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Présidentielle au Portugal: centre gauche et extrême droite s’affronteront au second tour

L’élection présidentielle au Portugal se décidera lors d’un rare second tour entre le candidat de centre gauche et le leader de l’extrême droite, qui a atteint dimanche un nouveau palier en se qualifiant pour le vote décisif prévu le 8 février.Selon des résultats partiels quasi complets, le socialiste Antonio José Seguro, 63 ans, est arrivé …

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Espagne: au moins 21 morts et des dizaines de blessés dans une collision entre deux trains

Un accident ferroviaire impliquant deux trains à grande vitesse a fait dimanche au moins 21 morts et une trentaine de blessés graves dans le sud de l’Espagne, selon la Garde civile, après une collision très violente qui a projeté des wagons hors des rails.Le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, a souligné sur le réseau social X que “le choc a été terrible”.”Toutes les personnes blessées nécessitant des soins hospitaliers ont été évacuées”, a-t-il déclaré ensuite lors d’un point presse tôt lundi matin. “On parle de 30 personnes blessées gravement qui ont été transférées dans des hôpitaux”, a-t-il précisé.Les images diffusées à la télévision publique montraient les deux trains entourés d’une foule de personnes et d’ambulances, tandis que les services d’urgence s’efforçaient de venir en aide aux nombreux blessés.Selon le ministre, “les derniers wagons d’un train” de la compagnie Iryo, parti de Malaga, en Andalousie (sud), pour rallier Madrid, “ont déraillé” près d’Adamuz, à près de 200 km au nord de Malaga, entrant en collision avec un train de la compagnie nationale Renfe qui circulait dans le sens inverse sur une voie adjacente en direction de Huelva.La violence du choc entre les trains, avec des centaines de passagers à bord, a été telle qu’il a “projeté les deux premiers wagons du train Renfe hors des rails”, a-t-il poursuivi, expliquant que “la priorité” pour le moment était “de porter secours aux victimes”.La Garde civile a indiqué à l’AFP, dans un dernier bilan, qu’il y avait au moins 21 morts, les autorités régionales andalouses évoquant au moins 73 blessés, dont six très graves, et “une nuit (qui s’annonce) très difficile”.Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a évoqué “une nuit de profonde douleur” après “le tragique accident ferroviaire”. Il a précisé suivre de près les opérations, le gouvernement central à Madrid “collabor(ant) avec les autres autorités compétentes” mobilisées sur place.De son côté, la famille royale espagnole a fait part dans un communiqué de sa “grande inquiétude” à la suite de ce “grave accident”.”Tout est complètement détruit”, a déclaré Francisco Carmona, chef des pompiers de Cordoue, à la chaîne de télévision publique TVE.”Nous avons même dû déplacer des corps pour pouvoir accéder à des personnes vivantes”, a-t-il ajouté.- “Un film d’horreur” -“On se croirait dans un film d’horreur”, a raconté un passager, Lucas Meriako, qui se trouvait à bord du train Iryo, à la chaîne La Sexta. “Il y a eu un choc très violent à l’arrière et l’impression que tout le train allait se disloquer (…) De nombreuses personnes ont été blessées par des éclats de verre”, a-t-il dit.C’est comme si “un tremblement de terre” avait secoué le wagon, a témoigné de son côté un journaliste de la radio publique RNE qui voyageait dans l’un des deux trains, à la télévision publique TVE.Les occupants du wagon ont pris les marteaux de secours pour briser les vitres et commencer à sortir du convoi, a-t-il encore raconté. Selon des médias espagnols, plus de 300 personnes se trouvaient dans le train d’Iryo et plus de 100 dans l’autre train de Renfe.Dans la grande gare madrilène d’Atocha, des “équipes de soutien vont être déployées pour accompagner les familles” des personnes touchées, a annoncé la présidente de la région de Madrid, Isabel Díaz Ayuso. Le président français Emmanuel Macron a adressé ses “pensées” aux victimes de l’accident, évoquant “une tragédie” et promettant le soutien de la France à l’Espagne.Face à la situation, “le trafic de trains à grande vitesse entre Madrid et Cordoue, Séville, Malaga et Huelva (des villes dans le sud de l’Espagne, ndlr) sera interrompu au moins toute la journée du lundi 19 janvier”, a, par ailleurs, indiqué sur X le gestionnaire du réseau ferroviaire espagnol (Adif).

Présidentielle au Portugal: centre gauche et extrême droite s’affronteront au second tour

L’élection présidentielle au Portugal se décidera lors d’un rare second tour entre le candidat de centre gauche et le leader de l’extrême droite, qui a atteint dimanche un nouveau palier en se qualifiant pour le vote décisif prévu le 8 février.Selon des résultats partiels quasi complets, le socialiste Antonio José Seguro, 63 ans, est arrivé en tête du premier tour avec 31% des suffrages, contre 23,5% des voix pour le candidat populiste André Ventura, 43 ans.”J’appelle tous les démocrates, tous les progressistes et tous les humanistes à se joindre à nous pour, tous ensemble, vaincre l’extrémisme et ceux qui sèment la haine et la division parmi les Portugais”, a réagi M. Seguro dans son discours de victoire.Alors que l’élection d’un président portugais n’avait pas requis un second tour depuis 1986, ce scénario témoigne des bouleversements provoqués ces dernières années par la montée de l’extrême droite dans le pays ibérique.”La droite s’est fragmentée comme jamais, mais les Portugais nous en ont donné le leadership”, s’est félicité M. Ventura, en demandant aux électeurs de ne pas avoir “peur du changement”.- “Pas de consigne de vote” -Contrairement à ce que prévoyaient les sondages publiés avant le vote, M. Ventura n’a pas remporté ce premier tour mais poursuit sa progression électorale, qui a déjà fait de son parti Chega (“Assez”) la première force d’opposition au gouvernement de droite.Le Premier ministre Luis Montenegro, reconduit en mai dernier à la tête d’un exécutif minoritaire, devra en tout cas cohabiter avec un chef de l’Etat qui n’est pas issu de son camp, contrairement au président sortant, le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa.”Moins d’un an après la victoire de la droite de Luis Montenegro, tout indique que le prochain président sera un socialiste”, a commenté auprès de l’AFP la politologue Paula Espirito Santo, en se référant aux sondages publiés avant le vote de dimanche, selon lesquels M. Seguro remporterait un éventuel duel contre M. Ventura.”Il s’agit d’une défaite pour le gouvernement lui-même”, a ajouté cette analyste de l’Institut supérieur des sciences sociales et politiques de l’Université de Lisbonne (ISCSP).Face aux résultats de dimanche, M. Montenegro a lui refusé de choisir entre M. Seguro et M. Ventura. “Notre espace politique ne sera pas représenté au second tour (…) et nous ne donnerons pas de consigne de vote”, a déclaré le chef du gouvernement, qui s’est tantôt appuyé au Parlement sur l’opposition d’extrême droite, tantôt sur celle des socialistes.- “Signal d’alerte” -Au bout d’une campagne électorale à grand suspense, avec un nombre record de 11 candidats, le candidat soutenu par le gouvernement, Luis Marques Mendes, est arrivé en cinquième position, avec moins de 12% des voix.Elu au suffrage universel, le président portugais ne dispose pas de pouvoirs exécutifs, mais il peut être appelé à jouer un rôle d’arbitre en cas de crise, disposant du droit de dissoudre le Parlement pour convoquer des élections législatives.Toujours selon des résultats partiels quasi complets, c’est l’eurodéputé libéral Joao Cotrim Figueiredo qui a fini troisième, avec près de 16% des suffrages.L’indépendant Henrique Gouveia e Melo, un amiral à la retraite qui avait dirigé avec succès la campagne de vaccination contre le Covid-19, a terminé quatrième, en obtenant un peu plus de 12% des voix.La popularité croissante d’André Ventura constitue “un signal d’alerte” pour le Portugal “car les gens désespèrent de voir du changement”, a témoigné Irina Ferestreoaru, une électrice de 33 ans d’origine roumaine.Ayant fait le choix d’un vote utile à gauche, Alexandre Leitao, un biologiste de 50 ans, a dit assister avec “une grande inquiétude” à “une dérive vers l’extrême droite très négative”.

Iran: accès à internet très limité après un “bref” rétablissement

L’accès à internet était de nouveau très limité dimanche soir en Iran après un “bref” rétablissement, a indiqué une ONG, après une coupure inédite imposée en pleine vague de contestation pour cacher, selon les défenseurs des droits humains, une répression qui a fait des milliers de morts.”Après 240 heures de coupure internet, le trafic a …

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