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Le FBI conduit une rare perquisition au domicile d’une journaliste du Washington Post

Le FBI, la police fédérale américaine, a perquisitionné mercredi le domicile d’une journaliste du Washington Post dans le cadre d’une enquête sur des fuites d’informations relevant de la sécurité nationale, un acte “très inhabituel et agressif”, s’est étonné le quotidien.”A la demande du ministère de la Guerre (ministère de la Défense, NDLR), le ministère de la …

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Le patron de Nestlé présente ses excuses pour le rappel de laits infantiles

Le patron de Nestlé a présenté ses excuses pour le rappel volontaire de laits infantiles qui touche une soixantaine de pays, face aux critiques et inquiétudes pour la réputation du géant suisse de l’agroalimentaire.”Je veux (…) présenter mes sincères excuses pour l’inquiétude et les perturbations que ceci a pu causer aux parents, proches aidants et …

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Quelques mobilisations d’agriculteurs se maintiennent, 50 interpellations à Paris

Cinquante militants de la Confédération paysanne ont été placés en garde à vue mercredi après avoir forcé l’entrée d’un bâtiment du ministère de l’Agriculture pour protester contre le “mépris” du gouvernement, dont les annonces n’ont pas totalement calmé la colère agricole.En dépit de l’annonce de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs mardi par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, des barrages routiers et rassemblements à l’initiative de différents syndicats ont eu lieu mais l’ampleur de la mobilisation a largement baissé par rapport à ces derniers jours. Quelques actions sporadiques sont prévues jeudi.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, respectivement deuxième et troisième syndicats après l’alliance FNSEA/JA, dénoncent des mesures insuffisantes et calquées sur les demandes de cette dernière.Une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont parvenus à entrer dans une annexe du ministère de l’Agriculture à Paris, qu’ils ont occupée pendant une heure pour dénoncer la politique agricole du gouvernement et l’accaparement selon eux des subventions publiques par un petit nombre d’exploitants et d’agroindustriels.Selon la préfecture de police, 50 personnes ont été interpellées puis placées en garde à vue pour “trouble à l’ordre publics” et plusieurs “délits”.La Confédération paysanne évoque 52 gardes à vue parmi lesquelles ses trois porte-parole nationaux et le président de la chambre d’agriculture de Guyane, et a appelé à un rassemblement devant le commissariat du XVIIIe arrondissement, dans le nord de Paris, pour protester contre le “mépris constant” du gouvernement envers les paysans.Un représentant du ministère a déposé plainte, a ajouté la préfecture.Dans le Sud-Ouest, des tracteurs de la Coordination rurale (CR) ont tenu des barrages sur un rond-point menant à l’aéroport Toulouse-Blagnac et sur l’A64, levés dans la journée.Un responsable de la CR du Gers et un autre de la FNSEA de Haute-Garonne, placés en garde à vue mercredi à Toulouse pour avoir organisé des manifestations en dépit d’un arrêté préfectoral l’interdisant sont ressortis libres en fin de journée.- “Rien ne sort” -Des barrages ont aussi été installés dans le Var et dans le nord de la France sur l’A1, mais levés en début d’après-midi.Dans la Marne, le blocage du dépôt pétrolier de Vatry continuait mercredi soir: au moins 40 agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient encore présents à 18H30, selon le patron du site, François Renaud, interrogé par l’AFP.”Rien ne rentre et rien ne sort” du dépôt, avait déclaré en début de journée à l’AFP Christophe Saint-Juvin, représentant de la CR 51, estimant que les annonces gouvernementales de ces derniers jours ne comportaient “rien de concret”.Le ministère de l’Agriculture, qui reconnaît la légitimité de la colère des agriculteurs, a estimé lors d’un point presse téléphonique que les différentes salves de mesures annoncées depuis décembre étaient “de nature à répondre à différentes demandes”.Il a souligné la baisse de la mobilisation mercredi sans s’avancer sur les suites du mouvement dans les semaines qui précèderont le Salon de l’agriculture.”La fièvre est toujours là, même si les annonces du Premier ministre étaient pour un certain nombre d’entre elles, attendues. Le sujet de fond, c’est le constat pour nombre d’agriculteurs qu’aujourd’hui, la situation économique dans leur exploitation ne leur permet pas d’envisager l’avenir”, a souligné le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, mercredi matin sur RTL.A l’aube, les plus de 350 tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA) ont quitté la capitale, après avoir passé quelque 24 heures à Paris.Sébastien Lecornu a notamment promis mardi une “loi d’urgence agricole” au Parlement “avant l’été” portant sur “plusieurs priorités: eau, prédation (les attaques de loups, NDLR), moyens de production”.Ses annonces s’ajoutent aux mesures déjà promises pour endiguer la crise agricole et répondent quasiment point par point à des demandes de la FNSEA et des JA, alliance qui domine le syndicalisme agricole.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les précédentes annonces du gouvernement vendredi, après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne à Paris, n’avaient pas suffi à calmer la colère contre la gestion de la dermatose bovine, l’accord UE-Mercosur et la précarité d’une profession “à bout”.

La présidente par intérim du Venezuela annonce une “nouvelle ère”, les libérations de prisonniers se poursuivent

La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a annoncé mercredi qu’une “nouvelle ère politique” s’ouvrait dans le pays après la capture du chef de l’Etat Nicolas Maduro par l’armée américaine le 3 janvier, au moment où les libérations de prisonniers politiques se poursuivaient.Devant la presse réunie au palais présidentiel mercredi midi, Mme Rodriguez a estimé que le Venezuela “s’ouvre à une nouvelle ère politique”. “Une ère qui permet la compréhension malgré les divergences et à travers la diversité idéologique et politique”, selon elle.Par ailleurs, la dirigeante a indiqué que 406 prisonniers politiques avaient été libérés depuis décembre, soit pour certains avant même la capture et l’éviction de M. Maduro par les forces spéciales américaines à Caracas. L’ONG Foro Penal recense néanmoins environ 180 libérations en additionnant deux vagues, celle de décembre et celle actuelle de libérations au compte-gouttes, sous pression de Washington, loin du chiffre évoqué par Mme Rodriguez.Des journalistes ont été libérés mercredi, dont Roland Carreño, figure de l’opposition. Le syndicat de la presse SNTP évoquait à 17H30 GMT 17 libérations, parmi lesquels des journalistes texte et vidéo, des assistants et des membres des équipes de presse au sein de l’opposition.Elles s’ajoutent à celles de citoyens américains annoncées la veille par le département d’Etat américain.Des ONG considèrent que plus de 800 prisonniers politiques croupissent dans les geôles du pays.- “Enfin libre”-L’opposant Roland Carreño avait été détenu entre 2020 et 2023 sur des accusations de “terrorisme”, puis de nouveau arrêté en août 2024 pendant la crise ayant suivi la réélection contestée de Nicolas Maduro à la présidentielle.Les autorités évitent les libérations directement dans les prisons, devant lesquelles des dizaines de proches se massent depuis le 8 janvier dans l’espoir de voir leurs proches sortir.Les détenus sont transférés vers d’autres lieux pour leur libération, loin des caméras. M. Carreño a ainsi été remis en liberté dans un centre commercial. D’autres dirigeants, comme l’ancien candidat à la présidentielle Enrique Marquez, ont été conduits jusqu’à leur domicile. “Enfin libre et dans l’attente des événements à venir, qui ne doivent être autres que rencontre, paix, réconciliation”, a déclaré M. Carreño dans une vidéo sur les réseaux sociaux. “Il reste encore beaucoup de gens en prison et nous espérons qu’ils seront libérés progressivement jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucun détenu”, a-t-il ajouté. M. Carreño a été un proche collaborateur de l’ancien dirigeant de l’opposition, Juan Guaido. Auparavant, il était commentateur dans une émission sur la chaîne d’information Globovision.- X de nouveau accessible -Un responsable du département d’Etat américain, qui s’est exprimé sous couvert d’anonymat, a qualifié mardi la libération d’Américains de “pas important dans la bonne direction de la part des autorités intérimaires”, sans donner de chiffre.Un certain nombre de citoyens espagnols et italiens ont également été libérés des prisons vénézuéliennes ces derniers jours.Les Etats-Unis avaient déjà obtenu la libération de certains de leurs ressortissants dans le cadre d’un accord avec M. Maduro l’an dernier. L’ancienne vice-présidente Delcy Rodriguez a pris la tête du gouvernement après la capture de Maduro et de son épouse par les forces américaines, lors de bombardements qui ont fait plus de 100 morts, selon les chiffres officiels.Le couple a été transféré à New York, et incarcéré en attendant un procès pour faire face à des accusations de trafic de drogue.Au Venezuela, les citoyens ont retrouvé mardi l’accès au réseau social X, bloqué pendant plus d’un an par le président déchu Maduro, a constaté l’AFP. Mme Rodriguez, qui a prêté serment comme présidente par intérim à l’Assemblée nationale le 5 janvier, fait figurer dans sa bio sur X: “Présidente intérimaire de la République bolivarienne du Venezuela. Aux côtés du président Nicolas Maduro sur le chemin de Bolivar et de Chavez” (Simon Bolivar, héros vénézuélien de l’indépendance au XIXe siècle et Hugo Chavez, président du Venezuela de 1999 à 2013)Donald Trump recevra jeudi l’opposante vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix Maria Corina Machado, a indiqué lundi à l’AFP un haut responsable américain.Le président américain a laissé entendre que l’opposante, écartée jusqu’ici par Washington pour prendre des responsabilités dans son pays, pourrait lui remettre sa distinction.

Evacuation d’un équipage de l’ISS à cause d’un problème médical, une première

Quatre membres de la Station spatiale internationale (ISS) vont être évacués mercredi en raison d’un problème de santé touchant l’un d’eux, une première dans l’histoire du laboratoire orbital.Les astronautes américains Mike Fincke et Zena Cardman et leurs homologues russe Oleg Platonov et japonais Kimiya Yui vont entreprendre leur voyage de retour vers la Terre un mois avant la fin prévue de leur mission.Cette évacuation, la première de ce type menée depuis la création de la Station spatiale internationale il y a plus de 25 ans, est liée à un souci de santé rencontré par l’un d’entre eux.L’équipage doit quitter l’ISS à 22H05 GMT mercredi et amerrir au large de la Californie jeudi vers 8H40 GMT à bord d’une capsule Dragon de l’entreprise SpaceX du multimilliardaire Elon Musk.La Nasa, qui n’a pas souhaité communiquer l’identité de l’astronaute concerné ni donner de précisions sur la nature de ce problème médical, insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une évacuation d’urgence, l’état du malade étant stable.- “Douce-amère” -“Nous allons tous bien”, a tenu à rassurer le pilote de la mission Mike Fincke cette semaine dans un message sur le réseau social LinkedIn.”Il s’agit d’une décision mûrement réfléchie et qui vise à permettre la réalisation d’examens médicaux appropriés au sol, où toutes les capacités diagnostiques sont disponibles. C’est la bonne décision, même si elle douce-amère”, a-t-il poursuivi.Cette évacuation a été motivée par l’existence d’un “risque persistant” et “l’incertitude quant au diagnostic”, avait expliqué la semaine passée le médecin-chef de la Nasa, James Polk.Les quatre individus, membres de la mission Crew-11, avaient rejoint l’ISS en août et devaient y rester jusqu’à l’arrivée d’une prochaine rotation d’équipage, prévue pour mi-février.Cette mission nommée Crew-12, à laquelle doit prendre part l’astronaute française Sophie Adenot pourrait donc partir plus tôt que prévu, a fait savoir la Nasa.Entre temps, la Station spatiale internationale restera occupée par un astronaute américain et deux cosmonautes russes arrivés en novembre, acheminés par un vaisseau russe Soyouz.- Préparés au pire -L’agence spatiale russe Roscosmos opère avec la Nasa au sein de l’ISS et les deux agences transportent à tour de rôle un ressortissant de l’autre pays, l’un des rares domaines de coopération perdurant entre les Etats-Unis et la Russie.Habitée en permanence depuis 2000, la Station spatiale internationale est un modèle de coopération internationale réunissant notamment l’Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie.Les astronautes, spationautes ou cosmonautes qui y séjournent sont formés pour réaliser des missions scientifiques variées, mais aussi pour faire face aux possibles complications liées à la vie dans l’espace.L’équipage évacué avait été préparé à “gérer des situations médicales imprévues”, avait rappelé un haut responsable de la Nasa, Amit Kshatriya.Durant son séjour de plusieurs mois dans ce laboratoire situé à 400 km au-dessus de la Terre, l’équipage devait mener diverses missions scientifiques allant de l’étude de la division cellulaire des plantes aux cellules-souches humaines et même à la simulation de scénarios d’alunissage, dans le cadre du programme Artemis de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune.

Quelques mobilisations d’agriculteurs se maintiennent malgré les annonces du gouvernement

Quelques actions d’agriculteurs ont eu lieu mercredi dans différentes régions malgré des concessions du gouvernement, répondant notamment aux demandes de l’alliance FNSEA-Jeunes Agriculteurs dont les tracteurs ont quitté Paris à l’aube.En dépit de l’annonce de nouvelles mesures en faveur des agriculteurs mardi par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, des barrages routiers et rassemblements à l’initiative de différents syndicats ont eu lieu mais l’ampleur de la mobilisation a largement baissé par rapport à ces derniers jours. Quelques actions sporadiques sont prévues jeudi.La Coordination rurale et la Confédération paysanne, respectivement deuxième et troisième syndicats après l’alliance FNSEA/JA, dénoncent des mesures insuffisantes et calquées sur les demandes de cette dernière.Une centaine d’agriculteurs de la Confédération paysanne sont parvenus à entrer dans une annexe du ministère de l’Agriculture à Paris, qu’ils ont occupée pendant une heure pour dénoncer la politique agricole du gouvernement et l’accaparement selon eux des subventions publiques par un petit nombre d’exploitants et de grands groupes agroindustriels.Plusieurs dizaines “ont été interpellés, notamment les trois porte-parole nationaux du syndicat” avec une vingtaine de gardes à vue à la clé, a indiqué la Confédération paysanne en début de soirée.Dans le Sud-Ouest, des tracteurs de la Coordination rurale (CR) ont tenu des barrages sur un rond-point menant à l’aéroport Toulouse-Blagnac et sur l’A64, levés dans la journée.Un responsable de la CR du Gers et un autre de la FNSEA de Haute-Garonne, placés en garde à vue mercredi à Toulouse pour avoir organisé des manifestations en dépit d’un arrêté préfectoral l’interdisant sont ressortis libres en fin de journée.- “Rien ne sort” -Des barrages ont aussi été installés dans le Var et dans le nord de la France sur l’A1, mais levés en début d’après-midi.Dans la Marne, le blocage du dépôt pétrolier de Vatry continuait mercredi soir: au moins 40 agriculteurs et une vingtaine de tracteurs étaient encore présents à 18H30, selon le patron du site, François Renaud, interrogé par l’AFP.”Rien ne rentre et rien ne sort” du dépôt, avait déclaré en début de journée à l’AFP Christophe Saint-Juvin, représentant de la CR 51, estimant que les annonces gouvernementales de ces derniers jours ne comportaient “rien de concret”.Le ministère de l’Agriculture, qui reconnaît la légitimité de la colère des agriculteurs, a estimé lors d’un point presse téléphonique que les différentes salves de mesures annoncées depuis décembre étaient “de nature à répondre à différentes demandes”.Il a souligné la baisse de la mobilisation mercredi sans s’avancer sur les suites du mouvement dans les semaines qui précèderont le Salon de l’agriculture qui se tiendra du 21 février au 1er mars à Paris.”La fièvre est toujours là, même si les annonces du Premier ministre étaient pour un certain nombre d’entre elles, attendues. Le sujet de fond, c’est le constat pour nombre d’agriculteurs qu’aujourd’hui, la situation économique dans leur exploitation ne leur permet pas d’envisager l’avenir”, a souligné le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, mercredi matin sur RTL.A l’aube, les plus de 350 tracteurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs (JA) ont quitté la capitale, après avoir passé quelque 24 heures à Paris, principalement devant l’Assemblée nationale, pour réclamer davantage de soutien au secteur.- Mesures annoncées -Sébastien Lecornu a notamment promis mardi une “loi d’urgence agricole” au Parlement “avant l’été” portant sur “plusieurs priorités: eau, prédation (les attaques de loups, NDLR), moyens de production”. Le Premier ministre a également affirmé qu’un “cap clair” sur la politique de l’eau serait “fixé d’ici le salon” de l’Agriculture. Il a demandé, avant la présentation du projet de loi, un “moratoire sur toutes les décisions relatives” à cette question et la suspension des “textes fixant les volumes d’eau prélevables (…) jusqu’à septembre”.Ses annonces s’ajoutent aux mesures déjà promises pour endiguer la crise agricole et répondent quasiment point par point à des demandes de la FNSEA et des JA, alliance qui domine le syndicalisme agricole.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les précédentes annonces du gouvernement vendredi, après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne à Paris, n’avaient pas suffi à calmer la colère contre la gestion de la dermatose bovine, l’accord UE-Mercosur et la précarité d’une profession “à bout”.

Le FBI conduit une rare perquisition au domicile d’une journaliste du Washington Post

Le FBI, la police fédérale américaine, a perquisitionné mercredi le domicile d’une journaliste du Washington Post dans le cadre d’une enquête sur des fuites d’informations relevant de la sécurité nationale, un acte “très inhabituel et agressif”, s’est étonné le quotidien.”A la demande du ministère de la Guerre (ministère de la Défense, NDLR), le ministère de la Justice et le FBI ont conduit une perquisition au domicile d’une journaliste du Washington Post qui recevait et faisait état d’informations classifiées et divulguées illégalement par un sous-traitant du Pentagone”, a affirmé sur X la ministre de la Justice, Pam Bondi.”L’auteur des fuites est actuellement derrière les barreaux”, a souligné la ministre, en référence à un homme arrêté il y a quelques jours, accusé de rétention illégale de documents relevant de la sécurité nationale.La perquisition visait une journaliste du Washington Post présumée avoir “obtenu d’un sous-traitant du gouvernement et publié des informations militaires sensibles et classifiées”, a renchéri sur X le directeur du FBI, Kash Patel, excluant tout autre commentaire sur “une enquête en cours”.Le Washington Post avait préalablement annoncé cette perquisition mercredi matin chez sa journaliste, Hannah Natanson, en Virginie, près de Washington, précisant que “son téléphone, ses deux ordinateurs portables et une montre Garmin avaient été saisis”.S’il n’est pas inhabituel pour des agents du FBI de tenter d’identifier la source de fuites auprès de journalistes publiant des informations sensibles, “il est très inhabituel et agressif de la part des forces de l’ordre de mener une perquisition au domicile d’un journaliste”, relève le journal.Les agents lui ont dit qu’elle n’était pas la cible de leur enquête, qui vise Aurelio Perez-Lugones, un administrateur système dans une entreprise du Maryland accusé d’avoir consulté et emporté chez lui des rapports de renseignement classifiés, souligne le quotidien.Hannah Natanson couvre les fonctionnaires de l’administration fédérale, particulièrement secouée lors de la première année du nouveau mandat de Donald Trump, et a raconté en décembre dans les colonnes du journal comment elle avait publié son numéro sécurisé sur un forum en ligne, recueillant les témoignages de plus d’un millier de sources, rappelle le Washington Post.- “Effrayant” -“En clair, le ministère de la Justice vient de conduire une perquisition chez une journaliste pour connaître ses sources”, a réagi Xochitl Hinojosa, directrice de la communication du ministère de la Justice sous le précédent président démocrate Joe Biden, à présent commentatrice politique sur CNN.”Il y avait des protections sous la précédente administration afin d’empêcher que ceci ne se produise, mais Mme Bondi les a supprimées”, explique-t-elle sur X.”Dans l’Histoire moderne, le ministère de la Justice n’a jamais poursuivi un journaliste pour publication ou obtention illégale d’informations classifiées et il est effrayant de penser que cela pourrait changer”, ajoute-t-elle.Aurelio Perez-Lugones, qui a servi dans la marine militaire américaine de 1982 à 2002 avant de travailler comme sous-traitant du Pentagone depuis cette date, a été arrêté la semaine dernière dans le Maryland, selon des documents judiciaires, qui ne mentionnent pas d’échanges avec des journalistes.Une audience sur son maintien en détention est prévue jeudi à Baltimore.Bénéficiant d’une habilitation de sécurité “top secret”, il est accusé d’avoir depuis octobre 2025 consulté sans autorisation des informations classifiées et d’en avoir emportées hors de son lieu de travail. Lors d’une fouille le 8 janvier, les enquêteurs ont retrouvé à l’intérieur de son véhicule l’un de ces documents dans une boîte servant à transporter son déjeuner ainsi qu’au sous-sol de sa maison.En septembre, le ministère américain de la Défense a imposé aux journalistes accrédités l’interdiction de solliciter ou publier certaines informations sans son autorisation explicite, sous peine de perdre leur accréditation.La majorité des médias disposant d’un journaliste accrédité au Pentagone, du New York Times à Fox News en passant par l’AFP, ont refusé ces nouvelles conditions, et ont ainsi quitté leur bureau sur place.

Face aux menaces de l’Iran, les Etats-Unis retirent du personnel du Qatar

Le pouvoir iranien a averti mercredi Donald Trump qu’il était capable de “riposter” à toute attaque américaine, Washington décidant de retirer par précaution une partie du personnel de sa base militaire au Qatar, frappée l’an dernier par Téhéran.Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d’intervenir militairement pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation, l’un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979.Les défenseurs des droits humains accusent la théocratie chiite de mener une répression brutale à huis clos, dans un pays de près de 86 millions d’habitants coupé d’internet depuis près d’une semaine sur décision des autorités.Selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement, le 28 décembre. “Ce chiffre est un minimum absolu”, avertit l’organisation, qui fait aussi état de plus de 10.000 arrestations. – “Procès rapides” -Après un pic de manifestations en fin de semaine dernière, les autorités ont tenté de reprendre le contrôle de la rue en organisant une “marche de résistance nationale” et les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité et autres “martyrs” tués.Des banderoles proclamant “mort à l’Amérique” et des photos du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, émergeaient de la foule, selon un journaliste de l’AFP, de même qu’une photo montrant Donald Trump, le visage ensanglanté, lors d’une tentative d’assassinat en 2024, avec la légende: “Cette fois il ne manquera pas sa cible”.Et plusieurs responsables ont durci le ton mercredi envers les Etats-Unis et Israël. L’Iran est prêt à riposter “de manière décisive” à toute attaque, a notamment averti le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour. Devant ces “tensions régionales”, le Qatar a fait état du départ d’une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid, la plus importante au Moyen-Orient. L’ambassade américaine en Arabie saoudite a de son côté demandé à ses employés de “redoubler de prudence et limiter les déplacements” aux abords des installations militaires, et conseillé à ses ressortissants présents dans le royaume “de faire de même”.  A Téhéran, le pouvoir judiciaire a promis des procès “rapides” et “publics”, à l’issue d’une visite de cinq heures dans une prison de Téhéran où sont détenus des “émeutiers”, le terme utilisé par les autorités.  “Si quelqu’un a mis le feu à une personne, l’a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement”, a déclaré son chef, Gholamhossein Mohseni Ejeï. La télévision d’Etat l’a montré assis devant un drapeau iranien dans une grande salle de la prison, interroger lui-même un homme en tenue grise de prisonnier au visage flouté. Le détenu est accusé d’avoir apporté des cocktails Molotov dans un parc de la capitale.”Toute société peut s’attendre à des manifestations, mais nous ne tolérerons pas la violence”, a insisté mercredi un responsable gouvernemental devant quelques journalistes, affirmant qu’aucune nouvelle “émeute” n’avait eu lieu depuis lundi.”L’Iran n’a jamais vu un tel niveau de destruction”, avait déclaré plus tôt le chef d’état-major de l’armée, Abdolrahim Moussavi, en référence aux actes de violence survenus lors des manifestations.Les autorités ne fournissent pas de bilan officiel à ce stade, l’identification des victimes étant toujours en cours, a précisé un autre haut responsable.- “Exécutions” -Les défenseurs des droits humains s’inquiètent d’exécutions express à venir. Amnesty International et d’autres ont notamment dit craindre la possible exécution mercredi d’un premier manifestant, Erfan Soltani, 26 ans. Les médias d’Etat ont aussi fait état de l’arrestation d’un ressortissant étranger, sans plus de détails.Internet était toujours coupé mercredi dans tout le pays, pour le septième jour consécutif, entravant l’accès aux informations. Les communications téléphoniques restaient limitées.Mais des rapports crédibles font état “de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays”, a affirmé mardi l’ONG Human Rights Watch.La répression pourrait être “la plus violente” de l’histoire contemporaine de ce pays, a déploré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, exhortant les autorités à y mettre fin “impérativement”. Les condamnations internationales ont afflué ces derniers jours: l’ONU s’est dite “horrifiée” et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.Donald Trump a lui annoncé mardi des sanctions à effet immédiat contre les partenaires commerciaux de l’Iran, des droits de douane de 25%. “Au début, la police tirait des balles en caoutchouc, mais les jours suivants, je les ai vus tirer à balles réelles, même dans la rue devant chez moi”, a dit à l’AFP Ridha, un informaticien irakien de 50 ans s’exprimant sous pseudonyme, qui a fui Téhéran. La lauréate iranienne du prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, a suggéré que les États-Unis mènent des “actions hautement ciblées” contre le guide suprême iranien Ali Khamenei et les commandants des Gardiens de la Révolution pour mettre fin au “massacre des Iraniens”.

L’année 2025, encore l’une des plus chaudes jamais mesurées… et 2026 ?

L’année 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée dans le monde, ont annoncé mercredi l’observatoire européen Copernicus et l’institut américain Berkeley Earth, pour qui 2026 devrait rester à des niveaux historiquement hauts.Le thermomètre mondial affiche depuis trois ans des niveaux jamais vus à l’échelle de l’humanité, avec une moyenne sur la …

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Thaïlande : 32 morts après l’effondrement d’une grue sur un train

Une grue s’est effondrée mercredi sur un train de passagers en Thaïlande, un accident spectaculaire qui a fait au moins 32 morts et des dizaines de blessés, selon le dernier bilan des autorités locales.L’énorme grue était utilisée sur le chantier d’un vaste projet ferroviaire soutenu par la Chine, géré à cet endroit par une entreprise …

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