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Venezuela: Macron affirme que la France “n’approuve pas” la “méthode” pour renverser Maduro

Emmanuel Macron a affirmé lundi en Conseil des ministres que la “méthode utilisée” par les Etats-Unis pour capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro, n’était “ni soutenue ni approuvée” par la France, a rapporté la porte-parole du gouvernement.”Nous défendons le droit international et la liberté des peuples”, a déclaré le président de la République, selon le compte-rendu de Maud Bregeon devant la presse.Le chef de l’Etat a aussi dit que Nicolas Maduro était “un dictateur” et que son départ était “une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens”. “Il a confisqué la liberté de son peuple et volé les élections de 2024″, a-t-il insisté.”Troisièmement, la France soutient la souveraineté populaire et cette souveraineté populaire s’est exprimée en 2024”, lors d’une élection présidentielle remportée, d’après Paris et une partie de la communauté internationale, par l’opposant Edmundo Gonzalez Urrutia, même si Nicolas Maduro avait revendiqué la victoire. “Si transition il devait y avoir, alors le vainqueur de 2024 devrait jouer un rôle central”, a estimé M. Macron, selon les propos rapportés par la porte-parole.Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment à gauche, pour sa première réaction qui ne disait rien de la méthode employée par Washington.Samedi, après la capture du dirigeant vénézuélien lors d’une opération militaire américaine, le président français s’était borné à appeler à une “transition pacifique” et “démocratique” au Venezuela, estimant que le peuple vénézuélien ne pouvait que se “réjouir” d’être “débarrassé” de la “dictature Maduro”.Auparavant, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait estimé que l’opération américaine “contrevient” au droit international.Les messages du président de la République et du ministre doivent être analysés dans une “continuité”, a assuré Maud Bregeon, précisant que les propos du chef de la diplomatie française avaient été “concertés et validés” par Emmanuel Macron.

Médecins libéraux: début d’une grève de dix jours prévue pour aller crescendo

Vent debout contre des “politiques qui les piétinent”, les médecins libéraux de ville et des cliniques débutent lundi une grève de dix jours qu’ils prédisent très suivie, prévue pour monter progressivement en puissance et aller vers une “fermeture totale” des blocs opératoires ce week-end.”Le cabinet sera fermé du 5 au 15 janvier”, écrit par exemple sur Doctolib le Dr Julie Galey, gynécologue et médecin de la reproduction dans les Hauts-de-Seine. “Le Dr Justine Dailly sera en grève du 5 au 15 janvier comme des milliers de médecins en France en réaction au mépris du gouvernement”, pouvait-on lire sur la page d’une généraliste lyonnaise.Le mouvement, lancé par les organisations professionnelles représentatives, des syndicats étudiants et de la jeune génération de médecins, commence lundi par la fermeture des cabinets de certains praticiens, une réduction d’activité ou une “grève administrative” pour d’autres. Il doit s’intensifier au fil des jours et mener à une “grève dure”, “l’arrêt des blocs opératoires” des cliniques du 10 au 14 janvier, et en point d’orgue une manifestation à Paris samedi après-midi.”Le mouvement sera excessivement suivi”, affirme le syndicat CSMF. Du côté des cabinets de ville, une plateforme en ligne, lancée par le syndicat Jeunes Médecins Ile-de-France, enregistrait lundi 15.600 déclarations de grève à la mi-journée.- “Continuité des soins” -Les grévistes dénoncent entre autres un budget de la Sécu insuffisant face à des besoins croissants, des mesures permettant aux autorités de baisser “de façon autoritaire” les tarifs de certains actes médicaux, en “contournant” le dialogue social, ou encore une limitation des prescriptions d’arrêt de travail.Ils fustigent diverses “attaques politiques” contre leurs dépassements d’honoraires – en forte augmentation selon plusieurs rapports – et craignent encore la restriction de leur liberté d’installation, objet de textes en cours d’examen au Parlement.La fédération de l’hospitalisation privée (FHP), qui regroupe l’ensemble des cliniques françaises, soutient le mouvement. “Sans médecins libéraux, il n’y a pas de cliniques. On est totalement solidaires”, assure le président Lamine Gharbi. Il dénonce aussi le gel en 2026 des tarifs des prestations hospitalières (remboursées par la Sécurité sociale), alors que “50% des cliniques sont déjà en déficit”.Les cliniques assureront la “continuité des soins” pour les patients déjà hospitalisés, mais les entrées se réduiront pour arriver à un “arrêt total” le 10. “Les anesthésistes seront en grève de manière assez puissante. Sans eux, pas d’opérations” donc “je pense que 80% des blocs opératoires seront fermés ce week-end”, estime M. Gharbi.La grève pourrait mettre sous tension l’hôpital public, déjà éprouvé par un pic d’épidémies hivernales.- “Fonctionnement ralenti” – Lundi matin, divers médecins, généralistes ou spécialistes, annonçaient leur participation à la grève auprès de leurs patients par SMS, sur les réseaux sociaux ou via les plateformes de prise de rendez-vous.C’était le cas de cabinets notamment à Corenc (Isère), Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) ou Fort Sainghin-en-Mélantois (Nord), a constaté l’AFP. Certains médecins annonçaient seulement quelques jours de grève ou un fonctionnement “ralenti”, par exemple à Pratz-sur-Arly et Samoëns (Haute-Savoie), Méricourt (Pas-de-Calais) ou encore une dermatologue de Versailles.Mais d’autres praticiens travaillaient normalement. Dix jours de grève, “avec les loyers et les charges qui courent, je ne sais pas qui peut se le permettre”, a témoigné auprès de l’AFP un généraliste non gréviste de la région Grand-Est, qui ne souhaite pas être cité. “Ceux qui peuvent se le permettre, je ne suis pas trop inquiet pour eux”, grince-t-il, observant la “grande disparité” des niveaux de revenus entre généralistes et certaines spécialités, comme les radiologues ou radiothérapeutes. “Quel que soit le nombre de grévistes, l’important est de pouvoir dire à ces médecins que je suis évidemment à leur écoute”, a souligné la ministre de la Santé Stéphanie Rist, lundi matin sur France 2. Dans La République du Centre dimanche, elle a indiqué avoir “pris des mesures pour organiser la permanence des soins” afin que les patients “ne soient pas en danger” et souligné qu’elle pourrait “avoir recours aux réquisitions, en cas de besoin”.

French court jails one in Brigitte Macron cyber-bullying trial

A Paris court Monday sentenced 10 people accused of cyber-bullying President Emmanuel Macron’s wife Brigitte by spreading false information about her gender and insinuations related to the age difference between the first couple.The relationship between Emmanuel Macron, 48, and Brigitte, 72, who met while she was a drama teacher at his school, has been the …

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Soumission chimique: huis clos au procès d’un “hypnothérapeute” accusé de viols

Le procès de l’hypnothérapeute autoproclamé Cyril Zattara, jugé pour avoir drogué puis violé au moins 14 femmes, et en avoir filmé à leur insu près d’une vingtaine, se tiendra finalement à huis clos, conformément au souhait d’une partie civile.Après une courte suspension d’audience dès l’ouverture du procès lundi devant la Cour criminelle des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, le président Roger Arata a ordonné le huis clos.C’est ce même magistrat qui avait présidé en 2024 à Avignon le premier procès des viols de Mazan, devenu un symbole international des violences sexuelles faites aux femmes, notamment suite au refus de la victime, Gisèle Pelicot, qu’il se tienne à huis clos, refus validé par la cour malgré les demandes contraires de l’accusation et de plusieurs accusés.Gisèle Pelicot avait notamment expliqué son refus du huis clos par sa volonté que “la honte change de camp” et passe du côté des violeurs.Dans ce nouveau procès, M. Arata a rappelé lundi que le huis clos est une décision “de droit” que la cour ne peut refuser à une victime partie civile dans les affaires de viols.Toutes “les personnes publiques”, dont la presse, ont donc été invitées à quitter la salle d’audience. Seules les parties civiles et les témoins peuvent désormais assister aux débats. Leurs proches pourront être autorisés, sur demande, par la personne qui a demandé le huis clos, au cas par cas, à les accompagner.A la sortie du tribunal, la mère d’une des parties civiles, qui a souhaité rester anonyme, disait comprendre cette décision: “On dit que la honte a changé de camp mais ça n’est pas toujours vrai… Imaginez aller retravailler après un procès comme ça…”- “Dignité” -C’est l’avocate d’une des parties civiles, Me Caroline Kazanchi, qui a demandé le huis clos dès l’ouverture de l’audience, pour assurer “la dignité” à sa cliente.”Le huis clos est là justement pour libérer la parole des victimes”, avait elle déclaré à l’AFP avant le procès.Au contraire, Me Marylou Diamantara, qui représente six victimes, avait plaidé pour la publicité des débats, réclamant un huis clos partiel.”L’ensemble de mes clientes souhaite une publicité des débats parce qu’elles veulent être accompagnées de leur entourage sans limitation de nombre. Elles veulent que leur voix soit entendue du plus grand nombre, être un peu un lanceur d’alerte aussi pour de potentielles autres victimes”, a-t-elle expliqué à l’AFP avant l’audience.Cyril Zattara, petites lunettes et cheveux ras, a estimé depuis le box des accusés que “le droit revient aux victimes, je n’ai rien à dire à ce niveau-là”.L’affaire a commencé en 2019, quand une étudiante de 24 ans  porte plainte contre Cyril Zattara. La jeune femme, qui l’a rencontré lors d’une soirée de danse, l’avait revu pour une séance d’hypnose. Après avoir consommé partiellement un verre de vin qu’il lui avait servi, elle est prise de bouffées de chaleur, puis se réveille avec des souvenirs confus, se rappelant avoir vomi et avoir été pénétrée contre son gré par le quadragénaire.Son ADN a été retrouvé sur les ongles et la culotte de la jeune femme.Aujourd’hui âgé de 47 ans et en détention provisoire depuis presque cinq ans, Cyril Zattara est accusé d’avoir violé 14 femmes, sur une dizaine d’années. Il est aussi renvoyé pour des atteintes à la vie privée, ayant filmé des femmes à leur insu.L’homme avait un mode opératoire bien rodé, selon les enquêteurs: il glissait un somnifère dans un verre de vin ou d’eau qu’il servait aux femmes qu’il recevait, en général chez lui. Ensuite, profitant de l’état second de la victime, il la violait.Cet aspect de soumission chimique fait lui aussi écho au procès des viols de Mazan, dans lequel 51 hommes ont été condamnés définitivement, la plupart pour viols aggravés sur Gisèle Pelicot, alors que celle-ci était assommée de médicaments par son mari.

Chutes de neige dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

26 départements ont été placés lundi en vigilance orange neige-verglas, notamment la Bretagne et la Normandie où des chutes de neige soutenues ont balayé les côtes dans la matinée, perturbant par endroits la circulation routière.Les intempéries doivent s’étendre en cours de journée au bassin parisien, avec localement jusqu’à 5 cm sur les routes et les trottoirs, puis aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes, avec des chutes de neige qui pourraient atteindre jusqu’à 15 cm en Vendée et Charente-Maritime dans la soirée, prévient Météo-France.”Le département de la Manche connaît un épisode neigeux d’ampleur exceptionnelle depuis hier soir”, avec 3 à 7 centimètres de neige en plaine, a déclaré le préfet de la Manche, Marc Chappuis, interrogé sur BFMTV.Lundi matin, les pompiers de la Manche recensaient 13 accidents de la circulation “en lien avec les conditions météorologiques”, qui ont fait autant de blessés légers.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances, où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté, a indiqué le préfet.En Seine-Maritime voisine, “face à l’intensification des chutes de neige”, l’interdiction de circulation des véhicules de plus de 7,5 tonnes a été étendue à tous les axes du département, a annoncé la préfecture.Des mesures similaires ont été mises en oeuvre dans les départements bretons et normands, où les transports scolaires avaient été suspendus par mesure de précaution.A Rouen, les Jeunes agriculteurs qui avaient prévu de bloquer le pont de Normandie lundi à la mi-journée, notamment pour protester contre l’accord européen avec le Mercosur, ont reporté leur action en raison des intempéries et des arrêtés interdisant la circulation des poids-lourds.- Paris et sa région concernés -Selon le dernier bulletin de Météo-France, les chutes de neige devaient continuer toute la matinée de lundi sur les départements côtiers entre Bretagne et Normandie, avec une tenue au sol rapide compte-tenu des températures négatives.Dans l’après-midi, ces précipitations neigeuses vont s’étendre vers le sud en direction des Pays de Loire et du bassin parisien, jusqu’à l’Oise, avant de gagner Poitou-Charentes dans la soirée.La quantité de neige attendue au cours de cet épisode va de 2 à 3 cm sur la région parisienne et l’Oise (localement 5 cm), 3 à 7 cm sur la Normandie (10 cm possibles sur les hauteurs) et 5 à 10 cm sur la Bretagne et les Pays de la Loire.La Vendée et la Charente-Maritime, avec des chutes de neige pouvant atteindre jusqu’à 15 cm, sont identifiées comme les départements “les plus exposés”.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, prévient Météo-France.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.

Les agents du Louvre reconduisent la grève initiée avant les fêtes, le musée ouvert partiellement

Les agents du musée du Louvre, réunis lundi matin en assemblée générale à l’appel d’une intersyndicale, ont voté la grève à l’unanimité, selon la CFDT et la CGT, pour protester contre leurs conditions de travail dans le musée, qui reste “ouvert partiellement”.”Environ 350 personnes, de différents métiers – régie, conservation, fonctions supports – ont voté, à l’unanimité” pour la reprise du mouvement, a déclaré à l’AFP Valérie Baud, représentante CFDT.”Vote unanime en AG pour la reconduction”, “la lutte continue en 2026”, a de son côté écrit la CGT-Louvre sur son compte instagram.La direction du Louvre, contactée par l’AFP, a indiqué que le musée serait ouvert “partiellement, avec le +parcours chefs d’œuvre+”, qui inclut la Joconde, la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace.Le mouvement de grève, lancé le 15 décembre avait été suspendu le 19 décembre, mais l’intersyndicale CGT-CFDT-Sud avait donné rendez-vous aux personnels le lundi de la rentrée pour décider des suites du mouvement, estimant qu”‘il n’y avait pas eu d’avancées suffisantes” dans les négociations menées avec le ministère de la Culture.Les agents sont mobilisés pour protester contre les sous-effectifs, notamment pour la surveillance des salles, contre la hausse des tarifs pour les touristes non-Européens – une mesure entrant en vigueur le 14 janvier – ou encore contre la dégradation du bâtiment, mise en lumière par le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne française le 19 octobre.Le ministère a notamment promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des recrutements et revalorisations indemnitaires, jugés encore insuffisants par les syndicats.

Un homme décédé dans un incendie aux urgences d’Hyères dans le Var

Un septuagénaire est décédé lundi matin dans un incendie alors qu’il était pris en charge par les urgences de l’hôpital d’Hyères, à côté de Toulon, et une enquête judiciaire est en cours, a-t-on appris de sources concordantes.”L’incendie s’est déclenché peu après 4 heures dans une des chambres du service des urgences de l’hôpital public de Hyères. Le feu a été circonscrit à une seule chambre. Les personnels soignants sont rapidement intervenus pour y mettre fin, mais malheureusement, il a provoqué le décès d’un patient qui avait été admis le 2 janvier”, a déclaré le préfet du Var, Simon Babre, à la presse devant l’établissement.Selon le procureur de Toulon, Raphaël Balland, la victime est née en 1949. Le magistrat a indiqué avoir ouvert une enquête en recherche des causes de la mort, notamment pour déterminer l’origine de l’incendie.Selon une source proche du dossier interrogée par l’AFP, l’origine du sinistre est “vraisemblablement liée à une fuite d’oxygène”.Selon un bilan des pompiers, le sinistre a provoqué l’évacuation de 32 personnes “horizontalement”, dont 19 patients vers la maternité de l’hôpital. La direction de l’hôpital parle, elle, de 22 patients présents aux urgences au moment des faits.”Quatre personnels soignants et deux personnels extérieurs qui ont inhalé des fumées, qui étaient notamment les premiers intervenants sur le sinistre, sont pris en charge pour observation. Leur situation n’inspire pas d’inquiétude particulière à ce stade”, précise de son côté le préfet.Au total, une soixantaine de pompiers se sont mobilisés sur cette intervention.Les urgences du Centre hospitalier sont en conséquence fermées et ne pourront rouvrir qu'”après le passage d’une commission de sécurité” et “un avis favorable”, déclare à l’AFPTV Yann Le Bras, directeur général du Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne-sur-mer.Outre l’origine de l’incendie, l’enquête devrait examiner pourquoi le patient était toujours aux urgences depuis le 2 janvier et dans quelles conditions d’hospitalisation exactes.Car si les autorités, préfet et directeur de l’établissement, parlent de “chambre d’hospitalisation”, selon la direction “au sein de l’Unité d’hébergement d’urgence, un secteur des urgences qui prend en charge des patients qui nécessitent une surveillance rapprochée”, les pompiers ont initialement évoqué un incendie dans un “box”.Un incendie début juin dans ce même service des urgences avait détruit notamment trois boxes de soin et une poignée de personnes avaient été intoxiquées.”Suite à ce sinistre, il y a eu le passage de plusieurs commissions de sécurité pour s’assurer de la reprise de fonctionnement des urgences. Également, nous avons fait un retour d’expérience”, assure le directeur.Les autres secteurs de l’hôpital, “les consultations, le bloc opératoire, la maternité, le SMUR et tous les services d’hospitalisation du centre hospitalier d’Hyères fonctionnent normalement”, a souligné l’établissement dans un communiqué.Pour les urgences, la population est pour l’instant invitée à se tourner vers son médecin traitant, à appeler le 15 ou à se présenter dans un autre service d’urgence et notamment celui de l’hôpital Sainte Musse à Toulon.

Le Premier ministre reçoit les syndicats d’un monde agricole où persiste la colère

Nouvelles “mesures” et retour au “bon sens”: le Premier ministre Sébastien Lecornu reçoit lundi et mardi les syndicats d’agriculteurs pour tenter d’écarter la menace d’un troisième hiver de colère paysanne, alors que la mobilisation reprend après une relative trêve pendant les fêtes.Les rencontres démarreront avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA suivie de la Confédération paysanne.Chacun espère un répit face aux crises qui secouent le monde agricole: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui frappe les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur.Dans le Sud-Ouest frondeur, en première ligne de la crise sanitaire, la vaccination des bovins s’accélère – avec 74,7% du cheptel concerné vacciné au 4 janvier – mais les troupeaux sont considérés comme immunisés seulement 21 jours minimum après l’injection. Trois nouveaux foyers de DNC ont été détectés ces derniers jours en Ariège.Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Le Buisson, Lozère), A64 (Carbonne, Haute-Garonne), A51 (Roissard, Isère) et sur l’A7 au niveau de l’échangeur de Chanas dans le même département.L’entrée de l’autoroute est bloquée par une quarantaine d’agriculteurs et une vingtaine de tracteurs, selon la préfecture de l’Isère. D’autres voies d’accès à Lyon sont également perturbées.Le gouvernement a promis vendredi d’annoncer “de nombreuses mesures” en faveur des agriculteurs “tout au long du mois de janvier”, selon l’entourage de M. Lecornu. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi matin sur X que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026. En 2025, 20 millions d’euros étaient destinés à 97 projets.Dimanche, le Premier ministre s’est adressé aux agriculteurs dans une “lettre ouverte”. Rappelant certaines mesures déjà prises,  il promet d’entrer dans une phase “plus offensive”, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.  M. Lecornu appelle notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs. “Dans cette attente, nous assumons d’agir dès maintenant”, souligne le Premier ministre. Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont ainsi confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe – les mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles. – Promesses “insuffisantes” -“Je ne vous demande pas de croire à des mots: je vous demande de regarder les actes”, exhorte notamment M. Lecornu dans sa lettre. Mais l’opération déminage s’annonce délicate, et pour l’heure, les syndicats jugent tous “insuffisantes” les promesses faites. Dans un communiqué, la FNSEA dénonce une “absence de vision (…) mortifère” et estime qu’aucune des annonces contenues dans la lettre de M. Lecornu “ne permettent d’apporter les réponses concrètes aux problématiques de revenus des agriculteurs”. Le syndicat réclame “une loi d’exception agricole” permettant de s’exempter de certains “verrous réglementaires”, notamment pour “relancer la production” et “mettre fin aux contrôles absurdes”.Après une accalmie relative pendant les fêtes de Noël, les syndicats ont annoncé une reprise massive de la mobilisation.Unanimes dans leur opposition à l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier, ils divergent cependant dans leur appréciation de la gestion de la dermatose.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coups de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) sont en pointe de la contestation: ils réclament la vaccination généralisée du cheptel (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral dès le premier cas.La FNSEA de son côté soutient la stratégie gouvernementale d’abattage et de vaccination.Côté CR, la volonté d’en découdre reste palpable. “Si ça se passe mal, il faudra monter à Paris, en tracteurs, en voitures…”, a déclaré à l’AFP José Pérez, président de la CR47, fer de lance des manifestations les plus spectaculaires dans le Sud-Ouest.bur-mca-dfa-meh/ved/cbr

Un nouveau parquet en France contre les trafics qui “déstabilisent l’ordre social”

Dans “la guerre” au narcotrafic déclarée par les autorités, une unité particulière se mobilise à partir de lundi au tribunal de Paris: le “Pnaco”, un nouveau parquet destiné à combattre la criminalité organisée.”Nous sommes face à des gens très dangereux” avec des modes opératoires qui peuvent se rapprocher “du terrorisme” car ils “déstabilisent l’ordre social”, explique la procureure Vanessa Perrée, à l’occasion du lancement du Parquet national anti-criminalité organisée (Pnaco).Au quotidien, “le trafic gêne de plus en plus les Français”, les traumatise avec “des victimes collatérales”, explique-t-elle dans un entretien accordé à l’AFP. Des victimes comme Mehdi Kessaci, le frère d’un militant associatif engagé contre le narcotrafic assassiné à Marseille le 13 novembre.A l’instar des groupes jihadistes, les trafiquants recrutent “sur les réseaux sociaux des mineurs de plus en plus jeunes”, attirés par “des sommes dérisoires pour prendre une vie humaine”. Comme celle de Nessim Ramdane, chauffeur VTC tué le 4 octobre 2024 à Marseille. Le suspect, bientôt jugé, avait 14 ans.- “Pas de dérive” – La loi narcotrafic créant le Pnaco donne de nouveaux outils aux enquêteurs. Comme un “dossier coffre” (procès-verbal distinct pour ne pas divulguer certaines techniques d’enquête aux mis en cause) ou une possibilité d’activer à distance un téléphone pour des écoutes. Ces moyens inquiètent de nombreux avocats, qui redoutent des atteintes aux droits de la défense.”Il n’y a pas de dérive, nous nous inscrivons dans l’Etat de droit”, balaie Vanessa Perrée. “Ce sont des moyens légaux, avec des contrôles, des débats contradictoires, la nécessité de passer devant un juge.””Alors oui, on a des gardes à vue plus longues, des techniques spéciales d’enquête, mais elles sont à la hauteur des enjeux, des moyens et de la dangerosité” des trafiquants.Leur violence désinhibée s’accompagne d’une complexification des flux financiers pour réinvestir l’argent sale “dans un circuit légal et non traçable”, et d’une capacité à corrompre permise par leur puissance financière.”On a vu des cas de greffiers, d’agents pénitentiaires” corrompus, relève Mme Perrée.Peut-on parler d’une mafia, avec une économie et un monde politique sous emprise ? “On n’a pas un narco-Etat en France”, tempère la magistrate. “On se donne justement les moyens” de s’en prémunir.Mais il faut être vigilant, comme lors des municipales de mars: “On peut s’interroger sur l’influence des trafiquants de drogue dans les quartiers” quand ils tentent “de se substituer aux services de l’Etat pour les citoyens”.Le Pnaco hérite de 170 dossiers en cours: narcotrafic, filières d’immigration clandestine, traite d’êtres humains, proxénétisme, vols à main armée…Lui échoient ainsi les investigations sur l’évasion en 2024 du trafiquant Mohamed Amra, qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires, celles sur le naufrage mortel de 31 migrants dans la Manche en 2021, ou sur une série d’enlèvements en 2025 liés aux cryptomonnaies.- Traquer l’argent -Ces affaires étaient jusque-là dirigées par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée, créée en 2019 avec, déjà, l’ambition d’endiguer cette criminalité. Qu’apporte de plus le Pnaco ? Une “doctrine”, affirme Vanessa Perrée, reposant sur une collaboration renforcée avec les parquets locaux. Et une force de frappe augmentée avec seize magistrats, dont six spécialisés en criminalité organisée “classique” et six en financier. Dix supplémentaires arriveront en septembre.”Sur chaque dossier, on aura un binôme” de procureurs, épaulés d’assistants spécialisés, pour pister le produit stupéfiant mais aussi l’argent, avec une “enquête patrimoniale poussée”. Traquer l’argent “est essentiel”, insiste l’ancienne directrice de l’Agence de gestion et recouvrement des avoirs saisis (Agrasc).Le blanchiment s’opère “dans des sociétés de BTP, sur des comptes familiaux, dans des achats de produits de luxe, l’investissement dans des voitures, des montres, des bijoux…”.Il est communément avancé que le narcotrafic pèserait pour “six milliards d’euros” en France mais il est difficile “de savoir exactement ce que ça rapporte”, avec des “investissements qui prennent de la valeur” et s’effectuent “de plus en plus à l’étranger”, souligne-t-elle.D’où l’importance d’une coopération accrue avec des pays où résident des narcotrafiquants. “Nous avons encore pas mal de travail à faire avec les Émirats”, note Vanessa Perrée, en particulier pour retracer “les achats immobiliers en liquide, en crypto”. La magistrate relève aussi une “nécessaire coopération avec les pays du Maghreb”. Avec, pour le Pnaco, l’objectif de devenir “l’interlocuteur unique” français à l’international pour ces dossiers complexes.Sa mise en place marque “une étape historique dans la lutte contre le narcotrafic”, a salué sur X le garde des Sceaux Gérald Darmanin.

Le gouvernement veut un budget en janvier avant de passer au régalien

Le gouvernement veut “un budget en janvier” et appelle députés et sénateurs à “s’accorder sur la question de fond” avant de parler procédure, afin de consacrer le premier trimestre 2026 à un “paquet régalien” armée-justice-police, a déclaré lundi sa porte-parole Maud Bregeon. “Il faut un budget en janvier, il y aura un budget en janvier” car “il est temps de passer à autre chose”, a indiqué la ministre à RMC-BFMTV. “La première étape, c’est de s’accorder sur la question de fond avant de parler des outils de procédure qui permettent de faire passer ce budget”, a-t-elle précisé alors que les ministres des Finances et des Comptes publics Roland Lescure et Amélie de Montchalin doivent recevoir cette semaine les groupes parlementaires, hors LFI et RN, pour trouver un terrain d’entente, tout en restant en dessous de 5% de déficit public. Parmi les points de blocage qui ont empêché sénateurs et députés de trouver un compromis fin décembre, elle a cité l'”effort demandé aux collectivités territoriales” ou encore la surtaxe d’impôt sur les sociétés pour les 300 plus grandes entreprises. Une fois un budget adopté, le gouvernement souhaite se projeter sur le régalien, a-t-elle ajouté. Il s’agira de la “priorité des premiers mois de l’année” et comprendra l’augmentation du budget des armées, le projet de loi justice, le “renforcement des moyens” de la police municipale mais aussi “le déploiement de lois qu’on a déjà votées”, comme la loi contre le narcotrafic. Parallèlement, Mme Bregeon a rappelé que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, recevait lundi les syndicats du monde agricole en leur promettant de nouvelles “mesures” et un retour au “bon sens” pour apaiser la colère que la période des fêtes n’a pas érodée.