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Venezuela: élections dimanche pour conforter le pouvoir de Maduro, boycottées par l’opposition

Dix mois après la réélection contestée du président Nicolas Maduro en juillet 2024, le pouvoir vénézuélien organise dimanche des élections législatives et régionales boycottées par une grande partie de l’opposition. Sans grande mobilisation.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre seront déployées pour le scrutin organisé de 06H00 à 18H00 locales (10h-22h GMT) avec des …

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Venezuela: élections dimanche pour conforter le pouvoir de Maduro, boycottées par l’opposition

Dix mois après la réélection contestée du président Nicolas Maduro en juillet 2024, le pouvoir vénézuélien organise dimanche des élections législatives et régionales boycottées par une grande partie de l’opposition. Sans grande mobilisation.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre seront déployées pour le scrutin organisé de 06H00 à 18H00 locales (10h-22h GMT) avec des résultats attendus en soirée.Le pouvoir, qui dénonce régulièrement des complots réels ou imaginaires, a suspendu lundi les vols avec la Colombie, invoquant l’infiltration de “mercenaires” cherchant à “saboter” les élections. Les 21 millions d’inscrits doivent élire 285 députés de l’Assemblée et 24 gouverneurs.Particularité du scrutin: le pouvoir a réorganisé le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et 8 députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas réclame au Guyana voisin, dans le cadre d’un différend centenaire.Mercredi, le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé à l’AFP qu’il s’agisssait “d’une menace” bien que le vote n’ait lieu que dans la zone frontalière côté Venezuela. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km² administré par Georgetown.”Nous devons prendre toutes les actions du Venezuela au sérieux. Bien que cela (l’élection) puisse très bien être une autre partie de leur processus public (de communication), nous prenons cela très au sérieux. Pour nous, c’est une menace, et c’est ainsi que nous la traitons”, a-t-il dit.- “Victoire écrasante” vs “farce” -Les sondages donnent une majorité absolue pour le parti de Maduro à l’Assemblée. Et selon plusieurs analystes, l’opposition n’est en mesure de remporter que deux des 24 Etats: Zulia, l’Etat pétrolier, et Nueva Sparta, l’île de Margarita. La campagne a été discrète, tant du côté de l’opposition que du pouvoir.”Le Venezuela en plein respect des droits constitutionnels de notre peuple” organise des élections avec “54 partis, plus de 6.500 candidats… Il y en a pour tous les goûts”, se targue M. Maduro, qui promet une “victoire écrasante” de son camp.La cheffe de l’opposition Maria Corina Machado appelle pour sa part à boycotter le scrutin, “une énorme farce que le régime veut monter pour enterrer sa défaite (à la présidentielle) du 28 juillet. Nous allons (…) ratifier cette défaite avec l’absence totale, (…) en laissant tous les bureaux de vote vides”, a-t-elle dit récemment à l’AFP.Au Venezuela, “la partie majoritaire de l’opposition ne va pas voter, ce qui favorise une victoire du pouvoir. Le 25 mai, nous allons avoir une carte très rouge”, prévoit Jesus Castillo, le directeur du cabinet Polianalitica, en référence à la couleur du chavisme, le mouvement de l’ancien président Hugo Chavez dont Nicolas Maduro est l’héritier.Pour lui, c’est une “erreur tactique: l’abstention favorise le gouvernement”.L’opposition, fracturée sur la question de participer au scrutin, revendique toujours la victoire à la présidentielle de 2024, entachée de fraude selon elle. Les troubles post-électoraux s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arestations (1.900 libérations depuis). Le pouvoir “vide complètement de son sens le vote en tant qu’expression de la souveraineté populaire”, regrette Mme Machado, qui rejette le choix de certains opposants de participer au scrutin, leur reprochant d’être “soumis au régime”. – Scorpion -Henrique Capriles, deux fois candidat de l’opposition à la présidentielle, a entraîné derrière lui une frange de l’opposition convaincue qu’il faut participer.”Le vote est un outil de changement, de lutte, de résistance”, affirme ainsi Juan Requesens, candidat au gouvernorat de Miranda, où se trouve une partie de Caracas.  “Je comprends la frustration des gens mais les luttes sont ainsi, elles sont difficiles (…) Il faut se battre. La démocratie est à ce prix et nous allons la récupérer”, dit le candidat de 36 ans, dont 5 passés en prison, accusé d’avoir comploté contre le président Maduro. Battant le pavé dans la capitale, il tente de convaincre les gens de voter. En passant, certains le traitent d'”alacran” (scorpion), surnom donné par l’opposition majoritaire aux candidats jugés manipulés par le pouvoir. “Voter pour quoi? Je ne marche pas avec les scorpions! Ni avec le gouvernement! Ils ont volé la présidentielle. Je reçois 130 bolivars de pension de retraite”, soit moins de 2 dollars mensuels, fustige Santo Reinoza, un retraité de 76 ans habitant à Carapita, une zone populaire de l’ouest de Caracas. Le 25, “je reste à la maison”, assure-t-il. “Depuis que je suis née, je n’ai vu que ce gouvernement”, raconte Arantxa Martinez, 25 ans, sympathisante du candidat Requesens. “La seule façon de défendre le 28 (élection présidentielle 2024, ndlr) est de participer à cette élection. Rester à la maison en attendant que les choses changent, ce n’est pas une option”, affirme cette étudiante.Yaczon Rivas, syndicaliste dans le BTP de 46 ans, va voter pour le pouvoir: “Les politiques de Trump nous font du mal. Nous affrontons un ennemi satanique mais nous avons un président, qui, malgré tous les problèmes que nous avons, a mené de bonnes politiques”.

Facturation des bagages à main: sept compagnies aériennes dans le viseur d’associations

Une quinzaine d’associations européennes, dont l’UFC-Que choisir et CLCV pour la France, ont demandé à la Commission européenne de lancer une enquête à l’échelle de l’UE sur la politique de facturation des bagages à main de sept compagnies aériennes à bas coût.EasyJet, Norwegian, Ryanair, Transavia, Volotea, Vueling et Wizzair “facturent des frais indus aux consommateurs”, …

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Facturation des bagages à main: sept compagnies aériennes dans le viseur d’associations

Une quinzaine d’associations européennes, dont l’UFC-Que choisir et CLCV pour la France, ont demandé à la Commission européenne de lancer une enquête à l’échelle de l’UE sur la politique de facturation des bagages à main de sept compagnies aériennes à bas coût.EasyJet, Norwegian, Ryanair, Transavia, Volotea, Vueling et Wizzair “facturent des frais indus aux consommateurs”, accuse mercredi dans un communiqué la Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie (CLCV), partie prenante de cette initiative aux côtés de quinze autres ONG membres du Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC). En effet, “la Cour de justice de l’UE a (…) jugé en 2014 que +le transport de bagages à main ne peut pas être soumis à un supplément de prix, à condition qu’il réponde à des exigences raisonnables en termes de poids et de dimensions et qu’il soit conforme aux exigences de sécurité applicables+”, souligne l’association.Pourtant, selon le collectif d’associations, ces sept compagnies imposent des frais pour des bagages à main de taille raisonnable mais qu’elles considèrent comme “de grande taille”: 36 euros pour Ryanair, près de 43 euros pour EasyJet, voire jusqu’à 280 euros pour Vueling s’il s’avère que les dimensions définies par la compagnie ne sont pas respectées. Autre point litigieux: les dimensions permettant de définir le format (petit ou grand) d’un bagage admis à bord “sont particulièrement hétérogènes d’une compagnie à l’autre”. Ce collectif d’associations européennes a donc décidé de saisir la Commission européenne et les institutions nationales de protection des consommateurs des Vingt-Sept (dont la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) en France) “pour qu’une enquête soit diligentée à l’échelle de l’UE et que les pratiques commerciales illégales des compagnies aériennes soient sanctionnées”.Parmi les compagnies aériennes pointées du doigt, l’irlandaise Ryanair précise dans un communiqué accueillir favorablement cette initiative, jugeant que l’enquête démontrera que sa “politique de tarification des bagages se conforme totalement à la réglementation européenne, (…) qui garantit à l’ensemble des compagnies aériennes européennes la liberté de déterminer les prix, y compris ceux des services optionnels”. De son côté, Norwegian estime dans une déclaration transmise à l’AFP que son modèle de tarification “respecte la réglementation européenne” et précise que ses clients l'”apprécient”. Interrogées, Transavia et Volotea renvoient vers la position d’Airlines for Europe (A4E), association qui représente 17 groupes européens (dont Lufthansa, Ryanair, Air France-KLM, EasyJet…). “L’action entreprise” mercredi par le collectif d’associations “réduirait le choix des consommateurs et obligerait tous les passagers à payer pour des services supplémentaires dont ils n’ont peut-être pas tous besoin”, arugmente l’A4E dans un communiqué. Également sollicitées, EasyJet, Vueling et Wizzair n’ont pour l’heure pas réagi.  Cette initiative intervient alors que des débats sont en cours au niveau des institutions européennes sur la réforme du règlement encadrant les droits des passagers aériens.Pour l’UFC-Que choisir, ces discussions offrent à l’UE une “occasion idéale” pour “clarifier les services qui devraient être inclus dans le prix de base du billet” et pour harmoniser les règles relatives aux bagages à main.

Le Kenya admet avoir “coopéré” dans l’enlèvement d’un opposant ougandais, son avocate dénonce des “Etats voyous”

Le Kenya a officiellement reconnu avoir “coopéré” avec l’Ouganda dans l’enlèvement sur son territoire de l’un des principaux opposants ougandais, Kizza Besigye, scandalisant l’avocate de ce dernier qui a dénoncé les arrangements entre “Etats voyous” d’Afrique de l’Est pour “opprimer leurs citoyens”.M. Besigye, 68 ans, ancien médecin personnel du président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 1986, est dans le collimateur du gouvernement de Kampala depuis son ralliement à l’opposition il y a 25 ans.Enlevé en novembre lors d’un déplacement au Kenya, il était réapparu en Ouganda, où il avait d’abord été traduit devant une cour martiale pour trahison, passible de la peine capitale dans ce pays, avant que son dossier ne soit transféré à un tribunal civil en février.Interrogé sur le sujet mardi soir sur la chaîne télévisée Citizen TV, le ministre kényan des Affaires étrangères Musalia Mudavadi a admis que Nairobi avait “coopéré avec les autorités ougandaises” au nom de “l’intérêt national”. “Il n’avait pas dit qu’il demandait l’asile. S’il l’avait dit, son traitement aurait peut-être été différent”, a justifié le chef de la diplomatie kényane.”Le Kenya admet être un Etat voyou”, s’est insurgée l’avocate de Kizza Besigye, Martha Karua, candidate à la présidentielle de 2027 au Kenya, dans un entretien téléphonique avec l’AFP.”Que les agences de sécurité kényanes aident à l’enlèvement et à la remise de Dr. Kizza Besigye (en Ouganda) est complètement hors la loi. Ce sont les actions de deux États voyous”, a commenté cette ancienne ministre de la Justice.- “Choquant” –  En Ouganda, Kizza Besigye est poursuivi pour complot “par la force des armes pour renverser le gouvernement”, selon l’acte d’accusation consulté par l’AFP. Mercredi, un tribunal de Kampala a repoussé au 29 mai une audience demandée par ses avocats dans le cadre de son procès pour trahison. “Il semble y avoir une main de l’État dans tous ces ajournements”, a critiqué l’avocate.Après cette décision, un groupe d’hommes armés a fait irruption dans un foule de partisans de M. Besigye, deux d’entre eux étant emmenés de force dans un véhicule civil qui est ensuite parti, escorté par un véhicule militaire, a constaté un correspondant de l’AFP.Le Parlement ougandais a en outre voté mardi un amendement permettant à des tribunaux militaires de juger des civils, une disposition que la Cour suprême avait invalidée dans l’affaire Besigye, entraînant le transfert de son dossier au civil.”Il est choquant que les dirigeants de notre région, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, semblent collaborer pour opprimer leurs citoyens et violer leurs droits”, a encore déploré Martha Karua.L’ancienne ministre kényane a elle-même été expulsée dimanche de Tanzanie, où elle voulait assister en tant qu’observatrice une audience de Tundu Lissu, le chef de l’opposition du pays, aussi poursuivi pour “trahison” pour avoir demandé des réformes du système électoral. Des accusations passibles de la peine de mort, et jugées politiques par ses partisans.Lundi, le défenseur des droits humains kényan Boniface Mwangi et la journaliste ougandaise Agather Atuhaire, venus soutenir Tundu Lissu, ont disparu en Tanzanie après que la présidente Samia Suluhu Hassan a demandé aux forces de sécurité locales d’interdire l’accès au pays aux “activistes” étrangers qui, a-t-elle souligné, tentent de “s’ingérer dans nos affaires”.- “Etats criminels” -Dans un communiqué, une vingtaine d’ONG kényanes de défense des droits humains ont demandé la “libération immédiate et inconditionnelle” de M. Mwangi et Mme Atuhaire. L’opposition et plusieurs ONG ont exprimé leur inquiétude concernant la répression de l’opposition en Ouganda et en Tanzanie à l’approche d’élections présidentielles prévues respectivement en 2026 et 2027.En Ouganda, le général Muhoozi Kainerugaba, héritier du président de longue date Yoweri Museveni et chef de l’armée, s’est récemment vanté sur X d’avoir capturé et torturé le garde du corps d’un autre leader de l’opposition, Bobi Wine.En Tanzanie, le parti de Tundu Lissu, dont le corps avait été criblé de balles lors d’une tentative d’assassinat en 2017, a été exclu des prochaines élections après avoir refusé de signer un nouveau “code de conduite électoral” qui selon lui n’incluait pas les réformes qu’il exigeait.Selon des groupes de défense des droits humains, au moins 60 personnes ont été tuées et au moins 80 enlevées lors des protestations de juin et juillet derniers au Kenya, et des dizaines sont toujours portées disparues. Le président kényan William Ruto a toutefois déclaré mi-mai que tous les disparus “ont été rendus à leurs familles”.Kenya, Ouganda et Tanzanie sont des “Etats criminels”, a commenté Donald Deya, le directeur exécutif du Syndicat panafricain des avocats, regrettant, dans un entretien avec l’AFP, que leurs trois gouvernements deviennent désormais “tristement célèbres en complotant entre eux” pour violer les droits humains.

Le Kenya admet avoir “coopéré” dans l’enlèvement d’un opposant ougandais, son avocate dénonce des “Etats voyous”

Le Kenya a officiellement reconnu avoir “coopéré” avec l’Ouganda dans l’enlèvement sur son territoire de l’un des principaux opposants ougandais, Kizza Besigye, scandalisant l’avocate de ce dernier qui a dénoncé les arrangements entre “Etats voyous” d’Afrique de l’Est pour “opprimer leurs citoyens”.M. Besigye, 68 ans, ancien médecin personnel du président ougandais Yoweri Museveni, au pouvoir …

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Les taxis toujours “en colère”, les VTC visés

Des centaines de taxis “en colère” continuaient de manifester à Paris, Marseille et Pau mercredi contre les nouvelles conditions du transport sanitaire et la concurrence des VTC, ces derniers étant parfois pris pour cible.Dans la capitale, entre concerts de klaxons et feux d’artifice sous la pluie, plusieurs centaines de taxis venus de toute la France bloquaient toujours le boulevard Raspail, près du ministère des Transports.  A l’aéroport d’Orly, des taxis ont bloqué des accès secondaires à la plateforme durant une quinzaine de minutes, les axes principaux étant contrôlés par les forces de l’ordre, a indiqué la police.L’intersyndicale des taxis a entamé lundi une mobilisation massive pour protester contre un projet de nouvelle tarification de l’Assurance maladie sur les transports de malades par des chauffeurs de taxi conventionnés.Plusieurs milliers de taxis des villes et des champs ont déjà manifesté lundi et mardi à travers toute la France.Le climat s’est tendu à plusieurs reprises avec les forces de l’ordre et quatre manifestants parisiens ont été poursuivis.- Marseille, Pau -A Pau, les taxis indiquent avoir reconduit leur préavis de grève “de façon illimitée”, selon Baptiste Ondarts, vice-président d’un syndicat local de taxis. Après être allés devant la maison du Premier ministre François Bayrou, ils envisagent “de s’inviter dans des évènements et des rendez-vous institutionnels à Pau”, a-t-il indiqué à l’AFP.Mardi, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques avait “condamné fermement” les dégradations de biens publics et les atteintes aux forces de l’ordre, aux environs de la gare. Un TGV circulant en direction de Tarbes a heurté des pneus déposés sur la voie, sans faire de blessé.A Marseille mercredi, des files ininterrompues de dizaines de taxis bloquaient dans le calme un des principaux axes du centre-ville, l’avenue du Prado, engendrant de grosses difficultés de circulation mais dans le calme. A l’aéroport de Marseille-Provence cependant, le conducteur d’une voiture a tenté de forcer un blocage des taxis mercredi matin, renversant une personne qui n’a pas été blessée mais a porté plainte, selon la police.La veille à Marseille, un chauffeur VTC avait été la cible de jets d’œufs, avant de foncer sur des chauffeurs de taxis, en blessant deux d’entre eux.”Viens, viens, on va s’expliquer”, lançaient aussi mardi des manifestants à des chauffeurs VTC se retrouvant dans des rues donnant sur la manifestation parisienne.La plateforme de VTC Uber a appelé au calme mercredi en regrettant l’agression physique de quatre chauffeurs lundi, à Paris, Grenoble et Marseille, “incluant des menaces avec une arme à feu, un taser et même avec utilisation d’une bombe lacrymogène”.”Les réglementations VTC et taxi sont claires, et chacun doit pouvoir exercer son activité sereinement dans le respect de la loi sans être la cible d’intimidations”, a souligné dans un communiqué Laureline Serieys, directrice d’Uber en France. “Nous appelons à une désescalade des tensions et au respect de la liberté de chacun”.- Contrôles renforcés -Les taxis sont en colère contre une mesure de l’Assurance maladie qui entend instaurer à partir du 1er octobre un modèle unique sur le territoire pour le transport des malades.Ces trajets vers les hôpitaux ou cabinets médicaux représentent une part essentielle du chiffre d’affaires de nombreux chauffeurs, et 6,3 milliards dans le budget de la santé en 2023 selon le ministère de la Santé.Les taxis sont encouragés à regrouper les patients qui ont des trajets proches, et à se géolocaliser pour éviter les fraudes.Le secteur se dit prêt à discuter, notamment du transport partagé et de “l’optimisation des coûts”. Mais il demande le gel du projet actuel.De nombreux taxis manifestent aussi contre la concurrence des véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), coordonnés par des plateformes comme Uber ou Bolt.Le ministère des Transports a proposé mercredi un contrôle renforcé des VTC. Il va notamment demander aux préfets un “renforcement des contrôles contre la fraude visant notamment l’exercice illégal d’activité, les maraudes et les racolages illégaux”, a précisé le ministère dans un communiqué.  “On n’est pas contre” ces mesures, a répliqué auprès de l’AFP Emmanuelle Cordier, présidente de la Fédération nationale du taxi (FNDT). “Mais c’est de l’administratif, ça ne répond pas aux besoins du terrain”.

Début de la rencontre sous haute tension entre Trump, Musk et Ramaphosa

Donald Trump reçoit mercredi le président d’Afrique du Sud Cyril Ramaphosa à la Maison Blanche en compagnie d’Elon Musk pour une rencontre qui s’annonce houleuse, avec en toile de fond les accusations américaines de “génocide” contre les fermiers sud-africains blancs.Le président sud-africain, qui a été reçu par son homologue américain sur le perron de la Maison Blanche vers 12H00 (16H00 GMT),  souhaite remettre sur les rails la relation avec Washington alors que les Etats-Unis viennent d’accueillir un groupe d’Afrikaners désignés comme réfugiés.Cyril Ramaphosa arrive à la Maison Blanche accompagné de deux champions de golf, Ernie Els et Retief Goosen, ainsi de l’homme d’affaires le plus riche d’Afrique du Sud, Johann Rupert, tout trois afrikaners.La rencontre doit permettre de “réinitialiser les relations” entre les deux pays, a déclaré mardi le porte-parole de la présidence sud-africaine, Vincent Magwenya.Elon Musk, homme le plus riche du monde, proche conseiller de Donald Trump et lui-même né en Afrique du Sud, sera également présent, selon la Maison Blanche. Le patron de Tesla, SpaceX et X est un chantre très actif des accusations de “génocide blanc” rejetées catégoriquement par Pretoria.  – “Faux” -Depuis son retour aux affaires à Washington en janvier, Donald Trump a fait de l’Afrique du Sud l’une de ses cibles favorites, dénonçant la discrimination raciale qui vise selon lui la minorité blanche descendant des premiers colons européens.Le président américain affirme, sans preuves tangibles, que les blancs sont victimes d’un “génocide” en Afrique du Sud, le pays de l’ancien régime de l’apartheid.Il menace de snober le premier sommet du G20 sur le continent africain en novembre à Johannesburg et a fait expulser l’ambassadeur sud-africain à Washington en mars.L’arrivée le 12 mai d’environ 50 membres de la minorité afrikaner, après que Donald Trump les a appelés à quitter leur pays et à trouver refuge aux Etats-Unis, a été très mal reçue à Pretoria.Si ce programme de réinstallation se poursuit, l’Afrique du Sud “s’en offusquera”, a prévenu M. Magwenya.”Il va être difficile pour l’administration Trump de soutenir qu’il y a un soi-disant +génocide+ en Afrique du Sud”, car, ajoute-t-il, il est “absolument impossible que l’administration Trump ne sache pas que ce qu’elle propage est faux”.- La main d’Elon Musk? -L’administration Trump campe elle sur ses positions.Interpellé à ce sujet mardi devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, le secrétaire d’Etat Marco Rubio a affirmé que “les 49 personnes qui sont venues se sentaient certainement persécutées”.”Elles vivent dans un pays où les fermes sont confisquées, la terre est confisquée, sur un critère racial”, a-t-il répondu à un sénateur.”Vous n’appréciez pas tout simplement le fait qu’ils soient blancs”, a lancé M. Rubio, témoignant d’un débat acrimonieux sur fond d’accusations de racisme de part et d’autre.La réception des Afrikaners détonne d’autant plus que l’administration Trump a quasi suspendu l’accueil de réfugiés et de demandeurs d’asile aux Etats-Unis, dans le cadre du durcissement de sa politique migratoire.Seuls 7,3% des Sud-Africains sont blancs mais cette minorité possède la plupart des terres agricoles, selon les statistiques officielles.C’est de cette frange de la population que sont issus les dirigeants politiques qui ont institué l’apartheid, système de ségrégation raciale ayant privé la population noire – très majoritaire – de la plupart de ses droits de 1948 jusqu’au début des années 1990.Au-delà de cette polémique, l’administration Trump ne décolère pas contre Pretoria en raison de sa plainte pour génocide visant Israël devant la Cour internationale de justice (CIJ).Lors de cette visite, l’Afrique du Sud cherchera en priorité à maintenir ses relations commerciales avec les Etats-Unis face aux droits de douane, afin notamment de protéger ses exportations, a rappelé M. Magwenya. Les Etats-Unis sont le deuxième partenaire commercial de Pretoria derrière la Chine.

Pakistan: six morts, dont quatre enfants, dans un attentat-suicide au Baloutchistan

Au moins six personnes, dont quatre enfants, ont été tuées dans un attentat-suicide contre un bus scolaire au Baloutchistan, dans le sud-ouest du Pakistan, une attaque qu’Islamabad a attribuée à l’Inde, une dizaine de jours après leur pire confrontation militaire depuis des décennies.”Le bus d’une école réservée aux enfants de militaires a été ciblé” par “un attentat-suicide selon les premiers éléments de l’enquête”, a rapporté à l’AFP Yasir Iqbal Dashti, haut responsable de l’administration locale.”Quatre enfants ont été tués”, ainsi que “le chauffeur du bus et un autre employé de la compagnie de transport”, a de son côté affirmé Safraz Bugti, chef du gouvernement provincial du Baloutchistan, lors d’une conférence de presse aux accents belliqueux.Comme l’armée pakistanaise, il a menacé de représailles “les affidés de l’Inde au Baloutchistan” qu’ils voient derrière cette attaque –bien qu’elle n’ait pas été revendiquée jusqu’ici.Le porte-parole de la diplomatie indienne Shri Randhir Jaiswal a réagi dans l’après-midi, rejetant les “allégations infondées de l’implication de l’Inde” et “présentant ses condoléances aux victimes”.”Le Pakistan a pris l’habitude d’imputer (à l’Inde) tous ses problèmes internes afin de détourner l’attention de sa réputation d’épicentre mondial du terrorisme et pour masquer ses propres manquements flagrants”, a-t-il encore accusé.Le 10 mai, le Pakistan et l’Inde ont accepté un cessez-le-feu qui a mis fin à des échanges de tirs de missiles, des nuées de drones lancées chez le voisin et des tirs et barrages d’artillerie transfrontaliers.Cette nouvelle escalade entre les rivaux historiques avait débuté après une attaque meurtrière au Cachemire administré par l’Inde, menée selon New Delhi par des jihadistes soutenus par Islamabad.Le Pakistan dément formellement et accuse en retour son grand rival de soutenir, d’armer et de financer, entre autres, les rebelles baloutches.Ces dernières semaines, il a attribué de nombreuses attaques dans l’ouest de son territoire à des assaillants agissant pour le compte de “leurs maîtres étrangers” ou à des “supplétifs de l’Inde”, notamment une spectaculaire prise d’otages dans un train au Baloutchistan en mars.Régulièrement, l’armée de libération du Baloutchistan (BLA) et la branche régionale du groupe Etat islamique (EI-K) revendiquent des attentats dans cette province.- Violences en hausse -Le Premier ministre Shehbaz Sharif a exprimé sa “tristesse” face à l”attaque d’enfants innocents et de leurs enseignants”, assurant que les “responsables seraient retrouvés et sévèrement punis”.”Des terroristes opérant sous patronage indien pour attaquer des enfants innocents dans un bus scolaire sont une preuve évidente d’hostilité”, ajoute son bureau.Ces derniers jours, quatre civils et quatre paramilitaires avaient été tués au Baloutchistan.Les violences se sont multipliées dans l’ouest du Pakistan, frontalier de l’Afghanistan, depuis le retour au pouvoir des talibans à Kaboul à l’été 2021. Islamabad accuse son voisin de ne pas déloger les rebelles qui utilisent son sol pour attaquer le Pakistan, ce que l’Afghanistan dément.L’année 2024 a été la plus meurtrière en près d’une décennie au Pakistan, avec plus de 1.600 morts, pour près de la moitié des soldats et policiers, selon le Centre pour la recherche et les études sur la sécurité d’Islamabad.Au total, depuis le 1er janvier, selon un décompte de l’AFP, plus de  260 personnes, en majorité membres des forces de sécurité, ont été tuées dans des violences menées par des groupes armés en lutte contre l’Etat, au Baloutchistan comme dans la province voisine du Khyber-Pakhtunkhwa.En 2014, cette dernière province avait été endeuillée par une attaque des talibans pakistanais contre une école militaire de Peshawar, qui avait tué plus de 150 personnes, en grande majorité des enfants.

Pakistan: six morts, dont quatre enfants, dans un attentat-suicide au Baloutchistan

Au moins six personnes, dont quatre enfants, ont été tuées dans un attentat-suicide contre un bus scolaire au Baloutchistan, dans le sud-ouest du Pakistan, une attaque qu’Islamabad a attribuée à l’Inde, une dizaine de jours après leur pire confrontation militaire depuis des décennies.”Le bus d’une école réservée aux enfants de militaires a été ciblé” par …

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