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Groenland: les Européens s’activent pour répondre aux menaces américaines
Le président français Emmanuel Macron et la cheffe du gouvernement italien Giorgia Meloni sont montés au créneau dimanche contre les menaces de surtaxes douanières brandies par Donald Trump contre plusieurs pays européens s’opposant à ses velléités de s’emparer du Groenland, territoire autonome danois.Emmanuel Macron a fait savoir dans la matinée qu’il comptait demander “l’activation de l’instrument anti-coercition” de l’UE en cas de nouveaux droits de douane américains sur les produits européens.Cet outil, dont la mise en œuvre requiert la majorité qualifiée des pays de l’UE, permet, entre autres, le gel de l’accès aux marchés publics européens ou le blocage de certains investissements.Giorgia Meloni, en déplacement à Séoul, a pour sa part affirmé avoir parlé à Trump pour lui notifier l'”erreur” que constituaient selon elle ces menaces de surtaxes, que le ministre néerlandais des Affaires étrangères, David van Weel, a aussi qualifiées d'”incompréhensibles” et d'”inappropriées”. “C’est du chantage. Ce qu’il (Trump) fait en ce moment est du chantage”, a asséné David van Weel dans l’émission télévisée WNL Op Zondag, tandis que son homologue irlandaise Helen McEntee a évoqué des menaces “totalement inacceptables et profondément regrettables”.”Compte tenu du contexte, nous estimons que cette polémique sur les tarifs douaniers est une erreur. Nous pensons qu’elle est profondément inutile et contre‑productive”, a déclaré de son côté la ministre britannique de la Culture, Lisa Nandy, à la BBC.Depuis son retour au pouvoir il y a un an, le président américain parle régulièrement de prendre le contrôle de l’immense île située entre l’Amérique du nord et l’Europe, invoquant des raisons de sécurité nationale face aux avancées russes et chinoises en Arctique.Il a encore haussé le ton samedi à la suite de l’envoi ces derniers jours de militaires européens sur l’île, dans le cadre de manœuvres danoises.”Le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande se sont rendus au Groenland dans un but inconnu. (…) Ces pays, qui se livrent à ce jeu très dangereux, ont pris un risque inacceptable”, a écrit le président américain sur Truth Social.- Réunion d’urgence -Irrité par ce déploiement, Donald Trump a menacé de leur imposer de nouveaux droits de douane jusqu’à ce qu'”un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland”. Cette surtaxe, de 10%, sera effective à partir du 1er février et pourrait s’envoler à 25% au 1er juin.Face à ces menaces, une réunion d’urgence des ambassadeurs de l’UE est prévue dimanche après-midi à Bruxelles.En parallèle, le ministre danois des Affaires étrangères a entamé dimanche une visite diplomatique en Norvège, au Royaume-Uni et en Suède, trois alliés proches et membres de l’Otan, afin de discuter du renforcement du rôle de l’Alliance dans la sécurité de la région arctique.Lars Lokke Rasmussen sera à Oslo dimanche, avant de se rendre lundi à Londres et jeudi à Stockholm.Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump emploie l’arme des barrières commerciales tous azimuts dans les relations internationales, y compris avec les partenaires traditionnels de Washington. Mais il franchit là un pas inédit: les États-Unis, piliers de l’Otan, menacent leurs alliés de sanctions pour s’emparer d’un territoire rattaché à l’un de leurs partenaires, le Danemark, pays souverain et démocratique.Samedi, plusieurs milliers de manifestants se sont rassemblés, notamment à Copenhague et à Nuuk, la capitale du Groenland, pour dénoncer ces ambitions territoriales en scandant “le Groenland n’est pas à vendre”.Selon le dernier sondage publié en janvier 2025, 85% des Groenlandais sont opposés à leur rattachement aux États-Unis. Seuls 6% y sont favorables.
Les forces syriennes reprennent aux troupes kurdes villes et champs pétrolifères
L’armée syrienne a pris le contrôle de villes et installations stratégiques du nord et de l’est de la Syrie, dont le principal champ pétrolifère du pays, délogeant les forces kurdes de ces zones où le pouvoir de Damas veut étendre son autorité.Malgré les appels de Washington et Paris à cesser son offensive, le président islamiste Ahmad al-Chareh étend son emprise sur le pays, après avoir accordé vendredi aux Kurdes des droits nationaux inédits, mais jugés insuffisants par les représentants de cette minorité.Ses troupes se rapprochent désormais de Raqa, ancien bastion du groupe jihadiste Etat islamique dans la province du même nom, où elles ont annoncé tôt dimanche avoir pris le contrôle de la ville de Tabqa. Samedi, les deux camps avaient fait état d’attaques meurtrières.Plus au sud, les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, “se sont retirées dimanche à l’aube de tous les secteurs sous leur contrôle” dans l’est de la province de Deir Ezzor, peuplée en majorité d’arabes, dont “les champs pétrolifères de al-Omar”, le plus grand du pays “et al-Tanak”, selon une ONG.Le gouvernorat de Deir Ezzor a annoncé que “toutes les institutions publiques” resteraient fermées dimanche et appelé les habitants “à rester chez eux”.Le champ d’al-Omar était sous le contrôle des forces kurdes depuis qu’elles en ont expulsé l’EI en 2017. Pendant des années, ce site avait abrité la plus grande base de la coalition internationale antijihadiste menée par les Etats-Unis.A Tabqa, les forces gouvernementales sont déployées avec des véhicules blindés et des chars autour de la ville et patrouillent dans les rues, aux magasins fermés, a constaté un correspondant de l’AFP. “Les forces de sécurité et l’armée y mènent des opérations de ratissage”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire, faisant état d’affrontements sporadiques avec les FDS. Face à l’impasse dans les négociations du pouvoir central avec les Kurdes, qui jouissaient depuis plus de dix ans d’une autonomie de facto dans des régions du nord et du nord-est de la Syrie, les forces gouvernementales ont délogé leurs combattants de quartiers d’Alep, la grande ville du nord, la semaine dernière.Elles les ont ensuite sommés de se retirer d’une zone située entre cette ville et l’Euphrate, plus à l’est. – “Sécurité” -A Tabqa, les autorités de Damas ont annoncé avoir pris aussi le contrôle du principal barrage sur ce fleuve.”Nous demandons la sécurité”, a affirmé à l’AFP Ismail Al-Omar, un agriculteur de 43 ans, assis devant sa maison, ajoutant que beaucoup d’habitants “restent chez eux par peur”. Plus loin, Ahmad Hussein, espère que “la situation s’améliorera avec l’arrivée de l’armée syrienne”. Les combattants kurdes affirment pourtant que cette localité, à une quarantaine de kilomètres de Raqa, ne faisait pas partie de l’accord de retrait qu’ils avaient accepté.Les FDS ont fait état d’affrontements avec les troupes de Damas dans le village d’al Mansoura, sur les rives de l’Euphrate, à moins de 20 kilomètres de Tabqa. L’agence Sana a ensuite affirmé que les FDS avaient fait sauter dans la nuit les deux ponts menant vers Raqa, coupant la ville de la zone située sur la rive occidentale.Raqa était considérée comme la capitale de facto de l’EI avant qu’il ne soit défait en 2019 par les FDS, soutenues par la coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis.La minorité kurde avait alors profité du chaos de la guerre civile, qui a pris fin en 2024, pour s’emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie, incluant champs pétroliers et gaziers.Un peu plus d’un an après avoir renversé Bachar al-Assad, Ahmad al-Chareh, un ex-jihadiste, veut rétablir l’autorité de Damas sur l’ensemble du pays. – Appel kurde à des manifestations -L’offensive de l’armée inquiète les pays occidentaux, dont les Etats-Unis, qui ont récemment levé leurs sanctions imposées à Damas sous Bachar al-Assad.Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a exhorté les forces syriennes à cesser toute attaque entre Alep et Tabqa, appelant à “une coopération étroite entre les partenaires syriens”.Le pouvoir a conclu en mars 2025 un accord avec les Kurdes pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’Etat, mais son application bute sur les exigences contradictoires des deux parties, toutes deux soutenues par Washington.La minorité kurde, notamment répartie entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran, a souffert de décennies d’oppression en Syrie, où elle est estimée à quelque deux millions de personnes, sur 20 millions d’habitants.Confronté au défi d’unifier un pays déchiré par la guerre civile, le président a annoncé vendredi reconnaître par décret ses droits nationaux. La langue kurde sera désormais officielle, une décision historique. L’administration autonome kurde du nord de la Syrie a estimé que ce “premier pas” ne satisfaisait pas “les aspirations” du peuple kurde.Les autorités kurdes ont appelé à des manifestations en soutien aux FDS dans plusieurs villes kurdes, dont Qamichli, principale ville de la zone autonome kurde.
L’armée syrienne revendique la prise d’une ville stratégique tenue par les Kurdes
L’armée syrienne a affirmé dimanche avoir pris le contrôle d’une localité stratégique du nord, progressant au prix d’intenses combats face aux forces kurdes qui jouissaient d’une autonomie de facto depuis plus de dix ans dans la région.Malgré les appels de Washington et Paris à cesser son offensive, le président islamiste Ahmad al-Chareh étend son emprise …
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L’armée syrienne revendique la prise d’une ville stratégique tenue par les Kurdes
L’armée syrienne a affirmé dimanche avoir pris le contrôle d’une localité stratégique du nord, progressant au prix d’intenses combats face aux forces kurdes qui jouissaient d’une autonomie de facto depuis plus de dix ans dans la région.Malgré les appels de Washington et Paris à cesser son offensive, le président islamiste Ahmad al-Chareh étend son emprise sur de nouveaux pans du pays, après avoir accordé vendredi aux Kurdes des droits nationaux inédits, mais jugés insuffisants par les autorités représentant cette minorité.Ses troupes se rapprochent désormais de Raqa, ancien bastion du groupe jihadiste Etat islamique en Syrie.Face à l’impasse dans les négociations du pouvoir central avec les Kurdes, qui contrôlent une partie du nord et du nord-est de la Syrie, les forces gouvernementales syriennes ont délogé leurs combattants de quartiers d’Alep, la grande ville du nord du pays, la semaine dernière.Elles les ont ensuite sommés de se retirer d’une zone située entre l’est de cette ville et le fleuve Euphrate.Après avoir massé des renforts et bombardé vendredi des positions kurdes, l’armée a progressé samedi dans cette zone, les deux côtés faisant état d’attaques meurtrières.Au petit matin dimanche, les autorités de Damas ont annoncé contrôler la ville de Tabqa, dans la province de Raqa, “y compris le barrage sur l’Euphrate qui est le plus grand de Syrie”, selon le ministre de l’Information Hamza Moustafa, cité par l’agence Sana.Les combattants kurdes affirment pourtant que cette localité, à une quarantaine de kilomètres de Raqa, ne faisait pas partie de l’accord de retrait qu’ils avaient accepté.L’agence Sana a ensuite affirmé que les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, avaient fait sauter dans la nuit les deux ponts menant vers Raqa, coupant la ville de la zone sur la rive occidentale qu’ils ont été sommés de quitter.- “Libération” -Raqa, dans la province du même nom, était considérée comme la capitale de l’EI avant qu’il ne soit défait en 2019 par les FDS, soutenues par une coalition multinationale dirigée par les Etats-Unis.La minorité kurde avait alors profité du chaos de la guerre civile (2011-2024) pour s’emparer de vastes territoires du nord et du nord-est de la Syrie, incluant champs pétroliers et gaziers.Un peu plus d’un an après avoir renversé Bachar al-Assad, Ahmad al-Chareh, un ex-jihadiste, veut désormais rétablir l’autorité de Damas sur l’ensemble du territoire syrien.Dès samedi matin, les correspondants de l’AFP ont vu l’armée entrer dans la ville de Deir Hafer, à une cinquantaine de kilomètres à l’est d’Alep, tandis que les combattants kurdes s’en retiraient.Dans la localité de Maskana, l’armée a été acclamée par les habitants, en majorité arabes. “Ce jour est le premier jour de notre libération”, a déclaré à l’AFP l’un d’eux, Ahmad al-Faraj. Les FDS ont fait en revanche état, outre les combats à l’est d’Alep, d'”intenses affrontements” dans cinq localités à l’est de l’Euphrate, entre Deir Ezzor et la frontière irakienne. Les autorités de Deir Ezzor, également sur le fleuve, ont accusé les forces kurdes de bombarder le centre-ville, sous contrôle gouvernemental.L’offensive de l’armée syrienne a provoqué l’inquiétude de pays occidentaux, dont les Etats-Unis, qui ont récemment levé leurs sanctions imposées à Damas sous Bachar al-Assad.Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a exhorté les forces syriennes à cesser toute attaque dans la zone située entre Alep et Tabqa, appelant à “une coopération étroite entre les partenaires syriens”.Samedi, le chef des FDS Mazloum Abdi a rencontré à Erbil, dans le nord de l’Irak, l’émissaire américain Tom Barrack.”Une Syrie unie et stable passe par l’intégration des Forces démocratiques syriennes en son sein et non par la guerre contre celles et ceux qui ont combattu Daech (l’acronyme arabe de l’EI, ndlr) à nos côtés”, a déclaré sur X le président français Emmanuel Macron. “L’offensive des autorités syriennes doit cesser immédiatement.”- “Premier pas” -Le pouvoir a conclu en mars dernier un accord avec les Kurdes pour intégrer leurs institutions civiles et militaires au sein de l’Etat, mais son application bute sur les exigences contradictoires des deux parties, toutes deux soutenues par Washington.Les Kurdes sont une minorité notamment répartie entre la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran.Ils ont souffert de décennies de marginalisation et d’oppression des régimes précédents en Syrie.Confronté au défi d’unifier un pays déchiré par la guerre civile, le président a annoncé vendredi soir reconnaître par décret les droits nationaux des Kurdes. Leur langue sera désormais officielle, une décision historique dans le pays où cette minorité est estimée à quelque deux millions sur une population de 20 millions d’habitants.L’administration autonome kurde du nord de la Syrie a estimé que ce décret constituait “un premier pas” mais ne satisfaisait pas “les aspirations et les espoirs du peuple kurde”.
Groenland: Trump indigne les Européens, menacés de surtaxes douanières
Donald Trump a menacé huit pays, dont la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni, de surtaxes douanières face à leur opposition à ses velléités de s’emparer du Groenland, provoquant l’indignation des Européens qui cherchent dimanche une réponse unie à cette escalade sans précédent.Une réunion d’urgence des ambassadeurs de l’UE est prévue dans la journée à Bruxelles …
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