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Somalia calls Israeli FM visit to Somaliland an ‘incursion’

The Israeli foreign minister arrived in Somaliland on Tuesday in a high-profile visit, condemned by Somalia as an “unauthorised incursion”, after Israel recognised the breakaway region in the Horn of Africa.Israel announced last month it was officially recognising Somaliland, a first for the self-proclaimed republic since it declared independence from Somalia in 1991.Somaliland enjoys a …

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Venezuela: Lecornu dénonce une opération militaire américaine “illégale”

Sébastien Lecornu a jugé mardi “illégale” l’opération militaire américaine au Venezuela, en appelant à une “transition démocratique” après la capture de Nicolas Maduro.”Tout est illégal dans cette affaire. Le régime de Nicolas Maduro, le cycle électoral de 2024, l’opération militaire américaine qui contrevient à la Charte des Nations unies”, a affirmé Sébastien Lecornu devant l’Assemblée nationale, en réponse à une question de la cheffe de file des députés écologistes Cyrielle Chatelain.Il a appelé à une “transition démocratique” autour d’Edmundo Gonzalez Urrutia, l’opposant que la France considère comme avoir été élu président du Venezuela en 2024.Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment par la gauche, sur sa première réaction samedi après l’opération américaine. Il s’était borné à appeler à une “transition pacifique” et “démocratique” au Venezuela, estimant que le peuple vénézuélien ne pouvait que se “réjouir” d’être “débarrassé” de la “dictature Maduro”.Auparavant, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait estimé que l’opération américaine “contrevient” au droit international.Lundi, le président français a cette fois affirmé en Conseil des ministres que la “méthode utilisée” pour capturer le président vénézuélien n’était “ni soutenue ni approuvée” par la France.Sébastien Lecornu a en outre promis aux groupes Insoumis et communiste qui le réclamaient qu’un débat “aurait lieu” au Parlement sur l’opération américaine. “Si vous nous saisissez de ces sujets et si vous le confirmer, oui, un débat aura lieu, (…) je m’y engage”, a affirmé le chef du gouvernement, en réponse au chef de file des députés communistes Stéphane Peu.Interpellé également par la cheffe de file des députés Insoumis, Mathilde Panot, qui demandait que la France parle “d’une voix forte pour s’opposer à cet impérialisme forcené”, M. Lecornu a dit “avoir été clair sur l’agression et (…) l’opération militaire menée par les États-Unis”. Il a toutefois rappelé la “nature même” du régime de Nicolas Maduro “pratiquant la torture” et “la détention sans raison”, sans “aucune séparation des pouvoirs”.L’entourage du Premier ministre a souhaité préciser que M. Lecornu s’était repris sur le terme “agression”, préférant parler d'”opération militaire”.Mme Panot, dont le parti appelle au retour au Venezuela de Nicolas Maduro, a refusé de répondre à une question de BFMTV mardi matin pour savoir si le régime Maduro était une dictature.Le Premier ministre a appelé les députés à s'”unir” sur les “valeurs” de la France, qui est “du côté de la Charte des Nations unies”, “plutôt que de nous diviser sur une incompréhension”, en redisant que la position de M. Barrot était complémentaire de celle d’Emmanuel Macron. 

Neige et verglas perturbent les transports, cinq morts sur les routes

De grosses chutes de neige et du verglas transformant la chaussée en “patinoire” ont provoqué au moins cinq morts sur les routes et continuent à perturber fortement la circulation mardi, selon le ministre des Transports qui déplore la sous-évaluation de l’événement par les services météorologiques.Trois personnes sont décédées dans deux accidents liés au verglas mardi matin dans les Landes, dont deux dans une collision qui a impliqué deux autocars et de nombreux véhicules sur l’autoroute A63, selon la préfecture des Landes qui fait état de quatre blessés (deux en urgence absolue et deux en urgence relative).Un autocar blanc, éventré par le milieu, est collé à un Flixbus encastré dans une glissière de sécurité à hauteur de Saint-Geours-de-Maremne, dans le sud du département, a constaté vers midi une journaliste de l’AFP. Plus loin, un camion est également couché sur le flanc en travers de la chaussée à la suite de cet accident survenu à 7h10 selon la gendarmerie. “C’est une patinoire”, avait déclaré en milieu de matinée à l’AFP Christophe Canut, aide-soignant de 43 ans bloqué sur l’A63, où des camions sont également en travers de l’autre voie plus au sud.- Transports scolaires suspendus -Une troisième personne est morte dans un accident survenu sur la RD824 à hauteur de Saint-Paul-lès-Dax, au nord de Dax, selon la préfecture des Landes. Il s’agirait d’un chauffeur de poids lourd fauché accidentellement par un véhicule alors qu’il venait porter secours à un autre camion accidenté, selon la mairie.En Île-de-France, un conducteur d’un VTC est mort dans la nuit en chutant dans la Marne et un conducteur d’un fourgon avait péri lundi dans une collision avec un poids lourd en Seine-et-Marne.En Ille-et-Vilaine, un motard, victime d’un AVC, est décédé lundi après-midi en chutant alors qu’il roulait à faible vitesse, sans qu’un lien avec le verglas ne soit clairement établi.”L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en région parisienne, a déclaré le ministre des Transports, Philippe Tabarot, sur BFMTV. “Il a fallu revoir le dispositif”, a-t-il ajouté, évoquant notamment le sablage anticipé des routes pour permettre aux gens de retourner chez eux et éviter d’avoir des “naufragés” comme en 2018.Jusqu’à 30 centimètres de neige sont tombés au cours de la nuit sur la Charente-Maritime, où des jeunes se lançaient des boules de neige mardi matin sur le vieux port de La Rochelle, “du jamais vu depuis quarante ans” selon Anthony, 57 ans.”J’ai déjà vu les forêts du Jura et des Pyrénées sous la neige, aujourd’hui je vois des forêts de mâts !”, s’amuse Jean-Christophe, 55 ans, qui a chaussé ses skis de randonnée pour aller se promener dans l’agglomération.Les écoles sont restées ouvertes dans le département mais le transport scolaire est suspendu, comme en Bretagne et dans d’autres régions. Sur les rails, comme sur la route, les principales difficultés persistent dans l’ouest du pays, entre les Pays de la Loire et le nord de la Nouvelle-Aquitaine, selon le ministère des Transports, qui a annoncé aussi la fermeture de six aéroports dans l’Ouest et le Nord.À Lille, Erin Foufelle, jeune étudiante de 19 ans habitant à Cambrai, a raté son partiel à cause des retards de train liés au verglas. Le sien “est arrivé à 10h au lieu de 8h et mon partiel était à 8h30″, regrette-t-elle.À Paris, la situation était en voie d’amélioration mardi matin. Une trentaine de lignes du réseau de bus de la RATP ont été rétablies après avoir été interrompues lundi. Des perturbations persistaient sur le trafic RER et Transilien.- Nouvel épisode neigeux mercredi -Au total, 26 départements de l’ouest de la France avaient été placés en vigilance orange pour neige et verglas par Météo-France. Ils ne le sont plus depuis 10H00.”Les températures sont très froides, comprises souvent entre -3 et -8°C, localement en-dessous de -10°C”, ce qui a provoqué du verglas, a indiqué le service de prévision.Pour mercredi, une nouvelle perturbation devrait apporter “de la neige et localement des pluies verglaçantes, sur une grande partie nord du pays”, selon Météo-France, qui prévient qu’une nouvelle montée du niveau de vigilance est envisagée pour mercredi.En raison des chutes de neige, 8.000 foyers étaient privés de courant mardi matin dans les Pays-de-la-Loire et 5.000 en Charente-Maritime, selon le gestionnaire de la distribution d’électricité, Enedis.cas-mas-ldf-gag-kal/gf/ppy/sla

Ukraine: Zelensky à l’Elysée, Européens et Américains veulent afficher leur “convergence”

Volodymyr Zelensky est arrivé mardi à l’Elysée, à Paris, pour un sommet au cours duquel les pays européens alliés de l’Ukraine et des émissaires américains veulent afficher leur “convergence” sur les garanties de sécurité à fournir à Kiev en cas d’accord avec Moscou.”Ces discussions doivent fournir plus de protection et de force pour l’Ukraine”, a dit le président ukrainien sur le réseau X à son arrivée à la mi-journée. Il a réitéré sa demande de “mesures qui puissent garantir une vraie sécurité pour notre peuple”.L’entourage du président français Emmanuel Macron présente cette nouvelle réunion de la “Coalition des volontaires” comme l’aboutissement des efforts engagés il y a environ un an, après l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, pour éviter que les Etats-Unis ne “lâchent l’Ukraine”.”Nous avons réussi cet exercice de reconvergence entre l’Ukraine, l’Europe et l’Amérique”, a dit à la presse un de ses conseillers.Les Européens ont ostensiblement choisi de ne pas condamner fermement le coup de force du président américain au Venezuela, soucieux de le ménager au moment où les tractations politiques se sont à nouveau intensifiés depuis novembre, sous l’impulsion de Washington, en vue d’un accord avec la Russie pour mettre fin à près de quatre ans de guerre.En parallèle, nouvelle manifestation du jeu d’équilibrisme diplomatique auquel ils s’astreignent, plusieurs pays du Vieux Continent dont la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et l’Italie ont publié mardi une déclaration commune de soutien au Groenland et au Danemark face aux revendications du président américain.Emmanuel Macron a reçu son homologue ukrainien dans un palais présidentiel enneigé pour un tête-à-tête, suivi d’un déjeuner élargi à l’émissaire américain Steve Witkoff et Jared Kushner, le gendre de Donald Trump.Dans la foulée, le sommet réunira 35 pays, dont 27 représentés par des chefs d’Etat ou de gouvernement, ainsi que les dirigeants de l’Otan et de l’Union européenne.Une conférence de presse des présidents Macron et Zelensky, du Premier ministre britannique Keir Starmer et du chancelier allemand Friedrich Merz est prévue en fin de journée.Les Etats-Unis ne sont pas membres de cette coalition créée en mars par la France et le Royaume-Uni pour apporter des “garanties de sécurité” à l’Ukraine dans le cadre d’un éventuel cessez-le-feu. Mais leur soutien à Kiev reste crucial, y compris pour convaincre les autres alliés de s’engager.C’est sur ce point que porte la “convergence” vantée par Paris.- “Secret militaire” -Mardi, les dirigeants prendront “des engagements concrets”, a promis Emmanuel Macron.Ils doivent définir leur vision commune des “modalités d’un cessez-le-feu” entre l’Ukraine et la Russie, sur la manière dont il pourra être “vérifié” par drone ou satellite plutôt que par un déploiement militaire terrestre, mais aussi sur leur riposte en cas de violation, a expliqué la présidence française.Autre point à l’ordre du jour, selon la même source: les “modalités opérationnelles” du “déploiement d’une force multinationale” promise par les Européens pour “réassurer l’Ukraine dans les airs, sur la mer et à terre” face au risque d’une nouvelle attaque russe après un éventuel accord de paix.Si les dirigeants pourraient acter les contributions des différents pays de la coalition à cette mission militaire, ils n’en dévoileront que “ce que le secret militaire permet de dire”, a prévenu le conseiller d’Emmanuel Macron. Il ne faut donc pas s’attendre à connaître les effectifs de cette force ou les contributions des Etats prêts à y participer, comme la France et le Royaume-Uni.Côté français, le chef de l’Etat pourrait en dire davantage jeudi lorsqu’il recevra la classe politique pour faire le point.La convergence semble moins complète s’agissant des négociations de paix menées par les Etats-Unis parallèlement, avec l’Ukraine et la Russie.Une rencontre entre Volodymyr Zelensky et Donald Trump fin décembre et des appels entre le président américain et son homologue russe Vladimir Poutine n’ont pas permis d’avancer sur le principal noeud, les concessions territoriales exigées par Moscou.Le sujet sera à nouveau évoqué à Paris avec les émissaires américains.Le Kremlin a fait connaître son intention de “durcir” sa position après avoir accusé l’Ukraine d’avoir voulu viser avec des drones une résidence de Vladimir Poutine, ce que Kiev dément.Le chef de l’Etat russe a répété ces dernières semaines que la Russie atteindrait ses objectifs en Ukraine par la voie des négociations ou par celle des armes.Des frappes russes ont touché lundi une clinique à Kiev, tuant deux personnes.

Grève des médecins libéraux: tensions “intenables” au Samu, selon des représentants d’urgentistes

La grève des médecins libéraux, débutée lundi, “se traduit par une hausse de 30% à 50% d’appels” aux Samu-SAS, déjà fragilisés par les épidémies hivernales, et la situation devient “intenable”, déplore mardi Samu urgences de France (SUDF), appelant à modifier le cadre réglementaire.La situation dans les SAS (Service d’accès aux soins, Samu qui associe désormais la médecine de ville) et aux urgences est “aggravée par le report systématique des urgences chirurgicales de certaines cliniques privées vers le secteur public”, dans le cadre de cette grève, souligne SUDF dans un communiqué.”Dans un système déjà fragilisé par l’épidémie de grippe, la pénurie de lits d’hospitalisation et les contraintes des fêtes de fin d’année, les conditions de travail au sein des SAMU-SAS et des services d’urgence soumis à une très forte tension sont devenues intenables”, écrit le syndicat, principal regroupement de médecins urgentistes.Les services d’urgence sont en état de “saturation majeure”: “les flux dépassent les capacités humaines, imposant l’activation immédiate de mesures exceptionnelles”, comme des déprogrammations de soins non urgents.SUDF rappelle qu’en l’absence de médecin traitant ou de rendez-vous disponible en ville, l’appel au SAMU-SAS reste la meilleure solution pour obtenir une réponse médicale adaptée.Il appelle donc à modifier le cadre réglementaire pour offrir aux SAS des mécanismes de pilotage “plus robustes”.Le dispositif doit être “reconnu comme mission de service public avec des moyens humains et financiers à la hauteur”, plaide-t-il, appelant à instaurer “une obligation de continuité de service”, qui permettrait de réquisitionner le nombre de médecins nécessaire.SUDF souhaite aussi “permettre aux médecins libéraux remplaçants de participer” à la régulation en soirée et week-end, offrir une “compensation financière” aux hôpitaux lorsque les urgentistes du Samu sont contraints d’assurer les missions des généralistes ou encore mettre en place des cellules spécifiques, sous pilotage des Agences régionales de santé, pour mieux organiser les lits disponibles en aval des urgences, à l’échelle d’un territoire.Les médecins libéraux, mécontents de choix “politiques qui les piétinent”, ont débuté lundi une grève de dix jours, prévue pour monter progressivement en puissance et aller vers une “fermeture totale” des blocs opératoires des cliniques ce week-end. Selon le président de la fédération de l’hospitalisation privée (FHP), 80% des blocs pourraient être arrêtés du 10 au 14 janvier.Dans certains départements, la météo complique les choses, avec la neige et le verglas qui provoquent chutes et accidents.

Discrimination LGBT+: des associations portent plainte contre Meta et son patron

Des associations LGBT+ ont annoncé mardi avoir déposé plainte devant le procureur de Paris contre le géant américain de la tech Meta et son patron Mark Zuckerberg pour injures et discriminations homophobes et transphobes.Les associations Mousse, Stop Homophobie, Adheos et Familles LGBT dénoncent la nouvelle politique de modération des réseaux sociaux de Meta (Facebook et Instagram) qui autorise “les allégations de maladie mentale ou d’anormalité lorsqu’elles sont fondées sur le genre ou l’orientation sexuelle”.Or, “en droit français comme européen, de tels propos constituent une injure”, assurent les associations.Sollicité par l’AFP, Meta n’a pas donné suite.Selon le texte de la plainte consultée par l’AFP, Meta a refusé de supprimer des commentaires “haineux” d’utilisateurs à l’égard des personnes transgenres, postés à propos d’une vidéo sur une actrice transgenre, malgré un signalement. Les associations accusent également Meta de mener des pratiques discriminatoires vis-à-vis de la communauté LGBT+. Elles dénoncent des suppressions de contenus et de comptes, une “limitation de la visibilité” de publications et le “refus de promouvoir des comptes et contenus” LGBT+ ce qui constitue selon elles “soit un refus de fourniture de service, soit une entrave à l’exercice normal d’une activité économique”.Elles citent par exemple la fermeture fin août 2025 des comptes de plusieurs organisateurs français de soirée LGBT+ (ReplicantEvents, ForensicsParis, TechNoireParis, Marché Drag).Depuis la deuxième élection de Donald Trump, Mark Zuckerberg a pris une série de mesures visant à transformer son groupe. Outre l’assouplissement des règles de modération sur ses réseaux sociaux, il a notamment mis fin aux programmes conçus pour favoriser la diversité du personnel.Des mesures alignées avec les vues conservatrices du président américain et de ses alliés, des élus aux animateurs masculinistes et personnalités comme Elon Musk.

La France affronte neige et verglas, cinq morts sur les routes

Les importantes chutes de neige et le verglas ont fait au moins cinq morts sur les routes de France et causé d’importantes perturbations, le ministre des Transports reconnaissant que l’événement avait “été un peu sous-évalué” par les services météorologiques.Trois personnes sont décédées dans deux accidents liés au verglas dans les Landes, tandis que le conducteur d’un VTC est mort en chutant dans la Marne en Ile-de-France. Ces deux drames interviennent après le décès lundi du conducteur d’un fourgon dans une collision avec un poids lourd en Seine-et-Marne.”L’événement a été un peu sous-évalué au niveau de Météo-France”, notamment en Ile-de-France, a déclaré le ministre des Transports, Philippe Tabarot, sur BFM. “Il a fallu revoir le dispositif”.Il a néanmoins jugé que la nuit s’était “plutôt bien passée” dans la région francilienne où des mesures avaient été prises comme le sablage anticipé des routes pour permettre aux gens de retourner chez eux et éviter “des naufragés de la route” comme en 2018.De forts et rares cumuls de neige ont provoqué d’importantes perturbations sur le réseau routier et ferroviaire.Au total, 26 départements de l’ouest de la France avaient été placés en vigilance orange pour neige et verglas par Météo-France. Ils ne le sont plus depuis 10H00.”Les températures sont très froides, comprises souvent entre -3 et -8°C, localement en-dessous de -10°C”, ce qui a provoqué du verglas, a indiqué le service météorologique.Pour mercredi, une nouvelle perturbation devrait apporter “de la neige et localement des pluies verglaçantes, sur une grande partie nord du pays”, selon Météo-France qui prévient qu’une nouvelle montée du niveau de vigilance est donc envisagée pour mercredi.- Peur de glisser -Les transports scolaires étaient interrompus mardi dans plusieurs régions, dont la Bretagne peu habituée à de telles conditions. La circulation des bus était également perturbée dans de nombreuses villes de l’Ouest, comme à Rennes.”Je n’ai pas le choix, je dois prendre la voiture, mes salariés sont bloqués chez eux. Je suis le seul à pouvoir aller au magasin”, dit à l’AFP Pierre Poulain, un caviste rennais en train de dégivrer son pare-brise.”J’ai peur de glisser avec mes pneus classiques, hier (lundi) c’était de la neige ça allait, mais aujourd’hui c’est du verglas”, constate-t-il.Durant la nuit, des associations ont distribué des repas aux routiers stationnées à la suite des interdictions de rouler. En Vendée, la neige est également exceptionnelle. “Les gens n’ont pas l’habitude de ces situations, donc ça renforce le danger et les véhicules ne sont pas équipés, donc on avait interdit les transports scolaires et les transports lourds”, a déclaré le préfet du département, Éric Freysselinard, au micro de Ici Loire-Ocean.- Limitations de vitesse -Sur l’A83, à hauteur de Fontenay-le-Comte (Vendée), un accident impliquant un poids lourd s’est produit peu après 7H30 en direction de Nantes, entraînant la coupure de l’autoroute entre deux échangeurs. Depuis le début de l’épisode de neige et froid, les services de secours ont réalisé 51 interventions en Ille-et-Vilaine, d’après la préfecture.La SNCF a fait état mardi matin d’interruptions de circulation sur plusieurs lignes de l’ouest de la France en raison de la neige, ainsi que de limitations de vitesse sur certains secteurs des lignes à grande vitesse.”Les principales difficultés sont sur la Nouvelle Aquitaine et les Pays de la Loire”, a indiqué SNCF Réseau dans un point de situation.A Paris, la situation était en voie d’amélioration mardi matin. Une trentaine de lignes du réseau de bus de la RATP ont été rétablies après avoir été interrompues lundi en raison des chutes de neige sur la capitale.

Agriculture: mobilisation nationale avant de nouvelles consultations à Matignon

Départ de convois pour Paris, rassemblement devant des préfectures, contrôles sauvages de marchandises: les actions des agriculteurs diffèrent mardi selon les syndicats, dont deux – la puissante FNSEA et la Confédération paysanne – sont reçus à Matignon en fin d’après-midi.”Il y a une forme d’incompréhension et de défiance vis-à-vis de la parole publique. Ce dont nous avons besoin, ce sont des actes, des décisions qui se voient dans les cours de ferme”, a déclaré sur TF1 Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, reçu à 17H30.Sébastien Lecornu réunit à 11H30 les ministres concernés par les questions agricoles. Une douzaine de membres du gouvernement ont été conviés. Le Premier ministre et la ministre Annie Genevard avaient promis dimanche un arrêté pour empêcher d’importer en France des produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues mais aussi cerises, melons…) traités avec des substances chimiques interdites dans l’Union européenne. L’arrêté sera finalement publié mercredi, a précisé le ministère de l’Agriculture à l’AFP. Les annonces du gouvernement ont jusque-là été jugées insuffisantes pour répondre aux multiples crises auxquelles les agriculteurs font face: épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) pour les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur…La perspective que l’accord de libre-échange UE-Mercosur soit signé dans les prochains jours, comme le souhaite la Commission européenne, est un “chiffon rouge”, pour Arnaud Rousseau, “de nature à (entraîner) des mobilisations plus importantes. Mais à ce stade, nous appelons à des actions en territoire”.Même son de cloche chez ses alliés des Jeunes agriculteurs reçus lundi à Matignon, qui ont promis un rassemblement le 19 janvier devant le Parlement européen à Strasbourg en cas de signature.Les ministres européens de l’Agriculture seront mercredi à Bruxelles pour une réunion spéciale sur le Mercosur mais aussi sur la politique agricole commune (PAC).- “Cortèges pacifiques” -En revanche, le ton de la Coordination rurale (CR), deuxième syndicat agricole habitué des opérations coup de poing, est monté d’un cran lundi à la sortie de Matignon.Son président Bertrand Venteau s’est insurgé contre l’interdiction, par arrêté préfectoral dans la majeure partie de la France, des convois de tracteurs qu’il prévoyait d’envoyer à Paris pour “porter pacifiquement” les “doléances des agriculteurs”. Il a maintenu son appel à “monter” sur la capitale et la CR espère l’arrivée de ses cortèges à compter de jeudi, a-t-elle précisé à l’AFP. Des agriculteurs venus de Corse ont pu “débarquer du ferry”, a indiqué mardi le syndicat. Des convois sont aussi partis de Dordogne, des Landes, de Gironde et du Lot-et-Garonne.Un convoi de véhicules et de tracteurs s’est élancé de Cancon dans le Lot-et-Garonne, escorté par une voiture de gendarmerie. “On n’est pas des bandits. On va rouler (…) On veut juste porter nos revendications là-haut à Paris”, a déclaré le président de la CR 47 José Pérez.”On travaille pour vivre et on ne nous fait pas vivre (…) On sait déjà qu’on va être sûrement bloqués, mais tant pis, on passera de force”, a-t-il ajouté.Bertrand Venteau a assumé lundi de ne vouloir “rien lâcher” notamment sur le sujet des abattages de l’intégralité d’un foyer à partir du moment où un cas de dermatose nodulaire contagieuse y est détecté. Deux nouveaux cas ont été recensés en Ariège la semaine dernière malgré une vaccination presque totale du département, l’immunité mettant plusieurs semaines à se construire et n’empêchant pas entre-temps les contaminations.La fin de l’abattage total est aussi une demande de la Confédération paysanne, reçue à Matignon à 19H00 et qui a été, avec la CR dans le Sud-Ouest un moteur de la contestation, ravivée début décembre par la gestion de la crise sanitaire par l’Etat.Mardi matin la gendarmerie dénombrait encore au moins cinq blocages d’autoroutes (A75, A64, A51N dans la zone Sud, A65 dans le Sud-Ouest et A84 dans la zone Ouest).Plusieurs agriculteurs avaient fait part à l’AFP de leur intention de passer la nuit sur les barrages. A Calais, tracteurs et agriculteurs avaient installé un barrage filtrant pour contrôler des marchandises sortant du port afin d’attirer l’attention sur les distorsions de concurrence selon eux entre les produits importés et les produits européens.

Vague de froid: Panot (LFI) appelle à la réquisition des batiments vides

La cheffe des députés LFI Mathilde Panot a lancé mardi “un appel solennel” à la réquisition des bâtiments vides pour y loger les sans-abris, menacés par la vague de froid qui touche actuellement la France.”J’appelle à la fois à ouvrir les bâtiments publics et à faire respecter la loi de réquisition qui date de 1946 et qui a été utilisée la dernière fois en 1999″, a déclaré l’élue du Val-de-Marne sur RMC-BFMTV.”À l’époque, c’étaient des bâtiments des assurances et des bâtiments d’une compagnie financière. Il y avait donc 1.000 bâtiments, que des réquisitions temporaires, avec indemnisation du propriétaire”, a-t-elle précisé.”Des vies en dépendent et nous voyons que nous avons des températures négatives un peu partout dans le pays et que nous avons une vague de froid qui malheureusement va continuer. Et que face à l’explosion du sans-abrisme, notamment des enfants, il y a une responsabilité de ce gouvernement et de l’ensemble des pouvoirs publics de mettre tout le monde à l’abri”, a-t-elle ajouté.En France, 2,38 millions de logements sont identifiés comme vacants, selon la base de données gouvernementale sur le logement vacant Lovac, dont 1,35 million vides depuis plus de deux ans.”Il n’y a aucun problème à aller réquisitionner ces logements”, a assuré Mme Panot.Plusieurs personnes sans abri ont été retrouvées mortes à cause du froid ces derniers jours. Selon la Fondation pour le Logement (ex-Fondation Abbé Pierre), 350.000 personnes n’ont pas de domicile fixe en France, dont 20.000 qui sont à la rue.

Buzios, le paradis perdu de Bardot au Brésil

Buzios était un paisible village de pêcheurs du sud-est du Brésil. En s’y réfugiant en 1964, en quête de calme et d’anonymat, Brigitte Bardot en a changé le destin à jamais.Aujourd’hui, les nombreux touristes font les selfies de rigueur devant la statue de la star française, érigée sur une “promenade Bardot”.La péninsule aux plages de sable fin et aux eaux tièdes, à quelque 180 kilomètres de Rio de Janeiro, est devenue une destination phare du tourisme au Brésil.”BB” est décédée le 28 décembre à 91 ans à Saint‑Tropez, sur la riviera française, où ses funérailles auront lieu mercredi.Comme elle avait révélé le village français, lui donnant une notoriété internationale, “Brigitte Bardot a mis Buzios sur la carte”, raconte à l’AFP Mario Paz, 74 ans, propriétaire du cinéma dénommé Gran Cine Bardot.Selon cet Argentin installé comme beaucoup de compatriotes à Buzios, elle y “inspire des noms de restaurants, d’auberges, de bateaux, de hamburgers: elle est partout, c’est comme Fidel Castro à Cuba!”- Traquée à Rio -Fuyant paparazzi et fans, Bardot a atterri à Rio le 7 janvier 1964, perruque noire sur la tête pour ne pas être reconnue.Elle recherchait la détente dans un appartement face à la plage de Copacabana qu’on avait prêté à son petit ami de l’époque, Bob Zagury, un basketteur franco-marocain qui avait joué au Brésil. Mais sa gloire l’a rattrapée.”Pendant quatre jours, l’avenida Atlantica (artère qui longe la plage, ndlr) est restée bloquée: des curieux qui observaient, des journalistes qui campaient, c’était un chaos total”, raconte José Wilson, 74 ans, qui a réuni une foule d’archives sur l’histoire brésilienne de l’actrice.Au sommet de sa carrière après avoir joué dans “Le Mépris” de Jean-Luc Godard, elle s’est alors échappée avec Zagury vers Buzios, où son amoureux avait des amis.- “Le plus heureuse” -“C’est dans ce petit village perdu et inconnu que j’ai été le plus heureuse”, écrivait Bardot en 2014, dans une lettre envoyée à un festival de cinéma de la localité.Dans la maison prêtée au couple, elle se réveillait à midi, prenait le soleil nue dans le jardin, mangeait du poisson sur la plage, jouait avec les enfants.Les journalistes la laissèrent relativement en paix, et Bardot les tint à distance en livrant des images de ses vacances prises par un photographe à son service.Elle aima tant Buzios qu’elle y retourna avec Zagury en décembre 1964, pour passer le Nouvel An chez des amis de son compagnon. Marcela Mayol a conservé intacte la chambre où elle et son mari de l’époque hébergèrent alors Brigitte Bardot.”Comme ici il n’y avait pas de cinéma, c’était une jolie blonde mais personne ne savait qu’elle était célèbre ni un super symbole”, se souvient cette Argentine pimpante de 92 ans, qui a depuis transformé la maison en auberge.”Pour Noël, j’ai acheté un cochon et Brigitte m’a dit: +N’y compte pas, on ne va pas le manger+, puis elle se promenait partout avec le cochon”, sourit-elle.Moins de dix ans plus tard, l’icône du cinéma mettait fin à sa carrière pour se consacrer à la défense des animaux. – Sans permission -De nos jours, son souvenir est partout à Buzios. Impossible de manquer sa statue en bronze.”Ça ne lui a pas beaucoup plu, elle a protesté parce que personne ne lui avait demandé la permission”, dit la sculptrice Christina Motta, 81 ans, qui a signé l’oeuvre.Buzios est désormais un pôle touristique international où vivent quelque 40.000 personnes et où débarquent chaque année des centaines de milliers de visiteurs.Avec ses hôtels et commerces en tous genres, souvent tenus par des étrangers, et ses prix parfois exorbitants, Buzios n’a plus grand-chose à voir avec le refuge de “BB”.Selon José Wilson, “le monde a braqué les projecteurs sur cette péninsule sauvage et vierge, et depuis les gens n’ont jamais cessé d’affluer”.