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L’audience de Jimmy Kimmel explose pour son retour à la télévision

L’humoriste Jimmy Kimmel, dont la suspension a provoqué des débats houleux sur les pressions de l’administration Trump envers les médias, a enregistré une explosion de ses chiffres d’audience, avec 6,2 millions de téléspectateurs pour son retour à la télévision, selon des chiffres publiés mercredi.Après une semaine d’interruption, l’animateur est revenu à l’antenne mardi soir et en a profité pour faire un pied de nez au président américain, qui avait jugé que sa suspension était surtout due à ses mauvaises audiences.Donald Trump “a fait de son mieux pour me faire annuler. Au lieu de cela, il a forcé des millions de personnes à regarder l’émission”, a ironisé Jimmy Kimmel. “Cela s’est retourné contre lui de façon énorme.”Les 6,2 millions de téléspectateurs avancés par la chaîne ABC représentent la meilleure performance de l’émission “depuis plus de 10 ans”, selon un communiqué de Disney, propriétaire de la chaîne. Et ce, alors même que l’émission n’a pas été diffusée par près de 25% des chaînes locales du pays, qui continuent de boycotter l’humoriste.L’audience de “Jimmy Kimmel Live!” mardi a ainsi été plus de quatre fois plus importante que la moyenne de la dernière saison de l’émission.Plus de 26 millions de personnes ont également regardé la séquence d’ouverture de l’humoriste sur les réseaux sociaux.Jimmy Kimmel avait indigné le camp trumpiste la semaine dernière, en accusant la droite américaine d’exploiter politiquement le meurtre de l’influenceur ultraconservateur Charlie Kirk. Dans la foulée, le patron du gendarme américain de l’audiovisuel (FCC) avait dénoncé un “comportement scandaleux” et sous-entendu qu’il pourrait retirer leur licence aux chaînes qui diffusaient l’émission.Deux groupes possédant des dizaines de chaînes locales, Nexstar et Sinclair, ont alors annoncé refuser de diffuser l’émission, provoquant une crise qui avait conduit ABC à suspendre l’émission dans tout le pays.Donald Trump avait immédiatement salué une “grande nouvelle pour l’Amérique” et appelé à priver d’antenne d’autres figures des “late night shows”, ces émissions de fin de soirée populaires aux Etats-Unis.”Un gouvernement qui menace de faire taire un comédien que le président n’aime pas est anti-Américain”, a dénoncé Jimmy Kimmel lors de son retour mardi soir.

IA: le chinois Alibaba et l’américain Nvidia s’allient dans la technologie

Le géant chinois de l’internet Alibaba a annoncé mercredi une “collaboration majeure” avec le fabricant américain de semi-conducteurs Nvidia dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) appliquée notamment aux robots humanoïdes.Le titre Alibaba a par ailleurs bondi de plus de 9% à la Bourse de Hong Kong, suite à des déclarations de son directeur général Eddie Wu assurant que l’entreprise allait renforcer ses investissements dans l’IA. En février, le géant chinois avait annoncé un investissement d’au moins 380 milliards de yuans (45 milliards d’euros) dans l’IA et le cloud sur trois ans.”Nous avançons activement avec ce plan d’investissement, et nous prévoyons d’aller plus loin”, a affirmé mercredi Eddie Wu, des propos qui ont fait s’envoler l’action Alibaba.Acteur central du développement de l’intelligence artificielle, Nvidia est devenu un enjeu stratégique au coeur de la rivalité entre Pékin et Washington en matière de technologie.Les Etats-Unis interdisent l’exportation vers la Chine des produits les plus avancés de l’entreprise californienne – des types de puces jugées cruciales pour l’actuelle révolution de l’IA générative.Géant du commerce en ligne en Chine, Alibaba a annoncé son partenariat avec Nvidia dans le domaine de l’IA physique.Sa branche cloud (informatique dématérialisée) a ainsi intégré “l’ensemble de la suite logicielle Nvidia Physical AI, marquant une collaboration majeure dans ce domaine”.Cette initiative offre aux développeurs “une plateforme complète” pour “accélérer les avancées en matière de robotique humanoïde et de solutions d’IA physique”, selon un communiqué de l’entreprise.L’IA physique permet aux machines autonomes de percevoir, de comprendre et d’effectuer des actions complexes dans le monde réel, selon le site internet de Nvidia. Alibaba a annoncé le partenariat lors de son forum annuel des développeurs à Hangzhou (est de la Chine), en présence de dirigeants d’Alibaba Cloud Intelligence et de Nvidia. Les autorités chinoises ont accusé courant septembre Nvidia d’avoir enfreint les règlements nationaux anti-monopole. Elles ont également fait part de préoccupations liées à la sécurité nationale vis-à-vis des produits de l’entreprise américaine.Le journal Financial Times a assuré la semaine dernière que Pékin avait demandé aux géants technologiques nationaux de mettre fin aux commandes des puces RTX Pro 6000D de Nvidia – des produits pourtant conçus spécialement pour la Chine.

IA: le chinois Alibaba et l’américain Nvidia s’allient dans la technologie

Le géant chinois de l’internet Alibaba a annoncé mercredi une “collaboration majeure” avec le fabricant américain de semi-conducteurs Nvidia dans le domaine de l’intelligence artificielle (IA) appliquée notamment aux robots humanoïdes.Le titre Alibaba a par ailleurs bondi de plus de 9% à la Bourse de Hong Kong, suite à des déclarations de son directeur général …

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Erythrée: RSF demande la libération de quatre journalistes emprisonnés depuis 24 ans

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a demandé cette semaine la libération de quatre journalistes emprisonnés depuis 24 ans sans aucun procès en Erythrée, pays de la Corne de l’Afrique parmi les plus fermés au monde, et exhorté la communauté internationale à agir.L’Erythrée est dirigé d’une main de fer depuis son indépendance en 1993 par Issaias Afwerki, 79 ans. Depuis plus de 30 ans, aucune élection n’a été organisée et le pays occupe la dernière place du classement de RSF en matière de liberté de la presse (180e).En 2001, les autorités d’Asmara ferment les médias privés et mènent une violente répression de l’opposition politique.Certains journalistes sont morts en détention.Les Érythréens Temesgen Ghebreyesus, Seyoum Tsehaye, Amanuel Asrat et Dawit Isaak, qui a également la nationalité suédoise, “sont aujourd’hui les journalistes les plus longtemps emprisonnés au monde sans procès depuis 24 ans”, sans le moindre contact avec le monde extérieur, selon un communiqué de RSF publié mardi soir.Le directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF, Sadibou Marong a dénoncé une “situation intolérable qui s’apparente à une torture morale et psychologique entretenue par les autorités érythréennes”. “Cette détention arbitraire, hors normes, ne peut plus durer”, a-t-il ajouté, cité dans le communiqué.En 2005, Dawit Isaak est libéré pendant deux jours, avant d’être de nouveau arrêté. “Depuis, aucun signe de vie”, a déploré RSF.Interrogé par l’AFP sur les conditions de détention de ces journalistes et des preuves de vie, le ministre érythréen de l’Information Yemane Ghebremeskel, n’a pas donné suite. RSF a demandé “à la Suède et à la communauté internationale de tout mettre en œuvre pour faire cesser cette grave violation des droits de ces journalistes”.Plusieurs plaintes ont été déposées par RSF auprès du parquet suédois pour crimes contre l’humanité contre le président de l’Érythrée, mais aucune enquête n’a été ouverte, selon l’ONG, qui a également accusé Stockholm de “faire la sourde oreille dans l’affaire Dawit Isaak”.Le parquet suédois a de son côté affirmé à l’AFP ne faire “aucun commentaire” sur les critiques de RSF, mais il a ajouté que les plaintes n’ont pas donné suite en raison du manque de coopération des autorités érythréennes.Les dissidents de ce pays de quelque 3,5 millions d’habitants disparaissent au goulag et les civils sont enrôlés à vie dans l’armée ou contraints au travail forcé dans le cadre d’un service national assimilé à de l’esclavage, dénonce l’ONU.

Erythrée: RSF demande la libération de quatre journalistes emprisonnés depuis 24 ans

L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a demandé cette semaine la libération de quatre journalistes emprisonnés depuis 24 ans sans aucun procès en Erythrée, pays de la Corne de l’Afrique parmi les plus fermés au monde, et exhorté la communauté internationale à agir.L’Erythrée est dirigé d’une main de fer depuis son indépendance en 1993 par Issaias …

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Australie: le diffuseur ABC de nouveau condamné après le licenciement d’une journaliste pour un post sur Gaza

La justice australienne a condamné mercredi le média public ABC à payer des dommages supplémentaires à une journaliste radio licenciée pour une publication sur la guerre à Gaza.Antoinette Lattouf avait entrepris des poursuites en décembre 2023 après son licenciement au troisième jour d’un contrat de cinq avec le diffuseur.En cause: sa republication sur Instagram d’une vidéo de l’ONG Human Rights Watch sur la guerre à Gaza avec le commentaire “HRW dénonce la famine comme outil de guerre”.Le juge fédéral Darryl Rangiah a condamné mercredi ABC à payer l’équivalent de 84.000 euros à Mme Lattouf, après un premier dédommagement de quelque 39.000 euros en juin.Le montant doit être versé sous 28 jours.”Peu importe la sanction, il n’a jamais été question d’argent pour moi mais de responsabilité, et de l’intégrité de l’information que nous donne notre diffuseur public”, avait déclaré Mme Lattouf sur les réseaux sociaux mardi.Le directeur général d’ABC, Hugh Marks, a répondu que le diffuseur “continuerait de réfléchir aux conclusions du tribunal”. “Nous prenons l’affaire sérieusement (…) Nous devons être meilleurs”, a-t-il réagi.Fin août, l’ONU a officiellement déclaré l’état de famine à Gaza. Et mi-septembre, une commission d’enquête internationale mandatée par elle — mais qui ne parle pas en son nom — a accusé Israël de commettre un “génocide” à Gaza depuis octobre 2023 avec l’intention de “détruire” les Palestiniens.

Australie: le diffuseur ABC de nouveau condamné après le licenciement d’une journaliste pour un post sur Gaza

La justice australienne a condamné mercredi le média public ABC à payer des dommages supplémentaires à une journaliste radio licenciée pour une publication sur la guerre à Gaza.Antoinette Lattouf avait entrepris des poursuites en décembre 2023 après son licenciement au troisième jour d’un contrat de cinq avec le diffuseur.En cause: sa republication sur Instagram d’une …

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Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs en Australie: 16 autres sites menacés

Après TikTok, Facebook ou encore X, 16 autres sites pourraient être concernés par une interdiction aux moins de 16 ans en Australie, a prévenu mercredi le régulateur national, appelant ces plateformes parmi lesquelles WhatsApp et Twitch à présenter leurs arguments.L’Australie est l’un des pays pionniers en matière de régulation d’internet: son Parlement a adopté fin 2024 une loi interdisant les réseaux sociaux tels que TikTok, X, Facebook ou encore Instagram aux moins de 16 ans. Sans toutefois préciser les modalités de ce contrôle qui doit s’appliquer à la fin de l’année.La Commission à la sécurité en ligne pourra infliger des amendes allant jusqu’à près de 28 millions d’euros (49,5 millions de dollars australiens) aux entreprises en infraction.Mercredi, la commissaire à la sécurité en ligne, Julie Inman Grant, a demandé à 16 autres plateformes de s'”auto-évaluer” et d’avancer leurs arguments pour une éventuelle exemption.La messagerie WhatsApp (Meta), le mastodonte du streaming en direct Twitch, son concurrent Kick, les plateformes de jeux vidéo Steam et Roblox, le forum Reddit ou encore le site de partage d’images Pinterest sont concernés.”Nous devons les écouter tous”, a expliqué Mme Inman Grant sur la chaîne publique ABC, même si certains cas sont selon elle déjà “assez clairs”.Un porte-parole de Roblox a insisté sur le fait que la plateforme n’était pas un réseau social et de ce fait ne devrait pas être visée par la mesure. “Nous interdisons aux utilisateurs de télécharger des photos ou vidéos du monde réel, de partager des actualités”, a-t-il déclaré à l’AFP.”Nous avons terminé le processus d’auto-évaluation et avons communiqué” à la Commission “que notre position reste inchangée, à savoir que nous sommes une plateforme de jeux en ligne exemptée”, a ajouté le porte-parole.Roblox a déjà accepté de vérifier l’âge de ses utilisateurs pour protéger les enfants d’éventuels prédateurs, s’engageant à prendre des mesures d’ici à fin 2025.La Commission à la sécurité en ligne se focalisera d’abord sur les plateformes avec le plus grand nombre d’utilisateurs.Le régulateur australien a présenté plusieurs autres mesures, devant prendre effet dans les prochains mois, pour protéger les enfants des contenus “légaux mais horribles” sur internet, en visant la pornographie et les robots conversationnels capables de messages à caractère sexuel.

Interdiction des réseaux sociaux aux mineurs en Australie: 16 autres sites menacés

Après TikTok, Facebook ou encore X, 16 autres sites pourraient être concernés par une interdiction aux moins de 16 ans en Australie, a prévenu mercredi le régulateur national, appelant ces plateformes parmi lesquelles WhatsApp et Twitch à présenter leurs arguments.L’Australie est l’un des pays pionniers en matière de régulation d’internet: son Parlement a adopté fin …

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Jimmy Kimmel fustige l’administration Trump pour son retour à la télévision

L’humoriste Jimmy Kimmel s’est fait le chantre de la liberté d’expression mardi soir à l’occasion de son retour à la télévision fustigeant ceux qui avaient suspendu son émission après ses remarques concernant l’assassinat de l’influenceur pro-Trump Charlie Kirk.”Un gouvernement qui menace de faire taire un comédien que le président n’aime pas est anti-Américain”, a dit l’humoriste lors de son talk-show sur la chaîne ABC.Sans même attendre le début de l’émission, le président Donald Trump avait une nouvelle fois critiqué le comédien sur son réseau Truth Social, accusant ABC de “diffuser à 99% des conneries positives pour les démocrates”, et Jimmy Kimmel d’être “un autre bras du DNC”, le Comité national démocrate.”Je pense que nous allons mettre à l’épreuve ABC à propos de cela. Voyons comment nous allons faire. La dernière fois que je les ai poursuivis, ils m’ont donné 16 millions de dollars”, a écrit le dirigeant américain.L’émission de Jimmy Kimmel mélangeant information et divertissement n’était pas accessible à tous les foyers américains, car plusieurs dizaines de chaînes locales continuent à boycotter l’animateur, critique inlassable du président américain.L’humoriste avait indigné le camp trumpiste en accusant la droite américaine d’exploiter politiquement le meurtre de l’influenceur Charlie Kirk, assassiné par un homme de 22 ans qui semblait avoir des opinions de gauche, selon ses parents républicains.La voix parfois tremblante, Jimmy Kimmel a expliqué qu’il comprenait pourquoi ses commentaires sur Charlie Kirk pouvaient sembler “malvenus ou peu clairs, ou peut-être les deux”. “Je n’ai jamais eu l’intention de minimiser le meurtre d’un jeune homme”, a-t-il insisté.Emu, il a également rendu hommage à Erika Kirk, la veuve de Charlie Kirk, qui lors de la cérémonie d’hommage à son mari a déclaré qu’elle pardonnait l’assassin présumé de son époux. “Cela m’a touché profondément,” a déclaré M. Kimmel, la voix enrouée.- Boycott -Les partisans de Donald Trump “s’efforcent désespérément de présenter ce jeune qui a assassiné Charlie Kirk comme tout sauf un des leurs” et “font tout leur possible pour en tirer un avantage politique”, avait lancé Jimmy Kimmel dans son émission du 15 septembre.Le patron du gendarme américain de l’audiovisuel (FCC), Brendan Carr, nommé par M. Trump, s’était saisi de la polémique, en sous-entendant qu’il pourrait retirer leur licence aux chaînes qui diffusaient l’émission.Nexstar et Sinclair, deux groupes possédant des dizaines de chaînes locales piochant dans les programmes d’ABC, avaient dans la foulée annoncé qu’ils ne retransmettraient plus “Jimmy Kimmel Live!”. Face à cette crise, Disney avait suspendu l’émission pour tout le pays.Malgré le retour à l’antenne de l’humoriste, les deux groupes protestataires ont pour l’instant décidé de maintenir leur boycott. La semaine dernière, Sinclair avait notamment réclamé que M. Kimmel fasse des excuses publiques.Le retrait d’antenne imposé à M. Kimmel a provoqué un tollé aux Etats-Unis: la gauche y a vu un prétexte pour se débarrasser d’un des visages les plus célèbres du petit écran, poil à gratter notoire de Donald Trump.- Liberté d’expression -Le président américain avait immédiatement salué “une grande nouvelle pour l’Amérique” et appelé à priver d’antenne d’autres figures du secteur.Il avait également suggéré de retirer la licence des chaînes d’information qui le critiquent.L’affaire “concerne le premier amendement” de la Constitution américaine, protégeant la liberté d’expression, estime Rogelio Nunez, un Américain de 38 ans venu assister à l’émission à Los Angeles.”Nous devons nous assurer que nous ne sommes pas censurés”, poursuit-il: “Donc au-delà du divertissement, c’est important de venir pour protéger nos droits”.”Aujourd’hui, la liberté d’expression a gagné”, s’est félicité Gregg Donovan, 65 ans, qui tenait une pancarte avec les mots “Welcome Back Jimmy” (Bon retour Jimmy).Kathy Hopkins, qui faisait partie du public, a raconté que l’ambiance dans le studio était chargée d’émotion. “Il y avait beaucoup d’amour et une grande gravité dans cette salle”, a-t-elle dit.La suspension de M. Kimmel avait aussi suscité quelques remous au sein de la droite, des figures républicaines comme le sénateur Ted Cruz ou le présentateur Tucker Carlson ayant notamment émis des réserves.