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Pétrole: l’Opep+ augmente davantage que prévu sa production face à la guerre en Iran

L’Arabie saoudite, la Russie et six autres membres de l’Opep+ ont augmenté dimanche leurs quotas de production de pétrole de 206.000 barils par jour pour le mois d’avril, un volume supérieur aux anticipations, alors que la guerre en Iran déstabilise le Moyen-Orient et les routes d’acheminement du brut. Les huit membres du groupe “ont convenu d’un …

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Oman ciblé à son tour par les attaques iraniennes contre les monarchies du Golfe

L’Iran mène dimanche pour la deuxième journée consécutive des frappes sur les monarchies du Golfe, qui ont fait au moins deux morts aux Emirats arabes unis, en riposte à l’attaque américano-israélienne et à la mort d’Ali Khamenei. Dimanche matin, des journalistes de l’AFP ont entendus de nouvelles explosions à Dubaï aux Emirats arabes unis, ainsi qu’à …

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L’Iran entame un deuil de 40 jours pour la mort de Khamenei, Trump le somme de cesser sa riposte militaire

L’Iran entame dimanche une période de deuil de 40 jours après la mort du guide suprême, Ali Khamenei, dans l’attaque israélo-américaine lancée la veille, Donald Trump menaçant de frapper avec une force “sans précédent” si Téhéran continue de riposter.Plusieurs explosions ont été entendues dans la matinée à Téhéran, ont rapporté des journalistes de l’AFP, peu avant que l’armée israélienne annonce frapper “au coeur de Téhéran”. Plus tôt, des milliers de personnes se sont rassemblées dans le centre de la capitale, certaines en larmes, brandissant des drapeaux iraniens aux cris de “mort à l’Amérique”, “mort à Israël”, selon un journaliste de l’AFP sur place. Même slogans à Chiraz, la grande ville du sud, où une foule a appelé l’armée à “venger” la mort du guide suprême, selon l’agence de presse Tasnim. D’abord annoncée par M. Trump, la mort d’Ali Khamenei a été confirmée par la télévision d’Etat iranienne. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont promis dimanche en représailles “la plus féroce offensive de l’Histoire” contre Israël et les Etats-Unis. “L’Iran vient de déclarer qu’il allait frapper très fort aujourd’hui, plus fort qu’il n’a jamais frappé auparavant”, a réagi M. Trump. “IL VAUT MIEUX QU’ILS NE LE FASSENT PAS, CAR S’ILS LE FONT, NOUS LES FRAPPERONS AVEC UNE FORCE SANS PRECEDENT!”, a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.Les bombardements de la campagne “Fureur épique” se prolongeront “tout au long de la semaine”, a ajouté le président américain, jugeant que le peuple iranien tient là sa “plus grande chance” de “reprendre” le contrôle du pays.- Les Iraniens appelés à s’unir -L’Iran mène pour la deuxième journée consécutive des frappes visant Israël et plusieurs pays arabes, en particulier les riches alliés des Etats-Unis du Golfe. L’armée a déclaré dimanche avoir ciblé des bases américaines dans le Kurdistan irakien et dans le Golfe. La transition du pouvoir sera assurée par un triumvirat composé du président, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, et d’un membre du Conseil des gardiens de la Constitution, a annoncé la télévision d’Etat. Le principal responsable de la sécurité iranien, Ali Larijani, a mis en garde contre les tentatives de division, appelant les Iraniens à s’unir. En Irak voisin, des centaines de manifestants ont tenté de prendre d’assaut la zone ultra-sécurisée de l’ambassade des Etats-Unis à Bagdad, a constaté un journaliste de l’AFP. Leurs tentatives ont “été mises en échec, mais ils continuent d’essayer” a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.- “Il n’a rien pu faire” -Dans la nuit, la nouvelle de la disparition de celui qui a dirigé l’Iran d’une main de fer durant près de 37 ans, après l’ayatollah Khomeini, avait été accueillie par de la musique depuis des fenêtres et par des acclamations dans les rues.Sa mort a été annoncée vers 21H30 GMT samedi par Donald Trump, depuis la résidence de Floride d’où il supervise cette campagne militaire qui change la face du Moyen-Orient et pèse sur les approvisonnements en pétrole.Ali “Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort”, s’est prévalu le président américain. “Il a été incapable d’échapper à nos renseignements et à nos systèmes hautement sophistiqués de suivi, et en étroite collaboration avec Israël, il n’a rien pu faire”, a-t-il affirmé.”La République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l’Histoire”, a réagi sur X le fils du défunt chah, Reza Pahlavi.Les médias iraniens ont aussi fait état de la mort de la fille, du gendre et de la petite-fille du guide suprême.Israël a indiqué dans la nuit de samedi à dimanche avoir lancé une nouvelle vagues de frappes contre des lanceurs de missiles balistiques et la défense antiaérienne de Téhéran.Le corps du guide suprême “a été retiré des décombres de son complexe”, a rapporté la chaîne publique israélienne KAN. Selon la chaîne 12, “une photo du corps a été montrée” au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et à Donald Trump.Israël a fait état de la mort de sept autres hauts responsables iraniens, dont le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême, des décès confirmés par Téhéran dimanche, de même que celui du ministre de la Défense. Le chef d’état-major de l’armée, Abdolrahim Moussavi, a également été tué dans les frappes américaines et israéliennes, a annoncé la télévision d’État. – Salves de missiles iraniens  -Comme il l’avait annoncé, l’Iran a aussi répliqué avec de nouvelles attaques contre Israël, selon la télévision d’Etat. Selon les secours, 21 personnes ont été blessées à Tel-Aviv après une salve de missiles iraniens. Dimanche matin, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti dans plusieurs régions d’Israël. Plusieurs explosions ont également retenti à Ryad, en Arabie saoudite, à Abou Dhabi et Dubaï aux Emirats arabes unis, à Koweït et à Manama, capitale de Bahrein, où des colonnes de fumée se sont élevées au-dessus de la zone de Juffair, qui abrite une importante base navale américaine, ont constaté des témoins et journalistes de l’AFP.L’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis ont dit avoir intercepté des projectiles iraniens. A Abou Dhabi, une personne a été tuée par la “chute de débris de missiles”, selon les autorités locales. Des blessés ont été recensés au Qatar, à Dubaï et au Koweït.A l’ONU, le secrétaire général Antonio Guterres s’est inquiété du déclenchement d’une “série d’événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus volatile du monde”.Le Croissant-Rouge iranien a annoncé la mort de plus de 200 personnes dans les frappes à travers le pays. Le pouvoir judiciaire a fait notamment état d’au moins 108 morts dans une école de filles, un bilan invérifiable de source indépendante.D’après Israël, “des centaines de cibles militaires iraniennes” ont été visées.- “Menace existentielle” -En Israël, Benjamin Netanyahu a justifié l’opération qui “durera aussi longtemps que nécessaire” par la “menace existentielle” que fait peser selon lui l’Iran sur son pays. Donald Trump, qui a déclenché le feu américain sans demander l’aval du Congrès, a dit répondre à des menaces “imminentes” contre les Etats-Unis, liées à la fois au programme nucléaire et aux capacités de missiles iraniennes. De hauts responsables américains ont accusé samedi les autorités iraniennes d’avoir lancé la reconstruction des sites nucléaires frappés en juin 2025 et d’exclure de discuter de leurs missiles balistiques, un point majeur d’inquiétude pour Israël.L’Agence internationale de l’énergie atomique a annoncé dimanche une réunion extraordinaire lundi à Vienne.

Au Pakistan et en Irak, des manifestants pro-Iran tentent de prendre d’assaut des batiments diplomatiques américains

Furieux de la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, des manifestants pro-Iran ont tenté dimanche de prendre d’assaut le consulat des États-Unis à Karachi, au Pakistan, faisant neuf morts, ainsi que la zone ultra-sécurisée hébergeant l’ambassade américaine à Bagdad. L’Iran entame une période de deuil de 40 jours après la mort, dans l’attaque menée conjointement …

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Principaux développements après la mort de l’ayatollah Khamenei en Iran

L’Iran a décrété 40 jours de deuil après la mort de son guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué samedi dans l’attaque d’Israël et des Etats-Unis qui se poursuit dimanche. Téhéran a riposté par des tirs de missile contre Israël et les Etats du Golfe et prévenu que sa vengeance était “légitime”.  Voici les principaux développements du conflit:- Khamenei tué, nouvelles frappes sur l’IranDe nouvelles explosions ont été entendues dimanche matin dans la capitale iranienne par des journalistes de l’AFP, l’armée israélienne faisant état de frappes “au coeur de Téhéran”. Israël a annoncé en fin de matinée avoir détruit la moitié des stocks de missiles de l’Iran.Téhéran a confirmé dans la nuit la mort de l’ayatollah Khamenei, annoncé 40 jours de deuil et le début d’un processus de transition.Cette transition sera assurée par un triumvirat composé du président iranien, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d’un membre du Conseil des gardiens de la Constitution.Des cris de joie ont résonné dans plusieurs quartiers de Téhéran samedi soir, selon des témoins.Selon le New York Times dimanche, la CIA américaine a appris qu’Ali Khamenei devait participer à une réunion de haut niveau samedi matin à Téhéran, ce qui a permis de le cibler. La fille d’Ali Khamenei, son gendre et sa petite-fille ont également été tués, selon les médias iraniens. Ces derniers ont rapporté la mort de plusieurs haut responsables, notamment le chef d’état-major des forces armées Abdolrahim Moussavi, le ministre de la Défense, le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, le chef des renseignements de la police et un conseiller du guide suprême.- “Mort à l’Amérique”Des milliers de personnes ont rendu hommage à Khamenei dans le centre de Téhéran dimanche matin aux cris de “A mort l’Amérique!”, “A mort Israël!”, selon des journalistes de l’AFP.A Chiraz, dans le sud du pays, des foules se sont rassemblées pour réclamer vengeance pour Khamenei, selon un média local. Un rassemblement similaire a eu lieu à Yazd (centre).Le drapeau noir a été hissé sur le sanctuaire de Mashhad (nord-est), le plus sacré sur le sol iranien.Au Pakistan voisin, au moins huit personnes sont mortes dimanche matin lors d’une manifestation pro-Iran au consulat américain. En Irak, des centaines de manifestants ont tenté de prendre d’assaut la zone ultra-sécurisée hébergeant l’ambassade des Etats-Unis.Dans le Cachemire indien, des milliers de musulmans chiites se sont rassemblés pour pleurer la mort de l’ayatollah, comme dans d’autres endroits du territoire indien. De nombreux manifestants ont lancé des slogans anti-israéliens et anti-américains lors ce rassemblement pour l’essentiel pacifique.- Riposte iranienneVenger la mort de Khamenei, “déclaration de guerre contre les musulmans”, est un “droit et un devoir légitime”, a dit dimanche le président iranien Massoud Pezeshkian.Le responsable de la sécurité iranien a menacé de frapper Israël et les Etats-Unis “avec une force qu’ils n’ont jamais connue”.Le président américain Donald Trump avait auparavant menacé l’Iran d’une riposte militaire “sans précédent” en cas de représailles.Le Hamas palestinien a condamné un “crime abominable” après la mort de Khamenei. Le Hezbollah libanais a pour sa part promis de “faire face à l’agression” des Etats-Unis et d’Israël.L’Iran a annoncé dimanche de nouvelles frappes sur Israël et des bases américaines dans le Golfe et dans la région du Kurdistan en Irak.Aucun pays n’est épargné dans une région où les Etats-Unis disposent de bases militaires.Les sirènes d’alerte aérienne ont retenti en Israël et de fortes explosions ont été entendues notamment à Jérusalem, Ryad, Doha, à Manama et à Dubaï, ont constaté des journalistes de l’AFP.A Oman, médiateur clé dans les pourparlers américano-iraniens, épargné samedi, le port a attaqué par des drones dimanche matin selon l’agence de presse d’Etat. Une personne a été blessée. L’ambassade américaine a appelé ses ressortissants à rester confinés.De fortes explosions ont aussi été entendues à Ryad, en Arabie saoudite.A Bahreïn, l’ambassade des Etats-Unis a autorisé le départ de son personnel non essentiel du pays.Un haut responsable émirati a appelé l’Iran à revenir “à la raison”: “Votre guerre n’est pas avec vos voisins”.L’Iran a par ailleurs annoncé à l’Union européenne la fermeture “de facto” du détroit d’Ormuz, par où transite 20% du pétrole brut mondial.- Bilan provisoireA 17H30 GMT samedi, le Croissant-Rouge iranien a annoncé plus de 200 morts.Le pouvoir judiciaire iranien a fait état d’au moins 108 morts dans une école de filles, un bilan invérifiable de source indépendante.A l’ONU, l’Iran a dénoncé un “crime de guerre” devant le Conseil de sécurité.A Abou Dhabi, aux Emirats, au moins une personne a été tuée et sept autres blessées dans un “incident” à l’aéroport d’Abou Dhabi, a annoncé ce dernier. Et un civil a été tué par des débris de missiles, selon le ministère de la Défense.En Israël, une femme d’une quarantaine d’années a été tuée samedi soir dans la région de Tel-Aviv, selon les secours.- NucléaireL’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) tiendra lundi une réunion extraordinaire à la demande de la Russie. Samedi, l’AIEA a appelé à la “retenue afin “d’éviter tout risque pour la sécurité nucléaire des populations” au Moyen-Orient.bur-dla-lb-es-jmo/pz

Oman ciblé à son tour par les attaques iraniennes contre les monarchies du Golfe

L’Iran mène dimanche pour la deuxième journée consécutive des frappes sur les monarchies du Golfe, qui ont fait au moins deux morts aux Emirats arabes unis, en riposte à l’attaque américano-israélienne et à la mort d’Ali Khamenei. Dimanche matin, des journalistes de l’AFP ont entendus de nouvelles explosions à Dubaï aux Emirats arabes unis, ainsi qu’à Doha au Qatar et à Manama, la capitale du Bahreïn.Oman, médiateur dans les négociations reprises début février entre l’Iran et les Etats-unis, a été ciblé pour la première fois dimanche: une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu’un pétrolier a été visé au large de ses côtes.Des responsables iraniens avaient multiplié ces dernières semaines les menaces de frapper les installations des Etats-Unis chez leurs alliés du Golfe en cas d’attaque de Washington. Selon Anwar Gargash, conseiller du président émirati, ces attaques contre les Etats du Golfe sont une “erreur de calcul” et isolent l’Iran “à un moment critique”.- Deux morts aux Emirats -Au moins une personne a été tuée et sept autres blessées dans un “incident” à l’aéroport d’Abou Dhabi, a annoncé ce dernier. A Abou Dhabi également, un civil a été tué par des débris de missiles, a affirmé le ministère émirati de la Défense, selon qui son pays a été soumis “à une attaque manifeste de missiles balistiques iraniens”. A Dubaï, quatre personnes ont été blessées dans un incendie, ont annoncé les autorités locales après que deux témoins ont indiqué à l’AFP avoir entendu une explosion et vu une colonne de fumée s’élever de l’emblématique île artificielle The Palm. Un feu s’est aussi déclaré dans le port de Jebel Ali à la suite d’une attaque de missiles iranienne sans faire de blessé, a annoncé l’émirat.Deux personnes ont dit avoir vu de la fumée s’élever de la base d’Al Dhafra, dans la capitale émiratie, qui accueille des troupes américaines, dont la 380e escadre expéditionnaire de l’US Air Force. Selon un autre témoin, les entreprises opérant dans la zone ont demandé à leurs employés de partir.Les Emirats ont été visés par 137 missiles et 209 drones tirés par l’Iran, majoritairement détruits ou interceptés, a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche le ministère de la Défense. – Douze blessés au Koweït -Le Koweït, qui a fermé son espace aérien, a indiqué que 12 personnes avaient été blessées à la suite de frappes, sans détailler ce bilan. L’armée a, elle, fait état de trois militaires blessés dans une attaque de missiles visant la base aérienne d’Ali Al-Salem, accueillant du personnel américain et d’autres étrangers, notamment italiens.Un drone a aussi frappé l’aéroport international du Koweït, selon l’Autorité de l’aviation civile, blessant légèrement des employés et provoquant “des dégâts matériels limités au terminal passagers”.- Des attaques contre Oman -Le port de Duqm, à Oman, a subi dimanche matin une attaque de deux drones qui a blessé un travailleur, selon l’agence de presse omanaise qui cite une “source sécuritaire”.Selon la même agence, un pétrolier battant pavillon des Palaos a été visé et quatre membres d’équipage ont été blessés, au large des côtes du pays. L’ensemble de l’équipage a été évacué.- Le Qatar dénonce “une violation flagrante” de sa souveraineté -Huit personnes ont été blessées dans des attaques iraniennes menées samedi à l’aide de 44 missiles et huit drones contre le Qatar, a annoncé un diplomate à l’AFP sous le couvert de l’anonymat. Un système radar à longue portée a été endommagé sur la base militaire américaine d’Al-Udeid, la plus grande installation de la région, d’après la même source.Une épaisse fumée noire était visible au-dessus de Doha dimanche matin après plusieurs fortes explosions au sud de la ville.L’émir du riche Etat gazier, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a appelé à contenir une “dangereuse escalade” au Moyen-Orient, lors d’un appel avec le président américain Donald Trump.La base aérienne d’Al-Udeid accueille les composantes avancées du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), ainsi que ses forces aériennes et d’opérations spéciales dans la région.L’Iran avait tiré des missiles sur Al-Udeid en juin à la suite des frappes américaines visant ses installations nucléaires.- L’Arabie saoudite condamne “l’agression iranienne” -L’Arabie saoudite, poids lourd régional, a affirmé avoir repoussé des frappes iraniennes contre sa capitale Ryad et sa province orientale.Le pays a exprimé “sa plus vive condamnation des attaques iraniennes” contre son territoire et plus largement de “l’agression iranienne” dans la région.Son dirigeant de facto, le prince héritier Mohammed ben Salmane, a eu des entretiens téléphoniques avec les dirigeants émirati, bahreïni, qatari, du Koweït et de la Jordanie, a indiqué la diplomatie saoudienne.Il les a assurés de “la pleine solidarité du Royaume et son soutien” et de la disponibilité de son pays “à mettre toutes ses capacités à leur disposition”.- Quatre blessés au Bahreïn -L’agence officielle a indiqué sur X que 45 missiles et neuf drones iraniens avaient été abattus, citant l’armée. Quatre personnes ont été blessées, selon l’agence. Le Bahreïn a déclaré avoir évacué un quartier de sa capitale Manama abritant le siège de la Cinquième flotte américaine, visé plus tôt par des missiles iraniens, et l’ambassade des Etats-Unis a annoncé sa fermeture dimanche, “compte tenu des frappes de missiles en cours” contre le petit Etat. Elle a autorisé son personnel non essentiel à quitter le pays.Trois bâtiments résidentiels de la capitale et de ses alentours ont été endommagés par des frappes de drones et des débris de missiles, d’après le ministère de l’Intérieur.L’aéroport international du Bahreïn a été visé par un drone, ce qui a entraîné des dégâts matériels, mais n’a fait aucun mort, selon le ministère.

A Istanbul, les tambours du ramadan battent le réveil

Il est 03H30 du matin quand les fenêtres de la ruelle s’illuminent les unes après les autres. Sibel Savas, son petit-fils dans les bras, sort sur son balcon, réveillée par le tambour du davulcu.Sur les hauteurs du quartier d’Ayvansaray, dans l’arrondissement modeste et conservateur de Fatih, à Istanbul, Hakan Özbingöl perpétue cette tradition ottomane depuis …

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Frappes américaines et israéliennes sur l’Iran: principaux développements

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a été tué samedi dans l’attaque d’Israël et des Etats-Unis contre l’Iran, a confirmé dimanche ce pays, qui a riposté par des tirs de missiles contre Israël et les Etats du Golfe.Voici les principaux développements du conflit:- Mort de Khamenei”Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort”, a affirmé le président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.Une annonce confirmée tôt dimanche par la télévision d’Etat iranienne.Celle-ci a précisé que la transition serait assurée par un triumvirat composé du président iranien, Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d’un membre du Conseil des gardiens de la Constitution.Des milliers de personnes ont convergé dimanche vers l’emblématique place Enghelab pour rendre hommage au dirigeant disparu, scandant “A mort l’Amérique!”, “A mort Israël!”, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le drapeau noir a par ailleurs été hissé en signe de deuil sur le sanctuaire de Mashhad, le plus sacré sur le sol iranien, dans le nord-est du pays.Le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu avait, le premier, affirmé que “de nombreux signes” indiquaient que le dirigeant était mort. Selon la télévision israélienne, “30 bombes” ont été larguées sur son complexe résidentiel.”Avec sa mort, la République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l’Histoire”, a écrit le fils du défunt chah, Reza Pahlavi, sur X.La fille d’Ali Khamenei, son gendre et sa petite-fille ont également été tués, selon les médias iraniens.L’armée israélienne a également annoncé que sept hauts responsables iraniens avaient été “éliminés”. Les morts du chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et du conseil de Khamenei, Ali Shamkhani, ont été confirmées dimanche par l’Iran.MM. Trump et Netanyahu ont tous deux appelé les Iraniens “à renverser le régime”.Des cris de joie ont résonné dans plusieurs quartiers de Téhéran samedi soir, selon des témoins.A 17H30 GMT samedi, le Croissant-Rouge iranien a annoncé plus de 200 morts.Le pouvoir judiciaire iranien a fait état d’au moins 108 morts dans une école de filles. L’AFP n’a pas pu accéder à cette école et n’est pas en mesure de vérifier ce bilan.A l’ONU, l’Iran a dénoncé un “crime de guerre” devant le Conseil de sécurité.Selon l’agence de presse Fars, des explosions ont touché notamment Ispahan (centre), la ville sainte de Qom (centre), Karaj, à l’ouest de Téhéran, ainsi que Kermanshah (ouest) et Chiraz (sud).L’Iran a par ailleurs annoncé à l’Union européenne la fermeture “de facto” du détroit d’Ormuz, par où transite 20% du pétrole brut mondial.- La région emportée Aucun pays n’est épargné dans une région où les Etats-Unis disposent de bases militaires.Dimanche, l’Iran a annoncé de nouvelles frappes sur Israël et des bases américaines dans le Golfe. Les sirènes d’alerte aérienne ont retenti en Israël et de fortes explosions ont été entendues notamment à Doha, à Manama et à Dubaï, ont constaté des journalistes de l’AFP.Par ailleurs, de fortes explosions ont été entendues dimanche matin près de l’aéroport d’Erbil, qui abrite les troupes de la coalition antijihadiste dirigée par les Etats-Unis dans la région autonome du Kurdistan irakien, selon un journaliste de l’AFP.Samedi, l’Iran avait notamment affirmé avoir frappé le quartier général de la cinquième flotte de l’US Navy à Bahreïn, ainsi que d’autres bases américaines.Le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, a cependant assuré sur X que “les dégâts sur les sites américains ont été minimes et n’ont pas affecté les opérations”, ni fait de victimes.- Les Emirats disent avoir été visés par 137 missiles et 209 drones tirés par l’Iran, selon le ministère de la Défense.Deux témoins ont indiqué à l’AFP avoir entendu une explosion et vu une colonne de fumée s’élever de l’emblématique île artificielle de Dubaï, The Palm. Quatre blessés, selon les autorités.Par ailleurs, “la chute de débris de missiles dans un quartier résidentiel” d’Abou Dhabi “a entraîné la mort d’un civil de nationalité asiatique” (ministère de la Défense).Et au moins une autre personne a été tuée, également un ressortissant asiatique, et sept blessées dans un “incident” à l’aéroport d’Abou Dhabi, selon son gérant.Deux témoins ont indiqué à l’AFP avoir vu de la fumée s’élever de la base d’Al Dhafra, à Abou Dhabi.Un centre du quartier général de la cinquième flotte américaine a été touché par une “attaque de missile”, selon le Centre national de communication de Bahreïn. Les habitants du quartier sont évacués et “plusieurs immeubles résidentiels à Manama” ont été touchés”, selon le ministère de l’Intérieur. Ecoles et universités sont passées à l’enseignement à distance jusqu’à nouvel ordre.L’émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, a appelé samedi à contenir une “dangereuse escalade” au Moyen-Orient, lors d’un appel téléphonique avec Donald Trump.Plusieurs explosions ont été entendues au-dessus du centre de Doha et près de la base militaire d’Al-Udeid, la plus grande installation militaire américaine de la région.  Huit blessés, dont un grave, sont à déplorer dans le pays, a indiqué un diplomate à l’AFP.Un drone a frappé l’aéroport international du Koweït, faisant des blessés légers (Autorité de l’aviation civile). Trois membres de l’armée ont été blessés sur la base aérienne d’Ali Al-Salem (ministère koweïtien de la Défense). – Plusieurs explosions ont été entendues à Ryad. Aucun bilan disponible. Israël a annoncé avoir visé des positions du Hezbollah pro-iranien dans le sud du Liban, comme régulièrement ces dernières semaines. Les Etats-Unis exhortent leurs ressortissants à quitter le pays.L’armée affirme avoir intercepté 13 missiles balistiques depuis samedi matin et a fait état de “dégâts matériels” dus à 73 cas de chutes de fragments de projectiles. L’ambassade des Etats-Unis à Amman a demandé à son personnel et ses ressortissants de se confiner.Deux frappes ont visé la base militaire de Jurf al-Sakher (ou Jurf al-Nasr, sud), selon les autorités. Elle abrite le groupe Hachd al-Chaabi, un réseau d’anciens paramilitaires intégrés aux troupes régulières, ainsi que le puissant groupe armé pro-iranien Kataëb Hezbollah.La défense antiaérienne américaine a été engagée contre des drones au-dessus d’Erbil, selon des journalistes de l’AFP.A Bagdad, des manifestants tentent par ailleurs dimanche matin de prendre d’assaut la zone hébergeant l’ambassade des Etats-Unis, a dit une source sécuritaire irakienne à l’AFP.- Israël en “état d’urgence spéciale” Sur la journée de samedi, “environ 200 avions de combat (…) ont mené une frappe massive contre le dispositif de missiles et les systèmes de défense du régime terroriste iranien dans l’ouest et le centre de l’Iran”, a indiqué l’armée, affirmant qu’il s’agit du “plus grand raid aérien de l’histoire de l’armée de l’air israélienne”.Quelque 500 cibles ont été visées. L’attaque américano-israélienne sur l’Iran durera “aussi longtemps que nécessaire”, ont affirmé MM. Netanyahu et Trump.Israël a déclaré un état d’urgence spécial. L’armée israélienne a annoncé que “plusieurs points d’impact” étaient dus à des missiles iraniens.Une femme d’une quarantaine d’années a été tuée samedi soir dans la région de Tel-Aviv, selon les secours.Des explosions ont été entendues samedi soir dans le centre d’Israël ainsi qu’à Jérusalem et en Cisjordanie occupée, ont rapporté des journalistes de l’AFP. Les abris publics de la ville sont ouverts. Les écoles ainsi que les lieux de travail et de rassemblement resteront fermés jusqu’à 18H00 GMT lundi, selon la mairie de Jérusalem.Le poste-frontière de Rafah entre la bande de Gaza et l’Egypte a été fermé.- Trump vise le pouvoir iranienLe président américain a appelé le peuple iranien à “s’emparer” du pouvoir, dans une vidéo sur sa plateforme Truth Social.”Nous allons détruire leurs missiles, (…) raser leur industrie de missiles” et “réduire à néant leur marine”.Aux autorités iraniennes: “Vous devez déposer les armes et avoir une immunité totale ou, dans le cas contraire, faire face à une mort certaine”. Au peuple iranien: “L’heure de votre liberté est à portée de main (…). Lorsque nous aurons fini, emparez-vous du pouvoir.”Aux Américains: “De courageux héros américains pourraient laisser leurs vies et nous pourrions avoir des pertes.”L’armée américaine a déclaré avoir utilisé pour la première fois au combat des drones explosifs, une technologie employée notamment par l’Iran et dans la guerre entre l’Ukraine et la Russie.Le Premier ministre britannique Keir Starmer a estimé l’opération “conforme au droit international”.La France, en revanche, “n’a été ni prévenue ni impliquée”, a dit son président, Emmanuel Macron.bur-dla-lb-es/eml/phs/roc/jnd

L’Iran confirme la mort de Khamenei dans l’opération israélo-américaine

Téhéran a confirmé dimanche la mort de son guide suprême Ali Khamenei, tué dans l’opération militaire américano-israélienne contre l’Iran, lequel a riposté en visant Israël et plusieurs pays arabes.Annoncée samedi par Donald Trump, la mort d’Ali Khamenei a été confirmée par la télévision d’Etat iranienne, les Gardiens de la révolution promettant “un châtiment sévère” aux responsables.”Avec sa mort, la République islamique a effectivement pris fin et sera bientôt renvoyée dans les poubelles de l’Histoire”, a jugé sur X le fils du défunt chah, Reza Pahlavi.La transition sera assurée par un triumvirat composé du président iranien, Masoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire en Iran, Gholamhossein Mohseni Ejeï, ainsi que d’un membre du Conseil des gardiens de la Constitution, a annoncé la télévision d’Etat.Dimanche matin, des milliers de personnes se sont rassemblées à Téhéran, certaines en larmes, brandissant des drapeaux iraniens et aux cris de “mort à l’Amérique”, “mort à Israël”, selon un journaliste de l’AFP sur place. La télévision d’Etat a montré le drapeau noir flottant sur le dome du sanctuaire de la ville sainte de Mashhad, dans le nord-est du pays.Dans la nuit, la nouvelle de la disparition de celui qui a dirigé l’Iran d’une main de fer durant près de 37 ans, dans la prolongation de l’ayatollah Khomeini, avait été accueillie par des applaudissements et de la musique depuis certaines fenêtres et par des acclamations dans les rues, selon plusieurs témoins.La mort d’Ali Khamenei avait été annoncée vers 21H30 GMT samedi par Donald Trump, depuis la résidence de Floride d’où il supervise cette campagne militaire qui change la face du Moyen-Orient et pèse sur les approvisonnements en pétrole.Ali “Khamenei, l’une des personnes les plus diaboliques de l’Histoire, est mort”, a déclaré savoir le président américain sur son réseau Truth Social. “Il a été incapable d’échapper à nos renseignements et à nos systèmes hautement sophistiqués de suivi, et en étroite collaboration avec Israël, il n’a rien pu faire”, a-t-il affirmé.Les médias iraniens ont aussi fait état de la mort de la fille, du gendre et de la petite-fille du guide suprême.Les bombardements se prolongeront “tout au long de la semaine”, a ajouté Donald Trump, qui juge que le peuple iranien tient là sa “plus grande chance” de “reprendre” le contrôle du pays.Israël a indiqué dans la nuit de samedi à dimanche avoir lancé une nouvelle vagues de frappes, visant des lanceurs de missiles balistiques et la défense antiaérienne de Téhéran.Le corps du guide suprême “a été retiré des décombres de son complexe”, a rapporté la chaîne publique israélienne KAN. Selon la chaîne 12, “une photo du corps a été montrée” au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et à Donald Trump.L’armée israélienne a fait état de la mort de sept autres hauts responsables iraniens, parmi lesquels le chef des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour, et Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême. Les décès de ces deux derniers ont été confirmées par Téhéran dimanche. – Explosions en Israël -Comme il l’avait annoncé, l’Iran a répliqué tous azimuts. Les Gardiens de la Révolution ont promis “l’offensive la plus féroce de l’histoire”, et la télévision d’Etat a annoncé dimanche matin de nouvelles attaques contre Israël et des bases militaires américaines.Selon les secours, 21 personnes ont été blessées à Tel-Aviv après une salve de missiles iraniens. Une série d’explosions a été entendue samedi soir dans le centre d’Israël ainsi qu’à Jérusalem et en Cisjordanie occupée, ont rapporté des journalistes de l’AFP. Dimanche matin, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti dans plusieurs régions d’Israël, l’armée faisant état de nouveaux tirs de missiles iraniens.Plusieurs explosions ont également retenti à Ryad, Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Koweït et Manama où des colonnes de fumée se sont élevées au-dessus de la zone de Juffair, qui abrite une importante base navale américaine, ont constaté des témoins et journalistes de l’AFP.L’Arabie saoudite, le Qatar, les Emirats arabes unis ont dit avoir intercepté des projectiles iraniens et se réserver le droit de répondre à ces tirs.A Abou Dhabi, une personne a été tuée par la “chute de débris de missiles”, selon les autorités locales. Des blessés ont été recensés au Qatar, à Dubaï et au Koweït.A l’ONU, le secrétaire général Antonio Guterres s’est inquiété du déclenchement d’une “série d’événements que personne ne peut contrôler dans la région la plus volatile du monde”.Dans un message vidéo annonçant l’opération américaine “Fureur épique” contre l’Iran, Donald Trump avait déjà appelé le peuple iranien à “s’emparer du pouvoir”.Le Croissant-Rouge a annoncé la mort de plus de 200 personnes dans les frappes à travers l’Iran. Le pouvoir judiciaire a fait notamment état d’au moins 108 morts dans une école de filles. L’AFP n’a pas pu accéder à cette école et n’est pas en mesure de vérifier ce bilan.L’Iran a dénoncé à l’ONU un “crime de guerre”. D’après Israël, “des centaines de cibles militaires iraniennes” ont été visées.Plus de 20 provinces, sur les 31 que compte l’Iran, ont été touchées par les frappes, selon le Croissant-Rouge iranien.De nombreux pays de la région ont fermé leurs espaces aériens, entraînant une annulation en série des vols et une concentration du trafic dans l’étroit couloir caucasien. – “Menace existentielle” -En Israël, Benjamin Netanyahu a justifié l’opération par la “menace existentielle” que fait peser selon lui l’Iran sur son pays. Elle durera “aussi longtemps que nécessaire”.Donald Trump, qui a déclenché le feu américain sans demander l’aval du Congrès, a dit répondre à des menaces “imminentes” contre les Etats-Unis, liées à la fois au programme nucléaire et aux capacités de missiles iraniennes. Les tensions entre Téhéran et Washington, ennemis jurés, se sont accentuées après la répression dans le sang en janvier d’un vaste mouvement de contestation en Iran. Washington avait jusqu’à présent privilégié la voie diplomatique, tout en maintenant la pression militaire sur Téhéran.Mais Donald Trump s’était dit vendredi mécontent des négociations reprises début février.De hauts responsables américains ont accusé samedi les autorités iraniennes d’avoir lancé la reconstruction des sites nucléaires frappés en juin 2025 et d’exclure d’évoquer leurs missiles balistiques, un point majeur d’inquiétude pour Israël.

Après la charge de Bardella, Mélenchon en meeting à Perpignan

Riposte attendue: Jean-Luc Mélenchon est à son tour en meeting dimanche à Perpignan pour soutenir le candidat LFI aux municipales, au lendemain de la violente diatribe de Jordan Bardella contre le leader Insoumis dans la cité catalane, l’accusant d’avoir installé un “climat de violence” dans le pays.A 24 heures d’intervalle, RN et LFI s’affrontent ainsi dans la plus grande ville de France gérée par le Rassemblement national, où les Insoumis veulent faire de ce meeting une “riposte antifasciste”, après avoir réuni 2.000 personnes à Lyon jeudi. Plusieurs cadres de LFI, comme Manuel Bompard, Clémence Guetté et Paul Vannier, sont également attendus à Perpignan pour soutenir le candidat du parti au premier tour des municipales du 15 mars, Mickaël Idrac, dont la liste compte notamment le soutien des Ecologistes, face au maire sortant RN Louis Aliot.Sous le feu des critiques depuis la mort du militant nationaliste Quentin Deranque, le 14 février, Jean-Luc Mélenchon doit prendre la parole après Jordan Bardella qui a appelé samedi la gauche “dite modérée, si elle existe encore dans notre pays, à rompre définitivement avec LFI” et “à refuser toute alliance de second tour”.Très applaudi par le public, qui agitait de nombreux drapeaux bleu-blanc-rouge, le président du RN a présenté une nouvelle fois ses condoléances à la famille de Quentin Deranque, avant une nouvelle charge contre LFI devant plus de 3.000 personnes. “A Lyon, dans les rues de France, l’extrême gauche a tué (…) non par accident, non par rixe qui aurait mal tourné, comme on a pu le lire dans certains journaux. Ce drame est le résultat d’un climat de violence méthodiquement construit et installé dans le pays par M. Mélenchon et par ses amis”, a ajouté M. Bardella, avant de s’adresser au leader de LFI.”Je le dis solennellement à Jean-Luc Mélenchon: on ne peut pas prétendre incarner la République et tolérer que prospèrent autour de soi un climat d’intimidation, de menaces et de violence”, a-t-il ajouté.Estimant que “la violence n’a pas sa place dans la République”, M. Bardella a assuré qu'”avec nous, vous pouvez en être persuadé, elle ne l’aura jamais”.- “Rupture claire et définitive” -Ces critiques du président du RN viennent s’ajouter à d’autres venant aussi bien de la droite que de la gauche.Pour l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, les propos de Jean-Luc Mélenchon lors du meeting de jeudi à Lyon sur le nom du délinquant sexuel américain Jeffrey Epstein “relèvent de l’irresponsabilité politique”.”Les jeux de mots sur les noms de famille à consonance juive rappellent trop de mauvais souvenirs pour laisser les rieurs de votre côté”, a-t-il pointé sur X.De son côté, la présidente PS de la Région Occitanie, Carole Delga, a affirmé à La Tribune Dimanche que “les déclarations de Jean-Luc Mélenchon reprennent une nouvelle fois les références les plus classiques de l’antisémitisme et du complotisme”.Elle a aussi demandé “une fois de plus, à la direction du Parti socialiste une rupture claire et définitive avec La France insoumise”.Le candidat LFI à Perpignan dit pourtant attendre “sereinement” le meeting de dimanche, deux semaines avant le premier tour des municipales. Son combat électoral dans la ville catalane, où la gauche est divisée, s’annonce difficile. Louis Aliot part grand favori, mais pourrait, en cas de réélection, être obligé de démissionner quelques mois plus tard si la justice le déclare inéligible dans le procès des assistants parlementaires du RN.