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Le Premier ministre reçoit les syndicats agricoles, de nouveau mobilisés

Les tracteurs sont lancés et la mobilisation des agriculteurs reprend lundi pour faire pression sur le gouvernement dont le chef Sébastien Lecornu reçoit les syndicats afin d’écarter la menace d’un troisième hiver de colère paysanne.Les rencontres ont débuté lundi avec les Jeunes agriculteurs (JA) à 15H, puis la Coordination rurale (CR) à 18H, avant des entretiens mardi à 17H30 avec la puissante FNSEA, suivie de la Confédération paysanne à 19H00.Les crises sont nombreuses: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) qui touche les bovins; faible cours du blé et prix élevé des engrais qui plombent les céréaliers; menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur; négociations ardues à venir concernant la politique agricole commune (PAC) européenne; détresse des viticulteurs…Plusieurs points de blocage ont été dénombrés par la gendarmerie lundi, notamment sur les autoroutes A75 (Le Buisson, Lozère), A64 (Carbonne, Haute-Garonne), A51 (Roissard, Isère) et sur l’A7 au niveau de l’échangeur de Chanas dans le même département.D’autres voies d’accès à Lyon sont également perturbées. Un cortège de 30 tracteurs bloque depuis la mi-journée une voie d’accès à l’autoroute du Soleil (A7) au sud de la métropole.”On ne bouge pas jusqu’à ce que le gouvernement réponde à nos sollicitations” concernant la dermatose ou l’accord avec le Mercosur, explique Laurence Chanove, animatrice régionale de la Coordination rurale.La question sera de savoir si le président du syndicat appellera à sa sortie de Matignon à lancer les tracteurs vers Paris, rumeur qui s’amplifie ces derniers jours.La FNSEA, plus puissant des syndicats qui avait lancé ses tracteurs à l’assaut de la capitale début 2024, a sonné la mobilisation nationale dimanche, ce qui pourrait donner de l’ampleur au mouvement.- Réunion à Bruxelles -Après des premières rencontres à Matignon et à l’Elysée en décembre, le gouvernement a promis vendredi “de nombreuses mesures” pour les agriculteurs “tout au long du mois de janvier”, selon l’entourage de M. Lecornu. La ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé lundi matin sur X que le fonds hydraulique agricole passerait à 60 millions d’euros en 2026. En 2025, 20 millions d’euros étaient destinés à 97 projets.Dimanche, le Premier ministre s’est adressé aux agriculteurs dans une “lettre ouverte”, promettant d’entrer dans une phase “plus offensive”, notamment vis-à-vis de l’Union européenne.M. Lecornu appelle notamment l’UE à “amplifier rapidement” ses contrôles aux frontières pour tous les produits agricoles qui “ne respecteraient pas les normes sanitaires et phytosanitaires” de l’Union imposées aux producteurs.Sébastien Lecornu et Annie Genevard ont confirmé dimanche qu’ils suspendraient par arrêté l’importation de fruits et légumes d’Amérique du Sud contenant des résidus de fongicides et herbicides interdits en Europe – les mancozèbe, glufosinate, thiophanate-méthyl et carbendazime. Attendu mardi au Journal officiel, l’arrêté devra toutefois obtenir un feu vert de Bruxelles, où Annie Genevard se rend mercredi pour une réunion spéciale avec ses homologues européens sur le Mercosur et la PAC.- Promesses “insuffisantes” -Pour l’heure, les syndicats jugent tous ces promesses “insuffisantes”, la FNSEA dénonçant notamment une “absence de vision (…) mortifère” et un manque de réponses concrètes aux “problématiques de revenus des agriculteurs”.Ces dernières semaines, le syndicat, soutien de la stratégie gouvernementale contre la dermatose nodulaire, avait laissé la main à ses sections locales pour se mobiliser, menant surtout une manifestation massive à Bruxelles en décembre contre le Mercosur.La Coordination rurale (2e syndicat, adepte des opérations coups de poing et anti-écologiste) et la Confédération paysanne (3e syndicat, classé à gauche) étaient en pointe de la contestation en France depuis décembre.Ils réclament la vaccination généralisée du cheptel bovin (près de 16 millions de bovins) et l’arrêt de l’abattage intégral du foyer dès le premier cas de dermatose nodulaire.La vaccination des bovins dans le Sud-Ouest devrait passer le cap décisif des 75% lundi, première condition pour prétendre ensuite à une levée des restrictions de mouvement d’animaux.Après une relative trêve, les syndicats avaient prévenu qu’ils relanceraient la mobilisation en janvier contre l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé le 12 janvier.Quelques dizaines d’agriculteurs et 35 tracteurs ont installé un barrage filtrant lundi à Calais, pour vérifier les marchandises transportées. Le but: “faire prendre conscience aux citoyens qu’on nous impose des normes de production que d’autres pays ne respectent pas”, explique Antoine Peenaert, responsable local de la FNSEA.

Venezuelan parliament swears in interim president after Maduro’s ouster

Venezuela’s parliament swore in Delcy Rodriguez as interim president on Monday, two days after US forces seized her predecessor Nicolas Maduro to face trial in New York.Rodriguez, who has indicated she will cooperate with Washington, took the oath of office during a ceremony in the National Assembly, telling lawmakers she was doing so “in the …

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Neige: en Île-de-France, bouchons en pagaille et trafic RATP très perturbé

Un épisode neigeux intense a mis la pagaille lundi dans les déplacements en Île-de-France: plus de 1.000 km de bouchons cumulés y ont été enregistrés et le trafic RATP a été perturbé sur les lignes RER et suspendu pour les bus.Au total, Météo-France a maintenu 26 départements situés dans un grand quart nord-ouest en vigilance orange neige-verglas jusqu’à mardi matin, et prévenu que le “fort regel” rendrait “les sols très glissants” à l’aube.En région parisienne, le cumul des encombrements routiers a entamé une décrue après avoir atteint un pic inédit d’environ 1.020 km vers 18H00.Il était encore de 200 km peu avant 21H00, un chiffre très élevé à cet horaire tardif qui confirme un début de soirée très compliqué pour les déplacements des Franciliens.”Ici on n’est pas dans un pays du tiers monde! Le Canada a des températures de -40°C et ils s’en sortent parce qu’ils prennent les devants, ils s’équipent, contrairement à nous”, s’agace Stéphanie Anoh, 51 ans, rencontrée à la gare Saint-Lazare. Secrétaire dans un hôpital parisien, elle a tenté de regagner son domicile d’Herblay (Val-d’Oise) mais son train de retour a accusé du retard.”J’ai dû changer d’itinéraire au vu de la situation climatique”, témoigne également Marie Encana, travailleuse sociale de 40 ans habitant en région parisienne.La présence de verglas rend les conditions de circulation dangereuses dans certains secteurs, a averti la RATP dans un point de situation, annonçant plusieurs mesures de restriction.Sur le réseau de surface, la régie a pris la décision de suspendre progressivement depuis 16H00 l’exploitation de l’ensemble des lignes de bus et ce jusqu’à la fin de service.Par mesure de précaution, certaines lignes de Noctilien ne devaient pas non plus être exploitées dans la nuit de lundi à mardi.Concernant le réseau ferré, le trafic sur les lignes de RER A et B est perturbé en raison des chutes de neige, tandis que l’ensemble des lignes de métro fonctionnent normalement, selon un point de la RATP communiqué vers 20H00.Face aux prévisions, la préfecture de police de Paris avait conseillé dès la mi-journée aux automobilistes d’anticiper leur retour chez eux.En Île-de-France, la vitesse a été limitée à 80 km/h sur les grands axes et Vinci Autoroutes a appliqué cette restriction sur son réseau, tandis que la circulation des poids lourds de plus de 3,5 tonnes a été interdite sur les principales routes.- Vols annulés et TGV ralentis -Les conséquences ont été également lourdes dans le ciel.Les compagnies aériennes ont dû réduire de 15% leur programme de vols à Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly, a annoncé le ministre des Transports, Philippe Tabarot.Ces mesures, nécessaires pour le dégivrage des avions et le déneigement des pistes, ont entraîné des retards moyens de 50 minutes à Roissy et 37 minutes à Orly.Côté transport ferroviaire, la vitesse de certains TGV a été réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis l’après-midi.Le front neigeux, qui a d’abord frappé l’ouest du pays, s’est ensuite étendu du Poitou-Charentes aux Ardennes.Les cumuls relevés à 16H00 allaient de 2 à 7 cm en Normandie, avec des pointes locales à 10 voire 15 cm sur les hauteurs.- Accidents de cars – En Normandie, l’autoroute A28 a connu de “grosses difficultés” dans le sens Abbeville-Rouen en début d’après-midi, bloquée par des poids lourds en travers des voies, selon la préfecture de Seine-Maritime. Des dépanneurs ont été mobilisés pour dégager les véhicules obstruant la circulation.Quelques dizaines de poids lourds étaient toujours à l’arrêt en fin d’après-midi sur une voie de l’A28 et de l’A29, juste après la gare de péage de Cottévrard, dans le sens Abbeville-Rouen. Les chauffeurs maintenus sur les aires de stockage pouvaient se ravitailler auprès des commerces présents sur ces sites.Dans la Manche, l’A84 et la rocade de Coutances ont également subi de fortes perturbations, contraignant des automobilistes à stationner sur le bas-côté.Face aux risques, les transports scolaires ont été suspendus pour la journée de mardi dans l’ensemble de la Normandie, en Bretagne, mais aussi dans les Yvelines, l’Oise, la Somme et les Ardennes.En Mayenne, la préfecture a fait état de deux accidents de cars: un à Astillé où trois enfants ont été pris en charge pour des urgences relatives, un autre à Cossé-le-Vivien avec un bus couché et une porte bloquée. Les 33 jeunes passagers et le conducteur sont indemnes.Les autorités se sont préparées à une nuit difficile.”Les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, a prévenu Météo-France.Le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a confirmé l’ouverture de 1.250 places d’hébergement supplémentaires à Paris dans le cadre du plan grand froid.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a-t-il insisté.ban-mas-kau-imk-mby-djb/bfa/abl

Incendie de Crans-Montana: le parquet de Paris ouvre une enquête pour “accompagner les familles françaises”

Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête sur l’incendie meurtrier survenu à Crans-Montana, dans la nuit du Nouvel An, afin “d’accompagner les familles françaises dans les investigations menées par les autorités suisses”, a annoncé la procureure de Paris.Le ministère des Affaires étrangères a fait état à ce stade de neuf Français décédés, dont plusieurs mineurs, tandis que 23 ont été blessés, a rappelé Laure Beccuau dans un communiqué, en leur exprimant sa “plus profonde compassion, ainsi qu’à leurs proches”.”Les autorités suisses demeurent compétentes pour investiguer sur le déroulement des faits et la recherche de toute responsabilité”, a expliqué Mme Beccuau.Mais le pôle “accidents collectifs” du parquet de Paris ouvre une procédure, “afin de permettre aux victimes françaises et à leurs familles de bénéficier d’un interlocuteur commun en France et de faciliter si nécessaire leurs échanges avec les autorités suisses”, a-t-elle expliqué.Cette procédure est confiée à l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) de la direction nationale de la police judiciaire, a précisé Mme Beccuau.La Fédération France victimes est également mobilisée par le parquet afin de proposer un accompagnement psychologique et juridique aux victimes et à leurs familles, a-t-elle indiqué.L’incendie dans le sous-sol de l’établissement “Le Constellation” la nuit de la Saint-Sylvestre a fait 40 morts, âgés de 14 à 39 ans, la moitié étant mineurs. Il s’agit de 22 Suisses, dont un qui a également la nationalité française, et de 18 étrangers, selon la police cantonale du Valais.Le drame a par ailleurs fait 116 blessés, dont 83 toujours hospitalisés. Parmi ces blessés figurent 69 Suisses, 23 Français et 12 Italiens, dont des binationaux. L’incendie a été provoqué, selon l’enquête, par des bougies dites “fontaines”. Les clients du bar, principalement des adolescents et de jeunes adultes, se sont retrouvés piégés par les flammes.Le bar appartient à deux Français, Jacques et Jessica Moretti, qui font depuis samedi l’objet d’une enquête pour “homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence”. Ils n’ont été ni placés en détention provisoire, ni assignés à résidence, ce qui a pu provoquer l’étonnement.Une cérémonie d’hommage est prévue vendredi en Suisse. La porte-parole du gouvernement français a fait savoir que le président Emmanuel Macron s’y rendrait en personne.

La neige provoque la pagaille sur les routes d’Île-de-France, plus de 1.000 km de bouchons

Pagaille sur les routes et dans les transports en région parisienne: des chutes de neige ont provoqué une paralysie record avec plus de 1.000 km de bouchons cumulés lundi en Île-de-France en début de soirée, tout en perturbant fortement les trafics aérien et ferroviaire.Le cumul des encombrements dans la région capitale a atteint un pic inédit vers 18H00, avant de redescendre à un peu plus de 800 km vers 19H00, selon le site d’information routière Sytadin.Ces perturbations qualifiées d’exceptionnelles interviennent alors que la RATP a dû interrompre totalement l’exploitation de ses bus dans Paris intra-muros vers 16H00 et que les aéroports parisiens réduisaient la voilure.”Ici on est pas dans un pays du tiers monde ! Le Canada a des températures de -40°C et ils s’en sortent parce qu’ils prennent les devants, ils s’équipent contrairement à nous”, s’agace Stéphanie Anoh, 51 ans, rencontrée à la gare Saint-Lazare. Secrétaire dans un hôpital parisien, elle tente de regagner son domicile d’Herblay (Val-d’Oise) mais son train de retour a du retard.”J’ai dû changer d’itinéraire au vu de la situation climatique”, témoigne également Marie Encana, travailleuse sociale de 40 ans habitant en région parisienne.Face aux prévisions, la préfecture de police avait pourtant activé le niveau 3 du plan “Neige et Verglas” et conseillé dès la mi-journée aux automobilistes d’anticiper leur retour.Malgré ces appels, la courbe des embouteillages a grimpé en flèche à l’heure de la sortie des bureaux, jusqu’à atteindre environ 1.020 km de bouchons.Dans la capitale, l’ensemble des lignes de métro et de RER fonctionnaient normalement lundi en fin d’après-midi, mais le trafic des tramways T5 et T6 était “partiellement interrompu”, a précisé la RATP.En Île-de-France, la vitesse a été limitée à 80 km/h sur les grands axes et Vinci Autoroutes a appliqué cette restriction sur son réseau, tandis que la circulation des poids lourds de plus de 3,5 tonnes est interdite sur les principales routes.- Vols annulés et TGV ralentis -Les conséquences sont également lourdes dans le ciel.Les compagnies aériennes ont dû réduire de 15% leur programme de vols à Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly, a annoncé le ministre des Transports, Philippe Tabarot.Ces mesures, nécessaires pour le dégivrage des avions et le déneigement des pistes, entraînent des retards moyens de 50 minutes à Roissy et 37 minutes à Orly.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse de certains TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis cet après-midi, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Le front neigeux, qui a d’abord frappé l’ouest du pays, s’étend désormais du Poitou-Charentes aux Ardennes. Au total, Météo-France a maintenu 26 départements en vigilance orange neige-verglas jusqu’à mardi matin.Les cumuls relevés à 16H00 allaient de 2 à 7 cm en Normandie, avec des pointes locales à 10 voire 15 cm sur les hauteurs, et déjà “quelques centimètres” en région parisienne. Dans les Hauts-de-France, la préfecture a pris un arrêté réduisant la vitesse maximale autorisée de 20 km/h sur les autoroutes et routes nationales des cinq départements de la région.- Poids lourds en travers – En Normandie, l’autoroute A28 a connu de “grosses difficultés” dans le sens Abbeville-Rouen en début d’après-midi, bloquée par des poids lourds en travers des voies, selon la préfecture de Seine-Maritime. Des dépanneurs ont été mobilisés pour dégager les véhicules obstruant la circulation.Quelques dizaines de poids lourds sont toutefois toujours à l’arrêt sur une voie de l’A28 et de l’A29, juste après la gare de péage de Cottévrard, dans le sens Abbeville-Rouen. Les chauffeurs maintenus sur les aires de stockage pourront eux se ravitailler auprès des commerces présents sur ces sites.Dans la Manche, l’A84 et la rocade de Coutances ont également subi de fortes perturbations, contraignant des automobilistes à stationner sur le bas-côté. Face aux risques, les transports scolaires ont été suspendus pour la journée de mardi dans l’ensemble de la Normandie, en Bretagne et dans les Yvelines.Dans ce département francilien, la préfecture avait invité les parents à récupérer leurs enfants dès 15H00 lundi. Les autorités se préparent désormais à une nuit difficile.”Les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin” en raison du regel des chaussées, prévient Météo-France.Le préfet de la région Île-de-France, Marc Guillaume, a confirmé l’ouverture de 1.250 places d’hébergement supplémentaires à Paris dans le cadre du plan grand froid.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a-t-il insisté.ban-mas-kau-imk-djb/bfa/swi

Grève reconduite au Louvre, le musée partiellement ouvert

Les agents du Louvre ont reconduit lundi matin leur mobilisation entamée avant les fêtes, contraignant le musée à ouvrir partiellement ses portes, avant d’être reçus dans l’après-midi au ministère de la Culture, a-t-on appris de sources syndicales. Selon la CFDT, environ 350 salariés réunis dans la matinée en AG ont voté “à l’unanimité” pour la reprise de la grève lancée le 15 décembre pour réclamer de meilleures conditions de travail.Le musée le plus visité du monde avait alors dû fermer entièrement ses portes pendant une journée et restreindre ensuite son accès à certaines salles jusqu’à la suspension du mouvement le 19 décembre. L’intersyndicale CGT-CFDT-Sud avait alors donné rendez-vous aux personnels ce lundi pour décider des suites du mouvement, estimant qu”‘il n’y avait pas eu d’avancées suffisantes” dans les négociations avec le ministère de la Culture.”Vote unanime en AG pour la reconduction”, “la lutte continue en 2026”, a commenté lundi matin la CGT-Louvre sur son compte Instagram. Une nouvelle AG est prévue mercredi matin, au lendemain de la journée hebdomadaire de fermeture du musée.Selon la direction du Louvre contactée par l’AFP, le musée n’a pu ouvrir lundi qu’une partie de ses espaces et notamment le “+parcours chefs d’œuvre+”, qui inclut la Joconde, la Vénus de Milo ou la Victoire de Samothrace.Les agents sont mobilisés pour protester contre les sous-effectifs, notamment pour la surveillance des salles, contre la hausse des tarifs pour les touristes non-Européens – une mesure entrant en vigueur le 14 janvier – ou encore contre la dégradation du bâtiment, mise en lumière par le vol spectaculaire de huit joyaux de la Couronne française le 19 octobre.Dans l’après-midi, les syndicats ont été reçus pendant près de deux heures trente au ministère de la Culture qui a fermé la porte à toute augmentation d’effectifs mais s’est dit prêt à étudier le sujet des rémunérations des agents, a expliqué à l’AFP Valérie Baud, déléguée CGT.”Sur les effectifs, on est face à un mur en raison des contraintes liées au budget de l’Etat et on n’obtiendra pas d’effectifs supplémentaires”, a-t-elle assuré, affirmant que le ministère proposait, en conséquence, que le Louvre “réduise ses actions pour s’adapter aux effectifs”. Contacté par l’AFP, le ministère n’a pas donné suite dans l’immédiat.Avant les fêtes, le ministère avait notamment promis l’annulation d’une baisse de 5,7 millions d’euros des dotations publiques au Louvre et des revalorisations indemnitaires, jugées encore insuffisantes par les syndicats.

La neige perturbe le trafic dans l’ouest de la France, 26 départements en vigilance orange

La neige tombée en abondance lundi sur l’ouest de la France a provoqué d’importantes perturbations routières, particulièrement en Normandie, placée en vigilance orange pour neige-verglas comme la Bretagne et l’Ile-de-France.Elle a également des conséquences sur le transport aérien, les compagnies devant réduire de 15% le nombre de leurs vols dans les aéroports parisiens de Paris-Charles-de-Gaulle et Orly, a annoncé le ministre des Transports Philippe Tabarot.Des mesures nécessaires pour permettre les opérations de déneigement et de préparation des appareils.S’agissant du transport ferroviaire, la vitesse de certains TGV est réduite à 200 km/h (au lieu de 300 km/h) depuis cet après-midi, mesure obligatoire, a indiqué la SNCF à l’AFP.Au total, Météo-France a placé 26 départements, du Poitou-Charentes au bassin parisien, en vigilance orange jusqu’à mardi matin en raison des intempéries.Lundi matin, des chutes de neige notables ont frappé la Manche et la Seine-Maritime, provoquant de fortes perturbations sur certains axes routiers, comme l’autoroute A84 dans la Manche ou les autoroutes A28 et A29 en Seine-Maritime, entre Rouen et Abbeville.En début d’après-midi, “l’autoroute A28 enregistrait de grosses difficultés de circulation, dans le sens Abbeville-Rouen, du fait de poids lourds bloqués en travers des voies et empêchant le flux des véhicules légers, à l’arrêt derrière eux”, selon un communiqué de presse de la préfecture.Des dépanneurs poids lourds étaient mobilisés “pour retirer des voies les véhicules qui obstruent la circulation”, a ajouté la préfecture, qui demande aux usagers de la route de “limiter ou reporter, autant que possible, leurs déplacements”.La neige a notamment perturbé la circulation sur la rocade de Coutances (Manche), où les automobilistes ont été contraints de stationner sur le bas-côté le temps de dégager les voies.En Bretagne ou en Normandie les transports scolaires ont également été suspendus par mesure de précaution et la région Normandie a reconduit cette mesure mardi pour “l’ensemble des lignes de transports scolaires et commerciales dans tous les départements normands”. – Paris et sa région touchés -A 16h lundi, les précipitations neigeuses sont bien en place dans l’intérieur de la Bretagne en Normandie et jusqu’en région parisienne. Les valeurs relevées vont de 2 à 7cm en Normandie, localement 5 à 10 cm voire 15 cm sur les hauteurs et déjà quelques cms en région parisienne, selon Météo-France.La préfecture des Yvelines, où plusieurs centimètres de neige sont attendus lundi après-midi, a invité sur X les parents à récupérer leurs enfants “à partir de 15H00” et incite les employeurs, “lorsque cela est possible, à permettre aux salariés de quitter leur lieu de travail à partir de 15H00″. Les transports scolaires sont suspendus dans le département pour la journée de mardi.Quelque 1.250 places d’hébergement supplémentaires ont été ouvertes à Paris depuis l’activation du plan grand froid le 28 décembre et ont permis de mettre plus de 1.000 personnes à l’abri, a indiqué lundi le préfet d’Ile-de-France, Marc Guillaume. Depuis le 28 décembre, 17 lieux d’hébergements ont été ouverts.”Il faut qu’on poursuive cet effort parce qu’il va faire froid pendant trois jours”, a insiste M. Guillaume.Vinci autoroutes a annoncé qu’en Ile-de-France la vitesse était limitée à 80 km/h sur les nationales et les autoroutes.Plus au nord, la préfecture des Hauts-de-France a pris lundi un arrêté réduisant, dans les cinq départements de la région, de 20 km/h la vitesse maximale autorisée pour l’ensemble des véhicules sur les portions d’autoroutes et routes nationales habituellement limitées à 130 et 110 km/h.Les chutes de neige pourraient atteindre localement entre cinq et sept centimètres sur les routes et les trottoirs de la région parisienne, avant de s’étendre aux Pays de la Loire et au Poitou-Charentes. La Vendée et la Charente-Maritime sont les plus exposées aux intempéries dans la soirée, prévient Météo-France.”Dans la nuit de lundi à mardi, après les chutes de neige, les gelées seront encore marquées, ce qui rendra les conditions de circulation très délicates jusqu’à mardi matin”, souligne l’institut.Cette vigilance orange pour neige et verglas est valable jusqu’à mardi matin et une nouvelle extension pourrait être annoncée dans la journée.Sur le reste de la France, le temps est “glacial avec de fortes gelées et des brouillards givrants parfois tenaces”, du Poitou au Centre et au Nord-Est, selon Météo-France.

Fréquentation en hausse du Louvre et des grands monuments français en 2025

Les principaux musées et monuments français, dont le Louvre bousculé par un spectaculaire vol de bijoux en octobre, ont accueilli un peu plus de visiteurs en 2025, dernière année avant une hausse du prix de certains billets d’entrée pour les étrangers hors UE, qui entre en vigueur mi-janvier.La ministre de la Culture Rachida Dati a salué une “année exceptionnelle pour nos monuments nationaux”. “Fréquentation historique, année record pour certains sites, retour des visiteurs internationaux, taux inédit de visites pour notre patrimoine religieux, expos remarquables”, s’est-elle félicité dans un message sur X.Plus grand musée du monde, le Louvre a retrouvé la croissance, avec neuf millions de visiteurs, soit une légère hausse par rapport à 2024 (8,7 millions), année où il avait subi une petite décrue en raison notamment des Jeux olympiques et paralympiques.Ce n’est toutefois pas un record puisqu’il avait reçu la visite de 10,2 millions de personnes en 2018 et décidé d’instaurer ensuite une jauge quotidienne de 30.000 entrées pour garantir un meilleur confort de visite.Le Louvre devance le château de Versailles, dont le domaine a reçu la visite de 8,4 millions de personnes, comme en 2024.Globalement, les grands sites historiques ont été très fréquentés, avec un record de 12 millions de visiteurs pour la centaine de monuments nationaux. En tête : l’Arc de triomphe (1,85 million) et l’abbaye du Mont-Saint-Michel (1,6 million), selon le Centre des monuments nationaux (CMN).Ces bons résultats s’expliquent en partie “par le retour progressif des flux touristiques internationaux”, mais aussi par la mise en place d’expositions attractives, selon la direction du château de Versailles.Les étrangers ont représenté 81% des visiteurs du château de Louis XIV et 73% de ceux du Louvre.- Tour Eiffel en hausse -Quelque 40% des visiteurs étrangers du musée parisien étaient originaires d’un pays hors de l’Espace économique européen.À partir du 14 janvier, ces derniers devront s’acquitter de 32 euros pour déambuler dans les 73.000 m2 du Louvre, soit 10 euros de plus que le prix actuel. Pour Versailles, le billet passera de 32 à 35 euros durant la haute saison touristique. Cette hausse des tarifs s’appliquera notamment aux Américains, premier contingent de visiteurs étrangers en 2025, ainsi qu’aux Chinois, qui continuent de revenir après une période d’absence prolongée post-Covid.Lundi, la visite du Louvre a été perturbée, avec la poursuite du mouvement de grève initié fin 2025 à l’appel d’une intersyndicale pour protester contre leurs conditions de travail et d’accueil du public.La tour Eiffel a pour sa part fait monter dans ses étages 6,75 millions de visiteurs, soit 450.000 personnes de plus qu’en 2024, a fait savoir l’établissement à l’AFP. Parmi les grands musées parisiens, le musée d’Orsay et de l’Orangerie ont accueilli 4,9 millions de visiteurs en 2025, en très légère baisse (1%) par rapport à 2024.5,2 millions de curieux sont entrés dans les 14 sites et musées de la Ville de Paris (Catacombes, Musée Carnavalet, Petit Palais…), en progression de 6,5 %.Le Centre Pompidou a vécu une année particulière, marquée par sa fermeture progressive avant cinq ans de travaux: il a accueilli près de 2,6 millions de visiteurs, dont 1,5 dans ses murs et 1,1 hors les murs (France et étranger). – Boom dans les cathédrales -Le musée du quai Branly – Jacques Chirac a accueilli 1,4 million de visiteurs, en progression de 9,7%. Le musée ethnographique s’est félicité du succès de l’exposition “Au fil de l’or” (286.000 visiteurs), “record absolu de fréquentation pour une exposition temporaire” de l’établissement.L’année a été également record pour le Palais de la Porte dorée (Musée national de l’immigration), ainsi que pour la Bibliothèque nationale de France (BNF), dont les différents sites ont accru leur fréquentation de 14% sur un an.Le Domaine national de Chambord a lui aussi annoncé une fréquentation record, avec près de 1,22 million de personnes dans son château.Les tours et trésors des cathédrales ont aussi attiré les curieux, avec un bond de 95% de leur fréquentation pour celle d’Amiens et de 74% pour Chartres.