AFP Top News

China’s Xi lands in Moscow to beef up ‘no limits’ Putin partnership

Chinese President Xi Jinping landed in Moscow on Wednesday for a key three-day visit including a grand Victory Day parade and a show of support for Vladimir Putin.Moscow and Beijing declared a “no limits partnership” weeks before Putin ordered Russia’s Ukraine offensive in February 2022. The expanded military and trade ties since have troubled the …

China’s Xi lands in Moscow to beef up ‘no limits’ Putin partnership Read More »

Paris déterminé à faire libérer les deux Français détenus en Iran depuis 3 ans

La France “agit sans relâche” pour faire libérer ses deux ressortissants Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis trois ans jour pour jour, a assuré mercredi le président Emmanuel Macron, en les qualifiant d'”otages” de Téhéran.”J’assure leurs familles de notre soutien indéfectible”, a affirmé le chef de l’Etat sur X.Dans l’Hexagone, une quarantaine de rassemblements sont organisés ce mercredi pour soutenir les deux Français, très affectés psychologiquement par des conditions “absolument abominables”, selon la diplomatie française.Professeure de lettres âgée de 40 ans, Cécile Kohler, originaire de l’est de la France, et son compagnon septuagénaire Jacques Paris avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran. Ils sont actuellement incarcérés dans la sinistre section 209, réservée aux prisonniers politiques, de la prison d’Evin de Téhéran.Accusés d'”espionnage” par les autorités iraniennes, considérés comme des “otages d’Etat” par Paris, ils sont officiellement les deux derniers Français emprisonnés en Iran, qui détient une vingtaine d’Occidentaux.”Ils ont été arrêtés sans fondement” et sont “emprisonnés (…) dans des conditions inhumaines qui relèvent de la torture” a dénoncé mercredi le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot dans une vidéo postée sur X. Le ministre a exhorté une nouvelle fois les Français à ne pas se rendre en Iran “pour ne pas prendre le risque d’être eux-mêmes détenus arbitrairement”. – “Désespérés” -“C’est très, très dur. On est fatigués, on ne se serait jamais imaginé que ça pourrait durer aussi longtemps”, a confié à l’AFP Noémie Kohler, la soeur de Cécile.”Cécile et Jacques sont de plus en plus désespérés et y croient de moins en moins”, a-t-elle témoigné alors qu’ils n’ont pour ainsi dire aucun contact avec l’extérieur.Contraints à des “aveux forcés” diffusés sur la télévision d’Etat iranienne quelques mois après leur arrestation, les deux Français sont soumis à des conditions d’incarcération extrêmement dures.Lumière allumée 24 heures sur 24, 30 minutes de sortie deux ou trois fois par semaine, rares et courts appels sous haute surveillance à leurs proches, le dernier date du 14 avril.Ils sont également soumis à une pression psychologique intense. “Cela fait plusieurs mois qu’on leur dit qu’un verdict est imminent, qu’il sera extrêmement sévère (…) et il ne se passe jamais rien”, a expliqué Noémie Kohler.- “Arbitraire” -Entre 2023 et 2025, au moins cinq Français ont été libérés, après des mois ou des années de détention, mais Cécile Kohler et Jacques Paris détiennent le triste record de trois années complètes d’incarcération, dont trois mois à l’isolement total.”On a aucune information sur la procédure judiciaire. Ils n’ont pas accès à leurs avocats (…) Ils n’ont en aucune manière droit à un procès équitable”, a déploré mardi le directeur du centre de crise et de soutien (CDCS) du ministère des Affaires étrangères Philippe Lalliot.C’est le règne de “l’arbitraire”, a résumé le porte-parole du Quai d’Orsay Christophe Lemoine.En trois ans, ils n’ont reçu que quatre visites consulaires.Début avril, Paris avait annoncé son intention de porter plainte “prochainement” contre Téhéran devant la Cour internationale de justice pour “violation” de leurs droits. La plainte doit être déposée “dans les prochains jours”, a indiqué mercredi le porte-parole du Quai.Les chancelleries européennes accusent Téhéran de pratiquer la “diplomatie des otages” pour notamment peser dans les très sensibles discussions sur le nucléaire iranien, dans l’impasse depuis des années, et obtenir une levée des sanctions.Dans le dialogue avec Téhéran sur le dossier nucléaire, la détention des deux Français n’est “pas neutre”, a souligné Christophe Lemoine, ajoutant qu’il n’était pas possible “de disjoindre complètement” les deux dossiers.Les relations entre la France et l’Iran se sont encore tendues récemment avec les menaces de Paris d’imposer de nouvelles sanctions contre Téhéran, l’arrestation en France fin février d’une Iranienne, Mahdieh Esfandiari, pour apologie du terrorisme, et le jugement prochain d’un influenceur franco-iranien pour le même chef.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Chartres: les arbres du parvis de la cathédrale remplacés par 32 parasols, une pétition lancée

Plus d’un mois après l’installation de 32 parasols sur le parvis de la cathédrale de Chartres, en remplacement de dix arbres abattus à l’automne, une pétition a été lancée, tandis que la mairie a défendu mercredi des aménagements nécessaires et une végétalisation prochaine.”On sait depuis 2020 que ces arbres étaient malades, nous avons profité des travaux sur le parvis pour faire coïncider leur abattage”, s’est défendu le maire de la ville Jean-Pierre Gorges (DVD) auprès de l’AFP.Il a affirmé que ce projet, validé par “tout le monde, des Monuments historiques à la Drac (Direction régionale des affaires culturelles, NDLR), en passant par l’Unesco”, est accueilli “très positivement” par les Chartrains.”A Chartres, on ne coupe pas les arbres, on les multiplie”, a-t-il asséné, arguant qu’il y a “12.000” arbres plantés aujourd’hui contre 8.000 lors de son élection en 2001.Le coût de l’installation des 32 parasols, estimé à 300.000 euros, a fait vivement réagir depuis quelques semaines et une pétition en ligne, intitulée “Non aux parasols en béton devant la cathédrale de Chartres”, a même été lancée, parvenant à recueillir 13.500 signatures. Son auteur qui dit sur le site s’appeler “Lionnel”, réclame “qu’on réinstalle des arbres sur la place” et “que la mairie écoute les habitants avant de transformer l’espace public”.”Tout ça ne coûtera pas un centime à la ville et au contribuable”, a répondu l’édile, affirmant que tout serait pris en charge par les restaurateurs à travers leur droit de terrasse.Une végétalisation est aussi prévue, avec des arbres en pot, certainement des oliviers, faute de pouvoir planter de nouveaux arbres, notamment en raison des fouilles archéologiques régulières effectuées sur la zone, a-t-il assuré.L’opposition de son côté dénonce “le fond et la forme, avec notamment une absence totale de concertation” face à des “enjeux de santé publique”.”Il n’y a aucune incompatibilité du site avec la présence d’arbres”, a affirmé Jean-François Bridet, conseiller municipal Chartres écologie et candidat déclaré à la mairie pour 2026. Selon lui, le site “a toujours accueilli des arbres depuis au moins le XIXe siècle”.La fin complète des aménagements est prévue pour le 14 juillet.

Macron et Merz veulent “répondre ensemble” aux défis de l’Europe

Le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz, tout juste élu dans la douleur, et Emmanuel Macron ont affiché mercredi à Paris leur volonté de “répondre ensemble aux défis que l’Europe affronte” en donnant un “nouveau départ” à la relation bilatérale.”Nous souhaitons que l’action se construise systématiquement ensemble. Nous voulons répondre ensemble aux défis que l’Europe affronte”, a lancé le président français, appelant à relancer le “réflexe franco-allemand” après quatre années souvent compliquées avec le social-démocrate Olaf Scholz.”Nous avons convenu d’un nouveau départ pour l’Europe”, a renchéri Friedrich Merz lors d’une conférence de presse commune à l’Elysée, soulignant que le partenariat franco-allemand n’était pas toujours “évident” malgré une volonté sans cette réaffichée en ce sens.Friedrich Merz est aussi arrivé à Paris, première étape traditionnelle d’un nouveau dirigeant allemand à l’étranger, avec l’ambition de redonner tout son poids à l’Allemagne en Europe, après plusieurs années de retrait.”Nous avons une responsabilité particulière pour l’Europe. Nous allons oeuvrer ensemble pour un meilleur avenir commun”, a-t-il martelé, promettant des “impulsions décisives” pour la construction européenne.    Friedrich Merz se rendra dans la foulée mercredi à Varsovie, où il espère aussi relancer des relations en souffrance, puis à Bruxelles vendredi.L’élection mardi aux forceps du nouveau chancelier allemand par les députés du Bundestag, après deux tours de scrutin alors qu’il devait s’agir d’une formalité, inquiète. Car elle a révélé au grand jour la fragilité politique du dirigeant conservateur et de sa coalition avec les sociaux-démocrates, sur qui toute l’Europe compte pour remettre l’Allemagne au centre du jeu après des années de surplace sous l’ère Olaf Scholz et six mois de crise politique intérieure.Paris fonde de grands espoirs dans Friedrich Merz, qui parle ouvertement de renforcer la souveraineté européenne, y compris militaire.- Pas sans les Etats-Unis -Sur les questions de défense et l’Ukraine, l’hostilité affichée par Donald Trump et son administration à l’égard de l’Europe, et les doutes sur le soutien militaire américain, ont fait bouger les lignes en Allemagne.Concernant la participation allemande à une éventuelle force de réassurance européenne en Ukraine ou à d’autres garanties de sécurité, le chancelier a toutefois conditionné tout engagement à “un accord de paix” et à une participation américaine au “processus”.”La guerre en Ukraine ne prendra pas fin sans encore plus d’engagement politique et militaire des Etats-Unis, les Européens ne peuvent pas s’y substituer”, a-t-il estimé.Un futur cessez-le-feu “devrait être garanti par une participation des Etats-Unis”, a-t-il martelé alors que Donald Trump n’avance à cette heure aucun engagement en ce sens.Le nouveau chancelier a par ailleurs confirmé vouloir engager des discussions avec Paris et Londres, les deux seules puissances nucléaires en Europe, sur la dissuasion nucléaire.Il s’était déjà dit favorable à l’idée de placer son pays – dépendant jusqu’ici de la protection nucléaire américaine – sous le parapluie français et britannique. Ce qui constitue une rupture énorme avec la tradition atlantiste germanique.- Ratifier le Mercosur -“Nous allons donner mandat à nos ministres respectifs d’entamer cette discussion”, mais “pas pour se substituer aux garanties offertes par les Etats-Unis”, a-t-il toutefois souligné.Les deux dirigeants ont également indiqué vouloir “renforcer” le conseil de défense et de sécurité franco-allemand pour apporter des “réponses opérationnelles” concrètes aux défis stratégiques communs.Un conseil des ministres franco-allemand devrait aussi dès l’été concrétiser la volonté de relance tous azimuts de la coopération et la coordination bilatérales.D’autres divergences ne devraient cependant pas disparaître du jour au lendemain.Friedrich Merz, dont le pays est fortement exportateur, a demandé aux Etats de l’Union européenne de ratifier “rapidement” l’accord de libre échange entre l’UE et des pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay), auquel la France s’oppose, craignant une fronde agricole.”On trouvera des accords qui permettent la juste préservation des conditions de travail, l’équité pour nos producteurs”, a répondu le président français. Autre point de divergence, Berlin a certes assoupli en mars sa règle du “frein à l’endettement”, qui limite la capacité d’emprunt du pays pour les dépenses militaires et pour les régions, mais elle n’est pas prête à donner son feu vert à des euro-obligations, promues par Paris.

Au procès Kardashian, le chauffeur qui a tout oublié du braquage

Il est un témoin-clé de la soirée du braquage de Kim Kardashian il y a neuf ans. Mais devant la cour d’assises de Paris mercredi, le chauffeur rentré en trombe et en catastrophe avec le garde du corps à l’hôtel de la star américaine ne se souvient de rien.L’homme en jean et sweat noirs à la barre donne direct le ton: “J’ai pas grand chose à vous dire, je sais même pas pourquoi je suis là”. “C’est sérieux”, c’est “important”, “faites un petit effort de mémoire”, les accusés encourent de “lourdes peines”, essaie de sensibiliser plusieurs fois le président David De Pas face à ce témoin pas très engageant ni engagé dans sa déposition.Le soir du 2 octobre 2016, il est appelé à la rescousse par la société de chauffeurs habituels qui gère la famille Kardashian. Kim, venue pour la Fashion Week, et sa soeur Kourtney, sortent beaucoup, à tout heure. Le chauffeur principal est épuisé et a besoin d’un relais pour cette nuit.”J’ai commencé tard, j’étais avec une des soeurs de Kim Kardashian”, dit le témoin à la barre. Laquelle ? “Je sais pas, elles se ressemblent toutes”.Le président voulait un récit “spontané” de son souvenir de la soirée, il devra arracher les réponses une par une. Dans le souvenir de Mohamed Q., il dépose ce soir-là (vers 2H00) Kourtney Kardashian et le garde du corps de la famille à la boîte de nuit L’Arc. Fatiguée en ayant prévu de repartir tôt le lendemain matin aux Etats-Unis, Kim Kardashian est restée dans sa chambre du discret hôtel de luxe “No address”, rue Tronchet. “Un quart d’heure après”, il voit le garde du corps sortir de la boîte de nuit en courant. “Il me dit:  +Roule vite en direction de l’hôtel, appelle la police, il se passe un problème+. Il parle anglais… +call the police+”, explique le témoin. “C’est ce que vous faites ?”, demande le président. “Je me rappelle même plus si j’ai réussi à les avoir, en plus j’étais en sens inverse sur les Champs Élysées”.”Ah oui quand même”.- “La vie continue” -Arrivés à l’hôtel quelques minutes plus tard dit le témoin, le garde du corps se précipite à l’intérieur mais lui reste sur le trottoir. Il comprendra “vaguement” qu’il y a eu braquage, séquestration de Kim Kardashian dans sa chambre d’hôtel mais pas plus, assure-t-il au président qui le regarde les yeux ronds.Car certes, le temps a passé – neuf ans depuis que la reine des influenceuses s’est fait dérober neuf millions d’euros de bijoux – admet le magistrat, mais quand même. Il relit au témoin la déposition qu’il avait faite devant la police à l’époque, au lendemain des faits. Le chauffeur avait détaillé comment, contrairement à ce qu’il vient de raconter, il était bien rentré dans l’hôtel avec le garde du corps. Avait ouvert la porte de l’escalier de service et découvert le réceptionniste “ligoté aux pieds avec des serflex (colliers de serrage, NDLR) et menottes aux poignets”, avait-il décrit. “Je me souviens pas”, lâche le témoin à la barre, pas déstabilisé pour un sou.Le président hausse le ton, incrédule. “Vous ne vous souvenez pas d’avoir vu un homme ligoté à l’hôtel particulier ?” “J’ai pas le souvenir”. Le président le fixe longuement en silence. “Ca vous a pas marqué”. “J’imagine que dans votre vie vous voyez pas tous les jours un homme ligoté ?”Le témoin confirme. Nouveau silence. “On est sérieux là ?”, demande le président. “Ah oui plus que sérieux”.”Vous avez pas du tout été marqué pas cette histoire ?”. “Ah non franchement pas du tout”, lâche le témoin. “Mais le monde entier est au courant !”, s’étrangle le président. “Ah non mais moi la vie continue, en plus j’ai pas gagné d’argent cette nuit-là, j’ai pas été payé finalement”.Les auditions de témoins se poursuivent dans l’après-midi, avec celle du chauffeur principal de Kim Kardashian pendant le séjour, puis celle de son garde du corps.

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Kenya: des trafiquants de fourmis, dont deux Belges, condamnés à une lourde amende

Un tribunal kényan a condamné mercredi quatre personnes, dont deux adolescents belges, à verser une amende de plus de 7.000 dollars pour avoir tenté de faire sortir clandestinement des milliers de fourmis vivantes du pays.L’affaire a défrayé la chronique dans ce pays d’Afrique de l’Est où le Kenyan Wildlife Service (KWS), l’agence nationale de conservation, a accusé les quatre individus de se livrer à de la “biopiraterie”.Les Belges David Lornoy et Seppe Lodewijckx, âgés de 18 ans, le Vietnamien Duh Hung Nguyen et le Kényan Dennis Nganga ont tous plaidé coupables de possession de fourmis, mais ont nié avoir cherché à faire le trafic de ces insectes.Selon l’acte d’accusation consulté par l’AFP, les suspects belges ont été interpellés le 5 avril dans une pension bordant le lac Naivasha, dans le centre du Kenya, en possession de 5.000 fourmis reines – dont l’espèce Messor cephalotes, originaire de la région, donc chacune peut valoir une centaine d’euros – insérées dans 2.244 tubes d’essai. Un document judiciaire indique que les fourmis, d’une valeur marchande estimée à environ 7.700 dollars, peuvent survivre au moins deux mois dans les contenants.David Lornoy a été présenté comme un passionné de fourmis, qui gardait des colonies chez lui en Belgique et faisait partie d’un groupe Facebook consacré à ces insectes.MM. Nganga et Nguyen, selon leur acte d’accusation, ont été arrêtés le 5 avril également, dans les comtés de Nairobi et de Machakos avec plusieurs centaines de fourmis dans quelque 140 seringues. Ils ont également plaidé coupable.Les deux affaires étaient distinctes, mais les quatre accusés ont été jugés ensemble.- “traite des esclaves” -La magistrate principale, Njeri Thuku, a fait allusion à la traite des esclaves lors de l’énoncé du verdict. “Imaginez être violemment expulsé de chez vous et entassé dans un conteneur avec de nombreuses autres personnes comme vous. Imaginez ensuite être isolé et coincé dans un petit espace où la seule source de nourriture pour un avenir proche est de l’eau avec du glucose”, a-t-elle écrit. “On dirait presque une référence” à la “traite des esclaves”. “Pourtant, il ne s’agit pas de traite des esclaves, mais de commerce illégal d’espèces sauvages”, a-t-elle ajouté.La possession de tout spécimen ou trophée d’animal sauvage sans permis est une infraction pénale au Kenya, passible d’une amende minimale d’environ 10.000 dollars et/ou d’une peine de prison potentielle d’au moins cinq ans.Le tribunal a déclaré mercredi que les suspects pouvaient soit passer un an en prison ou bien payer une amende d’un million de shillings (7.740 dollars), soit la valeur estimée par la police des fourmis saisies. La juridiction a ajouté que les deux Belges “ne ressemblaient pas à des braconniers typiques” et qu’ils ignoraient la loi, estimant toutefois que l’affaire reflète un scénario “qui s’est déjà produit au cours des siècles passés (…) quand l’Afrique possédait des ressources pillées par l’Ouest et maintenant par l’Est”.KWS a porté plainte contre les quatre jeunes hommes, affirmant qu’il s’agissait non seulement d’un “crime contre la faune sauvage, mais aussi d’un acte de biopiraterie”.Les suspects “avaient l’intention de faire passer les fourmis en contrebande vers des marchés d’animaux exotiques de grande valeur en Europe et en Asie, où la demande d’espèces d’insectes rares est en hausse”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.

A Châteauroux, “la plus grande boulangerie d’Europe” aux défis de la décarbonation et du rajeunissement

Une production dense dont les lignes arrivent à saturation: pourvoyeur d’emplois historique pour l’agglomération de Châteauroux, dans l’Indre, l’usine Harrys, qualifiée de “plus grande boulangerie d’Europe”, tente de répondre à des défis majeurs de décarbonation et de rajeunissement de ses effectifs.Une odeur de brioche qui sort du four et le ballet de dizaines de camions qui vont et viennent quotidiennement: depuis plus de 50 ans, le paysage n’a pas changé, ou presque, dans cette zone industrielle de Montierchaume, à la frontière de Châteauroux, au coeur de la campagne berrichonne.L’entreprise de viennoiserie française Harrys, 1.300 salariés en France, rachetée par le géant italien Barilla en 2007, est depuis toujours un des principaux employeurs du département, où elle est présente depuis 55 ans.”On est fiers de cet ancrage local, nous employons à Châteauroux 520 salariés, ce qui fait de cette usine la plus grosse boulangerie d’Europe”, affirme fièrement Sébastien Machet, le directeur du site.Dans le détail, 75% de la production du groupe pour la France, dont le pain de mie sans croûte et les célèbres brioches aux pépites de chocolat, provient de ce site de 35.000 m2.”L’entreprise n’est peut-être pas notre premier employeur, mais c’est le deuxième de l’agglomération et le sixième du département”, précise le maire de Châteauroux Gil Avérous (DVD) auprès de l’AFP.L’entreprise revendique faire aussi travailler des chauffeurs, des opérateurs de maintenance et surtout une centaine d’agriculteurs locaux pour les matières premières.Cette économie, “ADN de la ville” selon le maire, est même un sujet d’attractivité pour l’agglomération de 43.000 habitants, confrontée à des fermetures d’usines historiques depuis plusieurs années, comme avec le producteur de jantes Impériales Wheels et la disparition de ses 180 emplois en 2024.- Saturation -L’édile, tout comme le directeur du site, évoque une “fidélité” presque sans égal des salariés “100% castelroussins” de l’usine.Ces dernières années, pourtant, cette fidélité a forcé la marque à s’adapter, face à des effectifs dont l’ancienneté tourne “autour de 40, 42 ans” et entraîne chaque année 20 départs à la retraite.Pour y remédier, “un programme de transfert de compétences” a été mis en place “avec l’équivalent de 20 embauches chaque année” en remplacement, explique Sébastien Machet, évoquant des coûts de formation nécessaires de “500.000 euros par an”.D’autant que l’usine tourne à plein régime, 65.000 tonnes de produits en sortent chaque année, au point qu’une de ses huit lignes de production arrive à saturation.”D’ici cinq ans, on va devoir se poser des questions sur l’augmentation du nombre de lignes de production” pour répondre à l’activité, dit M. Machet, “ce sera l’occasion d’agrandir encore l’usine grâce à la disponibilité foncière autour du site”.- Céramique -Un investissement chiffré entre 35 et 40 millions par le groupe, mais qui représente un enjeu “majeur” pour Châteauroux et Gil Avérous, pour qui un tel investissement serait une “aubaine”.Un projet qui serait accueilli “très favorablement” par les organisations syndicales, selon Pascal Charlon, délégué CGT. “Nous avons un dialogue franc et direct avec la direction, nous sommes mieux lotis qu’ailleurs”, estime-t-il. “Les conditions de travail se sont largement améliorées depuis le début des années 2010”, date du dernier conflit social d’ampleur dans l’usine.Alors, désormais, priorité est mise sur “la réduction de l’empreinte carbone”, selon son directeur, qui évalue les factures de gaz et d’électricité à 5 ou 6 millions d’euros par an.”Avec la flambée des cours du gaz et de l’électricité il y a quatre ans, la facture d’énergie a été multipliée par trois”, dit M. Machet. Un investissement de six millions d’euros est prévu sur deux ans dans des récupérateurs de chaleur et à terme émettre “1.000 tonnes de CO2” en moins.Autre projet, éliminer les Pfas, les polluants éternels, des moules à pain en téflon en passant “progressivement vers des moules en céramique”.

Reims célèbre les 80 ans de la signature de la reddition nazie

Chant des partisans et lecture de l’acte libérateur au sein du “berceau de la paix”: Reims a célébré mercredi les 80 ans de la capitulation de l’Allemagne nazie, signée le 7 mai 1945 dans un collège de la ville de Champagne.Dans la nuit du 6 au 7 mai 1945, à 2H41, c’est au sein de la salle des cartes du Collège moderne et technique de Reims, où le Commandant Suprême des Forces Expéditionnaires Alliés Dwight Eisenhower avait installé son quartier général, qu’est signée la reddition. La décision actée “à l’abri du tumulte et dans le plus grand secret”, a rappelé le maire (Horizons) de la ville, Arnaud Robinet, fait de Reims “berceau de la paix”.L’acte de reddition ordonne l’arrêt des combats pour le 8 mai à 23H01.Dans les semaines précédant le 7 mai, la jonction des troupes américaines et soviétiques sur l’Elbe, le suicide d’Hitler et la prise du Reichstag à Berlin par l’Armée rouge ont sonné le glas du IIIe Reich.Adolf Hitler se suicide le 30 avril, et l’amiral Dönitz, qui lui succède à la tête du IIIe Reich, donne l’autorisation au général Alfred Jodl de signer la capitulation sans condition des forces nazies à Reims.La reddition allemande signe “l’effondrement d’un empire de ténèbres, l’aube d’une paix si longtemps espérée (…), la première pierre d’un monde à reconstruire”, a souligné Patricia Mirallès, ministre déléguée chargée de la Mémoire et des Anciens combattants.”La paix ne se décrète pas. Elle se construit, se défend, se célèbre”, a estimé Arnaud Robinet, alors qu'”aujourd’hui encore, la guerre gronde aux portes de l’Europe”.Devant diplomates, officiels et militaires a résonné le Chant des partisans, hymne de la Résistance française, avant la lecture en français et en anglais de l’acte de reddition par des lycéens.Plusieurs gerbes ont ensuite été déposées, dont une aux couleurs du drapeau allemand par la consule générale d’Allemagne à Strasbourg, Heike Thiele.Les mémoires ont davantage retenu la date du 8 mai, jour de l’arrêt des combats et de la signature d’un nouvel acte de capitulation, à Berlin cette fois, à la demande de Staline, furieux d’une reddition en territoire contrôlé par les Américains.Jeudi, jour férié en France, le président de la République Emmanuel Macron présidera au pied de l’arc de Triomphe, à Paris, la cérémonie de commémoration du 8-Mai.