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Les négociateurs ukrainiens arrivés aux États-Unis pour des pourparlers sur la fin de la guerre
Une délégation ukrainienne est arrivée aux Etats-Unis pour de nouveaux pourparlers avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner sur le plan de Washington visant à mettre fin à la guerre avec la Russie, alors que l’Ukraine traverse une crise énergétique.Ces nouvelles discussions, qui se tiendront à Miami, en Floride, interviennent après une série de frappes russes massives ces derniers mois, qui ont fortement fragilisé le réseau énergétique ukrainien, provoquant des coupures de courant et de chauffage en pleine vague de froid.”Arrivés aux Etats-Unis (…) Nous aurons une conversation importante avec nos partenaires américains concernant les détails de l’accord de paix”, a indiqué sur Telegram Kyrylo Boudanov, à la tête de la délégation ukrainienne pour ces négociations.Il a précisé être accompagné d’un autre négociateur habituel avec Washington, le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien et ex-ministre de la Défense Roustem Oumerov, ainsi que du chef du parti du président Volodymyr Zelensky, David Arakhamia.Une “réunion conjointe avec Steve Witkoff, Jared Kushner et (le secrétaire américain à l’Armée de terre) Dan Driscoll est prévue”, a ajouté M. Boudanov, qui a récemment été nommé chef du cabinet de M. Zelensky après la disgrâce de son puissant prédécesseur suite à un scandale de corruption.Homme de peu de mots et d’émotions, Kyrylo Boudanov occupait auparavant les fonctions de chef du renseignement militaire ukrainien.- Accord américain -Volodymyr Zelensky avait annoncé vendredi le déplacement de son équipe aux Etats-Unis espérant “plus de clarté” sur les documents préparés avec les Américains et la position de la Russie à leur sujet.”Si tout est finalisé et si la partie américaine donne son accord (…), alors une signature pendant le Forum économique mondial de Davos sera possible” la semaine prochaine, a-t-il déclaré.Les émissaires américains négocient séparément avec Kiev et Moscou depuis des mois un accord destiné à faire cesser près de quatre ans de combats, mais plusieurs questions restent non résolues, dont celles des territoires occupés et des garanties de sécurité pour l’Ukraine.Donald Trump avait assuré mercredi à l’agence Reuters que le président russe Vladimir Poutine était “prêt à conclure un accord”, mais que “l’Ukraine était moins disposée à le faire”. Le dirigeant américain avait imputé le blocage dans les négociations à M. Zelensky.M. Zelensky a lui assuré vendredi que l’Ukraine avait “très bien collaboré avec les Etats-Unis” mais que Kiev et Washington n’étaient “simplement pas d’accord sur certaines questions”.Selon une version du texte révélée en novembre 2025 par M. Zelensky, le document américain prévoit des concessions territoriales à la Russie sans pour autant régler la question sur le long terme, en échange de garanties de sécurité occidentales pour l’Ukraine. Après des modification négociées par Kiev, il ne prévoit plus de renoncement ukrainien à intégrer l’Otan, pourtant une demande majeure de Moscou.Moscou avait fait part de ses réserves sur ce document remanié et Vladimir Poutine avait averti que Moscou atteindrait ses objectifs en Ukraine par la voie militaires si la diplomatie échouait.- Coupures de courant -Ces négociations interviennent alors que l’Ukraine a décrété un “état d’urgence” pour son secteur énergétique, mis à mal par les bombardements russes. Vendredi, le gouvernement a ordonné aux entreprises publiques d’augmenter leurs importations d’électricité pour compenser.M. Zelensky avait lui révélé que des systèmes de défense antiaérienne fournis par les Occidentaux étaient à cours de missiles lors de récentes frappes, semblant blâmer les alliés de l’Ukraine pour ces pénuries.La semaine dernière, la capitale ukrainienne avait été durement affectée, la moitié de la ville se voyant privée de chauffage. Le réseau a depuis été en grande partie restauré, mais reste à la merci de nouvelles frappes russes, alors que les températures sont glaciales.Au cours de la nuit, des bombardements russes ont provoqué des coupures de courant dans les régions de Kiev, où la situation est “la plus difficile” et d’Odessa (sud), a indiqué le ministère de l’Energie. “Dans plusieurs régions, des coupures d’électricité d’urgence sont imposées en raison de la surcharge des équipements due à la forte consommation pendant les périodes de froid”, a-t-il ajouté.L’opérateur gazier Naftogaz a également fait état de frappes russes sur ses installations au cours de la nuit.”Nous devons accélérer autant que possible l’augmentation des importations d’électricité et la fourniture d’équipements supplémentaires par nos partenaires”, a plaidé M. Zelensky.Kiev a annoncé son intention de demander prochainement un soutien financière supplémentaire de la part de ses alliés occidentaux.
Aux Etats-Unis, un rejet croissant des méthodes des policiers de l’immigration
La police américaine de l’immigration lui fait penser à la Gestapo. Lui, ce n’est pas un activiste de gauche, c’est Joe Rogan, podcasteur à l’audience phénoménale et soutien de Donald Trump pour la dernière présidentielle.Ses critiques ont alimenté le débat face aux méthodes de l’agence fédérale ICE (Immigration and Customs Enforcement), qui met en oeuvre …
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“Ne touchez pas au Groenland”: des milliers de manifestants à Copenhague
Plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés samedi à Copenhague au Danemark pour dénoncer les ambitions territoriales de Donald Trump, qui continue d’afficher son intention de s’emparer du Groenland. Sous un ciel gris et brumeux, les manifestants, munis de drapeaux groenlandais et danois, formaient une marée rouge et blanche aux couleurs de ces drapeaux sur la place de l’hôtel de ville, scandant le nom du Groenland en groenlandais: “Kalaallit Nunaat!”, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des pancartes étaient brandies par les manifestants sur lesquelles on pouvait lire “Make America Go Away”, un détournement du slogan MAGA, ou “Les Etats-Unis ont déjà assez de glace” (“USA already has too much ice”).D’autres manifestations sont prévues dans le pays scandinave, à Aarhus (centre), Aalborg (nord) et Odense (sud), sur initiative de plusieurs organisations groenlandaises.”C’est important pour moi d’y participer, car il s’agit fondamentalement du droit du peuple groenlandais à l’autodétermination. On ne peut pas être intimidé par un État, par un allié. C’est une question de droit international”, a expliqué à l’AFP Kirsten Hjoernholm, 52 ans, employée de l’ONG Action Aid Danemark, venue manifester à Copenhague samedi.Les organisateurs Uagut, le mouvement citoyen “Ne touchez pas au Groenland” et Inuit – un regroupement d’associations locales groenlandaises – veulent profiter de la présence d’une délégation du Congrès américain à Copenhague pour faire entendre leurs voix. Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l’immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu’il s’en emparerait “d’une manière ou d’une autre”, pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique.Vendredi soir, son proche conseiller Stephen Miller a réaffirmé les vues américaines sur ce territoire.”Le Groenland est grand comme un quart des Etats-Unis. Le Danemark, sans lui manquer de respect, est un petit pays avec une petite économie et une petite armée. Il ne peut pas défendre le Groenland”, a-t-il déclaré sur Fox News.A Copenhague, les 11 parlementaires du Congrès américain ont au contraire affiché leur soutien, au dernier jour de leur visite où ils ont rencontré la Première ministre danoise, le chef du gouvernement groenlandais, des chefs d’entreprises et des représentants au Parlement danois. Le sénateur démocrate Chris Coons, qui dirige la délégation, a salué samedi devant la presse “225 années” d’alliance avec le Royaume du Danemark. Il a assuré qu’il n’existait “pas de menaces immédiates pesant sur le Groenland”.”Mais nous partageons de réelles préoccupations concernant la sécurité dans l’Arctique à l’avenir, à mesure que le climat change, que la banquise recule et que les routes maritimes évoluent”, a-t-il dit, soulignant qu’il fallait “examiner des moyens de mieux investir dans la sécurité arctique”. Les protestations samedi interviennent trois jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l’impossibilité de s’entendre dans l’immédiat avec les dirigeants américains sur l’avenir du territoire autonome.Alors que plusieurs dirigeants européens ont affiché leur soutien au Danemark, membre fondateur de l’Otan, le président américain a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan visant à acquérir le Groenland.- “Sous pression” -“Les événements récents ont mis le Groenland et les Groenlandais, tant au Groenland qu’au Danemark, sous pression”, a constaté Julie Rademacher, présidente du mouvement Uagut dans une déclaration transmise à l’AFP. “Lorsque les tensions montent et que les gens sont en état d’alerte, nous risquons de créer plus de problèmes que de solutions”, a-t-elle relevé.Un appel à manifester à Nuuk samedi, à 15H00 GMT, a également été lancé. Sur la page Facebook de l’événement, quelque 900 personnes ont indiqué leur intention d’y participer, dans un territoire qui compte environ 57.000 habitants. Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont annoncé cette semaine l’envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois “Arctic Endurance” organisé avec des alliés de l’Otan.Les Etats-Unis ont été invités à participer à des exercices militaires au Groenland, a affirmé vendredi soir le chef du Commandement arctique danois à l’AFP, assurant que ces manoeuvres se déroulaient en rapport avec la Russie.
L’armée syrienne prend le contrôle de zone évacuées par les Kurdes sous la pression
L’armée a pris samedi le contrôle de localités du nord de la Syrie évacuées sous la pression par les forces kurdes, étendant son emprise sur de nouveaux pans du pays au lendemain d’un décret accordant des droits nationaux à la minorité kurde.Face à l’impasse dans ses négociations avec les Kurdes qui contrôlent une partie du nord et du nord-est de la Syrie, le président islamiste Ahmad al-Chareh a délogé les combattants kurdes de quartiers d’Alep, puis les a sommés sommés de se retirer de zones à l’est de cette ville.L’armée syrienne a annoncé dans un communiqué à la télévision officielle avoir repris samedi le contrôle de 34 “villes et villages”.Après avoir bombardé vendredi des positions kurdes, elle est notamment entrée samedi matin dans la ville de Deir Hafer, à une cinquantaine de km à l’est d’Alep, précisant avoir encadré le départ de plus de 200 combattants kurdes de la zone.Un correspondant de l’AFP a vu des combattants kurdes quitter la ville, et indiqué qu’un grand nombre d’habitants qui avaient fui au cours des derniers jours revenaient chez eux.L’armée s’est ensuite dirigée vers une autre localité, Maskana, où, selon elle, deux soldats ont été tués dans “une attaque” menée par les forces kurdes.Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) ont assuré de leur côté avoir perdu plusieurs de leurs combattants dans une attaque de l’armée, qui n’a pas respecté le délai accordé pour le retrait kurde de la zone.Des habitants sur la route menant à cette localité, où une partie de la population est arabe, ont acclamé les troupes syriennes, a vu un correspondant de l’AFP.- Le chef des FDS à Erbil -M. al-Chareh, un ex-jihadiste, a renversé en décembre 2024 Bachar al-Assad à la tête d’une coalition islamiste et se dit déterminé à étendre son autorité sur l’ensemble du territoire national.Dans le même temps, il a annoncé vendredi soir reconnaître par décret les droits nationaux des Kurdes dont la langue sera désormais officielle, une décision historique dans le pays où cette minorité est estimé à quelque deux millions sur une population de 20 millions d’habitants.L’administration autonome kurde du nord de la Syrie a estimé samedi que ce décret constitue “un premier pas mais ne satisfait pas les aspirations et les espoirs du peuple kurde”.Durant le chaos de la guerre civile (2011-2024), les FDS se sont emparés de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie -incluant champs pétroliers et gaziers- après avoir défait le groupe jihadiste Etat islamique (EI) avec l’appui d’une coalition multinationale.Le pouvoir a conclu en mars 2024 un accord avec les Kurdes pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’Etat syrien, mais son application bute sur les exigences contradictoires des deux parties, toutes deux soutenues par les Etats-Unis.Samedi, le chef des puissantes FDS Mazloum Abdi est arrivé à Erbil, au Kurdistan d’Irak, pour y rencontrer l’émissaire américain Tom Barrack, a indiqué à l’AFP une source de la présidence du Kurdistan.M. Abdi avait annoncé vendredi soir avoir décidé le retrait de ses forces de la zone entre Deir Hafer et l’Euphrate à partir de samedi matin, “à l’appel de pays amis et de médiateurs”.- “Dans la Constitution” -Les Kurdes sont une minorité notamment répartie entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran.Le chef de l’Etat syrien a assuré vendredi soir qu’ils constituaient “une partie intégrante” du pays où ils ont souffert de décennies de marginalisation et d’oppression des régimes précédents.”Nous voulons que les droits du peuple kurde, l’apprentissage de la langue ainsi que la représentation politique et militaire soient reconnus dans la Constitution”, affirme cependant à l’AFP Chebal Ali, un habitant de la ville kurde de Qamichli âgé de 30 ans.A Damas, Yara, une artiste kurde qui ne veut pas donner son nom de famille, estime elle aussi que “le gouvernement doit donner des garanties pour obtenir la confiance des Kurdes”.”Il n’est pas facile pour nous de renoncer à nos armes et nos territoires, déposer les armes sans une véritable participation” qui serait spécifiée par la Constitution, ajoute cette femme de 42 qui habite dans le quartier à majorité kurde de Rukneddine.Nanar Hawach, analyste sur la Syrie à l’International Crisis Group, estime que le décret président Chareh “accorde des concessions culturelles tout en consolidant le contrôle militaire”.”Il ne répond pas aux revendications du nord-est en matière d’autogouvernance”, explique-t-il à l’AFP, ajoutant que le président est d’accord avec “l’idée d’accorder des droits culturels, mais trace une ligne rouge lorsqu’il s’agit du partage du pouvoir”.Pour ce spécialiste, Damas semble chercher à “provoquer une fracture entre les civils kurdes et les forces armées qui les gouvernent depuis une décennie.
“Ne touchez pas au Groenland”: manifestations attendues à Copenhague et Nuuk
D’importantes manifestations sont prévues samedi dans plusieurs villes du Danemark et dans la capitale groenlandaise Nuuk, afin de protester contre les ambitions territoriales de Donald Trump, qui continue d’afficher son intention de s’emparer du Groenland. Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes ont signalé leur volonté de participer aux rassemblements dans l’immense île arctique et au Danemark, à Copenhague, Aarhus (centre), Aalborg (nord) et Odense (sud), sur initiative de plusieurs organisations groenlandaises.”L’objectif est d’envoyer un message clair et unanime en faveur du respect de la démocratie et des droits humains fondamentaux au Groenland”, a expliqué Uagut, l’organisation nationale pour les Groenlandais du Danemark, sur son site.Les organisateurs Uagut, le mouvement citoyen “Ne touchez pas au Groenland” et Inuit – un regroupement d’associations locales groenlandaises – veulent profiter de la présence d’une délégation du Congrès américain à Copenhague pour faire entendre leurs voix. La manifestation à Copenhague se déroulera entre 12H00 et 14H00 (11H00 à 13H00 GMT), avec un arrêt devant l’ambassade américaine vers 13H00.Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l’immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu’il s’en emparerait “d’une manière ou d’une autre”, pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique.Vendredi soir, son proche conseiller Stephen Miller a réaffirmé les vues américaines sur ce territoire.”Le Groenland est grand comme un quart des Etats-Unis. Le Danemark, sans lui manquer de respect, est un petit pays avec une petite économie et une petite armée. Il ne peut pas défendre le Groenland”, a-t-il déclaré sur Fox News.A Copenhague, les 11 parlementaires du Congrès américain ont au contraire affiché leur soutien, au dernier jour de leur visite où ils ont rencontré la Première ministre danoise, le chef du gouvernement groenlandais, des chefs d’entreprises et des représentants au Parlement danois. Le sénateur démocrate Chris Coons, qui dirige la délégation, a salué samedi devant la presse “225 années” d’alliance avec le Royaume du Danemark. Il a assuré qu’il n’existait “pas de menaces immédiates pesant sur le Groenland”.”Mais nous partageons de réelles préoccupations concernant la sécurité dans l’Arctique à l’avenir, à mesure que le climat change, que la banquise recule et que les routes maritimes évoluent”, a-t-il dit, soulignant qu’il fallait “examiner des moyens de mieux investir dans la sécurité arctique”. Les protestations prévues samedi interviennent trois jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l’impossibilité de s’entendre dans l’immédiat avec les dirigeants américains sur l’avenir du territoire autonome.Alors que plusieurs dirigeants européens ont affiché leur soutien au Danemark, membre fondateur de l’Otan, le président américain a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan visant à acquérir le Groenland.- “Respect” -“Les événements récents ont mis le Groenland et les Groenlandais, tant au Groenland qu’au Danemark, sous pression”, a constaté Julie Rademacher, présidente du mouvement Uagut dans une déclaration transmise à l’AFP. “Lorsque les tensions montent et que les gens sont en état d’alerte, nous risquons de créer plus de problèmes que de solutions”, a-t-elle relevé.Un appel à manifester à Nuuk samedi, à 15H00 GMT, a également été lancé. Sur la page Facebook de l’événement, quelque 900 personnes ont indiqué leur intention d’y participer, dans un territoire qui compte environ 57.000 habitants. “Nous exigeons le respect du droit international et des principes juridiques internationaux. Ce n’est pas seulement notre combat, c’est un combat qui concerne le monde entier”, affirme Avijâja Rosing-Olsen, organisatrice du mouvement, citée dans un communiqué.Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande, la Slovénie et le Royaume-Uni, ont annoncé cette semaine l’envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois “Arctic Endurance” organisé avec des alliés de l’Otan.Les Etats-Unis ont été invités à participer à des exercices militaires au Groenland, a affirmé vendredi soir le chef du Commandement arctique danois à l’AFP, assurant que ces manoeuvres se déroulaient en rapport avec la Russie.





