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IA: l’américain OpenAI valorisé 500 milliards de dollars, du jamais-vu pour une start-up (médias)

La société américaine OpenAI, qui a développé ChatGPT, a atteint une valorisation de 500 milliards de dollars via une opération de ventes de titres, devenant ainsi la start-up non cotée la plus valorisée au monde, selon des informations de presse jeudi.Les employés d’OpenAI ont vendu pour 6,6 milliards de dollars des parts de capital à …

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IA: l’américain OpenAI valorisé 500 milliards de dollars, du jamais-vu pour une start-up (médias)

La société américaine OpenAI, qui a développé ChatGPT, a atteint une valorisation de 500 milliards de dollars via une opération de ventes de titres, devenant ainsi la start-up non cotée la plus valorisée au monde, selon des informations de presse jeudi.Les employés d’OpenAI ont vendu pour 6,6 milliards de dollars des parts de capital à un groupe d’investisseurs composé notamment du fonds Thrive Capital, de la banque d’investissement japonaise SoftBank ou de Dragoneer Investment Group, affirment le Financial Times et l’agence Bloomberg, citant des personnes proches du dossier.Cette valorisation ferait d’OpenAI la plus grosse startup non cotée au monde, devant l’entreprise aérospatiale SpaceX d’Elon Musk, valorisée à 400 milliards en juillet, selon le FT et Bloomberg.Contacté par l’AFP, OpenAI en France n’a pas commenté l’information et le siège de la société aux Etats-Unis n’a pas encore répondu.La société, figure de proue de l’IA générative, a fait sa renommée en lançant ChatGPT, star des agents conversationnels. L’outil, qui a démocratisé l’utilisation de l’IA, a suscité des investissements spectaculaires.OpenAI, qui a décidé cette année de rester une société à but non lucratif après de nombreux débats, avait levé 40 milliards de dollars en mars auprès de Softbank, un tour de table qui la valorisait alors à 300 milliards de dollars.OpenAI donnait la possibilité à ses employés de vendre jusqu’à dix milliards de dollars de parts au total sur le marché secondaire, précise le FT, qui fait état d’une forte demande des investisseurs.Au cours du premier semestre, la société a généré environ 4,3 milliards de dollars de revenus, a rapporté cette semaine le média spécialisé The Information.Mais comme d’autres développeurs d’IA générative, OpenAI prévoit d’investir des milliards de dollars au cours des années à venir pour construire l’infrastructure informatique nécessaire au développement et au fonctionnement de ses services.L’appétit des investisseurs pour les sociétés d’IA générative ne faiblit pas. La start-up américaine Anthropic, dont le modèle Claude est l’un des principaux rivaux du ChatGPT, revendique ainsi une valorisation de 183 milliards de dollars après un tour de table de 13 milliards de dollars en septembre.

Aux Pays-Bas, un avertissement contre les chatbots “irritants”

L’autorité néerlandaise de protection des données (AP) a demandé jeudi aux entreprises et organisations de ne pas s’appuyer uniquement sur les chatbots pour communiquer avec les consommateurs, qualifiant leur utilisation de “motifs d’irritation” pour les clients. “Les organisations qui utilisent des chatbots dans leurs services doivent toujours offrir aux gens la possibilité de parler à un …

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Aux Pays-Bas, un avertissement contre les chatbots “irritants”

L’autorité néerlandaise de protection des données (AP) a demandé jeudi aux entreprises et organisations de ne pas s’appuyer uniquement sur les chatbots pour communiquer avec les consommateurs, qualifiant leur utilisation de “motifs d’irritation” pour les clients. “Les organisations qui utilisent des chatbots dans leurs services doivent toujours offrir aux gens la possibilité de parler à un représentant”, a déclaré l’AP dans un communiqué. Les entreprises doivent également s’assurer que les consommateurs soient informés qu’ils interagissent avec des chatbots et que ces derniers ne fournissent pas de réponses évasives ou incorrectes, a poursuivi l’AP.L’organisme de surveillance a fait part de ses inquiétudes concernant l’utilisation croissante des chatbots alimentés par l’IA et a averti que les régulateurs envisageraient des règles plus strictes.”Les chatbots deviennent le principal point de contact et le chemin vers le contenu humain s’estompe”, a indiqué l’AP dans un nouveau rapport, qui précise qu’avec une technologie de plus en plus avancée, les consommateurs ne savent pas s’ils parlent à un humain ou à une machine.Après une première interaction insatisfaisante avec un chatbot, les consommateurs sont souvent redirigés non pas vers un humain, mais vers un autre chatbot, ce qui augmente leur frustration, explique le rapport. L’Autorité néerlandaise des consommateurs et des marchés (ACM) a relevé une “augmentation rapide” des plaintes concernant les chatbots, montrant que “le manque d’interaction humaine dans le service à la clientèle est l’un des principaux motifs d’irritation”, cite le rapport.Les autorités néerlandaises ont exhorté la Commission européenne à établir des lignes directrices claires pour la conception des chatbots alimentés par l’IA.”Elles doivent être équitables, reconnaissables et accessibles. Et les gens ne doivent pas être induits en erreur”, a déclaré l’AP.

“La chute de l’ogre”: Depardieu attaque le “Complément d’Enquête” qui a accéléré sa chute

Gérard Depardieu attaque jeudi devant le tribunal de Paris l’émission “Complément d’enquête”, qu’il accuse d’avoir réalisé un montage illicite et trompeur dans un reportage qui a accéléré sa chute, où il tient des propos graveleux et sexistes.Au coeur des débats devant le tribunal correctionnel, une séquence de moins d’une minute sur les 54 que dure l’enquête “Gérard Depardieu: la chute de l’ogre”, séquence filmée dans un haras en 2018 en Corée du Nord, lors d’un voyage à l’occasion des 70 ans du régime. Sur ces images de la société Hikari diffusées le 7 décembre 2023 sur France Télévisions, Gérard Depardieu tient des propos de nature sexuelle au moment où une fillette à cheval passe à l’écran. Or, ont affirmé la défense de l’acteur ainsi que l’écrivain Yann Moix qui était à l’initiative de ce voyage, ces propos auraient concerné une femme adulte, que l’on ne voit pas à l’écran, et auraient été prononcés dans le cadre d’une oeuvre de fiction sur laquelle auraient travaillé les deux hommes. La méprise serait imputable, selon leur version, à une manipulation, un montage frauduleux destiné à faire faussement croire que le comédien sexualisait une enfant.Gérard Depardieu et Yann Moix sont absents, représentés par leurs avocats, Jérémie Assous et Etienne Bodéré, à cette audience qui s’est ouverte peu après 09H30 et devrait durer toute la journée. “France Télévisions conteste tout trucage et tout montage illicite par Complément d’Enquête” et “réserve (ses) observations pour le tribunal”, a déclaré mercredi à l’AFP l’avocate du groupe, Juliette Félix.Les auteurs du reportage affirment que leur montage ne travestit pas la réalité, que les propos concernaient bien la fillette et s’appuient sur d’autres enregistrements de la séquence. Ce “Complément d’enquête” avait suscité un vif émoi. Outre la séquence contestée, on y entend l’acteur tenir de nombreux propos misogynes et dégradants pour les femmes lors de ce voyage. La comédienne Charlotte Arnould l’y accuse aussi de l’avoir violée en 2018, et d’autres femmes racontent des agressions sexuelles.  – Macron “grand admirateur” – Alors que la ministre de la Culture de l’époque, Rima Abdul Malak, avait estimé que Gérard Depardieu faisait “honte à la France”, Emmanuel Macron avait volé à son secours, se décrivant en “grand admirateur”, assurant détester les “chasses à l’homme” et laissant entendre que les images avaient pu être truquées. Le comédien, alors considéré comme un monstre sacré du cinéma français, a été condamné au printemps à 18 mois de prison avec sursis pour des agressions sexuelles lors d’un tournage (il a fait appel), et a été renvoyé devant la cour criminelle de Paris pour les viols dénoncés par Charlotte Arnould. L’acteur conteste ces accusations depuis sa mise en examen en 2020 et a fait appel de l’ordonnance de renvoi.France Télévisions a eu recours à une procédure rare, en faisant authentifier par huissier le passage contesté. “Il n’y a aucun doute et aucune ambiguïté sur le fait que c’est bien la jeune fille à l’image qui est ciblée par les propos de Gérard Depardieu”, assure le groupe.Mi-mai, une expertise versée à l’enquête pour viols, révélée par Libération et dont l’AFP a eu connaissance, “permet d’établir que des propos à connotation sexuelle ont été adressés à l’égard d’une fillette évoluant sur un poney”.Dans le cadre de la contestation des images de “Complément d’Enquête”, la justice a ordonné une autre expertise afin de déterminer “avec précision toutes les opérations de montage intervenues” et d’indiquer “dans la mesure du possible” à qui s’adressait Gérard Depardieu, selon un arrêt de la cour d’appel. Ses résultats ne sont pas connus, mais Jérémie Assous affirme qu’une note de l’expert “établit de manière ferme et définitive qu’il y a eu montage illicite”. Le tribunal examinera aussi les allégations d’abus de confiance et de travail dissimulé. Yann Moix argue que les images de Gérard Depardieu en Corée du Nord ne font que montrer un artiste qui interprétait son propre rôle dans une fiction mais qui n’est finalement jamais sortie. Hikari a déposé une assignation à comparaître pour dénonciation calomnieuse, fausse attestation et tentative d’escroquerie au jugement.  

Plus de 80 médias espagnols réclament en justice à Madrid 550 millions d’euros à Meta

Plus de 80 médias espagnols réclament à la société Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, quelque 550 millions d’euros pour les dommages causés par son modèle publicitaire, dans un procès très attendu qui s’est ouvert mercredi matin à Madrid.L’audience a débuté à 10H00 (08H00 GMT) dans un tribunal de commerce de la capitale espagnole et doit durer jusqu’à jeudi.L’Association des médias d’information (AMI), principale association du secteur en Espagne, a déposé plainte en décembre 2023 contre Meta Irlande, où le géant technologique américain dispose de son siège européen. Elle réclame 551 millions d’euros pour concurrence déloyale dans la vente de publicité numérique.”Ce qui est en jeu, ici, c’est la survie des médias d’information menacés par le comportement prédateur d’une plateforme comme Meta, qui agit sans respecter notre cadre législatif”, a déclaré à la presse Irene Lanzaco, directrice générale de l’association avant le début de l’audience.”Ce que Meta a fait, c’est réaliser un profilage massif du comportement de tous les internautes et, à partir de ce profilage massif, sans les en voir avoir informés ni obtenu le consentement des citoyens, le groupe aurait vendu de la publicité segmentée, générant ainsi un énorme profit à partir d’une action illégale d’un point de vue réglementaire”, a-t-elle insisté.L’AMI accuse Meta d’avoir violé entre mai 2018 et juillet 2023 la réglementation européenne de protection des données, en utilisant les données des internautes sans leur consentement afin de créer des profils publicitaires individualisés. “Il s’agit d’une demande infondée qui (…) ne repose sur aucune preuve concernant le préjudice supposé, tout en ignorant intentionnellement l’évolution de l’industrie publicitaire au cours des dernières années”, a de son côté réagi Meta dans un message transmis à l’AFP.”Meta respecte toutes les lois applicables et a fourni des options claires, des informations transparentes et une large gamme d’outils aux utilisateurs pour contrôler leur expérience sur nos services”, a aussi affirmé le groupe.Les témoins doivent être entendus mercredi, et les rapports d’experts ainsi que les conclusions des parties seront présentés jeudi. Parmi les groupes de médias représentés par l’AMI figurent Prisa, propriétaire du quotidien El Pais et du journal sportif AS, mais aussi Godo (La Vanguardia, Mundo deportivo…), Unidad Editorial (El Mundo, Marca) et Vocento, qui publie le quotidien conservateur ABC.En plus de l’AMI, les radios et télévisions espagnoles ont déposé une autre plainte contre Meta pour les mêmes raisons, réclamant 160 millions d’euros de dommages et intérêts. En France, environ 200 groupes de médias français, y compris les principales chaînes de télévision et les principaux journaux, ont intenté une action similaire contre Meta en avril dernier.

Plus de 80 médias espagnols réclament en justice à Madrid 550 millions d’euros à Meta

Plus de 80 médias espagnols réclament à la société Meta, propriétaire de Facebook et Instagram, quelque 550 millions d’euros pour les dommages causés par son modèle publicitaire, dans un procès très attendu qui s’est ouvert mercredi matin à Madrid.L’audience a débuté à 10H00 (08H00 GMT) dans un tribunal de commerce de la capitale espagnole et …

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Sur Netflix ou Amazon, Paris capitale des “rom com”, au risque des clichés

Après “Emily in Paris” sur Netflix, la Ville lumière confirme son statut de capitale de la “rom com” (romantic comedy) avec le carton mondial de “L’été où je suis devenu jolie”, dont la troisième saison sur Amazon Prime se dénoue dans un Paris de carte postale très éloigné de la réalité.Cette ultime saison, classée première sur Amazon dans 120 pays à son lancement en juillet, s’est achevée fin septembre avec le départ à Paris du personnage principal, l’étudiante américaine Isabel “Belly” Conklin (Lola Tung), qui tente de s’extirper d’un douloureux triangle amoureux.Comme pour beaucoup d’autres héroïnes de fiction avant elle, la capitale française devient l’écrin dans lequel “Belly” va renaître dans un Paris stéréotypé: garçons de café atrabilaires, pâtisseries appétissantes et ruelles photogéniques. Jenny Han, l’autrice du roman ayant inspiré la série, rêvait d’un tournage à Paris sur les traces de l’actrice britannique Audrey Hepburn, dont les plus grands rôles dans les années 50-60 se sont déployés dans la capitale française (“Charade”, “Drôle de Frimousse”, “Comment voler un million de dollars”…).”C’est tellement iconique de voir Audrey Hepburn à Paris, trouver sa place et devenir une jeune femme, que je me suis dit que ce serait charmant que Belly suive cette voie”, avait déclaré Jenny Han au Los Angeles Times, ajoutant que la série allait désormais être adaptée sur grand écran. – “Version aseptisée” – De fait, Paris n’a pas attendu Belly ou l’Emily de la série Netflix pour faire briller les feux de l’amour sur grand écran.Dès 1951, “Un Américain à Paris” de Vincente Minelli mettait en scène les tribulations amoureuses de Gene Kelly et Leslie Caron dans la Ville Lumière et ce classique a d’ailleurs droit à un petit clin d’oeil dans l’épisode final de “L’été où je suis devenu jolie”.”Paris incarne l’amour dépassant le monde ordinaire, une transcendance au-delà du temps et de l’espace”, analyse Waddick Doyle, professeur de communication internationale à l’American University de Paris.La série Amazon enferme toutefois la ville dans une vision mythifiée et édulcorée, une critique déjà adressée à “Emily in Paris” où tout le monde vit dans des beaux quartiers.”Quand des médias étrangers font le portrait de Paris, ils en font une caricature sans aspérités. C’est une tradition bien ancrée qui assigne à Paris un rôle dont il ne peut pas sortir”, dit à l’AFP Lindsey Tramuta, une autrice américaine installée à Paris et dont le nouveau livre (“New Paris”) démonte les clichés sur la France.La plupart des scènes parisiennes de “L’été où je suis devenu belle” ont été tournées dans des quartiers touristiques dont la butte Montmartre, où Belly arrive miraculeusement à louer un grand appartement avec vue sur le Sacré-Coeur alors qu’elle cumule des jobs étudiants.Au début des années 2000, “le Fabuleux destin d’Amélie Poulain”, pourtant pure production française, avait lui aussi été accusé de véhiculer une image proprette de la ville et notamment du quartier Montmartre.”Il y a des moments où ça peut devenir problématique quand ce qui est montré est une version ripolinée, presque aseptisée de cet endroit qui ne reflète pas la réalité”, estime Lindsey Tramuta.Sans doute pas de quoi dissuader les fans de “L’été où je suis devenu jolie” d’affluer dans la capitale. Une croisière sur La Seine était prévue fin septembre pour naviguer sur les traces de Belly mais a dû être annulée pour des raisons techniques. Les fans d'”Emily in Paris” continuent, eux, de se ruer sur le restaurant parisien Terra Nera où se déroulent plusieurs épisodes de cette série qui perpétue une vision idéalisée de la ville.”Pourquoi ne peut-on pas montrer le vrai Paris et faire en sorte qu’il fasse aussi rêver?”, s’interroge Lindsey Tramuta. 

Sur Netflix ou Amazon, Paris capitale des “rom com”, au risque des clichés

Après “Emily in Paris” sur Netflix, la Ville lumière confirme son statut de capitale de la “rom com” (romantic comedy) avec le carton mondial de “L’été où je suis devenu jolie”, dont la troisième saison sur Amazon Prime se dénoue dans un Paris de carte postale très éloigné de la réalité.Cette ultime saison, classée première …

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L’Inde enfin en lice sur le marché des puces, se réjouit un pionnier de la tech

Quand Narendra Modi a annoncé au début du mois que l’Inde allait faire son entrée dans le club très fermé des pays fabricants de microprocesseurs, Vellayan Subbiah a compris que son heure était enfin arrivée.A 56 ans, il dirige CG Power, qui vient d’ouvrir dans l’Etat du Gujarat (ouest) une usine appelée à devenir l’un des champions de la fabrication de puces “made in India” voulue par son Premier ministre.”C’est la première fois de ma carrière que je vois le gouvernement, les décideurs et les investisseurs sur la même longueur d’ondes”, se félicite le PDG auprès de l’AFP.”Tous sont d’accord sur le chemin que l’Inde doit suivre et l’importance pour notre pays de développer une industrie nationale”, poursuit-il, “c’est très excitant”.New Delhi a investi cette année l’équivalent de 18 milliards de dollars dans dix projets liés aux semi-conducteurs, dont l’ouverture de deux usines dernier-cri à Noida, dans la banlieue de la capitale, et à Bangalore (sud).Les premières puces doivent sortir des chaînes de montage d’ici à la fin de l’année, sur un marché en progression exponentielle.Sa valeur est passée de 38 milliards de dollars en 2023 à 45 à 50 milliards lors de l’année fiscale 2024-2025. Et les investisseurs espèrent lui voir passer la barre des 100 milliards d’ici 2030.Selon Vellayan Subbiah, c’est une manne de “plus de 100 milliards de dollars, si ce n’est plus”, qui devrait irriguer cette jeune industrie dans les cinq à sept ans.- Retards -Pour s’affranchir de la dépendance de son pays dans un secteur stratégique pour son avenir, le chef du gouvernement a fixé des objectifs très ambitieux à ses pionniers.Il a sollicité le soutien financier et l’expertise de géants indiens comme Tata, et étrangers tels que l’américain Micron, pour mettre sur pied au plus vite les structures capables de concevoir, produire et vendre des microprocesseurs.CG Semi Private Ltd, la coentreprise créée par CG Power avec deux autres firmes du secteur, prévoit ainsi d’investir l’équivalent de 900 millions de dollars dans deux usines.”Nous voulons concevoir nos propres puces pour en détenir les brevets, c’est très important pour l’Inde”, précise M. Subbiah, un ingénieur formé à l’université du Michigan (Etats-Unis).Comme pour d’autres secteurs de pointe, l’Inde a tardé à se lancer dans la fabrication des puces. Elle arrive plusieurs décennies après ceux qui dominent le marché, Taïwan, les Pays-Bas, le Japon ou la Chine…”Il faut reconnaître qu’il y a un écart”, concède le PDG de CG Power.Mais le pays le plus peuplé du monde – 1,4 milliard d’habitants – dispose du réservoir de talents pour “accélérer” et “rattraper” ses concurrents, dans les “sept à dix ans”, anticipe-t-il.”20% des talents mondiaux en matière de conception de semi-conducteurs viennent d’Inde”, s’est enorgueilli Narendra Modi.- Autosuffisance ? -Mais garder les cerveaux indiens “à la maison” reste un défi, même après la décision des Etats-Unis de faire passer à 100.000 dollars le prix des visas H1-B, les plus prisés par les entreprises de la Silicon Valley.Dans la cinquième économie mondiale, bureaucratie et manque d’emplois restent des freins.Vellayan Subbiah reconnaît lui même avoir recours à 75 expatriés dans son usine. “Nous préférons grandir avec des Indiens. Mais comment les faire revenir ?”, interroge-t-il.La route vers l’autosuffisance en matière de microprocesseurs s’annonce donc tortueuse.L’Inde a réussi à sécuriser d’importants  investissements en matières de puces – 68 milliards de dollars signés en août avec le Japon – ou d’intelligence artificielle (IA).Mais la guerre commerciale engagée par Donald Trump laisse présager qu’il négociera âprement la participation américaine à des accords de transfert de technologies vers l’Inde.”La situation géopolitique est devenue complexe”, constate le patron de CG Power.”Mais il n’y a que deux écosystèmes à bas coût au monde: la Chine et, bientôt, l’Inde”. “Si on se projette à 20 ou 30 ans, on devrait voir le centre de gravité (du secteur) se déplacer vers ces deux écosystèmes”.