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Léon XIV promeut le dialogue lors de son premier passage devant la Curie

Le pape Léon XIV a transmis un message de promotion du dialogue à la Curie romaine samedi, lors de sa première audience avec les membres de l’organe dirigeant de l’Église catholique.Il s’agit de la première rencontre officielle du pape avec l’ensemble de la Curie romaine (le gouvernement central du Saint-Siège) et des employés du Vatican depuis son élection à la tête de l’Eglise catholique le 8 mai. “Les papes vont et viennent, la Curie reste,” a déclaré Léon lors de l’audience dans la vaste salle Paul VI du Vatican, où avaient pris place les membres de la Curie, les employés et leurs familles.Au cours de ses 12 ans de pontificat, son prédécesseur le pape François avait entretenu des relations parfois difficiles avec la Curie romaine, à laquelle il avait reproché dès 2014 sa mondanité et le colportage de calomnies, dans un discours très virulent qui avait marqué les esprits.L’administration lui reprochait de son côté une gouvernance jugée trop personnelle, voire autoritaire, qui court-circuitait régulièrement les organes administratifs du Saint-Siège.En 2024, le Vatican, où les syndicats ne sont pas reconnus, avait également été marqué par un mouvement social inédit lors duquel une cinquantaine d’employés des musées du Vatican avaient fait grève pour dénoncer des conditions de travail portant atteinte à leur “dignité” et à leur “santé” et un nombre trop élevé de visiteurs, au détriment de la sécurité.”Si nous devons tous coopérer dans la grande cause de l’unité et de l’amour, essayons de le faire d’abord par notre comportement dans les situations quotidiennes, en commençant par l’environnement de travail,” a déclaré le pape Léon XIV.”Tout le monde peut être un bâtisseur d’unité grâce à l’ attitude adoptée envers les collègues, surmontant les inévitables malentendus avec patience et humilité, se mettant à la place des autres, évitant les préjugés, et aussi avec une bonne dose d’humour, comme nous l’a enseigné le pape François”, a déclaré le pape.Le premier pape américain de l’histoire est également très attendu sur le volet financier, alors que le Saint-Siège reste confronté à un déficit budgétaire chronique, une baisse des dons des fidèles et que les scandales de malversations ont ébranlé son image.Avant son élection en tant que pape, le cardinal Robert Francis Prevost était lui-même un membre éminent de la Curie, où il occupait un poste stratégique en tant que N.1 du département chargé de nommer les évêques dans le monde.

Léon XIV promeut le dialogue lors de son premier passage devant la Curie

Le pape Léon XIV a transmis un message de promotion du dialogue à la Curie romaine samedi, lors de sa première audience avec les membres de l’organe dirigeant de l’Église catholique.Il s’agit de la première rencontre officielle du pape avec l’ensemble de la Curie romaine (le gouvernement central du Saint-Siège) et des employés du Vatican depuis son élection à la tête de l’Eglise catholique le 8 mai. “Les papes vont et viennent, la Curie reste,” a déclaré Léon lors de l’audience dans la vaste salle Paul VI du Vatican, où avaient pris place les membres de la Curie, les employés et leurs familles.Au cours de ses 12 ans de pontificat, son prédécesseur le pape François avait entretenu des relations parfois difficiles avec la Curie romaine, à laquelle il avait reproché dès 2014 sa mondanité et le colportage de calomnies, dans un discours très virulent qui avait marqué les esprits.L’administration lui reprochait de son côté une gouvernance jugée trop personnelle, voire autoritaire, qui court-circuitait régulièrement les organes administratifs du Saint-Siège.En 2024, le Vatican, où les syndicats ne sont pas reconnus, avait également été marqué par un mouvement social inédit lors duquel une cinquantaine d’employés des musées du Vatican avaient fait grève pour dénoncer des conditions de travail portant atteinte à leur “dignité” et à leur “santé” et un nombre trop élevé de visiteurs, au détriment de la sécurité.”Si nous devons tous coopérer dans la grande cause de l’unité et de l’amour, essayons de le faire d’abord par notre comportement dans les situations quotidiennes, en commençant par l’environnement de travail,” a déclaré le pape Léon XIV.”Tout le monde peut être un bâtisseur d’unité grâce à l’ attitude adoptée envers les collègues, surmontant les inévitables malentendus avec patience et humilité, se mettant à la place des autres, évitant les préjugés, et aussi avec une bonne dose d’humour, comme nous l’a enseigné le pape François”, a déclaré le pape.Le premier pape américain de l’histoire est également très attendu sur le volet financier, alors que le Saint-Siège reste confronté à un déficit budgétaire chronique, une baisse des dons des fidèles et que les scandales de malversations ont ébranlé son image.Avant son élection en tant que pape, le cardinal Robert Francis Prevost était lui-même un membre éminent de la Curie, où il occupait un poste stratégique en tant que N.1 du département chargé de nommer les évêques dans le monde.

Léon XIV promeut le dialogue lors de son premier passage devant la Curie

Le pape Léon XIV a transmis un message de promotion du dialogue à la Curie romaine samedi, lors de sa première audience avec les membres de l’organe dirigeant de l’Église catholique.Il s’agit de la première rencontre officielle du pape avec l’ensemble de la Curie romaine (le gouvernement central du Saint-Siège) et des employés du Vatican …

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La Syrie salue la levée formelle des sanctions américaines

Le pouvoir syrien a salué samedi la levée formelle des sanctions américaines imposées au pays, en proie à une grave crise économique après plus de 13 ans de guerre civile.Le président Donald Trump a créé la surprise en annonçant lors d’une visite à Ryad le 13 mai la levée de sanctions américaines, disant vouloir “donner une chance de grandeur” aux nouvelles autorités de Damas.Il a aussi rencontré le lendemain le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qui a dirigé la coalition de groupes rebelles islamistes radicaux ayant renversé en décembre le président syrien Bachar al-Assad.”La République arabe syrienne se félicite de la décision du gouvernement américain de lever les sanctions imposées à la Syrie et à son peuple depuis de longues années”, a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères.”Il s’agit d’un pas positif dans la bonne direction pour réduire les souffrances sur les plans économique et humanitaire”, a-t-il ajouté.La Syrie, dirigé par le clan Assad pendant plusieurs décennies, fait l’objet de sanctions internationales depuis 1979. Celles-ci ont été renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, élément déclencheur de la guerre.- Investissements -Les sanctions internationales sont le principal obstacle à la relance de l’économie syrienne.Et leur levée permettra le retour des investissements en Syrie, où le pouvoir syrien s’emploie à trouver les fonds pour la reconstruction du pays dévasté par la guerre.Vendredi, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a indiqué que le département du Trésor et le département d’Etat mettaient “en œuvre des autorisations pour encourager de nouveaux investissements en Syrie”.Le département d’Etat a délivré une dérogation au titre de la “loi César” sur la protection des civils en Syrie “qui permettra à nos partenaires étrangers, à nos alliés et à la région d’exploiter davantage le potentiel (du pays)”, ajoute le communiqué.Cette loi de 2020 prévoyait des sanctions sévères contre toute entité ou entreprise coopérant avec le pouvoir déchu de Bachar al-Assad.L’exemption est valable pendant 180 jours, a précisé le secrétaire d’Etat Marco Rubio.Ces mesures “s’inscrivent dans le cadre d’un effort plus large du gouvernement américain visant à supprimer l’ensemble des sanctions imposées à la Syrie en raison des abus commis par le régime Assad”, a indiqué le Trésor.- “Priorités importantes” -La guerre en Syrie a fait plus d’un demi-million de morts, provoqué l’exil de millions d’habitants et détruit les infrastructures du pays.La levée des sanctions américaines doit permettre de “réaliser des investissements favorables à la stabilité et à faire progresser les efforts de redressement et de reconstruction”, selon M. Rubio.Washington s’attend désormais à “une action rapide de la part du gouvernement syrien sur des priorités politiques importantes”, a-t-il ajouté, en allusion au respect des droits des minorités et aux progrès sur le chemin de la démocratie.Le 20 mai, l’Union européenne a annoncé la levée de toutes les sanctions économiques contre la Syrie mises en place sous le pouvoir Assad.Cette levée des sanctions concerne essentiellement le système bancaire syrien, jusque-là interdit d’accès au marché international des capitaux. Elle prévoit également un dégel des avoirs de la banque centrale syrienne.En décembre, les Etats-Unis ont abandonné l’offre d’une récompense de 10 millions de dollars pour l’arrestation d’Ahmad al-Chareh, datant de 2017. M. Chareh était à la tête de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda dissoute avec toutes les autres factions armées par le nouveau pouvoir.

La Syrie salue la levée formelle des sanctions américaines

Le pouvoir syrien a salué samedi la levée formelle des sanctions américaines imposées au pays, en proie à une grave crise économique après plus de 13 ans de guerre civile.Le président Donald Trump a créé la surprise en annonçant lors d’une visite à Ryad le 13 mai la levée de sanctions américaines, disant vouloir “donner une chance de grandeur” aux nouvelles autorités de Damas.Il a aussi rencontré le lendemain le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, qui a dirigé la coalition de groupes rebelles islamistes radicaux ayant renversé en décembre le président syrien Bachar al-Assad.”La République arabe syrienne se félicite de la décision du gouvernement américain de lever les sanctions imposées à la Syrie et à son peuple depuis de longues années”, a déclaré le ministère syrien des Affaires étrangères.”Il s’agit d’un pas positif dans la bonne direction pour réduire les souffrances sur les plans économique et humanitaire”, a-t-il ajouté.La Syrie, dirigé par le clan Assad pendant plusieurs décennies, fait l’objet de sanctions internationales depuis 1979. Celles-ci ont été renforcées après la répression par le pouvoir de Bachar al-Assad de manifestations prodémocratie en 2011, élément déclencheur de la guerre.- Investissements -Les sanctions internationales sont le principal obstacle à la relance de l’économie syrienne.Et leur levée permettra le retour des investissements en Syrie, où le pouvoir syrien s’emploie à trouver les fonds pour la reconstruction du pays dévasté par la guerre.Vendredi, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a indiqué que le département du Trésor et le département d’Etat mettaient “en œuvre des autorisations pour encourager de nouveaux investissements en Syrie”.Le département d’Etat a délivré une dérogation au titre de la “loi César” sur la protection des civils en Syrie “qui permettra à nos partenaires étrangers, à nos alliés et à la région d’exploiter davantage le potentiel (du pays)”, ajoute le communiqué.Cette loi de 2020 prévoyait des sanctions sévères contre toute entité ou entreprise coopérant avec le pouvoir déchu de Bachar al-Assad.L’exemption est valable pendant 180 jours, a précisé le secrétaire d’Etat Marco Rubio.Ces mesures “s’inscrivent dans le cadre d’un effort plus large du gouvernement américain visant à supprimer l’ensemble des sanctions imposées à la Syrie en raison des abus commis par le régime Assad”, a indiqué le Trésor.- “Priorités importantes” -La guerre en Syrie a fait plus d’un demi-million de morts, provoqué l’exil de millions d’habitants et détruit les infrastructures du pays.La levée des sanctions américaines doit permettre de “réaliser des investissements favorables à la stabilité et à faire progresser les efforts de redressement et de reconstruction”, selon M. Rubio.Washington s’attend désormais à “une action rapide de la part du gouvernement syrien sur des priorités politiques importantes”, a-t-il ajouté, en allusion au respect des droits des minorités et aux progrès sur le chemin de la démocratie.Le 20 mai, l’Union européenne a annoncé la levée de toutes les sanctions économiques contre la Syrie mises en place sous le pouvoir Assad.Cette levée des sanctions concerne essentiellement le système bancaire syrien, jusque-là interdit d’accès au marché international des capitaux. Elle prévoit également un dégel des avoirs de la banque centrale syrienne.En décembre, les Etats-Unis ont abandonné l’offre d’une récompense de 10 millions de dollars pour l’arrestation d’Ahmad al-Chareh, datant de 2017. M. Chareh était à la tête de Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda dissoute avec toutes les autres factions armées par le nouveau pouvoir.

Hongrie: l’UE demande le retrait d’une loi ciblant des ONG et médias critiques

La Commission européenne réclame à la Hongrie le retrait d’un projet de loi accusé de menacer des ONG et médias indépendants, estimant qu’il constituerait  “une violation grave” des principes de l’Union européenne s’il était adopté.Le parti du Premier ministre nationaliste Viktor Orban a déposé en début de semaine dernière au Parlement hongrois un texte sur …

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Hongrie: l’UE demande le retrait d’une loi ciblant des ONG et médias critiques

La Commission européenne réclame à la Hongrie le retrait d’un projet de loi accusé de menacer des ONG et médias indépendants, estimant qu’il constituerait  “une violation grave” des principes de l’Union européenne s’il était adopté.Le parti du Premier ministre nationaliste Viktor Orban a déposé en début de semaine dernière au Parlement hongrois un texte sur “la transparence de la vie publique”, dénoncé par de nombreuses ONG comme une manoeuvre pour faire taire toute voix critique dans le pays.”Nous n’hésiterons pas à prendre les mesures nécessaires si ce projet est adopté”, a affirmé un porte-parole de l’exécutif européen dans un communiqué publié vendredi soir.”La Commission a de vives inquiétudes concernant ce projet”, a-t-il expliqué. “S’il était adopté en l’état, il constituerait une violation grave des principes et du droit de l’Union européenne. Par conséquent, nous demandons le retrait de ce projet du processus législatif”.Une vingtaine de députés européens ont appelé la Commission à geler tous les fonds destinés à la Hongrie, accusant le gouvernement de Viktor Orban de “violations” répétées des lois européennes, dans une lettre rendue publique mercredi.L’UE gèle déjà 18 milliards d’euros de fonds destinés à la Hongrie dans le cadre de différentes procédures liées à des inquiétudes concernant les droits des personnes LGBT+, des demandeurs d’asile, ainsi que les conditions de passation des marchés publics et les conflits d’intérêt.Des dizaines de milliers de personnes avaient manifesté dimanche dernier en Hongrie contre le projet de loi sur “la transparence de la vie publique” qui vise, selon le gouvernement, à démanteler “des réseaux de propagande” financés par des fonds étrangers.En vertu du projet de loi, les organisations “violant ou critiquant” les valeurs inscrites dans la Constitution, notamment “la primauté du mariage, de la famille et des sexes biologiques”, pourront être placées sur une liste noire.Dans ce cas, elles devront demander une autorisation pour recevoir des fonds de l’étranger. Leurs comptes en banque seront placés sous surveillance et les transferts de donateurs bloqués s’il s’avère que le but de cet argent est d'”influer sur la vie publique”.En cas d’infraction, les amendes pourraient atteindre 25 fois le montant de l’aide reçue, avec menace d’interdiction des activités en cas de récidive. L’opposition a dénoncé une “poutinisation” de la Hongrie.Plus de 300 ONG et médias, parmi lesquels Amnesty et Transparency International, ont signé une lettre commune dénonçant une manoeuvre “autoritaire pour rester au pouvoir”, à un an d’élections législatives qui s’annoncent serrées.Il s’agit de “faire taire toutes les voix critiques et d’éliminer ce qui reste de la démocratie hongroise” sur le modèle de ce qui se passe “en Russie”, ont-ils estimé.

Attaque russe massive sur Kiev à l’aube d’un deuxième échange de prisonniers

Une attaque massive de drones et de missiles russes sur Kiev a fait au moins 15 blessés tôt samedi matin, jour où les deux belligérants doivent procéder à la deuxième phase d’un échange record de prisonniers.”La capitale et sa région subissent à nouveau une attaque massive de l’ennemi. Les systèmes de défense antiaérienne fonctionnent en permanence à Kiev et dans sa banlieue”, a indiqué sur Telegram le maire de Kiev, Vitali Klitschko.Les forces aériennes ont affirmé dans un communiqué avoir “abattu six missiles balistiques Iskander-M/KN-23 et neutralisé 245 UAV ennemis de type Shahed”, sur un total de 14 missiles balistiques et 250 drones.Des journalistes de l’AFP ont entendu des explosions dans la nuit. Le maire et l’administration civile et militaire de Kiev ont fait état de plusieurs incendies et de chutes de débris de missiles et de drones sur des immeubles dans un grand nombre de quartiers de la ville.Plus tôt vendredi, deux personnes avaient été tuées dans des frappes russes sur le port d’Odessa (sud) et trois dans la région de Kherson (sud), tandis que l’armée russe a de son côté indiqué que l’Ukraine avait visé le territoire russe avec 788 drones et missiles depuis mardi, dont 776 ont été abattus.”Seules des sanctions supplémentaires ciblant des secteurs clés de l’économie russe forceront Moscou à cesser le feu”, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky samedi sur X, ajoutant que “la cause de la prolongation de la guerre se trouve à Moscou”.”Si quelqu’un a encore des doutes sur le fait que la Russie veut poursuivre la guerre, qu’il lise les journaux”, a réagi Katarina Mathernova, ambassadrice de l’UE en Ukraine.Car ces attaques surviennent en plein échange de prisonniers, seul résultat tangible des premiers pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens mi-mai à Istanbul, alors que la communauté internationale, Donald Trump au premier chef, répète sans cesse ses appels à un cessez-le-feu dans cette guerre d’invasion lancée par la Russie en 2022.Le premier volet de l’échange, au format 1.000 pour 1.000, a porté vendredi sur 270 militaires et 120 civils de chaque camp. Les phases suivantes sont prévues samedi et dimanche.Dans la région de Tcherniguiv, où étaient ramenés les Ukrainiens libérés par les Russes, des centaines de personnes, principalement des femmes, attendaient en brandissant des banderoles et des portraits, a constaté un journaliste de l’AFP. Certains criaient, pleuraient ou acclamaient d’une seule voix les bus remplis d’hommes amaigris, qui les saluaient en retour à travers les fenêtres.- Première étape -Quand les anciens captifs sont sortis du bus, enroulés dans des drapeaux ukrainiens, les familles ont accouru auprès d’eux, leur tendant des portraits de leur proche pour savoir s’ils l’avaient aperçu durant leur captivité.La Russie donne très peu d’informations sur le sort des prisonniers ukrainiens et chaque échange réserve son lot de surprises, a déclaré à l’AFP un haut responsable ukrainien sous le couvert de l’anonymat. “Dans presque chaque échange, il y a des gens dont personne ne savait rien”, a-t-il déclaré. “Parfois, ils nous rendent des personnes qui figuraient sur les listes de personnes disparues ou qui étaient considérées comme mortes”.”C’est la première étape du plus grand échange” depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, a souligné Volodymyr Zelensky dans son adresse de vendredi soir.Côté russe, Moscou a annoncé avoir également récupéré vendredi 270 militaires et 120 civils, dont “des habitants de la région de Koursk capturés par les forces armées ukrainiennes” lors de leur offensive à l’été 2024.L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat reste l’un des derniers domaines de coopération entre Kiev et Moscou, alors que la Russie occupe environ 20% du territoire ukrainien.L’échange de vendredi avait été annoncé par Donald Trump, qui a affirmé vouloir amener les deux belligérants à négocier pour mettre fin le plus vite possible au “bain de sang”. “Félicitations aux deux parties pour cette négociation. Cela pourrait conduire à quelque chose d’énorme ???”, a écrit le président des Etats-Unis sur son réseau Truth Social.Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable, global et à long terme sur le règlement” du conflit, qui sera transmis à l’Ukraine une fois l’échange de prisonniers finalisé.Kiev doit faire de même pour ses propres conditions.

Attaque russe massive sur Kiev à l’aube d’un deuxième échange de prisonniers

Une attaque massive de drones et de missiles russes sur Kiev a fait au moins 15 blessés tôt samedi matin, jour où les deux belligérants doivent procéder à la deuxième phase d’un échange record de prisonniers.”La capitale et sa région subissent à nouveau une attaque massive de l’ennemi. Les systèmes de défense antiaérienne fonctionnent en permanence à Kiev et dans sa banlieue”, a indiqué sur Telegram le maire de Kiev, Vitali Klitschko.Les forces aériennes ont affirmé dans un communiqué avoir “abattu six missiles balistiques Iskander-M/KN-23 et neutralisé 245 UAV ennemis de type Shahed”, sur un total de 14 missiles balistiques et 250 drones.Des journalistes de l’AFP ont entendu des explosions dans la nuit. Le maire et l’administration civile et militaire de Kiev ont fait état de plusieurs incendies et de chutes de débris de missiles et de drones sur des immeubles dans un grand nombre de quartiers de la ville.Plus tôt vendredi, deux personnes avaient été tuées dans des frappes russes sur le port d’Odessa (sud) et trois dans la région de Kherson (sud), tandis que l’armée russe a de son côté indiqué que l’Ukraine avait visé le territoire russe avec 788 drones et missiles depuis mardi, dont 776 ont été abattus.”Seules des sanctions supplémentaires ciblant des secteurs clés de l’économie russe forceront Moscou à cesser le feu”, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky samedi sur X, ajoutant que “la cause de la prolongation de la guerre se trouve à Moscou”.”Si quelqu’un a encore des doutes sur le fait que la Russie veut poursuivre la guerre, qu’il lise les journaux”, a réagi Katarina Mathernova, ambassadrice de l’UE en Ukraine.Car ces attaques surviennent en plein échange de prisonniers, seul résultat tangible des premiers pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens mi-mai à Istanbul, alors que la communauté internationale, Donald Trump au premier chef, répète sans cesse ses appels à un cessez-le-feu dans cette guerre d’invasion lancée par la Russie en 2022.Le premier volet de l’échange, au format 1.000 pour 1.000, a porté vendredi sur 270 militaires et 120 civils de chaque camp. Les phases suivantes sont prévues samedi et dimanche.Dans la région de Tcherniguiv, où étaient ramenés les Ukrainiens libérés par les Russes, des centaines de personnes, principalement des femmes, attendaient en brandissant des banderoles et des portraits, a constaté un journaliste de l’AFP. Certains criaient, pleuraient ou acclamaient d’une seule voix les bus remplis d’hommes amaigris, qui les saluaient en retour à travers les fenêtres.- Première étape -Quand les anciens captifs sont sortis du bus, enroulés dans des drapeaux ukrainiens, les familles ont accouru auprès d’eux, leur tendant des portraits de leur proche pour savoir s’ils l’avaient aperçu durant leur captivité.La Russie donne très peu d’informations sur le sort des prisonniers ukrainiens et chaque échange réserve son lot de surprises, a déclaré à l’AFP un haut responsable ukrainien sous le couvert de l’anonymat. “Dans presque chaque échange, il y a des gens dont personne ne savait rien”, a-t-il déclaré. “Parfois, ils nous rendent des personnes qui figuraient sur les listes de personnes disparues ou qui étaient considérées comme mortes”.”C’est la première étape du plus grand échange” depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, a souligné Volodymyr Zelensky dans son adresse de vendredi soir.Côté russe, Moscou a annoncé avoir également récupéré vendredi 270 militaires et 120 civils, dont “des habitants de la région de Koursk capturés par les forces armées ukrainiennes” lors de leur offensive à l’été 2024.L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat reste l’un des derniers domaines de coopération entre Kiev et Moscou, alors que la Russie occupe environ 20% du territoire ukrainien.L’échange de vendredi avait été annoncé par Donald Trump, qui a affirmé vouloir amener les deux belligérants à négocier pour mettre fin le plus vite possible au “bain de sang”. “Félicitations aux deux parties pour cette négociation. Cela pourrait conduire à quelque chose d’énorme ???”, a écrit le président des Etats-Unis sur son réseau Truth Social.Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable, global et à long terme sur le règlement” du conflit, qui sera transmis à l’Ukraine une fois l’échange de prisonniers finalisé.Kiev doit faire de même pour ses propres conditions.

Trump écorne le “soft power” américain

La décision de l’administration Trump de révoquer l’accueil d’étudiants étrangers à l’université Harvard, emblème du rayonnement des Etats-Unis dans le monde, risque d’écorner un peu plus le “soft power” américain.Depuis son retour au pouvoir en janvier, le président Donald Trump s’est engagé dans une bataille idéologique visant à mettre un terme à des décennies de …

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