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Disparition de Maddie: les opérations de recherche ont repris mercredi au Portugal

Les enquêteurs portugais et allemands ont repris mercredi leurs investigations près du lieu où a disparu en 2007 la fillette britannique Maddie McCann dans le sud du Portugal, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des véhicules de police portugais et allemands se sont engagés mercredi, comme la veille, sur un chemin de terre à l’accès barré non loin de la station balnéaire de Praia da Luz, sur la commune de Lagos. Les opérations de fouille ont repris à 09H00 (08H00 GMT), selon une porte-parole de la police portugaise.Mardi, les enquêteurs, dont environ 25 Allemands, avaient notamment mené des investigations autour d’un bâtiment en ruines, dans une zone boisée et pleine de broussailles.Ces nouvelles recherches, qui devraient durer jusqu’à jeudi ou vendredi, sont menées dans le cadre d’un mandat émis par le ministère public de Brunswick (nord de l’Allemagne), qui dirige une enquête préliminaire contre Christian Brückner, un Allemand déjà condamné pour viol notamment, soupçonné par la justice allemande d’avoir tué Madeleine McCann.Dans ce dossier, les dernières fouilles, infructueuses, avaient eu lieu en mai 2023, près d’un lac situé à Silves, dans l’arrière-pays de la région touristique de l’Algarve, à une cinquantaine de kilomètres du lieu de la disparition de Maddie.La justice allemande avait fait sensation en 2020 en disant être convaincue de l’implication de Christian Brückner dans la disparition de la fillette, une énigme criminelle au retentissement mondial et pour laquelle il n’a toujours pas été inculpé.En 2007, Maddie, trois ans, a disparu de l’appartement où elle passait des vacances avec ses parents pendant que ceux-ci dînaient à proximité. Sa disparition a donné lieu à une campagne internationale et une mobilisation médiatique hors du commun.A l’époque des faits, Christian Brückner vivait sur la côte portugaise de l’Algarve, à proximité du lieu de villégiature des McCann, et un téléphone portable à son nom a borné près de leur logement le soir de la disparition. Christian Brückner purge actuellement une condamnation à sept ans de prison pour le viol en 2005 d’une septuagénaire américaine à Praia da Luz, où a disparu Madeleine McCann. Il doit sortir de prison en septembre prochain. Il a par ailleurs été acquitté en octobre 2024 en Allemagne dans un procès pour deux agressions sexuelles et trois viols commis entre 2000 et 2017, encore au Portugal.

Un printemps 2025 anormalement chaud en France, très sec dans la moitié nord

Le printemps 2025 se classe parmi les plus chauds jamais enregistrés en France, notamment dans le nord du pays, très ensoleillé et avec des déficits de pluies particulièrement importants, a annoncé mercredi Météo-France.Avec une température moyenne supérieure aux normales de 1,1°C, la période allant de début mars à fin mai arrive au troisième rang des printemps les plus chauds en France métropolitaine depuis le début des mesures en 1900, derrière 2011 (+1,5°C) et 2020 (+1,3°C).Cela a même été le printemps le plus chaud dans le Finistère, les Côtes-d’Armor et la Manche, a précisé Mattieu Sorel, climatologue à Météo-France, lors d’un point de presse.Sur l’Hexagone, “neuf des dix printemps les plus chauds ont été enregistrés après l’année 2000”, illustrant la nette tendance imprimée par le réchauffement climatique sous l’effet de la combustion des énergies fossiles.Le climat en France est considéré comme déjà réchauffé de 1,7°C depuis l’ère pré-industrielle et pourrait atteindre +2°C d’ici à 2030, selon les projections de Météo-France.En 2025, “mars, avril et mai ont été tous les trois plus chauds que la normale (+0,7°C, +1,7°C, +0,8°C)” de la période 1991-2020, déjà elle-même marquée par le réchauffement, note le prévisionniste national.Cette chaleur exceptionnelle peut être “à la fois reliée à des conditions météorologiques particulières”, comme la présence récurrente de conditions anticycloniques sur la moitié nord de l’Europe, “mais aussi à la tendance de fond du changement climatique”, car les températures ont été supérieures aux normales, y compris dans le sud qui était pourtant dans un système largement dépressionnaire favorisant un temps maussade, a expliqué M. Sorel.Cette tendance n’est pas cantonnée à la France: en Europe, le printemps 2025 a battu plusieurs records climatiques au Royaume-Uni, et une sécheresse jamais vue depuis des décennies frappe aussi depuis plusieurs semaines le Danemark et les Pays-Bas, faisant craindre pour les rendements agricoles et les réserves en eau.-Chaleur précoce-En France, “le printemps a été marqué par plusieurs épisodes anormalement chauds, en particulier fin avril/début mai ou encore fin mai.” “Un signe évident du changement climatique” marqué par “des coups de chauds plus intenses et plus précoces”, souligne M. Sorel.Les 29 et 30 mai, le cap des 30 degrés a été franchi sur plus de la moitié du pays, “valeur très exceptionnelle” et même record pour un mois de mai, indique-t-il. Entre le 30 avril et le 3 mai, un épisode “inhabituellement chaud” et précoce a touché le nord du pays, avec des “températures supérieures aux normales de plus de 10 degrés par endroit”.Sur l’ensemble du printemps, c’est d’ailleurs dans cette moitié nord de la France que la chaleur a été la plus marquée.Les températures maximales y ont été supérieures de 1,5°C par rapport aux normales, et localement jusqu’à +3°C, des Pays de la Loire et de la Bretagne au Grand-Est et à la Franche-Comté. Elles sont en revanche plus proches des valeurs de saison sur les régions du sud.Des orages violents, parfois accompagnés de grêle, ont durement frappé mi-mai le Sud-Ouest ainsi que le Var, où trois personnes sont mortes.-Manque de pluie-Un même contraste Nord-Sud se retrouve pour l’ensoleillement: excédentaire de 10% sur l’ensemble de l’Hexagone, il est de l’ordre de +20% au nord de la Loire et même supérieur de 30% au nord de la Seine. A l’inverse, près de la Méditerranée, le soleil s’est un peu moins montré qu’à l’accoutumée.De la même manière, tout au long de la saison, les précipitations ont été très faibles et peu fréquentes sur le nord du pays, le déficit atteignant 40% sur les régions au nord de la Loire, parfois même 50 à 70% de la Mayenne aux Hauts-de-France et à la Champagne.Cela représente 15 jours de pluie de moins qu’en temps normal, avec pour conséquence des sols “inhabituellement secs” sur la Normandie, les Hauts-de-France et les Ardennes, une “situation digne d’une fin juillet”, provoquant l’inquiétude des agriculteurs.Sur l’ensemble du pays, le déficit de pluie est en moyenne de 20%, indique Météo-France qui pour les trois prochains mois anticipe des températures très probablement plus chaudes que les normales, mais reste incertain sur le niveau des précipitations. 

Crise politique aux Pays-Bas: le Premier ministre appelle au maintien du soutien à l’Ukraine

Le Premier ministre néerlandais démissionnaire, Dick Schoof, s’est engagé mercredi à maintenir le soutien à l’Ukraine et à respecter les engagements en matière de défense, malgré la crise politique qui secoue les Pays-Bas depuis la chute du gouvernement.M. Schoof a déclaré qu’il resterait Premier ministre jusqu’à de nouvelles élections, après que le dirigeant d’extrême droite Geert Wilders a retiré son Parti de la liberté (PVV) de la fragile coalition au pouvoir.Aux Pays-Bas, un gouvernement démissionnaire ne peut pas instaurer de nouvelles mesures mais peut poursuivre les politiques prioritaires avec le soutien du Parlement.M. Schoof a exposé ces priorités lors d’un débat parlementaire houleux après la décision retentissante de M. Wilders de torpiller la coalition, plongeant la cinquième économie de l’Union européenne dans une crise politique seulement 11 mois après la formation d’un gouvernement.”La vie aux Pays-Bas et à l’étranger continue et des décisions doivent être prises sans délai”, a déclaré M. Schoof.”Je pense que ces décisions concernent la sécurité intérieure et internationale, notamment le soutien à l’Ukraine et tout ce que nous devons faire en matière de défense”, a-t-il poursuivi.Il a ajouté que les autres priorités incluaient le commerce international, compte tenu des conflits tarifaires mondiaux, et le budget en septembre.L’effondrement soudain du gouvernement mardi est survenu quelques semaines avant la tenue aux Pays-Bas du sommet de l’Otan avec notamment la venue annoncée du président américain Donald Trump.De nouvelles élections devraient avoir lieu en octobre ou novembre, selon les analystes.Les sondages placent le PVV au coude-à-coude avec l’alliance entre les Verts et les sociaux-démocrates de l’ancien vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans, suivi de près par le parti libéral VVD.M. Timmermans a appelé à des élections au plus vite et a qualifié Wilders de “honte” pour le pays.”J’espère sincèrement que vous n’aurez plus jamais, au grand jamais, la moindre influence sur la gestion de ce pays”, a-t-il déclaré.

Crise politique aux Pays-Bas: le Premier ministre appelle au maintien du soutien à l’Ukraine

Le Premier ministre néerlandais démissionnaire, Dick Schoof, s’est engagé mercredi à maintenir le soutien à l’Ukraine et à respecter les engagements en matière de défense, malgré la crise politique qui secoue les Pays-Bas depuis la chute du gouvernement.M. Schoof a déclaré qu’il resterait Premier ministre jusqu’à de nouvelles élections, après que le dirigeant d’extrême droite …

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Payer l’arrachage des plants de coca: le pari de la Colombie contre le narcotrafic

Pour ralentir le trafic de cocaïne dont la Colombie est le premier producteur mondial, le gouvernement tente à nouveau le pari de l’arrachage.A Argelia, municipalité du canyon du Micay dans le sud-ouest du pays, la famille d’Alirio Caicedo et de son fils Nicolas est l’une des 3.900 convaincues par l’offre gouvernementale.Chacune recevra 12 versements, le premier anticipé de 300 dollars pour l’arrachage, et les autres pour le nécessaire à la transition vers des cultures légales, comme le café ou le cacao.Nicolas, 44 ans, et son père Alirio, 77 ans, arrachent à la pelle près de deux hectares de cocaiers, l’ingrédient principal de la cocaïne, plantés sur leur propriété.”C’est difficile”, confessent-ils à l’AFP. “Quand on plante un arbuste (de coca), on a l’espoir” d'”une récolte et de revenus”, explique Nicolas. Désormais, “l’arracher signifie (…) qu’il n’y aura pas de récolte dans le futur, autrement dit, pas d’argent”, ajoute-t-il.La cheffe de la Direction de substitution des cultures d’usage illégal, Gloria Miranda, a assuré à l’AFP que le programme visait à éliminer au moins 45.000 hectares dans trois des zones les plus conflictuelles du pays afin de “réduire l’offre” pour les narcotrafiquants.En 2023, la Colombie comptait 253.000 hectares de cultures illicites de feuilles de coca, selon le dernier rapport de l’ONU.Le gouvernement a prévu d’allouer 14,4 millions de dollars pour cette initiative, annoncée en mars. Une somme qui peut varier en fonction du nombre de participants.- “Virage” -Ce plan est mis en œuvre alors que la Colombie attend que l’administration Trump renouvelle en septembre sa certification de pays allié dans la lutte contre le narcotrafic.Le président colombien de gauche Gustavo Petro est arrivé au pouvoir en 2022 avec l’espoir de changer l’approche guerrière de la lutte contre le narcotrafic et les groupes armés du pays qui se financent avec celui-ci. Il a depuis lancé des pourparlers de paix tous azimuts.Mais les négociations sont rompues avec la plupart d’entre eux qui ont profité des périodes de cessez-le-feu pour accroître leur emprise sur les territoires. L’armée a intensifié ses offensives. M. Petro, jusqu’alors fervent opposant, dit même envisager l’utilisation d’herbicides contre les cultures de coca.Et ce plan de “paiement pour éradication volontaire” suscite de nombreuses interrogations parmi les experts.Si le président Petro a pris un “virage très clair” depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis, l’ancienne coordinatrice des recherches sur le narcotrafic de la Commission de la vérité – issue de l’accord de paix avec les FARC en 2016 – doute de l’efficacité réelle de ce plan d’arrachage. Estefania Ciro juge que ce programme “a été bâti dans les mêmes conditions” que les précédents qui ont échoué car il repose sur le “principe premier” d’éradication de la coca sans qu’il soit accompagné de perspective de fin du conflit armé et de désarmement des groupes illégaux.- “Vérification” -Sur les hauteurs, les arrachages progressent et Gloria Miranda affirme qu’il y aura une surveillance satellitaire “rigoureuse” car elle concède qu’il sera “difficile” de contrôler in situ.Au cabinet du maire d’Argelia, on reconnaît un risque: que certains “essaient de tromper” le gouvernement et ne procèdent pas aux arrachages après avoir perçu l’avance de 300 dollars.Dans la propriété des Caicedo pousse désormais abondamment du café sur la promesse de lendemains meilleurs portés par des prix à la hausse sur le marché international.Le père et le fils disent également quitter la culture de la coca par souci de “tranquillité”. Car à la différence des narcotrafiquants, la coca ne les a pas rendus millionnaires. Selon eux, leur production leur rapportait 2.500 dollars par trimestre.”Maintenant on est lancés dans ce nouveau programme, à voir où cela nous mènera”, lance le père, Alirio Caicedo.Un autre agriculteur, qui préfère garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, s’est également engagé auprès du gouvernement à en finir avec la coca, non sans craintes, car “aucun groupe armé vivant” du narcotrafic “ne voudra qu’un agriculteur cesse de planter”, souffle-t-il.

Payer l’arrachage des plants de coca: le pari de la Colombie contre le narcotrafic

Pour ralentir le trafic de cocaïne dont la Colombie est le premier producteur mondial, le gouvernement tente à nouveau le pari de l’arrachage.A Argelia, municipalité du canyon du Micay dans le sud-ouest du pays, la famille d’Alirio Caicedo et de son fils Nicolas est l’une des 3.900 convaincues par l’offre gouvernementale.Chacune recevra 12 versements, le premier anticipé de 300 dollars pour l’arrachage, et les autres pour le nécessaire à la transition vers des cultures légales, comme le café ou le cacao.Nicolas, 44 ans, et son père Alirio, 77 ans, arrachent à la pelle près de deux hectares de cocaiers, l’ingrédient principal de la cocaïne, plantés sur leur propriété.”C’est difficile”, confessent-ils à l’AFP. “Quand on plante un arbuste (de coca), on a l’espoir” d'”une récolte et de revenus”, explique Nicolas. Désormais, “l’arracher signifie (…) qu’il n’y aura pas de récolte dans le futur, autrement dit, pas d’argent”, ajoute-t-il.La cheffe de la Direction de substitution des cultures d’usage illégal, Gloria Miranda, a assuré à l’AFP que le programme visait à éliminer au moins 45.000 hectares dans trois des zones les plus conflictuelles du pays afin de “réduire l’offre” pour les narcotrafiquants.En 2023, la Colombie comptait 253.000 hectares de cultures illicites de feuilles de coca, selon le dernier rapport de l’ONU.Le gouvernement a prévu d’allouer 14,4 millions de dollars pour cette initiative, annoncée en mars. Une somme qui peut varier en fonction du nombre de participants.- “Virage” -Ce plan est mis en œuvre alors que la Colombie attend que l’administration Trump renouvelle en septembre sa certification de pays allié dans la lutte contre le narcotrafic.Le président colombien de gauche Gustavo Petro est arrivé au pouvoir en 2022 avec l’espoir de changer l’approche guerrière de la lutte contre le narcotrafic et les groupes armés du pays qui se financent avec celui-ci. Il a depuis lancé des pourparlers de paix tous azimuts.Mais les négociations sont rompues avec la plupart d’entre eux qui ont profité des périodes de cessez-le-feu pour accroître leur emprise sur les territoires. L’armée a intensifié ses offensives. M. Petro, jusqu’alors fervent opposant, dit même envisager l’utilisation d’herbicides contre les cultures de coca.Et ce plan de “paiement pour éradication volontaire” suscite de nombreuses interrogations parmi les experts.Si le président Petro a pris un “virage très clair” depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump aux Etats-Unis, l’ancienne coordinatrice des recherches sur le narcotrafic de la Commission de la vérité – issue de l’accord de paix avec les FARC en 2016 – doute de l’efficacité réelle de ce plan d’arrachage. Estefania Ciro juge que ce programme “a été bâti dans les mêmes conditions” que les précédents qui ont échoué car il repose sur le “principe premier” d’éradication de la coca sans qu’il soit accompagné de perspective de fin du conflit armé et de désarmement des groupes illégaux.- “Vérification” -Sur les hauteurs, les arrachages progressent et Gloria Miranda affirme qu’il y aura une surveillance satellitaire “rigoureuse” car elle concède qu’il sera “difficile” de contrôler in situ.Au cabinet du maire d’Argelia, on reconnaît un risque: que certains “essaient de tromper” le gouvernement et ne procèdent pas aux arrachages après avoir perçu l’avance de 300 dollars.Dans la propriété des Caicedo pousse désormais abondamment du café sur la promesse de lendemains meilleurs portés par des prix à la hausse sur le marché international.Le père et le fils disent également quitter la culture de la coca par souci de “tranquillité”. Car à la différence des narcotrafiquants, la coca ne les a pas rendus millionnaires. Selon eux, leur production leur rapportait 2.500 dollars par trimestre.”Maintenant on est lancés dans ce nouveau programme, à voir où cela nous mènera”, lance le père, Alirio Caicedo.Un autre agriculteur, qui préfère garder l’anonymat pour des raisons de sécurité, s’est également engagé auprès du gouvernement à en finir avec la coca, non sans craintes, car “aucun groupe armé vivant” du narcotrafic “ne voudra qu’un agriculteur cesse de planter”, souffle-t-il.

Disparition de Maddie: les opérations de recherche ont repris mercredi

Les enquêteurs portugais et allemands ont repris mercredi leurs investigations près du lieu où a disparu en 2007 la fillette britannique Maddie McCann, ont constaté des journalistes de l’AFP.Des véhicules de police portugais et allemands se sont engagés mercredi, comme la veille, sur un chemin de terre à l’accès barré non loin de la station balnéaire de Praia da Luz, sur la commune de Lagos. Les opérations de fouille ont repris à 09H00 (08H00 GMT), selon une porte-parole de la police portugaise.Mardi, les enquêteurs, dont environ 25 Allemands, avaient notamment mené des investigations autour d’un bâtiment en ruines, dans une zone boisée et pleine de broussailles.Ces nouvelles recherches, qui devraient durer jusqu’à jeudi ou vendredi, sont menées dans le cadre d’un mandat émis par le ministère public de Brunswick (nord de l’Allemagne), qui dirige une enquête préliminaire contre Christian Brückner, un Allemand déjà condamné pour viol notamment, soupçonné par la justice allemande d’avoir tué Madeleine McCann.Dans ce dossier, les dernières fouilles, infructueuses, avaient eu lieu en mai 2023, près d’un lac situé à Silves, dans l’arrière-pays de la région touristique de l’Algarve, à une cinquantaine de kilomètres du lieu de la disparition de Maddie.La justice allemande avait fait sensation en 2020 en disant être convaincue de l’implication de Christian Brückner dans la disparition de la fillette, une énigme criminelle au retentissement mondial et pour laquelle il n’a toujours pas été inculpé.En 2007, Maddie, trois ans, a disparu de l’appartement où elle passait des vacances avec ses parents pendant que ceux-ci dînaient à proximité. Sa disparition a donné lieu à une campagne internationale et une mobilisation médiatique hors du commun.A l’époque des faits, Christian Brückner vivait sur la côte portugaise de l’Algarve, à proximité du lieu de villégiature des McCann, et un téléphone portable à son nom a borné près de leur logement le soir de la disparition. Christian Brückner purge actuellement une condamnation à sept ans de prison pour le viol en 2005 d’une septuagénaire américaine à Praia da Luz, où a disparu Madeleine McCann. Il doit sortir de prison en septembre prochain. Il a par ailleurs été acquitté en octobre 2024 en Allemagne dans un procès pour deux agressions sexuelles et trois viols commis entre 2000 et 2017, encore au Portugal.

A Cuba, nager contre le temps qui passe

Il n’est jamais trop tard pour se faire du bien: ils ont 70 ans ou plus et plongent plusieurs fois par semaine avec délectation dans la mer des Caraïbes pour une séance de natation, avec pour certains plusieurs médailles à leur actif.”Juventud acumulada” (Jeunesse accumulée): le nom de leur club en dit long sur l’état d’esprit de ces séniors qui se retrouvent dans une piscine d’eau de mer du littoral de La Havane. Orestes Quintana, 87 ans, un des plus âgés, vient nager tous les jours de la semaine pendant deux heures. Pour cet ancien combattant de la Sierra Maestra, qui a lutté contre la dictature de Fulgencio Batista (1952-1959), cette passion est pourtant née sur le tard. Il avait plus de soixante ans quand il s’est joint au club et a appris à nager. “Je savais flotter, je bougeais dans l’eau comme tout le monde. Mais pratiquer les différentes nages, je ne savais pas”, explique l’octogénaire, yeux bleus perçants et cheveux argentés. L’ancien militaire a depuis gagné plusieurs médailles d’or lors de compétitions nationales amateur. “Je n’ai presque pas d’adversaires. Dans ma catégorie, il y a peu de personnes qui savent nager”, sourit-il. Lazaro Diaz, 75 ans, a aussi appris à nager avec le club. “Je commençais à ressentir la vieillesse”, confie cet ancien ingénieur qui a vu dans la natation sa meilleure alliée pour affronter des problèmes cardiaques et de dos. Et même si cela lui en coûte quotidiennement six kilomètres à pied aller-retour sous la chaleur.A 74 ans, Eunice Lore, ancienne professeure d’éducation physique, ne peut pas non plus se passer de ce moment. “Après tant d’années à travailler, à transpirer, qu’il est agréable de faire de l’exercice sans sentir la sueur”, rigole-t-elle, maillot noir et peau bronzée.Le Cercle social Otto Parellada, où se retrouvent les papys-nageurs, fait partie d’un chapelet de complexes de loisirs construits à partir des années 1930 sur le littoral ouest de La Havane. Longtemps réservés à une élite, ils ont été nationalisés après la révolution castriste de 1959 et transformés en “cercles sociaux ouvriers”. La crise économique et les pénuries récurrentes qui frappent Cuba leur ont fait perdre leur lustre d’antan, sans compter les assauts de la nature. Récemment, l’échelle qui permettait aux nageurs de sortir de l’eau a été emportée par un ouragan et n’a toujours pas été remplacée. Depuis lors, la remontée sur les digues de béton rongées par le sel est plus périlleuse pour les anciens, mais ils ne renoncent pas.- Johnny Weissmuller -“Juventud acumulada” existe depuis plus de 25 ans, fondé par Ramon Cordovés, un Cubain ayant connu une petite célébrité pour sa participation à de nombreuses compétitions jusqu’à l’âge de 97 ans, raconte à l’AFP sa fille Maria Cristina. Amateur, Ramon Cordovés avait appris à nager dans des piscines naturelles à La Havane avant de se perfectionner en lisant dans une revue les conseils du légendaire champion olympique Johnny Weissmuller (1904-1984), connu aussi au cinéma pour son rôle de Tarzan.A la mort de son père, Maria Cristina, aujourd’hui âgée de 78 ans, a repris le flambeau du club, qu’elle a ouvert aux plus jeunes, même si une quinzaine de vétérans continuent de porter haut ses couleurs. Comme Fernando Paneque, 84 ans, qui a remporté une cinquantaine de médailles dans diverses catégories au cours des 20 dernières années. Ou encore la doyenne, Maria Antonia Cendoya, 88 ans, qui a fini première sur 50 mètres lors d’une compétition en avril.Mais la fondation du club en 1999 ne fut pas une évidence sur l’île communiste. A l’époque “parler d’un club, c’était parler de capitalisme”, se rappelle Maria Cristina Cordovés. “Il y a eu des débats sur le fait que les vétérans devaient être des athlètes retraités, pas des gens comme nous. Alors nous avons bataillé, bataillé et encore bataillé jusqu’à ce que l’on nous reconnaisse”, raconte-t-elle.Et pour tous, la victoire a un goût savoureux, que résume Orestes Quintana: “la mer te rajeunit, la mer te donne de l’énergie, elle te rend heureux, la mer est merveilleuse”.

A Cuba, nager contre le temps qui passe

Il n’est jamais trop tard pour se faire du bien: ils ont 70 ans ou plus et plongent plusieurs fois par semaine avec délectation dans la mer des Caraïbes pour une séance de natation, avec pour certains plusieurs médailles à leur actif.”Juventud acumulada” (Jeunesse accumulée): le nom de leur club en dit long sur l’état d’esprit de ces séniors qui se retrouvent dans une piscine d’eau de mer du littoral de La Havane. Orestes Quintana, 87 ans, un des plus âgés, vient nager tous les jours de la semaine pendant deux heures. Pour cet ancien combattant de la Sierra Maestra, qui a lutté contre la dictature de Fulgencio Batista (1952-1959), cette passion est pourtant née sur le tard. Il avait plus de soixante ans quand il s’est joint au club et a appris à nager. “Je savais flotter, je bougeais dans l’eau comme tout le monde. Mais pratiquer les différentes nages, je ne savais pas”, explique l’octogénaire, yeux bleus perçants et cheveux argentés. L’ancien militaire a depuis gagné plusieurs médailles d’or lors de compétitions nationales amateur. “Je n’ai presque pas d’adversaires. Dans ma catégorie, il y a peu de personnes qui savent nager”, sourit-il. Lazaro Diaz, 75 ans, a aussi appris à nager avec le club. “Je commençais à ressentir la vieillesse”, confie cet ancien ingénieur qui a vu dans la natation sa meilleure alliée pour affronter des problèmes cardiaques et de dos. Et même si cela lui en coûte quotidiennement six kilomètres à pied aller-retour sous la chaleur.A 74 ans, Eunice Lore, ancienne professeure d’éducation physique, ne peut pas non plus se passer de ce moment. “Après tant d’années à travailler, à transpirer, qu’il est agréable de faire de l’exercice sans sentir la sueur”, rigole-t-elle, maillot noir et peau bronzée.Le Cercle social Otto Parellada, où se retrouvent les papys-nageurs, fait partie d’un chapelet de complexes de loisirs construits à partir des années 1930 sur le littoral ouest de La Havane. Longtemps réservés à une élite, ils ont été nationalisés après la révolution castriste de 1959 et transformés en “cercles sociaux ouvriers”. La crise économique et les pénuries récurrentes qui frappent Cuba leur ont fait perdre leur lustre d’antan, sans compter les assauts de la nature. Récemment, l’échelle qui permettait aux nageurs de sortir de l’eau a été emportée par un ouragan et n’a toujours pas été remplacée. Depuis lors, la remontée sur les digues de béton rongées par le sel est plus périlleuse pour les anciens, mais ils ne renoncent pas.- Johnny Weissmuller -“Juventud acumulada” existe depuis plus de 25 ans, fondé par Ramon Cordovés, un Cubain ayant connu une petite célébrité pour sa participation à de nombreuses compétitions jusqu’à l’âge de 97 ans, raconte à l’AFP sa fille Maria Cristina. Amateur, Ramon Cordovés avait appris à nager dans des piscines naturelles à La Havane avant de se perfectionner en lisant dans une revue les conseils du légendaire champion olympique Johnny Weissmuller (1904-1984), connu aussi au cinéma pour son rôle de Tarzan.A la mort de son père, Maria Cristina, aujourd’hui âgée de 78 ans, a repris le flambeau du club, qu’elle a ouvert aux plus jeunes, même si une quinzaine de vétérans continuent de porter haut ses couleurs. Comme Fernando Paneque, 84 ans, qui a remporté une cinquantaine de médailles dans diverses catégories au cours des 20 dernières années. Ou encore la doyenne, Maria Antonia Cendoya, 88 ans, qui a fini première sur 50 mètres lors d’une compétition en avril.Mais la fondation du club en 1999 ne fut pas une évidence sur l’île communiste. A l’époque “parler d’un club, c’était parler de capitalisme”, se rappelle Maria Cristina Cordovés. “Il y a eu des débats sur le fait que les vétérans devaient être des athlètes retraités, pas des gens comme nous. Alors nous avons bataillé, bataillé et encore bataillé jusqu’à ce que l’on nous reconnaisse”, raconte-t-elle.Et pour tous, la victoire a un goût savoureux, que résume Orestes Quintana: “la mer te rajeunit, la mer te donne de l’énergie, elle te rend heureux, la mer est merveilleuse”.

Corée du Sud: le nouveau président promet de “panser les plaies” avec Pyongyang

Le nouveau président sud-coréen, Lee Jae-myung, a promis mercredi, lors de son discours d’investiture, de “panser les plaies” et de tendre la main à la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire.Le dirigeant de centre gauche a également averti que “la montée du protectionnisme” constituait une menace existentielle pour la quatrième économie d’Asie, fortement axée …

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