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La rentrée de Radio France perturbée par une grève

Une rentrée agitée à Radio France: les programmes de plusieurs stations du groupe public, dont France Inter qui héberge la première matinale du pays, sont perturbés lundi matin, après l’appel à une grève illimitée.A partir de 7H00, en lieu et place de la matinale présentée par Nicolas Demorand, désormais accompagné par Benjamin Duhamel après le départ de Léa Salamé pour le 20H00 de France 2, les auditeurs de France Inter ont eu droit à une large plage musicale pendant près de 45 minutes.Au micro, M. Demorand a expliqué que cet appel à la grève avait été lancé “contre la stratégie éditoriale et contre les réformes menées par la direction” de Radio France.Patrick Cohen a pu faire son éditorial politique. La romancière belge Amélie Nothomb a été interrogée par M. Duhamel, avant la chronique humoristique de Bertrand Chameroy, nouvelle recrue. Enfin, le programme musical a repris au lieu du journal de 8 heures.La programmation était également perturbée sur France Culture par exemple, tandis que la matinale de franceinfo se déroulait normalement.Sur Ici, les antennes locales, “nous ne sommes pas en mesure de diffuser tous les programmes”, lisait-on sur le site internet de l’ancien France Bleu.Ce préavis de grève illimitée a été déposé le 11 juillet par les syndicats CFDT, CGT, FO, SNJ, SUD et UNSA.Ils rejettent plusieurs réformes voulues par la patronne du groupe, Sibyle Veil. Parmi elles: l’arrêt de la radio Mouv’ sur la FM, des changements éditoriaux au sein d’Ici et l’arrêt d’émissions d’investigation et de reportage.Des discussions menées vendredi avec la direction n’ont pas abouti à la levée du préavis.Une première grève, très suivie, avait eu lieu du 26 au 29 juin. Elle avait immédiatement été suivie d’une deuxième, mais pour un motif différent. Il s’agissait de protester contre le projet de réforme de l’audiovisuel public porté par la ministre de la Culture, Rachida Dati. Il prévoit de créer une holding, France Médias, qui chapeauterait France Télévisions, Radio France et l’INA (Institut national de l’audiovisuel).Après un parcours parlementaire heurté, ce texte devrait revenir à l’Assemblée nationale à l’automne. Il a été adopté en juillet par le Sénat, où les débats ont été écourtés par le choix de la ministre d’employer l’arme constitutionnelle du vote bloqué.Selon les dernières mesures d’audience de Médiamétrie, publiées début juillet, Radio France a enregistré une saison 2024-2025 record sur plusieurs antennes et France Inter a augmenté son avance comme première radio du pays.

En Indonésie, la vidéo virale d’un enfant dope l’affluence à une course traditionnelle

Dans leurs longues embarcations, les rameurs pagaient frénétiquement devant une foule venue assister au Pacu Jalur, course nautique traditionnelle en Indonésie. Mais cette année, elle connaît une affluence exceptionnelle, dopée par la vidéo devenu virale d’un jeune garçon dansant à l’avant des bateaux.Longue d’environ un kilomètre, la course Pacu Jalur est très célèbre dans l’archipel où elle se tenait jusqu’à dimanche sur la rivière Kuantan, dans la province de Riau, dans l’île de Sumatra (ouest).Elle fait traditionnellement le plein de spectateurs, principalement indonésiens. Mais cette année, les organisateurs attendaient jusqu’à 100.000 personnes supplémentaires, venues cette fois du monde entier.La raison d’un tel engouement? La danse de Rayyan Arkan Dikha, Indonésien de 11 ans, debout à l’avant de bateaux lancés à toute vitesse, capturée dans une vidéo d’une vingtaine de secondes qui a fait le tour du monde en juin. Les images montrent Rayyan faire tournoyer ses mains puis balancer ses bras d’avant en arrière. Elle a cumulé des millions de vues sur TikTok et d’autres plateformes. Des stars du sport comme le pilote de F1 Alexander Albon ou Marc Marquez (MotoGP) ont ensuite imité la gestuelle de l’enfant. Au Pacu Jalur, le danseur à l’avant de l’embarcation a pour fonction d’encourager les rameurs.Cette visibilité a généré cette année un afflux inédit de visiteurs vers la rivière Kuantan, dont Duncan McNaught, touriste australien de 22 ans.”Je voulais filmer et montrer le festival au monde entier”, confie-t-il. “Je pense que les rameurs sont fous. Ils sont géniaux.”.- Touristes étrangers -Yuyun Kurnia, une Indonésienne de 38 ans, a fait le voyage depuis la ville de Medan, à 17 heures de route, après avoir entendu parler de la course sur les réseaux sociaux. C’est “incroyable” de pouvoir y assister en personne, s’enthousiasme-t-elle.Les origines du Pacu Jalur remontent au XVIIe siècle, selon le site internet du gouvernement local, lorsque les habitants utilisaient la rivière pour transporter des marchandises et des personnes à bord d’un long bateau traditionnel en bois appelé “jalur”. L’embarcation a ensuite évolué pour être utilisée dans des courses organisées annuellement au mois d’août.Pour l’édition 2025, plus de 220 équipes, la plupart issues de villages ou de districts locaux, ont participé à la course, dotée au total d’environ 900 millions de roupies (55.000 dollars) estime Roni Rakhmat, directeur de l’agence de tourisme de Riau.L’année dernière, Pacu Jalur avait attiré 1,4 million de visiteurs et rapporté plus de 2,5 millions de dollars à l’économie locale, selon le ministère du Tourisme. Cette année, les organisateurs attendaient 1,5 million de spectateurs et espéraient des recettes jusqu’à 4,6 millions de dollars de recettes, selon Roni Rakhmat.Les années précédentes, “il n’y avait pas d’étrangers pour assister au Pacu Jalur. Aujourd’hui, il y en a”, se félicite-t-il.- “Super cool” -Selon lui, les autorités ont profité de cette visibilité accrue pour améliorer l’organisation de l’événement et la propreté de la rivière. La police et l’armée ont ainsi pris des mesures pour mettre fin à l’exploitation illégale de l’or près du cours d’eau afin de réduire la pollution.”Je trouve ça super cool qu’un enfant de son âge ait réussi à se créer une image de marque personnelle grâce au Pacu Jalur”, se réjouit ainsi Naysila Ayunita Sari, 18 ans. “Avec ses danses, il a fait connaître le Pacu Jalur au monde entier”.”Ce gamin qui danse debout sur un bateau, ce n’est pas facile du tout”, abonde Frima, une habitante de 35 ans, qui, comme beaucoup d’Indonésiens, n’a qu’un seul nom. “Si vous me demandez si j’oserais essayer… la réponse est non”.

En Indonésie, la vidéo virale d’un enfant dope l’affluence à une course traditionnelle

Dans leurs longues embarcations, les rameurs pagaient frénétiquement devant une foule venue assister au Pacu Jalur, course nautique traditionnelle en Indonésie. Mais cette année, elle connaît une affluence exceptionnelle, dopée par la vidéo devenu virale d’un jeune garçon dansant à l’avant des bateaux.Longue d’environ un kilomètre, la course Pacu Jalur est très célèbre dans l’archipel …

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Le Royaume-Uni déploie la reconnaissance faciale en temps réel et à grande échelle

A l’entrée d’un supermarché, dans la foule d’un festival : des millions de Britanniques ont désormais le visage scanné par des technologies de reconnaissance faciale en temps réel, dans le seul pays européen à les déployer à grande échelle.Au carnaval londonien de Notting Hill, où deux millions de personnes sont attendues dimanche et lundi pour célébrer la culture afro-caribéenne, des caméras utilisant ce procédé ont été installées aux entrées et sorties de la parade.L’objectif, selon la police : “identifier et intercepter” en direct des personnes recherchées, en scannant les visages et en les comparant aux milliers de suspects dans sa base de données.”La reconnaissance faciale en temps réel est un outil efficace (…) qui a permis plus de 1.000 arrestations depuis début 2024″, a assuré Mark Rowley, le chef de la police de Londres, qui prévoit de “plus que doubler son usage” à l’avenir.Le recours à ces technologies a déjà considérablement augmenté depuis trois ans, passant de dix opérations entre 2016 et 2019 à une centaine depuis début 2025.Au total, les visages de 4,7 millions de personnes ont été scannés en 2024 au Royaume-Uni, note l’ONG Liberty.Les caméras sont installées sur le toit d’un van, où opèrent des agents de police, et, lorsqu’un suspect passe à proximité, le système utilisant l’intelligence artificielle déclenche une alerte permettant d’immédiatement l’interpeller.Son utilisation “à grande échelle” dans la capitale britannique, à l’occasion du couronnement de Charles III en 2023, ou à Cardiff cette année avant les concerts d’Oasis et les matchs du tournoi des Six Nations, transforme le Royaume-Uni en “un pays de suspects”, s’inquiète l’organisation Big Brother Watch.”Il n’y a pas de base législative (…) donc la police a le champ libre pour écrire ses propres règles”, déclare à l’AFP Rebecca Vincent, sa directrice intérimaire.Son usage privé par des supermarchés ou des magasins d’habillement pour lutter contre des vols à l’étalage en forte augmentation les préoccupe particulièrement, avec “très peu d’informations” sur leur collecte des données.La plupart utilisent Facewatch, un prestataire qui constitue une liste de suspects d’infractions dans les magasins qu’il surveille, et donne l’alerte dès que l’un d’eux entre dans un de ces commerces.”Ils devraient en informer clairement leurs clients”, s’étonne, “très surprise”, Abigail Bevon, une médecin légiste de 26 ans rencontrée devant une chaîne utilisant Facewatch à Londres. Si elle comprend l’utilité de cette technologie pour la police, elle juge “invasif” son usage par un commerce.- Interdit dans l’UE -Dans l’UE, la législation encadrant depuis février l’intelligence artificielle interdit le recours aux technologies de reconnaissance faciale en temps réel, avec des exceptions notamment pour la lutte antiterroriste.Hormis quelques cas aux Etats-Unis, “il n’y a rien de comparable dans les pays européens ou dans d’autres démocraties, l’usage de cette technologie (au Royaume-Uni) s’apparentant davantage à celui d’Etats autoritaires comme la Chine”, souligne Rebecca Vincent.”Cela change la manière d’habiter en ville en supprimant la possibilité de vivre dans l’anonymat” et peut décourager la participation notamment aux manifestations, avertit Daragh Murray, maître de conférence à l’université Queen Mary de Londres.La ministre de l’Intérieur Yvette Cooper a récemment promis un “cadre légal” pour délimiter son usage, mettant l’accent sur la lutte contre les “crimes graves”.Sans attendre, le Home office vient d’étendre le recours à ce procédé à sept nouvelles régions du Royaume-Uni.Après les vans, des caméras permanentes doivent aussi être installées pour la première fois en septembre à Croydon, un quartier du sud de la capitale jugé difficile.La police assure disposer de “garanties robustes”, promettant de supprimer les données biométriques des personnes n’ayant rien à se reprocher.Mais le régulateur britannique chargé des droits humains a estimé mercredi que l’utilisation de cette technologie par les policiers londoniens était “illégale” car “incompatible” avec le respect de ces droits.Onze organisations, dont Human Rights Watch, avaient exhorté la police à renoncer à l’utiliser pendant le carnaval de Notting Hill, l’accusant dans une lettre de “cibler injustement” cette communauté et insistant sur les biais raciaux de l’IA.Elles citent le cas de Shaun Thompson, un homme noir arrêté après avoir été identifié à tort par l’une de ces caméras, qui a déposé un recours en justice contre la police londonienne.

Le Royaume-Uni déploie la reconnaissance faciale en temps réel et à grande échelle

A l’entrée d’un supermarché, dans la foule d’un festival : des millions de Britanniques ont désormais le visage scanné par des technologies de reconnaissance faciale en temps réel, dans le seul pays européen à les déployer à grande échelle.Au carnaval londonien de Notting Hill, où deux millions de personnes sont attendues dimanche et lundi pour …

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L’Etat américain entre au capital d’Intel sous la pression de Trump

Donald Trump a annoncé vendredi l’entrée de l’Etat fédéral américain au capital de l’entreprise de semi-conducteurs et processeurs Intel, à hauteur de 10%, affirmant que cela n’avait “rien coûté”.”C’est un grand honneur pour moi d’annoncer que les Etats-Unis possèdent désormais pleinement 10% du capital d’Intel, une grande entreprise américaine avec désormais un futur encore plus incroyable”, a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.”J’ai négocié cet accord avec Lip-Bu Tan (le directeur général du groupe, NDLR). Les Etats-Unis n’ont rien payé pour ces parts qui sont désormais valorisées environ onze milliards de dollars. C’est un grand accord pour les Etats-Unis et pour Intel”, s’est-il félicité.Donald Trump avait affirmé un peu plus tôt dans la journée, dans le Bureau ovale, qu’Intel avait accepté la proposition de son gouvernement, ajoutant qu’il pensait “que c’est un très bon accord pour eux”.Dans un communiqué, Intel a précisé que l’investissement de l’Etat américain s’élevait à 8,9 milliards de dollars, dont une partie correspondant aux subventions qui n’avaient pas été encore versées, auxquels s’ajoutent les 2,2 milliards de subventions déjà versées, soit au total un investissement d’un peu plus de 11 milliards de dollars.”Nous sommes reconnaissants de la confiance dans Intel affichée par le président et le gouvernement et souhaitons travailler afin de renforcer la domination technologique et industrielle des Etats-Unis”, a déclaré M. Tan, cité dans le communiqué.Le gouvernement américain souhaitait obtenir des parts au capital de l’entreprise en échange de subventions déjà prévues par l’ancien président Joe Biden, avait également précisé la semaine dernière Howard Lutnick, le secrétaire au Commerce.- Concurrence asiatique -Ces subventions intervenaient dans le cadre du Chips Act, la loi votée sous le prédécesseur démocrate de Donald Trump, visant à inciter l’installation dans le pays de toute la chaîne de valeur des puces et semi-conducteurs.Mais le président américain cherche lui à attirer les entreprises en imposant des droits de douane sur les produits importés dans le pays, faisant le pari qu’elles préféreront venir y implanter des usines plutôt que de devoir payer la surtaxe.”Nous devrions recevoir du capital en échange de notre argent”, avait déclaré Howard Lutnick. “Nous verserons l’argent qui a été engagé par (le gouvernement de Joe) Biden et nous aurons des titres en échange”.Une entrée au capital d’Intel désormais actée donc, mais qui s’est néanmoins faite sans droit de vote ni siège au conseil d’administration du groupe, a précisé M. Lutnick.Intel est l’une des entreprises les plus emblématiques de la Silicon Valley, mais son succès a été éclipsé par les mastodontes asiatiques TSMC et Samsung, qui dominent le marché des semi-conducteurs.Début août, Donald Trump s’en était pris à Lip-Bu Tan, l’accusant de faire “face à un grave conflit d’intérêts” et l’appelant à “démissionner immédiatement”, avant de le recevoir le 11 août à la Maison Blanche lors d’une rencontre qualifiée par le président américain de “très intéressante”.Le géant japonais des investissements dans les technologies SoftBank Group a également annoncé la semaine dernière sa volonté d’investir deux milliards de dollars au capital d’Intel, ce qui porterait sa participation à 2%.

L’Etat américain entre au capital d’Intel sous la pression de Trump

Donald Trump a annoncé vendredi l’entrée de l’Etat fédéral américain au capital de l’entreprise de semi-conducteurs et processeurs Intel, à hauteur de 10%, affirmant que cela n’avait “rien coûté”.”C’est un grand honneur pour moi d’annoncer que les Etats-Unis possèdent désormais pleinement 10% du capital d’Intel, une grande entreprise américaine avec désormais un futur encore plus …

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Royaume-Uni: TikTok passe sa modération à l’IA, des centaines de postes menacés

Le réseau social TikTok, propriété du groupe chinois ByteDance, a annoncé vendredi la réorganisation de son service de modération des contenus au Royaume-Uni, dans le cadre de son plan mondial favorisant l’IA, qui pourrait affecter des centaines de postes dans le pays.”Nous poursuivons une réorganisation entamée l’an dernier” sur les services de modération, a expliqué un porte-parole de TikTok dans une déclaration à l’AFP.”Celle-ci implique de concentrer nos opérations sur un plus petit nombre de sites à l’échelle mondiale (…) tout en faisant évoluer cette fonction essentielle pour l’entreprise grâce aux avancées technologiques”, dont l’IA, a-t-il ajouté.TikTok précise que certaines fonctions de modération resteront au Royaume-Uni, et que les modérateurs touchés seront prioritaires sur les offres internes.Les modérateurs sont chargés d’empêcher la publication sur la plateforme de contenus véhiculant de l’incitation à la haine, de la désinformation ou encore de la pornographie.Cette réorganisation mondiale, qui concerne aussi plusieurs pays d’Asie, notamment la Malaisie, s’inscrit dans une tendance générale des réseaux sociaux à réduire leur recours aux employés pour se tourner davantage vers l’IA.TikTok assure que grâce à ses technologies de modération, 85% des contenus retirés pour violation de ses règles le sont déjà automatiquement.Depuis le 25 juillet, les sites web, réseaux sociaux et plateformes de partage de vidéos au Royaume-Uni doivent notamment mettre en oeuvre des contrôles stricts de l’âge pour empêcher les mineurs d’accéder à des contenus inappropriés, dans le cadre de la loi “Online Safety Act”.Elle impose d’autres obligations aux plateformes, comme la suppression de tout contenu promouvant les troubles alimentaires, les idées suicidaires et l’automutilation.Selon John Chadfield, responsable national pour le secteur technologique au syndicat CWU, “les employés de TikTok tirent depuis longtemps la sonnette d’alarme” sur ces IA modératrices, “développées à la hâte et encore immatures”.”Cette décision mettra en danger des millions d’utilisateurs britanniques”, a-t-il ajouté.L’entreprise dit avoir plus de 30 millions d’utilisateurs mensuels au Royaume-Uni, sur une population d’environ 68 millions de personnes.Elle avait annoncé en juin la création de 500 emplois dans le pays et l’ouverture d’un deuxième bureau à Londres, portant à 3.000 le nombre d’employés.La puissante plateforme de partage de vidéos, avec plus d’1,5 milliard de membres, est dans le viseur des autorités tant en Europe qu’aux États-Unis, pour son impact sur la santé mentale des enfants, son usage des données d’utilisateurs, son lien avec Pékin ou encore son influence sur le débat public.Le réseau social est sous le coup d’une interdiction aux Etats-Unis si sa maison mère ByteDance n’en abandonne pas le contrôle. L’échéance pour sa vente est actuellement fixée au 17 septembre.L’Agence France-Presse (AFP), parmi plus d’une quinzaine d’organisations de fact-checking, est rémunérée par TikTok dans plusieurs pays pour vérifier des vidéos qui contiennent potentiellement de fausses informations.

Royaume-Uni: TikTok passe sa modération à l’IA, des centaines de postes menacés

Le réseau social TikTok, propriété du groupe chinois ByteDance, a annoncé vendredi la réorganisation de son service de modération des contenus au Royaume-Uni, dans le cadre de son plan mondial favorisant l’IA, qui pourrait affecter des centaines de postes dans le pays.”Nous poursuivons une réorganisation entamée l’an dernier” sur les services de modération, a expliqué un …

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Décès d’un streamer: la plateforme Kick de nouveau critiquée par les autorités françaises

La plateforme australienne de diffusion Kick a essuyé vendredi de nouvelles critiques des autorités françaises qui ont obtenu rapidement le retour à un blocage de la chaîne du streamer Jean Pormanove, décédé après douze jours de maltraitance en direct.En fin d’après-midi, un message d’erreur vert fluo clignotait à nouveau à l’écran, avec la mention “Oups, quelque chose s’est mal passé”.”Le blocage de la chaîne +jeanpormanove+ demandé par l’Arcom est de nouveau effectif”, s’est félicité le gendarme français du numérique. L’Arcom a enjoint la plateforme basée à Melbourne et dotée seulement depuis cette semaine d’un représentant légal sur le sol européen, à Malte, “à poursuivre la coopération avec le régulateur”.Plus tôt dans la journée, le régulateur français avait vivement condamné la réactivation de la chaîne dont la mort d’un des protagonistes continue de faire scandale et appelé la plateforme à rétablir sa suspension “dans les plus brefs délais”.  Diffusée depuis un local près de Nice, la chaîne “Jeanpormanove” est au coeur d’une double enquête, l’une déclenchée par la parution en décembre d’un article de Mediapart, toujours en cours, l’autre depuis la mort de celui qui donnait son nom à la chaîne. Suivi par près de 200.000 personnes, Raphaël Graven de son vrai nom, 46 ans, se faisait régulièrement insulter, frapper, tirer les cheveux, menacer ou encore tirer dessus sans protection avec des projectiles de paintball aux côtés d’un autre homme, surnommé Coudoux, visiblement handicapé. Il en retirait jusqu’à 6.000 euros par mois grâce aux abonnements à la chaîne ou aux dons des spectateurs, selon ce qu’il a déclaré lorsqu’il a été auditionné en début d’année.- “Fiction” -“C’était de la fiction”, a plaidé vendredi auprès de l’AFP Me Philippe-Henry Honegger, l’avocat d’Owen Cenazandotti, alias NarutoVie, qui animait la chaîne avec un autre streamer niçois. Selon Me Honegger, JP et son client étaient “des amis qui, en dehors des deux-trois heures de fiction qu’ils faisaient par jour dans lesquelles ils se donnaient les rôles qu’on connaît, le reste du temps étaient de très bons amis qui entretenaient d’excellentes relations, très apaisées et qui partageaient leur quotidien comme des gens extrêmement proches”.Il a dénoncé “le déchaînement médiatique et politique” contre son client.”Le monde entier s’est ému de la possibilité que des gens aient pu être la cause de la mort de ce monsieur, et on a une autopsie qui vient vous dire que ce n’est pas le cas (…). En fait l’affaire devrait s’arrêter là”, a-t-il estimé. Selon les conclusions des médecins légistes, rendues publiques jeudi par le procureur de Nice, le décès de Jean Pormanove après douze jours de vidéo live sur la plateforme Kick dans lesquelles il apparaissait systématiquement humilié et frappé, est probablement “d’origine médicale et/ou toxicologique”. Des analyses doivent encore être pratiquées. Plusieurs experts juridiques et la Ligue des droits de l’homme considèrent que dans tous les cas, la diffusion de telles images portait atteinte à la dignité humaine.- “Violences insoutenables” -Réputée pour ses règles de modération plus relâchées, Kick a été fondée en 2022 par deux milliardaires, l’Australien Ed Craven et l’Américain Bijan Tehrani, qui ont fait fortune dans les paris en ligne en cryptomonnaies. Elle est rapidement devenue le refuge d’influenceurs controversés et de streamers bannis de son concurrent Twitch.La chaîne “jeanpormanove” a diffusé pendant plusieurs mois avant le décès de M. Graven “des images montrant des scènes de violences insoutenables subies par celui-ci”, a rappelé vendredi le gendarme français du numérique dans un communiqué.Ce n’est que lundi que la plateforme a suspendu la chaîne puis annoncé jeudi à l’Arcom qu’elle allait revoir l’ensemble de ses règles de modération et de supervision des contenus.Dans l’Union européenne, une directive sur les services numériques (DSA) impose aux plateformes et hébergeurs d’agir lorsque leur sont signalés des contenus potentiellement illicites.  Or, Kick ne dispose que de 75 personnes assurant la modération, dont aucune ne parle français, a reproché vendredi sur franceinfo la ministre déléguée chargée du Numérique, Clara Chappaz, disant avoir échangé avec des responsables de la plateforme.”On est face à des gens à l’autre bout du monde, en visio, en tee-shirt, avachis, qui ne prennent absolument pas la mesure de ce qui est en train de se passer et qui n’ont aucune réponse”, a-t-elle critiqué.