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Mèmes, majuscules, trolling: le gouverneur de Californie s’attaque à Trump en reprenant ses codes

Gouverneur de l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis, Gavin Newsom est habitué à une communication bien encadrée, voire formatée. Mais récemment, le démocrate de Californie a adopté une stratégie particulière sur les réseaux sociaux: imiter Donald Trump pour mieux le dénoncer.”TRUMP VIENT DE FUIR L’ESTRADE AVEC POUTINE – PAS DE QUESTIONS, RIEN! ÉNERGIE COMPLETEMENT FAIBLE. ON AURAIT DIT QUE LE GARS VENAIT JUSTE DE MANGER TROIS SEAUX DE KFC AVEC VLAD. A-T-IL PEUR QUE LA PRESSE L’INTERROGE SUR MOI??? (LE GOUVERNEUR PRÉFÉRÉ DE L’AMÉRIQUE)”.Des majuscules partout, une insulte crasse et une vantardise sans fard. Le message adopte un style similaire à celui du président américain, mais c’est bien le compte officiel de l’équipe de communication du gouverneur Newsom qui l’a posté vendredi, peu après la rencontre entre Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine en Alaska.Dans une longue liste de posts outranciers, le même compte s’est moqué des “mains minuscules” du milliardaire républicain, a posté une fausse Une du magazine Time avec Gavin Newsom portant une couronne, a intimé au ministre du Logement – en espagnol – d’aller “se faire foutre”, ou encore a ridiculisé les contours d’autobronzant sur le visage du président.Si le style comme le contenu peuvent choquer, c’est bien là le dessein du gouverneur de Californie.- “Absurdité” -Le dirigeant de 57 ans, chevelure grisonnante et gominée vers l’arrière, a affirmé lors d’une visioconférence avec la presse mercredi avoir voulu montrer au grand public “l’absurdité de la normalisation de Donald Trump”.”Rien de tout cela n’est normal, et il faut que ce soit pointé du doigt”, a-t-il déclaré.Pour le consultant politique Jeff Le, cette stratégie adoptée par Gavin Newsom est un moyen de “répondre au large mécontentement affiché envers le Parti démocrate” à gauche, mais aussi de répondre “au besoin de démontrer une lutte réelle contre le président Trump”.Cet ex-conseiller de Jerry Brown, le gouverneur démocrate de Californie de 1975 à 1983 puis de 2011 à 2019, cite notamment un sondage récent de la chaîne CNBC montrant un taux d’approbation du Parti démocrate à 24%, au plus bas depuis des décennies.”Avec le parti dans l’incapacité d’exercer tout type de pouvoir à l’échelle nationale, la base réclame de nouvelle voix et une nouvelle génération de dirigeants”, estime Jeff Le auprès de l’AFP.La stratégie semble fonctionner puisque le nombre d’abonnés sur les comptes du gouverneur a explosé depuis une semaine. Elle a également attiré l’attention, moins indulgente, de commentateurs à droite.Notamment de Dana Perino, ancienne porte-parole de la Maison Blanche sous George Bush fils et actuelle présentatrice sur la chaîne Fox News, qui a déclaré à propos du gouverneur: “Si j’étais sa femme, je lui dirais, +tu te tournes en ridicule, arrête-ça+”.Gavin Newsom lui a indirectement répondu en affirmant que quand les personnalités de Fox News condamnent ces tweets moqueurs tout en majuscules, sans s’indigner quand Donald Trump le fait, ils montrent qu’ils sont “complètement passés à côté du sujet”.- 2028 -Sollicitée par l’AFP, la Maison Blanche a partagé un montage parodique — initialement envoyé au média Politico — reprenant une scène de la série “Mad Men”, et censé montrer que Donald Trump n’en a rien à faire de Gavin Newsom.Politico a avancé que c’était là sûrement le premier communiqué officiel de l’histoire de la Maison Blanche sous forme de mème.Mais au-delà du style, Gavin Newsom est engagé depuis près d’un mois dans une bataille bien plus politique avec Donald Trump, qui a fait pression sur les responsables républicains du Texas pour redessiner la carte électorale de manière à accroître sa majorité au Congrès.Le gouverneur californien a annoncé qu’il riposterait en lançant une campagne pour faire de même dans son Etat, en faveur des démocrates.”Nous allons combattre le feu par le feu”, a-t-il récemment déclaré.Ses regards sont en outre déjà tournés vers 2028 et une élection présidentielle où aucun candidat côté démocrate ne s’est réellement démarqué pour le moment.Harry Enten, analyste de données à CNN, a souligné que depuis son changement de communication, les chances de Gavin Newsom d’obtenir l’investiture démocrate avaient bondi chez les bookmakers pour atteindre 24%.Il n’est pas sûr pour autant que le gouverneur décide de maintenir un style trumpien pour y parvenir.

Mèmes, majuscules, trolling: le gouverneur de Californie s’attaque à Trump en reprenant ses codes

Gouverneur de l’Etat le plus peuplé des Etats-Unis, Gavin Newsom est habitué à une communication bien encadrée, voire formatée. Mais récemment, le démocrate de Californie a adopté une stratégie particulière sur les réseaux sociaux: imiter Donald Trump pour mieux le dénoncer.”TRUMP VIENT DE FUIR L’ESTRADE AVEC POUTINE – PAS DE QUESTIONS, RIEN! ÉNERGIE COMPLETEMENT FAIBLE. …

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Gaza: Netanyahu ordonne des négociations pour libérer les otages, l’armée pilonne Gaza-ville

Benjamin Netanyahu a ordonné jeudi l’ouverture de négociations pour libérer “tous” les otages à Gaza, en réponse à une nouvelle proposition de trêve dans le territoire palestinien, où l’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza en vue d’une offensive annoncée. “J’ai donné des instructions pour lancer immédiatement des négociations pour la libération de …

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Gaza: Netanyahu ordonne des négociations pour libérer les otages, l’armée pilonne Gaza-ville

Benjamin Netanyahu a ordonné jeudi l’ouverture de négociations pour libérer “tous” les otages à Gaza, en réponse à une nouvelle proposition de trêve dans le territoire palestinien, où l’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza en vue d’une offensive annoncée. “J’ai donné des instructions pour lancer immédiatement des négociations pour la libération de tous nos otages et mettre fin à la guerre dans des conditions acceptables pour Israël”, a déclaré le Premier ministre.Sans la citer explicitement, il répondait ainsi à la dernière proposition des médiateurs – Egypte, Qatar et Etats Unis – en vue d’un cessez-le-feu dans le territoire palestinien, ravagé par plus de 22 mois d’une guerre qui y a fait des dizaines de milliers de morts. Le plan a été accepté lundi par le Hamas, dont l’attaque sans précédent en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché le conflit. Il prévoit selon des sources palestiniennes une trêve de 60 jours durant laquelle doivent être liberés en deux temps les otages du 7-Octobre toujours captifs à Gaza, au nombre de 49 dont 27 morts selon l’armée.M. Netanyahu a en parallèle affirmé être sur le point d’ “approuver les plans” militaires “visant à prendre le contrôle de la ville de Gaza”, la plus grande du territoire palestinien, considérée comme un des derniers bastions du Hamas, et à “vaincre” ce dernier.  – “Evacuation complète” -Signalant que cette offensive pourrait être imminente, l’armée a annoncé avoir commencé à appeler hôpitaux et responsables médicaux de Gaza-ville pour les prévenir d’une prochaine “évacuation complète” et leur enjoindre de “préparer un plan pour transférer le matériel médical du nord au sud”.L’armée a dit avoir assuré ces interlocuteurs qu’elle leur fournirait “un lieu pour opérer, que ce soit un hôpital de campagne ou tout autre hôpital”. Le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du Hamas, a rejeté ces exigences, affirmant que cela “affaiblirait ce qui reste du système de santé”, et “priverait plus d’un million de personnes de leur droit aux soins médicaux”.Cinq divisions doivent, selon l’armée, participer à l’assaut contre Gaza-ville et ses environs. L’armée va aussi rappeler pour début septembre 60.000 réservistes supplémentaires.Le ministre de la Défense Israël Katz a approuvé mercredi l’opération, l’armée disant être désormais positionnée “en périphérie” de Gaza-ville. – 48 morts selon la Défense civile – Sur le terrain, les bombardements ont continué à Gaza-ville, en particulier dans les secteurs périphériques de Jabalia et Nazla (nord-ouest) et de Sabra, un quartier oriental déja pilonné depuis une semaine comme celui voisin de Zeitoun, selon des témoins.Une journaliste de l’AFP, du côté israélien de la frontière a entendu jeudi de très fortes explosions provenant de la ville de Gaza, dont au moins une après un bombardement par un avion militaire. Des panaches de fumée étaient visibles s’élevant vers le ciel, et le rythme des explosions s’est accéléré en début de soirée.Débarqués par camions, près d’une centaine de soldats ont pris place à bord d’un convoi d’une trentaine d’engins blindés stationnés sur la frontière, où l’activité militaire semblait néanmoins relativement normale. La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 48 personnes tuées jeudi par des tirs et bombardements israéliens. Comme elle le fait quotidiennement, l’armée a rejeté ce bilan. Le cabinet de sécurité présidé par M. Netanyahu a approuvé début août un plan de conquête de Gaza-ville et des camps de réfugiés du centre du territoire, pour prendre le contrôle sécuritaire de toute la bande de Gaza et libérer les otages. Israël contrôle aujourd’hui environ 75% du territoire palestinien, dont les plus de deux millions d’habitants assiégés et affamés, confrontés à une catastrophe humanitaire. – “Sauver les otages” –  La proposition des médiateurs prévoit une trêve de 60 jours, la remise de 10 otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange de la libération de prisonniers palestiniens, ainsi que l’entrée de plus d’aide humanitaire à Gaza, selon des sources du Hamas et du Jihad islamique, son allié. Les captifs restants seraient libérés lors d’une deuxième échange, dans le délai de la trêve, durant laquelle doivent se tenir des négociations en vue d’un cessez-le-feu permanent.Les proches d’otages plaident pour qu’Israël accepte cette proposition, “qui peut sauver des otages” souligne Lishay Miran Lavi, épouse du captif Omri Miran. son rejet par Israël “condamnerait les otages vivants à mort et les morts à l’oubli”, a-t-elle mis en garde. Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de la libération de prisonniers palestiniens. Mais les efforts des médiateurs ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable à Gaza. 

Gaza: Netanyahu ordonne des négociations pour libérer les otages, l’armée pilonne Gaza-ville

Benjamin Netanyahu a ordonné jeudi l’ouverture de négociations pour libérer “tous” les otages à Gaza, en réponse à une nouvelle proposition de trêve dans le territoire palestinien, où l’armée israélienne resserre son étau sur la ville de Gaza en vue d’une offensive annoncée. “J’ai donné des instructions pour lancer immédiatement des négociations pour la libération de tous nos otages et mettre fin à la guerre dans des conditions acceptables pour Israël”, a déclaré le Premier ministre.Sans la citer explicitement, il répondait ainsi à la dernière proposition des médiateurs – Egypte, Qatar et Etats Unis – en vue d’un cessez-le-feu dans le territoire palestinien, ravagé par plus de 22 mois d’une guerre qui y a fait des dizaines de milliers de morts. Le plan a été accepté lundi par le Hamas, dont l’attaque sans précédent en Israël le 7 octobre 2023 a déclenché le conflit. Il prévoit selon des sources palestiniennes une trêve de 60 jours durant laquelle doivent être liberés en deux temps les otages du 7-Octobre toujours captifs à Gaza, au nombre de 49 dont 27 morts selon l’armée.M. Netanyahu a en parallèle affirmé être sur le point d’ “approuver les plans” militaires “visant à prendre le contrôle de la ville de Gaza”, la plus grande du territoire palestinien, considérée comme un des derniers bastions du Hamas, et à “vaincre” ce dernier.  – “Evacuation complète” -Signalant que cette offensive pourrait être imminente, l’armée a annoncé avoir commencé à appeler hôpitaux et responsables médicaux de Gaza-ville pour les prévenir d’une prochaine “évacuation complète” et leur enjoindre de “préparer un plan pour transférer le matériel médical du nord au sud”.L’armée a dit avoir assuré ces interlocuteurs qu’elle leur fournirait “un lieu pour opérer, que ce soit un hôpital de campagne ou tout autre hôpital”. Le ministère de la Santé de Gaza, sous l’autorité du Hamas, a rejeté ces exigences, affirmant que cela “affaiblirait ce qui reste du système de santé”, et “priverait plus d’un million de personnes de leur droit aux soins médicaux”.Cinq divisions doivent, selon l’armée, participer à l’assaut contre Gaza-ville et ses environs. L’armée va aussi rappeler pour début septembre 60.000 réservistes supplémentaires.Le ministre de la Défense Israël Katz a approuvé mercredi l’opération, l’armée disant être désormais positionnée “en périphérie” de Gaza-ville. – 48 morts selon la Défense civile – Sur le terrain, les bombardements ont continué à Gaza-ville, en particulier dans les secteurs périphériques de Jabalia et Nazla (nord-ouest) et de Sabra, un quartier oriental déja pilonné depuis une semaine comme celui voisin de Zeitoun, selon des témoins.Une journaliste de l’AFP, du côté israélien de la frontière a entendu jeudi de très fortes explosions provenant de la ville de Gaza, dont au moins une après un bombardement par un avion militaire. Des panaches de fumée étaient visibles s’élevant vers le ciel, et le rythme des explosions s’est accéléré en début de soirée.Débarqués par camions, près d’une centaine de soldats ont pris place à bord d’un convoi d’une trentaine d’engins blindés stationnés sur la frontière, où l’activité militaire semblait néanmoins relativement normale. La Défense civile de Gaza a fait état d’au moins 48 personnes tuées jeudi par des tirs et bombardements israéliens. Comme elle le fait quotidiennement, l’armée a rejeté ce bilan. Le cabinet de sécurité présidé par M. Netanyahu a approuvé début août un plan de conquête de Gaza-ville et des camps de réfugiés du centre du territoire, pour prendre le contrôle sécuritaire de toute la bande de Gaza et libérer les otages. Israël contrôle aujourd’hui environ 75% du territoire palestinien, dont les plus de deux millions d’habitants assiégés et affamés, confrontés à une catastrophe humanitaire. – “Sauver les otages” –  La proposition des médiateurs prévoit une trêve de 60 jours, la remise de 10 otages vivants et des dépouilles de 18 otages décédés en échange de la libération de prisonniers palestiniens, ainsi que l’entrée de plus d’aide humanitaire à Gaza, selon des sources du Hamas et du Jihad islamique, son allié. Les captifs restants seraient libérés lors d’une deuxième échange, dans le délai de la trêve, durant laquelle doivent se tenir des négociations en vue d’un cessez-le-feu permanent.Les proches d’otages plaident pour qu’Israël accepte cette proposition, “qui peut sauver des otages” souligne Lishay Miran Lavi, épouse du captif Omri Miran. son rejet par Israël “condamnerait les otages vivants à mort et les morts à l’oubli”, a-t-elle mis en garde. Deux précédentes trêves en novembre 2023 et début 2025 avaient permis le retour d’otages ou de corps de captifs en échange de la libération de prisonniers palestiniens. Mais les efforts des médiateurs ont échoué jusque-là à aboutir à un cessez-le-feu durable à Gaza. 

Zelensky attend les garanties de sécurité, avant une rencontre avec Poutine

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé attendre les grandes lignes des garanties de sécurité des Occidentaux pour son pays avant sa première rencontre avec Vladimir Poutine depuis le début de l’invasion russe en février 2022, à un moment où Moscou intensifie la pression sur le terrain.Paris a dénoncé jeudi une “absence de volonté” de …

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Zelensky attend les garanties de sécurité, avant une rencontre avec Poutine

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé attendre les grandes lignes des garanties de sécurité des Occidentaux pour son pays avant sa première rencontre avec Vladimir Poutine depuis le début de l’invasion russe en février 2022, à un moment où Moscou intensifie la pression sur le terrain.Paris a dénoncé jeudi une “absence de volonté” de la Russie de mettre fin à la guerre après son attaque massive de drones et de missiles sur l’Ukraine dans la nuit de mercredi à jeudi.Moscou a utilisé 574 drones et 40 missiles, selon l’armée de l’air ukrainienne, un nombre record depuis la mi-juillet.Ces frappes ont fait deux morts une à Kherson et une autre à Lviv, dans l’ouest du pays d’habitude moins visé par les bombardements, ont indiqué les autorités locales.Des explosions ont retenti à Kiev toute la nuit, ont constaté des journalistes de l’AFP. Volodymyr Zelensky a déclaré qu’il souhaitait comprendre “l’architecture des garanties de sécurité d’ici sept à dix jours” devant un groupe de médias parmi lesquels l’AFP ; des déclarations faites mercredi mais sous embargo jusqu’à jeudi matin.Une fois que cela sera fait, “nous devrions avoir une réunion bilatérale dans une semaine ou deux”, comme le souhaite le président américain, Donald Trump, a expliqué M. Zelensky, pour lequel il s’agirait de la première rencontre avec son homologue russe depuis 2019. – “Europe neutre” – En fonction de ses résultats, le président américain pourrait ensuite participer à une réunion trilatérale avec les deux dirigeants, selon M. Zelensky.Les contacts diplomatiques se sont accélérés ces dernières semaines pour trouver une issue à la guerre provoquée par l’invasion russe lancée le 24 février 2022, mais les inconnues restent nombreuses tant les positions de Moscou et Kiev sont opposées, notamment sur la question des territoires ukrainiens occupés et sur les garanties de sécurité que Kiev négocie avec ses alliés.Le président ukrainien a mentionné la Suisse, l’Autriche ou la Turquie pour sa rencontre avec son homologue russe. Il a en revanche écarté la Hongrie restée proche du Kremlin, préférant une “Europe neutre”.Vladimir Poutine semble avoir accepté le principe de cette rencontre, qu’il refusait jusque-là. Mais ni date ni lieu n’a été annoncé, et Moscou a semblé calmer les ardeurs mercredi en soulignant qu’une telle rencontre devait être “préparée avec le plus grand soin”.Pour le président Zelensky, la Russie cherche en réalité à “se soustraire” à la “nécessité” d’organiser une rencontre avec M. Poutine pour trouver une issue à la guerre.”A l’heure actuelle, les signaux envoyés par la Russie sont tout simplement indécents. Ils essaient de se soustraire à la nécessité d’organiser une réunion”, a accusé jeudi M. Zelensky dans son adresse quotidienne sur les réseaux sociaux.Trouver un accord sur les garanties de sécurité s’annonce également complexe.Européens et Américains ont évoqué ces derniers mois différentes possibilités allant de garanties similaires au fameux “article 5” de l’Otan au déploiement d’un contingent militaire en Ukraine ou encore à un soutien en matière de formation, aérien ou naval.Epine dorsale de l’Otan, l’article 5 du traité de l’Atlantique Nord est un mécanisme de défense collective qui stipule que toute attaque contre un des pays membres de l’alliance est considérée comme une attaque contre tous.L’Ukraine considère que, même si une issue est trouvée à cette guerre, la Russie tentera encore de l’envahir, d’où l’importance de ces garanties.Moscou, qui considère l’expansion de l’Otan à ses frontières comme l’une des “causes profondes” ayant mené au conflit, rejette de son côté catégoriquement la plupart de ces éventualités et veut que ses exigences soient prises en compte.Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a averti jeudi que tout déploiement d’un contingent militaire européen en Ukraine serait “inacceptable” pour Moscou, affirmant que l’Ukraine ne voulait pas d’un “règlement juste et durable” de la guerre. Volodymyr Zelensky a en outre exclu l’idée de Moscou que la Chine soit un garant de sécurité pour l’Ukraine.- Nouveau missile – L’Ukraine cherche à augmenter sa production d’armement, une façon de réduire sa dépendance à l’aide des alliés.Volodymyr Zelensky a affirmé que son pays avait testé avec succès un nouveau missile d’une portée de 3.000 kilomètres appelé Flamingo.”Il s’agit actuellement de notre missile le plus performant”, a-t-il salué, évoquant une production de masse possible d’ici la fin de l’année ou début 2026.Sur le front, la Russie a déclaré avoir pris le village d’Oleksandro-Shultyne, dans la région orientale de Donetsk, dernière conquête en date d’une longue série de gains territoriaux. Le village se trouve à moins de huit kilomètres de Kostiantynivka, une ville fortifiée de la région de Donetsk que la Russie tente de prendre d’assaut des deux côtés.