AFP Top News

En France, désormais 69,1 millions d’habitants, plus de décès que de naissances

La France, qui compte désormais 69,1 millions d’habitants, a franchi en 2025 un cap symbolique: le nombre de décès a été supérieur à celui des naissances, une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.Au 1er janvier 2026, 69,1 millions de personnes vivaient en France, dont 2,3 millions dans les cinq départements d’outre-mer, a indiqué l’Insee mardi. La population a augmenté de 0,25% par rapport à l’an dernier, à “un rythme un peu moins rapide que celui observé ces deux dernières années”, a précisé Sylvie Le Minez, cheffe de l’unité des études démographiques et sociales de l’Insee, lors d’une conférence de presse.Mais pour la première fois depuis 1944, cette croissance de la population est uniquement liée au solde migratoire, estimé à +176.000 personnes, soit la différence entre le nombre de personnes entrées et sorties du territoire.Le solde naturel, qui correspond à la différence entre les naissances et décès, est lui devenu négatif: -6.000 personnes. Une situation qui s’explique par deux facteurs: le recul des naissances et la hausse des décès.”Ce qui frappe, c’est à quel point, en quelques années, le solde naturel a diminué en raison de la diminution rapide des naissances”, a souligné Sylvie Le Minez. Ce solde était encore de +200.000 personnes en 2015.- Natalité en berne -En 2025, 645.000 bébés ont vu le jour dans le pays, soit 2,1% de moins que l’année précédente, ce qui correspond au plus faible nombre sur un an depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour la quatrième année consécutive. Il s’agit même d’une chute de 24% par rapport à 2010, “année du dernier point haut des naissances”.La baisse des naissances est due au repli de la fécondité, soit le nombre d’enfants par femme. L’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) a continué lui aussi de diminuer: il s’est établi à 1,56 enfant par femme, après 1,61 en 2024, soit le plus faible niveau depuis la fin de la Première Guerre mondiale.Ce recul s’inscrit aussi dans une tendance de moyen terme: cet indice diminue depuis 2010, lorsqu’il s’élevait à 2,02 enfants par femme en France métropolitaine.Les démographes avancent diverses explications: les personnes ont d’autres aspirations que fonder une familles, sont freinées par des difficultés (à trouver un travail stable, à se loger) ou des craintes (conciliation vie professionnelle et familiale, incertitudes climatiques…)A 37 ans, Jessica envisage d’avoir un seul enfant avec son compagnon, à cause notamment de son âge. “Mon envie de fonder une famille est arrivée tard, on vit très bien et on est très heureux à deux”, explique cette Francilienne, qui travaille dans la communication et s’inquiète aussi du “coût d’une éducation”.La crainte de manquer de moyens financiers est ressortie comme l’un des principaux freins au désir d’enfant lors d’une récente consultation citoyenne, menée dans le cadre d’une mission parlementaire sur la baisse de la natalité.”La crèche représente un poste de dépense énorme pour nous – 800 euros par mois – nous ne pourrions pas avoir deux enfants”, témoigne Océane, 32 ans, mère d’un enfant de trois ans et cadre dans une entreprise à Marseille. “Le travail, la maison, les enfants, je ne saurais pas comment tout mener de front”.- Grippe -Face aux difficultés évoquées par les familles, l’Union nationale des associations familiales (Unaf) a récemment appelé le gouvernement à réinvestir dans la politique familiale.En parallèle de cette baisse des naissances, on observe une hausse des décès du fait de l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom.En 2025, 651.000 personnes sont décédées en France, ce qui représente une hausse de 1,5% par rapport à l’année précédente. Cette progression s’explique également par l’épidémie de grippe hivernale, “particulièrement virulente en janvier”, selon l’Institut nationale de la statistique. Le solde naturel négatif a contribué à réduire la population de 0,01%.”Avec cette nouvelle situation, plus de décès que de naissances, finalement la France ne fait que rejoindre une situation que connaissent déjà la plupart des pays européens”, a commenté auprès de l’AFP Gilles Pison, démographe et conseiller de la direction de l’Institut national d’études démographiques (Ined).En 2024, outre la France, seuls cinq pays affichaient encore un solde naturel de population positif: Chypre, l’Irlande, le Luxembourg, Malte et la Suède, selon Eurostat. Le Danemark était à l’équilibre, les autres nations avaient un solde négatif.

Marine Le Pen joue son avenir présidentiel au procès en appel du RN

Le procès en appel de Marine Le Pen, du Rassemblement national et de onze autres prévenus s’ouvre mardi à Paris: la cheffe de file de l’extrême droite française joue son éligibilité pour l’élection présidentielle de 2027 et, plus généralement, son avenir politique.L’audience, présidée par Michèle Agi, doit débuter à 13H30. Le procès est prévu théoriquement jusqu’au 11 février dans le palais de justice historique au cœur de la capitale, avant une décision attendue à l’été.”J’espère pouvoir être entendue par la cour d’appel”, a glissé dans la matinée Marine Le Pen avant une réunion de son groupe parlementaire à l’Assemblée nationale, se disant “dans un état esprit d’espérance, en quelque sorte…”. La triple candidate malheureuse à l’Elysée a été condamnée pour détournement de fonds publics le 31 mars 2025 par le tribunal correctionnel de Paris à quatre ans d’emprisonnement dont deux ferme sous bracelet électronique, 100.000 euros d’amende et, surtout, cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, c’est-à-dire immédiate, qui l’empêche à date de concourir à la présidentielle – ou, en cas de dissolution, à sa propre succession dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais.Les juges de première instance l’ont reconnue coupable d’avoir mis en place un “système” entre 2004 et 2016 de captation des enveloppes versées par le Parlement européen aux eurodéputés, destinées à rémunérer leurs assistants dans le cadre de leurs fonctions à Bruxelles et Strasbourg.Pour l’accusation, représentée devant la cour d’appel par Thierry Ramonatxo et Stéphane Madoz-Blanchet, lesdits assistants travaillaient en réalité pour le seul parti Front national (FN, devenu RN) ou leurs dirigeants.”Il y a une règle intangible qui a toujours été là, c’est que les fonds qui sont versés à l’assistant parlementaire, c’est pour le député, c’est pas pour le parti. Cette règle-là a toujours existé”, a rappelé mardi sur RTL l’avocat en partie civile du Parlement européen, Me Patrick Maisonneuve.Le tribunal correctionnel a établi le préjudice à 3,2 millions d’euros, une fois déduit 1,1 million d’euros déjà remboursés par une partie des prévenus – ils étaient 25 en première instance, douze ont renoncé à faire appel malgré leur condamnation, dont la propre sœur de Marine Le Pen, Yann Le Pen.Le maire de Perpignan Louis Aliot, le député RN Julien Odoul, l’eurodéputé Nicolas Bay ou Bruno Gollnisch seront en revanche à nouveau sur le banc des prévenus.- Bardella “meilleur président” -Lundi, Mme Le Pen, 57 ans, avait estimé qu’il n’y avait qu'”un seul axe de défense: dire la vérité, c’est la stratégie qui est la mienne, comme je l’ai fait en première instance”.Mais, assistée de son conseil historique, Me Rodolphe Bosselut, et d’une nouvelle avocate, Me Sandra Chirac-Kollarik, elle pourrait davantage insister sur sa “non-intentionnalité” de commettre les faits qui lui sont reprochés plutôt qu’une dénégation en bloc, parfois perçue comme une “défense de rupture”, telle que plaidée en première instance, selon plusieurs de ses proches.Le député RN Jean-Philippe Tanguy a par ailleurs indiqué mardi sur RTL qu’une consigne de sobriété avait été adressée à la garde rapprochée: “il n’y a pas à médiatiser outre mesure cette affaire; nous, en tant que parlementaires, on a beaucoup de dossiers à l’Assemblée nationale”.Si Marine Le Pen n’a pas abandonné l’espoir d’être relaxée, une déclaration de culpabilité n’obérerait pas sa possibilité de concourir à la présidentielle de 2027 mais à une double condition: qu’une éventuelle peine d’inéligibilité soit inférieure à deux ans et que les magistrats renoncent à la condamner au port d’un bracelet électronique, perçu comme incompatible avec la possibilité de mener une campagne.Elle a quoi qu’il en soit indiqué que la seule décision de la cour d’appel déterminera son avenir, sans attendre une éventuelle décision de la Cour de cassation – bien que cette dernière entende se prononcer, si elle devait être saisie, avant l’échéance présidentielle.Neuf mois après sa condamnation, Marine Le Pen a déjà vu son image se dégrader dans l’opinion, l’idée d’une candidature de substitution de Jordan Bardella à l’Elysée s’étant peu à peu imposée comme la plus probable.Dans une étude Verian pour Le Monde et L’Hémicycle parue dimanche, 49% des Français estiment que, des deux leaders d’extrême droite, c’est le président du RN qui a “le plus de chances de remporter la présidentielle”, contre 16% pour la fille de Jean-Marie Le Pen. De même que M. Bardella ferait “un meilleur président de la République” qu’elle pour 30% des personnes interrogées, alors que 22% pensent le contraire.Qu’importe: cet automne, Marine Le Pen avait pris la peine de rappeler qu’il était “sûr et certain” qu’elle briguerait à nouveau l’Elysée “si elle p(ouvait) être candidate”. Tout en reconnaissant que, à défaut, “Jordan Bardella peut gagner à (sa) place”.

Pour les proches d’Alain Orsoni, “innommable” de l’avoir assassiné aux obsèques de sa mère

Au lendemain de l’assassinat retentissant d’Alain Orsoni, figure du nationalisme corse reconverti dans les affaires, sur la tombe de sa mère, camarades nationalistes et religieux dénoncent un crime “innommable”, qui mobilise enquêteurs et magistrats anticriminalité les plus rodés du pays.Du côté politique ou des collectifs anti-mafia, qui s’étaient mobilisés de façon historique en novembre pour dénoncer le poids des bandes criminelles dans l’île, c’est par contre un quasi silence radio à ce stade.”Il vient pour enterrer sa mère de 91 ans et on jette le corps du fils sur le cercueil de sa mère, c’est innommable, c’est ignoble”, s’indigne Jo Peraldi, proche d’Alain Orsoni et ancien chef  du mouvement clandestin du Front de libération nationale corse (FLNC), interrogé par l’AFP.Lundi vers 16H30, Alain Orsoni, 71 ans, a été touché “en plein cœur” d’une unique balle provenant “d’un tir à longue distance” avec une arme “certainement équipée d’une lunette” alors qu’il assistait à l’enterrement de sa mère dans le cimetière en terrasses de Vero, son village familial situé à une trentaine de kilomètres d’Ajaccio, selon le procureur d’Ajaccio et une source proche de l’enquête.Le tout nouveau Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco), dont un magistrat est attendu sur place mardi, a très rapidement annoncé se saisir de l’affaire “au regard notamment de la qualité de la victime et de son appartenance au milieu corse”. Il mènera l’enquête en co-saisine avec la Juridiction inter-régionale spécialisée (Jirs) de Marseille, spécialisée notamment dans les dossiers de criminalité sur l’île.Alain Orsoni, qui a aussi été président à deux reprises du club de foot de l’Athletic Club Ajaccio (ACA) aujourd’hui exclu des compétitions nationales, venait d’arriver dimanche du Nicaragua où il vivait et où il avait monté des activités dans le secteur des jeux.”Il n’avait pas l’air inquiet du tout, il avait fait des courses le matin en ville à Ajaccio sans gilet pare-balles”, selon M. Peraldi.- “Où on est ?” -Les drames et vengeances, la famille Orsoni les connaît depuis plus de 40 ans. En 1983, Guy, le frère d’Alain, lui même militant nationaliste, était assassiné. Un an plus tard, nait le fils d’Alain, qu’il appellera Guy en souvenir. Actuellement détenu, Guy est aujourd’hui considéré comme une figure du banditisme insulaire.Après des études à Paris, Alain Orsoni était devenu l’un des chefs du Front de libération nationale de la Corse (FLNC) avant de fonder le Mouvement pour l’autodétermination (MPA), qualifié plus tard par ses adversaires de “Mouvement pour les affaires”.Réputé pour son sens politique et son sang froid, il avait été condamné et écroué dans plusieurs dossiers et avait quitté la Corse en 1996, en pleine guerre fratricide au sein de la mouvance nationaliste. Il s’agit sans doute d’un des meurtres les plus retentissants depuis celui du bâtonnier Antoine Sollacaro en 2012, qui était d’ailleurs son avocat et dont le tueur a été condamné en décembre à 30 ans de prison en l’absence du commanditaire présumé de ce meurtre, Jacques Santoni, soupçonné d’être le chef de la bande criminelle du Petit Bar.C’est cette même bande criminelle qui avait été impliquée dans le projet d’assassinat visant déjà Alain Orsoni en 2008 et une forte rivalité oppose depuis plusieurs années le clan Orsoni, dont plusieurs membres ont été assassinés, au Petit Bar.Avec ce nouvel assassinat, pour le parti de la nation corse (PNC), des autonomistes opposés au parti autonomiste au pouvoir de Gilles Simeoni, “le respect des morts, ainsi bafoué, emporte dans sa chute terrible notre tradition et les valeurs de notre civilisation”.”On vient d’enterrer la maman d’Alain, c’est un moment de peine et de chagrin, d’un coup, on entend un coup de feu, et Alain tombe mort”, a confié à France 3 Via Stella l’abbé Roger-Dominique Polge, qui officiait aux obsèques.”Je me demande où on est ? Dans quelle époque on est ? Qu’est-ce qui se passe chez nous ? C’est inimaginable”, a-t-il ajouté.

En France, la réduction des émissions de gaz à effet de serre patine

La baisse des émissions de gaz à effet de serre a marqué le pas en France l’an dernier, avec un recul estimé à seulement 1,6%, près de trois fois moins que le rythme nécessaire pour tendre vers la neutralité carbone.Comme l’Allemagne et d’autres pays riches, la France décélère au lieu d’accélérer sur le climat, malgré les records de chaleur et la hausse tendancielle des factures d’événements météo extrêmes, au moment où la volonté politique s’étiole en Europe.Les transports, les bâtiments (chauffage, climatisation…) et l’énergie sont les secteurs les plus en retard dans leur transition vers le bas carbone.Le rythme total de baisse en 2025 a ainsi été deux, voire quatre fois plus lent qu’en 2022 et 2023 (-3,9% et -6,8%); il avait déjà commencé à ralentir en 2024 (-1,8%).”La baisse des émissions se confirme en 2025: c’est un signal encourageant, mais elle n’est pas suffisante. Nous devons collectivement nous remobiliser avec l’ensemble des secteurs émetteurs”, a réagi la ministre française de la Transition écologique, Monique Barbut, citée dans un communiqué.”La France devrait accélérer la sortie des énergies fossiles pour sa propre souveraineté et sa sécurité. Malheureusement nous en sommes loin”, a commenté auprès de l’AFP Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau action climat (RAC), qui fédère des associations.Après avoir incité à la sobriété dans la consommation d’énergie dans la foulée du début de la guerre en Ukraine, la France, comme les autres pays développés, peine à s’attaquer à des secteurs plus difficiles ou coûteux à décarboner, comme les voitures et les immeubles.Le ralentissement français fait écho aux chiffres publiés récemment en Allemagne, qui a réduit de seulement 1,5% ses propres émissions l’an dernier, selon une estimation du groupe d’experts Agora Energiewende. L’Union européenne vise -90% en 2040 par rapport à 1990 – elle en était à -37% en 2023.Le Citepa, l’organisme mandaté pour dresser le bilan carbone français, a toutefois revu sa très modeste estimation initiale de -0,8%; il publiera ses données consolidées en juin. L’écart important s’explique par la mise à jour des indicateurs mais aussi des “corrections méthodologiques”, explique l’organisme.-“En deçà du rythme nécessaire” -Cette “faible diminution des émissions” françaises s’inscrit “en deçà du rythme nécessaire pour atteindre les objectifs 2030″ fixés par le gouvernement, souligne le Citepa, soit -4,6% en moyenne chaque année d’ici 2030, selon la Stratégie nationale bas carbone (SNBC-3), la feuille de route actualisée en décembre pour une France neutre en carbone en 2050.”Ces résultats divergent selon les secteurs, avec un retard plus important en termes de trajectoire pour les secteurs des transports et des bâtiments”, observent les experts.Le Haut conseil pour le climat, organisme indépendant chargé de conseiller le gouvernement, alertait déjà l’an dernier sur la nécessité d’accélérer “fortement” la baisse des émissions, qui dépendait en 2024 “en grande partie de facteurs conjoncturels”, comme la météo. L’évolution de l’année passée est permise d’abord par une baisse marquée dans le secteur de l’industrie (-3,4%) mais sur fond de “diminution continue de l’activité industrielle”, en particulier pour la chimie, la production de ciment et la métallurgie.Suivent l’agriculture, avec une réduction des émissions principalement liée à celle du cheptel bovin, et les transports, avec une diminution des consommations de carburants dans le transport routier. Les émissions du bâtiment sont en légère baisse, en lien avec les variations des consommations de fioul et de gaz naturel, mais très loin de l’effort requis.Enfin, les émissions du secteur de l’énergie sont pour leur part quasi-stables, après les importantes baisses de ces dernières années.Le Citepa note la légère baisse des émissions liées à la production d’électricité, déjà très décarbonée avec le poids du nucléaire et l’essor des renouvelables, mais limitée par une augmentation attendue dans le raffinage des hydrocarbures, liée à une “reprise d’activité” en 2025.

La fourmi électrique, coûteuse à éradiquer, menace de proliférer en France

Elle est minuscule, mais attaque insectes et plantes. Repérée en France métropolitaine pour la première fois en 2022, la fourmi électrique, espèce exotique invasive, menace d’envahir de nouveaux espaces naturels, faute d’argent suffisant pour l’éradiquer des deux foyers déjà établis.À La Croix-Valmer (Var), au bord de la Méditerranée, un lotissement baigné de soleil a été attaqué par la Wasmannia auropunctata, appelée fourmi électrique ou petite fourmi de feu.Boris Martor y a sa résidence secondaire. À l’été 2023, son fils, alors âgé de cinq ans, se plaint de piqûres. “Il avait des irritations, des cloques, de fortes douleurs…”, dues aux très fortes décharges de la petite fourmi d’1,5 millimètre.Il y a urgence à arrêter l’expansion du minuscule insecte, classé parmi les 100 pires espèces invasives au monde, selon l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae).Mais les lourdeurs administratives et les restrictions budgétaires en France ralentissent la réponse.La première super-colonie a été découverte à Toulon, en 2022, à 60 kilomètres de La Croix-Valmer, par Olivier Blight, chercheur à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie à l’université d’Avignon. Il a obtenu un financement public de près de 200.000 euros pour l’éradiquer.Mais pour les quatre hectares de la Croix-Valmer, “ça bloque”, se désole Boris Martor.En décembre toutefois, après le début de l’enquête de l’AFP, 10.000 euros ont été débloqués pour identifier les lieux de présence de l’animal, “sous l’impulsion du préfet du Var qui a compris l’enjeu de la situation”, selon Olivier Blight. – Très dangereuse -“La surveillance des voies d’introduction et de dissémination de cette espèce exotique envahissante (…) relève de la pleine responsabilité de l’État”, rappelle Laurine Karkidès, directrice adjointe de Fredon Paca, l’opérateur missionné à Toulon via le plan gouvernemental France nation verte.Elle a en effet été “reconnue comme espèce préoccupante par la Commission européenne”, souligne-t-elle.Car la fourmi électrique est très dangereuse: chez l’homme, outre des piqûres douloureuses, elle peut provoquer des chocs anaphylactiques chez les personnes allergiques. Ses attaques rendent aussi, dans les pays où elle prolifère, des chats et des chiens aveugles. “La fourmi électrique, c’est des milliards d’euros de dégâts”, s’inquiète Éric Hansen, directeur de l’Office français pour la biodiversité dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur: soit “on paye maintenant et on s’en sort à moindre coût, soit on ne fait rien et ça va revenir très cher”.Dans la résidence de Toulon, souligne Olivier Blight, elle a décimé les autres fourmis, et les arthropodes “déclinent fortement”.À La Croix-Valmer, elles s’en prend “aux mouches, aux nids d’oiseaux, et rien ne survit à (son) passage”, remarque Boris Martor.Ce deuxième foyer est d’autant plus préoccupant qu’il est deux fois plus grand que celui de Toulon, et situé “en bordure de forêt”.- “Bouleverser nos écosystèmes” -“Son arrivée peut bouleverser l’ensemble de nos écosystèmes”, avait averti en 2024 l’OFB Paca dans une lettre au directeur général de l’organisme, consultée par l’AFP.Originaire d’Amérique du Sud, la fourmi électrique a envahi l’Afrique centrale après avoir été introduite au Gabon dans les années 1920 pour lutter contre des insectes ravageurs. Elle a aussi occasionné des centaines de millions de dollars de dégâts au Texas, dans les cultures.Les fourmis des deux foyers du Var, probablement arrivées en France lors d’une importation de plantes, sont issues d’une même souche israélienne, “plus résistante au froid que la souche initiale”, d’origine tropicale, selon l’OFB Paca.Dans l’équipe réduite d’Olivier Blight, Luc Gomel, ingénieur agronome à Montpellier, a pour mission de trouver quel traitement pourra en venir à bout. Problème: ceux commercialisés en France pour les fourmis classiques, qui aiment le sucré, ne sont pas du goût de la petite Wasmannia.Les chercheurs se sont rabattus sur un produit importé d’Australie, le Campaign, autorisé seulement par dérogation pour un site et une période précise, en plaçant des granulés dans des boîtes pour appâter les fourmis. Mais lors d’essais au printemps dernier à Toulon, beaucoup ont évité les boîtes.- Saupoudrage -Seule solution, assure Luc Gomel: faire comme les Australiens et les Hawaïens: saupoudrer le produit.Or, cette méthode nécessite une nouvelle dérogation. En urgence, pour pouvoir entamer le traitement dès que la petite fourmi sortira d’hivernation, au plus tard début mai.Le ministère de la Transition écologique assure à l’AFP que “des expertises sont en cours”, notamment sur les “risques toxicologiques”. Et prévient que ces produits ne garantiront pas l’éradication, car les fourmis sont principalement disséminées par les déchets végétaux ou les plantes en pot.D’autant plus, dans un “contexte budgétaire des plus restreints”.Luc Gomel s’inquiète: “Ça ne sert à rien de l’éradiquer à Toulon si on la laisse prospérer à La Croix-Valmer”. Le fonds vert du gouvernement, sollicité jusqu’à présent, étant raboté dans le projet de budget 2026, les scientifiques se tournent vers l’Europe pour tenter de décrocher le financement d’un an de traitement. Cependant, pour éradiquer la fourmi, “il faut trois ans au moins”, souligne Olivier Blight.

Naissances, décès: l’Insee dévoile mardi les chiffres 2025 sur la population française

Y a-t-il eu plus de décès que de naissances en France en 2025 ? L’Insee va dévoiler mardi à la mi-journée des statistiques très attendues sur la démographie française, alors que le pays est proche d’un tournant.Naissances, décès, taille de la population, mais aussi espérance de vie et mariages: l’Institut nationale de la statistique va présenter une série de données démographiques concernant la France en 2025.Parmi les plus attendues, le solde naturel de population, soit la différence entre le nombre de naissances et de décès, qui pourrait être négatif pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.Sur onze mois, il parvient tout juste à rester positif: +2.864 personnes. Deux tendances, qui seront détaillées par l’Insee, expliquent la situation.D’un côté, les naissances reculent du fait d’une baisse de la fécondité, c’est-à-dire du nombre d’enfant par femmes. Celle-ci est liée à de multiples facteurs (difficultés à accéder à un emploi stable, changement d’aspirations, inquiétude au sujet de l’avenir de la planète, problèmes d’infertilité…).De l’autre, le nombre de décès augmente en raison de l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom.Ainsi, en 2025, entre janvier et novembre, le nombre quotidien moyen de nouveaux-nés s’est replié de 2,4%, par rapport à la même période l’année précédente. Le nombre de décès quotidien moyen a lui augmenté de 1,2%.Si le solde naturel de population devient négatif, cela signifie que la France ne peut compter que sur le solde migratoire pour voir sa population croître (la différence entre le nombre de personnes entrées et sorties du territoire).Le solde migratoire a été le principal moteur de croissance de la population ces dernières années.Le solde naturel s’est lui drastiquement réduit. Au cours de la dernière décennie, il est passé de +200.000 personnes en 2015 à seulement +17.000 personnes en 2024.

Takaichi says urged S. Korea’s Lee to help ‘ensure regional stability’

Japanese Prime Minister Sanae Takaichi called on South Korean President Lee Jae Myung Tuesday to help “ensure regional stability”, as Beijing pressures Tokyo over its stance on Taiwan.The two leaders met in Takaichi’s picturesque home region of Nara in western Japan, days after Lee visited Chinese leader Xi Jinping in Beijing.They agreed to strengthen cooperation …

Takaichi says urged S. Korea’s Lee to help ‘ensure regional stability’ Read More »

Ouverture du procès de l’Iranienne qui pourrait être échangée contre les Français Kohler et Paris

Le procès pour apologie du terrorisme de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, s’ouvre ce mardi au tribunal correctionnel de Paris, pour quatre jours.Cette affaire devrait être scrutée de près: les autorités iraniennes souhaitent échanger Mahdieh Esfandiari, arrêtée en France en février 2025, contre Cécile Kohler, 41 ans, et Jacques Paris, 72 ans, qui avaient été incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison notamment pour espionnage pour Israël puis libérés début novembre 2025 avec l’interdiction toutefois de quitter le pays.Ils restent bloqués à l’ambassade de France à Téhéran. Mahdieh Esfandiari a pour sa part obtenu fin octobre, après huit mois de détention provisoire, sa libération sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire français.”Cet échange entre nous et la France a été négocié. Il y a eu un accord et en effet, nous attendons que toute la procédure juridique et judiciaire se fasse dans les deux pays”, avait déclaré fin novembre le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, à France 24.”Une procédure judiciaire est en cours qu’il ne nous appartient pas de commenter”, a de son côté déclaré une source diplomatique française.Interrogée par l’AFP, la diplomatie française s’est refusée à tout commentaire sur l’impact potentiel sur leur libération du mouvement de protestation qui secoue l’Iran depuis des jours, et dont la répression a fait des centaines de morts.- Cinq prévenus, dont Alain Soral -L’Iranienne de 39 ans sera jugée avec quatre autres personnes, dont l’essayiste d’extrême droite multicondamné Alain Soral.Résident en Suisse, il est visé par un mandat d’amener, faute d’avoir répondu à sa convocation devant le juge d’instruction.Mme Esfandiari comparaîtra pour apologie d’un acte de terrorisme commis en ligne, provocation directe en ligne à un acte de terrorisme (des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende), injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs. Elle conteste les accusations.”Nous abordons très sereinement ce procès qui va permettre à ma cliente de préciser ses propos”, a commenté son avocat, Me Nabil Boudi, pour qui il “apparaît prématuré à ce stade d’évoquer un échange tant qu’il y a l’incertitude du volet judiciaire”.Les faits qui lui sont reprochés ont été commis à Paris et à Lyon de courant 2023 jusqu’au 3 décembre 2024, notamment sur les plateformes Telegram et X, Twitch et YouTube et le site Egalité et réconciliation d’Alain Soral.Le 30 octobre 2023, le parquet de Paris avait reçu un signalement du ministre de l’Intérieur sur un compte Telegram @Axe_de_la_Résistance, faisant l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive.Après plusieurs mois d’enquête, des juges d’instruction avaient été saisis en novembre 2024.Selon leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, Mahdieh Esfandiari a occupé une “place centrale dans l’organisation Axe de la Résistance” et “a secondé” Maurizio Buisson, un ancien étudiant de l’université Al-Mustafa de Qom en Iran qui en était le principal organisateur. Il sera lui aussi jugé.Lors d’une perquisition au domicile de l’Iranienne, ont été retrouvés des livres édités par le régime iranien et plus de 2.000 euros en liquide.Arrivée en France en 2018, elle y a créé une entreprise de traduction et interprétariat et avait pour projet en 2025 de rentrer dans son pays.Parmi les nombreux propos qui lui sont reprochés: avoir publié la phrase “Une attaque qui fait le bonheur de milliards de gens dans le monde…” en référence aux massacres du 7-Octobre; avoir remercié “ceux qui ont soutenu la Résistance (…) Et à leur tête la République islamique d’#Iran” ou un an plus tard avoir célébré notamment avec des émoticônes l’anniversaire de l’attaque perpétrée par le Hamas.Le tribunal pourrait rendre sa décision dans la foulée du procès ou la mettre en délibéré à plusieurs semaines.

Les tracteurs de retour à Paris pour exprimer la “révolte” agricole

Environ 350 tracteurs sont entrés mardi matin dans Paris pour une nouvelle journée de mobilisation, cette fois-ci aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs, afin d’exiger des “actes concrets et immédiats” du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole.Depuis début décembre, les manifestations d’agriculteurs se multiplient et les annonces du gouvernement vendredi après des défilés de tracteurs de la Coordination rurale puis de la Confédération paysanne dans la capitale n’ont pas suffi à calmer la colère.”On est au bout du bout, ça fait trois ans qu’on ne dégage pas de revenu sur nos exploitations. Les politiques sont incapables de nous donner un cap”, a déclaré mardi devant l’Assemblée nationale Guillaume Moret, 56 ans, venu en tracteur depuis le Val d’Oise et responsable FNSEA en Ile-de-France.Ravivée par la gestion de la dermatose bovine dans le Sud-Ouest, la contestation est nourrie par la signature prévue samedi de l’accord de libre-échange UE-Mercosur et plus largement par un ras-le-bol général d’une profession confrontée directement aux aléas climatiques et économiques.Venu des départements de grande couronne parisienne mais aussi des Hauts-de-France, les tracteurs de la FNSEA se sont installés non loin de l’Assemblée nationale, où le Premier ministre Sébastien Lecornu a décidé de leur permettre de passer la journée, selon une source proche du dossier.”La révolte paysanne reprend”, peut-on lire sur une banderole déployée devant l’Assemblée nationale, où des prises de parole sont en cours en milieu de matinée avant une distribution de galette des rois. En 2024, la FNSEA avait déjà lancé ses tracteurs sur Paris pour demander des revenus, un allègement des normes et des simplifications pour les agriculteurs.- “Retrouver un peu de souffle” -La préfecture de police, qui a autorisé lundi soir le rassemblement, a recensé 350 tracteurs, tandis que la FNSEA en attend jusqu’à 500 mardi, a déclaré à l’AFP Damien Greffin, vice-président de la FNSEA qui, alliée aux Jeunes Agriculteurs, domine le syndicalisme agricole.La semaine dernière, les contestataires de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, avaient eux aussi fait entrer leurs tracteurs venus de toute la France dans Paris, bravant des interdictions de convois de tracteurs et de manifestations non déclarées à proximité des lieux de pouvoir parisiens. Le gouvernement avait assumé de n’avoir pas dispersé le rassemblement devant l’Assemblée.Mardi, un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs FNSEA/JA venus des Yvelines est entré dans Paris peu avant 06H00. Vite rejoints par des dizaines d’autres, ils ont descendu les Champs-Elysées en klaxonnant.”On ne partira pas sans des mesures qui nous permettent de retrouver un peu de souffle”, a déclaré Guillaume Moret. Certains, équipés de remorques, ont prévu matelas et duvets.La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a assuré sur TF1 que les annonces déjà faites aux agriculteurs ne valaient “pas solde de tout compte”, citant notamment l’eau et l’adaptation au changement climatique, et que “le dialogue” continuait.La FNSEA demande “une loi spéciale” pour aborder “la prédation du loup, les moyens de production et le sujet de l’eau”, explique son vice-président Damien Greffin.Le gouvernement a annoncé vendredi un paquet de “300 millions d’euros”, largement dépendant du vote du budget, ainsi qu’une augmentation du nombre de loups qu’il est possible de tuer et des mesures pour “débloquer” des projets destinés à irriguer les cultures.La FNSEA veut également “un moratoire sur l’ensemble des sujets eau” et la “suspension de la dernière version de la directive nitrates”, qui établit notamment les plans d’épandages d’engrais, poursuit M. Greffin.- Barrages filtrants -À quelques jours de la signature de l’accord UE-Mercosur, samedi au Paraguay, les agriculteurs ont aussi multiplié leurs opérations de protestation ailleurs en France, sur des routes ou dans des port pour des contrôles sauvages de marchandises.Au Havre, ils ont découvert “des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production” que les nôtres, avait déploré auprès de l’AFP Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime.Pour ses détracteurs, le traité commercial va bousculer l’agriculture européenne avec des produits importés – bœuf, sucre, volailles – moins chers et pas forcément respectueux des normes de l’UE, faute de contrôles suffisants.A l’autre bout de la France, le barrage agricole sur l’A64 près de Toulouse était lui en cours de démantèlement par les forces de l’ordre mardi. “Nous sommes encerclés par les gendarmes”, a déclaré par téléphone à l’AFP Jérôme Bayle, porte-voix des “Ultras de l’A64” qui tiennent ce barrage depuis le 12 décembre.

Images dénudées de Grok: la Haute commissaire à l’Enfance française a saisi la commissaire européenne

La Haute commissaire à l’Enfance française, Sarah El Haïry, a saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique sur la fonctionnalité de Grok permettant de générer de fausses images de personnes dénudées, qui tombe sous le coup de réglementations européennes, a-t-elle indiqué au Parisien.”J’ai saisi la justice française, ainsi que l’Arcom (le régulateur de l’audiovisuel) et (la plateforme de signalement des contenus illégaux sur internet) Pharos, parce qu’il y a des contenus à faire retirer immédiatement. Surtout, j’ai saisi la commissaire européenne à la souveraineté numérique parce que ça tombe sous le coup du règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act) et du règlement sur les marchés numériques (DMA), aussi bien dans le cas de Crans-Montana mais aussi sur le fait de dénuder des enfants et de faire des images pédocriminelles”, a-t-elle déclaré dans une interview publiée mardi. Et d’insister auprès du quotidien: “Ça tombe sous le coup de la loi! On a l’impression que c’est tellement puissant qu’on ne peut pas l’interdire, c’est faux. Une IA qui déshabille des enfants n’a rien d’un jeu: c’est hors la loi”.Un mouvement d’indignation internationale grandit autour de l’assistant IA du réseau social X qui permet de dénuder des personnes réelles à partir de photos ou vidéos. L’Indonésie et la Malaisie ont suspendu l’accès à Grok ce week-end, et Londres a durci le ton lundi contre le réseau social d’Elon Musk, avec l’ouverture d’une enquête sur les images à caractère sexuel issues de Grok.Sous le feu des critiques, Grok a désactivé vendredi sa fonctionnalité de création d’images pour les utilisateurs non payants.”Un premier pas”, a jugé le ministre français Roland Lescure, chargé de la souveraineté numérique, mais une décision “insuffisante et hypocrite”, selon la ministre déléguée au Numérique Anne Le Hénanff.”Ce ne doit être possible pour personne, en payant ou non”, a lancé la Haute commissaire à l’Enfance dans Le Parisien.La régulation des géants de la tech est l’objet de tensions croissantes entre Donald Trump et l’Europe, tout particulièrement l’Union européenne, accusée de brimer le développement des entreprises américaines.Bruxelles, qui a annoncé jeudi avoir imposé à X une mesure conservatoire à la suite du scandale Grok, avait infligé début décembre 2025 une amende de 120 millions d’euros au réseau, malgré les menaces récurrentes du président étasunien.