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Venezuela: des élections qui devraient conforter le pouvoir en absence de l’opposition

Les Vénézuéliens ont commencé à élire dimanche leurs députés et gouverneurs lors d’un scrutin dont le pouvoir devrait sortir largement vainqueur, la plus grande partie de l’opposition le boycottant, dix mois après la réélection du président Nicolas Maduro dont elle conteste la victoire.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre seront déployées pour le scrutin qui s’est ouvert à 06H00 (10H00 GMT). Les bureaux de vote ferment à 18H00 (22H GMT) avec des résultats attendus en soirée.La plupart des bureaux du centre de Caracas étaient déserts, une image bien différente des queues de la présidentielle du 28 juillet. Selon un sondage de l’entreprise Delphos, la participation devrait avoisiner les 16% à peine d’un corps électoral de 21 millions. L’essentiel des votants devrait être des militants du pouvoir. “C’est vide aussi à cause de l’heure”, a estimé Carla Romero, fonctionnaire, 52 ans, ajoutant que le processus de vote était “rapide et simple”. “C’est un processus de participation citoyenne important”, a souligné de son côté Samadi Romero, universitaire de 32 ans. Elle dit avoir voté pour Nicolas Maduro Guerra, le fils de président Maduro. +Nicolasito+, comme on le surnomme, est la tête de liste du parti de M. Maduro à Caracas.  L’élection a déjà été marquée par l’arrestation vendredi de Juan Pablo Guanipa, dirigeant de l’opposition proche de la leader Maria Corina Machado, qui appelle au boycott. L’ancien député est accusé d’appartenir à un “réseau terroriste” qui cherchait à “saboter” les élections de dimanche. Cette arrestation a soulevé des protestations, notamment du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio qui l’estime “injustifiée et arbitraire”. Le pouvoir, qui dénonce régulièrement des complots -réels ou imaginaires- a annoncé le 19 mai la suspension des vols en provenance de Colombie, dénonçant l’infiltration de “mercenaires” voulant “saboter” les élections.- Représentants pour l’Essequibo -Lors de ce scrutin, le pouvoir a revu le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et huit députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas revendique et dispute au Guyana dans le cadre d’un différend datant de l’époque coloniale.La semaine dernière, le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé à l’AFP qu’il s’agissait “d’une menace”, bien que le vote n’ait lieu que dans la zone frontalière côté Venezuela. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km² administré par Georgetown.Le chavisme, mouvement créé par feu le président Hugo Chavez dont M. Maduro est l’héritier, contrôle actuellement 19 des 23 Etats du pays, et détient 253 des 277 sièges de députés. Les sondages prédisent une majorité absolue pour le parti de M. Maduro à l’Assemblée. Et selon plusieurs analystes, l’opposition n’est en mesure de remporter que deux des 24 Etats: Zulia, l’Etat pétrolier, et Nueva Sparta, l’île de Margarita. “La partie majoritaire de l’opposition ne va pas voter, ce qui favorise une victoire du pouvoir. Le 25 mai, nous allons avoir une carte très rouge”, prévoit Jesus Castillo, le directeur du cabinet Polianalitica, en référence à la couleur du chavisme.La campagne a été discrète, tant du côté de l’opposition que du pouvoir.Avec “54 partis, plus de 6.500 candidats… Il y en a pour tous les goûts”, se targue M. Maduro, qui promet une “victoire écrasante” de son camp.De son côté, Mme Machado a dénoncé une “énorme farce que le régime veut monter pour enterrer sa défaite (à la présidentielle) du 28 juillet”. “Nous allons (…) ratifier cette défaite avec l’absence totale, (…) en laissant tous les bureaux de vote vides”, a-t-elle dit.L’opposition, divisée sur la participation au scrutin, revendique toujours la victoire à la présidentielle de 2024, entachée de fraude selon elle. Les troubles post-électoraux s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arrestations (1.900 libérations depuis).Henrique Capriles, deux fois candidat à la présidentielle, a entraîné derrière lui une frange de l’opposition convaincue de la nécessité de participer au scrutin.”Le vote est un outil de changement, de lutte, de résistance. Je comprends la frustration des gens mais les luttes sont ainsi, elles sont difficiles (…) Il faut se battre”, a justifié Juan Requesens, candidat au gouvernorat de Miranda, où se trouve une partie de Caracas.

Venezuela: des élections qui devraient conforter le pouvoir en absence de l’opposition

Les Vénézuéliens ont commencé à élire dimanche leurs députés et gouverneurs lors d’un scrutin dont le pouvoir devrait sortir largement vainqueur, la plus grande partie de l’opposition le boycottant, dix mois après la réélection du président Nicolas Maduro dont elle conteste la victoire.Plus de 400.000 membres des forces de l’ordre seront déployées pour le scrutin qui s’est ouvert à 06H00 (10H00 GMT). Les bureaux de vote ferment à 18H00 (22H GMT) avec des résultats attendus en soirée.La plupart des bureaux du centre de Caracas étaient déserts, une image bien différente des queues de la présidentielle du 28 juillet. Selon un sondage de l’entreprise Delphos, la participation devrait avoisiner les 16% à peine d’un corps électoral de 21 millions. L’essentiel des votants devrait être des militants du pouvoir. “C’est vide aussi à cause de l’heure”, a estimé Carla Romero, fonctionnaire, 52 ans, ajoutant que le processus de vote était “rapide et simple”. “C’est un processus de participation citoyenne important”, a souligné de son côté Samadi Romero, universitaire de 32 ans. Elle dit avoir voté pour Nicolas Maduro Guerra, le fils de président Maduro. +Nicolasito+, comme on le surnomme, est la tête de liste du parti de M. Maduro à Caracas.  L’élection a déjà été marquée par l’arrestation vendredi de Juan Pablo Guanipa, dirigeant de l’opposition proche de la leader Maria Corina Machado, qui appelle au boycott. L’ancien député est accusé d’appartenir à un “réseau terroriste” qui cherchait à “saboter” les élections de dimanche. Cette arrestation a soulevé des protestations, notamment du secrétaire d’Etat américain Marco Rubio qui l’estime “injustifiée et arbitraire”. Le pouvoir, qui dénonce régulièrement des complots -réels ou imaginaires- a annoncé le 19 mai la suspension des vols en provenance de Colombie, dénonçant l’infiltration de “mercenaires” voulant “saboter” les élections.- Représentants pour l’Essequibo -Lors de ce scrutin, le pouvoir a revu le découpage électoral pour faire élire un gouverneur et huit députés pour l’Essequibo, région riche en pétrole que Caracas revendique et dispute au Guyana dans le cadre d’un différend datant de l’époque coloniale.La semaine dernière, le président du Guyana Irfaan Ali a affirmé à l’AFP qu’il s’agissait “d’une menace”, bien que le vote n’ait lieu que dans la zone frontalière côté Venezuela. Il n’y a pas de bureaux de vote sur le territoire de 160.000 km² administré par Georgetown.Le chavisme, mouvement créé par feu le président Hugo Chavez dont M. Maduro est l’héritier, contrôle actuellement 19 des 23 Etats du pays, et détient 253 des 277 sièges de députés. Les sondages prédisent une majorité absolue pour le parti de M. Maduro à l’Assemblée. Et selon plusieurs analystes, l’opposition n’est en mesure de remporter que deux des 24 Etats: Zulia, l’Etat pétrolier, et Nueva Sparta, l’île de Margarita. “La partie majoritaire de l’opposition ne va pas voter, ce qui favorise une victoire du pouvoir. Le 25 mai, nous allons avoir une carte très rouge”, prévoit Jesus Castillo, le directeur du cabinet Polianalitica, en référence à la couleur du chavisme.La campagne a été discrète, tant du côté de l’opposition que du pouvoir.Avec “54 partis, plus de 6.500 candidats… Il y en a pour tous les goûts”, se targue M. Maduro, qui promet une “victoire écrasante” de son camp.De son côté, Mme Machado a dénoncé une “énorme farce que le régime veut monter pour enterrer sa défaite (à la présidentielle) du 28 juillet”. “Nous allons (…) ratifier cette défaite avec l’absence totale, (…) en laissant tous les bureaux de vote vides”, a-t-elle dit.L’opposition, divisée sur la participation au scrutin, revendique toujours la victoire à la présidentielle de 2024, entachée de fraude selon elle. Les troubles post-électoraux s’étaient soldés par 28 morts et 2.400 arrestations (1.900 libérations depuis).Henrique Capriles, deux fois candidat à la présidentielle, a entraîné derrière lui une frange de l’opposition convaincue de la nécessité de participer au scrutin.”Le vote est un outil de changement, de lutte, de résistance. Je comprends la frustration des gens mais les luttes sont ainsi, elles sont difficiles (…) Il faut se battre”, a justifié Juan Requesens, candidat au gouvernorat de Miranda, où se trouve une partie de Caracas.

“C’est dans notre sang”: comment le Vietnam a adopté l’alphabet latin

Dans la capitale Hanoï, des cours de calligraphie reprennent les codes de cet art venu de Chine, mais à la place des sinogrammes, les élèves utilisent l’alphabet latin, héritage de la colonisation française, dans un style unique au Vietnam.”Quand je m’adonne à la calligraphie, j’ai l’impression de me parler à moi-même”, sourit Hoang Thi Thanh Huyen en maniant le pinceau, aux côtés de six autres adultes, tous concentrés sur leurs feuilles.”C’est une manière pour moi de me détendre après le travail”, poursuit la jeune femme de 35 ans.Son passe-temps évoque autant la tradition confucéenne de la calligraphie, que l’influence occidentale qui a transformé le Vietnam ces trois derniers siècles, parfois par la force.L’histoire du vietnamien romanisé, ou “quoc ngu”, relie d’un trait les premiers missionnaires chrétiens, la colonisation par les Français et l’arrivée au pouvoir du parti communiste.Son adoption évoque la souplesse d’un pays qui, sur le plan diplomatique, revendique sa singularité tout en cultivant sa proximité avec la Chine et les puissances occidentales.Un mois après le Chinois Xi Jinping, les dirigeants vietnamiens accueillent à partir de dimanche le président français Emmanuel Macron, dans un nouvel exemple de leur politique étrangère dite du “bambou”.- Dictionnaire en 1651 -Le chef de l’Etat doit visiter lundi le Temple de la littérature, symbole de Hanoï, dont les murs et panneaux explicatifs pour les touristes sont ornés à la fois de sinogrammes et de vietnamien romanisé.La colonisation a permis la généralisation du “quoc ngu”, créé deux siècles plus tôt à l’initiative de prêtres catholiques. Lorsque le jésuite né à Avignon Alexandre de Rhodes a publié sous son nom le premier dictionnaire portugais-vietnamien-latin, en 1651, son usage est avant tout destiné aux missionnaires désireux de répandre leur religion dans ce qui s’appelait alors le “Dai Viet”.Les Français ont répandu l’alphabet latin pour former les fonctionnaires qui les ont aidés à gouverner l’Indochine, explique à l’AFP Khanh-Minh Bui, doctorante à l’Université de Californie Berkeley, spécialisée dans l’histoire du Vietnam des 19e et 20e siècles.Il y a aussi l’idée “de couper les connexions avec une civilisation plus vieille, qui a beaucoup influencé les élites”, en l’occurrence la Chine, poursuit-elle.Les idéogrammes en cours depuis des siècles sont progressivement abandonnés. Le “quoc ngu”, plus facile à apprendre, alimente une explosion des journaux et de l’édition, auprès d’une audience qui n’avait jamais été aussi large — aidant la propagation de discours anticoloniaux, annonciateurs de l’arrivée au pouvoir des communistes, en dépit de la censure.- Liberté artistique -“Le quoc ngu a porté les promesses d’une nouvelle éducation, d’une nouvelle manière de pensée”, poursuit Khanh-Minh Bui. Quand Ho Chi Minh a proclamé l’indépendance en 1945, il était “impensable” de revenir en arrière, abonde-t-elle.Aujourd’hui, un touriste occidental perdu dans les ruelles de Hanoï saurait lire les noms des rues, mais sans pouvoir les prononcer correctement, la faute aux signes diacritiques aidant à retranscrire les six tons du vietnamien, et si mystérieux pour les non-initiés.Le professeur de calligraphie Nguyen Thanh Tung, 38 ans, a remarqué que de plus en plus de Vietnamiens s’intéressaient à la culture traditionnelle, dont le “quoc ngu”.”C’est dans notre sang, c’est un gène qui circule à l’intérieur de tous les Vietnamiens”, assure-t-il.La calligraphie en “quoc ngu” offre plus de libertés artistiques, “en termes de couleur, de forme, d’idée” que celle empruntant des sinogrammes, régie par des codes ancestraux, fait remarquer l’expert.”La culture n’est pas la propriété d’un pays, c’est un échange entre les régions”, abonde Tung. “L’anglais et le français empruntent des mots à d’autres langues, et c’est pareil pour le vietnamien.”

“C’est dans notre sang”: comment le Vietnam a adopté l’alphabet latin

Dans la capitale Hanoï, des cours de calligraphie reprennent les codes de cet art venu de Chine, mais à la place des sinogrammes, les élèves utilisent l’alphabet latin, héritage de la colonisation française, dans un style unique au Vietnam.”Quand je m’adonne à la calligraphie, j’ai l’impression de me parler à moi-même”, sourit Hoang Thi Thanh Huyen en maniant le pinceau, aux côtés de six autres adultes, tous concentrés sur leurs feuilles.”C’est une manière pour moi de me détendre après le travail”, poursuit la jeune femme de 35 ans.Son passe-temps évoque autant la tradition confucéenne de la calligraphie, que l’influence occidentale qui a transformé le Vietnam ces trois derniers siècles, parfois par la force.L’histoire du vietnamien romanisé, ou “quoc ngu”, relie d’un trait les premiers missionnaires chrétiens, la colonisation par les Français et l’arrivée au pouvoir du parti communiste.Son adoption évoque la souplesse d’un pays qui, sur le plan diplomatique, revendique sa singularité tout en cultivant sa proximité avec la Chine et les puissances occidentales.Un mois après le Chinois Xi Jinping, les dirigeants vietnamiens accueillent à partir de dimanche le président français Emmanuel Macron, dans un nouvel exemple de leur politique étrangère dite du “bambou”.- Dictionnaire en 1651 -Le chef de l’Etat doit visiter lundi le Temple de la littérature, symbole de Hanoï, dont les murs et panneaux explicatifs pour les touristes sont ornés à la fois de sinogrammes et de vietnamien romanisé.La colonisation a permis la généralisation du “quoc ngu”, créé deux siècles plus tôt à l’initiative de prêtres catholiques. Lorsque le jésuite né à Avignon Alexandre de Rhodes a publié sous son nom le premier dictionnaire portugais-vietnamien-latin, en 1651, son usage est avant tout destiné aux missionnaires désireux de répandre leur religion dans ce qui s’appelait alors le “Dai Viet”.Les Français ont répandu l’alphabet latin pour former les fonctionnaires qui les ont aidés à gouverner l’Indochine, explique à l’AFP Khanh-Minh Bui, doctorante à l’Université de Californie Berkeley, spécialisée dans l’histoire du Vietnam des 19e et 20e siècles.Il y a aussi l’idée “de couper les connexions avec une civilisation plus vieille, qui a beaucoup influencé les élites”, en l’occurrence la Chine, poursuit-elle.Les idéogrammes en cours depuis des siècles sont progressivement abandonnés. Le “quoc ngu”, plus facile à apprendre, alimente une explosion des journaux et de l’édition, auprès d’une audience qui n’avait jamais été aussi large — aidant la propagation de discours anticoloniaux, annonciateurs de l’arrivée au pouvoir des communistes, en dépit de la censure.- Liberté artistique -“Le quoc ngu a porté les promesses d’une nouvelle éducation, d’une nouvelle manière de pensée”, poursuit Khanh-Minh Bui. Quand Ho Chi Minh a proclamé l’indépendance en 1945, il était “impensable” de revenir en arrière, abonde-t-elle.Aujourd’hui, un touriste occidental perdu dans les ruelles de Hanoï saurait lire les noms des rues, mais sans pouvoir les prononcer correctement, la faute aux signes diacritiques aidant à retranscrire les six tons du vietnamien, et si mystérieux pour les non-initiés.Le professeur de calligraphie Nguyen Thanh Tung, 38 ans, a remarqué que de plus en plus de Vietnamiens s’intéressaient à la culture traditionnelle, dont le “quoc ngu”.”C’est dans notre sang, c’est un gène qui circule à l’intérieur de tous les Vietnamiens”, assure-t-il.La calligraphie en “quoc ngu” offre plus de libertés artistiques, “en termes de couleur, de forme, d’idée” que celle empruntant des sinogrammes, régie par des codes ancestraux, fait remarquer l’expert.”La culture n’est pas la propriété d’un pays, c’est un échange entre les régions”, abonde Tung. “L’anglais et le français empruntent des mots à d’autres langues, et c’est pareil pour le vietnamien.”

“C’est dans notre sang”: comment le Vietnam a adopté l’alphabet latin

Dans la capitale Hanoï, des cours de calligraphie reprennent les codes de cet art venu de Chine, mais à la place des sinogrammes, les élèves utilisent l’alphabet latin, héritage de la colonisation française, dans un style unique au Vietnam.”Quand je m’adonne à la calligraphie, j’ai l’impression de me parler à moi-même”, sourit Hoang Thi Thanh …

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Transport des malades: les taxis n’excluent pas de nouvelles actions d’ici mardi

Les chauffeurs de taxis ont décidé de prolonger leur mobilisation et n’excluent pas de nouvelles actions d’ici mardi, date du début du réexamen du projet de réforme de la tarification des transports de patients annoncé par le Premier ministre.”Attendant des mesures concrètes, les taxis ont décidé le prolongement de leur mobilisation. Déterminée, la profession maintient les pôles de mobilisation et poursuit l’organisation d’actions et d’opérations escargot”, a déclaré l’intersyndicale dans un communiqué diffusé dans la nuit de samedi à dimanche.A l’issue d’une rencontre avec les représentants des chauffeurs, François Bayrou a annoncé samedi soir le réexamen à partir de mardi de la convention qui prévoit une unification des tarifs pour le transport des malades, ainsi qu’un travail sur le respect des règles par les plateformes de VTC, deux revendications majeures des taxis.Dès samedi soir, certains, notamment parmi les taxis indépendants, avaient annoncé leur intention de rester dans la rue jusqu’à lundi, notamment Boulevard Raspail à Paris, près du ministère des Transports.”Les fédérations ont reçu un véritable accueil du Premier ministre. Il y a des choses qui vont être remises sur la table. Mais en attendant, les chauffeurs veulent maintenir la pression et se méfient. Ils attendent de voir le suivi des annonces”, a déclaré à l’AFP Dominique Buisson, de la Fédération nationale du taxi (FNDT).”Pour l’instant, il n’y a pas de blocage prévu ce dimanche à Roland-Garros ou ailleurs (gares, aéroports), mais cela peut changer. Ca se décide sur le terrain”, a-t-il ajouté.Les chauffeurs de taxis sont mobilisés depuis une semaine contre une convention qui va modifier leur rémunération pour le transport de malades. Le nouveau système entend reposer sur une prise en charge de 13 euros par l’Assurance maladie, puis un tarif kilométrique. Il est conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d’attente trop longs. Cette tarification doit entrer en vigueur le 1er octobre. L’objectif est de limiter la croissance des dépenses de transport sanitaire qui ont atteint 6,74 milliards d’euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (un bond de 45% depuis 2019).Le réexamen prévu dans les prochaines semaines devra toutefois se faire “sans changer la date d’application” du texte et la cible en matière d’économies, a précisé François Bayrou.

Royaume-Uni: la South Western Railway devient la première compagnie ferroviaire renationalisée

La compagnie ferroviaire South Western Railway, qui opère dans le sud-ouest de l’Angleterre, est devenue dimanche la première à repasser dans le giron public dans le cadre de la campagne de renationalisation du rail du gouvernement travailliste britannique.Tous les opérateurs ferroviaires britanniques devraient être renationalisés d’ici la fin 2027. Cette réforme avait été annoncée dès le retour des travaillistes au pouvoir en juillet, après 14 ans de gouvernement conservateur. “La South Western Railway appartient désormais au secteur public. Et ce n’est qu’un début”, a écrit dimanche sur X le Premier ministre Keir Starmer. “Cela se traduira par un meilleur service, une billetterie plus simple, et des trains plus confortables”, a-t-il affirmé.La privatisation des opérateurs ferroviaires a eu lieu au milieu des années 1990 sous le Premier ministre conservateur John Major, dans la continuité de la politique libérale de Margaret Thatcher dans les années 1980.Malgré la promesse d’un meilleur service, d’investissements accrus et de moindres dépenses pour l’Etat, le projet était alors très impopulaire, dénoncé par les syndicats, l’opposition, certains conservateurs et une large partie de la population.Le nombre de passagers s’est accru dans un premier temps, tout comme les investissements. Mais un déraillement causé par des micro-fissures dans les rails, qui a fait quatre morts en 2000, a profondément choqué l’opinion publique. Les annulations et les retards sont aussi devenus monnaie courante et les passagers se sont plaints des prix. Selon des chiffres officiels, 4% des trains ont été annulés cette année au Royaume-Uni.”Aujourd’hui marque une nouvelle ère pour nos chemins de fer”, a dit la ministre des Transports Heidi Alexander, en montant dimanche matin à 06H14 (05H14 GMT) dans le premier train partant de la gare londonienne de Waterloo après la renationalisation de South Western Railway.  “Nous laissons derrière nous 30 années d’inefficacité, de trains en retard”, a-t-elle ajouté. – “L’intérêt des passagers” -Le réseau ferré est déjà redevenu public, géré par la société Network Rail.Quatre opérateurs sur quatorze en Angleterre sont repassés sous contrôle public ces dernières années en raison de leurs mauvaises performances. Mais l’idée était initialement de les gérer temporairement avant un retour au secteur privé.La majorité travailliste, au pouvoir depuis juillet, a approuvé fin novembre une loi qui impose de nationaliser les opérateurs privés à l’expiration de leurs contrats (voire plus tôt en cas de mauvaise gestion) pour les regrouper dans un organisme nommé “Great British Railways”.Le fait d’attendre la fin des contrats permet, selon le gouvernement, d’éviter de payer des compensations aux exploitants actuels. Ils expireront tous d’ici 2027.Les syndicats du secteur, qui ont lancé ces dernières années une vague de grèves sous la pression de la crise du pouvoir d’achat provoquée par l’inflation, ont salué la reprise en main par l’Etat.”Tout le monde dans le secteur ferroviaire sait que la privatisation (…) n’a pas fonctionné et ne fonctionne toujours pas”, a commenté Mick Whelan, secrétaire général du syndicat des conducteurs de trains Aslef, dans des déclarations publiées jeudi.Le retour de ces compagnies dans le giron public “garantira que les services soient gérés dans l’intérêt des passagers, et non des actionnaires”, mais résoudre “les problèmes structurels qui entravent le réseau ferroviaire (…) prendra du temps”, a prévenu la ministre Heidi Alexander.Le gouvernement avait annoncé en décembre que la première compagnie concernée serait South Western Railway. Suivront la société c2c le 20 juillet puis Greater Anglia le 12 octobre.Les opérations de South Western Railway sont désormais gérées par un nouvel opérateur public qui aura vocation à être intégré à Great British Railways une fois que l’entreprise sera créée.

Après Cannes, Nice visée à son tour par un sabotage électrique

Au lendemain du sabotage de deux installations électriques avec un black-out massif autour de Cannes en plein festival, un incendie volontaire a visé un transformateur électrique à Nice, dans la nuit de samedi à dimanche, touchant 45.000 foyers. Une enquête en flagrance a été ouverte pour “destruction par incendie en bande organisée” et confiée à la police judiciaire, a indiqué le procureur de Nice Damien Martinelli dans un communiqué.”Des constatations et examens techniques sont en cours notamment pour préciser les dégâts et les modalités de passage à l’acte”, a-t-il ajouté.Aucun lien entre ces divers incidents, qui n’ont pas été revendiqués, n’a pour l’instant été établi.A Nice, le feu s’est déclaré vers 02H00 sur un poste électrique situé dans le quartier des Moulins, un secteur gangréné par les trafics de stupéfiants dans l’ouest de la ville.Selon une source policière, des “traces de pneus” ont été découverte et une source proche du dossier a évoqué “une porte fracturée” pour le local du transformateur.Quelque 45.000 foyers ont été momentanément privés d’électricité, à Nice et sur les communes voisines de Saint-Laurent-du-Var et Cagnes-sur-Mer, a précisé Enedis à l’AFP. A 06h00 le courant avait été rétabli.Le réseau de tramway de Nice a été brièvement impacté, avec une reprise retardée en début de matinée, et l’aéroport, un temps privé d’électricité, “a été rapidement réalimenté”, a précisé à l’AFP l’adjoint au maire Gaël Nofri.Cet incendie survient au lendemain de dégradations volontaires sur deux installations électriques, un poste haute tension incendié dans le Var et un pylône scié dans les Alpes-Maritimes, qui ont provoqué une coupure massive dans la région, affectant 160.000 foyers, notamment à Cannes, en plein festival de cinéma, préservé grâce à son système d’alimentation autonome. – “Actes malveillants” -“Je dénonce avec force ces actes malveillants qui touchent notre pays”, a réagi sur X Christian Estrosi, qui a annoncé le dépôt d’une plainte par la ville et la mise à disposition des enquêteurs des images de vidéosurveillance.Le maire Horizons de Nice a également annoncé le renforcement “dès les prochains jours” de la surveillance des “sites électriques stratégiques” de la ville. Il a demandé aux services de la police municipale de se “mobiliser” face à ces actes “qui peuvent avoir des conséquences considérables, notamment sur les établissements de santé”. ” Tant que les auteurs de ces faits n’auront pas été interpellés nous ne relâcherons aucune attention où que ce soit”, a-t-il assuré lors d’un point presse.Samedi, la coupure électrique avait impacté “toutes les communes du littoral entre Antibes et le Var ainsi que des communes situées davantage dans les terres”, selon le préfet Laurent Hottiaux, qui avait dénoncé des “actes graves de dégradations portant atteinte à l’intégrité des infrastructures électriques”.Dans la nuit, un incendie sur un poste électrique de très haute tension à Tanneron (Var) avait provoqué une première coupure dans le Var et les Alpes-Maritimes. Puis, à 10H00, c’est un pylône électrique situé à Villeneuve-Loubet (Alpes-maritimes) qui avait subi des “dégradations majeures”, selon le préfet.Trois des quatre piliers de ce pylône de la ligne à haute tension alimentant la ville de Cannes “ont été sciés”, dans le cadre d'”un acte malveillant”, avait précisé le procureur de Grasse Damien Savarzeix à l’AFP. L’opérateur RTE avait alors été contraint de mettre la ligne hors tension pour pouvoir intervenir.Les sapeurs-pompiers des Alpes-Maritimes ont recensé samedi une centaine d’interventions mineures dans le département, principalement sur des pannes d’ascenseur. Les réseaux de télécommunication ont également été impactés par intermittence, et la circulation de certains trains régionaux perturbéeL’électricité avait été rétablie vers 17H00 pour l’ensemble des 160.000 foyers privés de courant, selon RTE.

Une nouvelle attaque massive sur l’Ukraine fait au moins 12 morts, avant un dernier échange de prisonniers

L’Ukraine a subi une nouvelle attaque aérienne massive tôt dimanche matin, qui a fait au moins 12 morts, tandis qu’à Moscou des drones ukrainiens ont contraint des aéroports à des fermetures temporaires, quelques heures avant un dernier échange prévu de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine.Il s’agit de la deuxième nuit d’attaques importantes contre l’Ukraine, après quelque 250 drones et 14 missiles balistiques détectés dans la nuit de vendredi à samedi par les forces aériennes ukrainiennes, ciblant en majorité la capitale.Cette fois, l’armée de l’air ukrainienne a affirmé que l’Ukraine avait subi dans la nuit de samedi à dimanche une attaque combinée de 367 projectiles, dont 69 missiles et 298 drones.Elle a dit avoir abattu 45 de ces missiles, ainsi que 266 drones. “Des attaques aériennes ennemies ont été signalées dans 22 endroits, et des chutes de débris de missiles et de drones abattus dans 15 endroits”, a-t-elle précisé.Les services d’urgence ukrainiens ont décrit dimanche une “nuit de terreur dans la région de Kiev”, dans un message sur Telegram. “L’attaque nocturne massive a fait quatre morts et 16 blessés, dont trois enfants” dans la région.Ils ont également fait état d’un homme retrouvé mort dans la région méridionale de Mykolaïv, après une frappe de drone.  – Deux enfants tués -Quatre personnes ont aussi été tuées et cinq blessées dans la région de Khmelnytskyi, ville de l’ouest de l’Ukraine, dans des frappes russes, ont annoncé les secours, selon un premier bilan. Selon la même source, deux enfants âgés de 8 et 12 ans, ainsi qu’un adolescent de 17 ans, ont perdu la vie dans un bombardement russe dans la région de Jytomir (nord-ouest).A Kiev, des journalistes de l’AFP ont entendu des explosions pendant la nuit. L’essentiel du pays a été placé sous alerte aérienne.Des attaques ont aussi été signalées sur les régions de Kherson (sud) et Ternopil (ouest) par les autorités locales.Le chef du cabinet du président Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak, a fustigé de nouvelles “tueries” et appelé à renforcer la pression internationale sur Moscou.”La pression actuelle n’est pas suffisante, la Russie ralentit tous les processus pour mettre fin à la guerre afin de continuer à tuer”, a dénoncé M. Iermak, sur Telegram, alors que la première puissance mondiale, les Etats-Unis, multiplient les appels à un cessez-le-feu mais que la stratégie de l’administration Trump pour aider à y arriver reste incertaine.A Moscou, le maire Sergueï Sobianine a fait état de plus d’une dizaine de drones ukrainiens au dessus de la capitale russe, mais n’a pas signalé de victimes.Quatre aéroports moscovites, dont le principal, Cheremetievo, ont été temporairement fermés puis rouverts tôt dimanche, selon l’agence nationale de l’aviation Rossaviatsia.L’armée russe a annoncé avoir neutralisé 110 drones ukrainienne au-dessus du pays pendant la nuit.Ces attaques surviennent en plein échange de prisonniers, une dernière étape étant prévue dimanche, seul résultat tangible des premiers pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens mi-mai à Istanbul.- Conditions pour un accord -Samedi, 307 prisonniers de guerre russes ont été échangés contre le même nombre de militaires ukrainiens, ont annoncé Kiev et Moscou.Le premier volet de ce vaste échange, au format 1.000 pour 1.000, avait porté vendredi sur 270 militaires et 120 civils de chaque camp. L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat reste l’un des derniers domaines de coopération entre Kiev et Moscou, alors que la Russie occupe environ 20% du territoire ukrainien.Après plus de trois ans de combats, les deux pays détiennent des milliers de prisonniers de guerre.L’échange de vendredi avait été annoncé par Donald Trump, qui a affirmé vouloir amener les deux belligérants à négocier pour arrêter le “bain de sang”. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable, global et à long terme sur le règlement” du conflit, qui sera transmis à l’Ukraine une fois l’échange de prisonniers finalisé.Kiev doit faire de même pour ses propres conditions.”L’Ukraine est prête à toute forme de diplomatie qui produit des résultats, nous sommes prêts à toutes les étapes qui garantiront une sécurité réelle. C’est la Russie qui n’est prête à rien”, a déploré samedi Volodymyr Zelensky, appelant à des sanctions supplémentaires contre le pays.Parallèlement, les combats continuent sur le front, où l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit dans certains secteurs une lente avancée.

Une nouvelle attaque massive sur l’Ukraine fait au moins 12 morts, avant un dernier échange de prisonniers

L’Ukraine a subi une nouvelle attaque aérienne massive tôt dimanche matin, qui a fait au moins 12 morts, tandis qu’à Moscou des drones ukrainiens ont contraint des aéroports à des fermetures temporaires, quelques heures avant un dernier échange prévu de prisonniers entre la Russie et l’Ukraine.Il s’agit de la deuxième nuit d’attaques importantes contre l’Ukraine, après quelque 250 drones et 14 missiles balistiques détectés dans la nuit de vendredi à samedi par les forces aériennes ukrainiennes, ciblant en majorité la capitale.Cette fois, l’armée de l’air ukrainienne a affirmé que l’Ukraine avait subi dans la nuit de samedi à dimanche une attaque combinée de 367 projectiles, dont 69 missiles et 298 drones.Elle a dit avoir abattu 45 de ces missiles, ainsi que 266 drones. “Des attaques aériennes ennemies ont été signalées dans 22 endroits, et des chutes de débris de missiles et de drones abattus dans 15 endroits”, a-t-elle précisé.Les services d’urgence ukrainiens ont décrit dimanche une “nuit de terreur dans la région de Kiev”, dans un message sur Telegram. “L’attaque nocturne massive a fait quatre morts et 16 blessés, dont trois enfants” dans la région.Ils ont également fait état d’un homme retrouvé mort dans la région méridionale de Mykolaïv, après une frappe de drone.  – Deux enfants tués -Quatre personnes ont aussi été tuées et cinq blessées dans la région de Khmelnytskyi, ville de l’ouest de l’Ukraine, dans des frappes russes, ont annoncé les secours, selon un premier bilan. Selon la même source, deux enfants âgés de 8 et 12 ans, ainsi qu’un adolescent de 17 ans, ont perdu la vie dans un bombardement russe dans la région de Jytomir (nord-ouest).A Kiev, des journalistes de l’AFP ont entendu des explosions pendant la nuit. L’essentiel du pays a été placé sous alerte aérienne.Des attaques ont aussi été signalées sur les régions de Kherson (sud) et Ternopil (ouest) par les autorités locales.Le chef du cabinet du président Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak, a fustigé de nouvelles “tueries” et appelé à renforcer la pression internationale sur Moscou.”La pression actuelle n’est pas suffisante, la Russie ralentit tous les processus pour mettre fin à la guerre afin de continuer à tuer”, a dénoncé M. Iermak, sur Telegram, alors que la première puissance mondiale, les Etats-Unis, multiplient les appels à un cessez-le-feu mais que la stratégie de l’administration Trump pour aider à y arriver reste incertaine.A Moscou, le maire Sergueï Sobianine a fait état de plus d’une dizaine de drones ukrainiens au dessus de la capitale russe, mais n’a pas signalé de victimes.Quatre aéroports moscovites, dont le principal, Cheremetievo, ont été temporairement fermés puis rouverts tôt dimanche, selon l’agence nationale de l’aviation Rossaviatsia.L’armée russe a annoncé avoir neutralisé 110 drones ukrainienne au-dessus du pays pendant la nuit.Ces attaques surviennent en plein échange de prisonniers, une dernière étape étant prévue dimanche, seul résultat tangible des premiers pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens mi-mai à Istanbul.- Conditions pour un accord -Samedi, 307 prisonniers de guerre russes ont été échangés contre le même nombre de militaires ukrainiens, ont annoncé Kiev et Moscou.Le premier volet de ce vaste échange, au format 1.000 pour 1.000, avait porté vendredi sur 270 militaires et 120 civils de chaque camp. L’échange de prisonniers et de corps de militaires tués au combat reste l’un des derniers domaines de coopération entre Kiev et Moscou, alors que la Russie occupe environ 20% du territoire ukrainien.Après plus de trois ans de combats, les deux pays détiennent des milliers de prisonniers de guerre.L’échange de vendredi avait été annoncé par Donald Trump, qui a affirmé vouloir amener les deux belligérants à négocier pour arrêter le “bain de sang”. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a indiqué vendredi que Moscou travaillait sur un document exposant “les conditions d’un accord durable, global et à long terme sur le règlement” du conflit, qui sera transmis à l’Ukraine une fois l’échange de prisonniers finalisé.Kiev doit faire de même pour ses propres conditions.”L’Ukraine est prête à toute forme de diplomatie qui produit des résultats, nous sommes prêts à toutes les étapes qui garantiront une sécurité réelle. C’est la Russie qui n’est prête à rien”, a déploré samedi Volodymyr Zelensky, appelant à des sanctions supplémentaires contre le pays.Parallèlement, les combats continuent sur le front, où l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, poursuit dans certains secteurs une lente avancée.