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Zelensky à Londres, à la veille du sommet Trump-Poutine en Alaska
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été reçu jeudi matin à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, nouvelle démonstration du soutien européen à la veille d’un sommet jugé décisif en Alaska entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine.M. Starmer a chaleureusement accueilli le dirigeant ukrainien sur le perron de Downing Street avec une embrassade et une poignée de main devant les caméras, avant que les deux hommes entrent dans la résidence.M. Zelensky et ses alliés européens ont accentué la pression diplomatique pour mettre fin à la guerre en Ukraine, chaque camp cherchant à affirmer sa position avant la rencontre d’Anchorage.Pression sur le terrain également: répondant à une forte poussée militaire russe ces derniers jours, l’Ukraine a tiré des dizaines de drones dans la nuit de mercredi à jeudi près de 500 km à l’intérieur du territoire russe, incendiant une raffinerie et faisant trois blessés près de Volgograd (sud), selon des responsables russes.Donald Trump a dit vouloir “tâter le terrain” en Alaska avec Vladimir Poutine. Il a jugé mercredi que deux issues étaient possibles.Si l’entretien se passe bien, il débouchera “presque immédiatement” sur une rencontre à trois entre le président russe, Volodymyr Zelensky et lui-même, pour mettre un terme à la guerre déclenchée en février 2022 par l’invasion russe.Mais si sa première réunion en personne avec le maître du Kremlin depuis 2019 tourne mal, Donald Trump a assuré qu’il n’y aurait pas de “seconde rencontre” pour mettre fin au plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.Piqué à vif par des commentaires de presse présentant la tenue du sommet comme une victoire diplomatique pour Vladimir Poutine, le président américain a assuré que la Russie ferait face à des “conséquences très graves” si elle n’acceptait pas de mettre fin à la guerre, sans toutefois préciser cette menace.MM. Trump et Poutine se rencontreront sur la base militaire d’Elmendorf-Richardson, dont l’importance stratégique a culminé pendant la Guerre froide.Mercredi, dans le centre d’Anchorage, pas de rues bouclées, de quartiers barricadés, ni même de présence policière visible.Rien ne laisse deviner, à première vue, que se prépare un sommet de la plus haute importance.Mais à l’aéroport, les journalistes encombrés de caméras se mêlent aux touristes chargés de cannes à pêche. Les hôtels affichent complets, les loueurs de voiture sont dévalisés.- “Très bon appel” -Jusqu’au bout, chaque partie s’est efforcée de consolider sa position: sur le front pour les Russes, par la voie diplomatique pour Kiev et les Européens.Donald Trump a assuré avoir eu un “très bon appel” mercredi avec le président ukrainien et des dirigeants des pays européens, de l’UE et de l’Otan.M. Zelensky s’était rendu à Berlin pour suivre ces réunions virtuelles, où il a été reçu par le chancelier allemand Friedrich Merz.”Nous espérons que le thème central de la réunion” vendredi sera “un cessez-le-feu immédiat”, avait alors déclaré le dirigeant ukrainien. Keir Starmer, a pour sa part évoqué une chance “réelle” de cessez-le-feu.Vladimir Poutine se rend en Alaska au moment où les forces russes ont gagné beaucoup de terrain en territoire ukrainien.Les troupes russes ont dit avoir conquis plus de 110 km2 supplémentaires au 12 août par rapport à la veille, ce qui n’était plus arrivé depuis fin mai 2024. L’Ukraine a ordonné mercredi l’évacuation de familles dans une dizaine de localités dans l’est du pays.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Pour Kiev, ces exigences sont inacceptables.
Zelensky à Londres, à la veille du sommet Trump-Poutine en Alaska
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a été reçu jeudi matin à Londres par le Premier ministre britannique Keir Starmer, nouvelle démonstration du soutien européen à la veille d’un sommet jugé décisif en Alaska entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine.M. Starmer a chaleureusement accueilli le dirigeant ukrainien sur le perron de Downing Street avec une embrassade et une poignée de main devant les caméras, avant que les deux hommes entrent dans la résidence.M. Zelensky et ses alliés européens ont accentué la pression diplomatique pour mettre fin à la guerre en Ukraine, chaque camp cherchant à affirmer sa position avant la rencontre d’Anchorage.Pression sur le terrain également: répondant à une forte poussée militaire russe ces derniers jours, l’Ukraine a tiré des dizaines de drones dans la nuit de mercredi à jeudi près de 500 km à l’intérieur du territoire russe, incendiant une raffinerie et faisant trois blessés près de Volgograd (sud), selon des responsables russes.Donald Trump a dit vouloir “tâter le terrain” en Alaska avec Vladimir Poutine. Il a jugé mercredi que deux issues étaient possibles.Si l’entretien se passe bien, il débouchera “presque immédiatement” sur une rencontre à trois entre le président russe, Volodymyr Zelensky et lui-même, pour mettre un terme à la guerre déclenchée en février 2022 par l’invasion russe.Mais si sa première réunion en personne avec le maître du Kremlin depuis 2019 tourne mal, Donald Trump a assuré qu’il n’y aurait pas de “seconde rencontre” pour mettre fin au plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde guerre mondiale.Piqué à vif par des commentaires de presse présentant la tenue du sommet comme une victoire diplomatique pour Vladimir Poutine, le président américain a assuré que la Russie ferait face à des “conséquences très graves” si elle n’acceptait pas de mettre fin à la guerre, sans toutefois préciser cette menace.MM. Trump et Poutine se rencontreront sur la base militaire d’Elmendorf-Richardson, dont l’importance stratégique a culminé pendant la Guerre froide.Mercredi, dans le centre d’Anchorage, pas de rues bouclées, de quartiers barricadés, ni même de présence policière visible.Rien ne laisse deviner, à première vue, que se prépare un sommet de la plus haute importance.Mais à l’aéroport, les journalistes encombrés de caméras se mêlent aux touristes chargés de cannes à pêche. Les hôtels affichent complets, les loueurs de voiture sont dévalisés.- “Très bon appel” -Jusqu’au bout, chaque partie s’est efforcée de consolider sa position: sur le front pour les Russes, par la voie diplomatique pour Kiev et les Européens.Donald Trump a assuré avoir eu un “très bon appel” mercredi avec le président ukrainien et des dirigeants des pays européens, de l’UE et de l’Otan.M. Zelensky s’était rendu à Berlin pour suivre ces réunions virtuelles, où il a été reçu par le chancelier allemand Friedrich Merz.”Nous espérons que le thème central de la réunion” vendredi sera “un cessez-le-feu immédiat”, avait alors déclaré le dirigeant ukrainien. Keir Starmer, a pour sa part évoqué une chance “réelle” de cessez-le-feu.Vladimir Poutine se rend en Alaska au moment où les forces russes ont gagné beaucoup de terrain en territoire ukrainien.Les troupes russes ont dit avoir conquis plus de 110 km2 supplémentaires au 12 août par rapport à la veille, ce qui n’était plus arrivé depuis fin mai 2024. L’Ukraine a ordonné mercredi l’évacuation de familles dans une dizaine de localités dans l’est du pays.La Russie réclame que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées (Donetsk, Lougansk, Zaporijjia et Kherson), en plus de la Crimée annexée en 2014, et qu’elle renonce aux livraisons d’armes occidentales et à toute adhésion à l’Otan.Pour Kiev, ces exigences sont inacceptables.
En Russie, la lutte désespérée des écologistes pour sauver un parc national
A peine sortie du tribunal qui l’a condamnée à une amende pour “désobéissance à la police”, Irina Kourisseva retourne inspecter les nouvelles destructions dans un parc national près de Moscou, où les autorités veulent construire une autoroute.En Russie, sur fond d’offensive en Ukraine et de répression de toute voix dissidente, la lutte pour la protection …
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En Russie, la lutte désespérée des écologistes pour sauver un parc national
A peine sortie du tribunal qui l’a condamnée à une amende pour “désobéissance à la police”, Irina Kourisseva retourne inspecter les nouvelles destructions dans un parc national près de Moscou, où les autorités veulent construire une autoroute.En Russie, sur fond d’offensive en Ukraine et de répression de toute voix dissidente, la lutte pour la protection de l’environnement est devenue une affaire risquée. “Les autorités sont devenues totalement indifférentes” à cette question et la législation a été “assouplie” en faveur des entreprises “polluantes” et des promoteurs immobiliers, relève un militant écologiste, sous couvert de l’anonymat.Dans la banlieue de Moscou, la construction d’immeubles ne fléchit pas, et des milliers d’habitants qui travaillent dans la capitale passent des heures dans les embouteillages. Pour améliorer le trafic à Koroliov, ville de 200.000 habitants au nord-est de Moscou, les autorités ont décidé de construire une nouvelle autoroute qui passera… en plein milieu du parc national Lossinyï Ostrov, ce qui révolte Irina Kourisseva, 62 ans. Alors, fin juillet, avec cinq autres camarades, elle s’était mise sur le chemin d’un engin qui déchargeait de l’asphalte dans la forêt. Ils ont été arrêtés par la police et condamnés à des amendes, après avoir passé une nuit au poste.”Nous étions interrogés comme si nous étions des criminels et avions tué quelqu’un”, raconte cette habitante de Koroliov.Avec ses 129 km2 de forêts, Lossinyï Ostrov – “l’île des élans” en russe – est un refuge pour quelque 280 espèces d’animaux, dont des cerfs, des élans, des sangliers et des renards, et plus de 160 espèces d’oiseaux, dont certaines en voie de disparition.La loi russe interdit toute construction dans les parcs nationaux. Mais les autorités ont trouvé la parade: elles présentent le projet comme la “réparation” d’une route déjà existante. “C’est une falsification et une escroquerie. Il n’y a jamais eu de route là-bas”, s’insurge Dmitri Trounine, avocat défenseur de l’environnement depuis plus de 25 ans.En fait de route, il s’agit d’un chemin de terre utilisé par les gardes forestiers, qui devient ensuite un sentier entre les arbres.- “La juge souriait” -Irina Kourisseva explique que “de la poudre d’asphalte” a été déchargée sur ce sentier “pour montrer ensuite qu’il y avait déjà une route”.L’autoroute doit être construite d’ici mars 2026, selon le ministère régional de Transports, pour un montant de 497 millions de roubles (5,4 millions d’euros), et servira d’accès à un nouveau complexe immobilier à Koroliov. Au tribunal, “la juge souriait”, se souvient Mikhaïl Rogov, ingénieur âgé de 36 ans. “Elle nous a dit: +Si vous ne voulez pas de problèmes, signez ces papiers, payez les amendes et vous êtes libres+”, raconte-t-il.Cette juge, Maria Loktionova, avait condamné en 2023 un autre militant écologiste, Alexandre Bakhtine, à six ans de prison pour trois publications sur les réseaux sociaux dénonçant l’offensive russe en l’Ukraine.”Nous ne voulons que défendre la nature. Il n’y a pas que nous six qui en ayons besoin”, souligne Irina.Kirill Iankov, membre d’un conseil d’experts du ministère russe des Transports, raconte avoir proposé un projet de route “alternatif” contournant le parc, qui a été rejeté.- “N’y mêlez pas le président” -En juin, un millier de personnes ont fait la queue devant l’administration présidentielle à Moscou pour déposer des plaintes contre le projet, adressées à Vladimir Poutine.Le président russe avait visité Lossinyï Ostrov en 2010; nourrissant un bébé élan au biberon, il avait alors affirmé que la nature était “un cadeau de Dieu” qu’il fallait “protéger”.Changement de discours en 2025: “c’est une question pour les autorités régionales. N’y mêlez pas le président”, a martelé en juillet le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, interrogé à propos de cette route. La protection de la nature “ne doit pas être un frein au développement et au confort de la vie des citadins”, a-t-il ajouté.”Il est de plus en plus difficile de défendre la vérité dans les tribunaux. La +verticale+ du pouvoir réalise ses décisions et les forces de l’ordre et les instances du contrôle lui obéissent”, se désole Dmitri Trounine.En Russie, la qualité de l’environnement s’est dégradée ces dernières années, et de manière accélérée depuis l’offensive en Ukraine lancée en février 2022, ont expliqué des écologistes à l’AFP.Une marée noire a touché la mer Noire en décembre, provoquée par deux pétroliers russes. Écologistes et scientifiques ont accusé les autorités russes d’avoir réagi trop tard et d’avoir causé une catastrophe écologique.
Aux Philippines, les “Nikkei-jin”, nés lors de la guerre, toujours à la recherche de leurs proches japonais
Après une vie entière de recherches, Jose Villafuerte a enfin retrouvé la tombe d’un père qu’il n’a jamais connu: un officier japonais stationné aux Philippines pendant la Seconde Guerre mondiale.Aujourd’hui âgé de 82 ans, cet ancien fossoyeur se trouvait encore dans le ventre de sa mère philippine, Benita Abril, quand le compagnon de celle-ci, Ginjiro …



