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Frères musulmans: l’exécutif se penche sur le rapport en conseil de Défense

Un conseil de Défense et de Sécurité nationale présidé par Emmanuel Macron examine mercredi matin un rapport consacré aux frères musulmans qui met en garde contre une “menace pour la cohésion nationale” avec le développement d’un islamisme “par le bas”. Le président de la République réunira autour de lui à l’Elysée à 11h30 le chef du gouvernement mais aussi plusieurs de ses ministres en charge des Affaires étrangères, des Finances, ainsi que de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et des Sports, “trois secteurs particulièrement visés par cet entrisme par le bas”, précise-t-on à l’Elysée.A l’issue de ce conseil, des mesures seront prises “dont certaines sont communiquées” mais d’autres resteront classifiées, ajoute-t-on de même source.Selon le document que l’AFP s’est procuré et dont le Figaro avait dévoilé les grandes lignes mardi matin, le rapport commandé à deux hauts fonctionnaires relève une “menace pour la cohésion nationale” avec le développement d’un islamisme “par le bas” et à l’échelon municipal.Il “établit très clairement le caractère anti-républicain et subversif des Frères musulmans” et “propose des moyens pour remédier à cette menace”, résume-t-on à l’Elysée.Les travaux du conseil de Défense se veulent en droite ligne du discours des Mureaux sur le séparatisme prononcé par Emmanuel Macron en 2020, qui a débouché sur la loi sur les principes et valeurs de la République de 2021. “L’une des vocations de ce rapport est de pouvoir sensibiliser l’Etat sur cette problématique” mais aussi “de faire connaître au grand public, aux élus locaux, la menace et comment elle procède” notamment à l’approche des élections municipales, a souligné l’Elysée.”L’entrisme, c’est du temps long, c’est dissimulé, et c’est un discours qui est très policé de façon officielle”, résume la source, en s’inquiétant aussi de “dynamiques caritatives sur le terrain”.Mais “le mouvement est présent en Europe et sa cible c’est clairement l’Europe”, précise-t-on à l’Elysée, en jugeant nécessaire de “sensibiliser davantage l’Union européenne”.Pour autant, “nous sommes tous parfaitement en ligne sur le fait de dire qu’il ne faut pas faire d’amalgame” avec les musulmans car “nous luttons contre l’islamisme et ses dérives radicales”, a mis en avant la source élyséenne.Le conseil se penchera aussi sur la question des réseaux sociaux qui “constituent un vecteur pour les islamistes qui surfent sur des éléments d’actualité et remettent en cause ce que la République défend en matière de laïcité, notamment pour essayer de démontrer que l’Etat est islamophobe et pour retourner contre nous nos propres valeurs”.

Le cancer de la prostate de Biden a bien été diagnostiqué la semaine passée, affirme sa porte-parole

Le cancer de la prostate dont souffre l’ancien président américain Joe Biden a bien été diagnostiqué la semaine passée, a affirmé mardi sa porte-parole, assurant que son dernier dépistage sanguin dédié remontait à plus de dix ans.Cette précision survient au moment où l’actuel président Donald Trump et ses alliés alimentent les doutes au sujet d’une …

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Le cancer de la prostate de Biden a bien été diagnostiqué la semaine passée, affirme sa porte-parole

Le cancer de la prostate dont souffre l’ancien président américain Joe Biden a bien été diagnostiqué la semaine passée, a affirmé mardi sa porte-parole, assurant que son dernier dépistage sanguin dédié remontait à plus de dix ans.Cette précision survient au moment où l’actuel président Donald Trump et ses alliés alimentent les doutes au sujet d’une éventuelle dissimulation des ennuis de santé de l’ex-président démocrate.”Je m’étonne que le public n’ait pas été informé il y a bien longtemps” de ce cancer, a ainsi déclaré le républicain lundi à des journalistes, soulignant qu’il fallait “beaucoup de temps pour arriver (…) à un stade 9″.”Le dernier test PSA connu de Biden date de 2014. Avant vendredi, le président Biden n’avait jamais été diagnostiqué d’un cancer de la prostate”, a déclaré la porte-parole de Joe Biden dans un communiqué.Les services de M. Biden avaient annoncé dimanche que l’ancien président, âgé de 82 ans, avait été diagnostiqué quelques jours plus tôt d’une forme “agressive” de cancer de la prostate avec des “métastases osseuses”. Ce cancer est de niveau 9 sur le score de Gleason, qui évalue les niveaux d’agressivité de cancers de la prostate sur une échelle allant jusqu’à 10.Le cancer de la prostate – une glande située près de la vessie – est le plus courant chez les hommes et constitue la deuxième cause de décès par cancer pour eux.Pour le détecter, un dépistage sanguin dit dosage du PSA, qui consiste à mesurer le taux dans le sang d’un antigène spécifique de la prostate, ou un toucher rectal peuvent être pratiqués. Mais en raison de leurs failles, ces examens ne sont pas universellement indiqués.Aux Etats-Unis, le test PSA n’est ainsi pas recommandé par les CDC, la principale agence sanitaire du pays, chez les hommes âgés de 70 ans ou plus et ne présentant pas de symptômes de la maladie, en raison notamment du risque de faux positif et de traitements non-nécessaires.Joe Biden avait entre 71 et 72 ans en 2014, date à laquelle il aurait effectué son dernier test PSA, selon sa porte-parole. Ses services n’ont pas précisé s’il avait depuis effectué d’autres examens liés à la prostate.Mardi est publié aux Etats-Unis un livre-enquête qui révèle comment la Maison Blanche a caché au monde les faiblesses grandissantes d’un président qui s’est longtemps accroché à sa tentative de réélection.

La Chine dénonce les nouvelles mesures américaines sur les puces Huawei

La Chine a promis mercredi des “mesures fermes” en réponse aux nouvelles recommandations de l’administration Trump sur l’utilisation de puces électroniques avancées, notamment du géant chinois Huawei, dénonçant une tentative d'”intimidation”.L’administration du président américain Donald Trump a certes annulé la semaine dernière de nouvelles restrictions à l’exportation de puces avancées, répondant aux appels de plusieurs pays qui s’inquiétaient d’être écartés de technologies essentielles au développement de l’IA.Ces nouvelles règles, qui devaient s’ajouter, à partir du 15 mai, à des contrôles déjà mis en place en 2022 et 2023, avaient été annoncées par le gouvernement de Joe Biden mi-janvier, quelques jours seulement avant la fin de son mandat.Mais parallèlement à leur annulation, le département américain du Commerce a dévoilé de nouvelles directives qui mettent en garde contre l’utilisation de semi-conducteurs d’IA chinois, et en particulier les puces Ascend du géant technologique Huawei, menaçant de “sanctions pénales et administratives importantes, pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement”.Ces directives avertissent également “le public des conséquences potentielles qu’induiraient le fait de laisser des puces américaines être utilisées” pour développer des “modèles chinois d’IA”.Pékin a vivement réagi mercredi, accusant Washington d'”abuser des contrôles à l’exportation pour contenir et réprimer la Chine”.”Les mesures américaines relèvent d’un unilatéralisme typique, mêlant intimidation et protectionnisme, et portent gravement atteinte à la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales dans le secteur des semi-conducteurs”, a déclaré mercredi un porte-parole du ministère chinois du Commerce dans un communiqué, promettant des “mesures fermes” en réponse.”Toute organisation ou individu qui mettrait en oeuvre ou aiderait à mettre en oeuvre ces mesures américaines pourrait être en infraction” avec les règlementations chinoises, a averti Pékin.- Pressions des firmes d’IA -Le département américain du Commerce a expliqué que sa politique visait à partager la technologie américaine en matière d’IA “avec des pays étrangers de confiance à travers le monde, tout en empêchant qu’elle ne tombe entre les mains de nos adversaires”.”En même temps, nous rejetons la tentative de l’administration Biden d’imposer au peuple américain ses politiques en matière d’IA, mal conçues et contre-productives”, a déclaré Jeffery Kessler, sous-secrétaire au Commerce chargé de l’industrie et de la sécurité.Washington a renforcé ces dernières années ses efforts pour limiter les exportations de puces dernier cri vers la Chine, craignant qu’elles ne servent à l’armée chinoise et soucieux de conserver la domination américaine dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA). Les règles initialement prévues par l’administration Biden et qui devaient s’appliquer au 15 mai divisaient les pays en trois catégories, chacune soumise à un niveau de restriction différent.Les pays considérés comme “de premier rang”, comme le Japon et la Corée du Sud, n’étaient pas concernés par les restrictions, tandis que ceux de la deuxième catégorie — comme le Mexique ou le Portugal — avaient été soumis à un plafonnement du volume de puces qu’ils pouvaient recevoir.Mais des fabricants américains de puces comme Nvidia et AMD ont fait pression contre ces restrictions différenciées. Leur action en Bourse avait grimpé après que l’administration Trump avait laissé entendre qu’elle reconsidérerait la mesure.Mercredi, le directeur général de Nvidia, Jensen Huang, a qualifié les contrôles américains sur les exportations de puces d’IA vers la Chine d'”échec”, estimant que ces mesures ont à l’inverse encouragé les firmes chinoises à développer leurs propres technologies.”Les entreprises locales sont très, très talentueuses et très déterminées, et les contrôles à l’exportation leur ont donné l’élan, l’énergie et le soutien du gouvernement pour accélérer leur développement”, a déclaré M. Huang à la presse lors du salon technologique Computex organisé à Taipei.”La Chine dispose d’un écosystème technologique dynamique, et il est très important de réaliser que la Chine compte 50% des chercheurs en IA du monde, et que la Chine est incroyablement douée pour les logiciels”, a ajouté le dirigeant.

Renaissance veut interdire le voile pour les moins de 15 ans et prône “une deuxième loi séparatisme”

Renaissance, dirigé par Gabriel Attal, souhaite interdire le voile dans l’espace public pour les mineures de moins de quinze ans, et prône une “deuxième loi séparatisme” après celle adoptée en 2021, a-t-on appris mardi auprès du parti, confirmant une information du Parisien.Un rapport sur les Frères musulmans commandé par le gouvernement pointe une “menace pour la cohésion nationale” avec le développement d’un islamisme “par le bas”, au niveau des municipalités, selon le texte qui doit être examiné mercredi en Conseil de défense.Les auteurs de ce texte s’inquiètent notamment d’une “rigorisation de la pratique religieuse”, avec une “explosion du nombre de jeunes filles portant une abaya et l’augmentation massive et visible de petites filles portant le voile”. Phénomène touchant des jeunes filles “parfois [âgées de] 5-6 ans”, qui “apparaît soutenu par un puissant réseau wahhabo-salafiste”.    Renaissance propose en conséquence “pour les mineurs de moins de 15 ans, d’interdire le port du voile dans l’espace public, notamment car cela porte gravement atteinte à l’égalité homme-femmes et à la protection de l’enfance”.Le parti, qui tiendra lundi une convention thématique sur les questions régaliennes, souhaite instaurer “un délit de contrainte au port du voile contre les parents qui contraindraient leurs jeunes filles mineures à porter le voile”.Une proposition qui a fait réagir le patron du RN Jordan Bardella: “Tenter désespérément de faire parler de soi et d’exister vaut bien quelques revirements à 180 degrés”, a-t-il ironisé sur X, en publiant une vidéo d’un débat entre lui et Gabriel Attal avant le second tour de la présidentielle de 2022, ou l’ex-premier ministre fustigeait à l’époque la chasse aux femmes voilées, si Marine Le Pen était élue. Le député Générations Benjamin Lucas a lui constaté sur X, “l’effet du nouveau pontificat : Jean-Marie Le Pen est ressuscité”. Renaissance préconise par ailleurs l’adoption d’une “deuxième loi séparatisme appelée +loi contre l’entrisme islamiste+”, après celle adoptée en 2021, portée par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Gérald Darmanin.Ce texte porterait la création d’un “délit de communautarisme qui complètera le délit de séparatisme”, “sanctionnant l’appel à refuser les lois de la République ou la volonté d’imposer dans un territoire ou une association des règles contraires à celles de la République”.Renaissance tient lundi la première restitution des conventions thématiques initiées par Gabriel Attal, qui dirige le parti depuis décembre. Les sujets économiques et sociaux feront l’objet d’une convention le 10 juin. Celle consacrée à l’écologie est prévue fin juin.

Tête-à-tête Trump-Ramaphosa sous haute tension

La réunion mercredi à la Maison Blanche entre Donald Trump et son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa s’annonce houleuse tant les relations entre les Etats-Unis et l’Afrique du Sud se sont dégradées sur fond d’accusations de “génocide” contre les fermiers blancs dans ce pays.Le président sud-africain, arrivé dès lundi à Washington mais qui est resté discret, a dit souhaiter remettre sur les rails la relation avec les Etats-Unis, alors que le président américain affirme, sans preuves tangibles, que les blancs sont victimes d’un “génocide” en Afrique du Sud, le pays de l’ancien régime de l’apartheid.”Nous devons réinitialiser les relations (…) mais plus important encore, aplanir les problèmes qui peuvent exister, même si certains d’entre eux sont fondés sur la désinformation”, a déclaré mardi le porte-parole de la présidence sud-africaine, Vincent Magwenya, à la radio 702.La Maison Blanche s’est pour sa part très peu exprimée sur l’entrevue et ses attentes.Depuis son retour aux affaires à Washington en janvier, Donald Trump a fait de l’Afrique du Sud l’une de ses cibles favorites, dénonçant la discrimination raciale qui vise selon lui la minorité blanche descendant des premiers colons européens.Il menace de snober le premier sommet du G20 sur le continent africain en novembre à Johannesburg et a fait expulser l’ambassadeur sud-africain à Washington en mars.Par ailleurs, les Etats-Unis ont accueilli le 12 mai un premier groupe d’environ 50 membres de la minorité afrikaner, après que Donald Trump les a appelés à quitter leur pays et à trouver refuge aux Etats-Unis.Si ce programme de réinstallation se poursuit, l’Afrique du Sud “s’en offusquera”, a prévenu M. Magwenya.”Il va être difficile pour l’administration Trump de soutenir qu’il y a un soi-disant +génocide+ en Afrique du Sud”, car ils vont devoir “étayer ces affirmations”, a-t-il déclaré, en estimant au passage “absolument impossible que l’administration Trump ne sache pas que ce qu’elle propage est faux”.- La main d’Elon Musk? -A Washington, l’administration Trump campe sur ses positions.Interpellé à ce sujet mardi lors d’un vif échange devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a expliqué que “les 49 personnes qui sont venues se sentaient certainement persécutées”.”Elles vivent dans un pays où les fermes sont confisquées, la terre est confisquée, sur un critère racial”, a-t-il répondu au sénateur démocrate, Tim Kaine, pour qui “l’affirmation selon laquelle les fermiers afrikaners sont persécutés est tout à fait spécieuse”.”Vous n’appréciez pas tout simplement le fait qu’ils soient blancs”, a lancé M. Rubio, témoignant d’un débat acrimonieux sur fond d’accusations de racisme de part et d’autre.La réception des Afrikaners détonne d’autant plus fort que l’administration Trump a quasi suspendu l’accueil de réfugiés et de demandeurs d’asile aux Etats-Unis, dans le cadre du durcissement de sa politique migratoire.D’aucuns voient dans cette exception faite aux Afrikaners la main du milliardaire et proche conseiller de Donald Trump, Elon Musk, lui-même né en Afrique du Sud. Il a accusé par le passé les dirigeants du pays “d’encourager ouvertement le génocide de personnes blanches en Afrique du Sud”.Grok, le robot conversationnel d’xAI, la start-up d’intelligence artificielle d’Elon Musk, a généré plusieurs publications faisant référence à un “génocide blanc” en Afrique du Sud, une erreur imputée à une “modification non autorisée”, selon l’entreprise.Seuls 7,3% des Sud-Africains sont blancs mais cette minorité possède la plupart des terres agricoles, selon les statistiques officielles.C’est de cette frange de la population que sont issus les dirigeants politiques qui ont institué l’apartheid, système de ségrégation raciale ayant privé la population noire – très majoritaire – de la plupart de ses droits de 1948 jusqu’au début des années 1990.Au-delà de cette polémique, l’administration Trump ne décolère pas contre Pretoria en raison de sa plainte pour génocide visant Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ).M. Rubio s’en est pris aussi à l’opposition systématique, selon lui, de Pretoria aux positions américaines.Lors de cette visite, l’Afrique du Sud cherchera en priorité à maintenir ses relations commerciales avec les Etats-Unis face aux droits de douane, afin notamment de protéger ses exportations, a rappelé M. Magwenya. Les Etats-Unis sont le deuxième partenaire commercial de Pretoria derrière la Chine.

Procès Kardashian: l’heure des réquisitions pour les “papys braqueurs”

Il y a eu le braquage sensationnel de la reine des influenceuses, sa venue tout aussi spectaculaire au palais de Justice de Paris, les modestes explications des accusés. Et maintenant, c’est l’heure des comptes pour les “papys braqueurs” de Kim Kardashian, qui sauront mercredi les peines réclamées à leur encontre.”On est jamais préparés mais bien sûr, il va falloir payer les pots cassés”, avait admis au tout début du procès l’un d’eux, Yunice Abas.L’enjeu principal, pour lui comme pour la plupart de ses coaccusés: un éventuel retour en détention.La grande majorité sont passés par la case prison au moment de leur arrestation, en janvier 2017, trois mois après cette nuit du 2 au 3 octobre 2016 où cinq malfrats cagoulés s’étaient introduits dans l’hôtel de Kim Kardashian pour lui dérober 9 millions d’euros de bijoux, dont une bague de fiançailles évaluée à 3,5 millions qu’elle exhibait sur les réseaux sociaux.Certains n’avaient passé que quelques mois en prison, d’autres près de trois ans, avant d’être remis en liberté. Tous sont arrivés libres à l’ouverture du procès devant la cour d’assises de Paris le 28 avril.L’avocate générale Anne-Dominique Merville va commencer à requérir à 9H00, pour trois heures environ. Elle a fait peu de mystère pendant les trois semaines du procès de ce qu’elle pensait des accusés: pas des “papys braqueurs” mais des malfrats multirécidivistes, “chevronnés” et au plan minutieusement préparé, s’est-elle échinée à répéter.Jugés pour vol avec arme, séquestration et enlèvement – ou complicité -, ils encourent 30 ans de réclusion criminelle (la perpétuité, pour certains en récidive). Les peines réclamées seront très vraisemblablement bien éloignées du maximum possible. Mais vu la “gravité” des faits maintes fois soulignée, l’accusation devrait demander pour certains des condamnations entraînant une incarcération immédiate.”Vous avez pensé mourir, Madame ?”, avait demandé le président David De Pas à la superstar américaine quand elle était venue témoigner au procès la semaine dernière.”Absolument, j’étais certaine que j’allais mourir”. – Retraite -Pendant plus de quatre heures – en robe haute couture et couverte de diamants dont une bague ressemblant fortement à celle dérobée le soir des faits – Kim Kardashian avait décrit comment elle avait été malmenée, ligotée, bâillonnée. Raconté en essuyant une larme sa conviction qu’elle allait être “violée” et “tuée”, revécu ses “supplications” pour qu’on l’épargne qu’elle puisse revoir ses enfants. Ses avocats ont eu beau rappeler mardi dans leurs plaidoiries qu’elle était ici “victime” avant d’être une star “planétaire”, le décalage entre son monde et celui de ses braqueurs était frappant. D’autant que l’affaire a mis neuf longues années à être jugée – les délais sont habituellement lents en France, encore plus quand les mis en cause ne sont pas détenus.Alors dans la salle d’audience, les vieux bandits à l’ancienne ont l’air plus proches de la retraite que de la récidive.L’accusation, puis la cour dans son verdict, devra forcément en tenir compte. De la moyenne d’âge tournant aujourd’hui autour de 70 ans, et de la maladie pour certains: Didier Dubreucq suit une chimiothérapie en même temps que son procès; Yunice Abbas, déjà opéré du coeur pendant sa détention provisoire, est atteint de la maladie de Parkinson. Et le “cerveau” présumé du braquage, Aomar Aït Khedache, complètement sourd, quasiment muet, souffre d’une pathologie l’obligeant à se rendre aux toilettes toutes les heures, lentement appuyé sur une canne.Les avocats de la défense plaideront à partir de mercredi. Pour tenter de leur éviter la prison, voire obtenir un acquittement pour certains, comme les conseils des “taupes” Gary Madar (le frère du chauffeur de Kim Kardashian) et son ami Florus Heroui, qui jurent n’avoir jamais transmis de précieuses informations sur l’emploi du temps de la star aux braqueurs.Les dix accusés auront la parole une dernière fois vendredi matin, avant que la cour ne se retire pour délibérer.

Ukraine: Washington attend que Moscou présente rapidement ses conditions

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a dit mardi s’attendre à ce que la Russie présente “dans quelques jours” ses termes en vue d’un cessez-le-feu en Ukraine, alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky accuse Moscou de “gagner du temps”.”A un moment donné, assez rapidement, peut-être dans quelques jours, peut-être cette semaine, la partie russe va présenter les termes qu’elle souhaiterait voir” pour avancer vers un cessez-le-feu, a déclaré le secrétaire d’Etat devant une commission sénatoriale.Il a précisé que ce calendrier découlait de l’appel téléphonique lundi du président Donald Trump avec son homologue russe Vladimir Poutine.Les Russes offriront “des conditions générales qui nous permettraient d’avancer vers un cessez-le-feu” qui “permettrait ensuite d’entamer des négociations détaillées pour mettre fin au conflit”, a ajouté M. Rubio.”Nous espérons que cela se produira. Nous pensons que la feuille de route que les Russes produiront nous en dira long sur leurs véritables intentions”, a-t-il ajouté.Volodymyr Zelensky a lui regretté mardi que “la Russie tente de gagner du temps afin de poursuivre sa guerre et son occupation”, trois ans après l’invasion de son pays par l’armée russe qui a fait des dizaines de milliers de morts de part et d’autre.L’entretien téléphonique entre les dirigeants russe et américain, trois jours après les premiers pourparlers russo-ukrainiens depuis 2022, n’a pas abouti à l’annonce d’un cessez-le-feu, pourtant réclamé par Kiev et les Européens.Malgré l’absence d’avancée majeure, Donald Trump, qui pousse la Russie et l’Ukraine à faire taire les armes, a assuré que les deux belligérants allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue” d’une trêve.Devant une autre commission du Sénat, le chef de la diplomatie américaine avait assuré plus tôt mardi que son pays n’a pas fait “la moindre concession” à Moscou. Selon lui, le président Trump a fait le choix de ne pas “menacer de sanctions” les Russes car ils “cesseront de parler, et il est utile que nous puissions leur parler et les pousser à s’asseoir à la table des négociations”.- Plus “du tout” confiance -A Kiev, des habitants interrogés par l’AFP disaient leur déception. “Rien n’a bougé”, se désole ainsi Vitali, un ingénieur de 53 ans. Catégorique, Daryna, une étudiante de 21 ans, pense elle qu'”il est inutile de discuter avec l’agresseur”, tandis que Victoria, une enseignante retraitée, confie ne plus avoir “du tout” confiance en Donald Trump, plaçant “ses espoirs” dans les dirigeants européens.Sur les réseaux sociaux, Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois appelé à “un cessez-le-feu” et à “une diplomatie honnête”, à l’issue d’un appel avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni.Cette dernière a par ailleurs assuré que le pape Léon XIV lui avait confirmé la disponibilité du Vatican à accueillir des négociations de paix sur l’Ukraine.En l’état, les approches de l’Ukraine et de la Russie s’opposent: Kiev demande un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours pour permettre des discussions de paix, tandis que Moscou part du principe que les négociations doivent se faire “simultanément” aux combats.Les principales capitales européennes, fidèles soutiens de Kiev, menacent ainsi la Russie de sanctions “massives” faute de cessez-le-feu.Les Européens ont d’ailleurs adopté formellement mardi un 17e paquet de sanctions et attendent “une réaction forte” de Washington si Moscou campe sur ses positions.- “Mémorandum” -Dans ce qui ressemble à ce stade à une impasse diplomatique, Donald Trump a malgré tout assuré “que des progrès ont été accomplis” lundi.Le ton de Vladimir Poutine était toutefois plus prudent, qualifiant la conversation d'”utile” et estimant que les discussions avec l’Ukraine allaient “dans la bonne voie”.A la presse, il a affirmé que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un “mémorandum”, étape préalable avant un “possible traité de paix”.Mais Volodymyr Zelensky a dit lundi soir “ne rien savoir” sur une telle feuille de route diplomatique.Depuis qu’il a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine en février 2022, Vladimir Poutine maintient des exigences maximalistes, notamment que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan et qu’elle abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014.L’Ukraine rejette, elle, fermement ces exigences et demande que l’armée russe, qui occupe près de 20% de son territoire, s’en retire. Ce dont Moscou n’a pas l’intention.A l’avantage sur le front, les forces russes ont revendiqué ces derniers jours une poussée dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats.

Ukraine: Washington attend que Moscou présente rapidement ses conditions

Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a dit mardi s’attendre à ce que la Russie présente “dans quelques jours” ses termes en vue d’un cessez-le-feu en Ukraine, alors que le président ukrainien Volodymyr Zelensky accuse Moscou de “gagner du temps”.”A un moment donné, assez rapidement, peut-être dans quelques jours, peut-être cette semaine, la partie russe va présenter les termes qu’elle souhaiterait voir” pour avancer vers un cessez-le-feu, a déclaré le secrétaire d’Etat devant une commission sénatoriale.Il a précisé que ce calendrier découlait de l’appel téléphonique lundi du président Donald Trump avec son homologue russe Vladimir Poutine.Les Russes offriront “des conditions générales qui nous permettraient d’avancer vers un cessez-le-feu” qui “permettrait ensuite d’entamer des négociations détaillées pour mettre fin au conflit”, a ajouté M. Rubio.”Nous espérons que cela se produira. Nous pensons que la feuille de route que les Russes produiront nous en dira long sur leurs véritables intentions”, a-t-il ajouté.Volodymyr Zelensky a lui regretté mardi que “la Russie tente de gagner du temps afin de poursuivre sa guerre et son occupation”, trois ans après l’invasion de son pays par l’armée russe qui a fait des dizaines de milliers de morts de part et d’autre.L’entretien téléphonique entre les dirigeants russe et américain, trois jours après les premiers pourparlers russo-ukrainiens depuis 2022, n’a pas abouti à l’annonce d’un cessez-le-feu, pourtant réclamé par Kiev et les Européens.Malgré l’absence d’avancée majeure, Donald Trump, qui pousse la Russie et l’Ukraine à faire taire les armes, a assuré que les deux belligérants allaient “démarrer immédiatement des négociations en vue” d’une trêve.Devant une autre commission du Sénat, le chef de la diplomatie américaine avait assuré plus tôt mardi que son pays n’a pas fait “la moindre concession” à Moscou. Selon lui, le président Trump a fait le choix de ne pas “menacer de sanctions” les Russes car ils “cesseront de parler, et il est utile que nous puissions leur parler et les pousser à s’asseoir à la table des négociations”.- Plus “du tout” confiance -A Kiev, des habitants interrogés par l’AFP disaient leur déception. “Rien n’a bougé”, se désole ainsi Vitali, un ingénieur de 53 ans. Catégorique, Daryna, une étudiante de 21 ans, pense elle qu'”il est inutile de discuter avec l’agresseur”, tandis que Victoria, une enseignante retraitée, confie ne plus avoir “du tout” confiance en Donald Trump, plaçant “ses espoirs” dans les dirigeants européens.Sur les réseaux sociaux, Volodymyr Zelensky a une nouvelle fois appelé à “un cessez-le-feu” et à “une diplomatie honnête”, à l’issue d’un appel avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni.Cette dernière a par ailleurs assuré que le pape Léon XIV lui avait confirmé la disponibilité du Vatican à accueillir des négociations de paix sur l’Ukraine.En l’état, les approches de l’Ukraine et de la Russie s’opposent: Kiev demande un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours pour permettre des discussions de paix, tandis que Moscou part du principe que les négociations doivent se faire “simultanément” aux combats.Les principales capitales européennes, fidèles soutiens de Kiev, menacent ainsi la Russie de sanctions “massives” faute de cessez-le-feu.Les Européens ont d’ailleurs adopté formellement mardi un 17e paquet de sanctions et attendent “une réaction forte” de Washington si Moscou campe sur ses positions.- “Mémorandum” -Dans ce qui ressemble à ce stade à une impasse diplomatique, Donald Trump a malgré tout assuré “que des progrès ont été accomplis” lundi.Le ton de Vladimir Poutine était toutefois plus prudent, qualifiant la conversation d'”utile” et estimant que les discussions avec l’Ukraine allaient “dans la bonne voie”.A la presse, il a affirmé que la Russie était prête à travailler avec l’Ukraine sur un “mémorandum”, étape préalable avant un “possible traité de paix”.Mais Volodymyr Zelensky a dit lundi soir “ne rien savoir” sur une telle feuille de route diplomatique.Depuis qu’il a ordonné à son armée d’envahir l’Ukraine en février 2022, Vladimir Poutine maintient des exigences maximalistes, notamment que l’Ukraine renonce à rejoindre l’Otan et qu’elle abandonne quatre de ses régions partiellement contrôlées par la Russie, en plus de la Crimée annexée en 2014.L’Ukraine rejette, elle, fermement ces exigences et demande que l’armée russe, qui occupe près de 20% de son territoire, s’en retire. Ce dont Moscou n’a pas l’intention.A l’avantage sur le front, les forces russes ont revendiqué ces derniers jours une poussée dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats.

Au G7 Finances, le Canada met l’Ukraine en avant pour envoyer un “message fort”

Le Canada a voulu mardi envoyer un “message fort” au monde en conviant un ministre ukrainien au G7 Finances, dont les membres sont tiraillés sur l’ampleur du soutien à apporter au pays en guerre contre la Russie, et secoués par l’offensive protectionniste de Donald Trump.Hôte cette année de la réunion des argentiers du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, Royaume-Uni, France, Italie et Canada), le ministre canadien François-Philippe Champagne a invité son homologue ukrainien Sergii Marchenko.”C’est un vrai message pour le monde (…) un message très fort d’unité du G7 en soutien à l’Ukraine”, a expliqué M. Champagne, lors d’une conférence de presse commune avec M. Marchenko.Il s’agit “aussi de dire qu’on est unis dans nos actions face à l’agresseur russe”, a-t-il insisté un peu plus tard lors d’un entretien avec l’AFP.”C’est un grand honneur pour nous, parce que cela nous permet de mieux communiquer (aux membres du G7) des informations importantes sur la situation sur le terrain, de comprendre comment on peut agir ensemble”, a déclaré Sergii Marchenko devant la presse. Il a ajouté qu’il allait plaider pour que des “sanctions plus fortes” soient prises à l’encontre de la Russie, afin de pousser Moscou à faire taire les armes.- “Prudemment optimiste” -L’intervention des deux hommes avait tout l’air d’un appel du pied à l’intention du gouvernement de Donald Trump qui a opéré un spectaculaire rapprochement avec Moscou au détriment de Kiev.Les pays européens ont poussé dans la même direction mardi. L’Union européenne (UE) a adopté un 17e paquet de sanctions contre Moscou et dit espérer une “réaction forte” de l’exécutif américain si Moscou campe sur sa position.Pour les Européens, une des priorités du G7 Finances sera de faire en sorte que la délégation américaine accepte d’afficher un soutien sans équivoque à l’Ukraine dans le texte final issu de cette réunion, sur lequel travaille la présidence canadienne.”Nous devons envoyer un signal clair indiquant que le G7 reste fermement aux côtés de l’Ukraine”, a estimé le vice-chancelier et ministre allemand des Finances Lars Klingbeil, avant d’arriver au Canada. “Nous ne pourrons pas accepter un langage qui serait complètement édulcoré”, a fait savoir de son côté le ministère français de l’Economie.Le G7 Finances se tient jusqu’à jeudi au sein des Rocheuses canadiennes, dans l’écrin du parc national de Banff (ouest), et dans un paysage économique bouleversé par les nouveaux droits de douane de Donald Trump, qui font craindre un ralentissement généralisé.Le ministre canadien des Finances a mis en avant mardi la nécessité de “restaurer la stabilité et la croissance”.Lorsque les règles du commerce sont “équitables et prévisibles” alors “tout le monde y gagne”, a-t-il estimé auprès de l’AFP. Il s’est présenté comme “prudemment optimiste” quant à l’issue de ces discussions qui feront date, selon lui.- “Tendre la main” -Les membres du G7 cherchent à convaincre l’administration Trump de revenir complètement sur ses droits de douane et devraient se presser à Banff autour de son ministre Scott Bessent. Tokyo a indiqué à l’AFP que la délégation japonaise se tenait prête à échanger avec lui sur “plusieurs problématiques entre les deux pays, y compris le taux de change” entre dollar et yen.”Les différends commerciaux actuels doivent être réglés le plus rapidement possible dans l’intérêt de tous”, a plaidé de son côté le ministre allemand des Finances, soulignant que l’UE continuait de “tendre la main” aux Américains. Scott Bessent, secrétaire américain au Trésor, a semblé, à plusieurs reprises, adoucir les positions de Donald Trump. Il a aussi récemment négocié avec Pékin une détente après que les droits de douane eurent atteint un niveau exorbitant des deux côtés. Au sein du gouvernement Trump, “il a montré qu’il pouvait être la figure raisonnable”, note Carl Weinberg, chef économiste au cabinet d’analyses High Frequency Economics.Le ministre, ajoute-t-il, reste toutefois “sous pression pour dérouler les promesses” du président.