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A peine suspendus, les droits de douane de Trump maintenus temporairement en appel

Moins de 24 heures après avoir été bloqués en première instance, les droits de douane de Donald Trump ont été maintenus temporairement jeudi par une Cour d’appel aux Etats-Unis, le temps pour elle de se prononcer sur le fond.Mercredi, le tribunal de commerce international des Etats-Unis (ITC) avait estimé que M. Trump avait outrepassé ses pouvoirs en imposant des surtaxes non ciblées, alors qu’il s’agit d’une prérogative du Congrès.Sa décision bloquait dès lors tant les droits de douane imposés au Canada, au Mexique et à la Chine que les droits de douane “réciproques” imposés début avril à l’égard de plusieurs pays.Le gouvernement avait déposé dans la foulée une requête, consultée par l’AFP, annonçant être prêt à se tourner vers la Cour suprême pour obtenir dès vendredi cette suspension temporaire.Mais une Cour d’appel a accédé à la demande du gouvernement, précisant aussi son intention de joindre les deux procédures, initiées d’un côté par des petites entreprises et de l’autre par une coalition d’Etats américains.”Nous sommes très satisfaits de cette décision, nous l’attendions”, s’est félicité Kevin Hassett, le principal conseiller économique de Donald Trump, sur Fox News. “Ils comprennent que nous devons rendre sa grandeur à l’Amérique grâce à des accords commerciaux équitables”, en référence au célèbre slogan du président.Jeudi, un autre tribunal, à Washington, a estimé que les surtaxes visant le Canada, le Mexique et la Chine étaient “illégales” et ne peuvent être collectés, assortissant sa décision d’un sursis le temps d’un éventuel appel.- “Inconstitutionnelle” -Après la décision en première instance mercredi, la Chine avait pressé les Etats-Unis d'”annuler totalement les droits de douane unilatéraux injustifiés”, après la décision de l’ITC, par la voix d’une porte-parole du ministère du Commerce.Le Premier ministre canadien avait de son côté salué la suspension de ces droits de douane “illégaux et injustifiés”, selon lui.Mais “nous estimons que notre relation commerciale avec les Etats-Unis est toujours profondément menacée” par les droits de douane toujours appliqués sur l’acier et l’aluminium ou le secteur automobile, a-t-il ajouté devant le Parlement. Il a dit espérer “renforcer la collaboration avec des partenaires commerciaux fiables et des alliés partout dans le monde”.Dans le détail, les juges de première instance considéraient que le président ne pouvait invoquer la loi d’urgence économique de 1977 (IEEPA) pour instituer par décret “une surtaxe illimitée sur les produits provenant de quasiment tous les pays”, selon la décision que l’AFP a pu consulter.Pour ces magistrats, les décrets adoptés “outrepassent les pouvoirs accordés au président”, ce texte lui permettant seulement “de prendre les sanctions économiques nécessaires en cas d’urgence pour combattre une menace +extraordinaire et inhabituelle+”.Toute interprétation qui lui délègue “une autorité illimitée sur les droits de douane est inconstitutionnelle”, avaient insisté les juges.- “Renoncement” -Dans une opinion écrite accompagnant la décision, l’un des juges avait estimé que cela “constituerait un renoncement du pouvoir législatif au bénéfice d’une autre branche du gouvernement”, ce qui est contraire à la Constitution américaine.Le tribunal se prononçait à la suite de deux plaintes, déposées l’une par une alliance de 12 Etats américains dont l’Arizona, l’Oregon, New York et le Minnesota, l’autre par un groupe d’entreprises américaines, qui reprochaient à Donald Trump de s’arroger des pouvoirs appartenant au Congrès.Le 2 avril, le président Trump avait annoncé des droits de douane dits “réciproques”, censés concerner l’ensemble des pays dans le monde, avant de reculer face à la chute des marchés financiers, accordant une pause de 90 jours – tout en maintenant une surtaxe plancher de 10% -, afin d’ouvrir la porte à des négociations commerciales.Après un bras de fer et une escalade des surtaxes colossales de part et d’autre, Pékin et Washington se sont finalement entendus mi-mai sur un retour à 10% sur les produits américains et 30% sur les produits chinois.Malgré cette accalmie, la porte-parole du ministère chinois du Commerce a encore dénoncé jeudi un protectionnisme américain “qui ne profite à personne”.

Harvard: une juge va bloquer la décision de Trump sur les étudiants étrangers

En pleine bataille judiciaire avec le gouvernement de Donald Trump, Harvard a remis jeudi ses diplômes avec une bonne nouvelle à la clé: la suspension, annoncée par une juge, de l’interdiction d’accueillir des étudiants étrangers.Traditionnellement marquée par des discours émouvants d’étudiants portant toge et toque à Cambridge, près de Boston (nord-est), cette cérémonie survient au …

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Harvard: une juge va bloquer la décision de Trump sur les étudiants étrangers

En pleine bataille judiciaire avec le gouvernement de Donald Trump, Harvard a remis jeudi ses diplômes avec une bonne nouvelle à la clé: la suspension, annoncée par une juge, de l’interdiction d’accueillir des étudiants étrangers.Traditionnellement marquée par des discours émouvants d’étudiants portant toge et toque à Cambridge, près de Boston (nord-est), cette cérémonie survient au moment où le président américain exerce une pression sans précédent sur la plus ancienne université des Etats-Unis.Donald Trump veut lui interdire d’accueillir des étudiants étrangers, a supprimé ses contrats avec le gouvernement fédéral, réduit ses subventions de plusieurs milliards de dollars et remis en cause son statut d’établissement exonéré d’impôts.Le président de Harvard Alan Garber a soulevé une tempête d’applaudissements en mentionnant dans son discours jeudi la présence à la cérémonie des étudiants étrangers avec leurs familles, “comme il se doit”, sans évoquer directement la bataille judiciaire avec l’administration Trump.”Poursuivre joyeusement les processions et les célébrations est en soi un acte de résistance”, a déclaré à l’AFP Madeleine Riskin-Kutz, une étudiante franco-américaine.En parallèle, une juge fédérale de Boston a tenu jeudi une audience sur la prorogation d’un sursis de quelques jours qu’elle avait déjà octroyé à Harvard sur l’accueil des étudiants étrangers. La juge Allison Burroughs a indiqué lors de cette audience qu’elle allait bien bloquer, pour une période encore non précisée, cette mesure de l’administration Trump qui avait semé la consternation chez les étudiants et dans les milieux de l’enseignement supérieur aux Etats-Unis.- “Purgatoire” -“Nos étudiants sont terrifiés et il y en a déjà qui partent” vers d’autres établissements, a déclaré à l’audience Ian Gershengorn, avocat de l’université.”Harvard est devenu un purgatoire. Que doit désormais faire un étudiant international ?”, a dit un professeur de droit qui a assisté à l’audience mais a souhaité rester anonyme.Les étudiants et chercheurs étrangers de Harvard sont “nombreux à faire état d’une détresse émotionnelle importante qui affecte leur santé mentale et rend difficile la concentration sur leurs études”, déplorait mercredi Maureen Martin, directrice des services d’immigration de l’université.L’institution universitaire s’est attiré les foudres de Donald Trump en prenant la tête de la résistance à sa volonté de contrôler les recrutements, le contenu des programmes ou encore les orientations des universités dans le domaine de la recherche.- “Vérité” et “inclusion” -Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, le président s’est lancé dans une vaste campagne contre des universités qu’il accuse de propager une idéologie woke. Par ce terme qu’ils considèrent comme péjoratif, les conservateurs dénoncent ce qu’ils voient comme un excès de militantisme en faveur notamment des minorités.Donald Trump leur reproche notamment leurs politiques de promotion de la diversité ou encore d’avoir laissé proliférer des manifestations contre la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza, qu’il assimile à de “l’antisémitisme”. “Harvard manque beaucoup de respect à notre pays et ne fait que s’enfoncer de plus en plus”, avait-il déclaré mercredi. La ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a renchéri jeudi en qualifiant le refus de Harvard de se plier aux mesures du gouvernement de “dédain à l’égard du peuple américain”.”Parfois, ils n’aiment pas ce que nous représentons”, avait pour sa part estimé mardi Alan Garber sur la radio NPR, en référence à l’administration Trump.Il a reconnu des problèmes d’antisémitisme à Harvard. Mais “ce qui laisse perplexe, c’est que les mesures qu’ils ont prises pour résoudre ces problèmes ne touchent même pas les personnes qui en sont selon eux à l’origine”, avait-il affirmé.La star du basket et militant des droits humains Kareem Abdul-Jabbar, qui s’était adressé mercredi à la promotion 2025, a comparé le combat d’Alan Garber à celui de Rosa Parks, icône de la lutte pour les droits civiques contre la ségrégation raciale.Pour Uzma Farheen, une étudiante indienne qui vient d’effectuer un master en santé publique, la cérémonie de jeudi visait à faire passer un message. “Nous sommes unis pour montrer en choeur ce que Harvard représente: la vérité, l’intégrité et l’inclusion”, a-t-elle dit à l’AFP.

Gaza: le Hamas pas satisfait par une nouvelle proposition américaine de trêve

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a indiqué jeudi soir que la nouvelle proposition américaine de cessez-le-feu dans la bande de Gaza acceptée par Israël, selon la Maison Blanche, ne répondait pas à ses demandes.Les négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de 20 mois de guerre dévastatrice n’ont pas encore abouti depuis la reprise par l’armée israélienne de ses opérations dans la bande de Gaza en mars après une brève trêve.”Je peux confirmer que l’émissaire (Steve) Witkoff et le président ont soumis au Hamas une proposition de cessez-le-feu que Israël a approuvée et soutenue”, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d’une conférence de presse à Washington.”Israël a signé cette proposition avant qu’elle ne soit envoyée au Hamas”, et “les discussions se poursuivent”, a-t-elle ajouté. Il n’y a eu jusqu’ici aucune réaction officielle d’Israël.- Evacuation d’un hôpital -Réagissant à cette proposition, le Hamas a indiqué qu’elle ne répondait pas à ses demandes, dans la mesure où elle “signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine”, a déclaré dans la soirée à l’AFP Bassem Naïm, un des dirigeants en exil du Hamas.Cette proposition “ne répond à aucune des demandes de notre peuple, notamment l’arrêt de la guerre et de la famine”, a-t-il ajouté, soulignant que le mouvement examinait la réponse à lui donner.La situation humanitaire à Gaza reste désastreuse même si l’aide commence enfin à rentrer dans le territoire après un blocus de plus de deux mois imposé par Israël. Israël a intensifié son offensive à Gaza le 17 mai dans le but affiché de prendre le contrôle de la totalité de ce territoire palestinien, d’anéantir le Hamas et de libérer les derniers otages, enlevés lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste le 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre.La Défense civile de Gaza a indiqué à l’AFP que 54 personnes avaient été tuées jeudi dans des attaques israéliennes, 23 d’entre elles dans une frappe sur une maison à Al-Bureij, et deux autres par des tirs israéliens près d’un centre de distribution d’aide de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), nouvelle organisation créée avec le soutien d’Israël et des Etats-Unis.Interrogée par l’AFP sur la frappe à Al-Bureij et les tirs près du centre d’aide, l’armée israélienne a déclaré qu’elle examinait ces incidents. Dans un communiqué, elle a déclaré avoir frappé “des dizaines de cibles terroristes dans toute la bande de Gaza” au cours de la journée écoulée.Selon elle, un employé d’une société sous-traitante pour l’armée israélienne a par ailleurs été tué jeudi dans le nord de la bande de Gaza.Jeudi également, l’hôpital Al-Awda, dans le nord de la bande de Gaza, a affirmé que les forces israéliennes procédaient à une évacuation forcée de ses locaux dans le territoire palestinien où l’armée poursuit son offensive.En pleine intensification de ses opérations militaires dans le territoire palestinien assiégé, Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total de l’aide à Gaza imposé depuis le 2 mars.- “Punition collective” -Une distribution chaotique avait fait mardi 47 blessés dans un centre de la GHF, selon le Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés. Cette organisation a récemment mis en place un système de distribution critiqué par l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes.Le Hamas retient aussi toujours la dépouille d’un soldat israélien tué en 2014 lors d’une précédente guerre à Gaza.Plus de 54.249 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: le Hamas pas satisfait par une nouvelle proposition américaine de trêve

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a indiqué jeudi soir que la nouvelle proposition américaine de cessez-le-feu dans la bande de Gaza acceptée par Israël, selon la Maison Blanche, ne répondait pas à ses demandes.Les négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de 20 mois de guerre dévastatrice n’ont pas encore abouti depuis la reprise par l’armée israélienne de ses opérations dans la bande de Gaza en mars après une brève trêve.”Je peux confirmer que l’émissaire (Steve) Witkoff et le président ont soumis au Hamas une proposition de cessez-le-feu que Israël a approuvée et soutenue”, a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, lors d’une conférence de presse à Washington.”Israël a signé cette proposition avant qu’elle ne soit envoyée au Hamas”, et “les discussions se poursuivent”, a-t-elle ajouté. Il n’y a eu jusqu’ici aucune réaction officielle d’Israël.- Evacuation d’un hôpital -Réagissant à cette proposition, le Hamas a indiqué qu’elle ne répondait pas à ses demandes, dans la mesure où elle “signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine”, a déclaré dans la soirée à l’AFP Bassem Naïm, un des dirigeants en exil du Hamas.Cette proposition “ne répond à aucune des demandes de notre peuple, notamment l’arrêt de la guerre et de la famine”, a-t-il ajouté, soulignant que le mouvement examinait la réponse à lui donner.La situation humanitaire à Gaza reste désastreuse même si l’aide commence enfin à rentrer dans le territoire après un blocus de plus de deux mois imposé par Israël. Israël a intensifié son offensive à Gaza le 17 mai dans le but affiché de prendre le contrôle de la totalité de ce territoire palestinien, d’anéantir le Hamas et de libérer les derniers otages, enlevés lors de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste le 7 octobre 2023 qui a déclenché la guerre.La Défense civile de Gaza a indiqué à l’AFP que 54 personnes avaient été tuées jeudi dans des attaques israéliennes, 23 d’entre elles dans une frappe sur une maison à Al-Bureij, et deux autres par des tirs israéliens près d’un centre de distribution d’aide de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), nouvelle organisation créée avec le soutien d’Israël et des Etats-Unis.Interrogée par l’AFP sur la frappe à Al-Bureij et les tirs près du centre d’aide, l’armée israélienne a déclaré qu’elle examinait ces incidents. Dans un communiqué, elle a déclaré avoir frappé “des dizaines de cibles terroristes dans toute la bande de Gaza” au cours de la journée écoulée.Selon elle, un employé d’une société sous-traitante pour l’armée israélienne a par ailleurs été tué jeudi dans le nord de la bande de Gaza.Jeudi également, l’hôpital Al-Awda, dans le nord de la bande de Gaza, a affirmé que les forces israéliennes procédaient à une évacuation forcée de ses locaux dans le territoire palestinien où l’armée poursuit son offensive.En pleine intensification de ses opérations militaires dans le territoire palestinien assiégé, Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total de l’aide à Gaza imposé depuis le 2 mars.- “Punition collective” -Une distribution chaotique avait fait mardi 47 blessés dans un centre de la GHF, selon le Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme dans les Territoires palestiniens occupés. Cette organisation a récemment mis en place un système de distribution critiqué par l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).L’attaque du 7 octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur 251 personnes alors enlevées, 57 restent retenues à Gaza, dont au moins 34 mortes, selon les autorités israéliennes.Le Hamas retient aussi toujours la dépouille d’un soldat israélien tué en 2014 lors d’une précédente guerre à Gaza.Plus de 54.249 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués par la campagne de représailles israéliennes, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Roland-Garros: sur le Central, l’heure de l'”au revoir” a sonné pour Gasquet

La marche était bien trop haute: Richard Gasquet a mis un terme à sa carrière jeudi sur le Central de Roland-Garros après sa défaite en trois sets contre le N.1 mondial Jannik Sinner, “un au revoir” plutôt qu'”un adieu”. Vingt ans après sa victoire contre le N.1 d’alors Roger Federer sur la terre battue de Monte-Carlo, l’esthète du revers à une main s’est incliné 6-3, 6-0, 6-4 dans un tournoi qu’il disputait pour la 22e fois – record partagé avec son lointain prédécesseur et compatriote Antoine Gentien. Dès la balle de match achevée, le jeune retraité a été salué par une ovation debout de la foule, tandis qu’il s’asseyait sur son banc, les yeux rougis.”Tu as joué pendant une ère incroyable pour le tennis”, celle des Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic, a rappelé Jannik Sinner. “Bravo pour ta carrière exceptionnelle.” “C’est ton moment”, a lancé Sinner à Gasquet avant le début d’une courte cérémonie d’hommage, durant laquelle le Français a reçu un trophée en verre des mains de la directrice du tournoi Amélie Mauresmo et du président de la Fédération française de tennis Gilles Moretton.”J’ai eu une chance extraordinaire de pouvoir fouler ce court depuis toutes ces années”, a estimé Gasquet.Mais “ce n’est pas un adieu, c’est un au revoir. La passion du tennis sera toujours là jusqu’à la fin de ma vie, que je sois sur le court ou en dehors”, a assuré le Biterrois, avant de recevoir les hommages en vidéo de Novak Djokovic, Gilles Simon, Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils. “Mon Ritch…”, l’a interpellé Simon sur X. “Tu as marqué le monde du tennis par ta précocité, ton talent, ta longévité mais aussi ta personnalité. Tu vas manquer à tous les amoureux du tennis. Sois fier de ce que tu as accompli et profite de la belle vie qui t’attend.””Cher Richard Gasquet… Depuis notre enfance, on a partagé tellement de moments sur le court et en dehors”, a écrit sur X son contemporain Rafael Nadal, lui-même honoré dimanche sur le Central pour ses 14 titres à Roland-Garros.”Je suis heureux qu’aujourd’hui, tu aies pu dire au revoir au tennis dans un endroit aussi unique que Roland-Garros”, a poursuivi Rafa, lui souhaitant le “meilleur pour la suite”.- “Un des plus grands” pour Fils -Comme un symbole, alors que le troisième des quatre “nouveaux Mousquetaires” français entamait le dernier set de sa carrière, une immense clameur s’élevait du court Suzanne-Lenglen, distant de quelques dizaines de mètres, pour saluer la victoire en cinq sets du nouveau visage du tennis français, le 14e mondial Arthur Fils.”C’était l’un des plus grands champions du tennis français”, a commenté Fils en référence à Gasquet. “Ça fait bizarre de se dire qu’il arrête vraiment”.S’il n’aura pas atteint de finale de Grand Chelem contrairement à Jo-Wilfried Tsonga, s’il ne sera pas grimpé aussi haut dans le classement mondial que Gilles Simon (un temps 6e), l’ex-N.7 mondial a empilé 610 victoires depuis son irruption sur le circuit en 2002, un record pour un Français depuis le début de l’ère Open en 1968. Vainqueur de la Coupe Davis en 2017, triple demi-finaliste en Grand Chelem (Wimbledon 2007 et 2015, US Open 2013), le Biterrois a glané 16 titres sur le circuit ATP, de Nottingham (gazon) en 2005 à Auckland (dur) en 2023. Corps usé mais cœur de lion, Richard Gasquet a beaucoup couru, souvent gémi et parfois ébloui jeudi, comme lorsqu’il a maté Sinner à la volée pour conserver son service et mener 2-1 dans la dernière manche. Malgré sa résistance acharnée, Gasquet a fini par s’incliner en un peu moins de deux heures. Pour Sinner, le tournoi continuera au 3e tour par un duel contre le Tchèque Jiri Lehecka (34e). Pour les spectateurs français désormais orphelins de “Richie”, la journée se clôturera par le 2e tour du dernier “Mousquetaire” en activité. Programmé en soirée sur le court Philippe-Chatrier, Gaël Monfils (38 ans) affronte le N.5 mondial Jack Draper, deux jours après un combat en cinq sets sur le Central contre le Bolivien Hugo Dellien (90e). 

Suisse: le scénario du pire écarté après un éboulement massif

L’instabilité de la montagne et des millions de mètres cubes de roche et de glace ayant détruit un petit village des Alpes suisses mercredi empêchent toute intervention pour réduire le risque d’une inondation de la vallée, mais les autorités locales ont écarté le scénario du pire et ne prévoient pas d’évacuer les populations en aval pour le moment.Jeudi matin, les autorités envisageaient encore une catastrophe, à savoir une rupture brutale du barrage naturel de gravats. Les eaux du lac artificiel, qui continuent de grossir, auraient alors inondé la vallée. Mais “nous avons eu des des informations de la part des géologues, des spécialistes qui tendent à nous dire qu’un tel évènement aurait peu de chances de se produire”, a expliqué jeudi soir lors d’un point de presse Stéphane Ganzer, le chef du département de la sécurité du canton du Valais, où s’est produite la catastrophe. Le barrage artificiel de Ferden -une commune en contrebas- préventivement vidé, “nous permettrait d’avoir une zone tampon qui empêcherait qu’on ait une déferlante sur la plaine”, a ajouté M. Ganzer.”Il semble peu probable que le lac fasse se casser soudainement, brutalement cette énorme masse de détritus qui résulte de l’éboulement d’hier (mercredi). C’est peu probable, mais on n’aime pas tellement ce mot peu probable ici depuis hier, parce qu’on sait que peu probable peut devenir probable”, a insisté le responsable. De ce fait, des plans d’évacuation sont à l’étude, et des communes et les populations ont été informées de se tenir prêtes à toute éventualité, a détaillé M. Ganzer.- Erosion, fluidification -Deux scénarios semblent désormais les plus probables en raison de la configuration et de la composition des gravats, a expliqué Christian Studer, du Service cantonal des dangers naturels.Le premier cas de figure verrait une “érosion progressive” de ces gravats par l’eau du lac tandis que le second “plutôt réaliste” c’est que “les gravats se fluidifient peu à peu et s’écoulent”.Mais M. Ganzer a insisté sur la sécurité avant tout : “Nous avons une personne disparue, nous ne voulons pas avoir davantage de personnes disparues ou décédées sur cette terrible catastrophe”.Les recherches de cet homme de 64 ans, qui vit dans la région, ont été suspendues jeudi pour les mêmes raisons de sécurité qui empêchent les travaux de déblaiement, a indiqué la police du canton du Valais dans un communiqué.  Les 300 habitants du village ont eux été évacués dès le 19 mai. Seize autre personnes ont été évacuées préventivement en aval dans deux autres villages du Lötschental.- Paysage bouleversé -Cette vallée s’étend sur un peu moins de 30 kilomètres et compte au total quelque 1.500 habitants. C’est un endroit réputé pour ses paysages très pittoresques, ses petits villages traditionnels et ses chemins de randonnées spectaculaires. Mais le paysage est changé pour toujours.La quantité de roche et de gravats qui a dévalé la montagne mercredi vers 15H30 (13H30 GMT) est tellement énorme que les sismographes du pays l’ont enregistré. A la place du glacier du Birch, entraîné par la chute des roches qui le surplombaient, on voit un trou béant sur le flanc de la montagne.Ce qui restait du village et était épargné par la coulée est en train d’être noyé sous les eaux de la Lonza qui continuent de s’accumuler.Si au début, le niveau de l’eau montait jusqu’à 3 mètres à l’heure, cette progression s’est nettement ralentie au fur et à mesure que le lac artificiel gagnait en surface et elle est aux alentours de 80 cm par heure, selon M. Ganzer.Cependant, du fait d’une météo ensoleillée et de températures déjà presque estivales, “beaucoup de neige” va fondre, et “on est encore à des niveaux d’eau qui sont colossaux”, a insisté le responsable.- Pizzo Cengalo -L’éboulement est un événement quasiment sans précédent dans le pays alpin.Fin août 2017, environ 3,1 millions de mètres cubes de roche s’étaient abattus depuis le Pizzo Cengalo, un sommet alpin dans le canton des Grisons, non loin de la frontière italienne. L’éboulement avait coûté la vie à huit randonneurs. Les laves torrentielles qui avaient suivi avaient transporté environ 500.000 mètres cubes de roche et de boue vers la localité de Bondo, faisant d’importants dégâts matériels, mais pas d’autre victime.

Plages, parcs, abords d’école… la cigarette interdite à compter du 1er juillet

La cigarette à la plage, dans les parcs ou près de l’école, c’est terminé : le gouvernement va mettre en oeuvre le 1er juillet une interdiction promise fin 2023, mais que les associations anti-tabac s’inquiétaient de ne pas voir arriver.”Là où il y a des enfants, le tabac doit disparaître. Dès le 1er juillet, les plages, parcs et jardins publics, abords des écoles, abri de bus, équipements sportifs seront, partout en France, des espaces sans tabac”, a indiqué jeudi la ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, Catherine Vautrin, dans une interview au quotidien Ouest-France.Le non-respect de l’interdiction “pourra engendrer une contravention de 4ème classe, soit 135 euros”, précise Mme Vautrin, qui souligne que la liberté de fumer “s’arrête là où commence le droit des enfants à respirer un air pur”.Les collèges et les lycées sont aussi concernés par l’interdiction, pour éviter notamment que “collégiens et lycéens ne fument devant leur établissement”.En revanche, l’interdiction ne concerne pas les terrasses des cafés, et ne concerne pas non plus les cigarettes électroniques, a indiqué la ministre.- “Enjeu de santé publique” -La généralisation des espaces sans tabac, telle qu’annoncé par Mme Vautrin, fait partie des mesures énoncées dans le Programme national de lutte contre le tabac (PNLT) 2023-2027, présenté par le ministre de la Santé de l’époque, Aurélien Rousseau, avec  pour ambition de “relever le défi d’une génération débarrassée du tabac dès 2032”.Mais les organisations de lutte contre le tabagisme s’inquiétaient de ne pas voir arriver les mesures promises.C’est un “ajout salutaire à la liste prévue par la réglementation anti-tabac”, s’est réjouie jeudi dans un communiqué la Ligue contre le cancer. “Offrir une pause dans sa consommation, protéger du tabagisme passif, éviter que les plus jeunes ne rentre dans le tabac par mimétisme… La généralisation des espaces sans tabac est un immense enjeu de santé publique”, a-t-elle souligné.Les espaces sans tabac protègent les non-fumeurs “du tabagisme passif qui tue lui aussi”, expliquait récemment à l’AFP Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme (CNCT).Par ailleurs “cela dénormalise la consommation de tabac et amène les fumeurs à progressivement envisager d’arrêter de fumer. C’est efficace, ça a été démontré”, avait-il ajouté. Désireuses d’agir, 1.600 communes volontaires ont déjà élargi l’interdiction de fumer dans les lieux publics à des parcs, plages, pistes de ski, abords d’écoles… soit 7.000 espaces sans tabac, dans des expérimentations locales accompagnées par la Ligue contre le cancer.- Pas de hausse de prix -D’une manière générale, ces interdictions et celles mises en oeuvre précédemment (lieux de travail, transports collectifs, écoles, aires de jeux pour enfants, espaces affectés au transport…) sont aujourd’hui “à peu près bien respectées”, estimait récemment Philippe Bergerot, le président de la Ligue contre le cancer.Selon un sondage commandité par la Ligue, six Français sur 10 (62%) étaient favorables à une plus large interdiction de la cigarette dans l’espace public. Interrogée par Ouest-France sur une éventuelle nouvelle hausse de taxes sur le tabac et les cigarettes, Mme Vautrin répond qu’il n’y a pas de hausse supplémentaire prévue, “au moment où je vous parle”.”Sur cette question, je suis prudente quand je vois les ravages de la contrebande de tabac, et je veux qu’on accompagne la diversification des activités des buralistes, parce que ces commerces de proximité sont indispensables”, indique-t-elle.La ministre de la Santé souhaite en revanche parvenir à “baisser le taux de nicotine autorisé dans ces produits”, et “réduire le nombre d’arômes”. “J’ai besoin des avis scientifiques et techniques pour fixer les détails” de ces mesures, prévues pour entrer en vigueur “d’ici la fin du premier semestre 2026”, indique-t-elle.Le tabagisme fait 75.000 morts par an. Et selon les chiffres de l’Observatoire français des drogues et conduites addictives, il coûte 156 milliards d’euros par an à la société française (vies, qualité de vie et productivité perdues, dépenses publiques de prévention, répression, soins…), l’alcool coûtant de son côté 102 milliards.

Nouveaux pourparlers : Moscou dit attendre une réponse de Kiev, qui l’accuse de gagner du temps

Le Kremlin a dit jeudi attendre la réponse de Kiev concernant sa proposition de nouveaux pourparlers à Istanbul lundi prochain, l’Ukraine, qui accuse la Russie de gagner du temps, demandant de son côté les conditions de Moscou avant toute rencontre.”Pour autant que je sache, aucune réponse n’a encore été reçue (…). Nous devons attendre la réponse de la partie ukrainienne”, a dit lors de son briefing quotidien Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, au sujet de cette proposition de nouvelle rencontre à Istanbul après celle du 16 mai, qui n’avait rien donné à part un échange de prisonniers.L’Ukraine n’a pas refusé cette rencontre, proposée par Moscou après que le président américain Donald Trump a estimé que son homologue russe Vladimir Poutine “jouait avec le feu”. Mais Kiev a souligné mercredi vouloir connaître à l’avance le contenu du “mémorandum” russe censé exposer les conditions de Moscou afin de parvenir à un accord de paix durable.Jeudi, Dmitri Peskov a rejeté cette “exigence” de Kiev.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé une nouvelle “manoeuvre” de la Russie, l’accusant de tout faire pour rendre les pourparlers “vides de sens”.Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Gueorguiï Tykhiï, a lui estimé que la réticence de Moscou à envoyer son mémorandum “suggère qu’il contient vraisemblablement des ultimatums irréalistes”.Relancés mi-février par Washington, les pourparlers pour parvenir à un règlement diplomatique du conflit, déclenché en février 2022 par l’attaque russe à grande échelle contre l’Ukraine, n’ont pour l’heure pas donné de résultats.Des délégations russe et ukrainienne s’étaient retrouvées lors de discussions le 16 mai à Istanbul, les premières depuis le printemps 2022.La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a indiqué jeudi à la télévision russe que la Russie prévoyait d’envoyer lundi prochain la “même” équipe qu’au premier cycle de négociations.La délégation russe était menée par Vladimir Medinski, un conseiller de second plan, déjà chargé des pourparlers du printemps 2022 qui avaient échoué.La composition de la délégation russe avait été vue par Kiev comme un signe que Moscou ne prenait pas ce processus au sérieux.- Sanctions -Ces échanges à Istanbul n’avaient pas permis de percée.Les positions officielles des deux belligérants semblent difficilement conciliables : la Russie exige notamment que l’Ukraine renonce à jamais à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion.Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui appelé Russie et Ukraine à ne pas “fermer la porte” au dialogue, disant être en contact avec les deux parties et espérer la reprise lundi de pourparlers en Turquie.Volodymyr Zelensky a assuré jeudi que la Russie cherchait à “faire durer la guerre”, et a appelé à imposer de nouvelles sanctions pour accroître la pression.Le président américain Donald Trump, qui s’est rapproché de Moscou pour faire avancer les négociations, a adopté ces derniers jours un ton plus dur à l’égard de son homologue russe du fait de la poursuite de bombardements russes meurtriers en Ukraine.M. Trump a toutefois écarté mercredi, pour l’heure, de nouvelles sanctions américaines contre Moscou, disant ne pas vouloir “faire capoter” un accord de paix avec de telles mesures.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, lors d’un appel téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov, a appelé à des négociations “de bonne foi” avec l’Ukraine, selon Washington.- Au moins sept civils tués -Sur le terrain, les attaques nocturnes entre les deux camps se poursuivent.Jeudi matin, l’armée russe a affirmé avoir neutralisé pendant la nuit 48 drones ukrainiens. Un drone a notamment percuté un immeuble du sud-ouest de Moscou, ne causant que de légers dégâts matériels.”C’est en Russie que les gens ont besoin de ressentir ce qu’est la guerre pour être ouverts à la diplomatie”, a estimé jeudi Volodymyr Zelensky.Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’armée de l’air ukrainienne a pour sa part affirmé que le pays avait subi une attaque de 90 drones et a dit avoir détruit 56 de ces cibles.Les autorités ukrainiennes ont affirmé jeudi qu’au moins sept civils avaient été tués par des frappes russes.Jeudi, le ministère russe de la Défense a affirmé que ses troupes s’étaient emparées de deux villages ukrainiens dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats, ainsi que d’une autre localité dans la région de Kharkiv (nord-est).

Nouveaux pourparlers : Moscou dit attendre une réponse de Kiev, qui l’accuse de gagner du temps

Le Kremlin a dit jeudi attendre la réponse de Kiev concernant sa proposition de nouveaux pourparlers à Istanbul lundi prochain, l’Ukraine, qui accuse la Russie de gagner du temps, demandant de son côté les conditions de Moscou avant toute rencontre.”Pour autant que je sache, aucune réponse n’a encore été reçue (…). Nous devons attendre la réponse de la partie ukrainienne”, a dit lors de son briefing quotidien Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, au sujet de cette proposition de nouvelle rencontre à Istanbul après celle du 16 mai, qui n’avait rien donné à part un échange de prisonniers.L’Ukraine n’a pas refusé cette rencontre, proposée par Moscou après que le président américain Donald Trump a estimé que son homologue russe Vladimir Poutine “jouait avec le feu”. Mais Kiev a souligné mercredi vouloir connaître à l’avance le contenu du “mémorandum” russe censé exposer les conditions de Moscou afin de parvenir à un accord de paix durable.Jeudi, Dmitri Peskov a rejeté cette “exigence” de Kiev.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé une nouvelle “manoeuvre” de la Russie, l’accusant de tout faire pour rendre les pourparlers “vides de sens”.Le porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Gueorguiï Tykhiï, a lui estimé que la réticence de Moscou à envoyer son mémorandum “suggère qu’il contient vraisemblablement des ultimatums irréalistes”.Relancés mi-février par Washington, les pourparlers pour parvenir à un règlement diplomatique du conflit, déclenché en février 2022 par l’attaque russe à grande échelle contre l’Ukraine, n’ont pour l’heure pas donné de résultats.Des délégations russe et ukrainienne s’étaient retrouvées lors de discussions le 16 mai à Istanbul, les premières depuis le printemps 2022.La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a indiqué jeudi à la télévision russe que la Russie prévoyait d’envoyer lundi prochain la “même” équipe qu’au premier cycle de négociations.La délégation russe était menée par Vladimir Medinski, un conseiller de second plan, déjà chargé des pourparlers du printemps 2022 qui avaient échoué.La composition de la délégation russe avait été vue par Kiev comme un signe que Moscou ne prenait pas ce processus au sérieux.- Sanctions -Ces échanges à Istanbul n’avaient pas permis de percée.Les positions officielles des deux belligérants semblent difficilement conciliables : la Russie exige notamment que l’Ukraine renonce à jamais à rejoindre l’Otan et lui cède les cinq régions dont elle revendique l’annexion.Le président turc Recep Tayyip Erdogan a lui appelé Russie et Ukraine à ne pas “fermer la porte” au dialogue, disant être en contact avec les deux parties et espérer la reprise lundi de pourparlers en Turquie.Volodymyr Zelensky a assuré jeudi que la Russie cherchait à “faire durer la guerre”, et a appelé à imposer de nouvelles sanctions pour accroître la pression.Le président américain Donald Trump, qui s’est rapproché de Moscou pour faire avancer les négociations, a adopté ces derniers jours un ton plus dur à l’égard de son homologue russe du fait de la poursuite de bombardements russes meurtriers en Ukraine.M. Trump a toutefois écarté mercredi, pour l’heure, de nouvelles sanctions américaines contre Moscou, disant ne pas vouloir “faire capoter” un accord de paix avec de telles mesures.Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, lors d’un appel téléphonique avec son homologue russe Sergueï Lavrov, a appelé à des négociations “de bonne foi” avec l’Ukraine, selon Washington.- Au moins sept civils tués -Sur le terrain, les attaques nocturnes entre les deux camps se poursuivent.Jeudi matin, l’armée russe a affirmé avoir neutralisé pendant la nuit 48 drones ukrainiens. Un drone a notamment percuté un immeuble du sud-ouest de Moscou, ne causant que de légers dégâts matériels.”C’est en Russie que les gens ont besoin de ressentir ce qu’est la guerre pour être ouverts à la diplomatie”, a estimé jeudi Volodymyr Zelensky.Dans la nuit de mercredi à jeudi, l’armée de l’air ukrainienne a pour sa part affirmé que le pays avait subi une attaque de 90 drones et a dit avoir détruit 56 de ces cibles.Les autorités ukrainiennes ont affirmé jeudi qu’au moins sept civils avaient été tués par des frappes russes.Jeudi, le ministère russe de la Défense a affirmé que ses troupes s’étaient emparées de deux villages ukrainiens dans la région de Donetsk (est), épicentre des combats, ainsi que d’une autre localité dans la région de Kharkiv (nord-est).