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L’ouragan Erin menace de se renforcer à nouveau à l’approche des Bahamas

L’ouragan Erin risque encore de se renforcer dans les prochains jours à l’approche des Bahamas, dans les Caraïbes, vaste région de l’Atlantique nord déjà touchée par des vents violents et de fortes pluies avec un risque de crues et de glissements de terrain, ont prévenu dimanche les services météorologiques américains.A Porto Rico, territoire américain meurtri et dévasté en 2017 par l’ouragan Maria, plus de 150.000 habitants sont déjà privés de courant à cause d’Erin.  Le premier ouragan de la saison au-dessus de l’Atlantique nord s’est renforcé samedi jusqu’à atteindre la catégorie maximale 5, qualifiée de “catastrophique” par le centre américain des ouragans (NHC), avant que la vitesse des vents ne diminue et qu’il soit rétrogradé en catégorie 3.Mais dimanche vers 14H00 (18H00 GMT), le NHC a averti qu'”Erin allait probablement se renforcer de nouveau au cours des prochains jours” et qu'”une alerte à la tempête tropicale était émise pour le sud-est des Bahamas”, non loin des côtes de Floride, dans le sud-est des Etats-Unis.En passant dans la nuit de samedi à dimanche à environ 225 kilomètres au nord de San Juan, capitale de Porto Rico, l’ouragan soufflait des vents atteignant jusqu’à 205 kilomètres par heure.- Intensification rapide -Plus tôt samedi, la vitesse avait atteint 255 km/h.”Le cœur de l’ouragan Erin devrait passer à l’est des îles Turques-et-Caïques et du sud-est des Bahamas dans la nuit de dimanche à lundi”, a indiqué le NHC dans un bulletin.”Des fluctuations d’intensité sont attendues dans les prochains jours en raison de changements dans la structure interne du système. Erin devient un système plus vaste”, a ajouté cette organisation spécialisée dans les ouragans et basée à Miami qui, comme d’autres services météo américains, a subi des coupes budgétaires imposées par l’administration de Donald Trump.L’ouragan Erin avait atteint le niveau maximal de l’échelle de Saffir-Simpson un peu plus de 24 heures après avoir été classé en catégorie 1 — une intensification rapide que les scientifiques associent de plus en plus au réchauffement climatique.Il pourrait déverser jusqu’à 200 millimètres de pluie sur certaines zones isolées, selon le NHC, mettant en garde contre des “inondations importantes, ainsi que des glissements de terrain ou coulées de boue”.- Vagues dangereuses -A Porto Rico, peuplé de plus de 3,2 millions d’habitants, “près de 155,000 clients sont privés de courant”, a annoncé sur X la compagnie d’électricité locale Luma.À Luquillo, une ville côtière de Porto Rico, des surfeurs ont profité des vagues tandis que les promeneurs flânaient sur la plage sous un ciel couvert, samedi, avant l’arrivée de la tempête, selon des images diffusées par l’AFP.Les houles générées par Erin affectent une partie des îles du nord des Petites Antilles, des Îles Vierges américaines et britanniques, de Porto Rico, de l’île d’Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, ainsi que des îles Turques-et-Caïques.Elles s’étendront ensuite en début de semaine aux Bahamas, aux Bermudes et à la côte est et sud-est des Etats-Unis, provoquant des vagues et courants particulièrement dangereux, selon le NHC.Si Erin devrait rester assez loin des côtes américaines, il pourrait néanmoins entraîner d’importantes vagues et une érosion côtière, notamment en Caroline du Nord, dans le sud-est.La saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région a été marquée par plusieurs tempêtes très puissantes et meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.burs-nr/pno

L’ouragan Erin menace de se renforcer à nouveau à l’approche des Bahamas

L’ouragan Erin risque encore de se renforcer dans les prochains jours à l’approche des Bahamas, dans les Caraïbes, vaste région de l’Atlantique nord déjà touchée par des vents violents et de fortes pluies avec un risque de crues et de glissements de terrain, ont prévenu dimanche les services météorologiques américains.A Porto Rico, territoire américain meurtri …

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L’ouragan Erin menace de se renforcer à nouveau à l’approche des Bahamas

L’ouragan Erin risque encore de se renforcer dans les prochains jours à l’approche des Bahamas, dans les Caraïbes, vaste région de l’Atlantique nord déjà touchée par des vents violents et de fortes pluies avec un risque de crues et de glissements de terrain, ont prévenu dimanche les services météorologiques américains.A Porto Rico, territoire américain meurtri et dévasté en 2017 par l’ouragan Maria, plus de 150.000 habitants sont déjà privés de courant à cause d’Erin.  Le premier ouragan de la saison au-dessus de l’Atlantique nord s’est renforcé samedi jusqu’à atteindre la catégorie maximale 5, qualifiée de “catastrophique” par le centre américain des ouragans (NHC), avant que la vitesse des vents ne diminue et qu’il soit rétrogradé en catégorie 3.Mais dimanche vers 14H00 (18H00 GMT), le NHC a averti qu'”Erin allait probablement se renforcer de nouveau au cours des prochains jours” et qu'”une alerte à la tempête tropicale était émise pour le sud-est des Bahamas”, non loin des côtes de Floride, dans le sud-est des Etats-Unis.En passant dans la nuit de samedi à dimanche à environ 225 kilomètres au nord de San Juan, capitale de Porto Rico, l’ouragan soufflait des vents atteignant jusqu’à 205 kilomètres par heure.- Intensification rapide -Plus tôt samedi, la vitesse avait atteint 255 km/h.”Le cœur de l’ouragan Erin devrait passer à l’est des îles Turques-et-Caïques et du sud-est des Bahamas dans la nuit de dimanche à lundi”, a indiqué le NHC dans un bulletin.”Des fluctuations d’intensité sont attendues dans les prochains jours en raison de changements dans la structure interne du système. Erin devient un système plus vaste”, a ajouté cette organisation spécialisée dans les ouragans et basée à Miami qui, comme d’autres services météo américains, a subi des coupes budgétaires imposées par l’administration de Donald Trump.L’ouragan Erin avait atteint le niveau maximal de l’échelle de Saffir-Simpson un peu plus de 24 heures après avoir été classé en catégorie 1 — une intensification rapide que les scientifiques associent de plus en plus au réchauffement climatique.Il pourrait déverser jusqu’à 200 millimètres de pluie sur certaines zones isolées, selon le NHC, mettant en garde contre des “inondations importantes, ainsi que des glissements de terrain ou coulées de boue”.- Vagues dangereuses -A Porto Rico, peuplé de plus de 3,2 millions d’habitants, “près de 155,000 clients sont privés de courant”, a annoncé sur X la compagnie d’électricité locale Luma.À Luquillo, une ville côtière de Porto Rico, des surfeurs ont profité des vagues tandis que les promeneurs flânaient sur la plage sous un ciel couvert, samedi, avant l’arrivée de la tempête, selon des images diffusées par l’AFP.Les houles générées par Erin affectent une partie des îles du nord des Petites Antilles, des Îles Vierges américaines et britanniques, de Porto Rico, de l’île d’Hispaniola, que se partagent Haïti et la République dominicaine, ainsi que des îles Turques-et-Caïques.Elles s’étendront ensuite en début de semaine aux Bahamas, aux Bermudes et à la côte est et sud-est des Etats-Unis, provoquant des vagues et courants particulièrement dangereux, selon le NHC.Si Erin devrait rester assez loin des côtes américaines, il pourrait néanmoins entraîner d’importantes vagues et une érosion côtière, notamment en Caroline du Nord, dans le sud-est.La saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région a été marquée par plusieurs tempêtes très puissantes et meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide des tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.burs-nr/pno

Air Canada suspend la reprise de ses vols, la grève se poursuivant

La compagnie aérienne Air Canada a annoncé dimanche suspendre son projet de reprise des vols après que ses hôtesses et stewards ont décidé de braver une décision administrative, poursuivant leur grève pour réclamer une meilleure rémunération.Les vols ne vont finalement pas reprendre de sitôt: malgré un signal dans ce sens envoyé en début de matinée, le conflit social paralysant la plus grande compagnie aérienne du Canada semblait dans une impasse dimanche après-midi.Air Canada “a suspendu son projet de reprise partielle des vols (…) après que le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a illégalement ordonné à ses agents de bord de désobéir à une directive du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) leur enjoignant de reprendre le travail”, a annoncé l’entreprise sur son site.Samedi matin, des membres de bord de la compagnie avaient débrayé à l’appel du syndicat SCFP, poussant la compagnie aérienne à annuler des centaines vols, au pic de la saison estivale.Face à cette crise sociale risquant d’alourdir le “fardeau financier” des Canadiens, le gouvernement avait décidé samedi d’intervenir pour obliger les deux parties à recourir à un arbitrage indépendant.Le Conseil canadien des relations industrielles sollicité a “ordonné à Air Canada de reprendre ses activités et à tous les agents de bord d’Air Canada et d’Air Canada Rouge (filiale à bas coûts d’Air Canada, ndlr) de reprendre leurs fonctions avant 14H00 EDT (18H00 GMT)”, avait fait savoir dimanche la compagnie aérienne.Mais le SCFP représentant les grévistes a appelé ses adhérents à braver cette directive.”Le syndicat affirme que ses membres demeureront en grève tant que leurs revendications sur les salaires et la rémunération du temps au sol ne seront pas respectées”, écrit-il ainsi sur son site.Outre des augmentations de salaires, les agents de bord demandent en effet que leurs heures de travail au sol, par exemple lors de l’embarquement des passagers, soient comptabilisées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.- “Conflit d’intérêt” -Le syndicat avait dénoncé plus tôt l’intervention du gouvernement et l’existence selon lui de “conflit d’intérêts” entre Maryse Tremblay, la présidente du CCRI chargé d’arbitrer le dossier, et la compagnie aérienne, Mme Tremblay ayant travaillé comme conseillère juridique pour Air Canada.”Nous invitons Air Canada à revenir à la table des négociations pour conclure un accord équitable, plutôt que de compter sur le gouvernement fédéral pour faire le sale boulot à sa place lorsque les négociations deviennent un peu difficiles”, a-t-il déclaré dans un communiqué.L’entreprise avait détaillé jeudi une offre de compromis prévoyant de porter le salaire annuel moyen d’un agent de bord senior à 87.000 dollars canadiens (54.000 euros) d’ici 2027, mais le SCFP avait jugé les propositions insuffisantes au regard notamment de l’inflation.Air Canada transporte 130.000 passagers par jour et 180 villes sont desservies par des vols directs dans le monde.Ce n’est pas la première fois que le gouvernement canadien intervient dans un conflit social. En novembre 2024, il avait ainsi ordonné la reprise immédiate des opérations dans plusieurs ports canadiens, puis en août de la même année le retour au travail des cheminots.L’économie canadienne, bien que montrant des signes de résilience, commence à éprouver les effets de la guerre commerciale engagée par le président américain Donald Trump, avec des droits de douane affectant des secteurs cruciaux pour le pays comme l’automobile, l’aluminium et l’acier.Dans ce contexte, le Conseil des affaires canadien, qui regroupe des dirigeants de plus d’une centaine de grandes entreprises, a jugé que la grève était susceptible de causer “un préjudice immédiat et considérable à tous les Canadiens”.

Air Canada suspend la reprise de ses vols, la grève se poursuivant

La compagnie aérienne Air Canada a annoncé dimanche suspendre son projet de reprise des vols après que ses hôtesses et stewards ont décidé de braver une décision administrative, poursuivant leur grève pour réclamer une meilleure rémunération.Les vols ne vont finalement pas reprendre de sitôt: malgré un signal dans ce sens envoyé en début de matinée, le conflit social paralysant la plus grande compagnie aérienne du Canada semblait dans une impasse dimanche après-midi.Air Canada “a suspendu son projet de reprise partielle des vols (…) après que le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) a illégalement ordonné à ses agents de bord de désobéir à une directive du Conseil canadien des relations industrielles (CCRI) leur enjoignant de reprendre le travail”, a annoncé l’entreprise sur son site.Samedi matin, des membres de bord de la compagnie avaient débrayé à l’appel du syndicat SCFP, poussant la compagnie aérienne à annuler des centaines vols, au pic de la saison estivale.Face à cette crise sociale risquant d’alourdir le “fardeau financier” des Canadiens, le gouvernement avait décidé samedi d’intervenir pour obliger les deux parties à recourir à un arbitrage indépendant.Le Conseil canadien des relations industrielles sollicité a “ordonné à Air Canada de reprendre ses activités et à tous les agents de bord d’Air Canada et d’Air Canada Rouge (filiale à bas coûts d’Air Canada, ndlr) de reprendre leurs fonctions avant 14H00 EDT (18H00 GMT)”, avait fait savoir dimanche la compagnie aérienne.Mais le SCFP représentant les grévistes a appelé ses adhérents à braver cette directive.”Le syndicat affirme que ses membres demeureront en grève tant que leurs revendications sur les salaires et la rémunération du temps au sol ne seront pas respectées”, écrit-il ainsi sur son site.Outre des augmentations de salaires, les agents de bord demandent en effet que leurs heures de travail au sol, par exemple lors de l’embarquement des passagers, soient comptabilisées, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.- “Conflit d’intérêt” -Le syndicat avait dénoncé plus tôt l’intervention du gouvernement et l’existence selon lui de “conflit d’intérêts” entre Maryse Tremblay, la présidente du CCRI chargé d’arbitrer le dossier, et la compagnie aérienne, Mme Tremblay ayant travaillé comme conseillère juridique pour Air Canada.”Nous invitons Air Canada à revenir à la table des négociations pour conclure un accord équitable, plutôt que de compter sur le gouvernement fédéral pour faire le sale boulot à sa place lorsque les négociations deviennent un peu difficiles”, a-t-il déclaré dans un communiqué.L’entreprise avait détaillé jeudi une offre de compromis prévoyant de porter le salaire annuel moyen d’un agent de bord senior à 87.000 dollars canadiens (54.000 euros) d’ici 2027, mais le SCFP avait jugé les propositions insuffisantes au regard notamment de l’inflation.Air Canada transporte 130.000 passagers par jour et 180 villes sont desservies par des vols directs dans le monde.Ce n’est pas la première fois que le gouvernement canadien intervient dans un conflit social. En novembre 2024, il avait ainsi ordonné la reprise immédiate des opérations dans plusieurs ports canadiens, puis en août de la même année le retour au travail des cheminots.L’économie canadienne, bien que montrant des signes de résilience, commence à éprouver les effets de la guerre commerciale engagée par le président américain Donald Trump, avec des droits de douane affectant des secteurs cruciaux pour le pays comme l’automobile, l’aluminium et l’acier.Dans ce contexte, le Conseil des affaires canadien, qui regroupe des dirigeants de plus d’une centaine de grandes entreprises, a jugé que la grève était susceptible de causer “un préjudice immédiat et considérable à tous les Canadiens”.

Air Canada suspend la reprise de ses vols, la grève se poursuivant

La compagnie aérienne Air Canada a annoncé dimanche suspendre son projet de reprise des vols après que ses hôtesses et stewards ont décidé de braver une décision administrative, poursuivant leur grève pour réclamer une meilleure rémunération.Les vols ne vont finalement pas reprendre de sitôt: malgré un signal dans ce sens envoyé en début de matinée, …

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Immense manifestation à Tel-Aviv en soutien aux otages israéliens à Gaza

Des dizaines de milliers d’Israéliens se sont rassemblés dimanche soir à Tel-Aviv pour réclamer de leur gouvernement un accord de cessez-le-feu à Gaza qui garantirait la libération des otages, l’un des plus gros rassemblements de solidarité en Israël depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.”Ramenez-les tous!”, “Arrêtez la guerre!”, scandait une foule immense rassemblée sur une place emblématique de Tel-Aviv, où les familles se retrouvent depuis presque deux ans pour exiger la libération de leurs proches retenus par le Hamas à Gaza.Le Forum des familles d’otages, à l’origine de cette journée de mobilisation, a estimé à près de 500.000 le nombre de manifestants.”Nous exigeons un accord global et réalisable, ainsi que la fin de la guerre. Nous exigeons ce qui nous revient de droit, nos enfants”, a lancé à la foule Einav Tzangauker, mère de l’otage Matan et figure de proue de ces familles.”Le gouvernement israélien n’a jamais proposé une initiative véritable en faveur d’un accord global et de la fin de la guerre. Ils ont transformé la guerre la plus juste en une guerre inutile”, a-t-elle accusé.- “La paix maintenant” -Comme tous ceux descendus dans les rues pendant la journée, les manifestants brandissaient portraits des captifs, drapeaux israéliens et bannières jaunes, couleur symbole des otages. “La paix maintenant”, “Ramenez-le à la maison”, proclamaient les pancartes, sous les photos souriantes des 49 otages toujours à Gaza, dont 27 sont donnés morts par l’armée.Blocage de routes, pneus en feu et quelques échauffourées avec la police ont marqué cette journée, où le mot d’ordre de grève nationale de solidarité a été peu suivi finalement, avec une activité restée relativement normale à Tel-Aviv comme à Jérusalem, a constaté l’AFP.Symbole fort: un immense drapeau israélien, orné de portraits des personnes kidnappées, a été déployé en début de journée sur cette même “place des otages”.Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu affirme sa détermination à poursuivre son offensive dans la bande de Gaza pour en finir avec le Hamas et prendre le contrôle sécuritaire de l’ensemble du territoire palestinien assiégé et affamé. Dimanche, au moins 60 Palestiniens y ont péri selon la Défense civile locale. “Ceux qui appellent aujourd’hui à mettre fin à la guerre sans une défaite du Hamas (…) renforcent la position du Hamas et éloignent la libération de nos otages (…)”, a accusé M. Netanyahu lors de la réunion du gouvernement.”Ce qui affaiblit le plus le Hamas, c’est de voir que nous sommes unis, qu’il y a de la solidarité entre nous”, a réagi le chef de l’opposition Yair Lapid.Le chef d’état-major, Eyal Zamir, a tenu dimanche une réunion avec des responsables militaires à l’issue de laquelle il a annoncé que l’armée allait “concentrer” ses opérations sur la ville de Gaza, avec pour but affiché de vaincre le Hamas et libérer les otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre.L’annonce de ce plan a suscité ces derniers jours l’effroi des familles d’otages qui craignent que l’opération n’entraîne la mort de leurs proches et ont appelé aux manifestations de dimanche.- Nouvelle vidéo -“Nous devons arrêter cette chute sans fin et terrifiante dans l’abîme. Cela doit cesser”, a plaidé Nira Sharabi, épouse de Yossi Sharabi, dont le corps est toujours aux mains du Hamas à Gaza.”Ce sont les dernières minutes pour sauver nos otages, aux mains du Hamas depuis presque 700 jours. Il n’y a pas d’autre alternative: un unique accord pour le retour de tous les otages en échange de la fin de la guerre à Gaza”, a plaidé Ofir Penso, professeur d’arabe présent à la manifestation.Les médias nationaux ont diffusé dans la soirée une nouvelle vidéo d’otage, transmise par sa famille. Dans cette courte vidéo, Matan Zangauker, amaigri, s’adresse à ses proches pour leur dire qu’ils lui manquent. Sa famille a expliqué que ces images ont été tournées par le Hamas, mais retrouvées par l’armée.”Nous faisons tous les efforts pour les ramener (…) On peut avoir des désaccords, mais en vérité, tout le peuple d’Israël veut que nos frères et sœurs rentrent à la maison”, a déclaré dimanche matin le président israélien Isaac Herzog, qui a appelé “le monde à faire pression sur le Hamas”.Beaucoup d’Israéliens exprimaient cependant leur scepticisme sur les objectifs de ce mouvement. “Bien sûr, il est temps de mettre fin à la guerre, tout le monde est fatigué (…). Cela doit se terminer, mais de quelle façon, ce n’est pas entre nos mains, c’est entre les mains du Hamas. Toutes ces manifestations, à quoi servent-elles? Je ne comprends pas”, a commenté à l’AFP Patric Menache, investisseur immobilier.251 personnes ont été enlevées le jour de l’attaque du 7-Octobre. Le Hamas et le Jihad islamique, son allié à Gaza, ont diffusé début août des vidéos montrant deux d’entre eux décharnés et affaiblis, qui ont choqué en Israël.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive de représailles israélienne à Gaza a fait 61.944 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a aussi provoqué un désastre humanitaire.  

Immense manifestation à Tel-Aviv en soutien aux otages israéliens à Gaza

Des dizaines de milliers d’Israéliens se sont rassemblés dimanche soir à Tel-Aviv pour réclamer de leur gouvernement un accord de cessez-le-feu à Gaza qui garantirait la libération des otages, l’un des plus gros rassemblements de solidarité en Israël depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.”Ramenez-les tous!”, “Arrêtez la guerre!”, scandait une foule …

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Des dizaines de milliers d’Israéliens se sont rassemblés dimanche soir à Tel-Aviv pour réclamer de leur gouvernement un accord de cessez-le-feu à Gaza qui garantirait la libération des otages, l’un des plus gros rassemblements de solidarité en Israël depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.”Ramenez-les tous!”, “Arrêtez la guerre!”, scandait une foule immense rassemblée sur une place emblématique de Tel-Aviv, où les familles se retrouvent depuis presque deux ans pour exiger la libération de leurs proches retenus par le Hamas à Gaza.Le Forum des familles d’otages, à l’origine de cette journée de mobilisation, a estimé à près de 500.000 le nombre de manifestants.”Nous exigeons un accord global et réalisable, ainsi que la fin de la guerre. Nous exigeons ce qui nous revient de droit, nos enfants”, a lancé à la foule Einav Tzangauker, mère de l’otage Matan et figure de proue de ces familles.”Le gouvernement israélien n’a jamais proposé une initiative véritable en faveur d’un accord global et de la fin de la guerre. Ils ont transformé la guerre la plus juste en une guerre inutile”, a-t-elle accusé.- “La paix maintenant” -Comme tous ceux descendus dans les rues pendant la journée, les manifestants brandissaient portraits des captifs, drapeaux israéliens et bannières jaunes, couleur symbole des otages. “La paix maintenant”, “Ramenez-le à la maison”, proclamaient les pancartes, sous les photos souriantes des 49 otages toujours à Gaza, dont 27 sont donnés morts par l’armée.Blocage de routes, pneus en feu et quelques échauffourées avec la police ont marqué cette journée, où le mot d’ordre de grève nationale de solidarité a été peu suivi finalement, avec une activité restée relativement normale à Tel-Aviv comme à Jérusalem, a constaté l’AFP.Symbole fort: un immense drapeau israélien, orné de portraits des personnes kidnappées, a été déployé en début de journée sur cette même “place des otages”.Le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu affirme sa détermination à poursuivre son offensive dans la bande de Gaza pour en finir avec le Hamas et prendre le contrôle sécuritaire de l’ensemble du territoire palestinien assiégé et affamé. Dimanche, au moins 60 Palestiniens y ont péri selon la Défense civile locale. “Ceux qui appellent aujourd’hui à mettre fin à la guerre sans une défaite du Hamas (…) renforcent la position du Hamas et éloignent la libération de nos otages (…)”, a accusé M. Netanyahu lors de la réunion du gouvernement.”Ce qui affaiblit le plus le Hamas, c’est de voir que nous sommes unis, qu’il y a de la solidarité entre nous”, a réagi le chef de l’opposition Yair Lapid.Le chef d’état-major, Eyal Zamir, a tenu dimanche une réunion avec des responsables militaires à l’issue de laquelle il a annoncé que l’armée allait “concentrer” ses opérations sur la ville de Gaza, avec pour but affiché de vaincre le Hamas et libérer les otages enlevés durant l’attaque du 7-Octobre.L’annonce de ce plan a suscité ces derniers jours l’effroi des familles d’otages qui craignent que l’opération n’entraîne la mort de leurs proches et ont appelé aux manifestations de dimanche.- Nouvelle vidéo -“Nous devons arrêter cette chute sans fin et terrifiante dans l’abîme. Cela doit cesser”, a plaidé Nira Sharabi, épouse de Yossi Sharabi, dont le corps est toujours aux mains du Hamas à Gaza.”Ce sont les dernières minutes pour sauver nos otages, aux mains du Hamas depuis presque 700 jours. Il n’y a pas d’autre alternative: un unique accord pour le retour de tous les otages en échange de la fin de la guerre à Gaza”, a plaidé Ofir Penso, professeur d’arabe présent à la manifestation.Les médias nationaux ont diffusé dans la soirée une nouvelle vidéo d’otage, transmise par sa famille. Dans cette courte vidéo, Matan Zangauker, amaigri, s’adresse à ses proches pour leur dire qu’ils lui manquent. Sa famille a expliqué que ces images ont été tournées par le Hamas, mais retrouvées par l’armée.”Nous faisons tous les efforts pour les ramener (…) On peut avoir des désaccords, mais en vérité, tout le peuple d’Israël veut que nos frères et sœurs rentrent à la maison”, a déclaré dimanche matin le président israélien Isaac Herzog, qui a appelé “le monde à faire pression sur le Hamas”.Beaucoup d’Israéliens exprimaient cependant leur scepticisme sur les objectifs de ce mouvement. “Bien sûr, il est temps de mettre fin à la guerre, tout le monde est fatigué (…). Cela doit se terminer, mais de quelle façon, ce n’est pas entre nos mains, c’est entre les mains du Hamas. Toutes ces manifestations, à quoi servent-elles? Je ne comprends pas”, a commenté à l’AFP Patric Menache, investisseur immobilier.251 personnes ont été enlevées le jour de l’attaque du 7-Octobre. Le Hamas et le Jihad islamique, son allié à Gaza, ont diffusé début août des vidéos montrant deux d’entre eux décharnés et affaiblis, qui ont choqué en Israël.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’offensive de représailles israélienne à Gaza a fait 61.944 morts, majoritairement des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU. Elle a aussi provoqué un désastre humanitaire.