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Netanyahu promet de ramener tous les otages, 52 morts à Gaza selon les secours

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis lundi de ramener tous les otages, “les vivants et les morts”, retenus par le Hamas à Gaza, à l’heure où son armée bombarde intensément le territoire palestinien, faisant au moins 52 morts selon les secours.De son côté, une source du Hamas a affirmé que le mouvement islamiste …

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Venezuela: Maduro profite du boycott de l’opposition pour consolider son pouvoir

Le président Nicolas Maduro, héritier de Hugo Chavez, a recouvert de rouge –la couleur du chavisme– la carte du Venezuela lors des élections législatives et régionales de dimanche, consolidant son pouvoir alors que l’opposition se félicite de son boycott sans toutefois définir une stratégie claire.Le parti du président Maduro, le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), a conquis 23 des 24 gouvernorats et devrait avoir remporté une majorité absolue à l’Assemblée nationale. Les résultats circonscription par circonscription sont encore attendus.M. Maduro renforce ainsi sa mainmise sur les institutions du pays, dix mois après sa réélection contestée, marquée par des troubles et des arrestations massives. Le rendez-vous de dimanche a d’ailleurs été marqué par l’arrestation en amont de quelque 70 personnes dont Juan Pablo Guanipa, une figure de l’opposition, accusées de vouloir déstabiliser les élections. Et un déploiement de plus de 400.000 membres de forces de l’ordre avec des patrouilles intimidantes de policiers cagoulés et armés.Fort de cette majorité, le président avance tranquillement vers sa réforme de la Constitution sur laquelle il y a peu d’informations mais qu’il évoque fréquemment depuis des mois.”Aujourd’hui, nous avons démontré le pouvoir du chavisme ! Cette victoire est la victoire de la paix et de la stabilité de tout le Venezuela”, a célébré M. Maduro sur la place Bolivar de Caracas après l’annonce des résultats dimanche. Le président fête une victoire, mais l’opposition y voit une défaite. Sa cheffe Maria Corina Machado, qui avait appelé à ne pas participer à la “farce”, assure que la faible affluence dans les bureaux de vote est une protestation silencieuse contre la réélection de M. Maduro en juillet. Le gros de l’opposition, qui revendique la victoire à la présidentielle de 2024 et crie à la fraude, estimait qu’il n’était pas possible de participer à un nouveau scrutin organisé par le pouvoir.Un groupe opposant rebelle a participé au scrutin, estimant que la politique de la chaise vide ne portait pas ses fruits. Mais le résultat est maigre. Le pouvoir ne lui a laissé que des miettes: une poignée de députés et la gouvernance de l’État de Cojedes (centre-ouest).- “Pas insignifiant”-Grâce à ce scrutin, dépourvu d’observateurs indépendants, le chavisme aura le contrôle absolu de l’Assemblée nationale jusqu’en 2031 et des Etats remportés jusqu’en 2029. “Bien que prévisible, le résultat n’en a pas moins des implications importantes: un chavisme renforcé dans le contrôle institutionnel, une opposition divisée à la représentation limitée, et une majorité sociale (de la population) démobilisée”, estime l’analyste politique Luis Vicente Leon.Une nouvelle fois, Mme Machado a appelé l’armée à “agir” contre un gouvernement jugé illégitime. “Ils ont l’obligation de le faire”, a lancé dans une vidéo sur X l’opposante, qui vit dans la clandestinité. Mais les forces armées, clef de voûte du pouvoir qui sait les choyer, ont juré loyauté maintes fois au président Maduro.Difficile de dire quel sera le prochain pas pour l’opposition. La réforme constitutionnelle se débattra l’année prochaine mais devra être approuvée par référendum populaire.”L’abstention (…) ne fait qu’aggraver sa situation”, estime le politologue Pablo Quintero. “Elle génère un processus de désaffection politique, de désillusion, de résignation de la part des gens”. Jenny Massicatto, femme d’affaires, est sur cette ligne: “je n’ai pas voté. C’est une perte de temps de voter de nos jours. J’essaie maintenant d’être neutre”.Henrique Capriles, à la tête de l’aile rebelle de l’opposition, a remporté un siège au Parlement et dirigera un groupe d’une quinzaine de députés, selon les estimations de M. Leon. Peu par rapport au PSUV qui en comptera probablement plus de 230 mais “pas insignifiant”, selon l’analyste. “Ils ont partiellement atteint leur objectif de préserver une présence institutionnelle et d’éviter la disparition totale” de l’opposition de la vie institutionnelle, relève-t-il.Staline Gonzalez, l’un des opposants élu député, défend la participation, critiquant la position de Mme Machado: “Cette théorie de donner de l’espace au gouvernement, au +madurisme+, et de croire qu’il suffit de délégitimer le processus en n’y participant pas pour qu’il (Maduro) s’en aille… Qu’avec ça nous allons ramener la démocratie. Nous ne sommes pas convaincus par ce chemin”.M. Quintero estime toutefois que le coût est élevé et croit que “l’opposition a besoin de sang neuf”.

Venezuela: Maduro profite du boycott de l’opposition pour consolider son pouvoir

Le président Nicolas Maduro, héritier de Hugo Chavez, a recouvert de rouge –la couleur du chavisme– la carte du Venezuela lors des élections législatives et régionales de dimanche, consolidant son pouvoir alors que l’opposition se félicite de son boycott sans toutefois définir une stratégie claire.Le parti du président Maduro, le Parti socialiste unifié du Venezuela …

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Ce que l’on sait des négociations commerciales entre l’UE et les Etats-Unis

Une menace de droits de douane de 50%, des invectives, une trêve soudaine, et beaucoup, beaucoup d’incertitudes: les négociations commerciales entre Washington et Bruxelles ressemblent à des montagnes russes.Voici ce que l’on sait lundi de ces tractations tendues.- Où en est-on? -Au cours des derniers mois, l’Union européenne a été frappée à trois reprises par …

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Ce que l’on sait des négociations commerciales entre l’UE et les Etats-Unis

Une menace de droits de douane de 50%, des invectives, une trêve soudaine, et beaucoup, beaucoup d’incertitudes: les négociations commerciales entre Washington et Bruxelles ressemblent à des montagnes russes.Voici ce que l’on sait lundi de ces tractations tendues.- Où en est-on? -Au cours des derniers mois, l’Union européenne a été frappée à trois reprises par des droits de douane de l’administration de Donald Trump: – 25% sur l’acier et l’aluminium, mi-mars,- 25% sur les automobiles, début avril,- 20% sur tous les autres produits européens, le 9 avril. Cette dernière taxe a toutefois été suspendue pour laisser une chance aux négociations et remplacée temporairement par un droit de douane de 10%.L’Union européenne a la charge de mener ces tractations avec Washington au nom des 27 Etats membres de l’UE. L’idée est de trouver un accord bénéfique pour les deux parties. Mais il n’y a pour l’heure aucun signe de percée.- Qui négocie? -Dépêché par Bruxelles pour négocier avec les Américains, le commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic s’est rendu plusieurs fois à Washington et échange régulièrement avec Howard Lutnick et Jamieson Greer, deux responsables de l’administration Trump.Le responsable européen a encore loué lundi de “bons appels” avec MM. Lutnick et Greer, assurant que l’UE était “mobilisée” pour parvenir “rapidement” à un accord commercial. “Nous restons en contact permanent”, a-t-il affirmé. Le président américain Donald Trump et la cheffe de l’exécutif européen Ursula von der Leyen ont quant à eux eu des contacts plus sporadiques, dont une rencontre en marge des funérailles du pape François et un appel téléphonique dimanche.L’un des principaux obstacles aux pourparlers tient à la différence fondamentale de style entre les deux parties.”Les exigences de Trump traduisent une profonde frustration des Américains face à la méthode posée, professionnelle et bureaucratique de l’UE”, note Agathe Demarais, chercheuse du European Council on Foreign Relations.A l’inverse, l’équipe de M. Trump “cherche à signer rapidement des accords séduisants, même s’ils n’ont pas forcément beaucoup de substance”, analyse-t-elle.- Quelles sont les demandes du président Trump? -Peu de détails ont fuité des discussions.Mais M. Trump martèle qu’il veut éliminer le déficit commercial des Etats-Unis avec l’UE dans l’échange de biens. Il pousse notamment le Vieux Continent à acheter davantage de gaz naturel liquéfié (GNL) américain. Son équipe s’en prend aussi régulièrement aux barrières dites “non tarifaires” en vigueur dans l’UE: les réglementations sanitaires, les normes environnementales, des politiques de taux de change ou des mesures fiscales telles que la TVA. Bruxelles refuse catégoriquement d’abandonner certaines de ces mesures. Tout comme ses puissantes lois sur le numérique, régulièrement critiqués par les géants de la tech. – Et celles de l’UE? -L’UE veut à tout prix faire baisser la température et éviter des droits de douane XXL qui nuiraient à son économie, déjà enlisée dans une quasi-stagnation depuis fin 2022.Bruxelles affirme avoir présenté une proposition détaillée à Washington. Avec comme mesure principale une exemption de droits de douane totale et réciproque pour les produits industriels, dont les voitures. Mais M. Trump a déjà qualifié cette offre d’insuffisante.L’UE prépare parallèlement des mesures de riposte au cas où les négociations n’aboutiraient pas. Elle affirme être prête à taxer quelque 136 milliards de dollars de biens américains: des motos, avions, machines à coudre, etc.- Quelles sont les prochaines étapes? -D’après la présidente de la Commission européenne, l’objectif est que les négociations avancent de manière “rapide et décisive”.”Elle a dit qu’elle voulait entamer des négociations sérieuses”, a déclaré M. Trump dimanche, repoussant jusqu’au 9 juillet certaines des mesures américaines.Bruxelles espère que les deux dirigeants pourront échanger sur ce dossier en marge du sommet du G7, prévu au Canada à la mi-juin.

Roland-Garros: Garcia tombe d’entrée pour sa dernière, Gasquet prolonge l’aventure

Quelques jours après l’annonce de sa retraite imminente, Caroline Garcia a été éliminée lundi dès le premier tour de son dernier Roland-Garros, où Richard Gasquet a, lui, prolongé l’aventure en s’imposant en quatre sets.Les au revoir s’enchaînent sur la terre battue parisienne: au lendemain de l’émouvante cérémonie dédiée à Rafael Nadal, Caroline Garcia a fait ses adieux au Grand Chelem parisien après sa défaite 6-4, 6-4 face à l’Américaine Bernarda Pera (83e mondiale).”J’ai fait mon maximum avec ce que j’avais en moi et j’ai essayé de me battre jusqu’au bout”, a déclaré la Française, en larmes sur le court Suzanne-Lenglen où le public a scandé “Merci Caro” à l’issue de la rencontre.”A la fin du match ça m’a fait très chaud au coeur de pouvoir recevoir leur amour, le soutien et le respect par rapport à ma carrière”, a commenté Garcia en conférence de presse.Émue dès l’entrée sur le court, elle a raconté avoir “vraiment (voulu) vivre ce moment à fond, avec toutes les émotions qui allaient venir”, tout en reconnaissant qu’elle ne s’attendait “pas à des merveilles” niveau tennis, étant toujours un peu diminué au dos.La joueuse de 31 ans, retombée au 144e rang mondial après avoir été N.4 et lauréate du Masters 2022, devrait s’aligner encore dans “quelques tournois” dont le Queen’s, Wimbledon et l’US Open. Mais elle avait expliqué samedi être “en paix” avec une décision prise “en début de saison”.La Lyonnaise disputera encore au moins une rencontre sur la terre battue parisienne, en double au côté de Diane Parry.- Gasquet joue les prolongations -Quelques heures après l’élimination de Garcia, Richard Gasquet aurait aussi pu faire ses adieux à Roland-Garros. L’ex-N.7 mondial et chouchou du public français avait indiqué en octobre qu’il mettrait un terme à sa carrière à l’issue du tournoi majeur français, à près de 39 ans.Mais le Biterrois a retardé l’échéance en s’imposant 6-2, 2-6, 6-3, 6-0 face à son compatriote Terence Atmane (121e), touché à la cuisse droite, pour s’offrir un deuxième tour qu’il pourrait disputer face au N.1 mondial Jannik Sinner.”Ça me fait plaisir de me dire que ce soir je suis encore joueur de tennis, ça aurait pu ne pas être le cas”, a souligné Gasquet en conférence de presse.”Si je peux jouer le N.1 mondial jeudi, c’est sur que c’est une belle affiche pour moi. Quand tu es en fin de carrière, que tu joues peut-être ton dernier match, le N.1 mondial c’est fabuleux! Je ne peux pas rêver mieux”, a ajouté Gasquet.Également engagés lundi, Arthur Fils (14e) et Ugo Humbert (21e) se sont qualifiés pour le deuxième tour en dominant respectivement le Chilien Nicolas Jarry (149e) et l’Australien Christopher O’Connell (82e).Vainqueur de l’Open d’Australie en janvier et de retour d’une suspension de trois mois en vertu d’un accord conclu avec l’Agence mondiale antidopage (AMA), après deux contrôles positifs attribués à une contamination accidentelle, Sinner va entrer en lice dans la soirée face au Français Arthur Rinderknech (75e).Si l’Italien de 23 ans a estimé avoir encore “besoin de temps” pour rejouer à son meilleur niveau, il espère que sa finale romaine lui aura redonné “un peu de confiance”.- Alcaraz et Swiatek sans encombres -En attendant Sinner, le tenant du titre Carlos Alcaraz a tranquillement déroulé son tennis sur la terre battue parisienne, comme la lauréate 2024 Iga Swiatek.La Polonaise, ancienne N.1 mondiale, n’a plus remporté de tournoi depuis son troisième sacre consécutif sur la terre battue parisienne et n’aborde pas le tournoi dans les meilleures conditions. Mais elle s’est rassurée en battant sans trembler la Slovaque Rebecca Sramkova (42e) 6-3, 6-3. Carlos Alcaraz lui aussi s’est tranquillement qualifié pour le deuxième tour en battant 6-3, 6-4, 6-2 l’Italien Giulio Zeppieri, issu des qualifications. “Ce sont les montagnes russes pour moi depuis le début de saison. Mais en ce moment, j’ai retrouvé un très bon niveau et j’espère garder cette intensité pendant tous les matches sur le tournoi”, a expliqué l’Espagnol en conférence de presse. Il affrontera au prochain tour le Hongrois Fabian Marozsan (56e).alh-aco-bdu-ole/cyj/bm

Christine Lagarde (BCE) critique les propos “terribles” de Trump sur l’UE

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a critiqué lundi le “langage terrible” du président Donald Trump à l’égard de l’Union européenne, en réponse à ses commentaires selon lesquels le bloc aurait été formé pour “nuire” aux États-Unis. Elle a déclaré à la chaîne allemande ARD que les États-Unis avaient encouragé la formation …

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Christine Lagarde (BCE) critique les propos “terribles” de Trump sur l’UE

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a critiqué lundi le “langage terrible” du président Donald Trump à l’égard de l’Union européenne, en réponse à ses commentaires selon lesquels le bloc aurait été formé pour “nuire” aux États-Unis. Elle a déclaré à la chaîne allemande ARD que les États-Unis avaient encouragé la formation de l’Union européenne, ajoutant qu’affirmer “qu’elle avait été créée dans l’intention de réellement porter atteinte aux États-Unis est complètement contre-intuitif. Cela va à l’encontre de l’histoire. Et ce n’est certainement pas le but de cette région”.Le président américain a fait ce type de commentaires sur l’UE plus tôt cette année lorsqu’il a menacé de frapper le bloc avec de lourdes taxes douanières en raison de son excédent commercial avec les États-Unis.Mme Lagarde a estimé que les remarques de Donald Trump faisaient “partie de la provocation habituelle à laquelle nous nous habituons, malheureusement”, mais elle a encouragé l’UE à dialoguer avec les États-Unis pour essayer de parvenir à un accord. Dans sa dernière attaque contre l’UE, le président américain a menacé vendredi d’imposer des droits de douane de 50% sur le bloc à partir du 1er juin, estimant que les négociations “n’avancent nulle part”.Mais il a ensuite accepté dimanche de reporter la date fatidique de la mise en place des droits de douane sur les exportations de l’UE jusqu’au 9 juillet après un appel téléphonique avec le chef de l’UE Ursula von der Leyen. Pour Christine Lagarde, on ne peut pas “simplement rester les bras croisés et faire semblant”. “Nous devons engager le dialogue, nous devons travailler avec son équipe et nous devons écouter leur proposition. Nous devons faire des propositions et nous devons négocier”, a-t-elle martelé.L’UE reste soumise à une taxe de 10 % que Donald Trump a imposée le mois dernier sur les importations de presque tous les pays du monde, ainsi qu’à des droits de douane de 25% sur les voitures, l’acier et l’aluminium.Le responsable du commerce de l’UE et son homologue américain devaient s’entretenir lundi après-midi après que Donald Trump a fait marche arrière sur les droits de douane de 50%, selon la Commission européenne. 

“Journée de Jérusalem”: altercations et insultes lors d’une marche de nationalistes israéliens

De nombreux Israéliens ont défilé lundi à Jérusalem-Est lors d’une marche émaillée d’échauffourées avec des Palestiniens, à l’occasion des célébrations annuelles marquant l’occupation par Israël de la partie orientale de la ville sainte.Le ministre israélien d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, s’est rendu sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, une visite considérée comme une provocation par les Palestiniens et les pays arabes.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis, lui, de garder Jérusalem “unifiée, indivisible et sous la souveraineté d’Israël”.Israël a conquis et annexé Jérusalem-Est à l’issue de la guerre israélo-arabe de 1967, une annexion non reconnue par la communauté internationale.”Yom Yerushalaïm” (“la Journée de Jérusalem” en hébreu) commémore pour les Israéliens ce qu’ils estiment être la “réunification” de la ville. Chaque année, à l’occasion de cette journée, des milliers de nationalistes israéliens, en majorité religieux, marchent dans les rues de Jérusalem, y compris dans la Vieille ville, en brandissant des drapeaux israéliens.Lundi après-midi, des groupes de jeunes israéliens ont été vus en train de s’en prendre à des commerçants palestiniens, des passants, des écoliers, mais aussi à des militants israéliens des droits humains et à la police. Certains ont craché sur des passants, proféré des insultes et tenté de forcer l’entrée de maisons. D’autres ont crié “Mort aux Arabes”, ou “Gaza est à nous”. Dans la soirée, de grandes foules se sont rassemblées sur l’esplanade des Mosquées pour y célébrer l’événement.- “Provocation” -Troisième lieu saint de l’islam et site le plus sacré du judaïsme, l’esplanade est une poudrière où le moindre incident peut dégénérer.”Je suis monté sur le Mont du Temple pour la Journée de Jérusalem et j’ai prié pour la victoire dans la guerre (à Gaza), pour le retour de tous nos otages (…) Joyeux Jour de Jérusalem!”, a écrit le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, dans un message sur Telegram, accompagné de photos le montrant sur le site, désigné sous le nom de mont du Temple par les Juifs.La Jordanie, qui administre l’esplanade mais dont les points d’entrée sont contrôlés par Israël depuis l’occupation de Jérusalem-Est en 1967, a condamné “les pratiques de ce ministre extrémiste”. La France a dénoncé une “nouvelle provocation inacceptable”.Les célébrations se déroulent sur fond de guerre dans la bande de Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas en Israël le 7 octobre 2023. En 2021, le mouvement islamiste palestinien avait lancé un barrage de roquettes en direction de Jérusalem alors que la marche commençait à se diriger vers la Vieille ville, ce qui a été suivi d’une guerre de 12 jours entre Israël et le Hamas.L’armée israélienne a fait état lundi de trois “projectiles” tirés depuis Gaza, affirmant avoir intercepté l’un d’entre eux et que les deux autres sont “tombés” à l’intérieur du territoire palestinien.L’événement marque “le jour où nous avons conquis Jérusalem, le mont du Temple, le Mur occidental” (mur des Lamentations), explique Yosef Azoulai, 21 ans, étudiant d’une yéchiva, centre d’études des textes rabbiniques.”Nous avons vaincu nos ennemis ce jour là. Nous sommes tous venus, tous les étudiants de yéchivas, unis, pour célébrer”, a-t-il ajouté.- “Fleurs de paix” -Dès lundi matin, des groupes de jeunes se sont réunis près de la porte de Jaffa, arborant des T-shirts blancs comme c’est souvent le cas pour cette marche.Comme les années précédentes, une “marche des fleurs” était aussi organisée par des militants israéliens désireux de contrer la marche nationaliste.”Nous donnerons des fleurs de paix aux résidents de Jérusalem, tout particulièrement aux musulmans, aux chrétiens”, a précisé l’organisateur, Gadi Gvaryahu, qui préside Tag Meir, organisation fédérant des ONG oeuvrant pour une co-existance pacifique.Dans la vieille ville, des Palestiniens surpris ont accepté les fleurs tendues. Mais un vieil homme a décliné: “vous voyez ce qui se passe à Gaza? Je suis désolé mais je ne peux pas accepter”.Plus loin, des adolescents venus participer à la marche principale ont déchiré les fleurs.La police a dit dimanche déployer “des milliers” d’agents dans toute la ville pour éviter des incidents.Un drapeau israélien géant a été déployé dimanche soir sur l’esplanade du mur des Lamentations alors que des milliers de visiteurs se pressaient dans les rues de la Vieille ville.

“Journée de Jérusalem”: altercations et insultes lors d’une marche de nationalistes israéliens

De nombreux Israéliens ont défilé lundi à Jérusalem-Est lors d’une marche émaillée d’échauffourées avec des Palestiniens, à l’occasion des célébrations annuelles marquant l’occupation par Israël de la partie orientale de la ville sainte.Le ministre israélien d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, s’est rendu sur l’esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, une visite considérée comme une provocation par …

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