AFP Top News

UN experts warn of ‘annihilation’ in Gaza amid Israeli strikes

UN experts demanded action on Wednesday to avert the “annihilation” of Palestinians in Gaza, as rescuers said Israeli strikes across the territory killed dozens of people.A planned expanded offensive revealed by the Israeli military has drawn international condemnation, after UN agencies previously warned of humanitarian catastrophe in the Palestinian territory already devastated by 19 months …

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Web archivists scrambling to save US public data from deletion

As President Donald Trump’s administration purges public records since storming back to power, experts and volunteers are preserving thousands of web pages and government sites devoted to climate change, health or LGBTQ rights and other issues.Resources on AIDS prevention and care, weather records, references to ethnic or gender minorities: numerous databases were destroyed or modified …

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Aux assises, la soirée de l'”imprévisible” Kim Kardashian racontée par son personnel

Leur métier, disent-ils, c’est d’être discret, disponible, quelles que soient les envies de leur clientèle de luxe. Encore plus quand elle s’appelle Kim Kardashian. Au procès du braquage parisien de la star américaine, chauffeurs et garde du corps ont raconté cette “fameuse” soirée du 2 octobre 2016.Michaël Madar a 48 ans, le crâne rasé et des petites lunettes. Il a fui à Dubaï depuis cette affaire, une “téléréalité judiciaire” qui lui a valu une brève garde à vue. Son petit frère est lui sur le banc des accusés, soupçonné d’avoir transmis aux malfrats des informations ayant permis le braquage de 9 millions d’euros de bijoux.A l’époque des faits, Michaël Madar dirige “la meilleure société” de conciergerie et de transports de Paris – “d’ailleurs tous les concurrents se sont délectés de notre chute”, grince le témoin amer. Le couple Kanye West et Kim Kardashian est un gros client, qui lui rapporte 300-400.000 euros par an.Pendant cette Fashion week 2016, c’est lui qui conduit Kim Kardashian, de défilés “où ils n’attendent qu’elle pour commencer le show” en rendez-vous, soirées ou dîners. Le rythme est intense, mais la vedette est “hyper cordiale”, toujours un “good night ou merci” souligne Michaël Madar.Parfois quand il la ramène à l’hôtel, sourit-il devant la cour d’assises de Paris, elle lui demande d’arrêter la voiture “au milieu de la rue” pour faire les dernières mètres sous les flashs des paparazzis qui la suivent “partout, tout le temps”. La vie parisienne des Kardashian intéresse beaucoup son petit frère Gary Madar, qui travaille régulièrement pour lui, à en croire les nombreux messages qu’il envoie.”Lol la tenue d’hier”. “Et ce soir, elles vont encore sortir les oufs ?”, demande-t-il le matin du braquage. “Une discussion de frères, y a rien d’étrange”, balaie Michaël Madar.Le soir des faits, le 2 octobre, Kim Kardashian et ses soeurs hésitent à ressortir. “Ca se joue en 10 minutes”, “ces gens-là sont imprévisibles”. Kim décide finalement de rester, mais pas sa soeur Kourtney et ses amies qui veulent aller en boîte de nuit.Michaël Madar, “lessivé”, qui travaille depuis “21 heures” consécutives et doit être à 7H30 à l’hôtel pour emmener Kim Kardashian à l’aéroport le lendemain, appelle un chauffeur pour le remplacer. – “Ils sont partis” -Ce sera Mohamed Q., jean et sweat noirs, 35 ans, pas ravi d’être à la barre. “Je sais même pas pourquoi je suis là”. C’est pourtant lui qui est rentré en trombe et en catastrophe à l’hôtel vers 3H00 du matin, avec le garde du corps qui avait suivi l’autre soeur Kardashian en boîte de nuit. “Je me rends compte que Kim a essayé de m’appeler, je la rappelle, elle ne répond pas. Et je reçois un message de sa styliste qui me dit qu’elle entend du bruit et des pas”, décrit le garde du corps Pascal D., 52 ans, entendu en visioconférence depuis les Etats-Unis.Il saute dans la voiture du chauffeur. “Roule vite, appelle la police” dit-il à Mohamed Q. qui s’exécute.Les deux hommes se ruent dans l’hôtel. Enfin, Mohamed Q. , qui souffre visiblement d’une “amnésie totale” comme ironise l’avocate générale, est persuadé qu’il est resté sur le trottoir. Avant que le président de la cour ne lui rappelle que c’est lui qui avait découvert le réceptionniste “pieds et poignets” liés dans l’escalier de service. “Je me souviens pas”.”Vous ne vous souvenez pas d’avoir vu un homme ligoté ?”, s’étonne le président David De Pas. “Vous avez pas du tout été marqué par cette histoire ?”. “Ah non franchement pas du tout”. Mais “le monde entier est au courant”, s’étrangle le magistrat.Heureusement pour la cour, Pascal D. a meilleure mémoire. “Quand j’arrive à l’hôtel, le réceptionniste n’est pas là. Je vois que l’ascenseur est au niveau 1, l’étage où logeait Kim”.”Ils sont partis”, indique le réceptionniste ligoté dans les escaliers. Pascal D. se précipite, trouve Kim Kardashian “dans tous ses états, elle pleure hystériquement”.”Je demande ce qu’il s’est passé, elle me dit qu’elle vient de se faire voler”. L’audience reprend lundi, Kim Kardashian témoignera mardi.

Germany’s new govt orders border police to reject most asylum seekers

Germany’s new government on Wednesday said that it would reject most asylum seekers at its borders as conservative Chancellor Friedrich Merz seeks to limit irregular immigration and curb the rise of the far-right.The move is a key part of Merz’s plans to wrest the initiative away from the anti-immigration Alternative for Germany (AfD), which came …

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En déplacement à Paris et Varsovie, Merz favorable à un assouplissement des règles budgétaires pour la défense

Le nouveau chancelier allemand Friedrich Merz, tout juste élu dans la douleur, s’est rendu mercredi à Paris puis à Varsovie où il s’est déclaré notamment favorable à un assouplissement des règles budgétaires européennes pour permettre aux Etats de l’UE d’investir davantage dans la défense.Lors d’une conférence de presse à Varsovie, M. Merz a dit “pouvoir imaginer”, pour l’UE et le Pacte de stabilité plafonnant les déficits publics des 27, “quelque chose de similaire” à ce qu’il vient de faire en Allemagne, à savoir exempter une partie des dépenses de défense des règles budgétaires.M. Merz, nommé mardi, a déjà fait voter par le Parlement une levée des restrictions des règles nationales allemandes très strictes – beaucoup plus qu’au plan européen – qui limitent la capacité du gouvernement à emprunter.Il l’a fait notamment pour pouvoir financer un plan de réarmement de l’Allemagne, face à la menace russe, de plusieurs centaines de milliards d’euros sur plusieurs années, et ainsi augmenter la contribution de son pays à l’Otan.Concrètement, le gouvernement est libéré des restrictions du “frein à l’endettement” pour les dépenses de défense dépassant 1% du Produit intérieur brut national. C’est ce mécanisme que Friedrich Merz dit pouvoir envisager au niveau de l’UE.- Nouveau départ, nouvelle ouverture – Dans la matinée, lors de son premier déplacement étranger, le chancelier allemand et Emmanuel Macron ont affiché à Paris leur volonté de “répondre ensemble aux défis que l’Europe affronte” en donnant un “nouveau départ” à la relation bilatérale.”Nous souhaitons que l’action se construise systématiquement ensemble. Nous voulons répondre ensemble aux défis que l’Europe affronte”, a lancé le président français, appelant à relancer le “réflexe franco-allemand” après quatre années souvent compliquées avec le social-démocrate Olaf Scholz.”Nous avons convenu d’un nouveau départ pour l’Europe”, a renchéri Friedrich Merz lors d’une conférence de presse commune à l’Elysée, soulignant que le partenariat franco-allemand n’était pas toujours “évident” malgré une volonté sans cette réaffichée en ce sens.A Varsovie, c’est le chef du gouvernement polonais Donald Tusk qui a clamé “une nouvelle ouverture, peut-être la plus importante dans l’histoire des relations germano-polonaises depuis plus de dix ans”.Donald Tusk a saisi l’occasion d’appeler M. Merz à se concentrer sur le renforcement des frontières extérieures européennes et à préserver la zone Schengen de libre circulation entre les pays en Europe, aussitôt après l’annonce de Berlin de renforcer des contrôles à ses frontières pour lutter contre l’immigration illégale.”Il est de l’intérêt” de l’Allemagne et de la Pologne que leur frontière commune permette le “libre passage” des citoyens des deux pays, a déclaré Donald Tusk lors d’une conférence de presse commune avec M. Merz à Varsovie, estimant qu’il fallait “se concentrer sur la protection de la frontière extérieure” de l’UE. Varsovie et Paris fondent tous les deux de grands espoirs dans Friedrich Merz, qui parle ouvertement de renforcer la souveraineté européenne, y compris militaire.Parlant de la coopération polono-germano-française, M. Tusk s’est déclaré “convaincu que l’avenir de l’Europe dépend en grande partie du fonctionnement de ce triangle”.Vendredi la France et la Pologne vont signer à Nancy un nouveau traité bilatéral, un “game changer”, selon M. Tusk, sur la coopération mutuelle, notamment dans le domaine de la sécurité. – Pas sans les Etats-Unis -Sur les questions de défense et de l’Ukraine, l’hostilité affichée par Donald Trump et son administration à l’égard de l’Europe, et les doutes sur le soutien militaire américain, ont fait bouger les lignes en Allemagne.Concernant la participation allemande à une éventuelle force de réassurance européenne en Ukraine ou à d’autres garanties de sécurité, le chancelier a toutefois conditionné tout engagement à “un accord de paix” et à une participation américaine au “processus”.”La guerre en Ukraine ne prendra pas fin sans encore plus d’engagement politique et militaire des Etats-Unis, les Européens ne peuvent pas s’y substituer”, a-t-il estimé à Paris.Un futur cessez-le-feu “devrait être garanti par une participation des Etats-Unis”, a-t-il martelé alors que Donald Trump n’avance à cette heure aucun engagement en ce sens.Le nouveau chancelier a par ailleurs confirmé vouloir engager des discussions avec Paris et Londres, les deux seules puissances nucléaires en Europe, sur la dissuasion nucléaire.Il s’était déjà dit favorable à l’idée de placer son pays – dépendant jusqu’ici de la protection nucléaire américaine – sous le parapluie français et britannique. Ce qui constitue une rupture énorme avec la tradition atlantiste germanique.- Ratifier le Mercosur -“Nous allons donner mandat à nos ministres respectifs d’entamer cette discussion”, mais “pas pour se substituer aux garanties offertes par les Etats-Unis”, a-t-il toutefois souligné.Les deux dirigeants ont également indiqué vouloir “renforcer” le conseil de défense et de sécurité franco-allemand pour apporter des “réponses opérationnelles” concrètes aux défis stratégiques communs.Un conseil des ministres franco-allemand devrait aussi dès l’été concrétiser la volonté de relance tous azimuts de la coopération et la coordination bilatérales.D’autres divergences ne devraient cependant pas disparaître du jour au lendemain.Friedrich Merz, dont le pays est fortement exportateur, a demandé aux Etats de l’Union européenne de ratifier “rapidement” l’accord de libre échange entre l’UE et des pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Uruguay, Paraguay), auquel la France s’oppose, craignant une fronde agricole.”On trouvera des accords qui permettent la juste préservation des conditions de travail, l’équité pour nos producteurs”, a répondu le président français. Ce sujet n’a pas été évoqué en Pologne qui a soutenu Paris dans ses réserves sur cet accord.

“Nous n’abandonnerons jamais”: rassemblements en France pour les deux Français détenus en Iran depuis 3 ans

Plusieurs rassemblements ont eu lieu mercredi en France en soutien à Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus en Iran depuis trois ans jour pour jour, alors que le président Emmanuel Macron a assuré agir “sans relâche” pour faire libérer ces deux ressortissants.Professeure de lettres âgée de 40 ans, Cécile Kohler, originaire de l’est de la France, et son compagnon septuagénaire Jacques Paris avaient été arrêtés le 7 mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique en Iran.Accusés d'”espionnage” par les autorités iraniennes, considérés comme des “otages d’Etat” par Paris, ils sont officiellement les deux derniers Français emprisonnés en Iran, qui détient une vingtaine d’Occidentaux.Ils sont actuellement incarcérés dans la sinistre section 209, réservée aux prisonniers politiques, de la prison d’Evin de Téhéran.A Paris, quelque 200 personnes dont la soeur et les parents de Cécile Kohler, se sont réunis pour réclamer la libération des deux Français, très affectés psychologiquement.Leur détention “arbitraire” et l'”acharnement carcéral dont ils sont les victimes, qui plus est au regard de leur innocence complète et de l’absurdité flagrante des charges prononcées, sont d’une brutalité insupportable”, a déclaré Noémie Kohler, la soeur de Cécile.”Nous n’abandonnerons jamais” et “nous attendons aujourd’hui de la France qu’elle mette tout en œuvre pour obtenir leur libération”, a-t-elle ajouté, faisant part de son “désespoir” face à l’absence totale d'”avancée concrète” jusque-là.Au côté d’autres anciens détenus français en Iran, Olivier Grondeau, libéré le 17 mars après plus de deux ans dans les geôles iraniennes, a livré un témoignage longuement applaudi, appelant à une mobilisation maximum pour mettre la pression sur Téhéran.”J’étais là-bas, maintenant je suis ici. Je demande que Cécile et que Jacques, à partir de maintenant, on les voie. Qu’on allume la télé (…) et qu’on lise le nombre de jours de torture. 1095 jours aujourd’hui, 1096 demain”, a affirmé le jeune homme.”Des otages qu’on oublie, c’est exactement ce que souhaitent leurs ravisseurs”, a-t-il dit. “Le gouvernement iranien a peur qu’on prononce les mots qui décrivent la situation de Cécile et de Jacques (…) Les mots de bandeau sur les yeux, les mots d’interdiction de visite, d’aveux sous la contrainte, de justice aux ordres”.- “Tenir le coup” -Paris a promis de tout mettre en oeuvre pour leur libération, en vain jusque-là. Entre 2023 et 2025, au moins cinq Français ont été libérés, après des mois ou des années de détention, mais Cécile Kohler et Jacques Paris détiennent le triste record de trois années complètes d’incarcération, dont trois mois à l’isolement total.”Ils ont été arrêtés sans fondement” et sont “emprisonnés (…) dans des conditions inhumaines qui relèvent de la torture”, a dénoncé mercredi le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot dans une vidéo postée sur X, exhortant une nouvelle fois les Français à ne pas se rendre en Iran “pour ne pas prendre le risque d’être eux-mêmes détenus arbitrairement”. Contraints à des “aveux forcés” diffusés sur la télévision d’Etat iranienne quelques mois après leur arrestation, les deux Français sont soumis à des conditions d’incarcération extrêmement dures. Lumière allumée 24 heures sur 24, 30 minutes de sortie deux ou trois fois par semaine, rares et courts appels sous haute surveillance à leurs proches, le dernier date du 14 avril.En trois ans, ils n’ont reçu que quatre visites consulaires, et quasiment aucune information ne filtre sur la procédure judiciaire.”Cécile et Jacques sont de plus en plus désespérés et y croient de moins en moins”, avait confié mardi Noémie Kohler à l’AFP, alors qu’ils n’ont pour ainsi dire aucun contact avec l’extérieur.Paris a annoncé son intention de porter plainte contre Téhéran devant la Cour internationale de justice pour “violation” de leurs droits “dans les prochains jours”, selon le Quai d’Orsay.Les chancelleries européennes accusent Téhéran de pratiquer la “diplomatie des otages” pour notamment peser dans les très sensibles discussions sur le nucléaire iranien, dans l’impasse depuis des années, et obtenir une levée des sanctions.Au total, une quarantaine de rassemblements étaient prévus dans l’Hexagone pour marquer cette date anniversaire. Environ 150 personnes se sont rassemblées à Strasbourg en soutien à Cécile Kohler, originaire d’Alsace et à Jacques Paris. Au sol, un cordon rouge matérialisait les 8m2 que se partagent plusieurs détenus.Ils étaient des dizaines aussi à Lille. “On espère que Cécile et Jacques sachent (…) qu’ils ont ce soutien-là et on sait que ça leur est précieux” pour “tenir le coup”, a expliqué Solène Jabaud, une participante.

Elu agressé en Gironde: les quatre gardes à vue levées sans poursuites

Les gardes à vue de quatre jeunes interpellés après l’agression d’un élu lors d’un rodéo urbain samedi en Gironde ont été levées mercredi sans poursuites à ce stade mais plusieurs individus restent “activement recherchés”, a annoncé le parquet.Ce conseiller municipal de Gauriaguet, à 30 kilomètres au nord-est de Bordeaux, avait tenté de mettre fin à un rodéo samedi en fin d’après-midi avant de recevoir de nombreux coups et de perdre brièvement connaissance. Il souffre de plusieurs fractures au visage.Identifiés comme “ayant été présents sur les lieux”, deux mineurs âgés de 15 et 17 ans et deux majeurs âgés de 18 et 21 ans avaient été placés en garde à vue mardi matin.Mais “les mesures de garde à vue ont été levées” mercredi soir, “les éléments recueillis ne permettant pas à ce stade de retenir leur implication dans les faits de violence”, déclare dans un communiqué Loïs Raschel, procureur de la République à Libourne.”Plusieurs individus demeurent activement recherchés, l’un ayant quitté le territoire national après les faits”, ajoute le magistrat.L’élu agressé a raconté dans le quotidien Sud Ouest être venu à la rencontre d’une quinzaine de motards, sur le terrain de ball-trap de la commune, après avoir failli se faire renverser par une moto.Le ton est alors monté et l’élu a ensuite été “violemment frappé par l’un d’entre eux avec un objet métallique”, selon le parquet.La victime, admise aux urgences, souffre de fractures à l’arcade, au nez et à la pommette droite.Une information judiciaire pour violences aggravées et non-assistance à personne en danger a été ouverte contre X, précise le parquet.Dans une affaire distincte sur le ressort du parquet de Libourne, un homme né en 1988 a été interpellé mardi dans cette ville pour menaces de mort à l’encontre du maire de la commune. Des armes ont été découvertes à son domicile.Verbalisé pour un dépôt sauvage d’ordures, il avait appelé la police municipale et déclaré vouloir “tirer une balle dans la tête” du maire et faire “exploser la mairie”.En mars 2024, le Parlement a adopté une loi visant à mieux protéger les représentants locaux contre les violences. L’une des mesures-phares du texte est l’alignement des sanctions sur celles prévues pour des violences à l’encontre de dépositaires de l’autorité publique, comme les policiers.

Décorée par Macron, une survivante des camps espère témoigner “longtemps encore”

Décorée mercredi à l’Elysée par le président Emmanuel Macron des insignes de commandeur de l’ordre national du Mérite, Lili Keller-Rosenberg, déportée à 11 ans dans les camps nazis, a dit espérer “continuer longtemps encore” à témoigner.”Un petit collégien adorable m’a demandé: madame, jusqu’à quel âge vous avez l’intention de témoigner de la sorte?+ Et j’ai dit: +au moins jusqu’à cent ans, après on verra!+”, a raconté cette femme de 92 ans, décorée à l’occasion de cérémonie de remise de prix du concours national de la résistance et de la déportation à des collégiens et lycéens.”Je témoigne sans fin, et pour moi c’est indispensable. Il faut que tous ces jeunes comprennent qu’ils ont à transmettre à leur tour”, a-t-elle encore dit en s’adressant aux collégiens et lycéens présents dans la salle.”Bientôt, il n’y aura plus un seul déporté. Je ne suis pas pressée de partir, mais il faut se rendre à l’évidence, et ce sont des petits messagers qui transmettront la mémoire indispensable”, a-t-elle poursuivi. “Je leur demande de combattre le racisme, qui est un fléau à notre époque, combattre également l’antisémitisme, qui malheureusement perdure, et la xénophobie”.Déportée en 1943 avec sa famille, juifs hongrois installés en France pour fuir l’antisémitisme, Lili Leignel, de son nom d’épouse, qui signe ses livres du nom de Keller-Rosenberg, avait été envoyée au camp de Ravensbrück avec sa mère et ses frères de 9 et 3 ans, puis à Bergen-Belsen. Emmanuel Macron a salué son travail d'”infatigable passeuse de mémoire”, son “désir insatiable de faire de nos élèves des citoyens éclairés” et sa “lutte contre l’antisémitisme et le négationnisme”, appelant à “faire perdurer le témoignage des résistants et déportés”.”Avec la disparition des grands témoins, ce concours devient plus que jamais essentiel. Il porte un message intemporel qui dit +plus jamais ça+. Plus jamais ça, alors qu’aujourd’hui, l’antisémitisme, le rejet et la haine de l’autre progressent dans toute la société”, a déclaré pour sa part la ministre de l’Education Elisabeth Borne.

Wauquiez craint la “dilution” de la droite dans la macronie avec Retailleau

Le président des députés Les Républicains Laurent Wauquiez craint la “dilution” de la droite dans la macronie si Bruno Retailleau cumulait les fonctions de président des Républicains et de ministre, évoquant des “bruits” sur un rapprochement entre son rival et Édouard Philippe. “Avoir un ministre de l’Intérieur, c’est très utile et Bruno (Retailleau) le fait avec toute l’énergie qu’il essaie de mettre”, a affirmé sur CNews-Europe1 le député de Haute-Loire qui affrontera le Vendéen lors d’un congrès les 17 et 18 mai pour la présidence de LR.  “Je dis juste que cumuler (Beauvau) avec la présidence des Républicains, c’est prendre le risque d’une disparition de la voix de la droite et d’une dilution dans la macronie”, a-t-il prévenu, dans l’attaque la plus directe contre son rival depuis le début de la campagne. Ce risque de dilution dans la macronie, M. Wauquiez a assuré le percevoir dans “les bruits consistant à dire qu’il pourrait y avoir un rapprochement” avec Édouard Philippe, l’ancien Premier ministre et candidat Horizons à la présidentielle, estimant que ces rumeurs “ne sont pas démenties avec clarté” par les deux camps.  “Pour moi et avec moi, ce ne sera jamais le cas et je n’en veux pas”, a assuré Laurent Wauquiez, qui a réitéré sa volonté d’incarner “la rupture” avec la macronie, tout en admettant son “estime” pour l’eurodéputée zemmouriste Sarah Knafo.Interrogé sur une éventuelle alliance électorale avec le patron d’Horizons dans un entretien publié mercredi par Valeurs Actuelles, le ministre de l’Intérieur affirme “ne pas connaître le projet qu’Édouard Philippe souhaite porter”.”Est-ce un vrai projet de droite ? Pour le moment, il me semble qu’il défend plutôt l’idée d’un bloc central qui irait de la gauche démocrate à la droite conservatrice. Sans ligne claire, on est condamnés à l’impuissance”, ajoute-t-il. Un soutien de Bruno Retailleau a toutefois reconnu que la formation de l’ancien Premier ministre était “dans une opération séduction” à l’égard des élus LR, reconnaissant avoir lui-même eu récemment des contacts avec eux. “L’idéal, ce serait des primaires pour départager tout ça”, a ajouté cette source, écartant une entente avec d’autres partis de la macronie comme le MoDem. 

A close-up of a stack of newspapers resting on a desk, symbolizing information and media.

Très réchauffantes, les émissions de méthane liées à l’énergie se maintiennent à des niveaux records

Les émissions de méthane liées au secteur des énergies fossiles sont restées en 2024 à des niveaux proches des records historiques, selon un rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publié mercredi, qui alerte sur une hausse de rejets massifs issus d’installations pétrogazières pour ce gaz à effet de serre très puissant.En 2024, la production record du secteur de l’industrie fossile (gaz, pétrole, charbon) a été responsable du rejet dans l’atmosphère de plus de 120 millions de tonnes de méthane, proche du record atteint en 2019, selon la nouvelle édition de ce “Global Methane Tracker”.Le méthane, deuxième gaz à effet de serre après le CO2, est la molécule du gaz naturel qui s’échappe des gazoducs, des vaches ou des déchets. Environ 580 millions de tonnes de méthane sont rejetées chaque année, dont 60% attribuables à l’activité humaine – avec l’agriculture en tête suivie de l’énergie – et près d’un tiers aux zones humides naturelles. Au pouvoir bien plus réchauffant que le CO2, le méthane est responsable d’environ 30% du réchauffement planétaire depuis la révolution industrielle. Mais ayant une durée de vie plus courte, il constitue de ce fait “la meilleure option dont nous disposons pour réduire le réchauffement (climatique) à court terme”, a déclaré Tim Gould, économiste en chef de l’AIE, à la presse.Dans le secteur fossile, les fuites de méthane se produisent lors d’opérations de dégazage ou de torchage sur des installations pétrogazières mais aussi dans les gazoducs ou le transport maritime de gaz liquéfié. Selon l’AIE, 70% de ces émissions pourraient être évitées et à moindre coût – le gaz capturé pouvant être revendu, par exemple pour générer de l’électricité. Cependant, les actions entreprises sont “en deçà des ambitions”, a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’agence. – Des sites “super-émetteurs” -La Chine est le plus grand émetteur mondial de méthane lié à l’énergie, principalement issu de son secteur charbonnier. Suivent ensuite les Etats-Unis et la Russie.Les chiffres de l’AIE sont basés sur des données mesurées, par opposition aux émissions déclarées, parfois obsolètes ou estimées à partir des informations du secteur énergétique. Résultat, l’estimation de l’AIE est environ 80% plus élevée que le total déclaré par les pays aux Nations unies.Mais “la transparence s’améliore” grâce à plus de 25 satellites qui traquent depuis l’espace les “plumes” de méthane s’échappant des installations pétrogazières, mais aussi des déchetteries, élevages intensifs, rizières… L’un d’eux, l’Européen Sentinel 5P, qui ne détecte que les fuites les plus importantes, a observé que les “événements de super-émissions de méthane” dans les installations pétrogazières ont atteint un niveau record en 2024. Des fuites massives repérées partout dans le monde, mais particulièrement aux Etats-Unis, au Turkménistan et en Russie. Pour la première fois, l’AIE inclut dans son bilan les émissions de méthane des puits de pétrole et de gaz abandonnés et des mines de charbon: ensemble, ils constitueraient le “quatrième plus grand émetteur mondial de méthane issu des combustibles fossiles”, contribuant pour quelque 8 millions de tonnes en 2024.S’attaquer aux émissions de méthane d’origine énergétique ralentirait considérablement le réchauffement climatique, évitant ainsi une hausse d’environ 0,1°C des températures mondiales d’ici 2050. Soit “un impact considérable, comparable à l’élimination d’un seul coup” de tout le CO2 de l’industrie lourde mondiale, indique le rapport. Des entreprises et des pays ont pris des engagements en matière de réduction des rejets de méthane, mais seuls environ 5% de la production de pétro-gazière répond aujourd’hui à “une norme d’émissions de méthane proches de zéro”.Le groupe de réflexion Ember a estimé mercredi que l’industrie fossile devait réduire ses émissions de méthane de 75% d’ici 2030 si le monde veut se mettre sur la voie de la neutralité carbone en 2050. Or, le méthane du charbon “est toujours ignoré”, a déploré Sabina Assan, analyste chez Ember. “Il existe aujourd’hui des technologies rentables” et faciles “à mettre en œuvre pour lutter contre le méthane”, dit-elle. “Nous ne pouvons plus laisser les mines de charbon s’en tirer à bon compte”.