera le budget hébergement de son assurance en 24 mois.Face à l’urgence, la bureaucratie californienne s’est allégée: le comté de Los Angeles délivre des permis de construire en quelques mois, là où le processus prenait auparavant souvent plus d’un an.Des progrès insuffisants au goût de Mme Ridder, lassée par les délais d’inspection pour vérifier que son dossier respecte les nouvelles normes de construction, qui imposent notamment d’intégrer un système de gicleurs d’incendie dans la toiture. “Il y a beaucoup de chaos et de retards”, s’agace la sexagénaire. “C’est peut-être plus rapide qu’avant, mais ce n’est pas du tout facile.” Pour rester motivée, elle se rappelle qu’elle est “bien mieux lotie que beaucoup de gens qui étaient mal assurés”.- Les Afro-Américains s’inquiètent -Dans cette zone à risque, de nombreux habitants étaient couverts par l’assurance étatique de dernier recours. Leurs indemnisations sont trop maigres pour reconstruire des maisons qui dépassent fréquemment le million de dollars.Beaucoup comptent donc sur l’issue financière des poursuites intentées contre Southern California Edison, l’entreprise propriétaire de la ligne électrique défectueuse soupçonnée d’avoir déclenché l’incendie ayant détruit Altadena.Carol Momsen n’a elle pas pu attendre. Indemnisée seulement 300.000 dollars pour la destruction de sa maison, cette retraitée de 76 ans a vendu son terrain. L’afflux de cash lui a permis d’acheter un nouvel appartement ailleurs.”Même si j’avais assez d’argent, je ne voudrais pas reconstruire à Altadena, car c’est devenu un endroit triste”, lâche l’ex-commerciale.Face à cette gentrification forcée, l’anxiété est palpable. Car cette ville métissée, qui a longtemps été un refuge pour les Afro-Américains de la classe moyenne, risque de perdre son âme: plusieurs parcelles vides arborent des panneaux “Altadena n’est pas à vendre !” et “Black homes matter” – “Les maisons des Noirs comptent”.Arrivé en 1984 avec sa femme, Ellaird Bailey s’y était établi pour que ses enfants grandissent dans ce “melting pot”.”Beaucoup de personnes que nous connaissons depuis 20 ou 30 ans sont en train de déménager”, regrette cet Afro-américain de 77 ans. “C’est dur d’imaginer à quoi ça va ressembler à l’avenir.”

La Corée du Nord tire plusieurs missiles balistiques présumés

La Corée du Nord a tiré dimanche plusieurs missiles balistiques présumés, son premier lancement de l’année, au lendemain de la capture du président vénézuélien par les Etats-Unis selon un scénario que Pyongyang accuse depuis longtemps Washington de vouloir mener contre ses dirigeants.”Notre armée a détecté plusieurs projectiles, qui sont présumés être des missiles balistiques, lancés …

La Corée du Nord tire plusieurs missiles balistiques présumés Read More »

Maduro incarcéré aux Etats-Unis, qui entendent “diriger” la transition au Venezuela

Le président vénézuélien déchu, Nicolas Maduro, a été incarcéré samedi à New York après sa capture par les Etats-Unis, qui ont annoncé leur intention de “diriger” la transition au Venezuela et d’exploiter ses vastes réserves de pétrole.Des images de l’AFP ont montré le dirigeant vénézuélien sortant d’un avion sous escorte dans un aéroport du nord de New York, puis son arrivée à Manhattan par hélicoptère.La Maison Blanche a par la suite diffusé une vidéo de M. Maduro, menotté et en sandales, escorté par des agents dans les locaux de la Drug Enforcement Administration (DEA), l’agence fédérale antidrogue.”Bonsoir, bonne année”, entend-on déclarer le président vénézuélien, qui a ensuite été conduit dans une prison fédérale du quartier de Brooklyn.Nicolas Maduro doit comparaître à une date indéterminée devant un juge de New York, pour répondre notamment de “narcoterrorisme” et importation de cocaïne aux Etats-Unis.Nicolas Maduro, 63 ans, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, ont été capturés dans la nuit par les forces américaines après des frappes sur Caracas et ses environs, et des mois de pression militaire des Etats-Unis en mer des Caraïbes.Malgré la réussite de l’opération, un pari risqué pour Donald Trump, l’avenir immédiat du pays de 30 millions d’habitants reste incertain.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride.Il n’a cependant pas précisé comment les Etats-Unis allaient procéder. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible, a constaté l’AFP.M. Trump a déclaré qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter les réserves de brut du pays, ajoutant que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante” si besoin.A ses côtés, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné quelques détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue).L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions et le dirigeant vénézuélien et son épouse se sont rendus “sans résister”, a-t-il précisé. – “Unique président” -Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’avait été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézuélien reste incertain.Donald Trump a affirmé au New York Post que “beaucoup de Cubains (avaient) perdu la vie” car “ils protégeaient Maduro”, tout en disant ne pas connaître le nombre exact de morts.Selon les médias américains, M. Maduro s’appuyait sur des conseillers envoyés par le gouvernement communiste de La Havane, également sanctionné par Washington et proche allié de Caracas.En conférence de presse, Donald Trump a assuré que la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis.La Cour suprême du Venezuela a confié samedi l’intérim du pouvoir à Mme Rodriguez après avoir constaté “l’enlèvement du président constitutionnel” au cours d’une “agression militaire étrangère”.Mais la Cour n’a pas déclaré M. Maduro définitivement absent, ce qui aurait déclenché une élection présidentielle anticipée sous 30 jours.Nicolas Maduro est “l’unique président du pays”, avait auparavant déclaré Mme Rodriguez, en exigeant sa “libération immédiate”. Sans préciser comment Washington envisageait la suite, Donald Trump a d’ores et déjà disqualifié la cheffe de l’opposition et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays”, a-t-il lancé. “L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi l’opposante après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.Le Conseil de sécurité de l’ONU se réunira lundi matin à la demande du Venezuela.- “Rentrer chez nous” -A Caracas, les rues étaient pratiquement désertes samedi, et les rideaux métalliques des magasins sont restés baissés.Quelque 500 partisans de M. Maduro se sont rassemblés non loin du Palais présidentiel de Miraflores, à Caracas. “Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président ? (…) C’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.A l’inverse, des milliers de Vénézuéliens exilés, sur les huit millions qui ont fui leur pays en proie à une crise politique et économique sans fin, se sont rassemblés dans plusieurs villes du monde pour célébrer la chute de Nicolas Maduro.”Enfin nous allons avoir un pays libre. Enfin nous allons pouvoir rentrer chez nous”, a dit à l’AFP Yurimar Rojas, vendeur ambulant à Santiago du Chili.