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Groenland: le Danemark en désaccord avec Trump, envoi d’une mission militaire européenne

En “désaccord fondamental” avec les Etats-Unis, le Danemark a obtenu jeudi l’envoi d’une mission militaire européenne au Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump, qui a fait savoir que ce déploiement n’avait “aucun impact” sur son “objectif”.Traditionnel allié des Américains au sein de l’Otan, le Danemark a annoncé renforcer sa présence militaire au Groenland, …

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Trump salue le “geste magnifique” de Machado, qui lui a offert sa médaille du Nobel de la paix

Donald Trump s’est réjoui jeudi du “geste magnifique” de l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado, qui lui a remis la médaille de son prix Nobel de la paix lors de leur rencontre à la Maison Blanche. “Maria m’a remis son prix Nobel de la paix pour le travail que j’ai accompli. Quel magnifique geste de respect mutuel. Merci Maria!”, a écrit sur sa plateforme Truth Social le président américain, qui convoite ouvertement cette distinction.Plus tôt dans la journée, l’opposante vénézuélienne avait annoncé avoir “offert” la médaille de son prix Nobel à Donald Trump, qui la tient à l’écart de sa stratégie pour le Venezuela.”Il le mérite. C’était un moment très émouvant”, a-t-elle déclaré lors d’un entretien à la chaîne américaine Fox News.Le Centre Nobel de la Paix, musée situé à Oslo, a opportunément souligné sur X jeudi que les lauréats pouvaient disposer comme ils ou elles l’entendaient de la médaille dorée associée à la distinction.Mais il a ajouté: “Une médaille peut changer de mains, mais pas le titre d’un lauréat”.Le déjeuner entre Donald Trump et Maria Corina Machado, présenté côté américain avant tout comme une rencontre de courtoisie, s’est déroulé sans accès de la presse.Peu après la capture de Nicolas Maduro, depuis détenu aux Etats-Unis, le président américain avait estimé que Mme Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre pour recevoir le Nobel, n’était pas qualifiée pour diriger le pays.- “Il faut la démocratie” -Elle est arrivée peu après 12H00 (17H00 GMT) à la Maison Blanche et est partie aux alentours de 14H30.”Je lui ai assuré que les Vénézuéliens voulaient vivre libres, dignement, dans la justice”, a encore dit l’opposante. “Pour cela, il faut la démocratie”, a-t-elle ajouté.Donald Trump écarte pour l’instant l’organisation d’élections et préfère “dicter” jusqu’à nouvel ordre les décisions de l’équipe dirigeante restée en place à Caracas après la capture du président déchu par les forces spéciales américaines.Maria Corina Machado “est vraiment une voix remarquable et courageuse pour beaucoup de Vénézuéliens”, a commenté la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, pendant que la réunion était en cours.Le président américain avait eu mercredi une “longue conversation” avec la présidente par intérim du pays d’Amérique latine, Delcy Rodriguez.Il n’a eu que des éloges pour l’ancienne vice-présidente du dirigeant déchu, une “personne formidable”, selon lui.Delcy Rodriguez a évoqué jeudi une “réforme partielle” de la loi sur le pétrole, principale ressource du pays dont Washington entend contrôler l’extraction et la commercialisation.- Vente de pétrole -Les forces américaines ont par ailleurs saisi jeudi matin un nouveau pétrolier sous sanctions dans les Caraïbes, le sixième en quelques semaines.Les Etats-Unis ont aussi finalisé une vente de pétrole vénézuélien, la première depuis leur reprise en main du secteur, pour un montant de 500 millions de dollars.Pour arriver à ses fins, Donald Trump devra aussi convaincre les multinationales pétrolières, dont certaines sont prudentes voire franchement réticentes, d’investir massivement dans les infrastructures en mauvais état du Venezuela.Le pays dispose des plus grandes réserves du monde avec 303.221 millions de barils, selon l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), devant l’Arabie saoudite (267.200 millions) et l’Iran.Toutefois, des années de mauvaise gestion et de corruption ont fait chuter la production d’un pic de plus de 3 millions de barils/jour (bj) à un plus bas historique d’un peu plus de 350.000 bj en 2020. Le pouvoir a fait des efforts pour redresser la barre et atteindre 930.000 bj en 2025, selon l’Opep. La production avoisinerait actuellement 1,2 million bj, selon les autorités.

Groenland: le Danemark en désaccord avec Trump, envoi d’une mission militaire européenne

En “désaccord fondamental” avec les Etats-Unis, le Danemark a obtenu jeudi l’envoi d’une mission militaire européenne au Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump, qui a fait savoir que ce déploiement n’avait “aucun impact” sur son “objectif”.Traditionnel allié des Américains au sein de l’Otan, le Danemark a annoncé renforcer sa présence militaire au Groenland, en réponse aux critiques américaines sur son manque d’engagement dans l’île arctique mais également en réaction à la volonté réitérée du président américain de s’en emparer.Deux avions de transport de troupes danois ont atterri dès mercredi sur le territoire.Dans la foulée, la France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni, ont annoncé l’envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois “Arctic Endurance” organisé avec des alliés de l’Otan.Ces renforts militaires européens de taille modeste – 13 pour l’Allemagne par exemple, un militaire pour les Pays-Bas et le Royaume-Uni – doivent préparer la participation de ces armées à de futurs exercices dans l’Arctique, expliquent des sources de défense de plusieurs pays.”Je ne pense pas que le déploiement de troupes en Europe ait un impact sur la prise de décision du président et cela n’a aucun impact sur son objectif d’acquérir le Groenland”, a déclaré jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, pendant une conférence de presse.- “Coïncidence temporelle” -La mission européenne a été annoncée dans la foulée de la rencontre mercredi entre le ministre danois des Affaires étrangères Lars Løkke Rasmussen, celle du Groenland Vivian Motzfeldt et des dirigeants américains à la Maison Blanche.Il s’agit-là d’une “coïncidence temporelle”, a assuré jeudi soir le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, sur la chaîne ARD. “Lorsque nous avons lancé la planification, nous ne pouvions pas savoir que la rencontre aurait lieu mercredi, ni comment elle se terminerait”, a-t-il dit.Interrogé jsur les ambitions de Donald Trump vis-à-vis du Groenland, M. Pistorius s’est dit “relativement serein”, soulignant que “les Etats-Unis ne se résument pas à l’administration de Donald Trump”.La participation des Européens à la “sécurisation” du Groenland revient à “retirer” au président américain “son principal argument”, a-t-il encore dit. “Nous ne faisons pas que partager (ses) préoccupations de sécurité, nous nous engageons aussi à y répondre ensemble”, a-t-il ajouté.- “Situation grave” -La Première ministre danoise Mette Frederiksen a de fait acté jeudi l’existence d’un “désaccord fondamental” avec les Etats-Unis sur l’avenir du territoire arctique.”L’ambition américaine de prendre le contrôle du Groenland reste intacte”, a-t-elle souligné. “Il s’agit bien sûr d’une situation grave et nous poursuivons donc nos efforts pour empêcher que ce scénario ne se réalise.””Il existe un consensus au sein de l’Otan sur le fait qu’une présence renforcée dans l’Arctique est essentielle pour la sécurité européenne et nord-américaine”, a ajouté Mme Frederiksen. Son ministre de la Défense Troels Lund Poulsen a annoncé qu’un plan était en élaboration pour instaurer une présence plus importante et permanente en 2026.Mme Frederiksen doit rencontrer vendredi une délégation du Congrès américain en visite à Copenhague, en présence du chef du gouvernement groenlandais, a confirmé son cabinet à l’AFP.- “Provocation” pour les Russes -La diplomatie russe a fait part de sa “sérieuse inquiétude” après l’envoi de troupes provenant de pays de l’Otan, affirmant que les supposées visées de Moscou sur le Groenland étaient un “mythe”.Les annonces d’envois de troupes “doivent être considérées comme une provocation supplémentaire des pays occidentaux, qui tentent d’imposer leurs règles, y compris dans cette partie du monde”, a affirmé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova.A Nuuk, la capitale groenlandaise, où des drapeaux groenlandais ont fleuri devant les devantures des boutiques et aux fenêtres des habitations, les habitants sont partagés entre angoisse et espoir de voir la situation s’améliorer.”C’est très effrayant parce que c’est quelque chose d’énorme”, a commenté Vera Stidsen, une enseignante de 51 ans. “J’espère qu’à l’avenir nous pourrons continuer à vivre comme nous l’avons fait jusqu’à présent: en paix et sans être dérangés”, a-t-elle dit à l’AFP.Donald Trump, qui assure entretenir de bonnes relations avec le Danemark, répète que les Etats-Unis ont besoin du Groenland pour sa sécurité nationale, pour contenir les avancées de la Russie et de la Chine en Arctique, et n’écarte pas un recours à la force pour s’en emparer.

Grèce: acquittement de la militante syrienne Sarah Mardini accusée de trafic de migrants

La militante et réfugiée syrienne Sarah Mardini, qui a inspiré avec sa sœur nageuse olympique une fiction, et 23 autres bénévoles ont été acquittés jeudi soir par la justice grecque d’accusations de trafic de migrants, un verdict salué par Amnesty International et d’autres ONG de défense des droits humains.Le jugement intervient presque un mois après …

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Colombie: un important groupe armé soutient l’union des guérillas pour contrer les Etats-Unis (commandant à l’AFP)

Le commandant de l’ELN, l’un des plus importants groupes armés de Colombie, a assuré jeudi à l’AFP soutenir une union des guérillas afin de repousser toute action militaire des Etats-Unis dans le pays sud-américain.S’il s’agit d’une initiative “pour défendre la Patrie contre l’agresseur étranger”, “nous nous retrouverons dans la lutte”, a affirmé jeudi dans un …

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Au Niger, une embarrassante cargaison d’uranium toujours bloquée à l’aéroport de Niamey

Une importante cargaison de concentré d’uranium qui a quitté fin novembre le nord nigérien est bloquée à l’aéroport de Niamey depuis plusieurs semaines, un enjeu diplomatique et stratégique pour la junte au pouvoir dans ce pays sahélien qui a tourné le dos à la France pour se rapprocher de la Russie. Voici ce que l’on sait …

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Corée du Sud: premier verdict attendu pour l’ex-président Yoon

Un tribunal sud-coréen rend vendredi son verdict sur les accusations d’entrave à la justice visant l’ex-président Yoon Suk Yeol, première décision pénale d’une série à venir à la suite de sa tentative d’instaurer la loi martiale fin 2024.Un peu plus d’un an après son coup de force contre le Parlement, qui a provoqué une grave crise politique aboutissant à sa destitution, c’est l’heure des comptes pour l’ancien dirigeant conservateur de 65 ans.Lui-même un ancien procureur star, il est jugé dans le cadre de multiples procès, dont le principal, pour insurrection, pourrait se conclure par une condamnation à la peine de mort.Dans l’immédiat, le tribunal central de Séoul se prononce vendredi, à partir de 14H00 (05H00 GMT), sur un autre volet de l’affaire qui a plongé le pays dans plusieurs mois de manifestations massives et d’instabilité politique.Il lui est reproché d’avoir exclu des membres du gouvernement d’une réunion sur la préparation de l’instauration de la loi martiale, ainsi que d’avoir empêché les enquêteurs de l’arrêter.L’ancien président s’était retranché pendant des semaines dans sa résidence de Séoul sous la protection de sa garde rapprochée, faisant même échouer un premier raid.Il avait finalement été interpellé en janvier de l’année dernière lors d’un assaut musclé durant plusieurs heures. Il était devenu alors le premier président sud-coréen en exercice à être arrêté et placé derrière les barreaux.- Parlement cerné -A l’origine de cette crise, la soirée du 3 décembre 2024, quand Yoon Suk Yeol avait sidéré le pays en annonçant à la télévision l’imposition de la loi martiale, envoyant des troupes au Parlement pour le museler.Il avait fait marche arrière quelques heures plus tard, un nombre suffisant de députés ayant réussi à se faufiler dans l’hémicycle cerné par les soldats pour voter la suspension de son décret.M. Yoon avait justifié la loi martiale, une mesure sans précédent en Corée du Sud depuis les dictatures militaires des années 1980, par le fait que le Parlement contrôlé par l’opposition bloquait le budget.Dans son allocution télévisée, il avait affirmé agir pour protéger le pays des “forces communistes nord-coréennes” et “éliminer les éléments hostiles à l’Etat”.Il a finalement été destitué par la Cour constitutionnelle en avril dernier, déclenchant une présidentielle anticipé remportée par Lee Jae Myung, issu de l’opposition de gauche.L’affaire se poursuit devant les tribunaux pour l’ex-dirigeant et son entourage et les procureurs ont requis une peine de dix ans d’emprisonnement pour les accusations d’entrave à la justice pour lesquelles M. Yoon sera fixé vendredi.Dans son procès, distinct, pour insurrection, le parquet a demandé mardi la peine de mort, toujours en vigueur en Corée du Sud, même si aucune exécution n’a eu lieu depuis 1997.Le verdict est attendu le 19 février.Dans sa dernière déclaration avant la mise en délibéré, l’ancien président a affirmé avoir simplement fait usage de ses prérogatives légales de chef de l’Etat.”Il ne s’agissait pas d’une dictature militaire réprimant les citoyens, mais d’un effort pour sauvegarder la liberté et la souveraineté, et pour renforcer l’ordre constitutionnel”, a-t-il dit selon l’agence de presse Yonhap.Dans une autre procédure, l’ex-président est accusé par le parquet d’avoir provoqué la Corée du Nord en ordonnant l’envoi de drones au-dessus de Pyongyang dans l’espoir de déclencher une réaction du pays voisin qui aurait justifié l’imposition de la loi martiale.

En Iran, la télévision d’Etat diffuse des “aveux” de manifestants

Le chef du pouvoir judiciaire iranien a mené lui-même, et devant les caméras de la télévision d’Etat, l’interrogatoire de manifestants arrêtés, faisant craindre aux défenseurs des droits humains des “aveux forcés” mis en scène pour instiller la peur dans le pays.Sur la séquence diffusée jeudi, Gholamhossein Mohseni Ejeï apparaît assis, entouré d’autres responsables, sous des …

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Le chef de l’ONU critique les pays qui “sonnent le glas de la coopération internationale”

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a fustigé devant l’Assemblée générale jeudi les pays qui “cherchent à sonner le glas de la coopération internationale”, sans toutefois les nommer, dans un contexte de “violations flagrantes du droit international”.Il a également réitéré être “profondément préoccupé par la répression violente en Iran”, quelques heures avant une réunion …

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La Maison Blanche dit que l’Iran a suspendu 800 exécutions, ses alliés du Golfe pressent Trump de ne pas intervenir

La Maison Blanche a assuré jeudi que l’Iran avait renoncé à 800 exécutions de manifestants prévues la veille, après que ses alliés du Golfe sont intervenus auprès de Donald Trump pour le dissuader de toute attaque. “Toutes les options restent sur la table côté américain”, a ajouté la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, précisant …

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