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Gaza: le Hamas prêt à reprendre les discussions pour une trêve, frappes israéliennes meurtrières selon les secours

Le Hamas s’est dit prêt jeudi soir à de nouvelles discussions “sérieuses” pour une trêve dans la bande de Gaza, où la Défense civile a fait état jeudi de 37 personnes tuées par des frappes israéliennes. La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël, a elle annoncé avoir repris dans la journée ses distributions de nourriture, après des débuts chaotiques et meurtriers. Après bientôt 20 mois d’une guerre dévastatrice déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, la pression internationale se renforce pour qu’Israël cesse son offensive et rouvre les vannes humanitaires. Le mouvement islamiste palestinien est pour sa part prêt à entamer un nouveau cycle de discussions, “sérieuses” pour parvenir à un accord de trêve à Gaza, a déclaré son négociateur en chef, Khalil al-Hayya, dans un message vidéo diffusé jeudi soir.La Défense civile de la bande de Gaza avait auparavant fait état de la mort de 37 personnes dans des frappes israéliennes à travers la bande de Gaza. “Cet Aïd a le goût du sang”, se désole Sami Felfel, dans le nord du territoire, à la veille de la grande fête musulmane du Sacrifice que les Gazaouis vont à nouveau vivre dans les ruines et, pour beaucoup, le deuil de proches. La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, affamé par un blocus de plus de deux mois imposé par Israël, seulement partiellement assoupli la semaine dernière.  La GHF a indiqué à l’AFP avoir repris jeudi ses distributions d’aide, faisant état de la livraison de “1,4 million de repas”. Des images de l’AFP ont montré une foule de Gazaouis portant des colis aux abords d’un de ses centres, à Rafah (sud).Cette société privée, accusée au sein de la communauté humanitaire de servir les objectifs militaires israéliens, avait suspendu mercredi ses activités au motif de “travaux de rénovation” et “réorganisation”. L’organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté lancé jeudi lancé un appel aux autorités israéliennes pour “la protection urgente” de l’hôpital al-Nasser et de l’hôpital Al-Amal dans la bande de Gaza, “les deux derniers hôpitaux publics encore en activité à Khan Younès (sud du territoire palestinien Ndlr), où vit actuellement la majeure partie de la population”, dans un message sur le réseau social X.- “Militarisation de l’aide” – Malgré l’isolement croissant d’Israël, les Etats-Unis, son principal allié, ont bloqué mercredi une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, soutenue par ses 14 autres membres, réclamant un cessez-le-feu immédiat et un accès humanitaire à Gaza.  Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, dont le pays avait suspendu en mai des négociations commerciales avec Israël, a averti le pays de “nouvelles actions concrètes” du Royaume-Uni et ses partenaires s’il ne faisait pas taire les armes. L’Iran a condamné le veto américain, tandis qu’en visite à Paris, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a de nouveau accusé “le gouvernement d’extrême droite” d’Israël de “génocide”.   A Genève, une centaine d’employés de Médecins sans Frontières (MSF) ont manifesté pour dénoncer un nouveau système d’aide “déshumanisant” et sa “militarisation” par Israël. La GHF avait commencé la distribution de colis-repas le 27 mai, mais son déploiement a donné lieu à des scènes de chaos meurtrières, soulevant de nombreuses critiques internationales.  Dans le dernier drame en date, mardi, 27 personnes ont été tuées quand des soldats israéliens ont ouvert le feu sur la foule qui affluait vers un de ses sites à Rafah, selon la Défense civile.Israël, qui accuse le mouvement islamiste palestinien d’agir contre la GHF, a fait état de “tirs de semonce” de ses soldats pour éloigner des “suspects” les menaçant, et annoncé l’ouverture d’une enquête. – Retour du corps de deux otages – Israël a intensifié mi-mai son offensive à Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages du 7-Octobre, prendre le contrôle de tout le territoire et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé jeudi qu’une opération de l’armée et du Shin Bet, l’agence de sécurité intérieure, avait permis de récupérer les corps de deux otages israélo-américains, Judy Weinstein-Haggai et Gad Haggai. Ce couple de septuagénaires avait été tué au kibboutz Nir Oz le 7-Octobre. Sur les 251 personnes alors enlevées, 55 restent désormais retenues à Gaza, dont 32 déclarées mortes par l’armée israélienne. “Tous les otages doivent être libérés immédiatement”, a réagi le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, voyant dans le retour des captifs morts “un rappel brutal de la cruauté persistante” du Hamas. Plus de 130 médias et organisations de défense des journalistes, dont l’AFP, ont pour leur part demandé à Israël “l’accès immédiat” et “sans restrictions” de la presse internationale à la bande de Gaza, à laquelle les correspondants étrangers n’ont pas accès, sauf exception, depuis le début de la guerre. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Plus de 54.607 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: le Hamas prêt à reprendre les discussions pour une trêve, frappes israéliennes meurtrières selon les secours

Le Hamas s’est dit prêt jeudi soir à de nouvelles discussions “sérieuses” pour une trêve dans la bande de Gaza, où la Défense civile a fait état jeudi de 37 personnes tuées par des frappes israéliennes. La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël, a elle annoncé avoir repris dans la journée …

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Gaza: le Hamas prêt à reprendre les discussions pour une trêve, frappes israéliennes meurtrières selon les secours

Le Hamas s’est dit prêt jeudi soir à de nouvelles discussions “sérieuses” pour une trêve dans la bande de Gaza, où la Défense civile a fait état jeudi de 37 personnes tuées par des frappes israéliennes. La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), soutenue par les Etats-Unis et Israël, a elle annoncé avoir repris dans la journée ses distributions de nourriture, après des débuts chaotiques et meurtriers. Après bientôt 20 mois d’une guerre dévastatrice déclenchée par l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, la pression internationale se renforce pour qu’Israël cesse son offensive et rouvre les vannes humanitaires. Le mouvement islamiste palestinien est pour sa part prêt à entamer un nouveau cycle de discussions, “sérieuses” pour parvenir à un accord de trêve à Gaza, a déclaré son négociateur en chef, Khalil al-Hayya, dans un message vidéo diffusé jeudi soir.La Défense civile de la bande de Gaza avait auparavant fait état de la mort de 37 personnes dans des frappes israéliennes à travers la bande de Gaza. “Cet Aïd a le goût du sang”, se désole Sami Felfel, dans le nord du territoire, à la veille de la grande fête musulmane du Sacrifice que les Gazaouis vont à nouveau vivre dans les ruines et, pour beaucoup, le deuil de proches. La situation humanitaire est désastreuse dans le territoire palestinien, affamé par un blocus de plus de deux mois imposé par Israël, seulement partiellement assoupli la semaine dernière.  La GHF a indiqué à l’AFP avoir repris jeudi ses distributions d’aide, faisant état de la livraison de “1,4 million de repas”. Des images de l’AFP ont montré une foule de Gazaouis portant des colis aux abords d’un de ses centres, à Rafah (sud).Cette société privée, accusée au sein de la communauté humanitaire de servir les objectifs militaires israéliens, avait suspendu mercredi ses activités au motif de “travaux de rénovation” et “réorganisation”. L’organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté lancé jeudi lancé un appel aux autorités israéliennes pour “la protection urgente” de l’hôpital al-Nasser et de l’hôpital Al-Amal dans la bande de Gaza, “les deux derniers hôpitaux publics encore en activité à Khan Younès (sud du territoire palestinien Ndlr), où vit actuellement la majeure partie de la population”, dans un message sur le réseau social X.- “Militarisation de l’aide” – Malgré l’isolement croissant d’Israël, les Etats-Unis, son principal allié, ont bloqué mercredi une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, soutenue par ses 14 autres membres, réclamant un cessez-le-feu immédiat et un accès humanitaire à Gaza.  Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, dont le pays avait suspendu en mai des négociations commerciales avec Israël, a averti le pays de “nouvelles actions concrètes” du Royaume-Uni et ses partenaires s’il ne faisait pas taire les armes. L’Iran a condamné le veto américain, tandis qu’en visite à Paris, le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a de nouveau accusé “le gouvernement d’extrême droite” d’Israël de “génocide”.   A Genève, une centaine d’employés de Médecins sans Frontières (MSF) ont manifesté pour dénoncer un nouveau système d’aide “déshumanisant” et sa “militarisation” par Israël. La GHF avait commencé la distribution de colis-repas le 27 mai, mais son déploiement a donné lieu à des scènes de chaos meurtrières, soulevant de nombreuses critiques internationales.  Dans le dernier drame en date, mardi, 27 personnes ont été tuées quand des soldats israéliens ont ouvert le feu sur la foule qui affluait vers un de ses sites à Rafah, selon la Défense civile.Israël, qui accuse le mouvement islamiste palestinien d’agir contre la GHF, a fait état de “tirs de semonce” de ses soldats pour éloigner des “suspects” les menaçant, et annoncé l’ouverture d’une enquête. – Retour du corps de deux otages – Israël a intensifié mi-mai son offensive à Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages du 7-Octobre, prendre le contrôle de tout le territoire et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annoncé jeudi qu’une opération de l’armée et du Shin Bet, l’agence de sécurité intérieure, avait permis de récupérer les corps de deux otages israélo-américains, Judy Weinstein-Haggai et Gad Haggai. Ce couple de septuagénaires avait été tué au kibboutz Nir Oz le 7-Octobre. Sur les 251 personnes alors enlevées, 55 restent désormais retenues à Gaza, dont 32 déclarées mortes par l’armée israélienne. “Tous les otages doivent être libérés immédiatement”, a réagi le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, voyant dans le retour des captifs morts “un rappel brutal de la cruauté persistante” du Hamas. Plus de 130 médias et organisations de défense des journalistes, dont l’AFP, ont pour leur part demandé à Israël “l’accès immédiat” et “sans restrictions” de la presse internationale à la bande de Gaza, à laquelle les correspondants étrangers n’ont pas accès, sauf exception, depuis le début de la guerre. L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Plus de 54.607 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Kim Jong Un promet le “soutien inconditionnel” de la Corée du Nord à la Russie contre l’Ukraine

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a promis un “soutien inconditionnel” à Moscou contre l’Ukraine, et prédit le succès de l’offensive russe menée depuis plus de trois ans, a rapporté jeudi un média d’Etat.M. Kim a reçu mercredi à Pyongyang le secrétaire du Conseil de sécurité russe Sergueï Choïgou, proche conseiller du Kremlin, qui effectuait …

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Kim Jong Un promet le “soutien inconditionnel” de la Corée du Nord à la Russie contre l’Ukraine

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a promis un “soutien inconditionnel” à Moscou contre l’Ukraine, et prédit le succès de l’offensive russe menée depuis plus de trois ans, a rapporté jeudi un média d’Etat.M. Kim a reçu mercredi à Pyongyang le secrétaire du Conseil de sécurité russe Sergueï Choïgou, proche conseiller du Kremlin, qui effectuait sa deuxième visite dans la capitale nord-coréenne en moins de trois mois.Il a assuré que son gouvernement apporterait “son soutien inconditionnel à la position de la Russie et sa politique étrangère sur toutes les questions internationales cruciales, y compris le dossier ukrainien”, selon le compte rendu publié par l’agence officielle nord-coréenne KCNA.Le numéro un nord-coréen a exprimé “sa conviction que la Russie allait, comme toujours, remporter la victoire dans sa cause sacrée de recherche de la justice”, est-il ajouté.Les deux parties sont convenues de “continuer de renforcer progressivement” leurs relations, selon KCNA.La visite en Corée du Nord de M. Choïgou, ancien ministre russe de la Défense, illustre le rapprochement accéléré entre Moscou et Pyongyang.Moscou et Pyongyang ont renforcé leur coopération militaire ces dernières années, la Corée du Nord fournissant des armes et des troupes pour soutenir la guerre de la Russie contre l’Ukraine.Les deux pays ont signé un accord de défense mutuelle à l’occasion d’une visite du président russe Vladimir Poutine en Corée du Nord l’an dernier.Le Conseil de sécurité russe, un important organe consultatif qui se réunit régulièrement autour du président Vladimir Poutine, avait fait savoir que la visite de M. Choïgou porterait sur “la mise en œuvre de certaines clauses” du traité de partenariat entre la Russie et la Corée du Nord, ainsi que sur un hommage aux “combattants coréens qui ont participé à la libération de la région de Koursk”.Un contingent de soldats nord-coréens a participé, aux côtés de l’armée russe, aux combats contre les forces ukrainiennes dans la région russe de Koursk, en partie occupée par les troupes de Kiev depuis l’été 2024 et dont la Russie a annoncé la libération fin avril.Quelque 600 soldats nord-coréens ont été tués et des milliers d’autres blessés dans ces combats, a indiqué le député sud-coréen Lee Seong-kweun, citant le service de renseignement du pays.En avril, Pyongyang a confirmé pour la première fois avoir déployé des troupes sur le front ukrainien aux côtés de l’armée russe.La Corée du Sud a accusé le Nord, doté de l’arme nucléaire, d’envoyer d’importantes livraisons d’armes, y compris des missiles, à la Russie. Un organisme international de surveillance des sanctions de l’ONU contre Pyongyang a condamné la semaine dernière les relations “illégales” entre la Russie et la Corée du Nord. Selon le groupe, des navires russes de marchandises ont livré jusqu’à “neuf millions de munitions d’artillerie et de munitions pour lance-roquettes multiples” de la Corée du Nord à la Russie l’année dernière. En retour, “il est estimé que la Russie a fourni à la Corée du Nord des équipements de défense aérienne et des missiles anti-aériens”, a-t-il déclaré.Les Etats-Unis, qui ont tenté en vain pour l’instant d’assurer la médiation d’un cessez-le-feu entre la Russie et l’Ukraine, ont exprimé leur inquiétude après la visite de M. Choïgu.”Le déploiement militaire de la Corée du Nord en Russie et tout soutien apporté en retour par la Fédération de Russie à la RPDC doivent cesser”, a déclaré Tommy Pigott, porte-parole du département d’État.- Déclarations “imprudentes” de Macron -La rencontre entre Kim Jong Un et Sergueï Choïgou a eu lieu le jour de l’investiture en Corée du Sud du nouveau président Lee Jae-myung, qui s’est engagé, dans un discours, à tendre la main à la Corée du Nord, avec laquelle son pays est toujours officiellement en guerre.L’agence KCNA a fait état de l’investiture du nouveau dirigeant du pays voisin en deux lignes.Elle a également publié jeudi un article critiquant vertement le président français Emmanuel Macron pour des déclarations “imprudentes” sur les liens de Pyongyang avec Moscou.”Si la Chine ne veut pas que l’Otan soit impliquée en Asie du Sud-Est ou en Asie, elle doit empêcher clairement la Corée du Nord d’être impliquée sur le sol européen”, avait déclaré M. Macron vendredi à la conférence sur la défense et la sécurité Shangri-la Dialogue à Singapour, faisant référence aux soldats nord-coréens envoyés au combat aux côtés de la Russie contre l’Ukraine. Dans un article publié par KCNA, l’analyste nord-coréen en sécurité internationale Choe Ju Hyun a qualifié ces propos “d’inepties choquantes”.”Macron commet une erreur s’il pense pouvoir dissimuler l’intention agressive et malveillante de l’Otan de mettre ses chaussures militaires sales dans la région Asie-Pacifique en s’attaquant aux relations de coopération entre la RPDC (République populaire démocratique de Corée, ndlr) et la Russie”, a-t-il écrit.Alors que la Russie et la Corée du Nord resserrent leurs liens, “les perspectives de rétablissement des relations intercoréennes s’éloignent de plus en plus”, a déclaré à l’AFP Lim Eul-chul, professeur à l’Institut d’études de l’Extrême-Orient de l’université de Kyungnam.La nouvelle visite de M. Choïgu, intervient également quelques jours après que l’Ukraine a lancé une importante attaque de drones contre la Russie, ce qui “souligne l’urgence d’une coordination de haut niveau sur les questions de sécurité”.

Trump ferme les Etats-Unis aux ressortissants de 12 pays

Les Etats-Unis interdiront à partir de lundi l’entrée aux ressortissants de 12 pays afin de “protéger” leur territoire, et imposeront des restrictions à sept autres Etats, a annoncé Donald Trump, rappelant le “Muslim ban” de son premier mandat.La décision vise l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale, l’Erythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, …

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Trump ferme les Etats-Unis aux ressortissants de 12 pays

Les Etats-Unis interdiront à partir de lundi l’entrée aux ressortissants de 12 pays afin de “protéger” leur territoire, et imposeront des restrictions à sept autres Etats, a annoncé Donald Trump, rappelant le “Muslim ban” de son premier mandat.La décision vise l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale, l’Erythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, selon la Maison Blanche.Le président américain a comparé cette décision annoncée mercredi aux “restrictions efficaces” qu’il avait imposées aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans, qualifiées par ses détracteurs de “Muslim ban” au début de son précédent mandat, en 2017.Quatre pays figurent d’ailleurs sur les deux listes : l’Iran, la Libye, le Soudan et le Yémen.Les ressortissants de sept autres pays sont frappés par des restrictions dans la délivrance de visas : le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.”En tant que président, je dois agir pour protéger la sécurité nationale et l’intérêt national des Etats-Unis et de leur population”, a dit Donald Trump dans le texte de la décision, qui affirme vouloir ainsi “protéger les Etats-Unis face aux terroristes étrangers”.L’exécutif américain, qui mène une politique anti-immigration très restrictive, motive l’inscription des pays concernés sur cette liste par l’absence d’administrations efficaces pour assurer un contrôle des voyageurs et la tendance des ressortissants de certains à rester aux Etats-Unis après l’expiration de leurs visas.- “Discriminatoire et raciste” -Donald Trump cite notamment l’attentat commis le 1er juin dans le Colorado (ouest) par un Egyptien dont le visa avait expiré pour illustrer “les dangers extrêmes que représente l’entrée de ressortissants étrangers qui n’ont pas été correctement contrôlés”, dans une vidéo sur X. L’attentat visant les participants à une marche hebdomadaire en soutien aux otages israéliens à Gaza a fait 12 blessés.”Nous ne permettrons pas que ce qui est arrivé en Europe se produise en Amérique”, a-t-il ajouté en référence aux attentats, parfois jihadistes, perpétrés par des ressortissants étrangers.Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, a exprimé ses “inquiétudes au regard du droit international” en raison de la “portée très large et générale” de cette interdiction.Amnesty International a dénoncé un décret “discriminatoire, raciste et absolument cruel”.L’Union africaine (UA) s’est dite “préoccupée par l’impact négatif potentiel de telles mesures”, y compris sur “les relations diplomatiques” avec les pays concernés.L’un d’entre eux, le Tchad a annoncé “suspendre l’octroi des visas aux citoyens des États-Unis d’Amérique” à titre de mesure de rétorsion. “Le Tchad n’a ni des avions à offrir, ni des milliards de dollars à donner mais le Tchad a sa dignité et sa fierté”, a assuré le président Mahamat Idriss Déby Itno sur Facebook.- “Pas de vie” -Au Yémen, ni le gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite et ses alliés, ni les rebelles Houthis n’ont réagi dans l’immédiat, mais des habitants ont exprimé leur désarroi.”Mon père et deux de mes frères sont en Amérique”, a expliqué à l’AFP à Sanaa Assil Farès, 29 ans, qui a entrepris les démarches pour les rejoindre. “La décision de Trump bloque tout et je suis maintenant coincé au Yémen, sans travail ni sans rien, mais si Dieu le veut, Trump reviendra sur sa décision”.La situation était similaire en Somalie, où des habitants de la capitale, Mogadiscio, ont dit craindre l’expulsion de leurs compatriotes des Etats-Unis.”Cette démarche est une humiliation contre nous, en tant que Somaliens”, a réagi Ahmed Osoble Mohamud.Le Venezuela a de son côté averti ses ressortissants que voyager aux Etats-Unis représentait désormais un “grand risque”.Jamal Abdi, président du National Iranian American Council, a estimé que “le retour de l’interdiction ne va pas renforcer la sécurité de l’Amérique mais va faire souffrir de nombreux Américains, dont ceux de la communauté américano-iranienne”.La Birmanie n’a pas encore réagi, mais à Rangoun une étudiante de 24 ans, qui venait d’obtenir une approbation de son visa pour un cursus au Bard College de New York, a décrit une “situation terrible pour beaucoup de jeunes Birmans”.”Nous n’avons pas de vie ici, et les gens veulent s’échapper vers un pays où on peut respirer, où on peut faire des études”, a-t-elle dit.Des exceptions sont néanmoins prévues pour les détenteurs de certains visas et pour des personnes dont le voyage aux Etats-Unis “sert l’intérêt national”.Les footballeurs participant à la Coupe du monde de 2026, qui se déroulera aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, ainsi que les athlètes des Jeux olympiques de Los Angeles (2028) ne seront pas concernés par les restrictions.burs-sst/vla

Trump ferme les Etats-Unis aux ressortissants de 12 pays

Les Etats-Unis interdiront à partir de lundi l’entrée aux ressortissants de 12 pays afin de “protéger” leur territoire, et imposeront des restrictions à sept autres Etats, a annoncé Donald Trump, rappelant le “Muslim ban” de son premier mandat.La décision vise l’Afghanistan, la Birmanie, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale, l’Erythrée, Haïti, l’Iran, la Libye, la Somalie, le Soudan et le Yémen, selon la Maison Blanche.Le président américain a comparé cette décision annoncée mercredi aux “restrictions efficaces” qu’il avait imposées aux ressortissants de sept pays majoritairement musulmans, qualifiées par ses détracteurs de “Muslim ban” au début de son précédent mandat, en 2017.Quatre pays figurent d’ailleurs sur les deux listes : l’Iran, la Libye, le Soudan et le Yémen.Les ressortissants de sept autres pays sont frappés par des restrictions dans la délivrance de visas : le Burundi, Cuba, le Laos, la Sierra Leone, le Togo, le Turkménistan et le Venezuela.”En tant que président, je dois agir pour protéger la sécurité nationale et l’intérêt national des Etats-Unis et de leur population”, a dit Donald Trump dans le texte de la décision, qui affirme vouloir ainsi “protéger les Etats-Unis face aux terroristes étrangers”.L’exécutif américain, qui mène une politique anti-immigration très restrictive, motive l’inscription des pays concernés sur cette liste par l’absence d’administrations efficaces pour assurer un contrôle des voyageurs et la tendance des ressortissants de certains à rester aux Etats-Unis après l’expiration de leurs visas.- “Discriminatoire et raciste” -Donald Trump cite notamment l’attentat commis le 1er juin dans le Colorado (ouest) par un Egyptien dont le visa avait expiré pour illustrer “les dangers extrêmes que représente l’entrée de ressortissants étrangers qui n’ont pas été correctement contrôlés”, dans une vidéo sur X. L’attentat visant les participants à une marche hebdomadaire en soutien aux otages israéliens à Gaza a fait 12 blessés.”Nous ne permettrons pas que ce qui est arrivé en Europe se produise en Amérique”, a-t-il ajouté en référence aux attentats, parfois jihadistes, perpétrés par des ressortissants étrangers.Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Volker Türk, a exprimé ses “inquiétudes au regard du droit international” en raison de la “portée très large et générale” de cette interdiction.Amnesty International a dénoncé un décret “discriminatoire, raciste et absolument cruel”.L’Union africaine (UA) s’est dite “préoccupée par l’impact négatif potentiel de telles mesures”, y compris sur “les relations diplomatiques” avec les pays concernés.L’un d’entre eux, le Tchad a annoncé “suspendre l’octroi des visas aux citoyens des États-Unis d’Amérique” à titre de mesure de rétorsion. “Le Tchad n’a ni des avions à offrir, ni des milliards de dollars à donner mais le Tchad a sa dignité et sa fierté”, a assuré le président Mahamat Idriss Déby Itno sur Facebook.- “Pas de vie” -Au Yémen, ni le gouvernement soutenu par l’Arabie saoudite et ses alliés, ni les rebelles Houthis n’ont réagi dans l’immédiat, mais des habitants ont exprimé leur désarroi.”Mon père et deux de mes frères sont en Amérique”, a expliqué à l’AFP à Sanaa Assil Farès, 29 ans, qui a entrepris les démarches pour les rejoindre. “La décision de Trump bloque tout et je suis maintenant coincé au Yémen, sans travail ni sans rien, mais si Dieu le veut, Trump reviendra sur sa décision”.La situation était similaire en Somalie, où des habitants de la capitale, Mogadiscio, ont dit craindre l’expulsion de leurs compatriotes des Etats-Unis.”Cette démarche est une humiliation contre nous, en tant que Somaliens”, a réagi Ahmed Osoble Mohamud.Le Venezuela a de son côté averti ses ressortissants que voyager aux Etats-Unis représentait désormais un “grand risque”.Jamal Abdi, président du National Iranian American Council, a estimé que “le retour de l’interdiction ne va pas renforcer la sécurité de l’Amérique mais va faire souffrir de nombreux Américains, dont ceux de la communauté américano-iranienne”.La Birmanie n’a pas encore réagi, mais à Rangoun une étudiante de 24 ans, qui venait d’obtenir une approbation de son visa pour un cursus au Bard College de New York, a décrit une “situation terrible pour beaucoup de jeunes Birmans”.”Nous n’avons pas de vie ici, et les gens veulent s’échapper vers un pays où on peut respirer, où on peut faire des études”, a-t-elle dit.Des exceptions sont néanmoins prévues pour les détenteurs de certains visas et pour des personnes dont le voyage aux Etats-Unis “sert l’intérêt national”.Les footballeurs participant à la Coupe du monde de 2026, qui se déroulera aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada, ainsi que les athlètes des Jeux olympiques de Los Angeles (2028) ne seront pas concernés par les restrictions.burs-sst/vla

Des foules de musulmans prient sur le mont Arafat, étape phare du hajj

Des foules de musulmans ont prié jeudi sur le mont Arafat pour l’étape phare du grand pèlerinage de La Mecque, durant laquelle certains n’ont pas hésité à braver le soleil brûlant en dépit des appels à la prudence des autorités saoudiennes. Dès l’aube, des milliers de fidèles vêtus de blanc  se sont rassemblés pour prier et …

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Des foules de musulmans prient sur le mont Arafat, étape phare du hajj

Des foules de musulmans ont prié jeudi sur le mont Arafat pour l’étape phare du grand pèlerinage de La Mecque, durant laquelle certains n’ont pas hésité à braver le soleil brûlant en dépit des appels à la prudence des autorités saoudiennes. Dès l’aube, des milliers de fidèles vêtus de blanc  se sont rassemblés pour prier et réciter le Coran sur et autour de cette colline de 70 mètres de haut, à quelques kilomètres de La Mecque, où le prophète Mahomet aurait prononcé son dernier sermon.Par une température culminant à 45 degrés, les foules se sont nettement clairsemées au fil des heures, les autorités ayant appelé les fidèles à rester dans leurs tentes entre 10h et 16h pour prévenir les coups de chaleur. “Je suis venu tôt pour éviter le soleil, plus tard je prierai dans ma tente”, a affirmé à l’AFP Ahmed Ismaïl, Syrien de 54 ans.Les autorités saoudiennes ont pris plusieurs mesures pour réduire les risques liés à la chaleur pendant le hajj, qui a attiré plus de 1,6 million de pèlerins – selon les derniers chiffres officiels jeudi – dans l’une des régions les plus chaudes du monde. En dehors des années marquées par les restrictions liées au Covid entre 2020 et 2022, cette saison du hajj enregistre le plus faible nombre de pèlerins depuis plus de trente ans. Un recul qui intervient après la mort l’année dernière de 1.300 fidèles sous des températures ayant atteint 51,8 degrés, et un durcissement des règles pour empêcher l’afflux de pèlerins non munis d’autorisation. – Poches de glace -Pour se rafraichir, certains posaient sur leur tête les poches de glace distribuées par les autorités, qui ont multiplié les mesures pour éviter une nouvelle tragédie.   “C’est une journée très chaude, mais je crois en Allah”, dit Tawsif, un Indien de 44 ans, après avoir gravi le mont sous un soleil de plomb. “Arafat est le rêve de tout musulman”.Comme lui, Ahmed dit “ne pas penser au soleil”. “Le hajj c’est Arafat (…) Nous venons ici pour gravir ce mont et le voir”, dit ce pèlerin égyptien.  Après le coucher du soleil, les fidèles se rendent à Muzdalifah ramasser des cailloux, afin de procéder à la symbolique “lapidation du diable” vendredi.   Le pèlerinage a débuté mercredi avec le rite du “tawaf”, qui consiste à tourner autour de la Kaaba, la structure cubique noire vers laquelle les musulmans du monde entier se tournent pour prier, au coeur de la Grande mosquée.Pour protéger les fidèles des chaleurs extrêmes, les autorités ont cette année mis en place un large éventail de mesures. “Nous enregistrons cette année un nombre limité de cas liés à la chaleur, ce qui témoigne de l’efficacité” du dispositif, a affirmé jeudi à l’AFP Mohammed al-Aali, vice-ministre saoudien de la Santé.- Messages d’alerte -Les autorités ont aussi lancé une vaste campagne contre les pèlerins non munis d’autorisation, multipliant opérations de police, surveillance et messages d’alerte pour les empêcher de rejoindre La Mecque. Cela a jusqu’à présent permis d’éviter les trop grandes concentrations dans les lieux saints, a affirmé à l’AFP une source au sein du ministère du Hajj.  Dimanche, les autorités avaient annoncé avoir refoulé près de 270.000 personnes sans permis. Les larmes aux yeux, Iman Abdel Khaleq confie qu’elle rêvait d’accomplir le hajj depuis dix ans et qu’elle a été submergée par l’émotion en arrivant à Arafat.”C’est un grand rêve pour moi, auquel j’avais presque renoncé”, raconte cette femme d’une cinquantaine d’années.La gestion des foules durant le hajj s’est révélée un casse-tête par le passé. En 2015 notamment, une bousculade avait fait quelque 2.300 morts. Pour contrôler les flux, les autorités disent désormais utiliser les technologies d’intelligence artificielle, pour traiter les données et images fournies notamment par des drones.  L’Arabie saoudite, qui abrite les sanctuaires les plus sacrés de l’islam à La Mecque et à Médine, génère des milliards de dollars chaque année grâce au hajj et à la Omra, le petit pèlerinage entrepris à d’autres moments de l’année.