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Supercoupe d’Europe: une reprise très particulière pour Paris, en plein psychodrame Donnarumma

Une semaine à peine après avoir repris l’entraînement, le PSG dispute mercredi à Udine la Supercoupe d’Europe face à Tottenham dans des conditions très particulières, un contexte rendu encore plus inflammable par la mise à l’écart de Gianluigi Donnarumma, clairement poussé vers la sortie. En l’absence d’une préparation digne de ce nom et dans un état de fraîcheur très douteux, Paris aborde ce premier rendez-vous de la saison sans repères et sans aucune certitude sur le plan physique.Après avoir bouclé l’exercice le plus glorieux de son histoire en finale du Mondial des clubs par une lourde défaite contre Chelsea (3-0), le 13 juillet dans le New Jersey, l’équipe de Luis Enrique a profité de trois semaines de repos avant de retrouver les terrains du Campus PSG à Poissy le 6 août. Malgré son statut de champion d’Europe, c’est donc dans l’inconnu le plus total que Paris va défier les Spurs.”Je ne sais pas quel niveau on va pouvoir proposer”, a d’ailleurs admis l’entraîneur parisien mardi.  Une situation guère confortable, même si cette rencontre, qui oppose traditionnellement chaque année le vainqueur de la Ligue des champions à celui de la Ligue Europa, ne constitue pas en soi un objectif prioritaire pour les Parisiens. L’enjeu sera plus symbolique que sportif lors d’une partie qui sera disputée dans le petit stade de l’Udinese, d’une capacité de 25.000 spectateurs. Le PSG, qui débutera la Ligue 1 dimanche à Nantes, n’entrera véritablement dans le vif du sujet de cette nouvelle saison que mi-septembre quand il s’agira de se lancer dans la défense de la C1 remportée à l’issue d’une finale de rêve face à l’Inter Milan (5-0), le 31 mai à Munich.- Chevalier une première sous pression -Tottenham, qui sort d’un exercice catastrophique (17e de Premier League) sauvé in extremis par sa victoire en C3, n’aurait, dans une configuration habituelle, quasiment aucune chance de bousculer la formidable machine parisienne. Mais les Londoniens, qui ont dit adieu à leur star sud-coréenne Heung-min Son, parti au Los Angeles FC, ont déjà joué six amicaux depuis leur reprise de l’entraînement le 5 juillet sous les ordres de leur nouvel entraîneur Thomas Frank et devraient être beaucoup plus prêts que les Parisiens.”On a eu une pré-saison plus normale, ce dont chaque technicien aimerait disposer avant le premier grand match de la saison. Mais il y a des avantages et des inconvénients comparé au PSG. Ils ont eu une longue saison et ont joué des rencontres très dures il y a quatre-cinq semaines mais ils ont depuis récupéré de la fraîcheur pour nous affronter. Ce sera une partie disputée, mais nous serons compétitifs”, a estimé le coach de Tottenham. Pour se compliquer encore un peu plus la tâche, le PSG s’est offert un psychodrame dont il a le secret en plaçant Donnarumma sur la touche. Héros de la magnifique campagne en Ligue des champions, le gardien italien a été dispensé du déplacement à Udine, une véritable humiliation pour le joueur qui ne fait plus partie des plans de Luis Enrique à un an de la fin de son contrat.”Ce sont toujours des décisions difficiles à prendre. Je ne peux que parler en bien de Donnarumma. +Gigio+ est l’un des meilleurs joueurs à son poste sans aucun doute. Il est encore une meilleure personne, mais on cherchait un profil de gardien différent. Mon objectif est d’améliorer l’équipe. C’est ma décision et le club me soutient”, a expliqué Luis Enrique.Ce déclassement soudain intervient trois jours seulement après l’arrivée du portier N.2 de l’équipe de France, Lucas Chevalier, qui sera donc aligné d’entrée contre les Spurs. L’ex-Lillois de 23 ans devra avoir les nerfs assez solides pour supporter la pression et n’a pas intérêt à commettre d’impairs, sous peine d’alimenter le débat sur le choix de la direction sportive du PSG.Pour Paris, il s’agira aussi d’effacer un très mauvais souvenir, qui a longtemps été l’objet de moqueries de la part de ses détracteurs. Vainqueur de la Coupe des coupes en 1996, le club de la capitale avait été étrillé ensuite en Supercoupe d’Europe par la Juventus Turin de Zinédine Zidane et Didier Deschamps (6-1, 3-1). Une lourde déconvenue à laquelle le PSG aimerait ne plus penser en devenant le premier représentant français à inscrire son nom au palmarès de l’épreuve. 

Taïwan: le typhon Podul se dirige vers les côtes chinoises, le bilan des blessés s’alourdit

Le typhon Podul a frappé Taïwan mercredi, provoquant des fermetures de bureaux dans le sud, des immobilisations d’avions et des coupures de courant dans des centaines de milliers de foyers alors que certaines régions de Chine se préparaient à l’arrivée de la tempête.A Taïwan, des rafales de vent de 178 kilomètres par heure avaient été enregistrées peu de temps avant que le typhon ne touche terre et ne frappe le comté de Taitung (sud-est) a déclaré l’Agence centrale de météorologie (CWA).Une personne est portée disparue après être partie pêcher et avoir été emportée, tandis que 112 personnes ont été blessées, ont déclaré les responsables des services de secours.Plus de 8.000 personnes ont été évacuées de leur domicile. Plus de 134.500 foyers subissent des pannes de courant.Alors que Podul balayait les régions centrales et méridionales de Taïwan, frappées par la tempête, il a renversé des dizaines d’arbres et provoqué des inondations. Les villes de Kaohsiung, Tainan et Chiayi seront “particulièrement touchées ce soir, avec une augmentation des pluies également attendue à Penghu et Kinmen”, a déclaré le directeur de la CWA, Lu Kuo-chen, lors d’une réunion en présence du président Lai Ching-te.Tous les vols intérieurs sur l’île de 23 millions d’habitants ont été annulés pour mercredi, ainsi que des dizaines de vols internationaux.- Plus de 30.000 soldats mobilisés -Les services ferroviaires à grande vitesse sur la côte ouest ont été réduits, tandis que les services ferroviaires dans le sud-est ont été annulés. De nombreux services de ferry ont également été suspendus, et les entreprises et les écoles du sud ont fermé leurs portes. Plus de 31.500 soldats étaient prêts à participer aux opérations de sauvetage et de secours, ont déclaré les responsables des services de secours.Le typhon devrait toucher les côtes chinoises entre Xiamen, dans la province du Fujian, et Shantou, dans la province du Guangdong, entre mercredi soir et jeudi matin, a annoncé la chaîne de télévision publique chinoise CCTV.Certaines écoles du Guangdong ont suspendu leurs cours, tandis que les services ferroviaires et maritimes ont été temporairement interrompus. D’autres provinces, comme le Hunan et le Jiangxi, dans le centre de la Chine, connaîtront également des pluies abondantes à torrentielles, a-t-elle encore précisé.Une grande partie du centre et du sud de Taïwan se remet encore des effets du typhon Danas et de pluies diluviennes ces dernières semaines.Danas, qui a frappé Taïwan début juillet, avait fait deux morts et des centaines de blessés après avoir déversé plus de 500 millimètres de pluie sur le sud de l’île en un week-end.Taïwan est habitué à de fréquents passages de tempêtes tropicales entre juillet et octobre.Les scientifiques estiment que le changement climatique d’origine humaine provoque des phénomènes météorologiques plus intenses, augmentant le risque d’inondations dévastatrices.

Taïwan: le typhon Podul se dirige vers les côtes chinoises, le bilan des blessés s’alourdit

Le typhon Podul a frappé Taïwan mercredi, provoquant des fermetures de bureaux dans le sud, des immobilisations d’avions et des coupures de courant dans des centaines de milliers de foyers alors que certaines régions de Chine se préparaient à l’arrivée de la tempête.A Taïwan, des rafales de vent de 178 kilomètres par heure avaient été enregistrées peu de temps avant que le typhon ne touche terre et ne frappe le comté de Taitung (sud-est) a déclaré l’Agence centrale de météorologie (CWA).Une personne est portée disparue après être partie pêcher et avoir été emportée, tandis que 112 personnes ont été blessées, ont déclaré les responsables des services de secours.Plus de 8.000 personnes ont été évacuées de leur domicile. Plus de 134.500 foyers subissent des pannes de courant.Alors que Podul balayait les régions centrales et méridionales de Taïwan, frappées par la tempête, il a renversé des dizaines d’arbres et provoqué des inondations. Les villes de Kaohsiung, Tainan et Chiayi seront “particulièrement touchées ce soir, avec une augmentation des pluies également attendue à Penghu et Kinmen”, a déclaré le directeur de la CWA, Lu Kuo-chen, lors d’une réunion en présence du président Lai Ching-te.Tous les vols intérieurs sur l’île de 23 millions d’habitants ont été annulés pour mercredi, ainsi que des dizaines de vols internationaux.- Plus de 30.000 soldats mobilisés -Les services ferroviaires à grande vitesse sur la côte ouest ont été réduits, tandis que les services ferroviaires dans le sud-est ont été annulés. De nombreux services de ferry ont également été suspendus, et les entreprises et les écoles du sud ont fermé leurs portes. Plus de 31.500 soldats étaient prêts à participer aux opérations de sauvetage et de secours, ont déclaré les responsables des services de secours.Le typhon devrait toucher les côtes chinoises entre Xiamen, dans la province du Fujian, et Shantou, dans la province du Guangdong, entre mercredi soir et jeudi matin, a annoncé la chaîne de télévision publique chinoise CCTV.Certaines écoles du Guangdong ont suspendu leurs cours, tandis que les services ferroviaires et maritimes ont été temporairement interrompus. D’autres provinces, comme le Hunan et le Jiangxi, dans le centre de la Chine, connaîtront également des pluies abondantes à torrentielles, a-t-elle encore précisé.Une grande partie du centre et du sud de Taïwan se remet encore des effets du typhon Danas et de pluies diluviennes ces dernières semaines.Danas, qui a frappé Taïwan début juillet, avait fait deux morts et des centaines de blessés après avoir déversé plus de 500 millimètres de pluie sur le sud de l’île en un week-end.Taïwan est habitué à de fréquents passages de tempêtes tropicales entre juillet et octobre.Les scientifiques estiment que le changement climatique d’origine humaine provoque des phénomènes météorologiques plus intenses, augmentant le risque d’inondations dévastatrices.

Nouvelle-Calédonie: le FLNKS rejette l’accord de Bougival, Valls regrette un choix “incompréhensible”

Le Front de libération nationale kanak socialiste (FLNKS), principal mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, a acté mercredi son rejet de l’accord sur l’avenir du territoire signé en juillet, choix jugé “incompréhensible” par le ministre des Outre-mer Manuel Valls qui appelle à poursuivre le dialogue.”Ma porte reste évidemment ouverte pour comprendre les raisons peu explicites de ce choix incompréhensible”, a-t-il déclaré dans un message publié sur Facebook, assurant “ne pas se résigner” à trouver un compromis alors qu’il doit se rendre dans l’archipel la semaine prochaine.Défendant un accord “inédit” permettant la création d’un “État de Nouvelle-Calédonie” doté d’une loi fondamentale, d’une nationalité calédonienne et de la compétence en relations internationales, Manuel Valls a aussi assuré que le texte de Bougival reconnaissait l’identité kanak. Plus tôt, le FLNKS avait confirmé sans surprise qu’il rejetait l’accord signé début juillet avec l’Etat et les non-indépendantistes à l’issue de plusieurs jours de négociations entre les différentes forces politiques calédoniennes.Le “projet d’accord de Bougival” est incompatible “avec les fondements et acquis de notre lutte”, a affirmé Dominique Fochi, secrétaire général de l’Union calédonienne et membre du bureau politique du FLNKS, lors d’une conférence de presse à Nouméa, quelques jours après un congrès extraordinaire du mouvement.Le texte, pourtant signé par les délégués du FLNKS, a suscité une levée de boucliers chez une partie du camp indépendantiste qui estime qu’il ne va pas assez loin dans la souveraineté du territoire français du Pacifique.En visioconférence depuis Mulhouse (Haut-Rhin), où il a été incarcéré pendant près d’un an, le président du FLNKS, Christian Tein, a dénoncé “un accord à marche forcée proposé par Macron”.”Bougival est derrière nous”, a affirmé Marie-Pierre Goyetche (Parti travailliste), également membre du bureau politique du FLNKS: “C’est un rejet en bloc, nous ne participerons pas au comité de rédaction” proposé par Manuel Valls pour clarifier certains termes de l’accord.  L’accord de Bougival continue d’être défendu localement par l’ensemble du camp non-indépendantiste, par l’Eveil océanien, parti “ni-ni” (ni indépendantiste, ni loyaliste), et par le Parti de libération kanak (Palika) et l’Union progressiste en Mélanésie (UPM), deux mouvements indépendantistes qui ont quitté le FLNKS en 2024. – “Nouvelle trahison” -Dans un communiqué, les deux principaux mouvements non-indépendantistes (Les Loyalistes et le Rassemblement-LR) ont déploré la décision du FLNKS, y voyant “un reniement de sa signature” et “une nouvelle trahison”.Ils appellent à la création “d’un comité ad hoc, composé de loyalistes et d’indépendantistes favorables à l’accord de Bougival, de membres de la société civile et d’experts” pour en “approfondir certains aspects techniques”.Sans attendre l’officialisation de ce rejet, Manuel Valls avait annoncé se rendre “la semaine du 18 août” en Nouvelle-Calédonie pour tenter de sauver l’accord.”Je rencontrerai toutes les délégations politiques, j’installerai le comité de rédaction. Nous examinerons le projet”, a-t-il déclaré mercredi, expliquant que “chacun devra assumer ses responsabilités”.Le FLNKS souhaite lui “ouvrir le dialogue” pour la “signature d’un accord de Kanaky (nom donné au territoire par les indépendantistes, NDLR) le 24 septembre 2025”, conduisant à “l’accession de la Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté avant l’élection présidentielle de 2027”, selon Dominique Fochi.Il a également insisté sur la tenue de discussions “sous la supervision” de M. Tein. Libéré de prison en juin, celui-ci reste mis en examen pour son rôle présumé dans les émeutes de mai 2024, qui ont fait 14 morts et plusieurs milliards d’euros de dégâts. Le leader politique a toujours nié avoir appelé à la violence.”Nous en profiterons pour lui dire que nous voulons que les élections provinciales se tiennent en novembre (…) pour connaître la réelle légitimité des uns et des autres”, a-t-il ajouté.Ces élections, cruciales en Nouvelle-Calédonie, auraient dû se tenir fin 2024. Mais elles avaient été repoussées à novembre 2025 au plus tard après les émeutes causées l’an passé par le projet d’élargissement du corps électoral calédonien.Selon Manuel Valls, une proposition de loi organique (PPLO) a justement été déposée mercredi par six présidents de groupe du Sénat pour reporter ces élections à juin 2026, conformément au calendrier fixé par l’accord de Bougival.

Trump et Poutine en Alaska, rencontre déjà historique

L’issue du plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale s’esquissera-t-elle vendredi à 7.500 kilomètres de Kiev? Donald Trump et Vladimir Poutine se retrouvent à Anchorage, en Alaska, pour un tête-à-tête déjà historique.Le président américain n’est guère connu pour sa prudence, pourtant il s’efforce de tempérer les attentes, lui qui se faisait fort il n’y a pas si longtemps de mettre fin à la guerre en Ukraine en un clin d’oeil.Le républicain de 79 ans a dit lundi vouloir “tâter le terrain” pendant cette première rencontre en personne avec le maître du Kremlin depuis 2019. Elle suit de multiples coups de fil depuis son retour au pouvoir en janvier.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, assure qu’il s’agira “d’écouter” Vladimir Poutine lors de cette entrevue réclamée par le président russe – Washington insiste lourdement sur ce point.Le sommet, en l’absence de Volodymyr Zelensky, n’est évidemment pas une conférence de paix.- “Déçu” -Tout l’enjeu, pour le président ukrainien et les Européens, est qu’Anchorage ne devienne pas une sorte de Yalta, une réunion pendant laquelle les grandes puissances délimitent des territoires et des zones d’influence, comme celle de février 1945 entre Etats-Unis, Royaume-Uni et Union soviétique.”Les dirigeants européens ont bien compris que celui qui parle en dernier à Donald Trump fait la plus forte impression”, explique Liana Fix, spécialiste de l’Europe au Council on Foreign Relations. Surtout quand il s’agit d’un dirigeant dont l’exercice autoritaire du pouvoir fascine le milliardaire.Le président américain, qui avait rompu l’isolement diplomatique de Vladimir Poutine dès son retour à la Maison Blanche, a laissé éclater son impatience récemment après des attaques particulièrement brutales contre l’Ukraine. Il s’est dit “déçu” par son homologue russe.Le lui dira-t-il en face à face? Ou se retournera-t-il, après la réunion, contre Volodymyr Zelensky?Donald Trump a souvent accusé le chef d’Etat ukrainien de faire obstacle à la fin du conflit déclenché en février 2022 par l’invasion russe. – “Echange” de territoires -Le président américain, qui n’a jamais attribué la responsabilité de la guerre à Moscou, s’est dit lundi “contrarié” du refus opposé par Kiev à ce qu’il appelle un éventuel “échange” de territoires avec la Russie, laquelle occupe 20% du territoire ukrainien.L’Etat où les deux hommes se retrouvent, l’Alaska, a lui-même changé de mains, en étant racheté par les Etats-Unis à la Russie au 19e siècle.La base militaire Elmendorf-Richardson, près d’Anchorage, a été choisie pour le sommet.Le milliardaire semble tiraillé entre deux instincts contradictoires.D’une part, la tentation de faire vendredi des annonces éclatantes, vagues au besoin, lui permettant de se présenter en “faiseur de paix”.D’autre part, la volonté de ne pas passer pour le “caniche” de Vladimir Poutine.Ce surnom lui avait été donné par ses opposants après un sommet à Helsinki en 2018, marqué par une visible connivence entre les deux dirigeants.Volodymyr Zelensky a estimé que la tenue de la rencontre en Alaska était déjà une “victoire” pour le dirigeant russe.Vladimir Poutine n’a “rien offert de significatif” pour décrocher cette entrevue, rappelle à l’AFP l’analyste politique russe Konstantin Kalachev.- “Poser un cadre” -Mais Donald Trump a rejeté mercredi sur sa plateforme Truth Social l’idée que le président russe avait déjà gagné, et s’est plaint de “médias très injustes” avec lui sur cette rencontre.”Si j’obtenais Moscou et Leningrad dans le cadre de l’accord avec la Russie, les +Fake News+ diraient que j’ai fait un mauvais accord!”, a-t-il lancé, utilisant l’ancien nom soviétique de Saint-Petersbourg.Pour George Beebe, ancien spécialiste de la Russie au sein de la CIA, expert au Quincy Institute for Responsible Statecraft, dans le meilleur des cas le sommet de vendredi posera “un cadre pour la poursuite de négociations”.Selon lui, la Russie pourrait par exemple accepter que l’Ukraine rejoigne l’Union européenne, si elle renonce à intégrer l’Otan.Bien plus délicate sera la question d’éventuelles concessions territoriales, à l’heure où l’armée russe gagne du terrain en Ukraine.Moscou réclame quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, des exigences inacceptables pour Kiev.Donald Trump a promis de parler à Volodymyr Zelensky et aux Européens après son entrevue avec Vladimir Poutine.”Peut-être que je leur dirai +Bonne chance, continuez à vous battre+. Ou peut-être que je leur dirai: +Nous pouvons trouver un accord+”, a-t-il lancé lundi. 

Trump et Poutine en Alaska, rencontre déjà historique

L’issue du plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale s’esquissera-t-elle vendredi à 7.500 kilomètres de Kiev? Donald Trump et Vladimir Poutine se retrouvent à Anchorage, en Alaska, pour un tête-à-tête déjà historique.Le président américain n’est guère connu pour sa prudence, pourtant il s’efforce de tempérer les attentes, lui qui se faisait fort il n’y a pas si longtemps de mettre fin à la guerre en Ukraine en un clin d’oeil.Le républicain de 79 ans a dit lundi vouloir “tâter le terrain” pendant cette première rencontre en personne avec le maître du Kremlin depuis 2019. Elle suit de multiples coups de fil depuis son retour au pouvoir en janvier.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, assure qu’il s’agira “d’écouter” Vladimir Poutine lors de cette entrevue réclamée par le président russe – Washington insiste lourdement sur ce point.Le sommet, en l’absence de Volodymyr Zelensky, n’est évidemment pas une conférence de paix.- “Déçu” -Tout l’enjeu, pour le président ukrainien et les Européens, est qu’Anchorage ne devienne pas une sorte de Yalta, une réunion pendant laquelle les grandes puissances délimitent des territoires et des zones d’influence, comme celle de février 1945 entre Etats-Unis, Royaume-Uni et Union soviétique.”Les dirigeants européens ont bien compris que celui qui parle en dernier à Donald Trump fait la plus forte impression”, explique Liana Fix, spécialiste de l’Europe au Council on Foreign Relations. Surtout quand il s’agit d’un dirigeant dont l’exercice autoritaire du pouvoir fascine le milliardaire.Le président américain, qui avait rompu l’isolement diplomatique de Vladimir Poutine dès son retour à la Maison Blanche, a laissé éclater son impatience récemment après des attaques particulièrement brutales contre l’Ukraine. Il s’est dit “déçu” par son homologue russe.Le lui dira-t-il en face à face? Ou se retournera-t-il, après la réunion, contre Volodymyr Zelensky?Donald Trump a souvent accusé le chef d’Etat ukrainien de faire obstacle à la fin du conflit déclenché en février 2022 par l’invasion russe. – “Echange” de territoires -Le président américain, qui n’a jamais attribué la responsabilité de la guerre à Moscou, s’est dit lundi “contrarié” du refus opposé par Kiev à ce qu’il appelle un éventuel “échange” de territoires avec la Russie, laquelle occupe 20% du territoire ukrainien.L’Etat où les deux hommes se retrouvent, l’Alaska, a lui-même changé de mains, en étant racheté par les Etats-Unis à la Russie au 19e siècle.La base militaire Elmendorf-Richardson, près d’Anchorage, a été choisie pour le sommet.Le milliardaire semble tiraillé entre deux instincts contradictoires.D’une part, la tentation de faire vendredi des annonces éclatantes, vagues au besoin, lui permettant de se présenter en “faiseur de paix”.D’autre part, la volonté de ne pas passer pour le “caniche” de Vladimir Poutine.Ce surnom lui avait été donné par ses opposants après un sommet à Helsinki en 2018, marqué par une visible connivence entre les deux dirigeants.Volodymyr Zelensky a estimé que la tenue de la rencontre en Alaska était déjà une “victoire” pour le dirigeant russe.Vladimir Poutine n’a “rien offert de significatif” pour décrocher cette entrevue, rappelle à l’AFP l’analyste politique russe Konstantin Kalachev.- “Poser un cadre” -Mais Donald Trump a rejeté mercredi sur sa plateforme Truth Social l’idée que le président russe avait déjà gagné, et s’est plaint de “médias très injustes” avec lui sur cette rencontre.”Si j’obtenais Moscou et Leningrad dans le cadre de l’accord avec la Russie, les +Fake News+ diraient que j’ai fait un mauvais accord!”, a-t-il lancé, utilisant l’ancien nom soviétique de Saint-Petersbourg.Pour George Beebe, ancien spécialiste de la Russie au sein de la CIA, expert au Quincy Institute for Responsible Statecraft, dans le meilleur des cas le sommet de vendredi posera “un cadre pour la poursuite de négociations”.Selon lui, la Russie pourrait par exemple accepter que l’Ukraine rejoigne l’Union européenne, si elle renonce à intégrer l’Otan.Bien plus délicate sera la question d’éventuelles concessions territoriales, à l’heure où l’armée russe gagne du terrain en Ukraine.Moscou réclame quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, des exigences inacceptables pour Kiev.Donald Trump a promis de parler à Volodymyr Zelensky et aux Européens après son entrevue avec Vladimir Poutine.”Peut-être que je leur dirai +Bonne chance, continuez à vous battre+. Ou peut-être que je leur dirai: +Nous pouvons trouver un accord+”, a-t-il lancé lundi. 

Le traité sur le plastique “au bord du gouffre”

A Genève, les représentants de 184 pays ont beaucoup de difficultés mercredi à s’entendre sur les mesures nécessaires pour réduire la pollution plastique au niveau mondial, et les négociateurs censés rendre un texte de traité international jeudi sont “au bord du gouffre”, selon une déléguée.Dans la dernière phase de négociation, des dizaines de ministres sont arrivés à Genève pour tenter de débloquer le processus piloté par des diplomates, mais les négociations qui opposent de gros blocs de pays dans un climat tendu sont “très difficiles”, a indiqué le ministre danois de l’Environnement Magnus Heunicke. Une nouvelle mouture du texte de traité sur lequel travaillent les délégués depuis neuf jours, simplifiée par le président des débats, est attendue dans la journée, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources, et une réunion plénière pour faire le point a été fixée à 19H00.Le débat oppose toujours un groupe de pays pétroliers qui refusent toute contrainte sur le niveau de production du plastique, dérivé du pétrole, et toute interdiction de molécules jugées dangereuses pour l’environnement ou la santé au niveau mondial. Deux mesures vivement soutenues par un groupe de pays “ambitieux” plus important, ainsi que les ONG.Ils font valoir des vices de forme sur le début du processus de négociation adopté par l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement en 2022 (sans l’Arabie Saoudite absente), et remettent en question même la portée du traité, estimant qu’il doit seulement porter sur la gestion du traitement des déchets, mais pas sur l’aval du cycle de production du plastique, ni sur des sujets de santé.David Azoulay, directeur du programme de santé environnementale au sein du groupe de réflexion suisse CIEL, s’attend à ce que le texte de synthèse que doit publier dans la journée le président des débats, soit “le plus petit dénominateur commun”, “très faible”, et qu’il ne soit pas à la hauteur d’un traité censé régler la crise du plastique.”Les négociateurs sont au bord du gouffre”, a ajouté Pamela Miller, coprésidente de l’ONG IPEN (International pollutants elimination network). Selon elle, “le traité plastique c’est le pétrole contre notre santé. Les gouvernements à Genève doivent dire de quel côté ils se trouvent”.Eirik Lindebjerg, de l’organisation environnementale WWF, craint “des compromis” et un “mauvais accord” de dernière minute, alors que WWF dit avoir recensé “plus de 150 pays en faveur d’une interdiction de certains plastiques et produits toxiques dangereux” et 136 souhaitant que le texte puisse à l’avenir être renforcé. Idem pour Graham Forbes, chef de la délégation de Greenpeace: “les ministres doivent rejeter un traité faible”, a-t-il dit à l’AFP mercredi.”Un traité vidé de sa substance risque d’être contre-productif” a averti Marie-France Dignac, chercheuse française de l’INRAE qui pilote la délégation des scientifiques français présents aux négociations. Mais Aleksandar Rankovic, du groupe de réflexion The Common Initiative, estime qu’il “n’y a pas assez de place dans ces discussions pour les transformations industrielles nécessaires dans les pays producteurs”. “Certains abordent le sujet sous un angle de politique industrielle, de commerce international et d’accès au marché, alors que de l’autre côté, on ne les écoute pas et on parle de réglementation, d’environnement et de santé, ça ne peut pas marcher”, a-t-il dit à l’AFP.

Le traité sur le plastique “au bord du gouffre”

A Genève, les représentants de 184 pays ont beaucoup de difficultés mercredi à s’entendre sur les mesures nécessaires pour réduire la pollution plastique au niveau mondial, et les négociateurs censés rendre un texte de traité international jeudi sont “au bord du gouffre”, selon une déléguée.Dans la dernière phase de négociation, des dizaines de ministres sont arrivés à Genève pour tenter de débloquer le processus piloté par des diplomates, mais les négociations qui opposent de gros blocs de pays dans un climat tendu sont “très difficiles”, a indiqué le ministre danois de l’Environnement Magnus Heunicke. Une nouvelle mouture du texte de traité sur lequel travaillent les délégués depuis neuf jours, simplifiée par le président des débats, est attendue dans la journée, ont indiqué à l’AFP plusieurs sources, et une réunion plénière pour faire le point a été fixée à 19H00.Le débat oppose toujours un groupe de pays pétroliers qui refusent toute contrainte sur le niveau de production du plastique, dérivé du pétrole, et toute interdiction de molécules jugées dangereuses pour l’environnement ou la santé au niveau mondial. Deux mesures vivement soutenues par un groupe de pays “ambitieux” plus important, ainsi que les ONG.Ils font valoir des vices de forme sur le début du processus de négociation adopté par l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement en 2022 (sans l’Arabie Saoudite absente), et remettent en question même la portée du traité, estimant qu’il doit seulement porter sur la gestion du traitement des déchets, mais pas sur l’aval du cycle de production du plastique, ni sur des sujets de santé.David Azoulay, directeur du programme de santé environnementale au sein du groupe de réflexion suisse CIEL, s’attend à ce que le texte de synthèse que doit publier dans la journée le président des débats, soit “le plus petit dénominateur commun”, “très faible”, et qu’il ne soit pas à la hauteur d’un traité censé régler la crise du plastique.”Les négociateurs sont au bord du gouffre”, a ajouté Pamela Miller, coprésidente de l’ONG IPEN (International pollutants elimination network). Selon elle, “le traité plastique c’est le pétrole contre notre santé. Les gouvernements à Genève doivent dire de quel côté ils se trouvent”.Eirik Lindebjerg, de l’organisation environnementale WWF, craint “des compromis” et un “mauvais accord” de dernière minute, alors que WWF dit avoir recensé “plus de 150 pays en faveur d’une interdiction de certains plastiques et produits toxiques dangereux” et 136 souhaitant que le texte puisse à l’avenir être renforcé. Idem pour Graham Forbes, chef de la délégation de Greenpeace: “les ministres doivent rejeter un traité faible”, a-t-il dit à l’AFP mercredi.”Un traité vidé de sa substance risque d’être contre-productif” a averti Marie-France Dignac, chercheuse française de l’INRAE qui pilote la délégation des scientifiques français présents aux négociations. Mais Aleksandar Rankovic, du groupe de réflexion The Common Initiative, estime qu’il “n’y a pas assez de place dans ces discussions pour les transformations industrielles nécessaires dans les pays producteurs”. “Certains abordent le sujet sous un angle de politique industrielle, de commerce international et d’accès au marché, alors que de l’autre côté, on ne les écoute pas et on parle de réglementation, d’environnement et de santé, ça ne peut pas marcher”, a-t-il dit à l’AFP.