AFP Top News

Démission de la présidente du Louvre, sur la sellette depuis le cambriolage du musée

La présidente du Louvre jette l’éponge: sur la sellette depuis le cambriolage du 19 octobre, Laurence des Cars a démissionné mardi de la tête du musée le plus visité au monde qui a besoin, selon Emmanuel Macron, d’une “nouvelle impulsion”.Sous le feu des critiques depuis le spectaculaire vol de joyaux de la Couronne française, Mme des Cars, 59 ans, a remis sa démission au chef de l’État qui l’avait nommée fin 2021. Le président l’a acceptée en saluant un “acte de responsabilité”, indique un communiqué de l’Élysée, sans préciser le nom de son successeur.”Le plus grand musée du monde a besoin d’apaisement et d’une nouvelle impulsion forte pour mener à bien des grands chantiers de sécurisation, de modernisation et le projet +Louvre – Nouvelle Renaissance+”, vaste projet annoncé par Emmanuel Macron début 2025, poursuit le communiqué. Ancienne présidente du musée d’Orsay, Mme des Cars, dont le mandat courait jusqu’à fin 2026, était plombée par le cambriolage du Louvre qui a soulevé une onde de choc mondiale et mis au jour d’importantes failles de sécurité du musée, qui accueille chaque année quelque 9 millions de visiteurs. Le butin, dont s’est emparé le commando de cambrioleurs en plein jour, est estimé à 88 millions d’euros. Déstabilisée par le cambriolage, Laurence des Cars avait été ensuite fragilisée par la mise au jour d’anciens audits alarmants sur la sécurisation du Louvre, dont elle ignorait l’existence, et la révélation de dysfonctionnements internes dans un climat social très dégradé.”Je suis sereine et fière du travail accompli”, a-t-elle réagi dans un entretien au Figaro mis en ligne après sa démission. “Mais tenir la barre ne suffit pas. Il faut aussi pouvoir avancer. Et les conditions pour avancer ne sont plus réunies”, a ajouté la dirigeante qui rappelle avoir alerté les pouvoirs publics sur le sous-équipement du musée. “Cette lucidité a pu être parfois douloureuse mais elle était indispensable (…). J’en paye peut-être le prix aujourd’hui”, ajoute-t-elle, assumant avoir été “là pour prendre la foudre”.Mme des Cars a martelé le même credo dans un message aux quelque 2.300 agents du Louvre. “Par une ironie cruelle, le vol du 19 octobre 2025 a donné un écho sans précédent à une vérité que je n’ai cessé de rappeler depuis ma prise de fonctions  : le Louvre a beau être le plus grand musée du monde (…) il n’en est pas moins fragile”, indique-t-elle dans ce message publié sur le site du Louvre. – Failles -Au lendemain du braquage, cette conservatrice expérimentée avait remis sa démission à la ministre de la Culture Rachida Dati qui l’avait refusée et avait ordonné une enquête administrative aux conclusions alarmantes sur la “sous-estimation chronique” des risques de vol.Dans un autre rapport accablant publié début novembre, la Cour des comptes avait reproché au Louvre d’avoir “privilégié des opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité. Sous pression, Mme des Cars avait été contrainte de concéder des failles. “Malgré nos efforts, malgré notre travail acharné au quotidien, nous avons été mis en échec”, déclarait-elle fin octobre.Plusieurs mesures d’urgence ont été prises, dont le remplacement de la grille empruntée par les cambrioleurs, et Mme des Cars tentait de se projeter sur le très contesté projet “Louvre – Nouvelle Renaissance”, qui prévoit notamment la construction d’une nouvelle salle pour la Joconde. Son message a toutefois été affaibli par une avalanche de revers qui ont frappé le Louvre depuis le cambriolage, dont la fermeture d’une galerie en raison de la fragilité de l’édifice.En interne, son action était également décriée par les personnels engagés depuis mi-décembre dans le plus long conflit social de l’histoire du musée.Son départ marque un “nouveau chapitre”, a estimé le ministère de la Culture dans un communiqué, estimant que la prochaine présidence “aura à mettre en œuvre le chantier de réorganisation” lancé par Mme Dati, elle-même en partance du gouvernement.”Les nombreuses défaillances dans le pilotage de l’établissement appellent à une reprise en main forte”, a réagi auprès de l’AFP Alexandre Portier, président de la commission d’enquête sur la sécurité des musées qui devait entendre Mme des Cars mercredi après-midi. L’audition a été repoussée à la demande de Mme des Cars, a-t-il précisé.

294 communes reconnues en état de catastrophe naturelle, baisse du niveau de l’eau dans l’Ouest

Près de 300 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle a annoncé mardi Sébastien Lecornu, tandis que l’eau continuait de baisser doucement dans l’Ouest, laissant entrevoir un retour à la normale progressif pour certaines zones touchées. Parmi les 294 communes, 63 sont situées dans le Lot-et-Garonne, 77 en Maine-et-Loire et 91 en Gironde, a précisé le Premier ministre sur X après la réunion d’une commission dédiée. “77 dossiers sont ajournés afin de permettre aux communes de compléter leurs dossiers ; ils seront réexaminés lors des commissions des 3 et 10 mars”, a-t-il ajouté.”L’arrêté de reconnaissance d’état de catastrophe naturelle sera publié demain. Le gouvernement reste pleinement mobilisé aux côtés des maires et des habitants touchés par les inondations”, conclut M. Lecornu.Le gouvernement a examiné mardi les premiers dossiers des communes sinistrées, après avoir promis en fin de semaine dernière une “indemnisation au plus vite” des villes touchées par les intempéries.Déclenchée depuis 14 jours, l’alerte maximale avait débuté en Gironde et dans le Lot-et-Garonne avant de s’étendre plus au nord, jusqu’en Loire-Atlantique. Désormais, la vigilance rouge reste en vigueur en Charente-Maritime et dans le Maine-et-Loire. Deux autres départements de l’Ouest – la Charente et la Loire-Atlantique – sont maintenus en orange par Météo-France, la Sarthe étant repassée en jaune dans le dernier bulletin de 16H00.Dans son dernier bulletin, l’organisme de surveillance Vigicrues indique que l’absence de pluies importantes jusqu’à au moins jeudi “favorise l’amélioration de la situation sur les cours d’eau qui, pour la majorité d’entre eux, ont entamé leurs décrues”, qui pourraient durer plusieurs jours.Pour autant, “aux abords des cours d’eau placés en vigilance orange ou rouge, le risque de débordement est encore bien présent”, après un record de 40 jours de pluie consécutifs en France. Dans le Sud-Ouest, une centaine de renforts (pompiers, protection civile, militaires du 48e régiment de transmission) sont mobilisés “pour assister la remise en condition des exploitations agricoles” dans le Lot-et-Garonne, repassé lundi en vigilance verte après dix jours en vigilance rouge entre les 11 et 20 février.En Gironde voisine, où la vigilance rouge a aussi duré dix jours en raison des débordements de la Garonne, la préfecture propose également l’aide de militaires pour réparer des serres ou réaliser d’autres travaux de réhabilitation dans les exploitations agricoles.En Charente-Maritime, après avoir atteint le pic de crue “dans la nuit de dimanche à lundi”, l’eau va redescendre “lentement pendant quelques jours encore”, selon l’antenne de Vigicrues en Nouvelle-Aquitaine. Malgré la décrue, le maire de Saintes (Charente-Maritime) Bruno Drapron a indiqué sur Facebook s’attendre à des “difficultés de circulation” aux horaires de “rentrée scolaire”, les cours ayant repris la veille dans la zone. En Charente-Maritime, environ 3.000 habitations et 120 entreprises sont touchées par les inondations et les pompiers ont procédé à 600 mises à l’abri, sans recenser de victime, depuis le début de l’épisode mardi 17 février, selon les autorités.En Loire-Atlantique, six communes ont été touchées, selon la préfecture, qui a recensé 115 maisons, 19 commerces et trois campings inondés.La préfecture du Maine-et-Loire, où l’eau a atteint des niveaux record par endroits, appelle les habitants à “maintenir une grande prudence sur l’ensemble des tronçons” concernés par ces crues.”Nous avons une confirmation de la baisse, même si nous sommes toujours à des niveaux exceptionnellement élevés”, a expliqué Christophe Béchu, maire d’Angers, lors d’un point presse mardi matin. Une vingtaine de rues dans la ville de 160.000 habitants ont pu rouvrir lundi et la ligne de tramway qui avait dû fermer fonctionnait à nouveau normalement mardi matin. cor-tsq-kal-dep-sia-laf/mb/cbn

294 communes reconnues en état de catastrophe naturelle, baisse du niveau de l’eau dans l’Ouest

Près de 300 communes ont été reconnues en état de catastrophe naturelle a annoncé mardi Sébastien Lecornu, tandis que l’eau continuait de baisser doucement dans l’Ouest, laissant entrevoir un retour à la normale progressif pour certaines zones touchées. Parmi les 294 communes, 63 sont situées dans le Lot-et-Garonne, 77 en Maine-et-Loire et 91 en Gironde, a précisé le Premier ministre sur X après la réunion d’une commission dédiée. “77 dossiers sont ajournés afin de permettre aux communes de compléter leurs dossiers ; ils seront réexaminés lors des commissions des 3 et 10 mars”, a-t-il ajouté.”L’arrêté de reconnaissance d’état de catastrophe naturelle sera publié demain. Le gouvernement reste pleinement mobilisé aux côtés des maires et des habitants touchés par les inondations”, conclut M. Lecornu.Le gouvernement a examiné mardi les premiers dossiers des communes sinistrées, après avoir promis en fin de semaine dernière une “indemnisation au plus vite” des villes touchées par les intempéries.Déclenchée depuis 14 jours, l’alerte maximale avait débuté en Gironde et dans le Lot-et-Garonne avant de s’étendre plus au nord, jusqu’en Loire-Atlantique. Désormais, la vigilance rouge reste en vigueur en Charente-Maritime et dans le Maine-et-Loire. Deux autres départements de l’Ouest – la Charente et la Loire-Atlantique – sont maintenus en orange par Météo-France, la Sarthe étant repassée en jaune dans le dernier bulletin de 16H00.Dans son dernier bulletin, l’organisme de surveillance Vigicrues indique que l’absence de pluies importantes jusqu’à au moins jeudi “favorise l’amélioration de la situation sur les cours d’eau qui, pour la majorité d’entre eux, ont entamé leurs décrues”, qui pourraient durer plusieurs jours.Pour autant, “aux abords des cours d’eau placés en vigilance orange ou rouge, le risque de débordement est encore bien présent”, après un record de 40 jours de pluie consécutifs en France. Dans le Sud-Ouest, une centaine de renforts (pompiers, protection civile, militaires du 48e régiment de transmission) sont mobilisés “pour assister la remise en condition des exploitations agricoles” dans le Lot-et-Garonne, repassé lundi en vigilance verte après dix jours en vigilance rouge entre les 11 et 20 février.En Gironde voisine, où la vigilance rouge a aussi duré dix jours en raison des débordements de la Garonne, la préfecture propose également l’aide de militaires pour réparer des serres ou réaliser d’autres travaux de réhabilitation dans les exploitations agricoles.En Charente-Maritime, après avoir atteint le pic de crue “dans la nuit de dimanche à lundi”, l’eau va redescendre “lentement pendant quelques jours encore”, selon l’antenne de Vigicrues en Nouvelle-Aquitaine. Malgré la décrue, le maire de Saintes (Charente-Maritime) Bruno Drapron a indiqué sur Facebook s’attendre à des “difficultés de circulation” aux horaires de “rentrée scolaire”, les cours ayant repris la veille dans la zone. En Charente-Maritime, environ 3.000 habitations et 120 entreprises sont touchées par les inondations et les pompiers ont procédé à 600 mises à l’abri, sans recenser de victime, depuis le début de l’épisode mardi 17 février, selon les autorités.En Loire-Atlantique, six communes ont été touchées, selon la préfecture, qui a recensé 115 maisons, 19 commerces et trois campings inondés.La préfecture du Maine-et-Loire, où l’eau a atteint des niveaux record par endroits, appelle les habitants à “maintenir une grande prudence sur l’ensemble des tronçons” concernés par ces crues.”Nous avons une confirmation de la baisse, même si nous sommes toujours à des niveaux exceptionnellement élevés”, a expliqué Christophe Béchu, maire d’Angers, lors d’un point presse mardi matin. Une vingtaine de rues dans la ville de 160.000 habitants ont pu rouvrir lundi et la ligne de tramway qui avait dû fermer fonctionnait à nouveau normalement mardi matin. cor-tsq-kal-dep-sia-laf/mb/cbn

Le nouveau dirigeant malgache opte pour un “partenariat renouvelé” avec la France

Après une visite très remarquée à Moscou, le colonel Michaël Randrianirina, nouveau dirigeant de Madagascar, a acté mardi à Paris au côté d’Emmanuel Macron un partenariat “renouvelé” et “équilibré” avec la France, ex-puissance coloniale.”Dans un contexte international marqué par de nombreux défis, les deux présidents réaffirment leur engagement pour un partenariat renouvelé, équilibré et résolument tourné vers l’avenir, fondé sur le respect mutuel et orienté vers des résultats concrets au bénéfice de leurs populations respectives”, ont-ils souligné dans un communiqué conjoint M. Randrianirina, “président de la Refondation”, a pris le pouvoir en octobre à l’issue d’un vaste mouvement de contestation de la jeunesse et le renversement par l’armée du président Andry Rajoelina.Le coup d’Etat et l’exfiltration par Paris d’Andry Rajoelina avait alors ravivé le ressentiment contre l’ancienne puissance coloniale française.Les deux dirigeants ont “agréé une série d’orientations” fixant le “cap” de la relation bilatérale pour les deux ans à venir, soit l’échéance de la transition annoncée par les nouvelles autorités malgaches. Cela passe par une “consolidation de la relation politique”, le soutien de la France au “développement économique” de Madagascar et la “poursuite de la coopération de sécurité et de défense”.Emmanuel Macron a “réitéré le soutien de la France à la poursuite du processus en vue de l’organisation d’élections libres et transparentes dans le cadre du calendrier établi”.- “Nouvelle ère” -Pour la France, la relation avec Madagascar reste “prioritaire en Afrique”, avait relevé l’Elysée avant la visite.Situé sur des routes maritimes stratégiques reliant l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Asie, Madagascar, ancienne colonie française (1897-1960), dispose de ressources naturelles multiples – du nickel au cobalt en passant par des terres agricoles et une grande biodiversité – qui attisent les convoitises.La France espère y maintenir son influence face à la montée en puissance de pays comme la Chine, l’Inde, les Emirats, et plus récemment la Russie.”Elle compte dans l’océan Indien une importante force militaire et une longue tradition de coopération militaire avec l’Etat malgache”, souligne Mathieu Pellerin, chercheur à l’Institut français des Relations internationales (IFRI).Du côté de Madagascar, l’objectif est d’éviter une dépendance exclusive à la France en multipliant les partenariats, un mouvement déjà opéré sous la présidence d’Andry Rajoelina.Jeudi, en visite à Moscou, où il a rencontré Vladimir Poutine, le nouveau dirigeant malgache a ainsi annoncé “une nouvelle ère de coopération”. Depuis janvier déjà, des instructeurs militaires russes sont sur la Grande île pour former leurs homologues malgaches au maniement d’armes livrées en décembre, dont des drones.- Inquiétudes -A partir des années 70, “des liens diplomatiques et militaires assez forts s’étaient (déjà) développés entre le Pacte de Varsovie et Madagascar”, rappelle Samuel Sanchez, professeur à l’université Panthéon-Sorbonne et auteur de “Madagascar, une approche de l’histoire par les documents”.”De nombreux militaires malgaches (…) ont ainsi reçu leur formation en Union soviétique et dans les pays du Bloc de l’Est. Il y a sans doute un legs de cette époque-là”, poursuit l’historien.Le nouveau président, note-t-il, semble en outre reprendre “le concept de +diplomatie tous azimuts+ qui était chère au président Didier Ratsiraka”, lequel dirigea Madagascar pendant plus de 20 ans au total. A l’évidence, il “essaie de tirer profit de la compétition géopolitique actuelle”.L’historien constate néanmoins que plus de 30% des exportations malgaches se dirigent vers l’Union européenne (dont la moitié vers la France) tandis que “la Russie reste un partenaire économique mineur de Madagascar, avec moins de 1% des exportations malgaches”.Si à Paris, on prend acte de la poussée russe, on entend aussi prévenir toute déstabilisation du lien entre la France et Madagascar.”Côté français, on redoute très probablement qu’un rapprochement avec la Russie durcisse les revendications malgaches sur les îles éparses”, aujourd’hui françaises, souligne Mathieu Pellerin. De nombreux diplomates sont aussi inquiets “de la rapidité avec laquelle la Russie a réagi” pour se rapprocher du nouveau président, souligne aussi une source diplomatique occidentale à Madagascar.Dt-fff-bur-vl/sba

Pannes électriques, écoles fermées… le nord-est des Etats-Unis gère les suites de la tempête

Le nord-est des Etats-Unis continue de faire face mardi aux conséquences de la tempête de neige d’une ampleur exceptionnelle qui a frappé la zone depuis dimanche, avec plus de 300.000 foyers encore privés d’électricité et de nombreuses écoles fermées.Plus de 60 cm de poudreuse ont recouvert une grande partie de la région entre dimanche soir et lundi soir. Les zones côtières au sud de Boston, dans les Etats du Massachusetts et du Rhode Island, ont été particulièrement affectées, avec plus de 90 cm tombés par endroits, selon les services météorologiques du pays.Dans cette partie de la Nouvelle-Angleterre, les déplacements de véhicules non essentiels sont encore interdits et les écoles fermées mardi.Dans la matinée, près de 240.000 foyers étaient privés d’électricité dans le Massachusetts, 36.000 dans le New Jersey et 20.000 dans le Delaware, selon le site spécialisé PowerOutage.com.La veille, le nombre de foyers impactés a atteint 650.000 au plus fort de la tempête, marquée aussi par des bourrasques de vent dépassant les 100 km/h.Quelque 2.000 vols étaient annulés et près de 1.000 retardés dans le pays mardi, principalement à l’aéroport de Boston et ceux de New York.Plus de 9.000 vols ont déjà été annulés dimanche et lundi.Les transports en commun demeurent aussi perturbés, avec certaines liaisons ferroviaires coupées et d’autres déviées, notamment dans le New Jersey et l’Etat de New York.Pour la première fois en 153 ans, le Boston Globe n’a pas distribué son édition quotidienne mardi en raison des conditions qui “rendaient impossibles l’impression et la livraison du journal”, selon un article publié sur son site web.A New York, où la neige a rapidement commencé à fondre depuis la veille avec la montée des températures, l’école a repris normalement après un exceptionnel jour de fermeture des classes en raison des intempéries.Le maire de la ville Zohran Mamdani a de nouveau lancé un appel pour recruter des volontaires pour aider à déneiger les rues, payés 30 dollars de l’heure. Plus d’un millier d’entre eux ont déjà été engagés et sont à l’oeuvre depuis la tempête.Alors qu’une vingtaine de personnes sont mortes lors d’une précédente vague de froid cet hiver, l’élu a également rappelé que des refuges d’urgence étaient ouverts dans toute la ville. Quelque 250 sans-abris y ont été placés depuis samedi par les autorités, a-t-il précisé dans un communiqué.Des averses de neige, dans des proportions toutefois bien moindres sont de nouveau attendues sur le nord-est des Etats-Unis dans la nuit de mardi à mercredi.

Nouvelle-Calédonie: le Sénat adopte une réforme constitutionnelle au parcours très incertain

Le Sénat a adopté mardi la réforme constitutionnelle sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, un texte décrié que le gouvernement défend comme le seul chemin vers une “stabilité” retrouvée pour l’archipel français du Pacifique mais dont la suite du parcours parlementaire s’annonce très incertaine.Dominés par une alliance entre droite et centristes, les sénateurs ont voté à 215 voix contre 41 ce projet de loi constitutionnelle. Le texte est désormais transmis à l’Assemblée nationale.”Le statu quo n’est pas une option viable” mais reviendrait à abandonner “les idéaux républicains, le progrès social et la construction renouvelée de la paix sur le territoire”, avait déclaré Sébastien Lecornu en ouverture des débats. Défendant un texte qui serait “un chemin de sortie politique durable”, le Premier ministre avait averti les sénateurs que s’il était rejeté, ce serait “la première fois que le Parlement refuserait d’être le notaire d’un accord conclu entre les parties calédoniennes”.Le projet de loi retranscrit deux accords conclus avec la majorité des forces politiques calédoniennes: celui de Bougival (juillet 2025) et celui de l’Élysée-Oudinot, signé en janvier 2026 sous l’égide d’Emmanuel Macron.Concrètement, son premier article prévoit d’organiser avant le 26 juillet 2026 un référendum local, lors duquel les électeurs calédoniens seraient appelés à approuver ou rejeter l’accord de Bougival.Son deuxième article, plus structurel, vise à inscrire dans la Constitution française la création d’un “État de la Nouvelle-Calédonie”, appartenant à l’ensemble national, doté d’une nationalité propre et pouvant être reconnue sur la scène internationale.Les sénateurs ont par ailleurs adopté un amendement fixant au 20 décembre 2026 au plus tard la tenue des élections provinciales, scrutin crucial dont dépend la composition du gouvernement local et qui a déjà été reporté à trois reprises depuis 2024.- Pas “d’alternative” ? -“Donnons une chance à ces accords, parce qu’en Nouvelle-Calédonie, l’alternative à un processus politique ouvert n’est jamais l’attente tranquille: c’est l’incertitude”, a lancé la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou aux sénateurs.Dominé par une alliance entre droite et centristes, le Sénat a majoritairement partagé le point de vue du gouvernement. “La voie de la raison, c’est d’accompagner la volonté d’une majorité de partenaires, négociée à Bougival”, assume la sénatrice Agnès Canayer (Les Républicains), chargée de piloter l’examen du texte.Mais l’opposition des indépendantistes du FLNKS à ces accords, qu’ils jugent incompatibles avec la pleine souveraineté du territoire, complique sérieusement la donne. L’absence de consensus local fait craindre à de nombreux parlementaires un “passage en force” aux conséquences potentiellement néfastes à Nouméa.”Ne répétons pas les erreurs du passé”, a alerté dans l’hémicycle le sénateur indépendantiste calédonien Robert Xowie, faisant référence aux émeutes meurtrières de mai 2024 en opposition à une précédente réforme constitutionnelle et expliquant que “la Kanaky-Nouvelle-Calédonie a payé cher l’entêtement du gouvernement”.L’autre sénateur calédonien Georges Naturel, pourtant non-indépendantiste, a dit savoir “au fond de (lui) que cette révision constitutionnelle n’apportera malheureusement pas la solution politique stable et de long terme dont la Nouvelle-Calédonie a tant besoin”, résumant les doutes qui persistent jusque dans le camp loyaliste.Il a rappelé que les indépendantistes de l’Union nationale pour l’indépendance (UNI), signataires de Bougival-Elysée-Oudinot, sont désormais fragilisés par l’opposition aux accords exprimée lundi par l’un des leaders historiques du mouvement, Paul Néaoutyne.Les socialistes ont finalement choisi de s’abstenir. “Nous faisons un pas de côté”, a expliqué la sénatrice PS Corinne Narassiguin, disant vouloir donner au gouvernement l’opportunité de “suspendre l’examen du projet de loi constitutionnelle pour convoquer les élections provinciales au printemps”, comme prévu, avant d’ouvrir un nouveau cycle de discussions. – Parcours semé d’embûches -L’examen s’annonce désormais beaucoup plus incertain au Palais Bourbon, à partir du 31 mars. La gauche et le Rassemblement national devraient s’opposer au texte, tandis que beaucoup d’élus s’attendent à de “l’obstruction” des députés Insoumis.Les parlementaires socialistes – qui détiennent une grande partie des clés de l’avenir du texte – restent extrêmement réservés et Corinne Narassiguin a prévenu que si la navette parlementaire se poursuivait comme prévu, les députés socialistes voteraient contre ce projet de loi constitutionnelle. “Le gouvernement a substitué sa contrainte de calendrier à la recherche patiente d’un compromis”, a critiqué le chef des sénateurs socialistes Patrick Kanner, déplorant un “manque de méthode et de continuité” de l’État dans le dossier calédonien.

Amazon retire de la vente un livre de “dark romance” mis en cause pour pédocriminalité

Amazon a annoncé mardi le retrait de sa plateforme d’un livre de “dark romance” accusé de faire l’apologie de la pédocriminalité et signalé à la justice.Interrogé par l’AFP au sujet de la vente en ligne de l’ouvrage autoédité “Corps à coeur”, un porte-parole d’Amazon a indiqué que la plateforme retirait “le titre en question”, à la suite de ses “investigations”. Le géant du e-commerce avait signalé précédemment procéder “à l’examen urgent du titre”.Plus tôt dans la journée, la Haute commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry avait annoncé avoir saisi la justice pour réclamer le retrait du livre après le lancement d’une pétition contre l’ouvrage, ayant recueilli plus de 60.000 signatures.”On ne peut pas tout écrire au nom de la +dark romance+”, a déclaré Sarah El Haïry sur X. “Certains extraits relèvent de l’apologie de la pédophilie et pédocriminalité. Face à ces dérives à des fins +récréatives+ ou +lucratives+, nous avons le devoir d’agir. J’ai saisi la plateforme Pharos et la justice”, a-t-elle ajouté.Le député LFI Antoine Léaument avait également indiqué sur X avoir saisi la justice après avoir découvert “avec la nausée” des extraits présentant des “scènes explicitement pédocriminelles en les +romançant+”.La pétition lancée sur Change.org après une série de messages postés sur la communauté #BookTok estime que “l’ouvrage +Corps à cœur+ franchit une ligne rouge éthique et légale qui nécessite une intervention immédiate”.Pour Solène Podevin-Favre, présidente de l’association Face à l’inceste, le livre s’inscrit dans la lignée des “poupées pédocriminelles vendues par Shein” et pose “l’inceste comme un objet de fantasme, livre le corps d’enfants fictifs à des scènes de viols et de torture dont la lecture est difficilement soutenable”. “Corps à coeur” est un livre autopublié, dont le premier tome est sorti en 2023 et le second un an plus tard. Il entre dans la catégorie de la “dark romance” (“sombre romance”), sous-genre littéraire apparu dans les années 2010 qui a connu un succès croissant. Ces romans mettent en scène des relations impossibles qui peuvent être basées sur des violences sexuelles ou psychologiques.Dans un récent message sur les réseaux sociaux, l’autrice Jessie Auryann a dénoncé “une campagne de dénigrement” visant son “travail d’auteure” et sa “personne”. Elle affirme que son roman “comporte des avertissements clairs” dès les premières pages.Amazon a affirmé disposer “de règles strictes en matière de contenu” et exiger “que tous les livres vendus” sur sa plateforme “respectent la réglementation en vigueur”. “Nous enquêtons immédiatement sur tout signalement et retirons les livres non conformes”, selon son porte-parole.Le livre est “affiché comme +réservé à un public averti et majeur+ mais aucun dispositif de vérification d’âge n’est prévu” par Amazon pour le commander, observe dans un communiqué Face à l’Inceste, qui s’étonne qu’il ait obtenu un numéro ISBN de l’agence francophone pour la numérotation internationale du livre (AFNIL).bur-jri-vac-cac/alu/frd/

Accusé d’interférence, l’ambassadeur américain à Paris calme le jeu avec la France

Après avoir ignoré une convocation de la France, l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Charles Kushner, a eu un geste d’apaisement mardi en appelant le chef de la diplomatie française, et en se disant disposé “à ne pas interférer” dans le débat public national, comme cela lui était reproché.”L’ambassadeur des États Unis en France a appelé le ministre” mardi midi, a indiqué à l’AFP l’entourage de Jean-Noël Barrot.Ce dernier lui a rappelé les raisons qui avaient conduit à sa convocation au Quai d’Orsay: “la France ne peut accepter quelque forme d’ingérence ou d’instrumentalisation de son débat public national par les autorités d’un État tiers”.Charles Kushner “a pris acte, exprimé sa volonté de ne pas interférer dans notre débat public et rappelé l’amitié qui lie la France et les États-Unis”, a indiqué la même source.Charles Kushner, a eu un appel “franc et amical” avec Jean-Noël Barrot, a indiqué pour sa part l’ambassade américaine, apaisant une dispute diplomatique autour du meurtre d’un militant d’extrême droite à Lyon.Le ministère français des Affaires étrangères avait décidé lundi soir de hausser le ton, révoquant l’accès direct au gouvernement français de l’ambassadeur américain.Charles Kushner, qui n’est pas un diplomate de carrière et dont le fils Jared est le gendre du président américain Donald Trump et son proche conseiller, avait été convoqué au Quai en raison de la republication par l’ambassade américaine d’une réaction de l’administration Trump au décès à 23 ans du militant d’extrême droite Quentin Deranque, battu à mort par des membres de l’ultragauche à Lyon, dans le centre-est de la France.L’ambassade avait relayé un message évoquant des informations qui “devraient tous nous préoccuper”.Mardi matin, Jean-Noël Barrot, interrogé sur France Info, avait alors estimé qu’une explication s’imposait de la part de Charles Kushner qui s’était fait représenter à la convocation par un responsable de l’ambassade, invoquant des engagements personnels.En fonctions depuis l’été dernier, il avait déjà été convoqué fin août après des critiques jugées inacceptables par Paris sur “l’absence d’action suffisante” d’Emmanuel Macron contre l’antisémitisme. Il s’était déjà fait représenter, faute cette fois d’être physiquement à Paris.”Quand on a l’honneur de représenter son pays, les Etats-Unis d’Amérique en France, comme ambassadeur, on respecte les usages les plus élémentaires de la diplomatie et on répond aux convocations du ministère des Affaires étrangères”, avait lancé mardi matin Jean-Noël Barrot sur France Info.Lundi soir, le Quai avait souligné l'”apparente incompréhension des attendus élémentaires de la mission d’ambassadeur”. Par conséquent, celui-ci ne pouvait plus “accéder directement aux membres du gouvernement français”.Sollicité à plusieurs reprises par l’AFP, l’ambassade des Etats-Unis n’a pas donné suite aux demandes. Jean-Noël Barrot avait estimé que cet incident relevait de la “responsabilité personnelle” de l’ambassadeur mais qu’elle n’affecterait “en rien la relation entre la France et les États-Unis” qui fêtent cette année le 250ᵉ anniversaire.- Clore l’incident -Dans un souhait apparent de clore définitivement l’incident, le ministre et l’ambassadeur sont convenus “de se rencontrer dans les jours à venir afin de poursuivre le travail au service d’une relation bilatérale dense”, a indiqué l’entourage de Jean-Noël Barrot. Ils évoqueront probablement un autre contentieux: les sanctions américaines à l’encontre de plusieurs citoyens européens, dont l’ancien commissaire européen Thierry Breton et le juge Nicolas Guillou.Le président américain Emmanuel Macron a récemment écrit à son homologue américain Donald Trump pour plaider la levée des “sanctions injustement imposées” contre les deux Français.Concernant la mort de Quentin Deranque, “nous refusons toute instrumentalisation de ce drame (…) à des fins politiques”, avait souligné dimanche Jean-Noël Barrot, estimant que la France n’avait “aucune leçon s’agissant de la violence, en particulier, à recevoir de l’internationale réactionnaire”.La Première ministre italienne Giorgia Meloni avait également commenté la mort du militant d’extrême droite, provoquant une passe d’armes avec Emmanuel Macron qui l’a priée d’arrêter de “commenter ce qui se passe chez les autres”.Emmanuel Macron, qui avait affirmé quelques jours plus tôt qu’il n’y avait “pas de place pour les milices d’où qu’elles viennent”, a réuni mardi des responsables gouvernementaux pour se pencher sur la lutte contre les “groupes violents ultras ou extrêmes”.La mort de l’étudiant a provoqué une tempête politique et médiatique en France, le parti de gauche radicale France insoumise (LFI) étant sous le feu des critiques.Un suspect, mis en examen pour “complicité de meurtre”, était, à ce moment-là, collaborateur parlementaire d’un député LFI.