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Sommet Poutine-Zelensky en vue après la réunion des Européens autour de Trump

Donald Trump va “commencer les préparatifs” d’une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, qui rejetait jusqu’ici une telle réunion, au terme d’une “très bonne” entrevue avec le président ukrainien et plusieurs dirigeants européens.Le président russe a convenu de cette future rencontre, qui devrait se produire dans les deux semaines à venir, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue américain, a fait savoir le chancelier allemand Friedrich Merz, l’un des responsables européens conviés à la Maison Blanche.”Nous sommes prêts à une rencontre bilatérale avec Poutine et après cela nous nous attendons à une rencontre trilatérale” avec la participation de Donald Trump, a de son côté déclaré le chef d’Etat ukrainien à la presse. Les éventuelles concessions territoriales exigées par la Russie à l’Ukraine sont “une question que nous laisserons entre moi et Poutine”, a-t-il ajouté.”L’idée a été discutée qu’il serait nécessaire d’étudier la possibilité de porter à un plus haut niveau la représentation de l’Ukraine et de la Russie”, a de son côté déclaré le conseiller diplomatique du président russe Iouri Ouchakov, cité par l’agence Tass.- “Garanties de sécurité” -Donald Trump a précisé sur son réseau Truth Social que la rencontre, en un lieu qui reste à déterminer, serait suivie d’une réunion à trois avec lui-même, visant à mettre fin à trois ans et demi de conflit, déclenché par l’invasion russe.Lundi, le président américain et ses invités ont “discuté de garanties de sécurité pour l’Ukraine, des garanties qui seraient fournies par divers pays européens, en coordination avec les Etats-Unis d’Amérique”, selon le président américain.”Les garanties de sécurité seront probablement décidées par nos partenaires et il y aura de plus en plus de détails, car tout sera couché sur papier et officialisé (…) d’ici une semaine à dix jours”, a indiqué pour sa part M. Zelensky.Moscou refuse toute garantie de sécurité passant par l’Otan et son mécanisme de défense collective, le célèbre article 5.  “Je pense que nous avons eu une très bonne conversation avec le président Trump, c’était vraiment la meilleure”, a déclaré par ailleurs le chef de l’Etat ukrainien en début d’après-midi. Il a ajouté plus tard que Kiev avait offert de se fournir en armes américaines pour 90 milliards de dollars, le Financial Times évoquant lui un budget de 100 milliards financés par les Européens.Avant une réunion élargie avec les dirigeants européens, les deux hommes avaient eu un entretien bilatéral dans le Bureau ovale, où ils ont répondu à quelques questions des journalistes sur un ton cordial, à l’extrême opposé de l’humiliation publique subie par Volodymyr Zelensky au même endroit fin février.- “Merci” -“Merci pour l’invitation et merci beaucoup pour vos efforts, vos efforts personnels pour mettre fin à la tuerie et arrêter cette guerre”, a dit le président ukrainien, qui s’était vu reprocher son ingratitude la dernière fois.Volodymyr Zelensky et les Européens ont tout fait pour mettre Donald Trump dans les meilleures dispositions, après sa rencontre peu concluante de vendredi avec Vladimir Poutine, pendant laquelle le président russe n’a fait aucune concession publique sur l’Ukraine.Le président ukrainien portait une veste de costume et une chemise noires qui lui ont valu les compliments de Donald Trump, attentif aux marques de respect protocolaire.Volodymyr Zelensky avait été critiqué par les partisans de Donald Trump en février pour sa tenue d’inspiration militaire, jugée trop décontractée.Le chancelier allemand Friedrich Merz a de son côté estimé que l’Ukraine ne devrait pas être contrainte de faire des concessions territoriales dans le cadre d’un éventuel accord de paix. “La demande russe visant à ce que Kiev renonce aux parties libres du Donbass correspond, pour parler franchement, à une proposition visant à ce que les Etats-Unis renoncent à la Floride”, a-t-il lancé.- “Un accord pour moi” -Le président français Emmanuel Macron a lui appelé à “augmenter les sanctions” contre la Russie si les futurs pourparlers échouaient, et précisé que la question sans doute la plus difficile, celle d’éventuelles concessions territoriales, n’avait pas été abordée lundi.Donald Trump a répété lundi qu’il n’était selon lui pas nécessaire d’en passer par un cessez-le-feu avant un accord de paix définitif, alors que le plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale se poursuit, avec des attaques de drones et de missiles balistiques russes.Avant que ne commencent les discussions avec les Européens, le président américain a dit à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un échange apparemment capté à son insu par un micro, et en parlant de Vladimir Poutine: “Je pense qu’il veut conclure un accord pour moi. Vous comprenez? Aussi dingue que ça paraisse”.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Premier ministre britannique Keir Starmer, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le président finlandais Alexander Stubb, Friedrich Merz et Emmanuel Macron ont fait bloc autour de Volodymyr Zelensky lundi à la Maison Blanche, dans une manifestation de solidarité diplomatique inédite.

Sommet Poutine-Zelensky en vue après la réunion des Européens autour de Trump

Donald Trump va “commencer les préparatifs” d’une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Vladimir Poutine, qui rejetait jusqu’ici une telle réunion, au terme d’une “très bonne” entrevue avec le président ukrainien et plusieurs dirigeants européens.Le président russe a convenu de cette future rencontre, qui devrait se produire dans les deux semaines à venir, lors d’un entretien téléphonique avec son homologue américain, a fait savoir le chancelier allemand Friedrich Merz, l’un des responsables européens conviés à la Maison Blanche.”Nous sommes prêts à une rencontre bilatérale avec Poutine et après cela nous nous attendons à une rencontre trilatérale” avec la participation de Donald Trump, a de son côté déclaré le chef d’Etat ukrainien à la presse. Les éventuelles concessions territoriales exigées par la Russie à l’Ukraine sont “une question que nous laisserons entre moi et Poutine”, a-t-il ajouté.”L’idée a été discutée qu’il serait nécessaire d’étudier la possibilité de porter à un plus haut niveau la représentation de l’Ukraine et de la Russie”, a de son côté déclaré le conseiller diplomatique du président russe Iouri Ouchakov, cité par l’agence Tass.- “Garanties de sécurité” -Donald Trump a précisé sur son réseau Truth Social que la rencontre, en un lieu qui reste à déterminer, serait suivie d’une réunion à trois avec lui-même, visant à mettre fin à trois ans et demi de conflit, déclenché par l’invasion russe.Lundi, le président américain et ses invités ont “discuté de garanties de sécurité pour l’Ukraine, des garanties qui seraient fournies par divers pays européens, en coordination avec les Etats-Unis d’Amérique”, selon le président américain.”Les garanties de sécurité seront probablement décidées par nos partenaires et il y aura de plus en plus de détails, car tout sera couché sur papier et officialisé (…) d’ici une semaine à dix jours”, a indiqué pour sa part M. Zelensky.Moscou refuse toute garantie de sécurité passant par l’Otan et son mécanisme de défense collective, le célèbre article 5.  “Je pense que nous avons eu une très bonne conversation avec le président Trump, c’était vraiment la meilleure”, a déclaré par ailleurs le chef de l’Etat ukrainien en début d’après-midi. Il a ajouté plus tard que Kiev avait offert de se fournir en armes américaines pour 90 milliards de dollars, le Financial Times évoquant lui un budget de 100 milliards financés par les Européens.Avant une réunion élargie avec les dirigeants européens, les deux hommes avaient eu un entretien bilatéral dans le Bureau ovale, où ils ont répondu à quelques questions des journalistes sur un ton cordial, à l’extrême opposé de l’humiliation publique subie par Volodymyr Zelensky au même endroit fin février.- “Merci” -“Merci pour l’invitation et merci beaucoup pour vos efforts, vos efforts personnels pour mettre fin à la tuerie et arrêter cette guerre”, a dit le président ukrainien, qui s’était vu reprocher son ingratitude la dernière fois.Volodymyr Zelensky et les Européens ont tout fait pour mettre Donald Trump dans les meilleures dispositions, après sa rencontre peu concluante de vendredi avec Vladimir Poutine, pendant laquelle le président russe n’a fait aucune concession publique sur l’Ukraine.Le président ukrainien portait une veste de costume et une chemise noires qui lui ont valu les compliments de Donald Trump, attentif aux marques de respect protocolaire.Volodymyr Zelensky avait été critiqué par les partisans de Donald Trump en février pour sa tenue d’inspiration militaire, jugée trop décontractée.Le chancelier allemand Friedrich Merz a de son côté estimé que l’Ukraine ne devrait pas être contrainte de faire des concessions territoriales dans le cadre d’un éventuel accord de paix. “La demande russe visant à ce que Kiev renonce aux parties libres du Donbass correspond, pour parler franchement, à une proposition visant à ce que les Etats-Unis renoncent à la Floride”, a-t-il lancé.- “Un accord pour moi” -Le président français Emmanuel Macron a lui appelé à “augmenter les sanctions” contre la Russie si les futurs pourparlers échouaient, et précisé que la question sans doute la plus difficile, celle d’éventuelles concessions territoriales, n’avait pas été abordée lundi.Donald Trump a répété lundi qu’il n’était selon lui pas nécessaire d’en passer par un cessez-le-feu avant un accord de paix définitif, alors que le plus sanglant conflit en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale se poursuit, avec des attaques de drones et de missiles balistiques russes.Avant que ne commencent les discussions avec les Européens, le président américain a dit à son homologue français Emmanuel Macron lors d’un échange apparemment capté à son insu par un micro, et en parlant de Vladimir Poutine: “Je pense qu’il veut conclure un accord pour moi. Vous comprenez? Aussi dingue que ça paraisse”.Le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le Premier ministre britannique Keir Starmer, la Première ministre italienne Giorgia Meloni, le président finlandais Alexander Stubb, Friedrich Merz et Emmanuel Macron ont fait bloc autour de Volodymyr Zelensky lundi à la Maison Blanche, dans une manifestation de solidarité diplomatique inédite.

Dans le nord du Togo, une discrète poussée jihadiste depuis le Burkina

Dans le nord du Togo, confronté à des incursions de groupes islamistes présents de l’autre côté de la frontière au Burkina Faso, les violences jihadistes s’intensifient depuis le début de l’année, malgré un silence assumé des autorités pour “ne pas démoraliser” les troupes.Les communications officielles sur les attaques sont rares: en 2023, le gouvernement avait reconnu plus de 30 morts dans des attaques “terroristes”. Aucun chiffre officiel n’a été donné en 2024, mais le groupe de réflexion américain Security Council Report avance un bilan de 52 morts. Et depuis janvier 2025, au moins 62 personnes (54 civils et 8 militaires) ont été tuées dans 15 attaques jihadistes dans le nord, selon une récente déclaration de Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères.Des pertes qui témoignent d’une recrudescence des violences jihadistes dans la partie septentrionale du pays.L'”invisibilisation médiatique” émane d’une “politique de verrouillage informationnel” du gouvernement, pointe Madi Djabakate, politologue et essayiste togolais.La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a “expressément interdit aux journalistes d’évoquer les attaques, les pertes humaines ou matérielles, pour ne pas démoraliser les troupes engagées sur le terrain”, ajoute-t-il à l’AFP.Comme son voisin le Bénin, le Togo fait face à l’intensification des violences liées à la situation sécuritaire dans l’est du Burkina Faso.La province burkinabè de la Kompienga, près de la frontière, abrite une puissante katiba du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.- Attaques sans “discontinuité” -La préfecture togolaise de Kpendjal, située juste à la frontière, dans la région des Savanes, est la plus touchée par les attaques jihadistes.”Les frontières sont poreuses. Ce sont les mêmes populations qui sont dans la Kompienga qu’on retrouve du côté du Kpendjal”, explique à l’AFP Mathias Khalfaoui, spécialiste des questions de sécurité en Afrique de l’Ouest.En 2024, le Burkina Faso est le pays qui a enregistré le plus de morts dus au “terrorisme” pour la deuxième année consécutive avec 1.532 victimes, sur un total mondial de 7.555, rapporte l’Indice mondial du terrorisme. Le Togo a connu sa première attaque meurtrière en mai 2022, et depuis le pays “connaît sans véritable discontinuité des attaques et autres événements liés à des groupes jihadistes sur son territoire”, indique Mathias Khalfaoui dans une récente étude pour la fondation Konrad Adenauer.Mais l’avancée des groupes jihadistes peut passer facilement inaperçue, car elle est “lente et méthodique”, dit la même source.”Il faut remonter à décembre 2022 pour trouver un mois qui, à notre connaissance, n’a pas d’attentats”, poursuit cette étude, ajoutant que “jusqu’en 2023, le danger était encore concentré sur les territoires directement limitrophes au Burkina Faso”, dans la préfecture de Kpendjal. Mais “depuis mai 2024”, les activités jihadistes se sont étendues plus au sud aux préfectures voisines d’Oti et d’Oti Sud.- “Absence de l’Etat” -Par ailleurs, la difficile situation sociale et économique des populations du nord dans la région des Savanes, la moins développée et la plus pauvre du Togo, contribue à la dégradation de la situation sécuritaire, relève la même source.”Les préfectures affectées, notamment Kpendjal et Kpendjal-Ouest, souffrent d’une absence structurelle de l’État. L’affectation de fonctionnaires dans ces zones est perçue comme une sanction, tant les conditions de vie sont difficiles et les services publics inexistants”, confirme Madi Djabakate, qui pointe “la réponse essentiellement militaire et répressive” du Togo.En 2023, le pays avait toutefois mis en œuvre le Programme d’Urgence des Savanes (PURS) pour tenter d’améliorer les conditions de vie des populations du nord, où l’état d’urgence est en vigueur depuis juin 2022. Environ 8.000 militaires togolais y sont déployés dans le cadre de l’opération “Koundjoaré”, lancée en 2018, a récemment annoncé Robert Dussey.Le budget de la défense a aussi augmenté, passant de 8,7% des dépenses publiques totales en 2017 à 17,5% en 2022, a-t-il ajouté.”Le Togo a réagi très vite. Mais ce sont des choses qui se bâtissent avec le temps”, dit Mathias Khalfaoui.Plusieurs observateurs estiment que seule une coopération régionale peut vaincre le jihadisme dans une Afrique de l’Ouest divisée.

Dans le nord du Togo, une discrète poussée jihadiste depuis le Burkina

Dans le nord du Togo, confronté à des incursions de groupes islamistes présents de l’autre côté de la frontière au Burkina Faso, les violences jihadistes s’intensifient depuis le début de l’année, malgré un silence assumé des autorités pour “ne pas démoraliser” les troupes.Les communications officielles sur les attaques sont rares: en 2023, le gouvernement avait reconnu plus de 30 morts dans des attaques “terroristes”. Aucun chiffre officiel n’a été donné en 2024, mais le groupe de réflexion américain Security Council Report avance un bilan de 52 morts. Et depuis janvier 2025, au moins 62 personnes (54 civils et 8 militaires) ont été tuées dans 15 attaques jihadistes dans le nord, selon une récente déclaration de Robert Dussey, le ministre togolais des Affaires étrangères.Des pertes qui témoignent d’une recrudescence des violences jihadistes dans la partie septentrionale du pays.L'”invisibilisation médiatique” émane d’une “politique de verrouillage informationnel” du gouvernement, pointe Madi Djabakate, politologue et essayiste togolais.La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a “expressément interdit aux journalistes d’évoquer les attaques, les pertes humaines ou matérielles, pour ne pas démoraliser les troupes engagées sur le terrain”, ajoute-t-il à l’AFP.Comme son voisin le Bénin, le Togo fait face à l’intensification des violences liées à la situation sécuritaire dans l’est du Burkina Faso.La province burkinabè de la Kompienga, près de la frontière, abrite une puissante katiba du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda.- Attaques sans “discontinuité” -La préfecture togolaise de Kpendjal, située juste à la frontière, dans la région des Savanes, est la plus touchée par les attaques jihadistes.”Les frontières sont poreuses. Ce sont les mêmes populations qui sont dans la Kompienga qu’on retrouve du côté du Kpendjal”, explique à l’AFP Mathias Khalfaoui, spécialiste des questions de sécurité en Afrique de l’Ouest.En 2024, le Burkina Faso est le pays qui a enregistré le plus de morts dus au “terrorisme” pour la deuxième année consécutive avec 1.532 victimes, sur un total mondial de 7.555, rapporte l’Indice mondial du terrorisme. Le Togo a connu sa première attaque meurtrière en mai 2022, et depuis le pays “connaît sans véritable discontinuité des attaques et autres événements liés à des groupes jihadistes sur son territoire”, indique Mathias Khalfaoui dans une récente étude pour la fondation Konrad Adenauer.Mais l’avancée des groupes jihadistes peut passer facilement inaperçue, car elle est “lente et méthodique”, dit la même source.”Il faut remonter à décembre 2022 pour trouver un mois qui, à notre connaissance, n’a pas d’attentats”, poursuit cette étude, ajoutant que “jusqu’en 2023, le danger était encore concentré sur les territoires directement limitrophes au Burkina Faso”, dans la préfecture de Kpendjal. Mais “depuis mai 2024”, les activités jihadistes se sont étendues plus au sud aux préfectures voisines d’Oti et d’Oti Sud.- “Absence de l’Etat” -Par ailleurs, la difficile situation sociale et économique des populations du nord dans la région des Savanes, la moins développée et la plus pauvre du Togo, contribue à la dégradation de la situation sécuritaire, relève la même source.”Les préfectures affectées, notamment Kpendjal et Kpendjal-Ouest, souffrent d’une absence structurelle de l’État. L’affectation de fonctionnaires dans ces zones est perçue comme une sanction, tant les conditions de vie sont difficiles et les services publics inexistants”, confirme Madi Djabakate, qui pointe “la réponse essentiellement militaire et répressive” du Togo.En 2023, le pays avait toutefois mis en œuvre le Programme d’Urgence des Savanes (PURS) pour tenter d’améliorer les conditions de vie des populations du nord, où l’état d’urgence est en vigueur depuis juin 2022. Environ 8.000 militaires togolais y sont déployés dans le cadre de l’opération “Koundjoaré”, lancée en 2018, a récemment annoncé Robert Dussey.Le budget de la défense a aussi augmenté, passant de 8,7% des dépenses publiques totales en 2017 à 17,5% en 2022, a-t-il ajouté.”Le Togo a réagi très vite. Mais ce sont des choses qui se bâtissent avec le temps”, dit Mathias Khalfaoui.Plusieurs observateurs estiment que seule une coopération régionale peut vaincre le jihadisme dans une Afrique de l’Ouest divisée.

L’ouragan Erin progresse dans les Caraïbes, menace la côte est américaine

Le puissant ouragan Erin continue lundi sa progression près des Bahamas, accompagné de rafales de vent puissantes et de pluies intenses, alors que la menace de vagues destructrices sur les côtes américaines grandit.Reclassé en catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte cinq, Erin évolue dans la région des Caraïbes avec des vents allant jusqu’à 205 km/h, selon le dernier bulletin du Centre américain des ouragans (NHC) à 23H00 (03H00 GMT).Erin est “inhabituellement gros”, soufflant des rafales de la puissance d’un ouragan jusqu’à près de 130 kilomètres au-delà de son oeil, et de l’ordre d’une tempête tropicale jusqu’à 370 kilomètres, d’après le NHC.De fortes averses localisées liées à son passage étaient attendues lundi dans le sud-est des Bahamas, l’archipel des Îles Turques-et-Caïques ainsi qu’en Haïti et en République dominicaine, avec un risque d’inondations.Après avoir frôlé les Bahamas, il doit opérer mardi un virage vers le nord pour ensuite passer entre la côte est des Etats-Unis et les Bermudes en milieu de semaine.Bien qu’il ne soit pas prévu qu’il touche terre, les services météorologiques ont exhorté lundi après-midi la population américaine à ne pas prendre à la légère cet ouragan.”Beaucoup d’entre vous pensent peut-être que la trajectoire d’Erin au large n’aura que peu ou pas d’impact au cours des prochains jours sur la côte est des États-Unis. Rien ne pourrait être plus faux”, a ainsi alerté Jamie Rhome, directeur adjoint du NHC, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.Des courants dangereux ainsi que des vagues puissantes allant jusqu’à 6 mètres de hauteur sont en effet attendus, faisant courir le risque d’inondations côtières, notamment sur un chapelet d’îles bordant la Caroline du Nord. En prévision, certaines zones ont été soumises à des ordres d’évacuation.- Intensification rapide -L’ouragan Erin s’était rapproché au cours du week-end du nord des Petites Antilles et de Porto Rico, provoquant des dégâts matériels. Dans ce territoire américain dévasté en 2017 par l’ouragan Maria, des maisons et routes ont été submergées par les eaux.Les vents puissants ont également couché des arbres sur la chaussée, et 150.000 ménages avaient été privés de courant dimanche. D’autres coupures sont survenues lundi, a indiqué la compagnie d’électricité locale Luma, tout en assurant que le service avait été rétabli pour plus de 90% de ses clients.Premier ouragan de la saison en Atlantique Nord, Erin s’est très rapidement renforcé, atteignant en un peu plus de 24 heures le niveau maximal d’intensité.Soit l’une des intensifications les plus fortes et les plus rapides “jamais enregistrées”, a souligné Daniel Gilford, climatologue à Climate Central.D’après les analyses réalisées par cette organisation, Erin a traversé dans l’océan Atlantique des eaux exceptionnellement chaudes ce qui a permis une telle montée en puissance. “Nous savons que les ouragans agissent comme des moteurs thermiques qui absorbent l’énergie de la surface de l’océan et la convertissent en vents”, a rappelé M. Gilford.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide de telles tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.Malgré des débuts calmes, la saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région avait été marquée par plusieurs tempêtes meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.

L’ouragan Erin progresse dans les Caraïbes, menace la côte est américaine

Le puissant ouragan Erin continue lundi sa progression près des Bahamas, accompagné de rafales de vent puissantes et de pluies intenses, alors que la menace de vagues destructrices sur les côtes américaines grandit.Reclassé en catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson qui en compte cinq, Erin évolue dans la région des Caraïbes avec des vents allant jusqu’à 205 km/h, selon le dernier bulletin du Centre américain des ouragans (NHC) à 23H00 (03H00 GMT).Erin est “inhabituellement gros”, soufflant des rafales de la puissance d’un ouragan jusqu’à près de 130 kilomètres au-delà de son oeil, et de l’ordre d’une tempête tropicale jusqu’à 370 kilomètres, d’après le NHC.De fortes averses localisées liées à son passage étaient attendues lundi dans le sud-est des Bahamas, l’archipel des Îles Turques-et-Caïques ainsi qu’en Haïti et en République dominicaine, avec un risque d’inondations.Après avoir frôlé les Bahamas, il doit opérer mardi un virage vers le nord pour ensuite passer entre la côte est des Etats-Unis et les Bermudes en milieu de semaine.Bien qu’il ne soit pas prévu qu’il touche terre, les services météorologiques ont exhorté lundi après-midi la population américaine à ne pas prendre à la légère cet ouragan.”Beaucoup d’entre vous pensent peut-être que la trajectoire d’Erin au large n’aura que peu ou pas d’impact au cours des prochains jours sur la côte est des États-Unis. Rien ne pourrait être plus faux”, a ainsi alerté Jamie Rhome, directeur adjoint du NHC, dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.Des courants dangereux ainsi que des vagues puissantes allant jusqu’à 6 mètres de hauteur sont en effet attendus, faisant courir le risque d’inondations côtières, notamment sur un chapelet d’îles bordant la Caroline du Nord. En prévision, certaines zones ont été soumises à des ordres d’évacuation.- Intensification rapide -L’ouragan Erin s’était rapproché au cours du week-end du nord des Petites Antilles et de Porto Rico, provoquant des dégâts matériels. Dans ce territoire américain dévasté en 2017 par l’ouragan Maria, des maisons et routes ont été submergées par les eaux.Les vents puissants ont également couché des arbres sur la chaussée, et 150.000 ménages avaient été privés de courant dimanche. D’autres coupures sont survenues lundi, a indiqué la compagnie d’électricité locale Luma, tout en assurant que le service avait été rétabli pour plus de 90% de ses clients.Premier ouragan de la saison en Atlantique Nord, Erin s’est très rapidement renforcé, atteignant en un peu plus de 24 heures le niveau maximal d’intensité.Soit l’une des intensifications les plus fortes et les plus rapides “jamais enregistrées”, a souligné Daniel Gilford, climatologue à Climate Central.D’après les analyses réalisées par cette organisation, Erin a traversé dans l’océan Atlantique des eaux exceptionnellement chaudes ce qui a permis une telle montée en puissance. “Nous savons que les ouragans agissent comme des moteurs thermiques qui absorbent l’énergie de la surface de l’océan et la convertissent en vents”, a rappelé M. Gilford.En réchauffant les mers, le changement climatique rend plus probable l’intensification rapide de telles tempêtes et augmente le risque de phénomènes plus puissants, selon les scientifiques.Malgré des débuts calmes, la saison des ouragans, qui s’étire de début juin à fin novembre, devrait cette année être plus intense que la normale, selon les prévisions des autorités météorologiques américaines.En 2024, la région avait été marquée par plusieurs tempêtes meurtrières, parmi lesquelles l’ouragan Hélène qui a fait plus de 200 morts dans le sud-est des Etats-Unis.