AFP World

Après les menaces, Trump estime que l’Iran veut “conclure un accord”

L’Iran veut “conclure un accord” avec les Etats-Unis, a estimé vendredi Donald Trump, après que Téhéran s’est dit prêt à renouer le dialogue sur le nucléaire tout en excluant de discuter de ses capacités de défense et balistiques.”Je peux vous dire qu’ils veulent conclure un accord”, a déclaré le président américain aux journalistes dans le …

Après les menaces, Trump estime que l’Iran veut “conclure un accord” Read More »

Le président élu du Chili au Salvador pour “étudier” le modèle carcéral

Le président élu du Chili, José Antonio Kast, a visité vendredi la méga-prison de haute sécurité pour membres de gangs au Salvador, disant vouloir “étudier” le modèle pénitentiaire du président Nayib Bukele.Les visites du Centre de confinement du terrorisme (Cecot) font partie du protocole habituel réservé aux invités de Nayib Bukele, qui a fait de …

Le président élu du Chili au Salvador pour “étudier” le modèle carcéral Read More »

Syrie: Damas et les Kurdes annoncent un accord, salué par Washington et Paris

Après des mois d’impasse et de violents combats, Damas et les Kurdes ont annoncé vendredi un accord sur l’intégration progressive des forces et de l’administration de la zone autonome kurde au sein de l’Etat syrien, salué par Washington et Paris.Cet accord “global”, selon le terme utilisé par les deux camps, porte un coup aux espoirs …

Syrie: Damas et les Kurdes annoncent un accord, salué par Washington et Paris Read More »

Le Sénat américain adopte un texte qui devrait écourter la paralysie budgétaire

Le Sénat américain a adopté vendredi un texte budgétaire qui devrait permettre à la paralysie imminente de l’Etat fédéral de rester de courte durée.Malgré ce vote, le “shutdown” partiel entrera bien en vigueur à minuit vendredi soir (05H00 GMT samedi), mais pourrait prendre fin dès le début de la semaine prochaine, lorsque la Chambre des représentants votera à son tour.Les conséquences attendues sont donc minimes, puisque le blocage pourrait durer seulement un week-end, sans que de nombreux fonctionnaires ne soient mis au chômage technique.Le texte adopté vendredi avec 71 voix pour, 29 contre, est le résultat d’un accord entre Donald Trump et les sénateurs démocrates. Ces derniers refusent d’adopter le budget proposé pour le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) sans la mise en place de réformes sur la police de l’immigration (ICE), jugée hors de contrôle après l’implication d’agents fédéraux dans la mort de deux Américains à Minneapolis.Ils ont finalement accepté d’adopter cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le DHS fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.- “Freiner l’ICE” -Mais puisque leur version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi devra faire la navette retour avant une éventuelle adoption définitive par le Congrès.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit dans la nuit de vendredi à samedi en situation de “shutdown” partiel.Il n’est pas assuré non plus que la Chambre accepte la nouvelle version concoctée par le Sénat.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Le décès d’Alex Pretti, tué comme Renee Good quelques jours plus tôt par des agents fédéraux dans cette métropole du nord des Etats-Unis, a provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a listé vendredi les demandes démocrates, disant vouloir “freiner l’ICE et mettre fin à la violence”. Pour cela, l’élu démocrate exige notamment la fin des “patrouilles volantes” et l’interdiction du port de cagoules par les agents.”Plus de police secrète”, a-t-il lancé dans l’hémicycle.- 43 jours -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, avaient donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si le “shutdown” aura bien lieu vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront sans doute pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier, le plus long de l’histoire des Etats-Unis, lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leur salaire.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump.

Manifestation à Minneapolis contre la police de l’immigration, des journalistes arrêtés

Des milliers de manifestants marchent dans les rues de Minneapolis vendredi pour dénoncer les coups de filet de la police de l’immigration et la politique de l’administration Trump, qui a arrêté un ancien présentateur de CNN pour sa couverture des événements.La mort de deux manifestants américains depuis début janvier sous les balles d’agents fédéraux dans cette ville du nord a suscité une vague d’indignation à travers les Etats-Unis.L’un d’eux, Alex Pretti, abattu de dix coups de feu par des agents de la police aux frontières (CPB) le 24 janvier, a été qualifié vendredi d'”agitateur” par Donald Trump, qui ne cesse de souffler le chaud et le froid sur le mouvement de contestation contre sa volonté d’expulser massivement les sans-papiers.Malgré un déploiement toujours massif d’agents fédéraux censés incarner ce tour de vis, des milliers de manifestants ont encore battu le pavé vendredi sous des pancartes hostiles autant à Donald Trump lui-même qu’à sa police fédérale de l’immigration, l’ICE, qui cristallise les tensions.”Je vis ici (…) et je ne pense pas que notre gouvernement devrait nous terroriser comme ça”, a expliqué à l’AFP Sushma Santhana, une ingénieure de 24 ans.- “Poutine serait fier”Deux journalistes américains ont été arrêtés en lien avec les récentes manifestations, a indiqué la ministre de la Justice Pam Bondi, qui s’est félicitée sur X d’avoir dirigé elle-même l’arrestation d’un ex-présentateur de CNN, Don Lemon.Cette ancienne figure de la télévision a été interpellé pour avoir couvert une manifestation dans une église du Minnesota et se retrouve poursuivi pour entrave à la liberté de culte, selon le ministère de la Sécurité intérieure.Au total, trois personnes avaient été arrêtées, dont une journaliste indépendante et un ancien candidat démocrate à la Chambre des représentants.Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) a condamné une “attaque flagrante” contre la presse.Sarcastique et amer, le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom, critique virulent de l’administration Trump, a estimé de son côté sur X que le président russe Vladimir Poutine “serait fier”.- “Insurgés”Le ministère américain de la Justice a évoqué vendredi l’ouverture d’une nouvelle enquête sur la mort d’Alex Pretti, cette fois concernant la violation de ses droits fondamentaux, tout en soulignant qu’il s’agit d’une procédure “standard”.”Nous regardons tout ce qui pourrait permettre de faire la lumière sur ce qui s’est passé ce jour-là”, a expliqué à la presse le numéro deux du ministère, Todd Blanche, ajoutant que cette enquête et celle déjà en cours sur l’usage de leurs armes par des agents fédéraux seraient menées en parallèle.Après avoir parlé ces derniers jours de “désescalade” et évoqué une réduction du nombre d’agents masqués qui mènent des raids à Minneapolis, Donald Trump a relancé vendredi de virulentes critiques envers les manifestants: des “insurgés”, des “agitateurs” et des “fauteurs de troubles financés” par des “professionnels” de la rébellion, selon lui. “Je ne suis pas payée pour être là”, a raillé la manifestante Sushma Santhana. “Je ne connais personne qui serait payé. Nous sommes là parce que nous aimons notre communauté, nos voisins et parce qu’on ne souhaite à personne d’être traité de la sorte”, a-t-elle ajouté. – “Il méritait de mourir?”Sur sa plateforme Truth Social, M. Trump a aussi égratigné Alex Pretti, dont il a fustigé la “démonstration de violence” dans une vidéo devenue virale, dans laquelle on voit l’infirmier, onze jours avant sa mort, se rebeller lors d’une interpellation par des policiers fédéraux.L’AFP n’a pas pu vérifier ces images dans l’immédiat.”Le mec a donné un coup de pied dans le phare d’une voiture. Est-ce que ça signifie qu’il méritait de mourir?”, s’est indigné Pedro Wolcott, propriétaire d’une sandwicherie à Minneapolis.Dans la première réaction publique d’un haut-responsable de l’Union européenne, Teresa Ribera, vice-présidente de la Commission européenne, a déploré vendredi une “violence aveugle”.Avant Alex Pretti, une mère de famille de 37 ans, Renee Good, avait été tuée le 7 janvier par un agent de l’ICE.Le sujet crispe jusqu’à Washington, où les démocrates refusent d’adopter un budget pour le ministère de la Sécurité intérieure sans réformes de l’ICE.Et les opposants à cette politique continuent également de se mobiliser à travers les Etats-Unis, comme à Los Angeles, où environ un millier de personnes a manifesté vendredi.burs-rfo-sha/ube

Le ministère de la Justice publie un tombereau de documents du dossier Epstein

Le ministère américain de la Justice a entrepris vendredi la publication d’une masse de documents supplémentaires concernant Jeffrey Epstein, affirmant avoir ainsi respecté l’obligation imposée à l’administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif.”Aujourd’hui nous publions plus de trois millions de pages, dont plus de 2.000 vidéos et plus de 180.000 images”, a déclaré le numéro deux du ministère de la Justice, Todd Blanche, lors d’une conférence de presse.Ancien avocat personnel de Donald Trump, dont la proximité avec Jeffrey Epstein est avérée, lorsque les deux hommes évoluaient dans la jet-set de New York dans les années 1990, il a nié toute implication de la Maison Blanche dans ce processus.  “Nous nous sommes conformés à la loi et nous n’avons pas protégé le président Trump ni protégé ou omis de protéger qui que ce soit”, a assuré Todd Blanche.”Comme nous l’avons dit en juillet, si nous, au ministère de la Justice, avions des informations sur des hommes qui ont exploité sexuellement des femmes, nous les inculperions”, a-t-il assuré.”Mais je ne pense pas que ni la population ni vous en découvriez dans les documents Epstein, hélas”, a ajouté M. Blanche.Il faisait référence à un memorandum publié conjointement en juillet par le ministère et le FBI, la police fédérale, concluant à l’absence d’élément nouveau dans le dossier qui justifierait la publication de documents supplémentaires ou de nouvelles poursuites.L’annonce avait enflammé la base “MAGA” de Donald Trump qui voit dans l’affaire Epstein, terreau fertile pour les théories du complot les plus échevelées, la confirmation de ses suspicions sur la dépravation et la corruption des élites.- “Fin du processus” -Au total, près de 3,5 millions de pages de ce dossier titanesque ont été publiées par le gouvernement depuis décembre sous la contrainte d’une loi votée par le Congrès, a relevé M. Blanche.”La publication d’aujourd’hui marque la fin d’un processus très approfondi de recensement et d’analyse de documents pour garantir la transparence au peuple américain et le respect de la loi”, a-t-il souligné, lisant la conclusion d’une lettre adressée parallèlement au Congrès.Une fois son rapport remis au Congrès et les justifications des caviardages des documents publiées au Journal officiel, “le ministère aura rempli ses obligations fixées par la loi”, selon cette lettre signée par la ministre, Pam Bondi, et M. Blanche.Hormis la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, qui purge une peine de vingt ans de prison, les images et vidéos de toutes les femmes ont été masquées, a précisé Todd Blanche.L’élu démocrate Ro Khanna, un des coauteurs de la loi, s’est dit “content que ces documents soient publiés”, après des semaines d’attente.”Mais je ne pourrai pas dire qu’ils ont agi de bonne foi avant d’avoir vu les documents”, a-t-il déclaré sur MS NOW.Des parlementaires républicains et démocrates ont joint leurs forces pour pousser à la publication de cette énorme masse de photos, vidéos et documents écrits (courriers électroniques, auditions de témoins, etc), contre la volonté de Donald Trump.- Avion d’Epstein -Le ministère a prévenu dans un communiqué que dans la masse de documents figuraient “des accusations fausses et sensationnalistes contre le président Trump adressées au FBI avant l’élection de 2020”.Les publications précédentes ont surtout éclairé le réseau spectaculaire de Jeffrey Epstein, richissime financier retrouvé pendu dans sa cellule en 2019 à New York avant d’être jugé pour avoir monté un système d’exploitation sexuelle de jeunes filles mineures.Donald Trump reconnaît l’avoir fréquenté à l’époque, assurant néanmoins avoir rompu avec lui avant qu’il ne soit inquiété par la justice.Mais contrairement à ses assurances selon lesquelles il n’aurait “jamais pris l’avion d’Epstein”, son nom apparaît huit fois sur la liste des passagers de l’appareil entre 1993 et 1996, selon un courriel d’un enquêteur datant de 2020.Le ministère de la Justice a justifié la diffusion au compte-gouttes et le caviardage de nombreux documents, autorisé sous conditions par la loi, par la nécessité de protéger les victimes.Parmi les documents publiés en décembre, des photos de l’ancien président démocrate Bill Clinton en compagnie de Jeffrey Epstein ou de femmes aux visages dissimulés avaient en particulier retenu l’attention. Bill Clinton a également toujours démenti avoir eu connaissance de ses crimes.

Les Etats-Unis vont entrer en paralysie budgétaire, une issue rapide espérée

Le Sénat américain doit voter vendredi sur un paquet budgétaire qui, s’il n’empêchera pas une paralysie partielle de l’administration fédérale à minuit, donne espoir que ce “shutdown” soit de courte durée.Passé minuit vendredi soir, plusieurs ministères verront leur financement à sec et devront mettre au chômage technique une partie de leurs fonctionnaires, comme ce fut le cas entre octobre et novembre dernier, lors du précédent blocage.Dans le contexte des opérations de la police de l’immigration (ICE) à Minneapolis, les démocrates refusent d’adopter le nouveau budget proposé pour le ministère de la Sécurité intérieure, le DHS, et demandent au gouvernement d’adopter des réformes pour l’ICE, jugée hors de contrôle.Le “shutdown” pourrait toutefois être de courte durée, puisqu’un compromis a été trouvé jeudi soir entre Donald Trump et les démocrates. Ces derniers ont accepté d’adopter cinq des six volets du texte budgétaire, tandis que la partie concernant le DHS fera l’objet de nouvelles négociations au cours des deux prochaines semaines.”La seule chose qui puisse ralentir notre pays, c’est un autre +shutdown+ long et néfaste de l’Etat fédéral”, a déclaré le président républicain sur sa plateforme Truth Social.- “Police secrète” -Après avoir bloqué le processus pour une adoption rapide du nouveau texte, un sénateur républicain a finalement levé ses objections vendredi, et un vote final doit avoir lieu dans l’après-midi.Mais puisque cette version est différente de celle approuvée auparavant par la Chambre, la proposition de loi devra faire la navette retour avant une éventuelle adoption définitive par le Congrès.Un vote à la chambre basse ne pourra pas avoir lieu avant lundi au plus tôt, et l’Etat fédéral se retrouvera donc bien à minuit vendredi en situation de “shutdown” partiel.Il n’est pas assuré non plus que la Chambre accepte la nouvelle version concoctée par le Sénat.La semaine dernière, le texte semblait se diriger vers une adoption avant la date limite du 31 janvier, mais les événements de samedi dernier à Minneapolis ont changé la donne.Le décès d’Alex Pretti, tué comme Renee Good quelques jours plus tôt par des agents fédéraux dans cette métropole du nord des Etats-Unis, a provoqué un mouvement d’indignation au sein de la classe politique.Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a listé vendredi les demandes démocrates, disant vouloir “freiner l’ICE et mettre fin à la violence”.Pour cela, l’élu démocrate exige notamment la fin des “patrouilles volantes” et l’interdiction du port de cagoules par les agents.”Plus de police secrète”, a-t-il lancé dans l’hémicycle.- 60 voix requises -En raison des règles en vigueur au Sénat, 60 voix sur 100 sont nécessaires pour adopter un texte budgétaire, et les républicains, même s’ils disposent de la majorité, ont donc besoin de l’appui de plusieurs élus de l’opposition pour adopter leur proposition de budget.Si un “shutdown” est désormais inévitable vendredi soir, les Etats-Unis ne connaîtront probablement pas une répétition du blocage d’octobre et novembre dernier, le plus long de l’histoire des Etats-Unis, lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d’assurance santé.Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient alors été mis au chômage technique, tandis que d’autres aux missions considérées comme essentielles avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leur salaire.Le dernier “shutdown” n’avait pris fin qu’avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions. Leur décision avait été fortement critiquée par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitent voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump.

Après les menaces, Trump estime que l’Iran veut “conclure un accord”

L’Iran veut “conclure un accord” avec les Etats-Unis, a estimé vendredi Donald Trump, après que Téhéran s’est dit prêt à renouer le dialogue sur le nucléaire tout en excluant de discuter de ses capacités de défense et balistiques.”Je peux vous dire qu’ils veulent conclure un accord”, a déclaré le président américain aux journalistes dans le Bureau ovale, sans divulguer le délai donné à Téhéran. “Si ce n’est pas le cas, nous verrons bien ce qui se passera”.”Si les négociations sont justes et équitables, la République islamique d’Iran est prête à y participer”, avait affirmé plus tôt le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, assurant, dans la ligne habituelle de l’Iran, que son pays n’avait “jamais cherché à se doter de l’arme nucléaire”.Il a cependant ajouté que les capacités de défense et les missiles de son pays “ne feraient jamais l’objet de négociations”.”La sécurité du peuple iranien ne regarde personne d’autre”, a-t-il insisté, précisant qu’aucune rencontre n’était prévue à ce stade avec les Etats-Unis.- Uranium enrichi -Selon le média américain Axios citant des responsables américains, tout accord avec Téhéran devrait notamment inclure le retrait de tout l’uranium enrichi du pays, le plafonnement du stock de missiles à longue portée et un changement de politique vis-à-vis de certains groupes armés dans la région.En 2018 pendant son premier mandat, Donald Trump s’était retiré du pacte international sur le nucléaire iranien, conclu trois ans plus tôt, et avait rétabli des sanctions. L’Iran s’est en riposte affranchi de la plupart de ses engagements.Le temps est “compté”: le président américain avait menacé cette semaine l’Iran d’une attaque “bien pire” que les frappes américaines menées contre ses sites nucléaires en juin dernier. Washington s’était alors joint à la guerre de 12 jours déclenchée par Israël contre son ennemi juré, soupçonné par les Occidentaux de vouloir se doter de l’arme atomique. En cas d’attaque, Téhéran a menacé de s’en prendre “instantanément” aux bases et porte-avions américains en cas d’attaque. Et a aussi brandi la possibilité “d’attaques en profondeur contre le régime sioniste (Israël, NDLR)”, selon un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei, Ali Shamkhani.- “Scénarios plus larges” -“Nous ne limitons pas le champ de la confrontation à la mer seule et nous nous sommes préparés à des scénarios plus larges et plus avancés”, a-t-il déclaré vendredi, cité par l’agence de presse Tasnim, ajoutant que Téhéran connaissait mieux que ses adversaires la géographie régionale.A Istanbul, le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, en recevant son homologue iranien, a jugé “vitale” la reprise des négociations sur le nucléaire “afin d’apaiser les tensions régionales”.La Turquie, membre de l’Otan, souhaite à tout prix éviter une escalade militaire qui risquerait de jeter des milliers de migrants par-delà les plus de 550 km de frontière qu’elle partage avec l’Iran et créerait un nouveau conflit à ses portes, après la Syrie.Moscou, allié de longue date de l’Iran, a lui aussi proposé sa médiation. Et le président russe Vladimir Poutine a reçu vendredi Ali Larijani, qui dirige la plus haute instance de sécurité en Iran. Le contexte est particulièrement tendu pour le pouvoir iranien, avec une armada américaine déployée dans le Golfe et l’inscription jeudi par l’Union européenne des Gardiens de la Révolution, son bras armé, sur la liste des “organisations terroristes”.Cette force est accusée par les Occidentaux d’avoir orchestré début janvier la répression du vaste mouvement de contestation ayant fait des milliers de morts.- “Compromis” -Pour Serhan Afacan, directeur du centre d’études iraniennes Iram à Ankara, “le compromis n’est pas impossible mais ne peut être atteint qu’après de longs cycles de négociations et si les craintes sécuritaires de Téhéran, surtout vis-à-vis des Etats-Unis et d’Israël”, sont adressées.Avant Ankara, des pays du Golfe, dont certains abritent des bases militaires américaines, ont déjà appelé ces derniers jours à la désescalade.Selon un haut responsable de la région en contact avec Washington, les Etats-Unis ne dévoilent pas leurs cartes. “Nous espérons que quoi qu’il arrive, cela débouchera sur la stabilité”, a-t-il dit sous couvert d’anonymat, espérant que les Iraniens feront “les bons choix”.Les autorités iraniennes reconnaissent que des milliers de personnes ont été tuées lors des manifestations, mais affirment que la grande majorité étaient des forces de sécurité ou passants tués par des “émeutiers”.Des ONG parlent de dizaines de milliers de morts potentiels mais le travail de recensement est entravé par les restrictions de communication, bien qu’internet ait été partiellement rétabli après trois semaines de coupure.