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Tour d’Italie: Isaac del Toro contre-attaque, crève-coeur pour Bardet

La réponse d’un champion en devenir: Isaac del Toro, fragilisé la veille, a contre-attaqué mercredi à Bormio pour remporter la 17e étape du Tour d’Italie devant Romain Bardet et Richard Carapaz et conforter son maillot rose de leader.C’est la première victoire dans un grand Tour pour le jeune Mexicain. Et il l’a conquise avec style, prenant tous les risques dans la descente vers l’arrivée pour signer son triomphe d’une révérence théâtrale à la Pogacar, dans les pas duquel il marche de plus en plus résolument, à l’âge de 21 ans.”Cette révérence était une manière de remercier tous ceux qui m’encouragent. Je ne sais pas pourquoi ils le font autant, je ne me sens pas vraiment spécial”, a expliqué “El Torito” qui possède un potentiel manifeste pour devenir la prochaine star de son sport.Sa façon de courir y contribue et mercredi le puncheur-grimpeur drapé de rose a dynamité la fin d’étape. D’abord en accélérant au sommet de la dernière bosse pour revenir avec Carapaz sur Bardet, l’ultime rescapé de l’échappée matinale qui avait lui-même attaqué dans le final, à environ cinq kilomètres de l’arrivée.Ensuite en faisant la différence dans le toboggan sinueux et technique menant jusqu’à la ligne face à deux des plus grands descendeurs du peloton.- “Je ne me suis pas affolé” -“Il a viré comme un criminel”, dira Bardet après avoir échoué, comme Carapaz, à quatre secondes du phénomène d’UAE.”J’étais le plus rapide dans ces virages mais je veux pas passer pour arrogant non plus, j’ai juste essayé d’aller au plus vite”, a commenté Del Toro qui devient le plus jeune coureur à porter le maillot rose pendant au moins neuf jours depuis Fausto Coppi en 1940.Au classement général, il devance désormais Carapaz, son nouveau dauphin, de 41 secondes et le Britannique Simon Yates, quatrième de l’étape, de 51 secondes.Il reste encore quatre étapes avant l’arrivée finale dimanche à Rome, dont deux de montagne vendredi et samedi.La joie dans le camp UAE a été intense au lendemain d’une journée catastrophique où le leader désigné au départ, l’Espagnol Juan Ayuso, avait tout perdu avant de lâcher de nouveau rapidement mercredi.Del Toro lui-même avait affiché des signes de faiblesse. Et mercredi, il a encore connu un moment de flottement lorsque Carapaz a accéléré dans le Mortirolo. “Mais je ne me suis pas affolé et j’ai géré l’écart pour recoller dans la descente”, a-t-il souligné, avant de décrire son apprentissage express dans ce premier Giro pour lui.- Bardet battu mais “fier” -“Hier, j’ai appris qu’il ne fallait jamais lâcher dans ce sport qui est si dur. Ce qui m’est arrivé est normal dans le cyclisme. Aujourd’hui, ce n’était pas plus facile mais j’avais une meilleure attitude. J’ai décidé que je n’abandonnerai jamais, que j’allais toujours tenter, que je n’avais rien à perdre.”Mais la victoire de Del Toro est aussi un crève-cœur pour Bardet qui va prendre sa retraite dans deux semaines à l’âge de 34 ans et qui veut sur ce Giro devenir le 113e coureur de l’histoire à avoir gagné dans les trois grands Tours.”Comme souvent sur le Giro. C’est ma quatrième deuxième place en quatre participations”, a soupiré le grimpeur auvergnat qui n’avait pour autant “aucun regret”.”J’ai couru intelligemment. J’ai fait le maximum.”Et c’est vrai qu’il a tout bien fait en passant à l’offensive à dix kilomètres du but pour disperser ce qui restait de son groupe d’échappée fort de huit coureurs.Si Del Toro n’avait alors pas décidé d’aller chercher l’étape, la victoire aurait sans doute été pour lui. “C’est dommage car j’avais tout mis en place pour gagner mais on ne contrôle pas le comportement des autres équipes. Je suis fier de cette dernière apparition sur un grand Tour”, a insisté le vétéran français.

Musk “déçu” par Trump

Le multimilliardaire Elon Musk a pour la première fois mercredi critiqué son allié, le président Donald Trump, en lui reprochant de creuser le déficit budgétaire, à rebours de la mission d’austérité confiée à l’homme le plus riche du monde.”J’ai été déçu de voir ce projet de loi de dépenses massives – franchement – qui augmente le déficit budgétaire”, a déclaré Elon Musk dans une interview à la chaîne CBS News, dont un extrait a été diffusé mardi soir, en référence à une grande loi économique voulue par le président républicain.Le patron de Tesla et SpaceX, chargé depuis quatre mois d’une entreprise de réforme inédite dans l’histoire gouvernementale américaine, a aussi déploré auprès du Washington Post que sa Commission pour l’efficacité gouvernementale, le Doge, soit “en passe de devenir le bouc émissaire pour tout”.”Quand quelque chose de mal se produit quelque part, on nous fait porter le chapeau pour ça, même si on n’a rien à voir avec”, a-t-il regretté.La “grande et belle loi”, telle que l’a baptisée Donald Trump, est en cours d’examen au Congrès et a pour objectif de mettre en application certaines promesses de campagne emblématiques, comme la prolongation de gigantesques crédits d’impôt adoptés lors de son premier mandat.Selon une analyse d’une agence parlementaire sans affiliation politique, le texte en l’état entraînerait une hausse du déficit fédéral de 3.800 milliards de dollars au cours de la prochaine décennie.- “Grande” ou “belle” -La Maison Blanche, sans nommer Elon Musk, a estimé que ce texte et la mission d’austérité budgétaire du Doge étaient deux choses différentes.”La +grande et belle loi+ n’est pas un texte budgétaire”, a écrit sur X l’un des principaux conseillers de Donald Trump, Stephen Miller, en notant que les coupes préconisées par l’équipe de l’homme le plus riche du monde devraient, elles, passer par un autre texte de loi.Stephen Miller a aussi assuré – contre l’avis de nombreux experts à gauche comme à droite – que les projets de Donald Trump allaient au bout du compte “réduire le déficit.””Je pense qu’une loi peut être grande ou qu’elle peut être belle. Mais je ne sais pas si elle peut être les deux”, a déclaré Elon Musk, dont la mission doit officiellement bientôt s’achever, dans son interview à CBS News, laquelle sera diffusée en intégralité dimanche.”La bureaucratie fédérale est bien pire que ce que je pensais”, juge aussi le multimilliardaire, qui avait abondamment financé la campagne de Donald Trump, dans son entretien au Washington Post paru mardi. L’entrepreneur d’origine sud-africaine a été une figure omniprésente de la fin de campagne et du début de la deuxième présidence du républicain de 78 ans, apparaissant auprès de lui le jour de la cérémonie d’investiture, dans le Bureau ovale ou au conseil des ministres, généralement tout de noir vêtu et avec une casquette vissée sur la tête.- Frictions -Sa mission était depuis le début conçue comme temporaire, son statut d'”employé spécial du gouvernement” étant limité à 130 jours.Plusieurs articles de presse ont par ailleurs fait état de frictions récurrentes avec des ministres de Donald Trump.Elon Musk avait annoncé fin avril se mettre en retrait pour s’occuper davantage de ses entreprises, notamment Tesla.Samedi, après une brève panne du réseau X, dont il est aussi propriétaire, il a écrit: “De retour à passer 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 au travail et à dormir dans des salles de conférence/serveur/usine”.Il avait reconnu début mai que le Doge n’avait pas atteint ses objectifs initiaux, malgré des annonces plus fracassantes les unes que les autres, en particulier le limogeage de milliers de fonctionnaires et la dissolution ou réduction au minimum de plusieurs agences publiques.Elon Musk a déclaré qu’il continuerait son travail avec le Doge, mais qu’il se concentrerait sur l’amélioration des systèmes informatiques de l’administration plutôt que sur la réduction du personnel.Son immixtion dans les affaires de l’Etat fédéral a soulevé de nombreuses questions sur de potentiels conflits d’intérêt, en raison des importants contrats conclus entre l’administration et ses entreprises, ainsi que d’éventuelles régulations qui toucheraient ses secteurs d’activité.

Musk “déçu” par Trump

Le multimilliardaire Elon Musk a pour la première fois mercredi critiqué son allié, le président Donald Trump, en lui reprochant de creuser le déficit budgétaire, à rebours de la mission d’austérité confiée à l’homme le plus riche du monde.”J’ai été déçu de voir ce projet de loi de dépenses massives – franchement – qui augmente …

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Liverpool: garde à vue du chauffeur prolongée, 7 personnes hospitalisées

La garde à vue de l’automobiliste qui a foncé dans la foule lors de la parade lundi en l’honneur du titre de champion d’Angleterre du club de Liverpool a été prolongée, a annoncé mercredi la police locale, ajoutant que sept personnes étaient toujours hospitalisées.Ce Britannique de 53 ans, soupçonné d’avoir conduit sous l’emprise de drogues, a été arrêté après avoir percuté la foule rassemblée dans le centre de Liverpool, faisant 79 blessés, selon un nouveau bilan de la police de Merseyside.Les sept victimes hospitalisées sont “dans un état stable”, a précisé la police.L’automobiliste a été placé en garde à vue pour “tentative de meurtre” et “conduite sous l’emprise de drogues”.Selon les premiers éléments de l’enquête, il a suivi une ambulance qui se frayait un passage dans la foule, mais les circonstances exactes des faits ne sont pas encore connues.La police avait rapidement exclu la piste terroriste. Elle a annoncé mercredi avoir “obtenu un délai supplémentaire pour poursuivre l’interrogatoire” de l’intéressé dont la garde à vue doit se poursuivre jusqu’à jeudi.Des examens approfondis des caméras de vidéosurveillance sont actuellement en cours afin d’établir le parcours exact de l’automobiliste. La police précise également avoir levé les cordons de sécurité qui entouraient la rue où se sont déroulés les faits.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre une Ford Galaxy de couleur sombre immobilisée dans la rue au milieu de personnes en colère, avant de faire marche arrière, puis de repartir en accélérant. Sur une autre vidéo, la voiture fonce dans la foule, percutant des piétons, dont certains sont projetés sur les côtés ou sur le capot. Ces scènes de chaos lors d’une journée qui devait être joyeuse ont suscité le choc au Royaume-Uni. Le roi Charles et le Premier ministre Keir Starmer ont exprimé leur soutien aux victimes ainsi qu’à la ville de Liverpool. Les Reds ont annoncé avoir annulé les célébrations restantes. 

Liverpool: garde à vue du chauffeur prolongée, 7 personnes hospitalisées

La garde à vue de l’automobiliste qui a foncé dans la foule lors de la parade lundi en l’honneur du titre de champion d’Angleterre du club de Liverpool a été prolongée, a annoncé mercredi la police locale, ajoutant que sept personnes étaient toujours hospitalisées.Ce Britannique de 53 ans, soupçonné d’avoir conduit sous l’emprise de drogues, …

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Le Kremlin repousse l’idée d’un sommet entre Zelensky, Poutine et Trump

Le Kremlin a écarté mercredi la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky d’un sommet trilatéral avec ses homologues Vladimir Poutine et Donald Trump pour faire avancer des discussions de paix, après plus de trois ans d’invasion russe.”Une telle rencontre doit être le résultat d’accords concrets entre les deux délégations” russe et ukrainienne, a tranché le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien auquel participait l’AFP.Le président russe Vladimir Poutine avait déjà ignoré l’invitation de M. Zelensky à le rencontrer en Turquie à la mi-mai.Volodymyr Zelensky a alors évoqué la possibilité d’un format à trois, avec le président américain Donald Trump, lors d’une conférence de presse sous embargo jusqu’à mercredi matin.”Si Poutine n’est pas à l’aise avec une réunion bilatérale, ou si tout le monde souhaite une réunion trilatérale, cela ne me dérange pas”, a-t-il ajouté. – Production de missiles en Allemagne -En visite à Berlin pour rencontrer le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz, le président ukrainien a accusé la Russie d’entraver les pourparlers de paix en cherchant “des raisons de ne pas arrêter la guerre”.Volodymyr Zelensky reproche à Moscou de traîner des pieds pour choisir le pays susceptible d’accueillir de nouveaux pourparlers, après une première séance peu fructueuse à Istanbul en mai.L’émissaire spécial américain pour l’Ukraine, Keith Kellogg, a dit que ces pourparlers se tiendraient “probablement” à Genève, mais le Kremlin a souligné mercredi qu’aucune décision n’avait été prise.Son porte-parole, Dmitri Peskov, a aussi affirmé que la préparation d’un “mémorandum”, censé être communiqué à Kiev pour exposer les conditions russes pour un accord de paix durable, en était “aux étapes finales”.A Berlin, le chancelier allemand Friedrich Merz a lui annoncé que son pays aiderait Kiev à produire, à la fois en Ukraine et en Allemagne, des missiles longue portée.Cela lui permettra d’atteindre “des cibles militaires en dehors de son territoire national”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec Volodymyr Zelensky.La question des restrictions de portée a été par le passé un sujet délicat, Kiev voulant utiliser les armes occidentales pour frapper des cibles militaires en profondeur en Russie, mais ses alliés craignant de provoquer une escalade avec le Kremlin en l’y autorisant.Volodymyr Zelensky a par ailleurs exhorté l’Otan à inviter l’Ukraine à son prochain sommet, arguant qu’une absence de Kiev serait “une victoire pour Poutine”.- Vaste attaque de drones en Russie -Plus tôt, le président ukrainien avait appelé Washington de nouvelles sanctions contre la Russie, visant notamment les secteurs énergétique et bancaire.Donald Trump a critiqué ces derniers jours Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, leur reprochant de ne pas trouver un accord.Il a adopté un ton plus dur à l’égard de Vladimir Poutine dimanche, en jugeant cette fois que le maître du Kremlin était “devenu complètement fou”, après des bombardements massifs en Ukraine.Avant d’insister mardi: “Ce que Vladimir Poutine ne réalise pas c’est que sans moi, la Russie subirait beaucoup de très mauvaises choses, et je veux dire, TRES MAUVAISES. Il joue avec le feu!”, a-t-il dit.La Russie, qui occupe environ 20% du territoire ukrainien, a subi dans la nuit de mardi à mercredi une des plus importantes attaques aériennes depuis le début de la guerre, impliquant près de 300 drones ukrainiens.Cette attaque a notamment visé Moscou et perturbé le trafic de plusieurs aéroports, sans cependant causer de dégâts majeurs.L’armée ukrainienne a affirmé mercredi avoir frappé des entreprises “importantes” impliquées dans la production de drones et de missiles.Ces attaques surviennent après des bombardements russes sans précédent de l’Ukraine, qui ont fait au moins 13 morts pendant le week-end. Pire conflit armé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, l’invasion russe de l’Ukraine a débuté en février 2022 et a déjà fait des dizaines, voire des centaines de milliers de morts.Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou massait plus de 50.000 soldats près de la région ukrainienne de Soumy (nord-est), en vue d’une possible offensive contre ce territoire frontalier où Moscou dit vouloir créer “une zone tampon” pour prévenir des incursions de Kiev.L’armée du Kremlin a ainsi affirmé mercredi s’être emparée du village ukrainien de Kostiantynivka, collé à la frontière russe dans la région de Soumy.bur-rco-ant-led/lpt

Le Kremlin repousse l’idée d’un sommet entre Zelensky, Poutine et Trump

Le Kremlin a écarté mercredi la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky d’un sommet trilatéral avec ses homologues Vladimir Poutine et Donald Trump pour faire avancer des discussions de paix, après plus de trois ans d’invasion russe.”Une telle rencontre doit être le résultat d’accords concrets entre les deux délégations” russe et ukrainienne, a tranché le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien auquel participait l’AFP.Le président russe Vladimir Poutine avait déjà ignoré l’invitation de M. Zelensky à le rencontrer en Turquie à la mi-mai.Volodymyr Zelensky a alors évoqué la possibilité d’un format à trois, avec le président américain Donald Trump, lors d’une conférence de presse sous embargo jusqu’à mercredi matin.”Si Poutine n’est pas à l’aise avec une réunion bilatérale, ou si tout le monde souhaite une réunion trilatérale, cela ne me dérange pas”, a-t-il ajouté. – Production de missiles en Allemagne -En visite à Berlin pour rencontrer le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz, le président ukrainien a accusé la Russie d’entraver les pourparlers de paix en cherchant “des raisons de ne pas arrêter la guerre”.Volodymyr Zelensky reproche à Moscou de traîner des pieds pour choisir le pays susceptible d’accueillir de nouveaux pourparlers, après une première séance peu fructueuse à Istanbul en mai.L’émissaire spécial américain pour l’Ukraine, Keith Kellogg, a dit que ces pourparlers se tiendraient “probablement” à Genève, mais le Kremlin a souligné mercredi qu’aucune décision n’avait été prise.Son porte-parole, Dmitri Peskov, a aussi affirmé que la préparation d’un “mémorandum”, censé être communiqué à Kiev pour exposer les conditions russes pour un accord de paix durable, en était “aux étapes finales”.A Berlin, le chancelier allemand Friedrich Merz a lui annoncé que son pays aiderait Kiev à produire, à la fois en Ukraine et en Allemagne, des missiles longue portée.Cela lui permettra d’atteindre “des cibles militaires en dehors de son territoire national”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec Volodymyr Zelensky.La question des restrictions de portée a été par le passé un sujet délicat, Kiev voulant utiliser les armes occidentales pour frapper des cibles militaires en profondeur en Russie, mais ses alliés craignant de provoquer une escalade avec le Kremlin en l’y autorisant.Volodymyr Zelensky a par ailleurs exhorté l’Otan à inviter l’Ukraine à son prochain sommet, arguant qu’une absence de Kiev serait “une victoire pour Poutine”.- Vaste attaque de drones en Russie -Plus tôt, le président ukrainien avait appelé Washington de nouvelles sanctions contre la Russie, visant notamment les secteurs énergétique et bancaire.Donald Trump a critiqué ces derniers jours Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, leur reprochant de ne pas trouver un accord.Il a adopté un ton plus dur à l’égard de Vladimir Poutine dimanche, en jugeant cette fois que le maître du Kremlin était “devenu complètement fou”, après des bombardements massifs en Ukraine.Avant d’insister mardi: “Ce que Vladimir Poutine ne réalise pas c’est que sans moi, la Russie subirait beaucoup de très mauvaises choses, et je veux dire, TRES MAUVAISES. Il joue avec le feu!”, a-t-il dit.La Russie, qui occupe environ 20% du territoire ukrainien, a subi dans la nuit de mardi à mercredi une des plus importantes attaques aériennes depuis le début de la guerre, impliquant près de 300 drones ukrainiens.Cette attaque a notamment visé Moscou et perturbé le trafic de plusieurs aéroports, sans cependant causer de dégâts majeurs.L’armée ukrainienne a affirmé mercredi avoir frappé des entreprises “importantes” impliquées dans la production de drones et de missiles.Ces attaques surviennent après des bombardements russes sans précédent de l’Ukraine, qui ont fait au moins 13 morts pendant le week-end. Pire conflit armé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, l’invasion russe de l’Ukraine a débuté en février 2022 et a déjà fait des dizaines, voire des centaines de milliers de morts.Volodymyr Zelensky a affirmé que Moscou massait plus de 50.000 soldats près de la région ukrainienne de Soumy (nord-est), en vue d’une possible offensive contre ce territoire frontalier où Moscou dit vouloir créer “une zone tampon” pour prévenir des incursions de Kiev.L’armée du Kremlin a ainsi affirmé mercredi s’être emparée du village ukrainien de Kostiantynivka, collé à la frontière russe dans la région de Soumy.bur-rco-ant-led/lpt

Roland-Garros: Halys au troisième tour, en attendant Mpetshi-Perricard

Pour la première fois de sa carrière, à 28 ans, le Français Quentin Halys (52e) s’est qualifié pour le troisième tour de Roland-Garros mercredi, lui qui était abonné aux sorties d’entrée lors de ses cinq dernières participations. . Les fleurs d’HalysAprès la victoire de Gaël Monfils en cinq sets dans la nuit de mardi à mercredi, le menu du jour pour les joueurs français peut paraître bien maigre avec seulement deux matches. C’était sans compter sur Quentin Halys (52e), qui a dominé en quatre sets le Serbe Miomir Kecmanovic (46e).Après une entrée timide dans un match brièvement interrompu à cause des intempéries, Halys a été costaud pour renverser son adversaire 4-6, 6-3, 7-6 (7/2), 7-5, lui qui sortait de cinq éliminations d’affilée au premier tour (2017, 2019, 2020, 2022, 2023).Le grand Bondynois (1,91 m) a su se sortir de ces situations compliquées grâce à un bon coup droit et surtout à son arme favorite, le service, avec 22 aces réussis. Il sera opposé à l’Américain Emilio Nava ou au Danois Holger Rune, 10e joueur mondial, au troisième tour.Le N.3 français Giovanni Mpetshi Perricard (37e) se frotte lui au joueur bosnien Damir Dzumhur (69e) sur le court Suzanne-Lenglen en troisième rotation.A 16h45, il avait perdu le premier set au tie-break, 7-6 (7/4). . Alcaraz puissant, avant Swiatek ?Le tenant du titre Carlos Alcaraz retrouvait enfin mercredi le court Philippe-Chatrier, après un premier tour facilement remporté sur le Lenglen. Il a dominé Fabian Marozsan (56e) 6-1, 4-6, 6-1, 6-2. L’Espagnol de 22 ans a d’abord terrassé son adversaire du jour mais le Hongrois a profité d’une baisse de régime dans le deuxième set pour revenir dans le match. Le Murcien a fini par retrouver le fil du jeu et repris sa domination en remportant les deux manches suivantes en moins d’une heure. Leur dernière rencontre sur terre battue, en 2023 à Rome, s’était soldée par une défaite de “Carlitos”.Récent vainqueur des Masters 1000 de Monte-Carlo et Rome, également disputés sur l’ocre, l’Espagnol a débarqué en forme et en confiance porte d’Auteuil, avec l’espoir de conserver son titre, ce qui n’est plus arrivé depuis Rafael Nadal (2019, 2020).A l’inverse, la Polonaise Iga Swiatek est sevrée de titre depuis son troisième sacre consécutif à Paris en juin 2024 et n’est pas en confiance. L’ancienne N.1 mondiale est retombée au 5e rang, son plus mauvais classement depuis février 2022. Rassurée par une victoire 6-3, 6-3, tout en maîtrise au premier tour, la native de Varsovie affronte mercredi sur le Central la Britannique Emma Raducanu (41e). . Ruud diminué, les Italiens en formeLe spécialiste norvégien de la terre battue Casper Ruud, vainqueur à Madrid et double finaliste à Roland-Garros (2022 et 2023) a fait un petit tour avant de quitter Paris dès le deuxième tour, battu en quatre sets par le Portugais Nuno Borges (41e).Vainqueur 6-2 de la première manche avant de perdre les deux suivantes 6-4 et 6-1, le N.8 mondial s’est fait masser la jambe gauche entre le troisième et le quatrième set, une blessure qu’il traîne depuis plusieurs semaines.”Ça a commencé à Monte-Carlo, ça me suit depuis le début de la saison sur terre battue”, a commenté le Norvégien en conférence de presse. “Les scanners n’ont montré aucune lésion structurelle, ce qui est une bonne chose. Il y a juste du liquide inflammatoire qui doit se résorber”, a-t-il poursuivi. Les Italiens, eux, ont tenu leur rang. A commencer par Lorenzo Musetti qui a expédié le Colombien Daniel Galan (122e) 6-4, 6-0, 6-4, malgré des “hauts et des bas” dans le premier et le troisième sets.Désormais N.7 mondial, le Toscan poursuit son excellente saison sur terre battue, avec une finaliste à Monte-Carlo et des demi-finales à Madrid et Rome.  Dans le tableau féminin, sa compatriote Jasmine Paolini (4e), finaliste l’an dernier, a mieux abordé son deuxième match que son entrée en lice, où elle avait cédé un set à la Chinoise Yuan Yue (87e). Contre l’Australienne Ajla Tomljanovic (71e), la lauréate du WTA 1000 de Rome n’a pas tremblé en s’imposant en deux manches 6-3, 6-3. 

En Indonésie, Macron et Prabowo appellent à des “progrès” vers une reconnaissance mutuelle” Israël-Palestine

La France et l’Indonésie ont appelé mercredi à des “progrès” en juin vers une “reconnaissance mutuelle entre Israël et Palestine”, lors d’une visite d’Emmanuel Macron à Jakarta où il s’est félicité de ce pas du pays à majorité musulmane le plus peuplé au monde.”L’Indonésie a indiqué qu’une fois qu’Israël aura reconnu la Palestine, elle sera prête à reconnaître Israël et à établir des relations diplomatiques”, a déclaré le président indonésien Prabowo Subianto au côté de son homologue français.Dans ce cadre, “nous devons reconnaître et garantir les droits d’Israël en tant que pays souverain, auquel il faut prêter attention et dont la sécurité doit être garantie”, a-t-il ajouté.L’Indonésie défend de longue date la solution dite “à deux Etats”, mais n’entretient pas de relations avec Israël. Si l’engagement de mercredi reste très hypothétique, la déclaration forte de Prabowo constitue un rare gage en ce sens, dans un pays très sensible à la situation des Palestiniens à Gaza.Les deux pays ont publié une déclaration conjointe condamnant les plans israéliens de prise de contrôle du territoire palestinien assiégé et tout “déplacement forcé de la population palestinienne”.Mais ils ont aussi souhaité que la conférence internationale que la France et l’Arabie saoudite coprésideront en juin à l’ONU sur la question débouche sur une “feuille de route crédible” et des “progrès” vers une “reconnaissance mutuelle entre Israël et Palestine”. Et favorise une dynamique “vers une reconnaissance de l’Etat de Palestine par tous les pays avec des garanties de sécurité pour tous”.Emmanuel Macron a salué le “discours très important” de son homologue indonésien.Lors d’un échange avec des étudiants, il a expliqué qu’il entendait “déclencher un mouvement de reconnaissance d’un Etat palestinien sous certaines conditions”, dont la “démilitarisation” du mouvement islamiste palestinien Hamas et sa “non participation” à la future gouvernance étatique.Cet Etat palestinien doit aussi “reconnaître Israël” et “son droit à se protéger”, a-t-il insisté.L’Elysée assurait avant la rencontre que “tous les pas (…) en direction d’une reconnaissance mutuelle” sont “des pas de géant au vu de la situation actuelle à Gaza”.- Troisième voie -L’Indonésie est la deuxième étape de la tournée de six jours du président français en Asie du Sud-Est.Arrivé mardi soir du Vietnam, avant de conclure son déplacement jeudi soir et vendredi à Singapour, il a été accueilli en grande pompe par son homologue indonésien, qu’il a qualifié de “frère” et sera l’invité d’honneur à la fête nationale du 14-Juillet à Paris.A Jakarta, Emmanuel Macron a vanté sa troisième voie chez le chantre historique des non-alignés, dans cette région prise dans la confrontation croissante entre les Etats-Unis et la Chine.Le dossier palestinien devait être pour lui l’occasion de tenter de démontrer qu’il n’y a pas deux poids deux mesures dans son engagement pour la paix au Moyen-Orient par rapport à l’investissement massif en faveur de l’Ukraine.”La France ne connaît pas de double standard”, a assuré M. Macron, rappelant qu’elle soutenait le droit d’Israël à se défendre après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 tout comme elle condamnait la poursuite des opérations militaires contre Gaza.Au-delà, il a fait du renforcement du partenariat franco-indonésien “dans tous les domaines, défense et sécurité, économie, culture” l’exemple de ce qu’il souhaite avec tous les pays d’Asie du Sud-Est. La France se pose dans la région en “puissance de paix et d’équilibres”, soucieuse d’un ordre international “fondé sur le droit”.Un message adressé à la fois à Pékin, qui se fait de plus en plus offensif dans ses revendications territoriales en mer de Chine méridionale, et à Donald Trump et ses menaces de hausse drastique des droits de douane.Emmanuel Macron espèrait traduire son positionnement en contrats pour les entreprises françaises, notamment en matière de défense, d’énergie et de minerais critiques.Au total, les entreprises françaises ont signé “des contrats pour un total de 17 milliards d’euros en Indonésie”, a annoncé mercredi soir l’Elysée, citant notamment “TotalEnergies, Hydrogène de France et Lesaffre”.L’Indonésie, déjà cliente d’entreprises d’armement françaises, a également signé une “lettre d’intention” pour l’acquisition future d’avions de combat Rafale supplémentaires ainsi que de frégates légères, de sous-marins Scorpène et de canons Caesar, a annoncé sur place le ministre des Armées Sébastien Lecornu, sans toutefois donner ni chiffre ni calendrier.Le groupe minier Eramet a annoncé avoir signé un protocole d’accord avec le nouveau fonds souverain indonésien Danantara pour “étudier la création d’une plateforme d’investissement stratégique dans le secteur du nickel”.

En Indonésie, Macron et Prabowo appellent à des “progrès” vers une reconnaissance mutuelle” Israël-Palestine

La France et l’Indonésie ont appelé mercredi à des “progrès” en juin vers une “reconnaissance mutuelle entre Israël et Palestine”, lors d’une visite d’Emmanuel Macron à Jakarta où il s’est félicité de ce pas du pays à majorité musulmane le plus peuplé au monde.”L’Indonésie a indiqué qu’une fois qu’Israël aura reconnu la Palestine, elle sera prête à reconnaître Israël et à établir des relations diplomatiques”, a déclaré le président indonésien Prabowo Subianto au côté de son homologue français.Dans ce cadre, “nous devons reconnaître et garantir les droits d’Israël en tant que pays souverain, auquel il faut prêter attention et dont la sécurité doit être garantie”, a-t-il ajouté.L’Indonésie défend de longue date la solution dite “à deux Etats”, mais n’entretient pas de relations avec Israël. Si l’engagement de mercredi reste très hypothétique, la déclaration forte de Prabowo constitue un rare gage en ce sens, dans un pays très sensible à la situation des Palestiniens à Gaza.Les deux pays ont publié une déclaration conjointe condamnant les plans israéliens de prise de contrôle du territoire palestinien assiégé et tout “déplacement forcé de la population palestinienne”.Mais ils ont aussi souhaité que la conférence internationale que la France et l’Arabie saoudite coprésideront en juin à l’ONU sur la question débouche sur une “feuille de route crédible” et des “progrès” vers une “reconnaissance mutuelle entre Israël et Palestine”. Et favorise une dynamique “vers une reconnaissance de l’Etat de Palestine par tous les pays avec des garanties de sécurité pour tous”.Emmanuel Macron a salué le “discours très important” de son homologue indonésien.Lors d’un échange avec des étudiants, il a expliqué qu’il entendait “déclencher un mouvement de reconnaissance d’un Etat palestinien sous certaines conditions”, dont la “démilitarisation” du mouvement islamiste palestinien Hamas et sa “non participation” à la future gouvernance étatique.Cet Etat palestinien doit aussi “reconnaître Israël” et “son droit à se protéger”, a-t-il insisté.L’Elysée assurait avant la rencontre que “tous les pas (…) en direction d’une reconnaissance mutuelle” sont “des pas de géant au vu de la situation actuelle à Gaza”.- Troisième voie -L’Indonésie est la deuxième étape de la tournée de six jours du président français en Asie du Sud-Est.Arrivé mardi soir du Vietnam, avant de conclure son déplacement jeudi soir et vendredi à Singapour, il a été accueilli en grande pompe par son homologue indonésien, qu’il a qualifié de “frère” et sera l’invité d’honneur à la fête nationale du 14-Juillet à Paris.A Jakarta, Emmanuel Macron a vanté sa troisième voie chez le chantre historique des non-alignés, dans cette région prise dans la confrontation croissante entre les Etats-Unis et la Chine.Le dossier palestinien devait être pour lui l’occasion de tenter de démontrer qu’il n’y a pas deux poids deux mesures dans son engagement pour la paix au Moyen-Orient par rapport à l’investissement massif en faveur de l’Ukraine.”La France ne connaît pas de double standard”, a assuré M. Macron, rappelant qu’elle soutenait le droit d’Israël à se défendre après l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023 tout comme elle condamnait la poursuite des opérations militaires contre Gaza.Au-delà, il a fait du renforcement du partenariat franco-indonésien “dans tous les domaines, défense et sécurité, économie, culture” l’exemple de ce qu’il souhaite avec tous les pays d’Asie du Sud-Est. La France se pose dans la région en “puissance de paix et d’équilibres”, soucieuse d’un ordre international “fondé sur le droit”.Un message adressé à la fois à Pékin, qui se fait de plus en plus offensif dans ses revendications territoriales en mer de Chine méridionale, et à Donald Trump et ses menaces de hausse drastique des droits de douane.Emmanuel Macron espèrait traduire son positionnement en contrats pour les entreprises françaises, notamment en matière de défense, d’énergie et de minerais critiques.Au total, les entreprises françaises ont signé “des contrats pour un total de 17 milliards d’euros en Indonésie”, a annoncé mercredi soir l’Elysée, citant notamment “TotalEnergies, Hydrogène de France et Lesaffre”.L’Indonésie, déjà cliente d’entreprises d’armement françaises, a également signé une “lettre d’intention” pour l’acquisition future d’avions de combat Rafale supplémentaires ainsi que de frégates légères, de sous-marins Scorpène et de canons Caesar, a annoncé sur place le ministre des Armées Sébastien Lecornu, sans toutefois donner ni chiffre ni calendrier.Le groupe minier Eramet a annoncé avoir signé un protocole d’accord avec le nouveau fonds souverain indonésien Danantara pour “étudier la création d’une plateforme d’investissement stratégique dans le secteur du nickel”.