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Thaïlande: verdict vendredi au procès en destitution de Paetongtarn Shinawatra

La Cour constitutionnelle de Thaïlande rend vendredi son verdict sur la destitution de la Première ministre Paetongtarn Shinawatra, suspendue depuis juillet et mise en cause pour sa gestion des tensions entre son pays et le Cambodge.Les neuf magistrats ont commencé à délibérer vers 10H00 (03H00 GMT) et rendront leur décision aux alentours de 15H00, une semaine après que le père de Paetongtarn, Thaksin, a été acquitté à l’issue de son procès pour crime de lèse-majesté.Le milliardaire et ex-Premier ministre de 76 ans encourait pour ces faits jusqu’à 15 ans d’emprisonnement.Jiraporn Sindhuprai, une proche de Mme Paetongtarn, a déclaré vendredi que celle-ci était dans “un bon état d’esprit”.En cas de destitution, elle deviendrait la troisième membre de sa famille à quitter la tête du gouvernement après son père et sa tante Yingluck, tous deux renversés par des coups d’Etat militaires.La Cour constitutionnelle avait déjà destitué son prédécesseur Srettha Thavisin il y a un an.Paetongtarn Shinawatra est accusée d’avoir enfreint les normes d’éthique exigées d’une cheffe du gouvernement, lors d’un appel avec l’ex-Premier ministre cambodgien Hun Sen.Cet entretien, enregistré et diffusé à l’insu de la dirigeante thaïlandaise, avait eu lieu en juin alors que Bangkok et Phnom Penh étaient engagés dans un bras de fer depuis la mort d’un soldat cambodgien, fin mai, à la suite d’un échange de tirs avec l’armée thaïlandaise dans une zone disputée de la frontière.Les conservateurs du Bhumjaithai ont alors quitté la coalition formée avec son parti familial Pheu Thai, lui reprochant son ton trop révérencieux face à Hun Sen et d’avoir assimilé à un opposant un général thaïlandais chargé de surveiller une partie de la frontière.- Paralysie politique -L’affaire a provoqué une crise politique et de nouvelles tensions entre la Thaïlande et le Cambodge. Cinq jours d’affrontements armés entre les deux voisins ont entraîné en juillet la mort de 40 personnes et provoqué la fuite de plus de 300.000 autres.Paetongtarn Shinawatra a témoigné dans le cadre de son procès le 21 août, jour de son 39e anniversaire.Depuis une vingtaine d’années, la politique thaïlandaise est marquée par une lutte entre le clan Shinawatra et l’élite conservatrice, qui considère le premier comme une menace pour l’ordre social traditionnel du royaume.Si Paetongtarn Shinawatra est destituée, le royaume pourrait être confronté à une paralysie politique, aucun candidat naturel ou pressenti n’étant en mesure de prendre la relève au poste de Premier ministre.Son parti, le Pheu Thai, gouverne avec une coalition fragile et instable au Parlement.En vertu de la Constitution thaïlandaise, seuls ceux qui se sont officiellement présentés comme candidat au poste de Premier ministre lors des dernières élections générales de 2023 sont éligibles.Or sur les neuf personnes initialement proposées par les principaux partis en 2023, quatre sont déjà inéligibles tandis que les candidatures éventuelles des cinq autres sont également contrariées pour diverses raisons.L’organisation de nouvelles élections pourrait apparaître comme une solution, mais il n’est pas clair si l’actuel Premier ministre par intérim, Phumtham Wechayachai, qui jusqu’à présent a refusé de spéculer sur une éventuelle destitution de Paetongtarn Shinawatra, peut convoquer les électeurs, ou si seul un Premier ministre approuvé par le Parlement a le droit de le faire.

Les Casques bleus quitteront le Liban en 2027

Le Conseil de sécurité de l’ONU a décidé jeudi de prolonger une dernière fois le mandat de la force de maintien de la paix dans le sud du Liban (Finul) et, sous pression des Etats-Unis et d’Israël, de programmer en 2027 son retrait que certains estiment prématuré.Israël et les Etats-Unis ont immédiatement salué une décision “historique”.”Pour une fois, nous avons une bonne nouvelle de l’ONU”, a déclaré l’ambassadeur israélien Danny Danon, accusant la mission d’avoir échoué à empêcher le Hezbollah de “prendre le contrôle de la région”. “Nous appelons la communauté internationale à utiliser l’année qui vient pour renforcer les forces armées libanaises”, a commenté l’ambassadrice américaine par interim Dorothy Shea, notant que le “i” dans Finul signifiait “intérimaire”.Quelque 10.800 Casques bleus font tampon entre Israël et le Liban depuis mars 1978, mais le renouvellement habituel de leur mandat, qui expire dimanche, se heurtait cette année à l’hostilité d’Israël et de son allié américain qui souhaitent leur départ.Soutenue par Beyrouth, la France, chargée de ce dossier au Conseil de sécurité, avait dans un premier temps envisagé une extension d’un an, évoquant simplement l'”intention” de travailler à un retrait de la Finul.Mais face au risque d’un veto américain, après plusieurs versions et un report du vote, la résolution adoptée jeudi à l’unanimité programme sans équivoque la fin de la mission dans 16 mois.Le Conseil “décide de prolonger pour une dernière fois le mandat de la Finul (…) jusqu’au 31 décembre 2026 et de commencer une réduction et un retrait ordonnés et sûrs à partir du 31 décembre 2026 et dans un délai d’un an”.A l’issue de cette période, l’armée libanaise devra être la seule à assurer la sécurité dans le sud du pays, précise le texte.- “Retrait complet des forces israéliennes”  -Le président français Emmanuel Macron a salué l’extension de 16 mois, en insistant sur l’importance d’un “retrait complet des forces israéliennes du Sud-Liban et la fin de toute violation de la souveraineté libanaise (qui) sont des conditions essentielles à la mise en œuvre de ce plan”.”J’ai salué les décisions courageuses de l’exécutif libanais vers le rétablissement du monopole de la force. J’encourage le gouvernement libanais à adopter le plan qui sera présenté au cabinet à cette fin”, a également indiqué M. Macron après s’être entretenu avec le Président du Liban, Joseph Aoun, et son Premier ministre, Nawaf Salam.Plusieurs Etats membres ont plus clairement regretté le départ anticipé des Casques bleus.”Le Royaume-Uni estime qu’un retrait prématuré de la Finul risque de nourrir un environnement sécuritaire que le Hezbollah pourrait exploiter”, a noté l’ambassadeur britannique adjoint James Kariuki, se disant “déçu” que la décision n’ait pas été prise “sur la base d’une évaluation basée sur les faits”. Tandis que son homologue chinois Geng Shuang a dénoncé “l’insistance obstinée” d’un membre du Conseil ayant fait preuve d’un “mépris total” pour la situation sur le terrain.Alors que certains diplomates craignaient qu’un veto américain ne mette un terme immédiat à la mission, le Premier ministre libanais a salué la prolongation jusqu’à fin 2026.Le président Aoun a lui espéré que ces 16 mois supplémentaires donneraient à la Finul “la chance d’améliorer la situation du Liban et de renforcer la stabilité le long de la frontière sud”.Cette décision a été prise au moment où Beyrouth s’est engagé à désarmer et à démanteler le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah d’ici la fin de l’année, sous pression de Washington et dans le cadre de l’application du cessez-le-feu ayant mis fin à la guerre avec Israël en 2024.Cet accord prévoit le retrait du Hezbollah de la zone située au sud du fleuve Litani et le démantèlement de ses infrastructures militaires, en contrepartie du renforcement du déploiement de l’armée libanaise et des Casques bleus de l’ONU.L’accord de cessez-le-feu prévoit un retrait israélien de la zone, mais Israël maintient des troupes dans des positions frontalières jugées stratégiques et mène régulièrement des frappes chez son voisin du nord.La résolution appelle d’ailleurs Israël “à retirer ses forces du nord de la Ligne bleue”, y compris “les cinq positions sur le territoire libanais”.

Ukraine: Zelensky appelle a renforcer la pression sur Poutine après les frappes mortelles

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé à renforcer la pression sur son homologue russe Vladimir Poutine, après l’attaque sur Kiev qui a fait au moins 23 morts tôt jeudi.Malgré sa rencontre avec Donald Trump le 15 août en Alaska, “Poutine n’a pas fait ce qu’il a dit. Il est temps d’agir et d’envoyer un signal fort”, a déclaré M. Zelensky lors d’une discussion en visioconférence avec des dirigeants européens.”Nous devons maintenir la pression” en vue d’une rencontre au sommet entre l’Ukraine et la Russie, dont M. Poutine avait accepté le principe à la suite de sa visite à Anchorage, a-t-il insisté lors de cet entretien avec les dirigeants polonais, letton, estonien, lituanien et danois. M. Zelensky a souligné que les frappes de grande ampleur sur la capitale ukrainienne dans la nuit de mercredi à jeudi rappelaient l’urgence d’agir.Celles-ci ont coûté la vie à 23 personnes, dont quatre enfants, et une cinquantaine de personnes ont été blessées, selon un nouveau bilan de l’administration militaire de Kiev tôt vendredi.Cette attaque a suscité une vague d’indignation en Europe et au-delà. Le président américain Donald Trump s’est dit “pas content” mais “pas surpris” par ces bombardements, selon sa porte-parole, Karoline Leavitt.Son émissaire spécial pour l’Ukraine, Keith Kellogg avait dénoncé plus tôt jeudi de “terribles attaques” menaçant “la paix que le président des Etats-Unis cherche à obtenir”.Cette attaque est intervenue alors que des membres de l’équipe de M. Zelensky doivent rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement américain.Washington a annoncé jeudi avoir approuvé la vente à l’Ukraine de 3.350 missiles à longue portée et d’équipements connexes pour un montant total de 825 millions de dollars, le gouvernement américain soulignant que cela devrait aider Kiev à mieux se défendre.Des représentations de l’Union européenne et du Royaume-Uni ont été endommagés à Kiev par ces frappes. Conséquence: l’UE et les autorités britanniques ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres.- “J’aurais été enseveli” -M. Zelensky a accusé Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que de négocier la paix.Il a dit espérer de nouvelles sanctions contre Moscou et appelé les partenaires du Kremlin, tels que la Chine et la Hongrie (membre de l’Union européenne), à adopter une positions ferme vis-à-vis de la Russie, qui occupe 20% du territoire ukrainien.Dans un quartier de l’est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d’un bâtiment résidentiel totalement détruit, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”Si j’étais allé à l’abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd’hui, j’aurais été enseveli”, a raconté Andriï, blessé à l’oeil et dont l’appartement a été soufflé. Pendant cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.La Russie “ne recule devant rien” pour “terroriser” l’Ukraine, a souligné la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui au cours d’un échange téléphonique avec Donald Trump a appelé Vladimir Poutine à “venir à la table des négociations”.Celui-ci “tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix”, s’est emporté le Premier ministre Britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron fustigeant des “attaques insensées d’une grande cruauté”.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part assuré jeudi que la Russie restait “intéressée” par des négociations de paix avec l’Ukraine mais qu’elle poursuivrait ses bombardements tant que ses “objectifs” ne seraient pas atteints.- “Rien accompli” -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait subies cette ville. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou, sans pour autant parvenir à lui faire accepter une trêve, et conduit à sa rencontre avec son homologue russe en Alaska.Après ce sommet,le président américain avait dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d’Etat russe et ukrainien, mais cette perspective semble s’éloigner.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader le Kremlin de toute nouvelle attaque.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame pour sa part que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Ce que Kiev juge inacceptable.

Ukraine: Zelensky appelle a renforcer la pression sur Poutine après les frappes mortelles

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé à renforcer la pression sur son homologue russe Vladimir Poutine, après l’attaque sur Kiev qui a fait au moins 23 morts tôt jeudi.Malgré sa rencontre avec Donald Trump le 15 août en Alaska, “Poutine n’a pas fait ce qu’il a dit. Il est temps d’agir et d’envoyer un signal fort”, a déclaré M. Zelensky lors d’une discussion en visioconférence avec des dirigeants européens.”Nous devons maintenir la pression” en vue d’une rencontre au sommet entre l’Ukraine et la Russie, dont M. Poutine avait accepté le principe à la suite de sa visite à Anchorage, a-t-il insisté lors de cet entretien avec les dirigeants polonais, letton, estonien, lituanien et danois. M. Zelensky a souligné que les frappes de grande ampleur sur la capitale ukrainienne dans la nuit de mercredi à jeudi rappelaient l’urgence d’agir.Celles-ci ont coûté la vie à 23 personnes, dont quatre enfants, et une cinquantaine de personnes ont été blessées, selon un nouveau bilan de l’administration militaire de Kiev tôt vendredi.Cette attaque a suscité une vague d’indignation en Europe et au-delà. Le président américain Donald Trump s’est dit “pas content” mais “pas surpris” par ces bombardements, selon sa porte-parole, Karoline Leavitt.Son émissaire spécial pour l’Ukraine, Keith Kellogg avait dénoncé plus tôt jeudi de “terribles attaques” menaçant “la paix que le président des Etats-Unis cherche à obtenir”.Cette attaque est intervenue alors que des membres de l’équipe de M. Zelensky doivent rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement américain.Washington a annoncé jeudi avoir approuvé la vente à l’Ukraine de 3.350 missiles à longue portée et d’équipements connexes pour un montant total de 825 millions de dollars, le gouvernement américain soulignant que cela devrait aider Kiev à mieux se défendre.Des représentations de l’Union européenne et du Royaume-Uni ont été endommagés à Kiev par ces frappes. Conséquence: l’UE et les autorités britanniques ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres.- “J’aurais été enseveli” -M. Zelensky a accusé Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que de négocier la paix.Il a dit espérer de nouvelles sanctions contre Moscou et appelé les partenaires du Kremlin, tels que la Chine et la Hongrie (membre de l’Union européenne), à adopter une positions ferme vis-à-vis de la Russie, qui occupe 20% du territoire ukrainien.Dans un quartier de l’est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d’un bâtiment résidentiel totalement détruit, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”Si j’étais allé à l’abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd’hui, j’aurais été enseveli”, a raconté Andriï, blessé à l’oeil et dont l’appartement a été soufflé. Pendant cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.La Russie “ne recule devant rien” pour “terroriser” l’Ukraine, a souligné la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui au cours d’un échange téléphonique avec Donald Trump a appelé Vladimir Poutine à “venir à la table des négociations”.Celui-ci “tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix”, s’est emporté le Premier ministre Britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron fustigeant des “attaques insensées d’une grande cruauté”.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part assuré jeudi que la Russie restait “intéressée” par des négociations de paix avec l’Ukraine mais qu’elle poursuivrait ses bombardements tant que ses “objectifs” ne seraient pas atteints.- “Rien accompli” -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait subies cette ville. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou, sans pour autant parvenir à lui faire accepter une trêve, et conduit à sa rencontre avec son homologue russe en Alaska.Après ce sommet,le président américain avait dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d’Etat russe et ukrainien, mais cette perspective semble s’éloigner.Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader le Kremlin de toute nouvelle attaque.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame pour sa part que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Ce que Kiev juge inacceptable.

Ukraine: le bilan des frappes russes sur Kiev porté à 23 morts, tollé chez les Européens

Le bilan de frappes de missiles et de drones russes qui ont éventré tôt jeudi des immeubles d’habitation à Kiev s’est alourdi à au moins 23 morts vendredi, dont quatre enfants, après l’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine.Le président américain Donald Trump n’est “pas content” mais “pas surpris” par ces bombardements, a réagi jeudi sa porte-parole, Karoline Leavitt.Son émissaire spécial pour l’Ukraine, Keith Kellogg avait dénoncé plus tôt de “terribles attaques” menaçant “la paix que le président des Etats-Unis cherche à obtenir”.Cette attaque est intervenue alors que des membres de l’équipe du président ukrainien Volodymyr Zelensky doivent rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement américain.Washington a annoncé jeudi avoir approuvé la vente à l’Ukraine de 3.350 missiles à longue portée et d’équipements connexes pour un montant total de 825 millions de dollars, le gouvernement américain soulignant que cela devrait aider Kiev à mieux se défendre.L’attaque de grande ampleur sur Kiev dans la nuit de mercredi à jeudi a coûté la vie à 23 personnes, dont quatre enfants, et une cinquantaine ont été blessées, selon un nouveau bilan annoncé par Tymour Tkatchenko, chef de l’administration militaire de Kiev tôt vendredi.Des représentations de l’Union européenne et du Royaume-Uni ont été endommagés à Kiev par ces frappes. Conséquence: l’UE et les autorités britanniques ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres.- “J’aurais été enseveli” -M. Zelensky a accusé Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que de négocier la paix.Il a dit espérer de nouvelles sanctions contre Moscou et appelé les partenaires du Kremlin, tels que la Chine et la Hongrie (membre de l’Union européenne), à adopter une positions ferme vis-à-vis de la Russie, qui occupe 20% du territoire ukrainien.Dans un quartier de l’est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d’un bâtiment résidentiel totalement détruit, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”Si j’étais allé à l’abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd’hui, j’aurais été enseveli”, a raconté Andriï, blessé à l’oeil et dont l’appartement a été soufflé. Pendant cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.La Russie “ne recule devant rien” pour “terroriser” l’Ukraine, a souligné la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui au cours d’un échange téléphonique avec Donald Trump a appelé Vladimir Poutine à “venir à la table des négociations”.Celui-ci “tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix”, s’est emporté le Premier ministre Britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron fustigeant des “attaques insensées d’une grande cruauté”.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part assuré jeudi que la Russie restait “intéressée” par des négociations de paix avec l’Ukraine mais qu’elle poursuivrait ses bombardements tant que ses “objectifs” ne seraient pas atteints.L’armée russe, qui affirme ne jamais cibler des civils, a affirmé avoir visé des sites du “complexe militaro-industriel” ukrainien.- “Rien accompli” -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait subies cette ville. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou, sans pour autant parvenir à lui faire accepter une trêve, et conduit à sa rencontre avec son homologue russe en Alaska le 15 août.Après ce sommet,le président américain avait dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d’Etat russe et ukrainien, mais cette perspective semble s’éloigner.Charles Kushner, l’ambassadeur des Etats-Unis en France, a assuré dans une interview sur LCI jeudi que les initiatives de Donald Trump avaient permis de progresser vers la paix, critiquant le manque de résultat des Européens.  “Quelle a été la réussite des Européens pour négocier et amener Poutine à discuter autour d’une table?”, a-t-il demandé. Les Européens “n’ont rien accompli”. “Le président Trump se moque du protocole mais il peut sans doute obtenir quelque chose, en particulier avec Poutine.”Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader le Kremlin de toute nouvelle attaque.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame pour sa part que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Ce que Kiev juge inacceptable.burx-fv/pop/rco/mr/lgo/phs

Ukraine: le bilan des frappes russes sur Kiev porté à 23 morts, tollé chez les Européens

Le bilan de frappes de missiles et de drones russes qui ont éventré tôt jeudi des immeubles d’habitation à Kiev s’est alourdi à au moins 23 morts vendredi, dont quatre enfants, après l’une des plus importantes attaques aériennes russes contre l’Ukraine.Le président américain Donald Trump n’est “pas content” mais “pas surpris” par ces bombardements, a réagi jeudi sa porte-parole, Karoline Leavitt.Son émissaire spécial pour l’Ukraine, Keith Kellogg avait dénoncé plus tôt de “terribles attaques” menaçant “la paix que le président des Etats-Unis cherche à obtenir”.Cette attaque est intervenue alors que des membres de l’équipe du président ukrainien Volodymyr Zelensky doivent rencontrer vendredi à New York des représentants du gouvernement américain.Washington a annoncé jeudi avoir approuvé la vente à l’Ukraine de 3.350 missiles à longue portée et d’équipements connexes pour un montant total de 825 millions de dollars, le gouvernement américain soulignant que cela devrait aider Kiev à mieux se défendre.L’attaque de grande ampleur sur Kiev dans la nuit de mercredi à jeudi a coûté la vie à 23 personnes, dont quatre enfants, et une cinquantaine ont été blessées, selon un nouveau bilan annoncé par Tymour Tkatchenko, chef de l’administration militaire de Kiev tôt vendredi.Des représentations de l’Union européenne et du Royaume-Uni ont été endommagés à Kiev par ces frappes. Conséquence: l’UE et les autorités britanniques ont respectivement convoqué les ambassadeurs russes à Bruxelles et à Londres.- “J’aurais été enseveli” -M. Zelensky a accusé Moscou de préférer “continuer à tuer” plutôt que de négocier la paix.Il a dit espérer de nouvelles sanctions contre Moscou et appelé les partenaires du Kremlin, tels que la Chine et la Hongrie (membre de l’Union européenne), à adopter une positions ferme vis-à-vis de la Russie, qui occupe 20% du territoire ukrainien.Dans un quartier de l’est de Kiev, les secouristes ont dégagé plusieurs corps d’un bâtiment résidentiel totalement détruit, ont constaté des journalistes de l’AFP sur place.”Si j’étais allé à l’abri une minute plus tard, je ne serais pas là aujourd’hui, j’aurais été enseveli”, a raconté Andriï, blessé à l’oeil et dont l’appartement a été soufflé. Pendant cette attaque nocturne, les forces russes ont tiré 598 drones et 31 missiles sur l’Ukraine, selon l’armée de l’air ukrainienne.La Russie “ne recule devant rien” pour “terroriser” l’Ukraine, a souligné la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui au cours d’un échange téléphonique avec Donald Trump a appelé Vladimir Poutine à “venir à la table des négociations”.Celui-ci “tue des enfants et des civils et sabote les espoirs de paix”, s’est emporté le Premier ministre Britannique Keir Starmer, le président français Emmanuel Macron fustigeant des “attaques insensées d’une grande cruauté”.Le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov a pour sa part assuré jeudi que la Russie restait “intéressée” par des négociations de paix avec l’Ukraine mais qu’elle poursuivrait ses bombardements tant que ses “objectifs” ne seraient pas atteints.L’armée russe, qui affirme ne jamais cibler des civils, a affirmé avoir visé des sites du “complexe militaro-industriel” ukrainien.- “Rien accompli” -Fin juillet, des bombardements russes avaient fait plus de 30 morts à Kiev, l’une des attaques les plus meurtrières qu’ait subies cette ville. Ces frappes avaient poussé Donald Trump à accroître la pression sur Moscou, sans pour autant parvenir à lui faire accepter une trêve, et conduit à sa rencontre avec son homologue russe en Alaska le 15 août.Après ce sommet,le président américain avait dit vouloir préparer une réunion en face-à-face entre les chefs d’Etat russe et ukrainien, mais cette perspective semble s’éloigner.Charles Kushner, l’ambassadeur des Etats-Unis en France, a assuré dans une interview sur LCI jeudi que les initiatives de Donald Trump avaient permis de progresser vers la paix, critiquant le manque de résultat des Européens.  “Quelle a été la réussite des Européens pour négocier et amener Poutine à discuter autour d’une table?”, a-t-il demandé. Les Européens “n’ont rien accompli”. “Le président Trump se moque du protocole mais il peut sans doute obtenir quelque chose, en particulier avec Poutine.”Avant la conclusion d’un hypothétique accord de paix, l’Ukraine veut obtenir des garanties de sécurité des Occidentaux pour dissuader le Kremlin de toute nouvelle attaque.Pour mettre fin à son assaut, la Russie réclame pour sa part que l’Ukraine lui cède quatre régions partiellement occupées, en plus de la Crimée annexée en 2014, et renonce à intégrer l’Alliance atlantique. Ce que Kiev juge inacceptable.burx-fv/pop/rco/mr/lgo/phs

Le bras de fer entre l’administration Trump et la principale agence sanitaire américaine se tend

Le bras de fer qui oppose l’administration Trump à la principale agence sanitaire des Etats-Unis a continué à se tendre jeudi, le ministre vaccinosceptique de la Santé promettant de la reprendre en main au lendemain du limogeage de sa directrice.”Je ne peux pas commenter les questions relatives au personnel, mais l’agence est en difficulté, et nous devons y remédier, et c’est ce que nous sommes en train de faire”, a déclaré Robert Kennedy Jr, ministre de la Santé de Donald Trump à la chaîne Fox News, reprochant notamment à la structure sa gestion de la pandémie de Covid-19.La veille, son conflit avec les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), principale agence sanitaire du pays qu’il chapeaute, avait éclaté au grand jour après l’annonce par son ministère du départ de Susan Monarez de la direction des CDC, après moins d’un mois en poste.En cause, selon les avocats de cette dernière: son refus “de valider des directives non scientifiques et dangereuses” souhaitées par le ministre, connu pour ses positions antivaccins.En lieu et place de cette scientifique de profession, la Maison Blanche va nommer Jim O’Neill, bras droit du ministre RFK Jr et ex-financier de la tech, comme directeur par intérim des CDC, a rapporté le Washington Post.- “Manipuler la science” -Le limogeage de Mme Monarez mercredi a suscité une large vague de condamnations, tant de la part d’institutions médicales que de représentants de gauche.”RFK Jr écarte les leaders scientifiques qui refusent d’approuver sans discussion ses théories du complot dangereuses et de manipuler la science”, avait ainsi dénoncé le sénateur Bernie Sanders sur X, réclamant la tenue d’une enquête parlementaire sur le sujet.Alors que le départ de Mme Monarez avait été annoncé par le ministère de la Santé, l’intéressée l’avait démenti par la voix de ses avocats et accusé Robert Kennedy Jr de poursuivre une politique “mettant en danger la vie de millions d’Américains”.La Maison Blanche avait ensuite officialisé son renvoi, mais les conseils de cette dernière avaient dénoncé une procédure “juridiquement insuffisante”.L’affaire, riche en rebondissements, a mis en lumière les vives dissensions entre l’administration Trump et les scientifiques des agences fédérales et a conduit plusieurs hauts responsables des CDC à démissionner.En quittant jeudi le siège de l’institution à Atlanta (sud-est), ces derniers ont été vivement applaudis par leurs collègues et ont promis de continuer à se battre pour défendre le travail de l’agence, qui joue un rôle crucial dans la prévention des maladies chroniques, infectieuses ou encore des overdoses. Le changement de direction aux CDC survient par ailleurs quelques semaines seulement après qu’un assaillant vivement opposé au vaccin contre le Covid-19 a visé le siège de l’agence sanitaire.Après cette attaque armée, au cours de laquelle un policier avait été tué, des employés des CDC avaient accusé RFK Jr de les mettre en danger en propageant de fausses informations, notamment sur les vaccins.Depuis son entrée en fonction, ce dernier a amorcé une profonde refonte des agences sanitaires américaines et de la politique vaccinale du pays, limogeant des experts réputés, restreignant l’accès aux vaccins contre le Covid-19 ou encore coupant des fonds au développement de nouveaux vaccins.

Le bras de fer entre l’administration Trump et la principale agence sanitaire américaine se tend

Le bras de fer qui oppose l’administration Trump à la principale agence sanitaire des Etats-Unis a continué à se tendre jeudi, le ministre vaccinosceptique de la Santé promettant de la reprendre en main au lendemain du limogeage de sa directrice.”Je ne peux pas commenter les questions relatives au personnel, mais l’agence est en difficulté, et nous devons y remédier, et c’est ce que nous sommes en train de faire”, a déclaré Robert Kennedy Jr, ministre de la Santé de Donald Trump à la chaîne Fox News, reprochant notamment à la structure sa gestion de la pandémie de Covid-19.La veille, son conflit avec les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), principale agence sanitaire du pays qu’il chapeaute, avait éclaté au grand jour après l’annonce par son ministère du départ de Susan Monarez de la direction des CDC, après moins d’un mois en poste.En cause, selon les avocats de cette dernière: son refus “de valider des directives non scientifiques et dangereuses” souhaitées par le ministre, connu pour ses positions antivaccins.En lieu et place de cette scientifique de profession, la Maison Blanche va nommer Jim O’Neill, bras droit du ministre RFK Jr et ex-financier de la tech, comme directeur par intérim des CDC, a rapporté le Washington Post.- “Manipuler la science” -Le limogeage de Mme Monarez mercredi a suscité une large vague de condamnations, tant de la part d’institutions médicales que de représentants de gauche.”RFK Jr écarte les leaders scientifiques qui refusent d’approuver sans discussion ses théories du complot dangereuses et de manipuler la science”, avait ainsi dénoncé le sénateur Bernie Sanders sur X, réclamant la tenue d’une enquête parlementaire sur le sujet.Alors que le départ de Mme Monarez avait été annoncé par le ministère de la Santé, l’intéressée l’avait démenti par la voix de ses avocats et accusé Robert Kennedy Jr de poursuivre une politique “mettant en danger la vie de millions d’Américains”.La Maison Blanche avait ensuite officialisé son renvoi, mais les conseils de cette dernière avaient dénoncé une procédure “juridiquement insuffisante”.L’affaire, riche en rebondissements, a mis en lumière les vives dissensions entre l’administration Trump et les scientifiques des agences fédérales et a conduit plusieurs hauts responsables des CDC à démissionner.En quittant jeudi le siège de l’institution à Atlanta (sud-est), ces derniers ont été vivement applaudis par leurs collègues et ont promis de continuer à se battre pour défendre le travail de l’agence, qui joue un rôle crucial dans la prévention des maladies chroniques, infectieuses ou encore des overdoses. Le changement de direction aux CDC survient par ailleurs quelques semaines seulement après qu’un assaillant vivement opposé au vaccin contre le Covid-19 a visé le siège de l’agence sanitaire.Après cette attaque armée, au cours de laquelle un policier avait été tué, des employés des CDC avaient accusé RFK Jr de les mettre en danger en propageant de fausses informations, notamment sur les vaccins.Depuis son entrée en fonction, ce dernier a amorcé une profonde refonte des agences sanitaires américaines et de la politique vaccinale du pays, limogeant des experts réputés, restreignant l’accès aux vaccins contre le Covid-19 ou encore coupant des fonds au développement de nouveaux vaccins.