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Grenoble: six blessés légers par un engin explosif, les agresseurs se sont filmés

Six personnes, dont un enfant de 5 ans, ont été légèrement blessées vendredi par un engin explosif lancé en plein jour dans un institut de beauté à Grenoble par des inconnus masqués, qui ont filmé et posté la scène sur les réseaux sociaux.Les faits se sont déroulés peu avant 15H00 dans le salon “BK Maison Beauté”, une petite boutique située près des grands boulevards qui traversent le centre-ville de Grenoble, au rez-de-chaussée d’un immeuble d’habitations de sept ou huit étages. Six personnes, dont un enfant de 5 ans, ont été légèrement blessés mais leur état n’a pas nécessité d’hospitalisation et les pompiers les ont soignées sur place, selon la préfecture.Une vidéo postée sur X montre un homme tout habillé en noir et masqué, dégoupillant un engin avant de le lancer à l’intérieur alors qu’une femme tente de refermer la porte en verre pour l’en empêcher. L’agresseur prend ensuite la fuite en courant.Le souffle a brisé la vitrine du commerce mais ne semble pas avoir fait de dégâts au-delà. La police, arrivée sur place, a bloqué la contre-allée avec des rubalises pour permettre aux enquêteurs scientifiques de faire des relevés, a constaté l’AFP. “Ce n’est pas un engin destiné à tuer compte tenu du fait qu’il n’y avait pas de charge explosive importante et pas d’éléments métalliques projetant”, a estimé le procureur de Grenoble Etienne Manteaux, qui s’est rendu sur les lieux. Il s’agit selon lui d’une “action d’intimidation” qui démontre “une escalade dans la désinhibition des délinquants”. La vidéo, semble-t-il filmée par un complice de l’auteur avant qu’ils ne prennent tous deux la fuite en courant, a été postée sur X.”C’étaient des personnes déterminées à agir quel que soit le nombre de personnes présentes”, a également commenté le procureur. “Ce n’est pas une grenade quadrillée militaire, c’est plutôt un engin explosif qui fait du souffle”, mais “parce que c’est fait en plein jour, que c’est filmé”, cela “démontre une désinhibition, une appropriation de l’espace public qui est particulièrement inquiétante”, a-t-il insisté.”Tout ça paraît vraiment invraisemblable donc soyez persuadés de la détermination des services d’enquête et de la justice pour élucider ces faits”, a-t-il ajouté.- Point de deal -L’institut de beauté se trouve à proximité du quartier Hoche, connu pour son important point de deal, et où des violences et des règlements de comptes se sont produits ces dernières années, à l’instar d’autres quartiers périphériques de Grenoble en proie au narcotrafic. Le salon de beauté visé n’était cependant pas connu pour poser des problèmes, a indiqué le procureur, ce qu’a confirmé un voisin se présentant sous le seul prénom de Alain. “Ce sont des filles très bien, ma fille va se faire coiffer chez eux puisque j’habite au 2e”, a-t-il témoigné, dénonçant toutefois un “climat d’insécurité” à Grenoble. Quant à l’explosion elle-même, “on a entendu un boum monstrueux et je suis descendu en vitesse. On a vu les gens crier, en sang et paniqués”, a-t-il indiqué.Il y a un an, le 12 février 2025, une attaque à la grenade avait fait quinze blessés, dont six graves, dans un bar associatif d’un quartier périphérique du sud de Grenoble en proie au trafic de stupéfiants. Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait dénoncé “une opération criminelle inédite, puisqu’on a utilisé une technique de guerre (avec) une grenade très spécifique”. Un mineur de 17 ans, soupçonné de l’avoir lancée, avait été mis en examen une dizaine de jours plus tard.

L’infirmière ayant refusé d’ôter son calot finalement suspendue huit mois

L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a indiqué samedi avoir “modifié” la sanction prononcée initialement contre une infirmière ayant refusé d’ôter son calot chirurgical, après la décision de justice jugeant début janvier son licenciement “disproportionné”.”Le jugement en référé avait reconnu la faute mais avait estimé la sanction disproportionnée, elle a été modifiée”, a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’AP-HP, confirmant la suspension de huit mois prononcée contre la soignante et révélée par Mediapart. Selon Blandine Chauvel, élue du personnel Sud Santé, Majdouline B. a reçu un courrier “en début de semaine” lui annonçant cette sanction pour port répété d’un couvre-chef sur son lieu de travail et son refus de le retirer.”Le juge des référés avait ordonné la réintégration de ma cliente, l’AP-HP ne l’a jamais fait et a prononcé une nouvelle exclusion”, a déploré auprès de l’AFP l’avocat de Majdouline B., Me Lionel Crusoé.Infirmière depuis 2018 à la Pitié-Salpétrière à Paris, Majdouline B. avait été licenciée le 10 novembre 2025, la direction lui reprochant de porter quotidiennement et en toutes circonstances un calot, équipement de protection en tissu, porté habituellement au bloc opératoire ou en réanimation. Selon son avocat, la soignante n’a jamais revendiqué d’appartenance religieuse, indiquant simplement que le port de cet équipement relevait de “sa vie privée”. Saisi en référé par l’infirmière, le tribunal administratif de Paris avait suspendu début janvier, dans l’attente d’un examen sur le fond, la décision de révocation et prononcé sa réintégration dans ses fonctions “dans un délai d’un mois”.Dans son ordonnance, le juge des référés avait considéré que l’infirmière avait bien “commis une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire” mais avait en revanche estimé qu’il pouvait y avoir une “absence de proportion” entre la faute commise et la sanction. A la suite de cette décision, l’AP-HP avait indiqué “prendre acte” et avait annoncé qu’elle adapterait “sa décision de sanction pour garantir sa proportionnalité par rapport à la faute constatée”.

Iran says progress made towards US talks despite attack jitters

Iran’s top security official said Saturday that progress had been made towards negotiations with the United States, even as the Islamic republic’s army chief warned Washington against launching military strikes.US President Donald Trump confirmed the two sides were talking, while keeping the threat of an attack in the foreground.Washington has deployed warships led by the …

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‘Empowering’: Ireland’s first female sumo wrestler blazes a trail

Sweat darkened the white “dohyo” ring mat as Ireland’s first female sumo wrestler shoved and strained, learning a freshly-discovered sport. Having tried the centuries-old Japanese discipline out of curiosity, Toraigh (pronounced Tori) Mallon, from Lisburn in Northern Ireland, now trains alongside bulky and beefy men, relying on balance and grit rather than sheer size.During a coaching …

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En soutien à la police, le syndicat Alliance met des milliers de personnes dans la rue

“La France aime sa police”: des milliers de personnes – policiers, citoyens, politiques de droite et d’extrême droite – ont manifesté samedi dans une vingtaine de villes pour soutenir la police nationale et dénoncer un manque de moyens à l’appel d’Alliance, premier syndicat de la profession. “Les policiers en ont ras-le-bol”, lance Ziane Marouane, secrétaire régional pour la Nouvelle-Aquitaine d’Alliance Police nationale. “Certains commissariats tombent en ruine. (..) On a 30 ans de retard par rapport aux autres polices européennes”, et des équipements, notamment des voitures, mal en point, déplore-t-il. Présente à la manifestation parisienne entre Bastille et Nation, Gaëlle James, secrétaire générale du syndicat d’officiers de police Synergie officiers, a dénoncé auprès de l’AFP un “manque de moyens patent, un manque d’effectifs et un manque de moyens matériels, une délinquance de plus en plus violente mais des réponses pénales souvent inadaptées”.”Sans police c’est le chaos”, “all cops are heroes” (tous les flics sont des héros, NDLR) ou encore “l’impunité fabrique des criminels”, pouvait-on lire sur des pancartes de la manifestation parisienne, animée par des bruits de sifflets, des fumigènes. La Marseillaise a été entonnée dans plusieurs cortèges.Alliance a revendiqué “45.000” manifestants partout en France. Les autorités ne communiqueront pas de chiffrage national pour leur part.A Paris, “15.000 à 20.000” personnes ont participé à la mobilisation, a affirmé Alliance. Toujours d’après les organisateurs, les manifestants étaient un millier à Toulouse. Ils étaient 1.500 à Lyon, 400 à Lille et 400 sous la pluie marseillaise, selon les préfectures locales.- “Faire masse” -“Partout sur le territoire, les violences explosent, les trafics prospèrent, les réseaux s’installent et l’autorité de l’Etat recule”, a estimé au micro de la manifestation de Toulouse David Leyraud, superviseur national du syndicat.Marc, policier à Bordeaux, déplore lui aussi du retard et des moyens insuffisants face au narcotrafic, “les dealers ont des moyens de communications cryptées, de grosses cylindrées et bossent en souterrain”.Des personnalités politiques de droite et surtout d’extrême droite étaient présentes dans les cortèges. A Paris, les candidats à la mairie Sarah Knafo et Thierry Mariani ainsi que l’eurodéputée Marion Maréchal ont marché derrière la banderole de tête.A Nice, où plusieurs centaines de manifestants ont défilé selon un photographe de l’AFP, le maire Christian Estrosi (Horizons) et son rival pour l’élection municipale Eric Ciotti (UDR, allié du RN) se sont affichés presque côte à côte.L’eurodéputé RN et candidat à la mairie de Toulouse Julien Leonardelli et la députée RN de la Gironde Edwige Diaz ont aussi manifesté. “C’est une véritable honte de laisser des policiers, bien souvent, travailler dans des conditions qui sont même des conditions problématiques sur le plan sanitaire”, a estimé la cheffe de file du RN Marine Le Pen, en déplacement en Moselle dans le cadre de la campagne des municipales. Si elle admet “un effort” ces dernières années, elle le juge “pas suffisant”.Dans son appel à manifester, le secrétaire général d’Alliance Police nationale, Fabien Vanhemelryck, avait souhaité “une prise de conscience” citoyenne “d’une situation qui devient très grave”.Jean Demetz, qui travaille dans l’informatique, est venu de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) à Paris pour “soutenir le combat de la police contre l’insécurité et contre l’impunité”.”C’est important de dire que la population, le peuple soutient sa police et comprend que la situation est difficile, il y a beaucoup d’insécurité et surtout la justice ne fait pas son boulot”, ajoute l’homme de 57 ans.Thierry Simonet, retraité toulousain de 74 ans, a lui aussi rejoint la manifestation pour “faire un peu masse” en faveur des policiers, “pour montrer qu’il y a besoin de les soutenir”, explique-t-il à l’AFP.Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, qui avait décliné l’invitation à se joindre à la mobilisation en invoquant un devoir de neutralité, a assuré de son soutien “policiers, gendarmes”.”Vous savez que vous pourrez toujours compter sur moi pour vous défendre”, a écrit le ministre sur son compte X, concluant son message par: “indéfectible soutien à nos forces de sécurité”.Selon le ministre, depuis 2017, 12.500 emplois ont été créés dans les forces de sécurité intérieure, les crédits immobiliers multipliés par deux et 19.000 véhicules achetés.burx-sc-jvi/bfa/vk

Des milliers de manifestants à Saint-Gaudens contre la fermeture de l’usine Fibre Excellence

Malgré une pluie battante, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Saint-Gaudens (Haute-Garonne) pour défendre l’usine locale de pâte à papier Fibre Excellence menacée de fermeture, a constaté un journaliste de l’AFP.Avec en tête de cortège les salariés de l’usine vêtus de leurs gilets de travail jaunes fluo, environ 3.000 personnes, selon la CGT, ont défilé dans les rues de la sous-préfecture haut-garonnaise dont les commerces avaient fermé par solidarité pendant la manifestation.”On a appris ça il y a 15 jours, après les fêtes”, raconte à l’AFP Audrey Noël, dont le mari est contremaître à l’usine. “C’est difficile, ça a été vraiment du jour au lendemain, c’est compliqué pour beaucoup de familles impactées par cette fermeture possible”, juge-t-elle, accompagnée de ses deux filles de 14 et 7 ans. L’usine de Saint-Gaudens et ses quelque 300 emplois directs, poumon économique de ce territoire rural au pied des Pyrénées, est menacée de fermeture, tout comme un autre site du groupe à Tarascon (250 emplois, Bouches-du-Rhône).”Aujourd’hui on a perdu beaucoup d’argent sur l’année 2025, on est en difficulté financière, parce que le prix de la pâte n’est pas bon depuis un an. Le prix des matières premières a fortement augmenté et le prix de notre contrat EDF n’est pas à la hauteur”, explique à l’AFP Sébastien Oustric, délégué CGT de l’usine. “La direction discute avec l’Etat depuis longtemps mais l’Etat ne nous a pas entendus, aujourd’hui l’actionnaire nous a dit: au rythme où on va, le 15 mars ce sera la fermeture, la cessation de paiement et tout ce qui en découlera”, ajoute le représentant syndical.”Le sauvetage immédiat dépend uniquement du Premier ministre et de l’Etat”, affirme son côté le maire de Saint-Gaudens, Jean-Yves Duclos (DVG), interrogé par l’AFP. “Si le Premier ministre décide de réhausser le tarif de l’électricité, l’usine est sauvée”, assure-t-il car la production d’énergie est, avec la fabrication de pâte à papier, une des activités du site.”Il y en a marre du double langage, on n’en finit pas au gouvernement de dire que l’on soutient la réindustrialisation, là le gouvernement, il est en train d’enterrer une usine de pâte à papier”, a de son côté déploré la présidente (PS) de la région Occitanie, Carole Delga, présente dans le cortège et originaire du territoire.