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Tollé en Europe après des tirs israéliens pendant une visite de diplomates en Cisjordanie

L’armée israélienne a reconnu mercredi des tirs de “sommation” lors d’une visite de diplomates étrangers organisée par l’Autorité palestinienne à Jénine, en Cisjordanie occupée, un incident qui survient dans un contexte de pressions internationales accrues sur Israël pour sa conduite de la guerre à Gaza.Toute menace contre la vie de diplomates est “inacceptable”, a immédiatement réagi à Bruxelles la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas. L’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Irlande et l’Egypte ont également condamné les tirs, Rome et Paris annonçant pour leur part convoquer les ambassadeurs d’Israël.L’Autorité palestinienne a dénoncé un “crime odieux commis par les forces d’occupation israéliennes”.”La délégation s’est écartée de l’itinéraire approuvé et est entrée dans une zone où elle n’était pas autorisée à se trouver”, et “des soldats en opération dans la zone ont tiré des coups de semonce pour les éloigner”, a expliqué l’armée israélienne, exprimant ses regrets dans un communiqué.Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, la délégation comprenait des diplomates de nombreux pays, notamment de France, Royaume-Uni, Espagne, Canada, Russie, Turquie, Brésil, Inde, Egypte et Chili. – Gaza dans l’attente d’aide – Israël est déjà sous le feu des critiques internationales pour ne laisser entrer dans la bande de Gaza qu’une portion d’aide sans rapport avec les besoins immenses de la population, après plus de deux mois de blocus total du territoire palestinien, affamé et dévasté par 19 mois de guerre.Les pays européens ont aussi haussé le ton contre l’intensification de son offensive sur ce territoire au but affiché d’anéantir le Hamas, dont l’attaque le 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre, et de ramener les otages retenus depuis à Gaza. “La situation est insupportable. Aucune aide n’est entrée et personne ne nous distribue quoi que ce soit”, a déclaré par téléphone à l’AFP Oum Talal al-Masri, 53 ans, depuis la ville de Gaza (nord).”Nous arrivons à peine à préparer un repas par jour. L’aide n’est pas un luxe, nous avons un besoin urgent et désespéré de tout, nourriture, médicaments, eau potable et produits d’hygiène”, a-t-elle ajouté.Levant partiellement son blocus total imposé le 2 mars, Israël a annoncé avoir laissé passer une centaine de camions de l’ONU lundi et mardi dans le territoire palestinien.L’ONU a dénoncé une “goutte d’eau dans l’océan”, alors que 22 pays ont exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.Le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) se plaint aussi d’obstacles israéliens à l’acheminement de l’aide jusqu’à ses destinataires finaux, une fois qu’elle est entrée par Gaza.- “Que des mots” -“Pour l’instant, l’aide ce ne sont que des mots”, déplore Mme Masri, alors que s’intensifie l’offensive militaire élargie lancée samedi par Israël. La Défense civile de Gaza a pour sa part fait état de 19 personnes, “pour la plupart des enfants” tuées dans des raids aériens israéliens à travers le territoire “la nuit dernière et tôt” mercredi. Le pape Léon XIV a lui lancé un “appel pressant” à laisser entrer “une aide humanitaire décente” à Gaza.Mardi, le Royaume-Uni a annoncé la suspension de ses négociations avec Israël sur un accord de libre-échange, et l’Union européenne a décidé un réexamen de son accord d’association avec Israël, soutenu par 17 Etats membres.L’Allemagne a défendu mercredi l’utilité de cet accord, qu’elle a qualifié de “forum important” pour les relations avec Israël. – “Réalité complexe” -“Les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”, ont réagi les Affaires étrangères israéliennes. Le ministère israélien a jugé que le réexamen de l’accord d’association reflétait “une incompréhension totale de la réalité complexe à laquelle Israël” fait face et encourageait “le Hamas à rester sur ses positions”.L’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.592 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Tollé en Europe après des tirs israéliens pendant une visite de diplomates en Cisjordanie

L’armée israélienne a reconnu mercredi des tirs de “sommation” lors d’une visite de diplomates étrangers organisée par l’Autorité palestinienne à Jénine, en Cisjordanie occupée, un incident qui survient dans un contexte de pressions internationales accrues sur Israël pour sa conduite de la guerre à Gaza.Toute menace contre la vie de diplomates est “inacceptable”, a immédiatement réagi à Bruxelles la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas. L’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Irlande et l’Egypte ont également condamné les tirs, Rome et Paris annonçant pour leur part convoquer les ambassadeurs d’Israël.L’Autorité palestinienne a dénoncé un “crime odieux commis par les forces d’occupation israéliennes”.”La délégation s’est écartée de l’itinéraire approuvé et est entrée dans une zone où elle n’était pas autorisée à se trouver”, et “des soldats en opération dans la zone ont tiré des coups de semonce pour les éloigner”, a expliqué l’armée israélienne, exprimant ses regrets dans un communiqué.Selon l’agence de presse palestinienne Wafa, la délégation comprenait des diplomates de nombreux pays, notamment de France, Royaume-Uni, Espagne, Canada, Russie, Turquie, Brésil, Inde, Egypte et Chili. – Gaza dans l’attente d’aide – Israël est déjà sous le feu des critiques internationales pour ne laisser entrer dans la bande de Gaza qu’une portion d’aide sans rapport avec les besoins immenses de la population, après plus de deux mois de blocus total du territoire palestinien, affamé et dévasté par 19 mois de guerre.Les pays européens ont aussi haussé le ton contre l’intensification de son offensive sur ce territoire au but affiché d’anéantir le Hamas, dont l’attaque le 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre, et de ramener les otages retenus depuis à Gaza. “La situation est insupportable. Aucune aide n’est entrée et personne ne nous distribue quoi que ce soit”, a déclaré par téléphone à l’AFP Oum Talal al-Masri, 53 ans, depuis la ville de Gaza (nord).”Nous arrivons à peine à préparer un repas par jour. L’aide n’est pas un luxe, nous avons un besoin urgent et désespéré de tout, nourriture, médicaments, eau potable et produits d’hygiène”, a-t-elle ajouté.Levant partiellement son blocus total imposé le 2 mars, Israël a annoncé avoir laissé passer une centaine de camions de l’ONU lundi et mardi dans le territoire palestinien.L’ONU a dénoncé une “goutte d’eau dans l’océan”, alors que 22 pays ont exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.Le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) se plaint aussi d’obstacles israéliens à l’acheminement de l’aide jusqu’à ses destinataires finaux, une fois qu’elle est entrée par Gaza.- “Que des mots” -“Pour l’instant, l’aide ce ne sont que des mots”, déplore Mme Masri, alors que s’intensifie l’offensive militaire élargie lancée samedi par Israël. La Défense civile de Gaza a pour sa part fait état de 19 personnes, “pour la plupart des enfants” tuées dans des raids aériens israéliens à travers le territoire “la nuit dernière et tôt” mercredi. Le pape Léon XIV a lui lancé un “appel pressant” à laisser entrer “une aide humanitaire décente” à Gaza.Mardi, le Royaume-Uni a annoncé la suspension de ses négociations avec Israël sur un accord de libre-échange, et l’Union européenne a décidé un réexamen de son accord d’association avec Israël, soutenu par 17 Etats membres.L’Allemagne a défendu mercredi l’utilité de cet accord, qu’elle a qualifié de “forum important” pour les relations avec Israël. – “Réalité complexe” -“Les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”, ont réagi les Affaires étrangères israéliennes. Le ministère israélien a jugé que le réexamen de l’accord d’association reflétait “une incompréhension totale de la réalité complexe à laquelle Israël” fait face et encourageait “le Hamas à rester sur ses positions”.L’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.592 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Cannes: idylle queer et tourments familiaux en compétition

Au lendemain du film choc du dissident iranien Jafar Panahi, le Festival de Cannes accueillait mercredi les stars montantes Paul Mescal et Josh O’Connor, réunies dans une romance gay, et faisait entendre la voix du fondateur de Wikileaks Julian Assange.En lice pour la Palme d’or, “The History of Sound” du Sud-Africain Oliver Hermanus, 41 ans, raconte l’idylle entre deux jeunes hommes dans l’Amérique rurale alors qu’éclate la Première Guerre mondiale en Europe.Après “Gladiator 2”, l’Irlandais Paul Mescal, 29 ans, change de registre et partage l’affiche avec le Britannique Josh O’Connor, 35 ans, qui incarnait le prince Charles dans la série “The Crown” et figure au générique d’un autre film en compétition, “The Mastermind” de l’Américaine Kelly Reichardt.Entrée dans sa dernière ligne droite, la course à la Palme voyait deux autres films explorant de douloureuses histoires familiales prendre le départ mercredi. Avec “Romeria”, l’Espagnole Carla Simon suit une jeune Catalane partant en voyage en Galice sur la trace de ses parents toxicomanes morts du sida, en écho à sa propre histoire. La réalisatrice de 38 ans a été récompensée par l’Ours d’or à Berlin en 2022 pour “Nos soleils”.Tête de pont du cinéma norvégien, Joachim Trier, 51 ans, présente lui son troisième film en compétition, “Sentimental Value”, avec l’Américaine Elle Fanning et son actrice fétiche, sa compatriote Renate Reinsve. Le palmarès sera délivré samedi par le jury présidé par l’actrice française Juliette Binoche, qui était invité par la mairie de Cannes à déguster un traditionnel aïoli mercredi midi. L’occasion de les “remercier” et de “montrer que Cannes est une ville qui ne s’arrête pas à la Croisette”, a commenté le maire David Lisnard.- “Monde nouveau” -Sur un versant plus politique, le festival a de nouveau fait entendre la voix de l’Iranien Jafar Panahi, qui fait figure de favori avec “Un simple accident”, nouvelle charge contre la République islamique. Incarcéré à deux reprises en Iran et frappé d’une interdiction de filmer, le réalisateur a expliqué lors d’une conférence de presse avoir nourri son film de récits de prisonniers politiques.”Comment peut-on mettre un artiste en prison et ne pas comprendre ce que cela signifie ?”, s’est-il interrogé en farsi, selon la transcription simultanée réalisée par le festival. “Quand on le met en prison, on lui tend une perche, on lui donne une matière, des idées, on lui ouvre un monde nouveau.””+Un simple accident+, ce n’est pas nous qui l’avons fait, c’est la République islamique”, a poursuivi le cinéaste de 64 ans.”Lorsque la République islamique emprisonne un artiste, elle doit en assumer les conséquences. Avec les possibilités technologiques qui existent aujourd’hui, aucun pouvoir ne peut empêcher un artiste de travailler”, a-t-il ajouté, soulignant que son co-scénariste Mehdi Mahmoudian, actuellement détenu, ressortirait “de prison avec des dizaines d’idées de scénarios”.”Je suis vivant tant que je fais des films. Si je ne fais pas de films, alors ce qui m’arrive n’a plus d’importance”, avait déclaré mardi à l’AFP Jafar Panahi, présent lors d’un grand festival international de cinéma pour la première fois en 15 ans.- Documentaire sur Assange -Invité surprise du festival, Julian Assange, 53 ans, est lui à Cannes pour accompagner un documentaire qui lui est consacré, “The six billion dollar man”.Le film retrace la vie du célèbre activiste australien, dont le gouvernement américain souhaitait l’extradition depuis la Grande-Bretagne. Assange a y passé deux ans en liberté surveillée, cinq derrière les barreaux et sept autres reclus dans l’ambassade d’Équateur à Londres, avant d’être libéré en juin 2024.”Julian Assange s’est sacrifié au nom du droit d’informer le public sur ce que les entreprises et les gouvernements font en secret”, a déclaré le documentariste américain Eugene Jarecki à l’AFP.L’intéressé, libéré après avoir plaidé coupable d’obtention et de divulgation d’informations sur la défense nationale, a choisi de ne pas s’exprimer publiquement à Cannes. “Il parlera quand il se sentira prêt”, a commenté son épouse Stella Assange.À la Quinzaine des réalisateurs était, enfin, diffusé le documentaire “Militantropos”, sur la vie quotidienne dans l’Ukraine en guerre depuis l’invasion russe de février 2022. L’équipe du film a posé devant les marches du Palais des Festivals dans des tenues symboliquement couvertes de miroirs. “Ce n’est pas qu’un film. Ce n’est pas qu’un geste. C’est un appel à l’action. Le miroir est devant vous. Que voyez-vous?”, ont-il commenté dans un communiqué.

Rapport sur “l’entrisme” des Frères musulmans: Macron demande de nouvelles propositions au gouvernement

Emmanuel Macron a demandé au gouvernement de formuler de “nouvelles propositions” au vu de la “gravité des faits” établis dans un rapport sur les Frères musulmans et l’islamisme politique en France, qui a fait l’objet mercredi d’un Conseil de défense à l’Elysée.Le président avait convoqué autour de lui François Bayrou mais aussi plusieurs de ses ministres en charge des Affaires étrangères, des Finances, ainsi que de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et des Sports, “trois secteurs particulièrement visés par cet entrisme par le bas”, précise-t-on à l’Élysée.Compte tenu de “la gravité des faits établis” par ce rapport, le chef de l’Etat a jugé insuffisantes les propositions examinées mercredi et a donc demandé au gouvernement d’en formuler de nouvelles en vue “d’un prochain Conseil de défense au début du mois de juin”, a indiqué l’Elysée. Il a aussi promis de rendre public un rapport assez détaillé “d’ici la fin de la semaine”, une communication rarissime pour un Conseil de défense.Au même moment, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau a esquissé de premières pistes devant le Sénat, à savoir “une meilleure organisation de l’État”  avec “un vrai chef de file en matière de renseignement” et “un parquet administratif au ministère de l’Intérieur” pour “diligenter des dissolutions” et “des entraves administratives”. Il a également évoqué une “formation” des fonctionnaires et des élus locaux, et une “stratégie de sensibilisation du grand public”, soulignant “des trous dans la raquette” concernant les “circuits financiers” de cette mouvance. Le rapport, dont l’AFP a obtenu copie, fait état d’une “menace pour la cohésion nationale” avec le développement d’un islamisme “par le bas” de la part des Frères musulmans.- “Confusion préjudiciable” -Le Conseil s’est aussi penché sur la question des réseaux sociaux, “vecteur pour les islamistes qui surfent sur des éléments d’actualité et remettent en cause ce que la République défend en matière de laïcité, notamment pour essayer de démontrer que l’État est islamophobe”.Présentée comme “la branche nationale des Frères musulmans en France”, la Fédération des Musulmans de France a vivement dénoncé dans un communiqué des “accusations infondées” et mis en garde contre des “amalgames dangereux”.”Nous rejetons fermement toute allégation qui tenterait de nous associer à un projet politique étranger, ou à une stratégie d’+entrisme+. Cette lecture idéologique ne reflète ni notre réalité institutionnelle ni notre action de terrain”, a-t-elle assuré.Le Conseil français du culte musulman (CFCM), ex-instance de représentation de l’islam tombée en disgrâce en 2021, a lui aussi exprimé sa “profonde inquiétude face aux possibles dérives et instrumentalisations des données rendues publiques”. Il a notamment critiqué “l’absence de définitions claires des concepts” dans le rapport. Il “entretient une confusion préjudiciable” pour les “citoyens musulmans” qui ont “aujourd’hui le sentiment de ne plus être à l’abri d’une suspicion permanente”.”L’islamophobie franchit un seuil”, a tonné sur X Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, que la droite et le RN accusent de relayer l’argumentaire islamiste. “Un Conseil de défense autour du président accrédite les thèses délirantes de Retailleau et de Le Pen. Ça suffit ! Vous allez détruire notre pays”, a-t-il dénoncé, s’inquiétant d’un “déchaînement d’inquisitions cruelles”. – Attal monte au créneau -Avant même sa publication officielle, la classe politique a rivalisé de réactions et de propositions. Le président du RN Jordan Bardella a demandé que “les Frères musulmans soient interdits” et que “l’ensemble de ses relais soit combattus sur le plan administratif”. “Il faut remettre en cause notre convention fiscale avec le Qatar qui est l’un des premiers fournisseurs financiers des Frères musulmans”, a-t-il ajouté.Mais l’idée qui a fait le plus réagir vient de Renaissance. Son secrétaire général Gabriel Attal, à l’origine de l’interdiction de l’abaya à l’école, a souhaité interdire le voile dans l’espace public pour les mineures de moins de quinze ans, sans toutefois faire l’unanimité au sein du bloc central.Le rapport “montre une offensive organisée, coordonnée pour défier nos valeurs, nos règles républicaines”, a argué M. Attal dans les couloirs de l’Assemblée nationale.”L’opportunisme de Gabriel Attal (…) fait le jeu des islamistes”, a critiqué en outre le député ex-LFI François Ruffin, qui juge néanmoins que le rapport “contient des choses intéressantes à la fois dans ses points de vigilance et dans ses recommandations”.

Procès Kardashian: 10 ans de prison requis contre quatre braqueurs présumés de la superstar

Pas des vieux “pieds nickelés” aux “rides rassurantes”, mais des malfrats “chevronnés”. L’accusation a estimé mercredi que les “papys braqueurs” présumés de Kim Kardashian étaient “tous coupables”, et requis 10 ans de prison contre quatre hommes soupçonnés d’être entrés arme au poing dans son hôtel cette nuit d’octobre 2016.Huit des dix accusés “clament leur innocence”, mais l’avocate générale en a “l’intime conviction”: ils sont “tous coupables”, déclare-t-elle dès le début de ses réquisitions.Aux magistrats professionnels et surtout aux jurés populaires de la cour d’assises de Paris, Anne-Dominique Merville demande de ne pas se fier aux apparences, à ces “vieux messieurs et dame” aux “rides rassurantes” comparaissant tous libres sur le banc des accusés.”Aujourd’hui, on vous les présente comme des pieds nickelés”. Mais il y a neuf ans, au moment des faits, ce sont “des braqueurs chevronnés du grand banditisme” au casier judiciaire chargé, martèle encore la magistrate. “La réalité, c’est qu’ils ont monté un coup et qu’ils ont réussi”.En pleine Fashion week parisienne, “entre 2H59 et 3H15” la nuit du 2 au 3 octobre 2016, la star américaine était seule dans sa chambre d’hôtel au moment du “braquage éclair”.”Ils sont cagoulés, gantés, ils vont séquestrer, ligoter. Ils n’ont aucune empathie pour Kim Kardashian, pour le réceptionniste”, affirme l’avocate générale. Et ont “une cible”: la fameuse bague estimée à 3,5 millions d’euros que la reine des influenceuses exhibe sur les réseaux sociaux comme le reste de sa vie.Dans ce coup “minutieusement préparé” où l’on s’est recruté “entre voleurs”, “ils sont venus pour cette bague, ils la récupèrent, ils savent exactement ce qu’ils font”, insiste encore la magistrate.- “Vérité à facettes” -Les quatre hommes identifiés par l’accusation comme les “braqueurs” (le cas d’un cinquième, souffrant d’Alzheimer, a été disjoint) encourent 30 ans de réclusion ou la perpétuité pour ceux en récidive, mais la peine réclamée en est bien éloignée: 10 ans, car malgré la “gravité” et les casiers chargés, il faut prendre en compte l’état de santé et l’âge avancé de la plupart d’entre eux, affirme l’avocate générale.Dans le prétoire, celui qu’elle identifie comme le “commanditaire”, Aomar Aït Khedache, 69 ans, suit les réquisitions en les lisant sur un ordinateur: il est désormais complètement sourd et quasiment muet en plus de souffrir de diabète et du dos – il se déplace avec une canne.Il est celui qui “recrute”, “donne les ordres”, part en Belgique revendre les 9 millions d’euros de butin jamais retrouvé, et “minimise la violence” même s’il a reconnu être l’un des hommes montés dans la chambre de Kim Kardashian, soutient l’avocate générale. “Le risque de récidive n’existe pas”, reconnaît-elle, mais il doit “payer pour ses crimes”.Même raisonnement pour Didier Dubreucq, 69 ans, monté également dans la chambre selon l’accusation mais qui clame lui son “innocence”. Il est absent à l’audience, “hospitalisé”, dit la magistrate, alors qu’il suit une chimiothérapie en marge du procès. “Il a déjà été soigné en détention” et pourrait l’être à nouveau, précise-t-elle.Ainsi que Yunice Abbas, 71 ans, opéré du coeur pendant sa détention provisoire et atteint de la maladie de Parkinson. Il a reconnu être arrivé avec deux complices à vélo sur les lieux du braquage, pour y “faire le guet”. Pour lui aussi, “la vérité a beaucoup de facettes”, grince la magistrate. Contre le dernier membre de l’équipe, le seul jeunot – 26 ans à l’époque -, elle réclame 10 ans également, vu ses dénégations, son casier et le “risque de récidive” dans son cas. Huit ans sont réclamés contre le fils d’Aomar Aït Khedache, Harminy, qui a fait office de “chauffeur” le soir du braquage.Contre les “taupes” Gary Madar (frère du chauffeur de Kim Kardashian) et son ami Florus Heroui qui ont selon elle obtenu et “transmis” de précieuses informations sur le calendrier de Kim Kardashian à Paris, des peines de sept ans sont requises. Et six ans enfin contre la “secrétaire criminelle” Cathy Glotin, personnage “central”, chargée d’organiser les rendez-vous entre son compagnon Aomar Aït Khedache et les complices.La défense plaide dans l’après-midi et jeudi, verdict vendredi.

Equipe de France: l’heure de Cherki a sonné, hécatombe en défense

Auteur de la saison la plus aboutie de sa jeune carrière, le prodige lyonnais Rayan Cherki a été promu mercredi en équipe de France par Didier Deschamps qui sécurise ainsi l’avenir international de l’attaquant, les Bleus faisant par ailleurs face à une hécatombe en défense avant le choc contre l’Espagne en Ligue des nations.Le nom de Cherki, 21 ans, revenait régulièrement ces derniers mois à chaque annonce de liste des Bleus mais le joueur de l’OL restait toujours à la disposition des Espoirs. Le sélectionneur a finalement décidé de mettre fin au suspense en l’enrôlant pour le “Final Four” de la Ligue des nations qui débutera par une demi-finale contre les champions d’Europe, le 5 juin à Stuttgart.  Après un exercice qui l’a vu prendre une nouvelle dimension et être sacré meilleur passeur de Ligue 1, le dribbleur va donc découvrir les A, faisant ainsi taire les spéculations sur son choix de sélection alors qu’il était susceptible d’intégrer aussi bien l’équipe nationale algérienne qu’italienne en raison de ses origines familiales. La France a fini par emporter le morceau mais Deschamps a nié avoir voulu forcer le destin international de Cherki, se réfugiant derrière des critères uniquement sportifs. “Je n’ai jamais bloqué un joueur ni l’empêché de choisir. Quand je les prends, c’est pour nos besoins mais pas pour les empêcher de faire autre chose. À aucun moment je n’ai joué avec ça depuis que je suis sélectionneur”, s’est-il défendu.”Rayan aurait pu être là aussi au mois de mars, par rapport à ce qu’il réalise avec son club où il a été beaucoup plus décisif, que ce soit à travers ses buts et ses passes”, a-t-il ajouté.Sa promotion chez les A le privera cependant de l’Euro Espoirs (11 juin – 28 juin en Slovaquie) avec les Bleuets dont il était jusque-là un des piliers, a précisé Deschamps.- La défense sur le flanc -Le sélectionneur ayant opté pour une liste élargie de 25 joueurs, aucun attaquant ne fait les frais de l’arrivée de Cherki, qui accompagnera les éléments offensifs habituels (Kylian Mbappé, Bradley Barcola, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Randal Kolo Muani, Michael Olise, Marcus Thuram).   Le reste du groupe de Deschamps est surtout marqué par des absences de taille en défense. Avec les indisponibilités de Dayot Upamecano (genou), de William Saliba (ischio-jambier) et de Jules Koundé (cuisse), c’est la quasi totalité de l’arrière-garde titulaire des Bleus qui se retrouve sur le flanc.Pas vraiment rassurant avant de défier l’attaque flamboyante de la Roja, emmenée par le prodige Lamine Yamal.Sans ses piliers défensifs, le sélectionneur a dû brasser large en rappelant notamment des anciens tels que Lucas Hernandez (29 ans), absent depuis un an, et Clément Lenglet (29), dont la dernière sortie en bleu remonte à novembre 2021. Une situation qui profite également aux jeunes Malo Gusto (22 ans), Loïc Badé (25 ans) et Pierre Kalulu (24 ans).Au milieu, Deschamps ne pourra pas non plus compter sur Eduardo Camavinga, blessé (ischio-jambier). Mais Deschamps n’a convoqué aucun nouveau joueur pour le remplacer. Au-delà de cette cascade de forfaits, Deschamps doit aussi composer avec les contraintes du calendrier et les conséquences d’une saison à rallonge. Le sélectionneur a programmé le début du rassemblement au 30 mai mais la fenêtre des matches internationaux ne débute que le 2 juin et les clubs n’ont aucune obligation de libérer leurs joueurs plus tôt, selon le règlement de la Fédération internationale (Fifa).”Si certains clubs décident de libérer leurs joueurs le 2, qui est la date officielle, je ne peux rien y faire. Les calendriers ont toujours été chargés, les fenêtres internationales sont de plus en plus courtes. Je m’adapte, mais les joueurs sont très sollicités”, a-t-il lancé.La question ne se pose pas pour les sept joueurs concernés par la finale de la Ligue des champions entre le PSG et l’Inter Milan (Ousmane Dembélé, Bradley Barcola, Warren Zaïre-Emery, Désiré Doué, Lucas Hernandez, Marcus Thuram, Benjamin Pavard), le 31 mai à Munich. Ceux-là ne sont pas attendus au Centre national du football à Clairefontaine avant le 2 juin, soit trois jours à peine avant la demi-finale de Ligue des nations face à l’Espagne.       kn/jde            

Rapport sur les Frères musulmans: Macron réunit un Conseil de défense

Emmanuel Macron a réuni mercredi un Conseil de défense pour évoquer un rapport consacré aux Frères musulmans, un document qui met en garde contre le développement d’un islamisme “par le bas” et fait l’objet d’une surenchère de réactions politiques.Le président a convoqué autour de lui le chef du gouvernement mais aussi plusieurs de ses ministres en charge des Affaires étrangères, des Finances, ainsi que de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et des Sports, “trois secteurs particulièrement visés par cet entrisme par le bas”, précise-t-on à l’Élysée.A l’issue de ce conseil, des mesures seront prises dont certaines seront communiquées mais d’autres resteront classifiées, ajoute-t-on de même source.Le rapport, dont l’AFP a obtenu copie, fait état d’une “menace pour la cohésion nationale” avec le développement d’un islamisme “par le bas” de la part des Frères musulmans.Il a vocation à “sensibiliser l’État sur cette problématique”, mais aussi “faire connaître au grand public, aux élus locaux, la menace et comment elle procède”, a souligné l’Élysée “car l’entrisme, c’est du temps long, c’est dissimulé, et c’est un discours qui est très policé”.Le conseil s’est aussi penché sur la question des réseaux sociaux, “vecteur pour les islamistes qui surfent sur des éléments d’actualité et remettent en cause ce que la République défend en matière de laïcité, notamment pour essayer de démontrer que l’État est islamophobe”.- “Confusion préjudiciable” -Présentée comme “la branche nationale des Frères musulmans en France”, la Fédération des Musulmans de France a vivement dénoncé dans un communiqué des “accusations infondées” et mis en garde contre des “amalgames dangereux”.”Nous rejetons fermement toute allégation qui tenterait de nous associer à un projet politique étranger, ou à une stratégie d’+entrisme+. Cette lecture idéologique ne reflète ni notre réalité institutionnelle ni notre action de terrain”, a-t-elle assuré.Le Conseil français du culte musulman (CFCM), ex-instance de représentation de l’islam tombée en disgrâce en 2021, a lui aussi exprimé sa “profonde inquiétude face aux possibles dérives et instrumentalisations des données rendues publiques”. Il a notamment critiqué “l’absence de définitions claires des concepts” dans le rapport, qui “entretient une confusion préjudiciable” pour les “citoyens musulmans” qui ont “aujourd’hui le sentiment de ne plus être à l’abri d’une suspicion permanente”.”L’islamophobie franchit un seuil”, a tonné pour sa part sur X Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, que la droite et le RN accusent de relayer l’argumentaire islamiste. “Un Conseil de défense autour du président accrédite les thèses délirantes de Retailleau et de Le Pen. Ça suffit ! Vous allez détruire notre pays”, a-t-il dénoncé, s’inquiétant d’un “déchaînement d’inquisitions cruelles”. – Proposition choc d’Attal -Avant même sa publication officielle, la classe politique a rivalisé de réactions et de propositions. A droite, Xavier Bertrand (LR) a plaidé pour “une offensive républicaine” car on “doit être intraitable avec les ennemis de la République que sont les islamistes”.Le président du RN Jordan Bardella a demandé que “les Frères musulmans soient interdits” et que “l’ensemble de ses relais soit combattus sur le plan administratif”. “Il faut remettre en cause notre convention fiscale avec le Qatar qui est l’un des premiers fournisseurs financiers des Frères musulmans”, a-t-il ajouté.Mais l’idée qui a fait le plus réagir vient de Renaissance. Son secrétaire général Gabriel Attal, à l’origine de l’interdiction de l’abaya à l’école, a souhaité interdire le voile dans l’espace public pour les mineures de moins de quinze ans, car le rapport décrit le secteur éducatif comme une “priorité de la branche française” des Frères musulmans et s’inquiète d’une “augmentation massive et visible de petites filles portant le voile”.Cette proposition, dont la constitutionnalité et la mise en œuvre poseraient débat, ne fait pas l’unanimité au sein du bloc central.”Je ne suis pas sûr qu’on irait jusqu’à interdire le voile dans l’espace public”, a tempéré le maire Horizons de Reims Arnaud Robinet.”L’opportunisme de Gabriel Attal (…) fait le jeu des islamistes”, a critiqué le député François Ruffin. L’ex LFI juge néanmoins que le rapport “contient des choses intéressantes à la fois dans ses points de vigilance et dans ses recommandations” parce qu’il prône “une action de terrain de longue haleine”.Le rapport évoque ainsi la nécessité de “signaux forts et positifs à destination de la communauté musulmane”, dont “la réglementation funéraire” pour faciliter les carrés confessionnels, “l’apprentissage de l’arabe” à l’école et “la position française sur le conflit israélo-palestinien”.

Des eurodéputés appellent à geler tous les fonds destinés à la Hongrie

Interdiction de la marche des fiertés, projet de loi ciblant les ONG… Des eurodéputés ont appelé la Commission à geler tous les fonds destinés à la Hongrie, accusant le gouvernement de Viktor Orban de “violations” répétées des lois européennes.”Nous exhortons la Commission à accroître sa pression vis-à-vis du gouvernement de Viktor Orban”, écrivent cette vingtaine de députés européens issus de la gauche, de la droite, des verts et du centre, dans une lettre rendue publique mercredi.Les élus dénoncent notamment la loi visant à interdire la pride de Budapest, adoptée par le Parlement hongrois en mars. Et un projet de loi déposé par le gouvernement hongrois mi-mai, ciblant les ONG et médias indépendants.”Il serait inacceptable de continuer à financer un régime corrompu qui sape ouvertement les valeurs européennes”, alertent-ils dans cette missive, signée notamment par l’élue française Chloé Ridel et l’Allemand Daniel Freund.L’UE gèle déjà 18 milliards d’euros de fonds destinés à la Hongrie dans le cadre de différentes procédures liées à des inquiétudes concernant les droits des personnes LGBT+, des demandeurs d’asile, ainsi que les conditions de passation des marchés publics et les conflits d’intérêt.”Nous vous demandons donc de suspendre d’urgence tout financement à la Hongrie par le biais de tous les instruments légaux disponibles”, écrivent-ils.

Des eurodéputés appellent à geler tous les fonds destinés à la Hongrie

Interdiction de la marche des fiertés, projet de loi ciblant les ONG… Des eurodéputés ont appelé la Commission à geler tous les fonds destinés à la Hongrie, accusant le gouvernement de Viktor Orban de “violations” répétées des lois européennes.”Nous exhortons la Commission à accroître sa pression vis-à-vis du gouvernement de Viktor Orban”, écrivent cette vingtaine …

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La population de Gaza attend désespérément la distribution d’aide humanitaire

Les Palestiniens de la bande de Gaza attendent désespérément mercredi une distribution d’aide humanitaire alors que la pression internationale s’accentue sur Israël, accusé de ne laisser entrer dans le territoire assiégé qu’une portion d’aide sans rapport avec les besoins immenses de la population.L’armée israélienne intensifie dans le même temps son offensive dans la bande de Gaza avec le but affiché d’anéantir le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque le 7 octobre 2023 en Israël a déclenché la guerre, et de ramener les otages qui sont détenus dans le territoire palestinien. “La situation est insupportable. Aucune aide n’est entrée et personne ne nous distribue quoi que ce soit”, a déclaré par téléphone à l’AFP Oum Talal al-Masri, 53 ans, depuis un quartier de la ville de Gaza.”Nous arrivons à peine à préparer un repas par jour. L’aide n’est pas un luxe – nous avons un besoin urgent et désespéré de tout : nourriture, médicaments, eau potable et produits d’hygiène”, a-t-elle ajouté.Après plus de deux mois et demi d’un blocus total imposé à la bande de Gaza, Israël a annoncé avoir laissé passé une centaine de camions de l’ONU lundi et mardi.L’autorisation lundi par Israël d’une aide limitée à destination de Gaza a été qualifiée par l’ONU de “goutte d’eau dans l’océan”, et 22 pays ont alors exigé d’Israël une “reprise complète de l’aide, immédiatement”.Mais le Bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) se plaint de complications imposées par Israël qui entravent l’acheminement de l’aide jusqu’à ses destinataires finaux une fois qu’elle est entrée par Gaza.- “Que des mots” -“Pour l’instant, l’aide ce ne sont que des mots”, déplore Mme Masri, alors que s’intensifie l’offensive militaire élargie lancée samedi par Israël. “Nos équipes ont transporté 19 morts, pour la plupart des enfants, et des dizaines de blessés après des raids aériens effectués par les avions de guerre israéliens dans diverses zones de la bande de Gaza la nuit dernière et tôt aujourd’hui”, a déclaré dans la matinée Mahmoud Bassal, porte-parole de la défense civile, un organisation de premiers secours.Des images de l’AFPTV montre une poursuite des frappes israéliennes, notamment sur le sud de la bande de Gaza depuis le point du jour. L’ONG Médecins sans frontières a accusé Israël de ne laisser entrer à Gaza qu’une aide “ridiculement insuffisante” face aux besoins du territoire, seulement pour ne pas être accusé “de famine imposée à la population”.”Ce plan est une manière d’instrumentaliser l’aide, en la transformant en outil au service des objectifs militaires des forces israéliennes”, a déclaré Pascale Coissard, coordinatrice des urgences MSF à Khan Younis, à Gaza, dans un communiqué.Le pape Léon XIV a lancé mercredi un “appel pressant” à laisser entrer “une aide humanitaire décente” à Gaza et à “mettre fin aux hostilités”, “dont le prix atroce est payé par les enfants, les personnes âgées et les malades”.Face à la situation humanitaire catastrophique et l’intensification des opérations militaires israéliennes à Gaza, de nombreux pays européens ont accentué la pression.L’Union européenne va réexaminer son accord d’association avec Israël, en vigueur depuis 2000, a annoncé mardi sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas.Le Royaume-Uni a lui dit suspendre les négociations avec Israël sur un accord de libre-échange.- “Réalité complexe” -Le président palestinien Mahmoud Abbas a salué mercredi les voix qui se sont levées à l’étranger pour rejeter “les politiques de blocus, de famine, de déplacement et de saisie de terres” et “l’utilisation de l’aide par Israël comme une arme et un outil politique pour atteindre ses objectifs illégitimes”.”Les pressions extérieures ne détourneront pas Israël de sa voie pour défendre son existence et sa sécurité”, avait affirmé mardi les Affaires étrangères israélienne, estimant que le réexamen de l’accord d’association UE-Israël reflétait “une incompréhension totale de la réalité complexe à laquelle Israël” fait face et encourageait “le Hamas à rester sur ses positions”.La guerre a été déclenchée le 7 octobre 2023 par une attaque sans précédent du Hamas qui a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 34 déclarées mortes par l’armée.La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.592 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.