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A Nice, coalition contre la “course prédatrice” vers les fonds marins

Face au projet unilatéral de Donald Trump de récupérer des galets bourrés de métaux au fond du Pacifique, des dirigeants du monde ont défendu lundi à Nice des règles communes, dans une défense du multilatéralisme qui fait écho aux difficultés actuelles du combat climatique.Une soixantaine de dirigeants sont venus sur la Côte d’Azur, dont beaucoup du Pacifique et d’Amérique latine, pour cette troisième conférence de l’ONU sur les océans qui, plus que les précédentes, a suscité des annonces de pays sur la protection des eaux territoriales et le chalutage, souvent saluées par les ONG.”Les abysses ne sont pas à vendre, pas plus que le Groenland n’est à vendre, pas plus que l’Antarctique ou la haute mer ne sont à vendre”, a déclaré Emmanuel Macron en ouverture, en visant implicitement les déclarations expansionnistes du président américain sur le territoire autonome du Danemark. Le Français s’y rendra dimanche.M. Macron a renouvelé son appel à un moratoire sur l’exploitation minière des fonds marins, à présent soutenu par 36 pays et l’Union européenne. Il a qualifié de “folie de lancer de l’action économique prédatrice qui va bousculer des grands fonds marins (…) quand nous n’y connaissons rien !””Les grands fonds ne peuvent pas devenir un Far West”, a lancé dans la foulée le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres.A l’esprit de tous: Donald Trump prévoit de lancer — unilatéralement — l’exploitation des “nodules” de nickel et autres métaux critiques qui reposent au fond des eaux internationales du Pacifique, dans des zones gérées par une autorité onusienne à laquelle les États-Unis n’appartiennent pas.”Nous voyons maintenant planer sur l’océan la menace de l’unilatéralisme. Nous ne pouvons pas permettre qu’il arrive à la mer ce qui est arrivé au commerce international”, a abondé le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva. Il a appelé à des “actes clairs” de l’Autorité internationale des fonds marins pour mettre fin à cette “course prédatrice” aux métaux sous-marins.Mais pour protéger des océans surchauffés, surpêchés et pollués, les petits pays du Sud et notamment les îles du Pacifique, comme aux COP sur le climat, maintiennent la pression sur tous les pays riches, y compris les Européens.”Si vous voulez vraiment protéger les océans, prouvez-le”, a lancé Surangel Whipps Jr, président du petit atoll des Palaos dans le Pacifique, en appelant les États développés à alléger leur dette.- Protection renforcée en Polynésie française -Sur le traité sur la haute mer, sujet brûlant du sommet, M. Macron s’est félicité d’avoir atteint 55 des 60 ratifications nécessaires, ce qui garantira selon lui, grâce à d’autres engagements, une entrée en vigueur “au 1er janvier de l’année prochaine”, a-t-il dit.Selon le service des traités de l’ONU, 18 nouvelles ratifications ont eu lieu lundi, portant le total à 50. D’autres pourraient arriver dans les prochains jours.”La vague de ratifications du jour est une marée d’espoir et un grand motif de célébration”, s’est félicitée auprès de l’AFP Rebecca Hubbard, directrice de la High Seas Alliance.Le traité vise à protéger la vie marine dans les eaux internationales (au-delà de 200 milles marins – 370 kilomètres – des côtes). Plusieurs pays ont profité de la conférence de Nice pour annoncer de nouvelles aires marines protégées, dont la Grèce, le Brésil ou l’Espagne sur le quart de ses mers. La Polynésie française va créer ce qui sera, selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, la plus grande aire protégée du monde.D’autres ont annoncé des interdictions localisées du chalutage de fond, comme le Royaume-Uni dans la moitié des aires protégées anglaises. La France l’a fait samedi dans certaines de ses aires, après avoir négocié avec ses pêcheurs, mais les ONG soulignent que cela ne concerne que 4% des eaux métropolitaines.Mis en lumière dans le film “Ocean” du Britannique David Attenborough, le chalutage de fond est critiqué pour les dommages qu’il engendre sur les habitats marins sensibles (herbiers, coraux, etc.) en raclant le plancher marin et ses créatures.La communauté internationale s’est fixé un objectif de 30% de protection en 2030 (appelé 30X30), contre seulement 8,36% aujourd’hui. Selon Emmanuel Macron, après Nice, cette proportion passera à 12%.Mais “protection” signifie rarement interdiction de la pêche ou d’autres activités nuisibles à la biodiversité, chaque pays décidant du niveau de protection.”Nous allons échouer (à atteindre l’objectif) 30X30″, a commenté à Nice Emanuel Gonçalves, chef scientifique de la Fondation Oceano Azul, en estimant qu’au rythme actuel, il faudrait “300 ans” à la communauté internationale pour protéger “complètement” 30% des océans.

Trump envoie des centaines de Marines à Los Angeles

Donald Trump a pris lundi la décision, exceptionnelle, d’envoyer des militaires d’active du célèbre corps des Marines à Los Angeles après trois jours d’affrontements parfois violents entre forces de l’ordre et manifestants opposés à sa politique migratoire.Le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord a indiqué dans un communiqué avoir “activé” quelque “700 Marines” qui vont se joindre aux militaires de la Garde nationale, un autre corps, de réserve celui-là, déjà déployé par le président américain dans la deuxième plus grande ville américaine.Ils “vont être déployés à Los Angeles pour aider à protéger les fonctionnaires et bâtiments fédéraux”, a indiqué un haut fonctionnaire américain.Le gouverneur démocrate de l’Etat, Gavin Newsom, déjà opposé à l’envoi des gardes nationaux, une décision qu’il a attaquée en justice, a estimé que le déploiement de militaires d’active assouvissait “le fantasme fou d’un président dictatorial”.”S’ils crachent, nous frappons, et je vous promets que nous frapperons comme jamais auparavant”, avait précédemment écrit le républicain de 78 ans lundi sur son réseau social Truth à l’intention de ceux qu’il appelle des “insurgés”.Le président américain, clairement décidé à durcir le ton, avait déjà utilisé dimanche cette expression incendiaire, encore plus frappante en anglais (“If they spit, we will hit”).- “Militariser” -Des gardes nationaux, en uniforme militaire et dotés de boucliers, sont déployés lundi devant un centre de détention fédéral de la ville. Face à eux, des manifestants ont crié “Cochons, rentrez chez vous!” D’autres ont tapé sur les flancs de voitures banalisées qui passaient à travers les lignes de police.Une foule de plus en plus nombreuse convergeait aussi vers le centre de Los Angeles, où des policiers séparaient les manifestants des agents fédéraux et où restaient des carcasses de voitures incendiées, traces des heurts de la veille, qui ont débouché en deux jours sur 56 arrestations.”Voir Trump envoyer la Garde nationale sans l’avis du gouverneur, je pense que c’est un mépris flagrant des droits des Etats”, a dit lundi à l’AFP Andrew Schindler, un habitant de Los Angeles, ville très largement démocrate. “Et je pense qu’il est très dangereux qu’il s’en serve comme excuse pour militariser les forces de police.”Vendredi, des manifestants avaient tenté de s’interposer face aux arrestations musclées d’immigrés menées par la police fédérale de l’immigration (ICE).”J’ai vu mon père menotté, entravé à la taille et aux chevilles. C’était très traumatisant”, a témoigné lundi lors d’une conférence de presse Julian, se présentant comme la fille de Mario Romero, arrêté par l’ICE.Le procureur général de Californie Rob Bonta a annoncé lundi poursuivre Donald Trump en justice, estimant que son choix de mobiliser les gardes nationaux sans l’aval du gouverneur, “violait” la Constitution.Dans un court échange avec des journalistes lundi à la Maison Blanche, le républicain a au contraire défendu sa décision comme “excellente”.La maire démocrate de Los Angeles, Karen Bass, a assuré que le périmètre des affrontements ne concernait que “quelques rues” du centre-ville.- “Super” -A croire Donald Trump, la métropole californienne aurait été “rayée de la carte” s’il n’avait décidé d’envoyer la Garde nationale, un corps de réserve sous double tutelle du pouvoir fédéral et des Etats.Gavin Newsom, considéré comme un potentiel candidat à la Maison Blanche, fait partie des cibles favorites du républicain, qui a lancé lundi qu’il serait “super” de l’arrêter, sans que l’on sache s’il s’agit d’une provocation ou d’une réelle intention.Les autorités mexicaines ont expliqué qu’une quarantaine de ressortissants mexicains avaient été arrêtés vendredi et samedi lors des opérations de l’ICE.Dans l’autre grande ville californienne, San Francisco, la police a annoncé avoir interpellé une soixantaine de personnes après qu’une manifestation contre la politique anti-immigration du gouvernement a dégénéré.Evoquant une “invasion” des Etats-Unis, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue de son second mandat.

Trump envoie des centaines de Marines à Los Angeles

Donald Trump a pris lundi la décision, exceptionnelle, d’envoyer des militaires d’active du célèbre corps des Marines à Los Angeles après trois jours d’affrontements parfois violents entre forces de l’ordre et manifestants opposés à sa politique migratoire.Le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord a indiqué dans un communiqué avoir “activé” quelque “700 Marines” qui vont se joindre aux militaires de la Garde nationale, un autre corps, de réserve celui-là, déjà déployé par le président américain dans la deuxième plus grande ville américaine.Ils “vont être déployés à Los Angeles pour aider à protéger les fonctionnaires et bâtiments fédéraux”, a indiqué un haut fonctionnaire américain.Le gouverneur démocrate de l’Etat, Gavin Newsom, déjà opposé à l’envoi des gardes nationaux, une décision qu’il a attaquée en justice, a estimé que le déploiement de militaires d’active assouvissait “le fantasme fou d’un président dictatorial”.”S’ils crachent, nous frappons, et je vous promets que nous frapperons comme jamais auparavant”, avait précédemment écrit le républicain de 78 ans lundi sur son réseau social Truth à l’intention de ceux qu’il appelle des “insurgés”.Le président américain, clairement décidé à durcir le ton, avait déjà utilisé dimanche cette expression incendiaire, encore plus frappante en anglais (“If they spit, we will hit”).- “Militariser” -Des gardes nationaux, en uniforme militaire et dotés de boucliers, sont déployés lundi devant un centre de détention fédéral de la ville. Face à eux, des manifestants ont crié “Cochons, rentrez chez vous!” D’autres ont tapé sur les flancs de voitures banalisées qui passaient à travers les lignes de police.Une foule de plus en plus nombreuse convergeait aussi vers le centre de Los Angeles, où des policiers séparaient les manifestants des agents fédéraux et où restaient des carcasses de voitures incendiées, traces des heurts de la veille, qui ont débouché en deux jours sur 56 arrestations.”Voir Trump envoyer la Garde nationale sans l’avis du gouverneur, je pense que c’est un mépris flagrant des droits des Etats”, a dit lundi à l’AFP Andrew Schindler, un habitant de Los Angeles, ville très largement démocrate. “Et je pense qu’il est très dangereux qu’il s’en serve comme excuse pour militariser les forces de police.”Vendredi, des manifestants avaient tenté de s’interposer face aux arrestations musclées d’immigrés menées par la police fédérale de l’immigration (ICE).”J’ai vu mon père menotté, entravé à la taille et aux chevilles. C’était très traumatisant”, a témoigné lundi lors d’une conférence de presse Julian, se présentant comme la fille de Mario Romero, arrêté par l’ICE.Le procureur général de Californie Rob Bonta a annoncé lundi poursuivre Donald Trump en justice, estimant que son choix de mobiliser les gardes nationaux sans l’aval du gouverneur, “violait” la Constitution.Dans un court échange avec des journalistes lundi à la Maison Blanche, le républicain a au contraire défendu sa décision comme “excellente”.La maire démocrate de Los Angeles, Karen Bass, a assuré que le périmètre des affrontements ne concernait que “quelques rues” du centre-ville.- “Super” -A croire Donald Trump, la métropole californienne aurait été “rayée de la carte” s’il n’avait décidé d’envoyer la Garde nationale, un corps de réserve sous double tutelle du pouvoir fédéral et des Etats.Gavin Newsom, considéré comme un potentiel candidat à la Maison Blanche, fait partie des cibles favorites du républicain, qui a lancé lundi qu’il serait “super” de l’arrêter, sans que l’on sache s’il s’agit d’une provocation ou d’une réelle intention.Les autorités mexicaines ont expliqué qu’une quarantaine de ressortissants mexicains avaient été arrêtés vendredi et samedi lors des opérations de l’ICE.Dans l’autre grande ville californienne, San Francisco, la police a annoncé avoir interpellé une soixantaine de personnes après qu’une manifestation contre la politique anti-immigration du gouvernement a dégénéré.Evoquant une “invasion” des Etats-Unis, Donald Trump a érigé la lutte contre l’immigration clandestine en priorité absolue de son second mandat.

Trump envoie des centaines de Marines à Los Angeles

Donald Trump a pris lundi la décision, exceptionnelle, d’envoyer des militaires d’active du célèbre corps des Marines à Los Angeles après trois jours d’affrontements parfois violents entre forces de l’ordre et manifestants opposés à sa politique migratoire.Le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord a indiqué dans un communiqué avoir “activé” quelque “700 Marines” qui vont se …

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Un des accusés du procès Bolsonaro confirme un projet d'”état de siège” en 2022

Jair Bolsonaro a évalué la possibilité de décréter l’”état de siège” et de convoquer de nouvelles élections après sa défaite face à Lula en 2022, a affirmé lundi un des accusés du procès historique contre l’ex-président brésilien, qui encourt une lourde peine de prison pour tentative de coup d’Etat.Ces propos devant la Cour suprême ont …

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Un des accusés du procès Bolsonaro confirme un projet d'”état de siège” en 2022

Jair Bolsonaro a évalué la possibilité de décréter l'”état de siège” et de convoquer de nouvelles élections après sa défaite face à Lula en 2022, a affirmé lundi un des accusés du procès historique contre l’ex-président brésilien, qui encourt une lourde peine de prison pour tentative de coup d’Etat.Ces propos devant la Cour suprême ont été tenus par Mauro Cid, aide de camp de l’ancien dirigeant d’extrême droite durant son mandat (2019-2022), dont l’interrogatoire a duré environ quatre heures lors d’une audience retransmise en direct à la télévision.M. Bolsonaro, 70 ans, doit lui aussi être interrogé cette semaine, au même titre que sept autres co-accusés parmi ses plus proches collaborateurs, notamment d’anciens ministres et des militaires de haut rang.Vêtu d’un costume sombre et non de son habituelle tenue décontractée, l’ex-président s’est assis sur le banc des accusés face à Alexandre de Moraes, magistrat puissant et controversé en charge de ce dossier, considéré comme l’ennemi numéro un du camp Bolsonaro.Le parquet l’accuse d’avoir été le “leader d’une organisation criminelle” ayant comploté pour empêcher le retour au pouvoir du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui l’a battu lors de l’élection de 2022.Selon l’accusation, le supposé projet de coup d’État, qui prévoyait jusqu’à l’assassinat de Lula, n’a pas abouti faute de soutien du haut commandement militaire. Les accusés encourent une peine pouvant aller jusqu’à 40 ans de prison.Inéligible jusqu’en 2030, Jair Bolsonaro demeure néanmoins le meneur incontesté de l’opposition face à Lula. Il clame son innocence, criant à la “persécution politique” pour l’empêcher de se présenter à la présidentielle de 2026, alors qu’il espère encore faire annuler son inéligibilité.”Il n’y a aucune raison de me condamner, j’ai la conscience tranquille”, a déclaré l’ex-président à un groupe de journalistes lors d’une pause durant l’audience.- Un traître -La série d’interrogatoires a débuté avec Mauro Cid, considéré comme un traître par les bolsonaristes pour avoir noué un accord de collaboration avec les autorités dans l’espoir d’une réduction de peine.Selon lui, Jair Bolsonaro a “reçu, lu”, puis “retouché” un projet de décret présenté par de proches conseillers prévoyant l’instauration d’un “état de siège”, l'”arrestation d’autorités” et la création d’un “conseil électoral” pour réaliser un nouveau scrutin après la présidentielle de 2022 remportée par Lula.Quand le juge Moraes lui a demandé en quoi ont consisté les retouches, l’ancien aide de camp a répondu : “il a retiré des noms d’autorités, faisant en sorte que seulement vous (le juge Moraes, ndlr) seriez arrêté”, a répondu l’ancien aide de camp.Ce à quoi le magistrat a rétorqué, caustique: “les autres ont donc bénéficié d’un habeas corpus”, mesure judiciaire permettant de contester une détention considérée comme arbitraire.Parfois hésitant dans ses réponses, Mauro Cid a répété à plusieurs reprises “je ne me souviens pas”, quand on lui posait des questions sur dates, horaires ou lieux où il aurait été témoin des supposées velléités putschistes de l’ex-président et son entourage.Il a par ailleurs confirmé que l’un des autres accusés, le général Walter Braga Netto, candidat à la vice-présidence sur le ticket de Jair Bolsonaro, lui avait remis de l’argent dans une caisse de vin.Selon les enquêteurs, cet argent était censé financer une opération de militaires des forces spéciales pour assassiner Lula et d’autres autorités.- “Heure de vérité” -Les interrogatoires sont menés au siège de la Cour suprême à Brasilia, un des lieux saccagés le 8 janvier 2023 par des milliers de bolsonaristes réclamant une intervention militaire pour renverser Lula, une semaine après l’investiture de ce dernier.Les audiences pourront s’étendre tout au long de la semaine, sachant que Jair Bolsonaro est le sixième dans l’ordre fixé par la cour.Même s’il a le droit de garder le silence à la barre, l’ex-président avait assuré jeudi qu’il répondrait “sans aucun problème” aux questions qui lui seront posées.”C’est l’heure de vérité”, a-t-il résumé vendredi, durant un événement du Parti Libéral, sa formation politique. Le verdict ne devrait pas être connu avant plusieurs mois. Après les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense, les cinq juges de la première chambre de la Cour suprême doivent voter pour décider s’ils condamnent ou non les accusés, et, le cas échéant, fixer les peines.”L’histoire du Brésil est en train d’être écrite”, résume à l’AFP Marcio Coimbra, directeur du groupe de réflexion Casa Politica.

Trump annonce une nouvelle réunion cette semaine avec l’Iran sur le nucléaire

Le président américain Donald Trump a annoncé lundi une nouvelle réunion cette semaine entre les États-Unis et l’Iran à propos du programme nucléaire iranien, après que Téhéran a annoncé la prochaine remise à Washington de sa propre proposition d’accord. Interrogé sur cette proposition que les Iraniens ont dit vouloir soumettre “bientôt”, le président américain a déclaré: “Nous avons une réunion avec l’Iran jeudi, donc nous attendrons jeudi”. Une source proche du dossier évoque cependant une réunion plus probablement vendredi ou samedi. Les discussions butent toujours sur la question de l’enrichissement d’uranium iranien, après la remise d’une offre américaine qui ne semble pas avoir convaincu Téhéran. “Ils veulent l’enrichissement (d’uranium), ils ne peuvent pas avoir l’enrichissement” d’uranium, a insisté Donald Trump.Ennemis depuis quatre décennies, l’Iran et les États-Unis ont tenu depuis avril cinq séries de pourparlers, sous la médiation d’Oman. Ils tentent de conclure un accord censé empêcher Téhéran de se doter de l’arme atomique, en échange d’une levée des sanctions qui paralysent son économie. L’Iran se défend d’avoir des ambitions militaires avec le nucléaire. Un précédent accord sur le nucléaire iranien avait été conclu en 2015 entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) plus l’Allemagne. Mais en 2018, après plusieurs mois de menaces, Donald Trump avait annoncé le retrait des États-Unis de l’accord.L’enrichissement d’uranium est central dans les négociations actuelles. Les États-Unis exigent que l’Iran y renonce totalement, tandis que Téhéran considère cette demande comme non négociable, arguant qu’elle est contraire au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont il est signataire.”Nous proposerons bientôt notre propre plan à l’autre partie, par l’intermédiaire d’Oman”, a déclaré lundi le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï.  La proposition de l’Iran en vue d’un accord est “raisonnable, logique et équilibrée, et nous recommandons vivement à la partie américaine de saisir cette occasion”, a ajouté le porte-parole, lors d’un point de presse hebdomadaire à Téhéran.Les États-Unis et leurs alliés occidentaux, ainsi qu’Israël, considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, accusent depuis longtemps la République islamique d’Iran de chercher à se doter de l’arme atomique, ce qu’elle a toujours nié.- “Offre raisonnable” -Donald Trump a informé lundi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu que Washington avait transmis à Téhéran une “offre raisonnable”, selon un bref communiqué du bureau de M. Netanyahu.Le président américain l’a informé “que les États-Unis avaient transmis une offre raisonnable à l’Iran, et qu’ils s’attendaient à recevoir une réponse dans les prochains jours”.La semaine dernière, l’Iran avait dit avoir reçu des “éléments” d’une proposition américaine d’accord, mais estimé qu’elle contenait de “nombreuses ambiguïtés”.Le contenu de cette offre américaine n’est pas connu. Mais le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a déclaré dimanche qu’elle n’abordait pas la question de la levée des sanctions, dont l’Iran fait une priorité. – “Manque d’honnêteté” -La proposition américaine “manque d’honnêteté”, a estimé M. Ghalibaf, appelant Donald Trump à “changer d’approche s’il cherche vraiment un accord”, dans une vidéo diffusée par la télévision d’État.Mercredi déjà, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avait qualifié la proposition américaine de “100 % contraire” aux intérêts de son pays. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), gendarme onusien du nucléaire, doit passer en revue cette semaine les activités de l’Iran dans ce domaine.L’Iran a menacé dimanche de réduire sa coopération avec l’AIEA si une résolution lui étant défavorable était adoptée.”L’AIEA ne doit pas s’attendre à ce que l’Iran poursuive sa coopération large et amicale”, a déclaré le porte-parole de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Behrouz Kamalvandi.Selon des sources diplomatiques, les Européens et les États-Unis ont l’intention de soumettre durant cette réunion de l’AIEA une résolution contre l’Iran, avec une menace de renvoi du dossier devant les Nations unies. Cette mesure déclencherait un mécanisme pour un rétablissement de sanctions onusiennes contre l’Iran.”J’appelle l’Iran à coopérer pleinement et efficacement avec l’Agence internationale de l’énergie atomique”, a déclaré lundi son patron, Rafael Grossi.”Tant que l’Iran n’aidera pas l’agence à résoudre les questions (…) en suspens, celle-ci ne sera pas en mesure de garantir que le programme nucléaire iranien est exclusivement pacifique”, a-t-il ajouté.

Trump annonce une nouvelle réunion cette semaine avec l’Iran sur le nucléaire

Le président américain Donald Trump a annoncé lundi une nouvelle réunion cette semaine entre les États-Unis et l’Iran à propos du programme nucléaire iranien, après que Téhéran a annoncé la prochaine remise à Washington de sa propre proposition d’accord. Interrogé sur cette proposition que les Iraniens ont dit vouloir soumettre “bientôt”, le président américain a déclaré: …

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A Londres, Washington et Pékin en recherche d’un terrain d’entente commercial

La Chine et les Etats-Unis vont reprendre mardi leur deuxième cycle de négociations, après une première journée dont peu a transpiré et avec la volonté affichée de consolider la fragile trêve commerciale arrachée il y a un mois à Genève.Débutées en début d’après-midi lundi selon l’agence officielle Chine nouvelle, les discussions vont reprendre mardi à …

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A Londres, Washington et Pékin en recherche d’un terrain d’entente commercial

La Chine et les Etats-Unis vont reprendre mardi leur deuxième cycle de négociations, après une première journée dont peu a transpiré et avec la volonté affichée de consolider la fragile trêve commerciale arrachée il y a un mois à Genève.Débutées en début d’après-midi lundi selon l’agence officielle Chine nouvelle, les discussions vont reprendre mardi à partir de 10H00, heure locale (09H00 GMT), dans le célèbre palais de Lancaster House, a confirmé à l’AFP une source proche du dossier.Les échanges entre les deux premières puissances économiques sont suivis de près par les marchés. Ils devraient être moins productifs qu’en Suisse, où Pékin et Washington avaient convenu d’abaisser considérablement leurs droits de douane respectifs pour 90 jours, estiment les analystes.”J’ai de bons échos. Tout se passe bien avec la Chine. Mais la Chine n’est pas facile”, a déclaré en fin de journée à la presse le président américain Donald Trump. “Nous souhaitons ouvrir la Chine et si nous n’y parvenons pas, nous ne ferons sans doute pas de geste” en leur faveur, a-t-il ajouté.La Chine est représentée, par son vice-Premier ministre, He Lifang, comme à Genève, accompagné de son ministre du Commerce Wang Wentao et du représentant au Commerce international, Li Chenggang.Côté américain, trois membres du gouvernement sont présents: le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, celui au Commerce, Howard Lutnick, et le représentant de la Maison Blanche pour le Commerce (USTR), Jamieson Greer.Cette rencontre intervient après un échange téléphonique jeudi entre les présidents américain et chinois, conversation qualifiée de “très positive” par Donald Trump, tandis que Xi Jinping a demandé à son homologue de “redresser la trajectoire du grand navire des relations sino-américaines”, selon la presse chinoise.Elles font également suite à un brusque accès de tension la semaine passée, le président américain ayant accusé Pékin de ne pas respecter les termes de l’accord de désescalade signé à Genève.”A Genève, nous avons accepté d’abaisser nos droits de douane et eux de permettre l’exportation d’aimants et terres rares dont nous avons besoin”, a souligné Kevin Hasset, le principal conseiller économique de M. Trump, sur CNBC.Mais, selon lui, si la Chine a permis ces exportations, “cela s’est fait à un rythme bien plus réduit que celui considéré comme optimal par les entreprises”.- Lever le contrôle des exportations -Les terres rares de la Chine, source de discorde entre les deux pays, devraient constituer un enjeu clef des négociations. Ces matières premières sont cruciales pour toute une gamme de produits, dont les batteries de véhicules électriques.Selon Kathleen Brooks, directrice de recherche pour XTB, “les États-Unis souhaitent que soient rétabli” le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, qui a ralenti depuis le lancement par Donald Trump de sa guerre commerciale début avril.Quant à la Chine, elle aimerait “que les États-Unis reconsidèrent les restrictions à l’immigration des étudiants, les limitations d’accès aux technologies avancées, notamment aux microprocesseurs, et facilitent l’accès des fournisseurs technologiques chinois aux consommateurs américains”, ajoute-t-elle.Interrogé sur la possibilité de lever certains contrôles aux exportations, M. Trump s’est contenté d’un “nous verrons bien” évasif.Pour M. Hassett, l’objectif est “une franche et forte poignée de main” après laquelle “le contrôle des exportations par les Etats-Unis sera levé et les terres rares (de Chine, NDLR) arriveront en quantité”.En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pour 90 jours.Mais les dégâts sont déjà réels, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles.Tout en travaillant à la normalisation des relations avec Washington, le gouvernement chinois s’est lancé dans des discussions avec ses autres partenaires pour constituer un front commun face aux États-Unis, Japon et Corée du Sud en tête, mais aussi le Canada, avec qui les liens bilatéraux sont tendus.Pékin a également proposé à l’Union européenne un “canal vert” pour faciliter les exportations de terres rares vers le bloc, avant un sommet en juillet entre l’UE et la Chine.mjw-pdh-ode-zap-els/dth