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Pas de retour en prison pour les braqueurs de Kim Kardashian, “satisfaite” du verdict

Ils sont coupables, mais trop vieux et malades pour retourner en prison. La cour d’assises de Paris a prononcé vendredi soir des peines très clémentes contre les “papys braqueurs” de Kim Kardashian, “satisfaite” du verdict et pressée de “tourner la page”.”Les peines sont assez peu sévères”, reconnaît à la fin de son verdict le président David De Pas. Bien en deçà en tout cas de celles requises par l’accusation, qui avait réclamé 10 ans de prison à l’encontre des braqueurs entrés dans l’hôtel de Kim Kardashian la nuit du 2 au 3 octobre 2016, en pleine Fashion week.”Elles ont été pensées à distance de cet événement grave”, en prenant en considération “le temps écoulé” – neuf ans – et l’état de santé des principaux protagonistes qui “interdit éthiquement d’incarcérer quiconque”, déclare le magistrat devant les accusés émus, qu’il avait fait se lever pour entendre la décision.Une fois l’audience terminée, chacun a enlacé ses proches, avant de sortir peu à peu de la salle soulagé et souvent avec le sourire, en emportant les gros sacs et valises qu’ils avaient préparés dans l’éventualité d’une incarcération. Kim Kardashian s’est immédiatement dite “satisfaite” du verdict tout en déclarant vouloir “tourner la page”. “Je suis profondément reconnaissante envers les autorités françaises d’avoir rendu justice dans cette affaire. Ce crime a été l’expérience la plus terrifiante de ma vie”, a expliqué la reine des influenceuses dans un communiqué transmis par ses avocats.Quatre hommes ont été reconnus coupables d’avoir braqué et séquestré la superstar américaine dans sa chambre, arme au poing, pour la dépouiller de neuf millions d’euros de bijoux. Le principal, Aomar Aït Khedache, 69 ans, sourd et quasiment muet, souffrant du dos et de diabète, a été condamné à huit ans de prison dont cinq avec sursis. Pour la partie ferme, la cour a ordonné une confusion avec une autre peine, ce qui signifie qu’il ne retournera pas en prison. Il a lentement quitté le palais de justice, au son du cliquetis de sa canne qui a rythmé les quatre semaines de procès.- “Verdict d’apaisement” -Les trois autres “opérationnels” du braquage se sont vu infliger une peine de sept ans dont deux ferme (déjà couverte par leur détention provisoire): Didier Dubreucq, 69 ans, qui suit en ce moment une chimiothérapie et a dû être hospitalisé ces derniers jours – il était absent pour le verdict. Yunice Abbas, 71 ans, qui a “assumé” avoir fait le guet le soir des faits. Et le jeunot de la bande (35 ans), Marc-Alexandre Boyer, qui explose en sanglots en comprenant qu’il n’ira pas en prison.Même si “vous n’avez pas frappé, vous avez fait peur”, “vous avez fait du mal”, “vous avez traumatisé de façon sans doute durable”, insiste le président. Mais “aucun d’entre vous n’a fait parler de lui sur ces neuf années”, et “vous avez globalement reconstruit votre vie et fait les démarches pour vous réinsérer”.La défense a salué un “verdict d’apaisement”. “Cette décision est aussi la preuve que la justice peut réparer véritablement autrement que par la prison”, a réagi Me Chloé Arnoux, l’avocate d’Aomar Aït Khedache.La cour a enfin considéré qu’il n’y avait pas de “taupe” derrière ce casse spectaculaire. Et acquitté en conséquence Gary Madar (le frère du chauffeur de Kim Kardashian) et son ami Florus Héroui, accusés d’avoir transmis de précieuses informations sur l’emploi du temps de la star pendant son séjour parisien.L’avocate générale avait bien tenté, dans ses réquisitions, de convaincre les magistrats professionnels et surtout les jurés populaires de ne pas se fier aux “rides rassurantes” des “vieux messieurs et dame” comparaissant libres sur le banc des accusés. Au moment des faits, ils étaient “des braqueurs chevronnés du grand banditisme” au casier judiciaire chargé, pas des “pieds nickelés”. “La réalité, c’est qu’ils ont monté un coup et qu’ils ont réussi”, avait martelé l’avocate générale Anne-Dominique Merville.Quand elle est venue témoigner la semaine dernière, Kim Kardashian avait accepté les excuses du principal accusé Aomar Aït Khedache.”Je vous pardonne” même si “ça ne change rien au traumatisme”, “je crois à la deuxième chance”, lui a dit émue celle qui étudiait le droit depuis six ans et a enfin obtenu son diplôme, comme elle l’a annoncé jeudi sur les réseaux sociaux à ses 356 millions d’abonnés.

Allemagne : attaque au couteau à la gare de Hambourg, une suspecte arrêtée

Une attaque au couteau a fait 17 blessés, dont quatre très grièvement, vendredi sur un quai bondé de la gare de Hambourg, dans le nord de l’Allemagne, où une femme de 39 ans est soupçonnée d’avoir frappé des voyageurs.L’auteure présumée de cette agression a été arrêtée peu après les faits, en début de soirée, “sans opposer de résistance”, selon la police.Les motifs de son geste restent à déterminer mais l’hypothèse d’un mobile politique n’est pas privilégiée, a indiqué un porte-parole de la police.”Nous n’avons, jusqu’à présent, aucune indication que la femme ait pu agir pour des motifs politiques”, a indiqué sur la chaîne ARD Florian Abbenseth, selon lequel les enquêteurs examinent la possibilité que la suspecte se soit trouvée “dans un état d’urgence psychiatrique”.Elle a “agi seule” s’en prenant aux voyageurs présents un quai de la gare centrale de la deuxième ville la plus peuplée d’Allemagne, très fréquentée en ce début de week-end.Selon le dernier bilan provisoire des autorités, 17 personnes ont été blessées dont quatre se trouvent dans un état critique.La police n’a pas fourni plus de précision sur l’identité de l’assaillante, de nationalité allemande.L’attaque a entraîné une importante opération de secours. Des photos publiées par l’AFP montraient des blessés pris en charge sur des civières ainsi qu’un quai ferroviaire bouclé par les forces de l’ordre.Le chancelier Friedrich Merz s’est dit “bouleversé” par cet acte de violence.L’Allemagne a connu ces derniers mois plusieurs attaques meurtrières à l’arme blanche qui ont choqué le pays, ainsi que des attentats à motif jihadiste et des violences d’extrême droite qui ont mis au premier plan les questions de sécurité.- Série d’attaques -Samedi dernier, quatre personnes ont été blessées lors d’une agression au couteau dans l’ouest du pays. L’auteur présumé est un Syrien de 35 ans arrêté par les autorités qui suspectent un attentat islamiste. Il avait frappé un groupe de personnes devant un bar du centre-ville de Bielefeld avant de prendre la fuite.L’agression au couteau d’un écolier de 12 ans dans la cour de son école par un de ses camarades de 13 ans a également fait les gros titres de la presse cette semaine.Selon les statistiques de la police criminelle, quelque 8.900 agressions à l’arme blanche ont été commises en Allemagne en 2023, représentant un peu moins de 6% de la catégorie des violences “ayant entraîné des blessures corporelles graves et dangereuses”.En 2022, ce chiffre était de 8.160 et l’année précédente de 7.071 cas.Sous pression pour faire diminuer le nombre de violences à l’arme blanche, le gouvernement allemand avait durci l’été dernier la législation sur le port de couteaux, interdits dans les rassemblements publics et dans les transports longue distance.Des villes ont également décrété des zones où le port de couteau est interdit, comme la gare de Hambourg, autant de mesures dont l’efficacité est mise en doute par les experts et les syndicats de policier.Un premier durcissement de la législation avait été décidé après un attentat commis lors d’une fête populaire à Solingen (ouest) où un Syrien avait frappé dans la foule, faisant trois morts et huit blessés, une attaque revendiquée par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI).Quelques mois plus tôt, une attaque au couteau visant un rassemblement anti-Islam à Mannheim (ouest) avait fait un mort, un jeune policier qui s’était interposé. L’agresseur présumé était un ressortissant afghan. Fin janvier, un enfant de deux ans et un homme sont morts dans une attaque au couteau commise dans un parc du sud de l’Allemagne par un Afghan de 28 ans, aux lourds antécédents psychiatriques, qui s’en était pris à un groupe d’écoliers.L’Allemagne a également connu deux attentats à la voiture bélier qui ont fait plusieurs morts et blessés.Cette série de crimes avaient dominé les débats politiques avant les élections législatives du 23 février remportées par le parti conservateur. Le scrutin a vu le parti d’extrême droite AfD arriver en seconde position.

Allemagne : attaque au couteau à la gare de Hambourg, une suspecte arrêtée

Une attaque au couteau a fait 17 blessés, dont quatre très grièvement, vendredi sur un quai bondé de la gare de Hambourg, dans le nord de l’Allemagne, où une femme de 39 ans est soupçonnée d’avoir frappé des voyageurs.L’auteure présumée de cette agression a été arrêtée peu après les faits, en début de soirée, “sans opposer de résistance”, selon la police.Les motifs de son geste restent à déterminer mais l’hypothèse d’un mobile politique n’est pas privilégiée, a indiqué un porte-parole de la police.”Nous n’avons, jusqu’à présent, aucune indication que la femme ait pu agir pour des motifs politiques”, a indiqué sur la chaîne ARD Florian Abbenseth, selon lequel les enquêteurs examinent la possibilité que la suspecte se soit trouvée “dans un état d’urgence psychiatrique”.Elle a “agi seule” s’en prenant aux voyageurs présents un quai de la gare centrale de la deuxième ville la plus peuplée d’Allemagne, très fréquentée en ce début de week-end.Selon le dernier bilan provisoire des autorités, 17 personnes ont été blessées dont quatre se trouvent dans un état critique.La police n’a pas fourni plus de précision sur l’identité de l’assaillante, de nationalité allemande.L’attaque a entraîné une importante opération de secours. Des photos publiées par l’AFP montraient des blessés pris en charge sur des civières ainsi qu’un quai ferroviaire bouclé par les forces de l’ordre.Le chancelier Friedrich Merz s’est dit “bouleversé” par cet acte de violence.L’Allemagne a connu ces derniers mois plusieurs attaques meurtrières à l’arme blanche qui ont choqué le pays, ainsi que des attentats à motif jihadiste et des violences d’extrême droite qui ont mis au premier plan les questions de sécurité.- Série d’attaques -Samedi dernier, quatre personnes ont été blessées lors d’une agression au couteau dans l’ouest du pays. L’auteur présumé est un Syrien de 35 ans arrêté par les autorités qui suspectent un attentat islamiste. Il avait frappé un groupe de personnes devant un bar du centre-ville de Bielefeld avant de prendre la fuite.L’agression au couteau d’un écolier de 12 ans dans la cour de son école par un de ses camarades de 13 ans a également fait les gros titres de la presse cette semaine.Selon les statistiques de la police criminelle, quelque 8.900 agressions à l’arme blanche ont été commises en Allemagne en 2023, représentant un peu moins de 6% de la catégorie des violences “ayant entraîné des blessures corporelles graves et dangereuses”.En 2022, ce chiffre était de 8.160 et l’année précédente de 7.071 cas.Sous pression pour faire diminuer le nombre de violences à l’arme blanche, le gouvernement allemand avait durci l’été dernier la législation sur le port de couteaux, interdits dans les rassemblements publics et dans les transports longue distance.Des villes ont également décrété des zones où le port de couteau est interdit, comme la gare de Hambourg, autant de mesures dont l’efficacité est mise en doute par les experts et les syndicats de policier.Un premier durcissement de la législation avait été décidé après un attentat commis lors d’une fête populaire à Solingen (ouest) où un Syrien avait frappé dans la foule, faisant trois morts et huit blessés, une attaque revendiquée par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI).Quelques mois plus tôt, une attaque au couteau visant un rassemblement anti-Islam à Mannheim (ouest) avait fait un mort, un jeune policier qui s’était interposé. L’agresseur présumé était un ressortissant afghan. Fin janvier, un enfant de deux ans et un homme sont morts dans une attaque au couteau commise dans un parc du sud de l’Allemagne par un Afghan de 28 ans, aux lourds antécédents psychiatriques, qui s’en était pris à un groupe d’écoliers.L’Allemagne a également connu deux attentats à la voiture bélier qui ont fait plusieurs morts et blessés.Cette série de crimes avaient dominé les débats politiques avant les élections législatives du 23 février remportées par le parti conservateur. Le scrutin a vu le parti d’extrême droite AfD arriver en seconde position.

Trump concentre ses foudres commerciales sur l’Union européenne

Donald Trump a affirmé vendredi qu’il ne “cherchait pas d’accord” commercial avec l’Union européenne, qu’il menace d’assommer avec des droits de douane de 50% dès le 1er juin, un perspective qui a secoué les marchés boursiers européens.”Nous avons établi les termes de l’accord. C’est 50%” de droits de douane, a répété le président américain dans le Bureau ovale, quelques heures après avoir annoncé cette lourde taxe sur les produits européens importés dans un message sur sa plate-forme Truth Social.Donald Trump a répété ses griefs envers l’UE, selon lui “créée pour faire du mal aux Etats-Unis”.”Il est temps de jouer à ce jeu de la manière dont je sais y jouer”, a encore dit le milliardaire républicain, dont la politique protectionniste jusqu’ici a été faite de menaces tonitruantes souvent suivies de volte-face partielles tout aussi retentissantes.Est-ce parce que les investisseurs s’attendent à une reculade? Toujours est-il que la Bourse de New York ne s’est pas affolée vendredi.Vers 18H35 GMT, le Dow Jones limitait ses pertes à 0,26%, l’indice Nasdaq lâchait 0,57%, et l’indice élargi S&P 500 perdait 0,29%.- Made in USA -Les Bourses européennes avaient elles plus nettement accusé le coup, Paris clôturant à -1,65% et Francfort à -1,54%.Dans un autre message sur Truth social, Donald Trump a ciblé Apple (dont le titre perdait 2,76% à 195,81 dollars). Il menace le géant de l’électronique de lui infliger “au moins 25%” de surtaxe s’il ne fabrique pas ses iPhone aux Etats-Unis.”L’iPhone, s’ils veulent le vendre aux Etats-Unis, je veux qu’il soit fabriqué aux Etats-Unis, ils en sont capables”, a asséné le président américain.Un projet qui “n’est pas réaliste”, a jugé l’analyste de Wedbush Daniel Ives, pour qui “il faudrait cinq à dix ans pour rapatrier la production”. Et dans ce cas il faudrait s’attendre à une flambée des prix.Le patron d’Apple Tim Cook avait déclaré début mai s’attendre à ce que “la majorité des iPhone vendus aux Etats-Unis” pendant le trimestre en cours proviennent d’Inde, et non plus de Chine.La Commission européenne s’est refusée à tout commentaire, mais plusieurs pays ont condamné ces nouvelles menaces, qui “n’aident en rien” selon le ministre délégué au Commerce extérieur français.”Nous (ndlr: l’UE) gardons la même ligne: la désescalade, mais sommes prêts à répondre”, a aussi écrit Laurent Saint-Martin sur X.Le chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul a jugé que ce nouvel accès de fièvre douanière “ne faisait que nuire à l’économie des deux marchés”.- “Très optimiste” -Les Etats-Unis exportent notamment vers l’UE des logiciels et des services de communications, là où l’Europe leur vend surtout des automobiles, des machines-outils et des équipements de transport.Donald Trump s’en prend régulièrement à l’Europe depuis son retour à la Maison Blanche, l’estimant même “pire que la Chine” dans les relations commerciales.Les Etats-Unis évaluent leur déficit avec l’UE pour les biens à 235 milliards de dollars en 2024, mais la Commission européenne pointe que l’excédent américain en termes de services ramène le déficit commercial à 50 milliards d’euros (environ 57 milliards de dollars).Dans plusieurs notes, des analystes ont décrit l’annonce du président américain comme une “tactique de négociation”.”Elle intervient alors que les négociations avec l’UE ont débuté mais semblent difficiles, les premiers éléments semblant montrer un mécontentement des Etats-Unis car l’Europe ne propose qu’une baisse mutuelle, et non unilatérale, des droits de douane et rien sur la taxation numérique”, a ainsi pointé Capital Economics.Les droits de douane appliqués par les Etats-Unis aux produits européens s’élèvent actuellement à 12,5% en moyenne, 2,5% correspondant au niveau avant le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier et 10% annoncés début avril.

Trump concentre ses foudres commerciales sur l’Union européenne

Donald Trump a affirmé vendredi qu’il ne “cherchait pas d’accord” commercial avec l’Union européenne, qu’il menace d’assommer avec des droits de douane de 50% dès le 1er juin, un perspective qui a secoué les marchés boursiers européens.”Nous avons établi les termes de l’accord. C’est 50%” de droits de douane, a répété le président américain dans le Bureau ovale, quelques heures après avoir annoncé cette lourde taxe sur les produits européens importés dans un message sur sa plate-forme Truth Social.Donald Trump a répété ses griefs envers l’UE, selon lui “créée pour faire du mal aux Etats-Unis”.”Il est temps de jouer à ce jeu de la manière dont je sais y jouer”, a encore dit le milliardaire républicain, dont la politique protectionniste jusqu’ici a été faite de menaces tonitruantes souvent suivies de volte-face partielles tout aussi retentissantes.Est-ce parce que les investisseurs s’attendent à une reculade? Toujours est-il que la Bourse de New York ne s’est pas affolée vendredi.Vers 18H35 GMT, le Dow Jones limitait ses pertes à 0,26%, l’indice Nasdaq lâchait 0,57%, et l’indice élargi S&P 500 perdait 0,29%.- Made in USA -Les Bourses européennes avaient elles plus nettement accusé le coup, Paris clôturant à -1,65% et Francfort à -1,54%.Dans un autre message sur Truth social, Donald Trump a ciblé Apple (dont le titre perdait 2,76% à 195,81 dollars). Il menace le géant de l’électronique de lui infliger “au moins 25%” de surtaxe s’il ne fabrique pas ses iPhone aux Etats-Unis.”L’iPhone, s’ils veulent le vendre aux Etats-Unis, je veux qu’il soit fabriqué aux Etats-Unis, ils en sont capables”, a asséné le président américain.Un projet qui “n’est pas réaliste”, a jugé l’analyste de Wedbush Daniel Ives, pour qui “il faudrait cinq à dix ans pour rapatrier la production”. Et dans ce cas il faudrait s’attendre à une flambée des prix.Le patron d’Apple Tim Cook avait déclaré début mai s’attendre à ce que “la majorité des iPhone vendus aux Etats-Unis” pendant le trimestre en cours proviennent d’Inde, et non plus de Chine.La Commission européenne s’est refusée à tout commentaire, mais plusieurs pays ont condamné ces nouvelles menaces, qui “n’aident en rien” selon le ministre délégué au Commerce extérieur français.”Nous (ndlr: l’UE) gardons la même ligne: la désescalade, mais sommes prêts à répondre”, a aussi écrit Laurent Saint-Martin sur X.Le chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul a jugé que ce nouvel accès de fièvre douanière “ne faisait que nuire à l’économie des deux marchés”.- “Très optimiste” -Les Etats-Unis exportent notamment vers l’UE des logiciels et des services de communications, là où l’Europe leur vend surtout des automobiles, des machines-outils et des équipements de transport.Donald Trump s’en prend régulièrement à l’Europe depuis son retour à la Maison Blanche, l’estimant même “pire que la Chine” dans les relations commerciales.Les Etats-Unis évaluent leur déficit avec l’UE pour les biens à 235 milliards de dollars en 2024, mais la Commission européenne pointe que l’excédent américain en termes de services ramène le déficit commercial à 50 milliards d’euros (environ 57 milliards de dollars).Dans plusieurs notes, des analystes ont décrit l’annonce du président américain comme une “tactique de négociation”.”Elle intervient alors que les négociations avec l’UE ont débuté mais semblent difficiles, les premiers éléments semblant montrer un mécontentement des Etats-Unis car l’Europe ne propose qu’une baisse mutuelle, et non unilatérale, des droits de douane et rien sur la taxation numérique”, a ainsi pointé Capital Economics.Les droits de douane appliqués par les Etats-Unis aux produits européens s’élèvent actuellement à 12,5% en moyenne, 2,5% correspondant au niveau avant le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier et 10% annoncés début avril.

Des camions transportant de l’aide pillés dans la bande de Gaza

Quinze camions du Programme alimentaire mondial (PAM) ont été pillés dans la nuit de jeudi à vendredi dans la bande de Gaza, où les Palestiniens subissent aujourd’hui “la période peut-être la plus cruelle” du conflit, selon le secrétaire général de l’ONU.”Enfin, l’aide humanitaire entre” mais ce qui est autorisé par Israël ne représente “qu’une pincée d’aide alors qu’un déluge est nécessaire”, a dit Antonio Guterres devant la presse à New York, tout en condamnant l’intensification de l’offensive militaire israélienne “avec des niveaux de morts et de destruction atroces”.La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 71 morts vendredi dans des frappes israéliennes dans plusieurs zones de la bande de Gaza.L’armée a intensifié mi-mai ses bombardements et opérations terrestres, dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de libérer les otages enlevés lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.- “Faim et désespoir” -Face à une indignation croissante à l’international sur le blocus israélien, qui a provoqué de graves pénuries de nourriture et de médicaments, Israël a commencé à laisser entrer de l’aide lundi, au compte-gouttes, pour la première fois depuis le 2 mars.Dans un communiqué, le PAM a indiqué vendredi que 15 de ses camions “ont été pillés dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud de Gaza, alors qu’ils se dirigeaient vers des boulangeries soutenues par le PAM”.L’agence onusienne a appelé les autorités israéliennes à “permettre l’entrée de volumes beaucoup plus importants d’aide alimentaire, et plus rapidement”.Le Cogat, l’organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens, a annoncé que 107 camions d’aide humanitaire étaient entrés à Gaza jeudi.Mais Philippe Lazzarini, chef de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a rappelé vendredi que pendant la trêve de six semaines rompue en mars, entre 500 et 600 camions entraient quotidiennement.”Personne ne devrait être surpris ou choqué de voir des scènes où une aide précieuse est pillée”, a-t-il écrit sur X, ajoutant que “le peuple de Gaza est affamé depuis plus de onze semaines”.”Je lance un appel aux personnes avec une conscience: envoyez-nous de l’eau potable et de la nourriture”, lance Sobhi Ghattas, un Palestinien déplacé, dans le port de Gaza-ville. “Ma fille demande du pain depuis ce matin, et nous n’avons rien à lui donner”Les actes dans la bande de Gaza “vont dans le sens d’un nettoyage ethnique et d’un génocide”, a dénoncé une rapporteure de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).- “Ca suffit!” -Mohammed al-Moughayyir, un responsable de la Défense civile du territoire palestinien, a indiqué que 71 personnes avaient péri et que des dizaines d’autres avaient été blessées vendredi dans des bombardements israéliens visant principalement le centre et le sud du territoire. Il a aussi fait état d’un “grand nombre de personnes portées disparues, sous les décombres”.Dans le nord de la bande de Gaza, l’hôpital Al-Awda a signalé que trois membres de son personnel avaient été blessés dans des bombardements de drones israéliens.L’armée israélienne a affirmé avoir, au cours des dernières 24 heures, frappé plus de 75 “cibles terroristes”.Elle a aussi indiqué que des sirènes d’alerte avaient retenti dans des secteurs proches de Gaza, annonçant ensuite qu’un projectile venu du territoire palestinien avait été intercepté.Un journaliste de l’AFP a vu d’épais panaches de fumée s’élevant au-dessus de bâtiments détruits dans le sud de la bande de Gaza.”Ayez pitié de nous”, a imploré Youssef al-Najjar, dont des proches ont été tués dans une frappe sur une maison de Khan Younès (sud).”Nous sommes épuisés par les déplacements et la faim. Ca suffit!”.L’attaque sans précédent du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 20 vivantes “avec certitude” selon M. Netanyahu. La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.822 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Des camions transportant de l’aide pillés dans la bande de Gaza

Quinze camions du Programme alimentaire mondial (PAM) ont été pillés dans la nuit de jeudi à vendredi dans la bande de Gaza, où les Palestiniens subissent aujourd’hui “la période peut-être la plus cruelle” du conflit, selon le secrétaire général de l’ONU.”Enfin, l’aide humanitaire entre” mais ce qui est autorisé par Israël ne représente “qu’une pincée d’aide alors qu’un déluge est nécessaire”, a dit Antonio Guterres devant la presse à New York, tout en condamnant l’intensification de l’offensive militaire israélienne “avec des niveaux de morts et de destruction atroces”.La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 71 morts vendredi dans des frappes israéliennes dans plusieurs zones de la bande de Gaza.L’armée a intensifié mi-mai ses bombardements et opérations terrestres, dans le but affiché d’anéantir le Hamas et de libérer les otages enlevés lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien en Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.- “Faim et désespoir” -Face à une indignation croissante à l’international sur le blocus israélien, qui a provoqué de graves pénuries de nourriture et de médicaments, Israël a commencé à laisser entrer de l’aide lundi, au compte-gouttes, pour la première fois depuis le 2 mars.Dans un communiqué, le PAM a indiqué vendredi que 15 de ses camions “ont été pillés dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud de Gaza, alors qu’ils se dirigeaient vers des boulangeries soutenues par le PAM”.L’agence onusienne a appelé les autorités israéliennes à “permettre l’entrée de volumes beaucoup plus importants d’aide alimentaire, et plus rapidement”.Le Cogat, l’organisme du ministère israélien de la Défense chargé des affaires civiles dans les territoires palestiniens, a annoncé que 107 camions d’aide humanitaire étaient entrés à Gaza jeudi.Mais Philippe Lazzarini, chef de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa), a rappelé vendredi que pendant la trêve de six semaines rompue en mars, entre 500 et 600 camions entraient quotidiennement.”Personne ne devrait être surpris ou choqué de voir des scènes où une aide précieuse est pillée”, a-t-il écrit sur X, ajoutant que “le peuple de Gaza est affamé depuis plus de onze semaines”.”Je lance un appel aux personnes avec une conscience: envoyez-nous de l’eau potable et de la nourriture”, lance Sobhi Ghattas, un Palestinien déplacé, dans le port de Gaza-ville. “Ma fille demande du pain depuis ce matin, et nous n’avons rien à lui donner”Les actes dans la bande de Gaza “vont dans le sens d’un nettoyage ethnique et d’un génocide”, a dénoncé une rapporteure de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE).- “Ca suffit!” -Mohammed al-Moughayyir, un responsable de la Défense civile du territoire palestinien, a indiqué que 71 personnes avaient péri et que des dizaines d’autres avaient été blessées vendredi dans des bombardements israéliens visant principalement le centre et le sud du territoire. Il a aussi fait état d’un “grand nombre de personnes portées disparues, sous les décombres”.Dans le nord de la bande de Gaza, l’hôpital Al-Awda a signalé que trois membres de son personnel avaient été blessés dans des bombardements de drones israéliens.L’armée israélienne a affirmé avoir, au cours des dernières 24 heures, frappé plus de 75 “cibles terroristes”.Elle a aussi indiqué que des sirènes d’alerte avaient retenti dans des secteurs proches de Gaza, annonçant ensuite qu’un projectile venu du territoire palestinien avait été intercepté.Un journaliste de l’AFP a vu d’épais panaches de fumée s’élevant au-dessus de bâtiments détruits dans le sud de la bande de Gaza.”Ayez pitié de nous”, a imploré Youssef al-Najjar, dont des proches ont été tués dans une frappe sur une maison de Khan Younès (sud).”Nous sommes épuisés par les déplacements et la faim. Ca suffit!”.L’attaque sans précédent du 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont 20 vivantes “avec certitude” selon M. Netanyahu. La campagne de représailles israéliennes a fait au moins 53.822 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Ukraine : larmes et sourires lors du plus grand échange de prisonniers entre Kiev et Moscou

“Natalia Volodymyrivna Stebleva ? Bonjour, maman. Comment vas-tu ?” : malgré leur apparente banalité, ces mots sont les premiers que Konstantin échange avec sa mère depuis trois ans, et malgré son teint cireux et son visage émacié, il sourit.”Tu savais déjà qu’on allait être transférés ?”, demande-t-il, les yeux brillants, à sa mère au bout du fil. “Je t’aime. Ne sois pas triste. Ce n’est pas ma faute. J’avais promis de revenir sain et sauf”, dit-il en riant. Konstantin Steblev, soldat ukrainien de 31 ans capturé sur le front au début de la guerre et emprisonné en Russie, fait partie du premier groupe de prisonniers échangés entre Kiev et Moscou sur trois jours.Cet échange doit concerner mille personnes dans chaque camp. Si de nombreux autres ont eu lieu, celui-ci est le plus important depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine il y a plus de trois ans. Konstantin est arrivé avec les autres captifs en bus dans la cour d’un hôpital, acclamés par des centaines de familles de prisonniers, qui crient, pleurent et chantent d’une seule voix des “félicitations” aux soldats libérés. Durant ce trajet, Konstantin avait des sentiments “indescriptibles”. “C’est tout simplement fou. Des émotions folles”, tente-t-il d’expliquer.- 22 mois d’absence -Pendant ces longues années de captivité, il assure avoir tenu grâce à sa femme, qu’il ne voulait pas “laisser tomber”. “Elle sait que je suis fort et que je ne pouvais pas abandonner comme ça”, assure-t-il à l’AFP, la voix tremblante et souriante. Maintenant, Konstantin n’aspire qu’à retrouver sa famille, se “détendre avec eux, passer du temps avec eux. C’est ma priorité absolue.” Pour le reste : “ce sera à ma femme de décider, c’est elle qui est la plus impliquée dans tout cela maintenant”, lâche-t-il avec humour, disant vivre encore en “2022” dans sa tête.”C’est elle qui me dira et me montrera comment agir à l’avenir”, conclut le jeune homme. Maigres, fatigués, un peu perdus, les prisonniers entrent progressivement dans les couloirs de l’hôpital. Mais pas Olena et Oleksandre, qui, à l’écart, s’enlacent avec force, malgré les caméras pointées sur eux. Cela fait 22 mois qu’ils ne se sont pas vus, qu’Oleksandre était captif en Russie.Olena assure qu’elle a essayé de lui envoyer des lettres, mais qu’elles ont été “filtrées” par les matons russes, selon Oleksandre. “Je suis au septième ciel”, lâche-t-il dans les bras de sa femme, qu’il assure être “elle aussi au septième ciel”.L’homme malingre de 45 ans ne rêve que de “Manger… manger et passer du temps avec ma famille.”- “Pas brisé” -Pour cette première phase, 270 militaires et 120 civils dans chaque camp ont été échangés. Le reste le seront samedi et dimanche.Le sujet est douloureux, des milliers de familles attendant dans l’angoisse des nouvelles de leurs proches disparus.À l’arrivée des bus dans l’hôpital, des membres des familles de soldats encore emprisonnés accourent auprès des hommes libérés et leur tendent frénétiquement des portraits de leurs proches pour savoir s’ils les ont aperçus durant leur captivité.Les femmes repartent en pleurant quand ils font “non” de la tête. Certains savent que leurs proches sont en détention, d’autres n’ont aucune nouvelle et espèrent pouvoir glaner quelques informations auprès des soldats nouvellement libérés.Debout, Elia, 38 ans, serre dans ses bras la mère d’un soldat qui n’a pas vu son fils et n’a pas eu d’informations de la part des autres, au bord des larmes. Elia pleure de joie, car elle vient de retrouver son mari Andriï, après trois ans d’absence.Quand elle l’a vu, son “cœur battait à tout rompre”. “Je l’ai vu, j’ai attendu si longtemps pour cela”, dit-elle dans un souffle. “On a su que certains de son unité allaient être échangés, alors je suis venue”, lâche la jeune femme aux larges lèvres roses, tremblantes d’émotion.Plusieurs anciens prisonniers interviewés par l’AFP ont parlé des conditions difficiles et des tortures subies dans les prisons russes. Et si Elia pense au futur et à l’idée de faire un enfant avec son mari. Elle sait que pour lui, le chemin vers la rémission est encore long.”Il a le regard vide, mais je sais qu’ils ne l’ont pas brisé. Les gars avec lui m’ont dit qu’il était très fort”, conclut-elle, les yeux humides.

Nucléaire Iran/Etats-Unis: les pourparlers de vendredi “constructifs” selon Washington

Le cinquième cycle de pourparlers entre les Etats-Unis et l’Iran sur le nucléaire, qui s’est tenu vendredi à Rome sous la médiation d’Oman, a été “constructif” selon Washington, Téhéran parlant d’un échange “professionnel” mais de discussions “compliquées”.Téhéran et Washington, ennemis depuis la Révolution islamique de 1979 qui a renversé en Iran une monarchie pro-occidentale, ont entamé le 12 avril des discussions sur l’épineux dossier du programme nucléaire iranien.Les pourparlers entre le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, et l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, ont duré environ trois heures à Rome, à la résidence de l’ambassadeur omanais selon les médias iraniens.”Les discussions continuent d’être constructives – nous avons fait des progrès supplémentaires, mais il reste encore du travail à faire”, a déclaré un haut responsable américain sous le couvert de l’anonymat, en ajoutant que “les deux parties sont convenues de se rencontrer à nouveau dans un avenir proche”.De son côté, M. Araghchi a parlé de négociations “tellement compliquées qu’elles ne peuvent se régler en deux ou trois réunions”. Il a cependant qualifié les échanges vendredi avec Washington de très “professionnels”.- “Quelques progrès” -Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaïdi, a lui parlé de “quelques progrès”.”Nous espérons clarifier les questions en suspens dans les prochains jours, afin de progresser vers l’objectif commun de parvenir à un accord durable”, a-t-il écrit sur X.Ces pourparlers représentent le plus haut niveau d’engagement entre les deux pays depuis le retrait unilatéral en 2018 par les Etats-Unis de l’accord international sur le nucléaire iranien conclu trois ans plus tôt à Vienne.Le président américain Donald Trump, à l’origine de cette décision durant son premier mandat (2017-2021), a rétabli de lourdes sanctions américaines contre l’Iran dans le cadre d’une politique dite de “pression maximale”. Il cherche dorénavant à négocier un nouveau pacte avec Téhéran, qui espère une levée des sanctions qui asphyxient son économie.Mais Washington et Téhéran affichent publiquement leur désaccord sur la question sensible de l’enrichissement d’uranium. M. Witkoff avait estimé dimanche que les Etats-Unis “ne pouvaient autoriser ne serait-ce qu’un pour cent de capacité d’enrichissement” à l’Iran. “L’Iran ne peut pas avoir une capacité d’enrichissement, car cela en ferait une puissance nucléaire potentielle”, a argué mercredi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.Des “désaccords fondamentaux” demeurent avec les Etats-Unis, avait lancé jeudi M. Araghchi.Si les Etats-Unis empêchent l’Iran d’enrichir de l’uranium “il n’y aura pas d’accord”, a-t-il mis en garde.Téhéran, qui défend un droit au nucléaire civil, considère cette exigence comme contraire aux dispositions du Traité de non-prolifération (TNP), dont l’Iran est signataire.Pour Sina Toossi du Center for International Policy, ce dernier cycle de négociation a été “particulièrement sensible, marqué par l’affrontement de lignes rouges (…) apparemment irréconciliables concernant l’enrichissement d’uranium”.- “Bonne direction” -Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël, ennemi juré de l’Iran, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran nie avoir de telles visées.Le nucléaire emploie en Iran plus de 17.000 personnes, notamment dans l’énergie et le secteur médical, selon le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique (OIEA), Behrouz Kamalvandi.”Les Pays-Bas, la Belgique, la Corée du Sud, le Brésil et le Japon enrichissent (l’uranium) sans posséder d’armes nucléaires”, avait-il souligné début mai.Jeudi, Donald Trump a parlé de l’Iran avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.M. Trump estime que les négociations avec Téhéran, vues d’un mauvais oeil par le dirigeant israélien, “vont dans la bonne direction”, a-t-elle ajouté.Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran enrichit actuellement l’uranium à 60%, bien au-delà de la limite de 3,67% autorisée par l’accord de 2015, mais en deçà du taux de 90% nécessaire pour un usage militaire. Téhéran a pris ses distances avec ses engagements de 2015 en représailles au retrait américain de l’accord.L’accord sur le nucléaire de 2015, qui expire en octobre, soit dix ans après l’entrée en vigueur du texte, prévoit la possibilité de réimposer des sanctions onusiennes si l’Iran ne se conforme pas à ses engagements.

Le nord de l’Europe frappé par une sécheresse exceptionnelle

Une sécheresse jamais vue depuis des décennies frappe depuis plusieurs semaines une partie du nord de l’Europe, allant de l’Ecosse aux Pays-Bas, ce qui pourrait, si elle se prolongeait, réduire les futurs rendements des cultures que les agriculteurs sont en train de semer.Lorsqu’il y a un déficit d’eau dans les champs de blé, de maïs, de colza ou d’orge, leur “croissance est limitée”, explique à l’AFP Nicolas Guilpart, maître de conférence en agronomie à Agro Paris Tech.Il a plu beaucoup moins que la normale au printemps dans le nord de la France, en Belgique ou au Royaume-Uni, et les sols sont secs, au point d’être poussiéreux par endroits.Dans les champs, les semis de printemps n’ont pas encore germé à cause du temps exceptionnellement sec.Luke Abblitt, agriculteur de l’est de l’Angleterre, “prie pour que la pluie” tombe alors que le Royaume-Uni connaît jusqu’ici son printemps le plus sec depuis plus d’un siècle et demi. “Nous passons d’un extrême à l’autre: il pleut beaucoup en hiver, et moins au printemps et en été”, dit l’agriculteur à l’AFP. Il se résigne désormais à adapter ses méthodes de culture ou “explorer de nouvelles variétés” résistantes.Mais dans le nord de l’Angleterre, les niveaux des réservoirs d’eau “sont particulièrement, voire exceptionnellement bas”, selon l’Agence de l’environnement.Certains agriculteurs ont commencé à irriguer plus tôt, a rapporté le principal syndicat agricole NFU, qui réclame des investissements pour installer des cuves de stockage directement sur les exploitations.- “Vents asséchants” -Aux Pays-Bas, il n’avait jamais aussi peu plu depuis le début des relevés en 1906, une situation que l’on retrouve dans la Belgique voisine, où un incendie a ravagé 75 hectares de landes dans un parc national dans la nuit de jeudi à vendredi.Ensoleillement record, cumuls de pluie très faibles et vents asséchants: “on n’a jamais connu cela pour un début de printemps”, a indiqué à l’AFP Pascal Mormal, de l’Institut royal météorologique de Belgique.Au Danemark, l’institut météorologique a prévenu début mai que les trois derniers mois avaient été exceptionnellement secs, avec moins de 63 mm de pluie enregistrés. “Depuis 1874, il n’est arrivé que 7 fois que la période de février à avril ait moins de précipitations”, a-t-il relevé.En Suède, il est encore “trop tôt pour dire quel sera l’impact sur l’agriculture cet été”, estime la Fédération des agriculteurs. Elle conseille quand même aux exploitants de revoir leur planification en matière d’eau.- Besoin d’irriguer -En France, les nappes phréatiques, en sous-sol, sont bien remplies, mais les plantes ont besoin d’eau en surface pour pousser, et donc de pluie.Le département du Nord est placé en vigilance sécheresse depuis lundi: il a reçu, entre février et début mai, la quantité de pluie qui tombe habituellement en un mois, et le vent du Nord-Est a accentué l’assèchement des sols. Les agriculteurs misent donc de plus en plus sur l’irrigation. C’est le cas de Sébastien De Coninck, producteur d’endives. Le village de ce trentenaire, Beuvry-la-Forêt, a reçu entre mars et mai huit fois moins de précipitations que sur la même période l’année dernière, particulièrement arrosée, explique-t-il à l’AFP.”Jusqu’à il y a cinq ans, on ne se posait pas la question de l’irrigation dans le Nord” mais les lignes bougent, car sans ou avec, “le rendement peut varier du simple au double”, pointe l’agriculteur.L’irrigation permet de “pallier ce manque de précipitation”, reconnaît l’agronome Nicolas Guilpart, mais encore faut-il “avoir les ressources pour le faire”. Pour irriguer, l’eau est prélevée dans les nappes, les cours d’eau à proximité ou dans les retenues d’eau, également appelées “bassines”.En France aussi les températures sont au-dessus de la normale, notamment dans la région des Hauts-de-France (nord), “rendant l’atmosphère plus +séchante+”, entraînant “plus d’évapotranspiration (combinaison de l’évaporation et de la transpiration des plantes, ndlr) et donc augmentant la demande en eau des plantes”, explique l’agronome.Mais cette sécheresse intense dans une partie du nord de l’Europe contraste avec celle du sud du continent, et notamment de l’Espagne et du Portugal où l’on a mesuré jusqu’au double des quantités de pluie habituelles sur cette période.