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Foot: Massy et Poissy derniers candidats pour le grand stade du PSG

Massy et Poissy, seuls en course: le PSG a retenu mardi les candidatures des deux villes franciliennes pour la construction de son grand stade, effectuant un pas de plus en dehors du Parc des Princes, son enceinte historique.Avec la constitution de cette “short-list”, le PSG franchit une étape supplémentaire dans sa volonté de quitter son stade fétiche depuis 1974, dont la capacité (48.000 places) est jugée insuffisante par ses dirigeants mais que la Mairie de Paris refuse de lui vendre pour y mener des travaux d’agrandissement.Le club est “désormais prêt à approfondir ses études sur les communes de Massy (Essonne) et de Poissy (Yvelines), en lien étroit avec les partenaires locaux”, a ainsi indiqué le PSG dans un communiqué.Le président du conseil départemental de l’Essonne, François Durovray, a souligné la “formidable opportunité” pour le département si le choix se porte sur Massy.Poissy a pour lui “sa proximité immédiate avec le Campus Paris Saint-Germain (le centre d’entraînement du PSG, ndlr), l’ancrage local du club et la qualité d’un partenariat de longue date”.”Cette sélection est le fruit d’un travail collectif exemplaire, comme celui qui nous avait permis d’accueillir le centre d’entraînement en 2016″, a également réagi Karl Olive, député des Yvelines et ancien maire de Poissy.- Positions irréconciliables -Le club, qui vise la construction d’une enceinte de “60.000 à 90.000 places”, prévoit de trancher définitivement “fin 2026”, a-t-on appris auprès d’une source proche du club.  D’ici là, le PSG, détenu par le fonds qatari QSI (Qatar Sports Investments), va opérer des études poussées sur les deux sites, selon la même source. Le club accroit ainsi la fracture, déjà béante, avec la mairie de Paris avec qui les relations sont glaciales depuis plus de deux ans en raison de l’opposition farouche d’Anne Hidalgo à la vente du Parc des Princes. Signe des tensions, l’édile n’a pas été invitée à assister à la finale de la Ligue des champions remportée contre l’Inter Milan (5-0) à Munich, le 31 mai, ni aux festivités du lendemain dans la capitale.  Le PSG a longtemps caressé l’espoir de devenir acquéreur du Parc des Princes, où il dispose d’un bail emphytéotique jusqu’en 2044, et d’augmenter sa jauge. Un montant de 38 millions d’euros avait été évoqué dans les discussions “avant qu’elles ne soient rompues par les dirigeants du club”, selon Pierre Rabadan, adjoint d’Anne Hidalgo en charge des sports. Un montant jugé “largement insuffisant si le Parc était à vendre”.- “Pas près de partir” -Face au refus de la Mairie de Paris, le club a fait part l’an dernier de son intention de déménager sur un site dont il serait le propriétaire.Les positions semblent pour l’heure irréconciliables puisque Anne Hidalgo a réitéré le 2 juin son veto à toute cession du Parc des Princes mais s’est dite “ouverte” à des discussions avec le PSG pour l’agrandir.”Tout le monde veut” que les joueurs du PSG “restent au Parc des Princes et nous les premiers”, a pourtant commenté Pierre Rabadan après l’annonce des deux sites choisis par le PSG.Le club a lui martelé que la construction d’un grand stade dont il serait propriétaire était “une condition essentielle pour accompagner durablement sa croissance”.”Pour rester compétitif, nous devons disposer d’un stade à la hauteur de nos ambitions, capable d’accueillir un plus grand nombre de supporters dans les meilleures conditions”, a déclaré, le directeur général du PSG. Les supporteurs, angoissés à l’idée de voir leur équipe quitter le cœur de la capitale pour des communes situées à 30 (Poissy) ou 25 km (Massy), peuvent toutefois se rassurer: ce projet mettra de nombreuses années avant de voir éventuellement le jour. “Le club est toujours très attaché au Parc des Princes et il n’est pas près d’en partir. Et si jamais il redevient vendable, il pourra être une option qui sera réétudiée”, a expliqué à l’AFP une source proche du PSG. 

Journaliste tuée à Malte en 2017: deux complices condamnés à la perpétuité

Deux hommes ont été condamnés mardi à la réclusion à perpétuité à Malte pour avoir fourni l’explosif utilisé dans le meurtre en 2017 de la journaliste Daphne Caruana Galizia, qui avait secoué le pays et l’opinion internationale.Robert Agius, 41 ans, et Jamie Vella, 42 ans, ont été reconnus coupables la semaine dernière de complicité dans l’homicide de la journaliste d’investigation de 53 ans pour avoir fourni l’explosif de catégorie militaire qui avait fait détoner sa voiture près de son domicile.Les procureurs avaient requis, à l’issue d’un procès de six semaines, la réclusion à perpétuité, qui a été prononcée mardi.”Nous espérons que le verdict d’aujourd’hui représentera un pas en avant vers un monde plus sûr pour les journalistes en faisant voir aux tueurs potentiels qu’il y a de lourdes peines quand un journaliste est tué”, a réagi mardi sa famille dans un communiqué.Daphne Caruana Galizia, une des journalistes les plus renommées de Malte, avait été assassinée dans un attentat à la voiture piégée près de son domicile le 16 octobre 2017. Deux tueurs avaient été reconnus coupables du meurtre et condamnés à 40 ans de réclusion, tandis qu’un troisième avait reçu une peine réduite à 15 ans d’emprisonnement en échange de son témoignage. Le meurtre de la journaliste, qui décrivait dans ses articles le copinage et les scandales de l’élite politique et économique maltaise, avait suscité une indignation internationale. De grandes manifestations avaient eu lieu à Malte contre l’ex-Premier ministre Joseph Muscat, accusé de protéger ses amis et ses alliés lors de l’enquête, jusqu’à être poussé à la démission en décembre 2019. Une enquête publique parue en 2021 n’avait trouvé aucune preuve d’implication de l’Etat dans l’assassinat de Daphne Caruana Galizia, mais avait conclu que le gouvernement avait entretenu un “climat d’impunité” pour ceux qui voulaient la réduire au silence. Le procès de l’homme d’affaires Yorgen Fenech, ancien proche du gouvernement de Joseph Muscat, soupçonné d’avoir mandaté le meurtre, est toujours attendu.Il a été arrêté en novembre 2019 à bord de son yacht alors qu’il tentait de quitter Malte. Il a ensuite été libéré sous caution en janvier 2025, et aucune date n’a encore été fixée pour son procès.

Trump “dévastateur” pour la santé reproductive dans le monde, dit une responsable de l’ONU

Le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) fait sporadiquement face à des coupes budgétaires des Etats-Unis, mais cette fois, l’impact des politiques de Donald Trump est encore plus “dévastateur” pour la santé reproductive dans le monde, s’inquiète sa cheffe Natalia Kanem dans un entretien à l’AFP.Depuis l’adoption en 1985 par le Congrès américain de l’amendement Kemp-Kasten, toutes les administrations républicaines ont coupé leurs financements du FNUAP, l’accusant de favoriser avortements et stérilisations forcés en Chine, accusation rejetée par l’agence onusienne spécialisée dans la santé sexuelle et reproductive. La deuxième administration Trump ne fait pas exception.”Plus de 330 millions de dollars de projets ont été bloqués, du jour au lendemain si on peut dire”, notamment dans certaines parties du monde les plus difficiles, comme l’Afghanistan, explique le Dr Kanem dans cet entretien à l’occasion de la publication du rapport annuel du FNUAP mardi. “Alors oui, nous souffrons”.Par exemple, dans le camp de réfugiés syriens de Zaatari, en Jordanie, pendant des années, des sages-femmes “héroïques” ont aidé quelque 18.000 femmes enceintes “sans une seule mère morte lors de l’accouchement, ce qui est exceptionnel dans une situation de crise”, raconte-t-elle. Mais “ces maternités ont fermé” et à cause des coupes financières ces sages-femmes “ne peuvent plus faire leur travail”.Si le FNUAP ne peut encore estimer quels seront les impacts précis des coupes américaines, elles se traduiront sans aucun doute par notamment plus de mortalité maternelle et plus de grossesses non désirées.Mais “ce qui est différent cette fois, c’est que notre écosystème inclut d’autres acteurs en santé reproductive qui auraient pu nous remplacer” mais qui eux aussi sont “sous le choc des impacts immenses liés à leurs financements refusés”.L’administration de Donald Trump a en effet sabré massivement dans les programmes d’aide extérieure.”Ce qui est déplorable, c’est que cette année est, pour moi, considérablement pire qu’avant, précisément parce que tout le monde est pris dans le tourbillon”, insiste Natalia Kanem. “Le retrait des Etats-Unis du financement du secteur de la santé reproductive est dévastateur”.- Désir et droits -Une politique américaine qui passe par des baisses de financements mais aussi par une remise en cause des questions d’égalité de genre.”Bien sûr, il y aura toujours des débats sur les mots, les concepts utilisés, mais il ne devrait y avoir aucun débat sur le fait que les droits et les choix des femmes et des adolescentes ne sont pas négociables”, insiste la patronne de l’agence onusienne. “Nous ne devons jamais faire de compromis sur nos valeurs communes qui font la différence entre la vie et la mort de femmes et de filles à travers le monde”.”Les femmes méritent d’être soutenues, les adolescentes méritent de finir l’école et de ne pas se retrouver enceintes ou d’être troquées ou mariées” par leurs familles, martèle-t-elle.Le rapport annuel de l’organisation publié mardi, se fondant sur les résultats d’un sondage YouGov auprès de 14.000 personnes dans 14 pays représentant plus d’un tiers de la population mondiale, s’inquiète d’autre part que des millions de personnes à travers le monde ne puissent créer la famille qu’ils désirent.Ainsi, plus de 40% des plus de 50 ans ont indiqué n’avoir pas eu le nombre d’enfants qu’ils souhaitaient (31% moins que souhaité, 12% plus). Plus de la moitié des personnes interrogées expliquent que des barrières économiques les ont empêchés d’avoir plus d’enfants; et à l’inverse une personne sur cinq dit avoir subi des pressions pour avoir un enfant. Un adulte sur trois rapporte une grossesse non désirée.Avec plus de huit milliards d’humains mais de plus en plus de pays sous le seuil de reproduction de la population, les questions démographiques entraînent parfois des positions “radicales”, note Natalia Kanem. “Certains pensent qu’il y a trop de gens, d’autres disent (…) que les femmes devraient faire plus de bébés”.Mais pour elle, le plus important, “ce sont les véritables désirs, les droits et les choix des femmes”. Des choix qui doivent être accompagnés par les politiques publiques.

Gaza: Trump doit dire à Netanyahu “Assez, c’est assez”, plaide l’ex-Premier ministre israélien Olmert

Le président américain Donald Trump devrait dire “Assez, c’est assez”, estime l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, dénonçant la poursuite “criminelle” de la guerre à Gaza pour “des intérêts personnels” et plaidant pour une solution à deux Etats, unique garantie de paix durable selon lui.Les États-Unis ont davantage d’influence sur le gouvernement israélien que “toutes les autres puissances réunies”, a affirmé M. Olmert, ex-Premier ministre d’Israël de 2006 à 2009, estimant que Donald Trump “peut faire la différence”, dans un entretien lundi soir à l’AFP.Il s’en est pris au chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, pour avoir “totalement échoué” à protéger son peuple lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les accusations de génocide et crimes de guerre contre Israël se multiplient, venant d’experts de l’ONU, de groupes de défense des droits humains et de pays de plus en plus nombreux. Israël les rejette.Pour Ehud Olmert, si la communauté internationale a soutenu au départ le droit d’Israël à se défendre, les choses ont changé depuis mars 2025 lorsque M. Netanyahu, tributaire des partis d’extrême droite au sein de sa majorité, a intensifié la guerre “pour des intérêts personnels”.”Si une guerre ne sauve pas les otages, ne parvient pas à éradiquer ce qu’ils ont déjà fait contre le Hamas au cours de ces 20 mois de combats incessants, et si, en conséquence, des soldats sont tués, des otages peut-être tués et des Palestiniens innocents non impliqués sont tués, alors à mon avis, c’est un crime”, a-t-il asséné.”C’est quelque chose qui doit être condamné (…) c’est totalement insupportable”, a ajouté M. Olmert, issu du même parti – le Likoud – que son successeur et rival de longue date Benjamin Netanyahu.- 4,4% du territoire -M. Olmert a salué la tenue en juin à New York (États-Unis) d’une conférence internationale, co-présidée par la France et l’Arabie saoudite, qui doit relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite “à deux États”.”Je suis très heureux qu’il y ait cette alliance mondiale pour une solution à deux États”, a affirmé M. Olmert, l’une des rares voix en Israël à soutenir ce projet. “C’est très important pour fournir aux Américains l’infrastructure, une enveloppe et un cadre de soutien international”.Ensuite, “ce que nous attendons, c’est que le président Trump convoque Netanyahu (…) dans le Bureau ovale face aux caméras” et qu’il lui dise, en le surnommant, “comme il le fait habituellement: +Bibi, ça suffit+”, a dit M. Olmert. “Rien n’est impossible avec Trump”.Les États-Unis restent pour l’heure déterminés à protéger leur allié israélien. Ils ont de nouveau mis leur veto il y a quelques jours, bloquant un appel de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat et l’accès humanitaire à Gaza.Avec l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Kidwa, Ehud Olmert promeut un plan de paix incluant la création d’un État palestinien voisin d’Israël, chaque partie cédant 4,4% de son territoire à l’autre.Selon le plan dévoilé l’an dernier, Israël annexerait les principales colonies juives en Cisjordanie, notamment certaines zones autour de Jérusalem. En contrepartie, un territoire israélien de superficie équivalente serait cédé à un futur État palestinien. Le plan Olmert-Kidwa préconise également une souveraineté partagée sur la Vieille Ville de Jérusalem, avec une tutelle dont feraient partie Israël et un État palestinien.- “Se débarrasser des deux” -Un tel plan est “pratique, réalisable, pertinent, valable et réel (…) Cela nécessite des dirigeants des deux côtés qui le veuillent”, a déclaré M. Olmert, qui a passé plus d’un an en prison (2016-2017) après avoir été condamné pour des scandales de corruption ayant mis fin à sa carrière politique.La création de deux États est aujourd’hui “la seule solution envisageable”, a affirmé à l’AFP Nasser al-Kidwa. Le neveu de l’ex-dirigeant palestinien Yasser Arafat (1929-2004) était venu promouvoir avec Ehud Olmert leur plan commun à Paris, lors d’une conférence organisée mardi à la Fondation Jean-Jaurès par l’Atlantic Middle East Forum (Amef), nouvelle plateforme dédiée au dialogue stratégique, culturel et politique sur le Moyen-Orient.Toutefois, il ne peut y avoir aucun espoir de “progrès sérieux avec le gouvernement israélien actuel et les dirigeants palestiniens actuels”, dit-il, en référence au président vieillissant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis deux décennies.”Il faut se débarrasser des deux. Et c’est ce qui va se passer”, a assuré M. al-Kidwa, qualifiant les dirigeants palestiniens de “corrompus et incompétents”.

Gaza: Trump doit dire à Netanyahu “Assez, c’est assez”, plaide l’ex-Premier ministre israélien Olmert

Le président américain Donald Trump devrait dire “Assez, c’est assez”, estime l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, dénonçant la poursuite “criminelle” de la guerre à Gaza pour “des intérêts personnels” et plaidant pour une solution à deux Etats, unique garantie de paix durable selon lui.Les États-Unis ont davantage d’influence sur le gouvernement israélien que “toutes les autres puissances réunies”, a affirmé M. Olmert, ex-Premier ministre d’Israël de 2006 à 2009, estimant que Donald Trump “peut faire la différence”, dans un entretien lundi soir à l’AFP.Il s’en est pris au chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, pour avoir “totalement échoué” à protéger son peuple lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins 32 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Les accusations de génocide et crimes de guerre contre Israël se multiplient, venant d’experts de l’ONU, de groupes de défense des droits humains et de pays de plus en plus nombreux. Israël les rejette.Pour Ehud Olmert, si la communauté internationale a soutenu au départ le droit d’Israël à se défendre, les choses ont changé depuis mars 2025 lorsque M. Netanyahu, tributaire des partis d’extrême droite au sein de sa majorité, a intensifié la guerre “pour des intérêts personnels”.”Si une guerre ne sauve pas les otages, ne parvient pas à éradiquer ce qu’ils ont déjà fait contre le Hamas au cours de ces 20 mois de combats incessants, et si, en conséquence, des soldats sont tués, des otages peut-être tués et des Palestiniens innocents non impliqués sont tués, alors à mon avis, c’est un crime”, a-t-il asséné.”C’est quelque chose qui doit être condamné (…) c’est totalement insupportable”, a ajouté M. Olmert, issu du même parti – le Likoud – que son successeur et rival de longue date Benjamin Netanyahu.- 4,4% du territoire -M. Olmert a salué la tenue en juin à New York (États-Unis) d’une conférence internationale, co-présidée par la France et l’Arabie saoudite, qui doit relancer une solution pacifique au conflit israélo-palestinien dite “à deux États”.”Je suis très heureux qu’il y ait cette alliance mondiale pour une solution à deux États”, a affirmé M. Olmert, l’une des rares voix en Israël à soutenir ce projet. “C’est très important pour fournir aux Américains l’infrastructure, une enveloppe et un cadre de soutien international”.Ensuite, “ce que nous attendons, c’est que le président Trump convoque Netanyahu (…) dans le Bureau ovale face aux caméras” et qu’il lui dise, en le surnommant, “comme il le fait habituellement: +Bibi, ça suffit+”, a dit M. Olmert. “Rien n’est impossible avec Trump”.Les États-Unis restent pour l’heure déterminés à protéger leur allié israélien. Ils ont de nouveau mis leur veto il y a quelques jours, bloquant un appel de l’ONU à un cessez-le-feu immédiat et l’accès humanitaire à Gaza.Avec l’ancien ministre palestinien des Affaires étrangères Nasser al-Kidwa, Ehud Olmert promeut un plan de paix incluant la création d’un État palestinien voisin d’Israël, chaque partie cédant 4,4% de son territoire à l’autre.Selon le plan dévoilé l’an dernier, Israël annexerait les principales colonies juives en Cisjordanie, notamment certaines zones autour de Jérusalem. En contrepartie, un territoire israélien de superficie équivalente serait cédé à un futur État palestinien. Le plan Olmert-Kidwa préconise également une souveraineté partagée sur la Vieille Ville de Jérusalem, avec une tutelle dont feraient partie Israël et un État palestinien.- “Se débarrasser des deux” -Un tel plan est “pratique, réalisable, pertinent, valable et réel (…) Cela nécessite des dirigeants des deux côtés qui le veuillent”, a déclaré M. Olmert, qui a passé plus d’un an en prison (2016-2017) après avoir été condamné pour des scandales de corruption ayant mis fin à sa carrière politique.La création de deux États est aujourd’hui “la seule solution envisageable”, a affirmé à l’AFP Nasser al-Kidwa. Le neveu de l’ex-dirigeant palestinien Yasser Arafat (1929-2004) était venu promouvoir avec Ehud Olmert leur plan commun à Paris, lors d’une conférence organisée mardi à la Fondation Jean-Jaurès par l’Atlantic Middle East Forum (Amef), nouvelle plateforme dédiée au dialogue stratégique, culturel et politique sur le Moyen-Orient.Toutefois, il ne peut y avoir aucun espoir de “progrès sérieux avec le gouvernement israélien actuel et les dirigeants palestiniens actuels”, dit-il, en référence au président vieillissant de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au pouvoir depuis deux décennies.”Il faut se débarrasser des deux. Et c’est ce qui va se passer”, a assuré M. al-Kidwa, qualifiant les dirigeants palestiniens de “corrompus et incompétents”.

Incendie dans l’Aisne: les deux pompiers ensevelis sous des décombres sont morts

Les corps de deux jeunes pompiers volontaires ont été retrouvés sans vie mardi dans les décombres d’un immeuble à Laon (Aisne), au lendemain de leur disparition alors qu’ils luttaient contre l’incendie de ce bâtiment du centre historique.”En dépit d’une mobilisation importante et de l’activation de moyens spécialisés dans le sauvetage/déblayage, les deux soldats du feu axonais ont été découverts dans les décombres sans vie”, a écrit la préfecture de l’Aisne dans un communiqué publié à la mi-journée.Ces deux pompiers volontaires, âgés de 22 et 23 ans, “exerçaient au sein du corps des sapeurs-pompiers aux grades de caporal”, selon la préfecture. L’un d’eux “avait une petite fille de moins d’un an”, a souligné le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui s’est rendu sur place.”Le feu a été extrêmement virulent, puisqu’on est sur un quartier médiéval, un quartier très ancien”, a relevé M. Retailleau. “Le binôme de sapeurs-pompiers a pénétré au rez-de-chaussée, que les flammes n’avaient pas atteint. Et brutalement, les étages supérieurs se sont affaissés sur eux et les ont ensevelis”, selon le ministre.Ils “ont perdu la vie en portant secours, fidèles jusqu’au bout à leur engagement”, a salué sur X le président de la République, Emmanuel Macron. “Le pays est aux côtés de leurs familles et de l’ensemble des sapeurs-pompiers de France”.Une enquête a été ouverte contre X des chefs d’homicides involontaires. “A ce stade, aucun élément ne vient étayer l’hypothèse d’un déclenchement intentionnel de l’incendie”, a souligné le procureur de Laon, Guillaume Donnadieu, dans un communiqué.La préfecture avait précisé tôt mardi matin qu’il n’y avait pas d’autre victime, tous les occupants de l’immeuble et des bâtiments voisins ayant pu être évacués.- “Enormément de fumée” -Deux autres sapeurs-pompiers ont été “intoxiqués par les fumées et évacués” mais “leur état de santé ne suscite plus d’inquiétude”, selon le procureur.L’incendie s’est déclaré dans un appartement d’un immeuble de deux étages avec combles au coeur de la cité médiévale de Laon, sur lequel les sapeurs-pompiers du Sdis (service d’incendie et de secours) de l’Aisne se sont engagés à partir de lundi 20H45.”Il y avait énormément de fumée, il y a des flammes qui partaient sur l’autre bâtiment”, explique à l’AFP Christopher Tonnellier, 33 ans, qui travaille dans un restaurant proche de l’immeuble.”Il y a une vieille personne handicapée qui habite dans ce bâtiment donc j’ai tapé, il ne répondait pas (…) Il était en train de dormir, tout était noir”, continue-t-il, expliquant avoir “cassé” la porte de cet habitant pour entrer chez lui et le faire évacuer.Cet habitant, âgé de 89 ans, ne souffre d'”aucune brûlure ou signe d’intoxication par les fumées”, selon le procureur.”Aux alentours de 22H30, un étage de l’immeuble” s’est effondré sur les deux jeunes pompiers volontaires “alors qu’ils progressaient au rez-de-chaussée du bâtiment, selon le procureur.Le feu s’est propagé dans la nuit, touchant cinq bâtiments au total, avec des effondrements sur “différents niveaux”, a précisé à l’AFP une porte-parole de la préfecture. L’intervention s’est étendue “sur une très grosse surface”, a-t-elle insisté.- “Bâti extrêmement dense” -Les opérations ont duré toute la nuit. Mardi matin à 07H00, 168 sapeurs-pompiers étaient encore mobilisés sur le site, avec le renfort de services d’incendie et de secours de cinq autres départements et de moyens techniques spéciaux, dont un robot-pompier Colossus, spécialisé pour les interventions “en zone à risque élevé”, avait détaillé la préfecture.”On est sur un bâti extrêmement dense”, avec parfois des immeubles imbriqués les uns dans les autres, et des carrières dans le sous-sol, a souligné le maire de Laon, Eric Delhaye, interrogé par l’AFP.Alexis Musikas, pharmacien dont l’officine est séparée par deux magasins de l’immeuble sinistré, pointe auprès de l’AFP “un risque d’effondrement qui plombe la ville depuis des générations”. Dans le centre historique de Laon, “on est sur plusieurs étages de caves avec un passé de plusieurs générations d’immeubles plus ou moins entretenus”, “des bâtiments qui sont mal entretenus ou pas entretenus, d’autres qui sont très bien refaits”, souligne M. Musikas. etb-bj-zl-kau/sp

Un ex-élève tue neuf personnes dans un établissement scolaire en Autriche

Un ancien élève de 21 ans a tué par balles neuf personnes dans un établissement scolaire de Graz en Autriche, un drame sans précédent dans le pays alpin qui a décrété trois jours de deuil national.Les autorités ont fait état d’un bilan de 10 morts, dont l’auteur des tirs, et de douze blessés graves.Parmi les victimes, figurent six personnes de sexe féminin et trois de sexe masculin. Leur âge n’a pas été précisé.L’auteur présumé a agi seul et s’est donné la mort dans les toilettes, selon la police qui s’est refusée à toute spéculation sur son mobile à ce stade. Le jeune homme, un Autrichien de 21 ans originaire de la région, a utilisé pour commettre l’attaque un fusil et une arme de poing qu’il détenait légalement. Il avait été scolarisé dans cet établissement secondaire accueillant des élèves de 14 à 18 ans mais n’avait pas terminé son cursus. Les lieux ont été rapidement sécurisés et évacués et les adolescents pris en charge par une cellule de crise.- “Touchée au coeur” -Le chancelier Christian Stocker, arrivé sur place, a déploré “une tragégie nationale”. “C’est un jour sombre, un excès de violence inpensable”, a-t-il dit devant la presse en annonçant que les drapeaux seraient mis en berne pendant trois jours.”C’est une catastrophe, tout simplement horrible, ce sont juste des enfants”, a confié au tabloïd Krone Hasan Darsel, qui tient un restaurant près du lieu du drame. Devant cette tragédie, plusieurs dirigeants européens ont fait part de leur “choc”.”Chaque enfant devrait se sentir en sécurité à l’école et être capable d’apprendre librement, sans peur et sans violence”, a réagi la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas sur le réseau X.”Les nouvelles de Graz me touchent au cœur”, a souligné de son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. “Il est difficile de supporter que des écoles deviennent des lieux de mort et de violence”.La cheffe du gouvernement en Italie, Giorgia Meloni, a dit avoir appris “avec douleur la tragique nouvelle”, témoignant de sa “solidarité” avec l’Autriche, tout comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban.”Nos pensées vont à nos amis et voisins autrichiens et nous partageons leur deuil”, a également commenté le chancelier allemand Friedrich Merz après cette “horrible” attaque.- Précédents en Europe -Loin des drames de ce genre qui secouent régulièrement les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, l’Autriche, un pays membre de l’UE de 9,2 millions d’habitants, n’a pas l’habitude de ce type de criminalité. Elle figure parmi les dix Etats les plus sûrs du monde, d’après l’Indice mondial pour la paix (Global Peace Index).Ces dernières années, l’Europe a été secouée par plusieurs attaques en milieu scolaire et universitaire, ne relevant pas d’actes de terrorisme.En France, une assistante d’éducation a été mortellement poignardée mardi par un collégien devant son établissement, suscitant une vive émotion face à ce que le président Emmanuel Macron a qualifié de “déferlement de violence insensé”.Ailleurs en Europe, la Slovaquie et la Croatie ont été endeuillées récemment par des attaques au couteau. La République tchèque a aussi été touchée fin 2023, quand un étudiant a ouvert le feu dans les locaux d’une faculté, tuant 14 personnes, avant de se suicider.En mars de la même année, neuf élèves ainsi que le gardien d’une école du centre de Belgrade en Serbie avaient été tués par balles par un élève de treize ans. “La Serbie ressent votre douleur, parce que nous avons aussi vécu des tragédies dont le souvenir est encore frais et dont les cicatrices sont profondément imprimées dans le cœur de chacun d’entre nous”, a réagi le président serbe Aleksandar Vucic.

Un ex-élève tue neuf personnes dans un établissement scolaire en Autriche

Un ancien élève de 21 ans a tué par balles neuf personnes dans un établissement scolaire de Graz en Autriche, un drame sans précédent dans le pays alpin qui a décrété trois jours de deuil national.Les autorités ont fait état d’un bilan de 10 morts, dont l’auteur des tirs, et de douze blessés graves.Parmi les victimes, figurent six personnes de sexe féminin et trois de sexe masculin. Leur âge n’a pas été précisé.L’auteur présumé a agi seul et s’est donné la mort dans les toilettes, selon la police qui s’est refusée à toute spéculation sur son mobile à ce stade. Le jeune homme, un Autrichien de 21 ans originaire de la région, a utilisé pour commettre l’attaque un fusil et une arme de poing qu’il détenait légalement. Il avait été scolarisé dans cet établissement secondaire accueillant des élèves de 14 à 18 ans mais n’avait pas terminé son cursus. Les lieux ont été rapidement sécurisés et évacués et les adolescents pris en charge par une cellule de crise.- “Touchée au coeur” -Le chancelier Christian Stocker, arrivé sur place, a déploré “une tragégie nationale”. “C’est un jour sombre, un excès de violence inpensable”, a-t-il dit devant la presse en annonçant que les drapeaux seraient mis en berne pendant trois jours.”C’est une catastrophe, tout simplement horrible, ce sont juste des enfants”, a confié au tabloïd Krone Hasan Darsel, qui tient un restaurant près du lieu du drame. Devant cette tragédie, plusieurs dirigeants européens ont fait part de leur “choc”.”Chaque enfant devrait se sentir en sécurité à l’école et être capable d’apprendre librement, sans peur et sans violence”, a réagi la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas sur le réseau X.”Les nouvelles de Graz me touchent au cœur”, a souligné de son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. “Il est difficile de supporter que des écoles deviennent des lieux de mort et de violence”.La cheffe du gouvernement en Italie, Giorgia Meloni, a dit avoir appris “avec douleur la tragique nouvelle”, témoignant de sa “solidarité” avec l’Autriche, tout comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban.”Nos pensées vont à nos amis et voisins autrichiens et nous partageons leur deuil”, a également commenté le chancelier allemand Friedrich Merz après cette “horrible” attaque.- Précédents en Europe -Loin des drames de ce genre qui secouent régulièrement les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux, l’Autriche, un pays membre de l’UE de 9,2 millions d’habitants, n’a pas l’habitude de ce type de criminalité. Elle figure parmi les dix Etats les plus sûrs du monde, d’après l’Indice mondial pour la paix (Global Peace Index).Ces dernières années, l’Europe a été secouée par plusieurs attaques en milieu scolaire et universitaire, ne relevant pas d’actes de terrorisme.En France, une assistante d’éducation a été mortellement poignardée mardi par un collégien devant son établissement, suscitant une vive émotion face à ce que le président Emmanuel Macron a qualifié de “déferlement de violence insensé”.Ailleurs en Europe, la Slovaquie et la Croatie ont été endeuillées récemment par des attaques au couteau. La République tchèque a aussi été touchée fin 2023, quand un étudiant a ouvert le feu dans les locaux d’une faculté, tuant 14 personnes, avant de se suicider.En mars de la même année, neuf élèves ainsi que le gardien d’une école du centre de Belgrade en Serbie avaient été tués par balles par un élève de treize ans. “La Serbie ressent votre douleur, parce que nous avons aussi vécu des tragédies dont le souvenir est encore frais et dont les cicatrices sont profondément imprimées dans le cœur de chacun d’entre nous”, a réagi le président serbe Aleksandar Vucic.

Haute-Marne: une surveillante tuée au couteau, un collégien arrêté

Une surveillante est décédée mardi peu après avoir été poignardée par un élève de 14 ans lors d’un contrôle des sacs devant un collège à Nogent (Haute-Marne), suscitant une émotion immense dans les sphères éducatives et politiques.Emmanuel Macron a évoqué “un déferlement de violence insensé”, assurant sur X que le gouvernement est “mobilisé pour faire reculer le crime”. Le Premier ministre François Bayrou a souhaité devant les députés que le gouvernement travaille à “l’expérimentation” de portiques de sécurité à l’entrée des établissements scolaires. M. Bayrou doit s’exprimer au journal de 20H00 de TF1.La victime, assistante d’éducation au collège Françoise-Dolto de Nogent, âgée de 31 ans, a été touchée “par plusieurs coups de couteau” vers 08H00, “à l’arrivée des élèves, au moment d’un contrôle visuel des sacs en présence de la gendarmerie”, a précisé le rectorat dans un communiqué. Elle n’a “malheureusement pas survécu à ses blessures”.L’adolescent, “un collégien de 14 ans qui n’avait pas d’antécédents judiciaires”, a été immédiatement maîtrisé par les gendarmes présents, a rapporté le procureur de Chaumont Denis Devallois, précisant qu’un gendarme a été légèrement blessé.Le suspect a été placé en garde à vue.”C’est un jeune d’une famille dont les deux parents travaillent, qui ne présente pas de difficultés particulières, qui était ambassadeur harcèlement”, a déclaré sur place la ministre de l’Éducation Elisabeth Borne, soulignant la sidération de ses professeurs.L’adolescent avait été “l’objet en début d’année de deux exclusions temporaires pour perturbation de la classe” mais n’avait pas posé de difficulté depuis, a-t-elle précisé après avoir rencontré des enseignants et élèves. “L’enquête nous dira s’il y avait un problème de santé mentale ou si c’est autre chose”, a déclaré le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau en déplacement dans l’Aisne, estimant que “la réponse ne peut pas être seulement sécuritaire”.L’académie de Reims a mis en place une cellule de soutien psychologique. Les cours ont été suspendus mardi et mercredi.La surveillante, ancienne coiffeuse qui travaillait au collège depuis septembre, s’appelait Mélanie et elle était maman d’un petit garçon, selon l’une de ses cousines, Aurore. “C’était quelqu’un de très souriant, très gentil, la douceur incarnée”, a-t-elle témoigné, déposant une rose.Le contrôle de sacs était “prévu de longue date” conjointement avec la gendarmerie, “dans le cadre de la circulaire Retailleau-Borne”, a précisé le rectorat à l’AFP.Des contrôles aléatoires ont été mis en place après une rixe en mars qui avait provoqué la mort d’un jeune devant un lycée dans l’Essonne. – “Phénomène” -Mme Borne a évoqué “des annonces que le Premier ministre pourra faire dans les prochaines heures”, “notamment sur une meilleure régulation de la vente de ces armes blanches”.Fin mai, la vice-présidente de l’Assemblée Naïma Moutchou (Horizons), qui a remis à M. Bayrou un rapport sur la détention d’armes blanches par des mineurs, estimait qu’elle est devenue “un phénomène” concernant “n’importe quel territoire” et des profils variés. Lors des questions au gouvernement mardi, elle a exhorté François Bayrou à agir, préconisant notamment “d’interdire strictement la vente et la détention de tout type d’arme blanche par les mineurs” et d’instaurer des peines minimales.Le Premier ministre lui a répondu que le gouvernement lui confierait une mission pour que ses préconisations puissent être “réalisées”. Il a aussi souhaité que le gouvernement travaille à “l’expérimentation” de portiques de détection d’armes à l’entrée des établissements scolaires, une piste jugée irréaliste par de nombreux professionnels de l’éducation, et dont M. Retailleau a relativisé mardi l’efficacité.Marine Le Pen a déploré la “banalisation de l’ultraviolence, encouragée par l’apathie des pouvoirs publics à y mettre fin”. A gauche, le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a appelé à “veiller à la santé mentale” des jeunes, en particulier des garçons, qui “s’enfoncent” dans la violence. Côté syndical, des voix interrogent le rôle des surveillants dans ces opérations de contrôle. Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat des collèges et lycées, a exprimé sa “colère de penser qu’une AED (assistante d’éducation, NDLR) était ainsi exposée, alors même que les AED ont une mission éducative et non pas de vigiles devant les établissements”.Pour Laurent Zameczkowski, porte-parole de la fédération de parents d’élèves Peep, “le véritable problème est la santé mentale de nos jeunes”. Il a réclamé “un meilleur encadrement (…) notamment en terme d’infirmières, médecins scolaires”. Entre le 26 mars et le 23 mai, 6.000 contrôles ont entraîné la saisie de 186 couteaux, et 587 conseils de discipline ont eu lieu au total pour détention de couteaux, selon le ministère de l’Éducation nationale.mlx-bj-slb-mca/cnp/dch   

Bateau pour Gaza: Greta Thunberg renvoyée par Israël en avion, d’autres militants en attente d’expulsion

Israël a annoncé mardi que la Suédoise Greta Thunberg avait été renvoyée par avion en Suède via la France, après avoir été arrêtée à bord d’un bateau d’aide pour Gaza avec d’autres militants pro-palestiniens qui ont été emmenés à l’aéroport Ben Gourion en vue de leur expulsion.A son arrivée à l’aéroport parisien de Roissy, Greta Thunberg a déclaré à des journalistes que les 12 personnes qui se trouvaient à bord du voilier Madleen avaient été “kidnappées” par Israël lors de l’interception du bateau en mer.”Nous avons été kidnappés dans les eaux internationales et emmenés contre notre gré en Israël”, a-t-elle dit, affirmant n’avoir “enfreint aucune loi” avec l’équipage du voilier parti d’Italie le 1er juin pour “briser le siège” de Gaza.C’est la première fois depuis plusieurs années que Greta Thunberg, une icône de la lutte contre le changement climatique et soucieuse de réduire son propre impact carbone, prend l’avion. Selon une source aéroportuaire, elle doit s’envoler à destination de Stockholm dans la soirée.Parmi les 12 personnes qui se trouvaient à bord du voilier, le Madleen, un Français a accepté d’être expulsé dès mardi tandis que cinq autres ont décliné dans l’attente d’une décision de justice, a annoncé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.Le bateau avec des militants français, allemand, brésilien, turc, suédois, espagnol et néerlandais, voulait “briser le blocus israélien” de Gaza, en proie à une situation humanitaire désastreuse après plus de 20 mois d’une guerre déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur Israël.- Vus par des diplomates -La marine israélienne a arraisonné le bateau lundi matin à environ 185 kilomètres à l’ouest de la côte de Gaza. Il a été affrété par la Coalition de la flottille pour la liberté, un mouvement international non violent de soutien aux Palestiniens lancé en 2010, combinant aide humanitaire et protestation politique contre le blocus du territoire palestinien.Les passagers du bateau ont été conduits mardi à l’aéroport Ben Gourion en vue de leur rapatriement, selon le ministère israélien des Affaires étrangères.”Ceux qui refusent de signer les documents d’expulsion et de quitter Israël seront traduits devant une autorité judiciaire, conformément à la loi israélienne, pour autoriser leur expulsion”, a indiqué le ministère sur son compte X, ajoutant que les militants avaient rencontré à l’aéroport les consuls de leurs pays respectifs.Les six militants français ont reçu la visite de diplomates français, a indiqué Jean-Noël Barrot.Outre Greta Thunberg, l’eurodéputée franco-palestinienne de gauche Rima Hassan figure dans le groupe, ainsi que deux journalistes.Le ministre français a indiqué qu’un Français avait choisi de signer le formulaire acceptant son expulsion et qu’il devrait regagner la France dès aujourd’hui. “Les cinq autres ont décliné et leur éventuelle expulsion aura lieu après décision du juge israélien dans les prochains jours”, a-t-il précisé dans une déclaration écrite, sans mentionner l’identité du Français qui sera immédiatement expulsé.- “Provocation” -Après avoir atteint la côte égyptienne, le Madleen s’était approché de Gaza en dépit des mises en garde d’Israël contre toute tentative de “briser le blocus maritime” imposé au territoire, “dont l’objectif principal est d’empêcher le transfert d’armes au Hamas”, considéré comme un organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne notamment.Le gouvernement du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé lundi “Greta Thunberg et les autres (d’avoir) essayé de mettre en scène une provocation médiatique dans le seul but de se faire de la publicité”.Voulant également “briser le blocus israélien” de Gaza, une caravane de solidarité, composée de centaines de Tunisiens, est par ailleurs passée mardi en Libye, selon les organisateurs.Israël fait face à une forte pression internationale pour mettre fin à la guerre. Les bombardements quotidiens de son armée ont dévasté la bande de Gaza, où la population est menacée de famine du fait du siège et des fortes limitations sur l’aide humanitaire, selon l’ONU.L’attaque du Hamas le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes alors enlevées, 54 restent retenues à Gaza, dont au moins sont 32 mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.880 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans l’offensive israélienne de représailles à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.