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A Rio, Lula et von der Leyen célèbrent l’accord commercial UE-Mercosur

Le président brésilien Lula et la présidente de la Commision européenne Ursula von der Leyen ont célébré vendredi à Rio de Janeiro l’accord commercial entre UE et Mercosur, y voyant un succès du multilatéralisme malgré les inquiétudes persistantes.Après plus de 25 ans de négociations, les pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay) signeront …

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Pour le fils du chah, le pouvoir iranien finira par “tomber”

Le fils de l’ancien chah d’Iran, qui se dit prêt à mener une transition démocratique dans son pays, a déclaré vendredi être convaincu que la République islamique allait tomber face aux manifestations de masse et a appelé à des frappes “chirurgicales” contre les Gardiens de la révolution.”La République islamique va tomber, ce n’est pas une …

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L’UE et le Mercosur réunis au Paraguay pour signer un accord commercial historique

Les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne doivent signer samedi au Paraguay un traité créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, après plus de 25 ans de négociations et malgré les inquiétudes du monde agricole dans de nombreux pays européens.Ensemble, les deux blocs représentent 30% du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs. La Commission européenne négocie cet accord depuis 1999 avec les membres fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay). A Bruxelles, une majorité d’Etats européens a récemment soutenu le traité, malgré l’opposition de plusieurs pays dont la France. La signature de l’accord aura lieu à 12H00 heure locale (15H00 GMT) à Asuncion, la capitale du Paraguay, qui exerce la présidence tournante du bloc sud-américain auquel appartient également la Bolivie.En supprimant une large part des droits de douane, l’accord favorise les exportations européennes de voitures, de machines, de vins et de fromages. Dans le sens inverse, il facilite l’entrée en Europe de bœuf, de volaille, sucre, riz, miel et soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les filières concernées.Pour ses détracteurs, ce traité va bousculer l’agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants. Pour ses partisans, il permettra au contraire de relancer une économie européenne à la peine et de soigner les relations diplomatiques avec l’Amérique latine.- “Au-delà de l’économique” -La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Antonio Costa assisteront à la cérémonie de signature à Asuncion. Le président du Paraguay, Santiago Peña, et celui de l’Uruguay, Yamandu Orsi, seront également de la partie. La présence du dirigeant argentin Javier Milei n’est pas confirmée. A la tête de la première économie d’Amérique latine, géant agricole d’envergure mondiale, Luiz Inacio Lula da Silva a joué un rôle crucial dans l’avancée du traité UE-Mercosur. Mais le président brésilien n’assistera pas à la signature.Une source au sein de la présidence brésilienne a expliqué qu’initialement, l’événement était prévu au niveau ministériel côté latino-américain, et que les présidents ont été invités par le Paraguay “à la dernière minute”.Mme von der Leyen a fait escale à Rio de Janeiro vendredi pour rencontrer Lula avant de se rendre à Asuncion. Elle a salué le rôle de ce dernier dans l’avancée des négociations et mis en avant “le pouvoir du partenariat et de l’ouverture”. “C’est ainsi que nous créons une vraie prospérité”, a-t-elle ajouté.Cet accord est “très bon, surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme”, a loué Lula, en soulignant que le partenariat avec l’UE allait “au-delà de la dimension économique”. “L’Union européenne et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l’Etat de droit et des droits humains”, a-t-il insisté.La signature du traité survient en effet dans un monde très incertain, bousculé par le protectionnisme et les droits de douane de Donald Trump.Le président américain a menacé vendredi de surtaxes les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, territoire autonome du Danemark, un pays membre de l’Otan. La signature intervient également à un moment où l’Amérique du Sud tente de jauger les effets de la capture le 3 janvier du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro lors d’une opération militaire américaine spectaculaire. M. Maduro est désormais détenu aux Etats-Unis.Avec le Mercosur, les deux blocs envoient “un message très fort à un moment où le droit international est menacé, où des pays comme la Chine pratiquent une concurrence déloyale dans le commerce international, où des pays comme les Etats-Unis augmentent leurs droits de douane”, a estimé Antonio Costa à Rio.- Contestation -L’accord se heurte par ailleurs à la résistance d’agriculteurs et d’éleveurs de certains pays européens, qui se sont mobilisés dans de fortes manifestations contre sa signature, en France, Pologne, Irlande ou Belgique. Pour apaiser la colère du secteur, la Commission européenne a élaboré une série de clauses et de concessions ces derniers mois, dont des garanties renforcées pour les produits les plus sensibles.Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant le siège strasbourgeois du Parlement européen le 20 janvier.Certains en Amérique du Sud sont également méfiants quant aux effets du traité. En Argentine, l’impact sur l’industrie automobile pourrait se traduire par la perte de 200.000 emplois selon les estimations, rappelle Luciana Ghiotto, docteure en sciences sociales de l’Université de Buenos Aires.

La vague de protestation en Iran étouffée par la répression

La vague de protestation en Iran a pour l’instant été étouffée par une violente répression qui a fait des milliers de morts, ont estimé vendredi des experts et des ONG, près de trois semaines après le début du mouvement de contestation.Si le mouvement semble marquer le pas, le fils de l’ancien chah d’Iran s’est dit convaincu que la République islamique allait “tomber”. “Ce n’est pas une question de +si+, mais de +quand+”, a lancé Reza Pahlavi à la presse à Washington. Dans une publication sur les réseaux sociaux, il a appelé les Iraniens à descendre à nouveau dans la rue samedi et dimanche à 20H00 locales “dans la colère et la protestation”.Déclenchées le 28 décembre à Téhéran par des commerçants contre le coût de la vie, les manifestations ont véritablement pris de l’ampleur le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique mise en place en 1979.Les autorités ont alors coupé internet, une décision visant à cacher “la brutalité” de la répression, selon des groupes de défense des droits humains.Jeudi soir, début d’un pont férié de trois jours, les forces de sécurité étaient très présentes dans les rues de Téhéran, a constaté un journaliste de l’AFP.Cette riposte a “probablement étouffé le mouvement de protestation pour l’instant”, analyse l’Institut américain pour l’étude de la guerre. Mais, estime-t-il, le pouvoir ne pourra pas maintenir sur la durée la mobilisation générale de ses forces de sécurité, ce qui pourrait rendre “possible une reprise des manifestations”.Pour la première fois, les autorités ont livré vendredi un chiffre pour les arrestations: quelque 3.000 personnes ont été interpellées, selon des responsables de la sécurité cités par l’agence de presse iranienne Tasnim, qui pointe du doigt “des individus armés” et “des membres d’organisations terroristes”.- “Témoignages horrifiants” -La réalité est bien plus noire, avance Iran Human Rights (IHR). Cette ONG basée en Norvège fait désormais état de quelque 20.000 arrestations et au moins 3.428 personnes tuées, des cas vérifiés par elle-même ou via des sources indépendantes. D’autres évaluations donnent plus de 5.000 morts, voire 20.000, selon IHR, la coupure d’internet rendant difficile le travail de vérification pour les ONG et les médias. Ce blocage a battu le record de celui imposé durant les grandes manifestations de 2019, souligne l’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks.Pour Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de IHR, les autorités iraniennes ont “commis l’un des crimes les plus graves de notre époque”. Il invoque “des témoignages directs horrifiants” faisant état de “manifestants abattus alors qu’ils tentaient de fuir, de l’utilisation d’armes de guerre et de l’exécution en pleine rue de manifestants blessés”.”Les massacres perpétrés par les forces de sécurité iraniennes depuis le 8 janvier sont sans précédent dans le pays”, estime aussi Lama Fakih, directrice de programme à l’ONG Human Rights Watch.Une ressortissante franco-iranienne a été blessée en Iran, a dit vendredi à l’AFP et Radio France le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, sans plus de détail. La chaîne d’opposition Iran International, opérant depuis l’étranger, affirme pour sa part qu’au moins 12.000 personnes ont été tuées, citant de hautes sources gouvernementales et sécuritaires.- Appel Poutine-Pezeshkian -Sur le front diplomatique, la menace d’une nouvelle action militaire des Etats-Unis contre l’Iran semble s’éloigner, après que ses alliés du Golfe sont intervenus auprès de Donald Trump.Le président américain avait multiplié ces dernières semaines les menaces d’intervention, avant d’affirmer mercredi avoir été informé “par des sources très importantes” que “les tueries ont pris fin”.Alors que Vladimir Poutine ne s’était pas encore exprimé publiquement sur la situation en Iran, il s’est entretenu vendredi avec le président iranien, qui l’a remercié du soutien de Moscou.La veille, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies, l’ambassadeur russe Vassili Nebenzia avait reproché aux Etats-unis “d’attiser les tensions et d’alimenter l’hystérie”.Le Kremlin a annoncé que M. Poutine avait également discuté avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu. Ce dernier avait parlé jeudi à Donald Trump, en lui demandant, selon le New York Times, de ne pas intervenir militairement.L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient également mis en garde Donald Trump contre le risque “de graves répercussions pour la région”, selon un haut responsable saoudien interrogé par l’AFP.”Toutes les options restent sur la table côté américain”, a toutefois spécifié jeudi la Maison Blanche, précisant que le président américain avait averti Téhéran de “sérieuses conséquences” si la répression du mouvement de contestation continuait.

Venezuela: arrivée à Caracas d’un premier avion transportant des migrants expulsés des Etats-Unis depuis la capture de Maduro

Un avion transportant 231 migrants vénézuéliens expulsés des Etats-Unis est arrivé vendredi vers 10H30 (14H30 GMT) en provenance de l’Arizona à l’aéroport Maiquetia de Caracas, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place. C’est le premier vol de ce genre depuis la capture le 3 janvier du président vénézuélien, Nicolas Maduro, et sous la présidence par …

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Groenland: Trump menace de droits de douane les pays qui ne soutiennent pas son plan

Le président américain Donald Trump a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, au moment où une délégation bipartisane du Congrès américain est à Copenhague pour une visite de soutien au Danemark et au Groenland.”Je vais peut-être imposer des droits de douane sur des …

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En plein conflit avec les Kurdes, le président syrien reconnaît leurs droits nationaux

Le président syrien Ahmad al-Chareh a annoncé vendredi soir reconnaître par décret les droits nationaux des Kurdes dont la langue sera désormais officielle, au moment où il est engagé dans un conflit avec les forces kurdes qui contrôlent le nord du pays.Pour la première fois depuis l’indépendance de la Syrie en 1946, la langue kurde …

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