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Canicule: fin de la vigilance rouge, l’orange étendue à 80 départements vendredi

Une grande partie du pays reste en surchauffe jeudi, au septième jour d’une vague de chaleur encore écrasante dans 75 départements, selon Météo-France, qui a toutefois levé la vigilance rouge dans les derniers départements concernés.Ce nouvel épisode de canicule, le deuxième de l’été, a débuté vendredi dernier avec 11 départements du sud, avant de s’étendre graduellement à la grande majorité du pays et l’Andorre, à l’exception du quart nord-ouest, qui reste épargné jeudi.Les températures doivent baisser “provisoirement d’un cran par rapport à mercredi”, notamment dans le centre-est, mais resteront jeudi “à des niveaux caniculaires sur une grande partie du pays”, en particulier sur les trois quarts sud et est du pays, prévient Météo-France dans son dernier bulletin.Comme les jours précédents, des températures record ont été enregistrées mercredi: 41,7°C à Châteaumeillant (Cher); 39,8°C à Nevers (Nièvre) ou encore 39,7°C à Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie), à 698 m d’altitude, selon Météo France.Le Rhône, la Drôme, l’Ardèche, l’Isère et l’Aude ont basculé de la vigilance rouge à orange jeudi à 06H00, répit relatif dans l’Hexagone qui restera soumis à un temps très chaud, avec une vigilance orange pour les trois-quarts du pays.En revanche, les températures seront en légère hausse dans le sud-ouest, en particulier dans l’Aude, où la canicule met à rude épreuve les cultures.Le niveau d’alerte orange concernera vendredi 80 départements, contre 75 jeudi, indique Météo-France. Parmi ces départements, deux (Val-d’Oise et Marne) ne le seront plus vendredi passé 06H00, tandis que d’autres, dans l’ouest, ne le seront qu’à partir de midi.”Là, c’est la deuxième canicule de l’année, et entre les deux nous avons eu très peu d’eau. On va avoir une petite récolte”, déplore Ludovic Roux, vigneron à Talairan, dans l’Aude, et élu à la chambre d’agriculture.Cette vague de chaleur affecte aussi les éleveurs. Au village de Ginouillac, dans le Lot, où les températures sont montées jusqu’à 41°C en début de semaine, les vaches de Christophe Bonnet produisent moins de lait, explique cet éleveur de 54 ans.”Les vaches souffrent de la chaleur. Durant ces périodes, elles mangent moins et produisent moins. En moyenne, une vache fait 25 litres par jour, mais quand il fait chaud on perd 10%”, explique-t-il, ajoutant qu’il y a aussi “plus de risques au vêlage car les vaches peuvent faire une infection”. – Pollution à l’ozone -Toujours en Occitanie, la hausse de la température de la Garonne à cause des fortes chaleurs a amené EDF à réduire la production de la centrale nucléaire de Golfech, comme le prévoit un arrêté de 2006: la centrale prélève de l’eau dans le fleuve, puis la rejette à une température plus élevée, contribuant ainsi au réchauffement de l’eau.En région parisienne, touchée par un épisode de pollution “persistant” à l’ozone, des restrictions de circulation sont mises en place à partir de jeudi. Depuis 05H30 et jusqu’à minuit, la vitesse maximale autorisée passera de 130 à 110 km/h sur les autoroutes, sera plafonnée à 90 km/h sur les voies à 110 km/h et celles limitées à 90 ou 80 km/h passeront à 70 km/h.A Lille, Kristine Büttner et Nils Wiemers, deux Allemands quinquagénaires venus de Berlin, sont surpris que la vague de chaleur atteigne le nord de la France. “Nous nous sommes dit qu’il ne ferait peut-être pas si chaud dans le nord. Nous étions très contents, d’être ici (…) et pas dans le sud de la France”, confie Kristine Buttner.Des alertes rouge canicule ont aussi été déclenchées en Italie, Portugal, en Grèce, dans les Balkans ou encore en Espagne, où plusieurs dizaines d’incendies sont actifs. La France subit depuis vendredi sa 51e vague de chaleur depuis 1947. La baisse des températures jeudi sera “très relative et provisoire”, prévient Météo-France, car de très fortes chaleurs sont à nouveau attendues pour le week-end du 15 août avec probablement jusqu’à 40°C sur le sud-ouest.Selon les données des stations météo depuis 1950 analysées par l’AFP, un Français né dans les années 2000 a vu le thermomètre dépasser 40°C dans le pays presque chaque été, une expérience sans comparaison avec celle de ses grands-parents, plutôt habitués à des canicules exceptionnelles, comme en 1947 ou 1983.Les études de surmortalité montrent que la chaleur tue plus que les ouragans, les inondations ou tout autre événement climatique extrême. La prévention s’est améliorée depuis la canicule de 2003 (15.000 morts) et moins de gens meurent désormais de la chaleur, mais plus de 5.000 personnes en sont mortes à l’été 2023, selon Santé publique France.

Les avocats de Bolsonaro demandent l’acquittement à son procès pour tentative présumée de coup d’Etat

La défense de Jair Bolsonaro a demandé mercredi à la Cour suprême l’acquittement de l’ex-président brésilien, jugé pour tentative présumée de coup d’Etat à l’issue de l’élection présidentielle de 2022 remportée par Luiz Inacio Lula da Silva.Dans un document de 197 pages soumis au tribunal, les avocats de l’ancien chef de l’Etat d’extrême droite (2019-2022) âgé de 70 ans ont soutenu qu’il était “innocent de toutes les accusations” formulées à son encontre et que “l’absence totale de preuves” avait été “démontrée”.Le champion du courant conservateur dans la première puissance économique d’Amérique latine doit connaître prochainement l’épilogue de son procès.Avec sept de ses collaborateurs, il est accusé d’avoir tenté d’assurer son “maintien autoritaire au pouvoir” malgré sa défaite face au président Lula (gauche). Le 8 janvier 2023, une semaine après l’investiture de Lula, des milliers de sympathisants bolsonaristes avaient pris d’assaut les sièges des institutions à Brasilia, dénonçant une fraude électorale et appelant à une intervention militaire.Jair Bolsonaro a clamé son innocence en juin devant la Cour suprême, affirmant qu'”un coup d’Etat, c’est une chose abominable”. Il encourt 40 ans d’emprisonnement.Début août, avant même l’issue de son procès, M. Bolsonaro a été assigné à résidence, chez lui à Brasilia, au motif qu’il avait bravé une interdiction de s’exprimer sur les réseaux sociaux.Bien que déjà inéligible jusqu’en 2030 pour des attaques sans preuve sur la fiabilité des urnes électroniques, l’ex-président dit encore espérer concourir à la présidentielle de 2026.

Les avocats de Bolsonaro demandent l’acquittement à son procès pour tentative présumée de coup d’Etat

La défense de Jair Bolsonaro a demandé mercredi à la Cour suprême l’acquittement de l’ex-président brésilien, jugé pour tentative présumée de coup d’Etat à l’issue de l’élection présidentielle de 2022 remportée par Luiz Inacio Lula da Silva.Dans un document de 197 pages soumis au tribunal, les avocats de l’ancien chef de l’Etat d’extrême droite (2019-2022) …

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Affectés par le feu, les viticulteurs des Corbières attendent l’aide de l’Etat

Déjà accablés par des aléas climatiques et économiques, les viticulteurs des Corbières sinistrés par un incendie exceptionnel attendent une aide du gouvernement, que la ministre de l’Agriculture doit annoncer jeudi, lors de sa visite dans les vignobles de l’Aude affectés par le feu.Désormais maîtrisé, l’incendie d’une intensité exceptionnelle a parcouru 16.000 hectares en deux jours, détruit 36 maisons, une vingtaine de hangars agricoles et dévasté 1.000 à 1.500 hectares de vignes, à quelques semaines des vendanges.A Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, village viticole de l’Aude particulièrement affecté, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard doit préciser jeudi des mesures d’urgence et le premier bilan des dégâts, dans un contexte de crise viticole persistante.”On espère que l’enveloppe sera conséquente (…) Juridiquement, l’incendie, ce n’est ni une catastrophe naturelle, ni une calamité agricole, donc il faut que la solidarité nationale joue son rôle”, estime Ludovic Roux, président de la chambre d’agriculture de l’Aude.- “Electrochoc” -Au-delà des conséquences du sinistre — le plus gros incendie sur le pourtour méditerranéen français depuis un demi-siècle — le représentant agricole plaide pour que l’Etat accorde un statut spécial au département.”Ici, on n’est pas dans la Beauce, difficile d’avoir de la rentabilité dans une zone méditerranéenne comme les Corbières, du fait de la sécheresse et du climat. On a besoin d’un accompagnement spécifique. D’une indemnité compensatoire de handicap climatique, comme les zones de montagne bénéficient d’une indemnité compensatoire de handicap naturel dans le cadre de la PAC”, plaide-t-il.Baisse de la consommation de vin, hausse des coûts de production, baisse des revenus malgré les arrachages destinés à soutenir le cours du vin, “on espère que le feu va créer un électrochoc. Si l’agriculture recule, ça va coûter plus cher à l’Etat”, avertit M. Roux.Les viticulteurs mettent également en avant le rôle essentiel de coupe-feu joué par les vignes toujours présentes, qui limitent ou stoppent la propagation des incendies. – Pertes de récoltes -Outre les bordures de vignes détruites par les flammes, les œnologues devront déterminer si le raisin épargné peut encore être vinifié, car l’exposition durable aux fumées en altère le goût. Pour le vice-président de la FNSEA Jérôme Despey, “les vignes détruites sont pour la plupart assurées. Les pertes liées à une non-conformité des vins à cause de la fumée ou du retardant, ça, les assurances ne prennent pas a priori”.”Les remontées de terrain font état de 1.000 à 1.500 hectares fortement impactés (…) c’est-à-dire avec des pertes de fonds, des pertes de récoltes, des vignes qui ont reçu du produit retardant, qui ont été exposées pendant plusieurs jours à de la fumée”, a déclaré mardi à l’AFP Jérôme Despey, aussi viticulteur et président du conseil spécialisé Vin et Cidre de FranceAgriMer.Le ministère de l’Agriculture a fait savoir qu’Annie Genevard apporterait “son soutien aux acteurs locaux de la filière et des mesures concrètes d’aide en faveur des agriculteurs, et en particulier des viticulteurs sinistrés”. Une réunion sera consacrée à des “mesures d’urgence”, mais aussi aux “solutions durables pour reconstruire et renforcer la résilience des exploitations touchées”, selon la même source.Le Premier ministre François Bayrou s’était rendu sur place le 6 août, au lendemain du départ du feu. Il avait qualifié l’incendie de “catastrophe d’ampleur inédite” et évoqué un “plan de sauvegarde et d’avenir”.L’eurodéputé Renew Grégory Allione pointe du doigt des “dégâts irréversibles” et, dans un message sur X, appelle la ministre à puiser dans un fonds européen: “activez la réserve de la PAC (Politique agricole commune)”, lui recommande-t-il.

La majorité de la France toujours en surchauffe, au 7e jour de canicule

Une grande partie du pays reste en surchauffe jeudi, au septième jour d’une vague de chaleur étouffante qui touche encore 75 départements, malgré une baisse provisoire des températures, selon Météo France.Ce nouvel épisode de canicule, le deuxième de l’été, a débuté vendredi dernier avec onze départements du Sud, avant de s’étendre graduellement à la grande majorité du pays et l’Andorre, à l’exception du quart nord-ouest, qui reste épargné jeudi.Si les températures doivent baisser “provisoirement d’un cran par rapport à mercredi”, notamment dans le Centre-Est, elles resteront jeudi “à des niveaux caniculaires sur une grande partie du pays”, en particulier sur les trois quarts sud et est du pays, prévient Météo France dans son dernier bulletin mercredi.Comme les jours précédents, des températures record ont été enregistrées mercredi: 41,7°C à Châteaumeillant (Cher); 39,8°C à Nevers (Nièvre) ou encore 39,7°C à Saint-Michel-de-Maurienne (Savoie), à 698 m d’altitude, selon Météo France.Le Rhône, la Drôme, l’Ardèche, l’Isère et l’Aude restent en vigilance rouge jusqu’à jeudi 06H00, avant de redescendre en orange, répit relatif dans l’Hexagone qui restera soumis à un temps très chaud, avec une vigilance orange pour les trois-quarts du pays.En revanche, les températures seront en légère hausse sur le Sud-Ouest, en particulier dans l’Aude, où la canicule met à rude épreuve les cultures.”Là, c’est la deuxième canicule de l’année, et entre les deux nous avons eu très peu d’eau. On va avoir une petite récolte”, déplore Ludovic Roux, vigneron à Talairan, dans l’Aude, et élu à la chambre d’agriculture.Cette vague de chaleur affecte aussi les éleveurs. Au village de Ginouillac, dans le Lot, où les températures sont montées jusqu’à 41°C en début de semaine, les vaches de Christophe Bonnet produisent moins de lait que d’habitude, explique cet éleveur de 54 ans, en Groupement agricole d’exploitation en commun (Gaec) avec sa femme et ses deux filles.”Les vaches souffrent de la chaleur. Durant ces périodes, elles mangent moins et produisent moins. En moyenne, une vache fait 25 litres par jour, mais quand il fait chaud on perd 10%”, explique-t-il, ajoutant qu’il y a aussi “plus de risques au vêlage car les vaches peuvent faire une infection”, ce qui “demande une plus grande surveillance.” – Pollution à l’ozone -Toujours en Occitanie, la hausse de la température de la Garonne à cause des fortes chaleurs a amené EDF à réduire la production de la centrale nucléaire de Golfech, comme le prévoit un arrêté de 2006. En effet, la centrale prélève de l’eau dans le fleuve, puis la rejette à une température plus élevée, contribuant ainsi au réchauffement de l’eau.En région parisienne, touchée par un épisode de pollution “persistant” à l’ozone, des restrictions de circulation sont mises en place à partir de jeudi. De 05H30 à minuit, la vitesse maximale autorisée passera de 130 à 110 km/h sur les autoroutes, elle sera plafonnée à 90 km/h sur les voies à 110 km/h, et celles limitées à 90 ou 80 km/h passeront à 70 km/h.A Lille, Kristine Büttner et Nils Wiemers, deux Allemands quinquagénaires venus de Berlin, sont surpris que la vague de chaleur atteigne le nord de la France. “Ah la canicule. Nous nous sommes dit qu’il ne ferait peut-être pas si chaud dans le Nord. Nous étions très contents, d’être ici dans le nord et pas dans le sud de la France”, confie Kristine Buttner.Des alertes rouge canicule ont aussi été déclenchées en Italie, Portugal, en Grèce, dans les Balkans ou encore en Espagne, où plusieurs dizaines d’incendies sont actifs. La France subit depuis vendredi sa 51e vague de chaleur depuis 1947. La baisse des températures jeudi sera “très relative et provisoire”, prévient Météo-France, car de très fortes chaleurs sont à nouveau attendues pour le week-end du 15 août avec probablement jusqu’à 40°C sur le Sud-Ouest.Selon les données des stations météo depuis 1950 analysées par l’AFP, un Français né dans les années 2000 a vu le thermomètre dépasser 40°C dans le pays presque chaque été, une expérience sans comparaison avec celle de ses grands-parents, plutôt habitués à des canicules exceptionnelles, comme en 1947 ou 1983.Les études de surmortalité montrent que la chaleur tue plus que les ouragans, les inondations ou tout autre événement climatique extrême. La prévention s’est améliorée depuis la canicule de 2003 (15.000 morts) et moins de gens meurent désormais de la chaleur, mais plus de 5.000 personnes en sont mortes à l’été 2023, selon Santé publique France.

Avant le sommet Trump-Poutine, pression diplomatique européenne et poussée militaire russe

Pression diplomatique des Européens et de Volodymyr Zelensky, poussée militaire en Ukraine de la Russie: chaque camp cherche à affirmer sa position avant la réunion vendredi en Alaska de Vladimir Poutine et de Donald Trump.Le président américain, qui a dit vouloir “tâter le terrain” avec son homologue russe, a jugé mercredi que deux issues étaient possibles.Si l’entretien se passe bien, il débouchera “presque immédiatement” sur une rencontre à trois entre le président russe, Volodymyr Zelensky et lui-même, pour mettre un terme à la guerre déclenchée en février 2022 par l’invasion russe.Mais si sa première réunion en personne avec le maître du Kremlin depuis 2019 tourne mal, Donald Trump a assuré qu’il n’y aurait pas de “seconde rencontre” pour mettre fin au plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.Piqué à vif par des commentaires de presse présentant la tenue du sommet comme une victoire diplomatique pour Vladimir Poutine, le président américain a assuré que la Russie ferait face à des “conséquences très graves” si elle n’acceptait pas de mettre fin à la guerre.Mais il n’a pas précisé cette menace, qui n’est d’ailleurs pas la première du genre.Donald Trump doit prendre la parole jeudi dans le Bureau ovale, mais la Maison Blanche n’a pas précisé l’objet de son allocution.  Mercredi, dans les rues du centre-ville d’Anchorage, pas de rues bouclées, de quartiers barricadés, ni même de présence policière visible.Rien ne laisse deviner, à première vue, que se prépare cette réunion de la plus haute importance.Mais à l’aéroport, les journalistes encombrés de caméras se mêlent aux touristes chargés de cannes à pêche. Les hôtels affichent complets, les loueurs de voiture sont dévalisés.Les deux dirigeants se rencontreront sur la base militaire d’Elmendorf-Richardson, dont l’importance stratégique a culminé pendant la Guerre froide.- “Très bon appel” -Pour permettre la venue de la délégation russe, le Trésor américain a décidé vendredi de suspendre temporairement des sanctions prises contre Vladimir Poutine et plusieurs hauts responsables depuis le début de la guerre en Ukraine.Jusqu’au bout, chaque partie s’efforce de consolider sa position: sur le front pour les Russes, par la voie diplomatique pour Kiev et les Européens.Donald Trump a assuré avoir eu un “très bon appel” mercredi avec le président ukrainien et des dirigeants des pays européens, de l’UE et de l’Otan.”Nous espérons que le thème central de la réunion” vendredi sera “un cessez-le-feu immédiat”, a  déclaré Volodymyr Zelensky.Il redoute que le sommet entre les présidents russe et américain n’aille plus loin, esquissant un règlement à long terme du conflit au détriment de son pays.Les Européens se sont donc efforcés mercredi d’influencer l’état d’esprit dans lequel Donald Trump, dirigeant au tempérament volatil, aborde la réunion.Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a évoqué une chance “réelle” de cessez-le-feu.Vladimir Poutine se prépare lui à faire la traversée jusqu’en Alaska sur fond de progression accélérée des forces russes en territoire ukrainien.Les troupes russes ont dit avoir conquis plus de 110 km2 supplémentaires au 12 août par rapport à la veille, ce qui n’était plus arrivé depuis fin mai 2024.- “Echanges de territoires” -Signe de la dégradation de la situation, l’Ukraine a ordonné mercredi l’évacuation de familles dans une dizaine de localités dans l’est.Au moins trois personnes ont été tuées dans des tirs d’artillerie et des raids de drones russes dans la région de Kherson (sud) tôt mercredi, d’après les autorités régionales.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Pour Kiev, ces exigences sont inaceptables.Donald Trump a prédit “des échanges de territoires”, à un moment où les soldats russes occupent environ 20% de l’Ukraine.Volodymyr Zelensky a exclu tout retrait de zones de l’est de l’Ukraine dans le cadre d’un accord de paix.Pour le chancelier allemand Friedrich Merz, l’Ukraine “est prête à discuter de questions territoriales” mais pas d'”une reconnaissance légale” de l’occupation par la Russie de certaines parties de son territoire.”Les questions territoriales (…) ne seront négociées que par le président ukrainien”, a de son côté martelé Emmanuel Macron.Moscou de son côté a jugé “insignifiantes” ces consultations entre Américains et Européens.