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Thaïlande: le gouvernement sévit après deux drames en deux jours liés à la même entreprise

Le gouvernement va engager des poursuites et résilier les contrats d’une compagnie du BTP impliquée dans les effondrements meurtriers de deux grues mercredi et jeudi sur des chantiers en Thaïlande.Le Premier ministre thaïlandais, Anutin Charnvirakul, a annoncé que le gouvernement allait résilier les contrats d’Italian-Thai dans les deux projets concernés, engager des poursuites judiciaires à …

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La Russie annonce l’expulsion d’un diplomate britannique accusé d’espionnage

La Russie a annoncé jeudi expulser un diplomate britannique accusé d’être membre des “services secrets” du Royaume-Uni, des allégations jugées “malveillantes” par Londres, dans un nouvel épisode de tensions bilatérales dans le contexte du conflit en Ukraine.Cette annonce intervient alors que Londres, l’un des principaux soutiens militaires et financiers de Kiev, participe activement aux efforts …

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Un équipage de la Station spatiale internationale de retour sur Terre après une évacuation médicale

Un équipage de la Station spatiale internationale contraint d’interrompre sa mission en raison d’un problème médical, une première dans l’histoire du laboratoire orbital, est revenu jeudi sur Terre.Après 167 jours dans l’espace, les Américains Mike Fincke et Zena Cardman, le Russe Oleg Platonov et le Japonais Kimiya Yui ont amerri de nuit dans l’océan Pacifique, …

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Trump reçoit Maria Corina Machado, opposante vénézuélienne et prix Nobel de la paix

Donald Trump reçoit jeudi l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, qu’il a jusqu’ici écartée de sa stratégie au Venezuela, mais dont il semble espérer un geste concernant le prix Nobel de la paix qu’elle a reçu l’an dernier.Sa venue à la Maison Blanche intervient au lendemain d’une “longue conversation” du président américain avec la présidente par intérim du pays d’Amérique latine, Delcy Rodriguez, confirmant sa ferme intention de traiter jusqu’à nouvel ordre avec l’équipe dirigeante restée en place à Caracas après la capture du président Nicolas Maduro par les forces spéciales américaines.Il n’a eu que des éloges pour l’ancienne vice-présidente du dirigeant déchu, une “personne formidable”, assurant pendant un échange avec la presse qu’il “travaillait très bien” avec les autorités vénézuéliennes.Delcy Rodriguez a parlé d’un entretien “productif et courtois”, “dans un cadre de respect mutuel”.S’il ne montre aucune velléité pour l’instant de soutenir l’opposition vénézuélienne ni d’organiser des élections dans ce pays, Donald Trump a assuré à la chaîne Fox News qu’il était “impatient” de voir Maria Corina Machado.Interrogé lors de cet entretien sur la possibilité que l’opposante vénézuélienne lui cède son prix Nobel, une distinction qu’il estime mériter plus que quiconque, Donald Trump a répondu: “J’ai entendu qu’elle voulait faire ça. Ce serait un grand honneur”.L’Institut Nobel a indiqué qu’il était absolument impossible de transférer, partager ou révoquer un prix Nobel une fois qu’il a été attribué.Si cela s’applique à la distinction elle-même dans sa dimension immatérielle, dont le ou les lauréats ne peuvent pas être modifiés a posteriori, Maria Corina Machado peut en théorie disposer comme elle l’entend notamment du diplôme et de la médaille qu’elle a reçus.- Partenariat “spectaculaire” -Peu après la capture de Nicolas Maduro, détenu aux Etats-Unis, Donald Trump avait estimé que Mme Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre pour recevoir le Nobel, n’était pas qualifiée pour diriger le pays.Le président américain entend dicter toute décision prise par Caracas, notamment en matière pétrolière, jusqu’à nouvel ordre.”Ce partenariat entre les Etats-Unis et le Venezuela sera spectaculaire pour tous”, a encore assuré Donald Trump mercredi sur son réseau Truth Social.Pour arriver à ses fins, il lui faudra toutefois convaincre les multinationales pétrolières, dont certaines sont prudentes voire franchement réticentes, d’investir massivement dans les infrastructures au Venezuela.En attendant, Washington maintient la pression: les forces américaines ont saisi jeudi matin un nouveau pétrolier sous sanctions dans les Caraïbes, le sixième en quelques semaines.La Maison Blanche assure par ailleurs que la pression américaine a été déterminante pour les libérations de prisonniers décidées par Caracas, même si Mme Rodriguez souligne qu’il s’agissait d’un processus entamé par le président déchu Nicolas Maduro avant sa capture.Nuançant depuis le début du processus les chiffres officiels bien plus élevés, l’ONG Foro Penal a recensé 72 libérations, alors que proches et ONG parlent de libérations au compte-gouttes.Des ONG considèrent que plus de 800 prisonniers politiques croupissent dans les geôles du pays.

Les pays du Golfe ont pressé Trump de renoncer à attaquer l’Iran, selon un responsable saoudien

L’Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont oeuvré pour dissuader le président américain Donald Trump d’attaquer l’Iran en riposte à la répression sanglante des manifestations, et mis en garde contre “de graves répercussions pour la région”, a déclaré jeudi un haut responsable saoudien.Depuis le début le 28 décembre d’un vaste mouvement de contestation, le président américain a multiplié les menaces d’intervention militaire contre l’Iran, avant d’affirmer mercredi avoir été informé “par des sources très importantes” que “les tueries ont pris fin” et que les exécutions prévues de manifestants n’auraient finalement “pas lieu”.”On observera ça et on verra quelle est la suite”, a-t-il ajouté à propos d’une éventuelle action militaire.Face à ce mouvement, l’un des plus vastes défis lancés au pouvoir depuis la proclamation de la République islamique en 1979, les défenseurs des droits humains ont accusé l’Iran de mener à huis clos une répression qui aurait fait des milliers de morts, dans un pays privé depuis une semaine de communications par internet.Jeudi, la vie était redevenue totalement normale à Téhéran, selon un journaliste de l’AFP dans la capitale iranienne, tandis qu’aucune manifestation d’ampleur n’avait été signalée dans le pays depuis plusieurs jours.  – “Efforts de dernière minute” -Alors que l’éventualité de frappes américaines était scrutée de près au Moyen-Orient, un haut responsable saoudien a déclaré jeudi à l’AFP que l’Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient oeuvré pour dissuader Donald Trump d’attaquer l’Iran et mis en garde contre “de graves répercussions pour la région”. Les trois pays du Golfe “ont mené des efforts diplomatiques intenses de dernière minute pour convaincre le président Trump de donner à l’Iran une chance de montrer ses bonnes intentions”, a déclaré ce responsable sous couvert d’anonymat. “La communication se poursuit pour consolider la confiance acquise et le climat positif actuel”, a-t-il ajouté.Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé que son pays se défendrait “contre toute menace étrangère”, au cours d’une conversation téléphonique avec son homologue saoudien, le prince Fayçal ben Farhane. Le ministre iranien a souligné “l’importance d’une condamnation internationale de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures des pays de la région”. Des déclarations intervenues quelques heures avant une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur l’Iran, à la demande des Etats-Unis.La Turquie s’était dite “opposée à toute opération militaire en Iran”. Et face à ce qu’il a qualifié de “tensions régionales”, le Qatar a annoncé mercredi le départ d’une partie du personnel de la base américaine d’Al-Udeid, la plus importante au Moyen-Orient. La Chine a fait savoir jeudi à l’Iran qu’elle s’opposait à “l’usage de la force dans les relations internationales”.- “Peine de prison” -Les Etats-Unis de même que des organisations de défense des droits de l’homme s’inquiétaient en particulier du sort d’Erfan Soltani, un manifestant de 26 ans dont ils craignaient l’exécution, dans un pays qui applique largement la peine capitale par pendaison.L’Iran a démenti jeudi que le manifestant arrêté samedi ait été condamné à mort et puisse être exécuté.Erfan Soltani est incarcéré à la prison de Karaj, près de Téhéran, et accusé de rassemblements contre la sécurité nationale et de propagande contre le système, a déclaré le pouvoir judiciaire iranien, précisant que la loi ne prévoyait pas la peine capitale pour ces chefs d’accusation.”S’il est reconnu coupable il sera condamné à une peine de prison”, a ajouté le pouvoir judiciaire.Le chef de la diplomatie iranienne avait déjà affirmé qu’il n’y aurait “pas de pendaison” mercredi ou jeudi, dans une interview à la chaîne américaine Fox News.Selon le dernier bilan de l’ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement.”Ce chiffre est un minimum absolu”, a averti l’organisation, qui a fait aussi état de plus de 10.000 arrestations.Après un pic de manifestations en fin de semaine dernière, les autorités avaient organisé mercredi à Téhéran une “marche de résistance nationale” et les funérailles de plus de 100 membres des forces de sécurité, qui ont rassemblé des milliers d’Iraniens.Selon le ministre des Affaires étrangères iranien, “le calme règne” à présent dans le pays et les autorités ont le “contrôle total” de la situation.L’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW), qui suit les protestations, a indiqué n’avoir recensé “aucune manifestation” mercredi. A Téhéran, le pouvoir judiciaire a promis des procès “rapides” et “publics” de manifestants arrêtés.”Toute société peut s’attendre à des manifestations, mais nous ne tolérerons pas la violence”, a insisté mercredi un responsable gouvernemental, affirmant qu’aucune nouvelle “émeute” n’avait eu lieu depuis lundi.Les autorités ne fournissent pas de bilan officiel à ce stade, l’identification des victimes étant toujours en cours, a précisé un autre haut responsable.

Ouganda: les élections perturbées par des problèmes techniques, internet toujours bloqué

Des problèmes techniques ont perturbé jeudi les opérations de vote pour les élections présidentielle et législatives en Ouganda, où internet est toujours bloqué, faisant craindre de potentielles fraudes.L’opposition voit dans ces problèmes techniques un acte “délibéré” pour garantir la victoire de Yoweri Museveni, 81 ans dont 40 au pouvoir. La population n’a pas accès au réseau internet, coupé depuis mardi par les autorités. Un important dispositif sécuritaire a en outre été mis en place à travers le pays.Le principal adversaire de M. Museveni est l’ancien chanteur de raggamuffin devenu homme politique Bobi Wine, 43 ans, qui se présente comme le “président du ghetto”, en référence à son quartier natal situé dans un des bidonvilles de la capitale Kampala.Après avoir voté, encadré d’un important dispositif sécuritaire et d’une foule de supporters, M. Wine – de son vrai nom Robert Kyagulanyi – a pointé du doigt les problème techniques du jour “parmi d’autres irrégularités”.Sur X, il a accusé le gouvernement de “bourrage massif des urnes” et d’avoir arrêté des cadres de son parti à la faveur de la coupure d’internet. Ces informations n’ont pas pu être vérifiée par l’AFP.Le président Museveni a de son côté accusé jeudi l’opposition d’avoir “bourré les urnes” lors de l’élection de 2021, qu’il a affirmé avoir remporté à “plus de 70%” et non avec 58% des suffrages, comme l’avait déclaré la commission électorale.Concernant le scrutin de jeudi, il a reconnu que les machines biométriques censées vérifier l’identité des votants connaissaient des difficultés qui ne l’ont pas épargné.- “Nous épuiser” -“J’ai mis l’empreinte de mon pouce droit. La machine ne l’a pas acceptée. Alors j’ai mis le gauche. Elle ne l’a pas acceptée”, mais “mon visage a été accepté par la machine”, a raconté M. Museveni lors d’une conférence de presse en fin de matinée après avoir voté à Rwakitura (ouest).En milieu de matinée, des journalistes de l’AFP avaient constaté que certains électeurs votaient finalement après une longue attente. De nombreux bureaux de vote ont dû recourir à une vérification manuelle de l’identité des électeurs.Ces accrocs techniques – potentiellement liés au blocage d’internet – sont “délibérés”, s’est indigné David Lewis Rubongoya, secrétaire général de la Plateforme d’unité nationale (NUP) de Bobi Wine, interrogé par l’AFP, martelant que des “voyous” aux ordres de l’Etat ont en outre été “déployés (…) partout” dans la capitale pour dissuader les électeurs de se mobiliser pour l’opposant.”Ils essaient de truquer l’élection”, s’est indigné Respy, une jeune femme d’une vingtaine d’années. “Ils essaient de nous épuiser et de nous faire rentrer chez nous.Nombre d’observateurs voient dans le scrutin une formalité pour le président Museveni, ex-guérillo âgé de 81 ans qui contrôle totalement l’appareil électoral et sécuritaire. Le vote se déroule dans un climat “marqué par une répression et une intimidation généralisées”, a pointé l’ONU.Au moins 400 partisans de Bobi Wine ont été arrêtés durant sa campagne, selon Amnesty international. L’opposant a pris l’habitude de porter un gilet pare-balles.L’autre grand chef de l’opposition, Kizza Besigye, qui s’est présenté à quatre reprises contre M. Museveni, a été enlevé en 2024 au Kenya et reste détenu en Ouganda pour des accusations de trahison.- “Peur” -Yoweri Museveni reste néanmoins pour beaucoup le “père de la Nation”, qui a tiré le pays du chaos politique et économique à l’issue d’une guerre de brousse contre ses rivaux dans les années 1980. Plus de 70% de la population ougandaise a moins de 30 ans et n’a connu que lui au pouvoir.Malgré des promesses répétées qu’il ne le ferait pas, le gouvernement a coupé l’accès à internet mardi pour une durée indéterminée, présentant la mesure comme un moyen de contenir la “désinformation” et l'”incitation à la violence”.Une dizaine d’ONG se sont également vu intimer l’ordre de cesser immédiatement leurs activités.En Tanzanie voisine, internet avait été bloqué plusieurs jours à partir du 29 octobre dernier, jour d’élections jugées frauduleuses par des observateurs étrangers. Des manifestations antipouvoir avaient alors été réprimées dans le sang, avec plus de 2.000 personnes tuées selon l’opposition, dans l’opacité la plus totale. Bobi Wine, qui a été arrêté à plusieurs reprises et torturé en détention militaire avant la présidentielle de 2021 – sa première candidature – a promis des manifestations en cas de fraude électorale.”Après avoir voté (…) je ne resterai pas ici”, a déclaré Irene, une supportrice de Bobi Wine, sans donner son nom de famille, anticipant des violences policières : “J’ai peur.” 

Macron appelle à faire plus en matière de défense, envoie plus de militaires au Groenland

“Plus vite et plus fort”. Emmanuel Macron a appelé jeudi la France et ses armées à consentir “des efforts à la mesure de notre rude époque” et annoncé, face à des alliés américains devenus des “compétiteurs” inattendus, l’envoi de nouveaux “moyens terrestres, aériens et maritimes” au Groenland.”Pour être puissant dans ce monde si brutal, il faut faire plus vite et faire plus fort”, a déclaré le chef de l’Etat en présentant ses voeux aux armées sur la base aérienne d’Istres (Bouches-du-Rhône), dans la foulée d’un conseil de défense à l’Elysée consacré à la situation au Groenland et en Iran.Dans un contexte de tension transatlantique inédit au sein de l’Otan, la France va envoyer des moyens supplémentaires, dans le cadre d’une mission européenne, “dans les prochains jours” au Groenland, territoire autonome danois convoité par les Etats-Unis.Une “quinzaine” de chasseurs alpins français ont déjà été mobilisés pour cette “opération de “dissuasion” visant à “montrer aux États-Unis que l’Otan est présente”, avait précisé un peu plus tôt sur franceinfo l’ambassadeur de France pour les pôles, Olivier Poivre d’Arvor.”Des certitudes qui parfois avaient des décennies sont remises en cause (…) L’Europe a des compétiteurs qu’elle ne pensait pas voir. Elle a parfois des alliés qu’on pensait prévisibles, impavides, toujours à nos côtés, qui se mettent à faire douter beaucoup, voire qui se retournent vers ceux qui doutaient le moins”, a lancé Emmanuel Macron dans une allusion au Danemark et aux pays de l’Est européen.Donald Trump, invoquant des nécessités de sécurité nationale face à des menaces russes et chinoises, menace de s’emparer du Groenland par tous les moyens, y compris la force si nécessaire.- Renseignement français -Le chef de l’Etat a aussi appelé le Parlement à “adopter d’ici le 14 juillet” l’actualisation de la loi de programmation militaire 2024-2030, qui prévoit actuellement 413 milliards d’euros, afin de renforcer les moyens de la défense.Il réclame 36 mds d’euros de plus d’ici 2030 pour les armées “pour accélérer notre réarmement”, dont une rallonge de 3,5 mds dès cette année et une autre de 3 mds l’an prochain.Cette “surmarche” est toutefois suspendue pour 2026 à l’adoption d’un budget toujours dans les limbes.L’actualisation de la LPM a déjà été plusieurs fois reportée. Avec cette trajectoire, le budget de la défense aura quasiment doublé sous les deux mandats d’Emmanuel Macron pour atteindre 64 mds d’euros annuels dès 2027 et non plus 2030.En Ukraine, la France et ses partenaires européens sont pleinement mobilisés en appui de l’armée ukrainienne et pour le déploiement d’une force multinationale destinée à dissuader la Russie de toute nouvelle attaque le jour où une paix sera conclue, a-t-il souligné.Emmanuel Macron a affirmé au passage que la France fournissait désormais à l’Ukraine “les deux tiers” des “capacités de renseignement” nécessaires face à la Russie – là où les Etats-Unis étaient auparavant prépondérants – ajoutant que les 34 pays de la Coalition des volontaires finançaient “100%” des moyens accordés à Kiev.- “Dans le jardin de l’Europe” -Sur l’Iran, la France a “appelé à la cessation” des attaques “odieuses” contre les manifestants mais aussi à “ne pas escalader dans la région”, a-t-il insisté, alors que Donald Trump menace de recourir à la force contre le régime des mollahs.Le président délégué du groupe RN à l’Assemblée, Jean-Philippe Tanguy, a appelé Emmanuel Macron à “parler aux Français directement” pour expliquer “la position de la France” sur le Groenland et le soulèvement populaire en Iran.Le patron du PS Olivier Faure a pour sa part salué l’initiative européenne au Groenland. “On a aujourd’hui la nécessité tout simplement de faire en sorte que des limites soient fixées à la volonté de toute puissance de Donald Trump qui finit par considérer que l’Europe est son jardin”, a-t-il dit.Le chef de l’État a aussi fait de la restauration du service national, rémunéré et volontaire, un de ses chantiers pour 2026.Les armées comptent enrôler 3.000 candidats cette année, 4.000 en 2027, 10.000 en 2030 avec 42.500 comme ambition en 2035.Au retour, Emmanuel Macron embarquera à bord d’un avion ravitailleur et de transport de troupes – un Airbus A330 MRTT (Multirole Tanker Transport) – piloté par l’astronaute Thomas Pesquet, à destination d’Orly.L’ex-commandant de la Station spatiale internationale est depuis 2024 colonel de réserve dans l’armée de l’Air, affecté à Istres, et a “tous les brevets et diplômes pour piloter un MRTT”, a précisé l’Élysée.

Un équipage de la Station spatiale internationale de retour sur Terre après une évacuation médicale

Un équipage de la Station spatiale internationale contraint d’interrompre sa mission en raison d’un problème médical, une première dans l’histoire du laboratoire orbital, est revenu jeudi sur Terre.Après 167 jours dans l’espace, les Américains Mike Fincke et Zena Cardman, le Russe Oleg Platonov et le Japonais Kimiya Yui ont amerri de nuit dans l’océan Pacifique, au large de la Californie, à 08H41 GMT, selon les images en direct de la Nasa.”Au nom de SpaceX et de la Nasa, bienvenue à la maison, Crew-11″, ont salué les contrôleurs basés à Houston peu après l’amerrissage de la capsule au large de San Diego. “C’est bon d’être de retour”, a répondu Zena Cardman.La capsule Dragon de l’entreprise SpaceX d’Elon Musk a ensuite été hissée à bord d’un navire et les astronautes ont été aidés à en sortir un par un et placés sur des civières dans le cadre des procédures habituelles. Après de premiers examens médicaux, ils devaient être héliportés sur le continent pour subir des examens complémentaires.Le membre d’équipage concerné par le problème médical à l’origine de ce retour anticipé “va bien”, a tenu à rassurer le patron de la Nasa Jared Isaacman lors d’une conférence de presse ayant suivi leur retour.Tout en refusant d’en dire plus sur la nature de cette urgence médicale, il a néanmoins précisé qu’il s’agissait d’un “problème médical grave” qui “aurait pu se produire sur Terre, en dehors de l’environnement de microgravité” dans lequel vivent les occupants de l’ISS.- “La bonne décision” -L’identité de l’astronaute concerné n’a pas été dévoilée par l’agence spatiale américaine. Cette dernière avait annoncé la semaine dernière d’écourter le séjour de l’équipage Crew-11 dans l’ISS en raison de ce problème médical, une première.Un “risque persistant” et “l’incertitude quant au diagnostic” ont motivé cette décision, avait expliqué le médecin-chef de la Nasa, James Polk, tout en soulignant qu’il ne s’agissait pas d’une évacuation d’urgence.”Le membre de l’équipage était et reste dans un état stable”, a répété mercredi Rob Navias, un responsable de la Nasa, peu avant que la capsule ne quitte l’ISS, qui évolue à quelque 400 km d’altitude autour de la Terre.”Nous allons tous bien”, avait écrit le pilote de la mission, Mike Fincke, plus tôt cette semaine sur le réseau social LinkedIn.”Il s’agit d’une décision mûrement réfléchie et qui vise à permettre la réalisation d’examens médicaux appropriés au sol, où toutes les capacités de diagnostic sont disponibles. C’est la bonne décision”, avait-il poursuivi.- 900 heures -Les quatre astronautes avaient rejoint la station orbitale en août et devaient y rester jusqu’à une prochaine rotation d’équipage, prévue pour mi-février.Cette nouvelle mission, Crew-12, pourrait donc partir plus tôt que prévu, a fait savoir la Nasa. La Française Sophie Adenot doit y prendre part et réaliser ainsi son premier vol dans l’espace, le premier pour une Française depuis Claudie Haigneré en 1996.Pour l’heure, la Station spatiale internationale reste occupée par trois personnes, un Américain et deux Russes, arrivés en novembre à bord d’un vaisseau Soyouz.Habitée en permanence depuis 2000, l’ISS est un modèle de coopération internationale réunissant notamment l’Europe, le Japon, les Etats-Unis et la Russie. Depuis la guerre en Ukraine, elle est aussi l’un des derniers domaines de coopération entre Moscou et Washington.Ses équipages sont formés pour conduire des missions scientifiques mais aussi pour faire face aux possibles complications liées à la vie dans l’espace.L’équipage évacué avait été préparé à “gérer des situations médicales imprévues”, avait rappelé un haut responsable de la Nasa, Amit Kshatriya.Durant son séjour de plusieurs mois dans l’ISS, l’équipage aura mené “un peu moins de 900 heures d’expérimentation scientifique”, a détaillé jeudi Joel Montalbano, en charge des opérations spatiales.Parmi ces dernières figuraient des études sur la division cellulaire des plantes et les cellules-souches humaines, mais aussi des simulations de scénarios d’alunissage dans le cadre du programme lunaire de la Nasa, qui prévoit le retour des Américains sur la Lune et dont la prochaine mission, Artémis 2, doit s’envoler dans les prochaines semaines.

Le taux du Livret A va de nouveau baisser au 1er février

Le taux du Livret A va connaître sa troisième baisse en à peine un an: le ministre de de l’Economie Roland Lescure l’a fixé jeudi à 1,5% à compter du mois prochain, conséquence logique du ralentissement de l’inflation.”Le Livret A est un support d’épargne privilégié pour les Français. Avec ce nouveau taux supérieur à l’inflation, le pouvoir d’achat des ménages est préservé”, a déclaré jeudi M. Lescure, cité dans un communiqué.Aujourd’hui à 1,7%, le rendement de ce produit d’épargne très populaire – 57 millions de Français détiennent un Livret A – est calculé chaque semestre par la Banque de France et son gouverneur, François Villeroy de Galhau, qui le transmet pour validation à Bercy.Il tient compte d’une part d’un taux dépendant de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et d’autre part de l’inflation, mesurée à 0,8% en décembre par l’Insee.C’est cette deuxième composante qui plombe aujourd’hui le taux du Livret A car la hausse des prix a considérablement ralenti en France, au bénéfice du pouvoir d’achat des Français.”Nous avons appliqué la formule en l’arrondissant à la hausse”, a précisé M. Lescure lors d’un échange avec la presse.Le gouverneur de la Banque de France et le ministre de l’Economie disposent en effet d’un pouvoir de dérogation au strict calcul de la formule. Sans cet arrondi, le taux du Livret A serait tombé encore plus bas, à 1,4%.- “Bouclier de sécurité” -Ce coup de pouce est une maigre consolation pour les épargnants, qui ont vu le taux du Livret A, aussi valable pour le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), divisé par deux en à peine un an.Il avait commencé 2025 à 3%, avant d’être ramené à 2,4% puis à 1,7% au cours de l’année. Il faut remonter à juillet 2022 pour retrouver un taux inférieur.”La baisse du taux du Livret A est une mauvaise nouvelle pour les épargnants”, a résumé dans une note le directeur du think tank Cercle de l’Epargne Philippe Crevel.La baisse du rendement du Livret A, même légèrement amortie, permettra parallèlement aux acteurs du logement social, dont les conditions d’emprunt sont indexées sur son taux, de se financer moins cher.C’est également une aubaine pour les banques, qui rémunèrent une partie de l’épargne réglementée et commercialisent des produits concurrents plus lucratifs pour elles.Les assureurs se réjouissent aussi de voir leurs assurances vie, qui ont fait le plein ces derniers mois, encore plus compétitives face au Livret A.Le Livret A “est un bouclier de sécurité, une formidable protection de l’épargne populaire, qui n’a pas d’équivalent: le capital est 100% garanti par l’État, 100% défiscalisé, 100% disponible”, a commenté jeudi Daniel Baal, patron du Crédit Mutuel et président de la fédération française des banques (FBF), sur le réseau social professionnel Linkedin.”Malgré la baisse annoncée, le livret A reste un produit indispensable et très rentable pour les ménages”, a-t-il souligné, “avec un taux très nettement supérieur à tout ce qui peut se pratiquer pour de l’épargne immédiatement disponible”.- Objectif LEP -La Banque de France et Bercy ont par ailleurs mis l’accent sur le Livret d’épargne populaire (LEP), réservé aux épargnants modestes, qui bénéficie d’un geste en sa faveur encore plus important que le Livret A.”J’ai tenu à conserver un avantage marqué pour les plus modestes”, a souligné le ministre de l’Economie, en fixant le nouveau taux du LEP à 2,5% le 1er février, contre 2,7% aujourd’hui.Sans dérogation, les règles en vigueur auraient conduit à un rendement plus faible.M. Villeroy de Galhau avait souligné mercredi lors d’une audition par les sénateurs de la commission des Finances que le LEP était “le vrai produit, le plus avantageux, d’épargne populaire”.Peu mis en avant par les agences et les sites internet des banques qui le commercialisent, ce produit peine à trouver son public. Les quelque 12 millions de LEP ouverts restent loin des 31 millions de personnes éligibles.”J’engage les Français qui sont éligibles, qui sont en dessous des conditions de revenus qui permettent d’y avoir accès (…), à se rapprocher de leur banque pour ouvrir ce type de livret”, a insisté M. Lescure.

Iran: Ali Khamenei, un dirigeant impitoyable confronté à son plus grand défi

Fin manoeuvrier qui n’a jamais reculé devant le recours à la répression, le guide suprême Ali Khamenei a surmonté une succession de crises à la tête du système théocratique iranien, mais apparaît désormais contesté comme jamais. Agé de 86 ans, il domine la République islamique depuis qu’il en a pris la tête, à vie, en 1989, …

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