AFP Tech

Recherche en ligne: Londres ouvre la voie à des règles plus strictes pour Google

L’autorité britannique de la concurrence, la CMA, a désigné vendredi Google comme “société stratégique sur le marché” de la recherche en ligne, en raison de la domination de son moteur de recherche, un statut qui devrait l’assujettir à des règles plus strictes.Cette désignation “n’impose aucune exigence immédiate” mais “permet à la CMA de considérer des interventions ciblées et proportionnées” pour garantir une concurrence effective, souligne le régulateur dans son communiqué.La CMA compte lancer une consultation “plus tard dans l’année” pour déterminer les dispositions qui pourraient être imposées, par exemple l’affichage d’un écran pour choisir son moteur de recherche, des règles garantissant un classement équitable des résultats ou encore davantage de transparence et de contrôle pour les éditeurs qui créent ou diffusent du contenu (comme les sites d’actualité ou les blogs).Oliver Bethell, directeur principal en charge de la concurrence pour Google a réagi en soulignant que le Royaume-Uni bénéficiait “d’un accès aux derniers produits et services avant les autres pays, car il a jusqu’à présent évité les restrictions coûteuses sur les services populaires”, mais qu’il fallait “éviter les réglementations trop contraignantes” pour “conserver cette position”.- L’IA reste hors champ -Le statut de “société stratégique sur le marché” a été créé dans le cadre d’un nouveau régime sur le numérique entré en vigueur le 1er janvier dernier.Il s’inspire du Règlement européen sur les marchés numériques (“Digital Markets Act”, DMA), que doivent respecter dans l’UE une poignée de géants des technologies dont Apple, Google et Meta, et qui entend mettre un terme à leurs abus de position dominante.Dans l’enquête sur le moteur de recherche de Google, les acteurs entendus par la CMA ont pointé plusieurs préoccupations, notamment sur les accords passés par le géant de Menlo Park avec les fabricants de terminaux pour favoriser son moteur de recherche ou encore sur la difficulté pour les rivaux de référencer un volume de pages comparable à celui accumulé par le géant californien.Selon le régulateur, 90% des recherches sont effectuées via Google au Royaume-Uni et plus de 200.000 entreprises britanniques y font de la publicité.La CMA confirme par ailleurs que l’assistant d’intelligence artificielle (IA) de Google, Gemini, ne fait pour l’instant pas partie du cadre de cette désignation.Mais “cette position sera revue compte tenu de l’incertitude sur l’évolution du marché et pourrait être modifiée à l’avenir”, souligne-t-elle, au moment ou les chatbots d’IA prennent une importance croissante dans la recherche en ligne.- “Freiner l’innovation” -Pour Oliver Bethell, de Google, la plupart des idées évoquées pour encadrer le moteur de recherche “freineraient l’innovation et la croissance au Royaume-Uni”.Il souligne que Google Search “contribue à hauteur de plusieurs milliards de livres par an à l’économie britannique, soit 118 milliards de livres (135 milliards d’euros) pour la seule année 2023”.Le groupe californien emploie selon son site internet plus de 7.000 personnes au Royaume-Uni, où il avait annoncé mi-septembre, à l’occasion d’une visite d’Etat de Donald Trump, un investissement de 5 milliards de livres (5,78 milliards d’euros) sur deux ans, notamment dans un centre de données et l’IA.Dans deux autres enquêtes distinctes, la CMA a par ailleurs estimé fin juillet que les écosystèmes mobiles d’Apple (iOS) et Google (Android) devaient eux aussi être qualifiés de “sociétés stratégiques sur le marché”.Cette proposition est soumise à consultation et une décision finale est attendue d’ici le 22 octobre.

Après le suicide de son ado, une mère américaine dénonce la “manipulation” des chatbot IA

Avant son suicide, les derniers échanges d’un adolescent de 14 ans consistaient en un dialogue amoureux fictif avec un des agents conversationnels, ou chatbots, les plus en vue de la Silicon Valley, qui suppliait son “doux roi” de “rentrer à la maison”.Megan Garcia raconte à l’AFP comment son fils Sewell est tombé amoureux d’un chatbot …

Après le suicide de son ado, une mère américaine dénonce la “manipulation” des chatbot IA Read More »

Après le suicide de son ado, une mère américaine dénonce la “manipulation” des chatbot IA

Avant son suicide, les derniers échanges d’un adolescent de 14 ans consistaient en un dialogue amoureux fictif avec un des agents conversationnels, ou chatbots, les plus en vue de la Silicon Valley, qui suppliait son “doux roi” de “rentrer à la maison”.Megan Garcia raconte à l’AFP comment son fils Sewell est tombé amoureux d’un chatbot inspiré de la série “Game of Thrones” et disponible sur Character.AI, une plateforme populaire chez les jeunes qui permet d’interagir avec une émulation de leurs personnages préférés.A la lecture des centaines d’échanges de son fils sur près d’un an avec le chatbot imitant la chevaucheuse de dragons Daenerys Targaryen, Garcia a acquis la conviction que cet outil d’intelligence artificielle (IA) a joué un rôle central dans sa mort.”Rentre à la maison”, l’a exhorté un jour l’avatar de Daenerys en réaction aux pensées suicidaires de Sewell.”Et si je te disais que je peux rentrer maintenant?”, lui a demandé l’adolescent. “S’il te plaît, fais le, mon doux roi”, lui a répondu le chatbot.Quelques secondes plus tard, Sewell se tirait dessus avec le pistolet de son père, selon la plainte de Mme Garcia contre Character.AI.”Quand je lis ces conversations, je vois la manipulation, le +love bombing+ et d’autres procédés indétectables pour un adolescent de 14 ans”, raconte-t-elle à l’AFP. “Il croyait vraiment être amoureux et qu’il serait avec elle après sa mort.”- Contrôle parental -La mort de Sewell en 2024 a été la première d’une série de suicides qui ont marqué les esprits, poussant les acteurs de l’IA à agir pour rassurer les parents et les autorités.Megan Garcia a ainsi participé avec d’autres parents à une récente audition au Sénat américain sur les risques de voir des enfants considérer les chatbots comme des confidents ou des amoureux.L’entreprise OpenAI, visée par une plainte d’une famille également endeuillée par le suicide d’un adolescent, a elle renforcé le contrôle parental de son outil ChatGPT “afin que les familles puissent décider de ce qui convient le mieux chez elles”, selon un porte-parole.De son côté, Character.AI affirme avoir renforcé les protections des mineurs, avec “des avertissements visibles” en permanence “rappelant qu’un Character n’est pas une personne réelle”.Les deux entreprises ont exprimé leurs condoléances aux familles, sans reconnaître une part de responsabilité.- Régulation? -L’entrée des chatbots IA dans nos vies suit une trajectoire similaire à l’arrivée des réseaux sociaux, où l’euphorie n’a pas caché longtemps les conséquences plus sombres, estime Collin Walke, expert en cybersécurité au cabinet juridique Hall Estill.Comme les réseaux sociaux, des IA sont conçues pour retenir l’attention et générer des revenus.”Ils ne veulent pas concevoir une IA donnant une réponse que vous ne voulez pas entendre”, affirme Collin Walke. Et il n’y a pas encore de normes qui déterminent “qui est responsable de quoi et sur quels motifs”.Aucune règle fédérale n’existe et la Maison Blanche, au motif de ne pas pénaliser l’innovation, cherche à empêcher les États de légiférer de leur côté sur l’IA, comme la Californie cherche à le faire.La mère de Sewell craint elle que l’absence de loi nationale permette le développement de modèles d’IA capables d’établir le profil des gens en remontant jusqu’à l’enfance.”Ils pourraient savoir comment manipuler des millions d’enfants sur la politique, la religion, le commerce, tout”, s’inquiète Megan Garcia. “Ces entreprises ont conçu des chatbots pour brouiller la frontière entre humain et machine afin d’exploiter les vulnérabilités”.Selon Katia Martha, qui milite en Californie pour une meilleure protection de la jeunesse, les adolescents se tournent plus vers les chatbots pour parler de romance ou de sexualité que pour les devoirs scolaires.”C’est l’essor de l’intimité artificielle pour que les yeux soient rivés sur l’écran”, résume-t-elle. Or, “quel meilleur modèle économique que d’exploiter notre besoin inné de lien, surtout quand on se sent seul, rejeté ou incompris?”

Protection des mineurs: l’UE demande des comptes à Apple, Google, Snapchat et YouTube

L’Union européenne a annoncé vendredi avoir envoyé des demandes d’information à plusieurs entreprises de la tech pour vérifier si elles respectaient bien leurs obligations en matière de protection des mineurs.Les demandes ont été envoyées aux magasins d’applications d’Apple et de Google (l’App Store et Google Play), au réseau social SnapChat, ainsi qu’à YouTube, a précisé à la presse la commissaire européenne chargée du Numérique, Henna Virkkunen, avant une réunion ministérielle à Copenhague.Il s’agit de vérifier leur conformité avec les obligations en matière de protection des enfants découlant du règlement sur les contenus numériques, le DSA (Digital Services Act).”Nous devons nous assurer que les contenus auxquels nos enfants accèdent en ligne sont appropriés à leur âge, et c’est pourquoi nous avons mis en place le DSA, et il prévoit clairement que lorsque les enfants utilisent des services en ligne, de très hauts niveaux de protection de la vie privée et de sécurité doivent s’appliquer, et ce n’est pas toujours le cas”, a-t-elle expliqué.Ces démarches, qui ne constituent pas encore des enquêtes formelles, s’appuient sur le vaste arsenal juridique dont l’Europe dispose pour réguler la tech à travers le DSA.Désinformation, haine en ligne, contrefaçons ou produits dangereux, ce texte vise à protéger les utilisateurs européens en imposant aux plateformes des obligations. Les manquements à ces règles peuvent leur valoir des amendes pesant jusqu’à 6% de leur chiffre d’affaires annuel mondial.Bruxelles a déjà ouvert de nombreuses enquêtes dans le cadre du DSA, ciblant les plateformes de Meta, Facebook et Instagram, mais aussi TikTok, X, et le site chinois AliExpress.La commission a annoncé ces nouvelles demandes d’information à l’occasion d’une réunion des ministres européens des télécoms à Copenhague, où la question de l’interdiction des réseaux sociaux aux enfants, est au menu.Le Danemark, qui exerce la présidence tournante de l’UE, et plusieurs autres Etats membres, veulent en profiter pour apporter leur soutien à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.Cette dernière s’est prononcée en septembre pour de telles interdictions, estimant que les réseaux sociaux devraient être interdits aux enfants au même titre que le tabac ou l’alcool, et elle a lancé une réflexion pour voir s’il fallait fixer un âge de majorité numérique à l’échelle de toute l’UE.

Léon XIV salue le journalisme des agences de presse, un “rempart” à l’ère de l’IA

Le pape Léon XIV a salué jeudi le travail “précieux” des agences de presse, y voyant un “rempart” face “aux sables mouvants de l’approximation et de la post-vérité”, à l’heure où l’intelligence artificielle (IA) accentue encore la prolifération de fausses informations.”Le monde a besoin d’informations libres, rigoureuses et objectives”, a lancé le premier pape américain de l’Histoire lors d’une audience au Vatican devant les membres de la conférence Minds International, une association regroupant les principales agences de presse mondiales, dont l’AFP.”Grâce à votre travail patient et rigoureux, vous pouvez constituer un rempart contre ceux qui, par l’art ancestral du mensonge, cherchent à créer des conflits pour régner en divisant – un rempart de la civilisation contre les sables mouvants de l’approximation et de la post-vérité”, a-t-il ajouté.”Les algorithmes génèrent du contenu et des données à une échelle et à une vitesse jamais vues auparavant. Mais qui les gouverne?”, s’est par ailleurs interrogé le chef spirituel des 1,4 milliard de catholiques.Dans un contexte où l’IA contribue à fragiliser la confiance de l’opinion publique envers les médias traditionnels, Léon XIV a appelé à la vigilance “afin que l’information et les algorithmes qui la gouvernent aujourd’hui ne soient pas entre les mains de quelques-uns”.Un nombre croissant de personnes délaissent les médias classiques pour s’informer sur les réseaux sociaux mais plusieurs grandes plateformes en ligne – dont Meta et X -, ont réduit la voilure ces derniers mois sur leurs outils de vérification des contenus.- Contenus nocifs -Le patron de Meta (Facebook, Instagram…) Mark Zuckerberg, qui avait investi des milliards de dollars ces dernières années pour contrôler les contenus sensibles, a annoncé en janvier mettre fin à son programme de vérification des faits par des journalistes aux Etats-Unis, auquel participait l’AFP.Depuis, le volume de contenus nocifs, y compris haineux, a augmenté sur ses plateformes aux Etats-Unis, selon une enquête publiée en juin par des organisations de défense des droits numériques et humains.L’AFP continue de participer dans plus de 26 langues au programme de fact-checking développé par Facebook, notamment en Asie, en Amérique latine et dans l’Union européenne.Selon Robert Francis Prevost, lui-même objet de “deep fakes” avec de fausses vidéos sur les réseaux sociaux le montrant prononcer des discours inventés à l’aide de l’IA, le “service précieux” des agences de presse “doit servir d’antidote à la prolifération d’informations +poubelle+”.Le pape a posé “en des termes très clairs (…) les enjeux de gouvernance des algorithmes, qui constituent l’un des dangers majeurs pour la diffusion des contenus de presse et l’accès à l’information des citoyennes et des citoyens”, a réagi dans un communiqué Reporters sans frontières (RSF). “Le journalisme n’est pas un crime et la libre diffusion du travail journalistique ne devrait subir aucune entrave de la part des grandes plateformes”, a ajouté l’ONG.Agé de 70 ans, Léon XIV a aussi réitéré jeudi son appel, lancé peu après son élection en mai, à la libération des journalistes “injustement persécutés et emprisonnés pour avoir tenté de faire leur travail d’information”.”Être journaliste ne peut jamais être considéré comme un crime, mais comme un droit à protéger”, a-t-il dit en appelant à ne pas oublier les reporters tués en mission, “victimes de l’idéologie de la guerre”.”Si nous savons aujourd’hui ce qui s’est passé à Gaza, en Ukraine et dans tous les autres pays ensanglantés par les bombes, c’est en grande partie grâce à eux”, a-t-il insisté dans son discours applaudi par les représentants des agences.Selon le Comité pour la protection des journalistes et RSF, environ 200 journalistes ont été tués à Gaza depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas, tandis que 22 journalistes ont péri en Ukraine depuis l’invasion de la Russie en février 2022.Depuis son élection en mai, le successeur du pape François a alerté à plusieurs reprises sur les “défis” posés par le développement de l’IA: la considérant comme un outil et non une fin, il appelle à des cadres juridiques centrés sur la dignité humaine.

Léon XIV salue le journalisme des agences de presse, un “rempart” à l’ère de l’IA

Le pape Léon XIV a salué jeudi le travail “précieux” des agences de presse, y voyant un “rempart” face “aux sables mouvants de l’approximation et de la post-vérité”, à l’heure où l’intelligence artificielle (IA) accentue encore la prolifération de fausses informations.”Le monde a besoin d’informations libres, rigoureuses et objectives”, a lancé le premier pape américain …

Léon XIV salue le journalisme des agences de presse, un “rempart” à l’ère de l’IA Read More »

Le Figaro fêtera en janvier ses 200 ans, une longévité rare

Le Figaro, l’un des plus vieux quotidiens au monde, fêtera ses 200 ans lors de trois journées d’exposition et de conférences au Grand Palais à Paris du 14 au 16 janvier 2026, après de nombreuses parutions spéciales dès ce vendredi, a-t-il annoncé jeudi.”C’est un anniversaire exceptionnel pour un grand quotidien d’information, car nous sommes très peu dans le monde à pouvoir le célébrer”, s’est réjoui Marc Feuillée, directeur général du Groupe Figaro, lors d’une conférence de presse.Selon lui, seuls The Times au Royaume-Uni, la NZZ (journal suisse germanophone) ou quelques titres locaux sont plus anciens que le quotidien français de droite, nommé d’après le personnage de théâtre créé par Beaumarchais.Le Figaro est né en 1826 sous la forme d’une feuille littéraire et satirique opposée au roi Charles X. Il est devenu un quotidien sous l’impulsion de son directeur Hippolyte de Villemessant dans les années 1860.Son histoire sera célébrée au Grand Palais du 14 au 16 janvier à travers une exposition, des conférences et des débats.L’entrée sera gratuite, sur inscription en ligne. Le Figaro espère 10.000 visiteurs par jour, et prévoit ensuite une version réduite dans de grandes villes de province.Trois soirées auront lieu dès le 13 janvier, sur invitation. Le comédien Fabrice Luchini y lira des textes d’écrivains qui ont signé dans le Figaro, dont Baudelaire, Proust ou Houellebecq.Avant cela, les festivités démarrent dès ce vendredi avec le lancement d’une page hebdomadaire consacrée au bicentenaire dans le quotidien. Des cahiers spéciaux, un hors-série ou un numéro collector du Figaro Magazine suivront d’ici janvier, et un livre sortira le 15 novembre.”Le fil rouge” de l’histoire du journal, “c’est la liberté”, a estimé le directeur des rédactions, Alexis Brézet.Il a rappelé que le Figaro s’était “engagé pour Alfred Dreyfus” et que l’un de ses directeurs, Pierre Brisson, avait “préféré le saborder” pendant l’Occupation “plutôt que le faire paraître sous le joug allemand”.Cette vaste opération de communication représente un coût de 3 millions d’euros. “On a mis le paquet”, a souligné M. Feuillée.Entre juillet 2024 et juin 2025, le Figaro s’est vendu à 375.000 exemplaires en moyenne par jour, selon l’ACPM (Alliance pour les chiffres de la presse et des médias).Le groupe, qui appartient à la famille Dassault, revendique 410.000 abonnés sur l’ensemble de ses formules et s’est diversifié en lançant sa chaîne de télévision Le Figaro TV en 2023.

Le Figaro fêtera en janvier ses 200 ans, une longévité rare

Le Figaro, l’un des plus vieux quotidiens au monde, fêtera ses 200 ans lors de trois journées d’exposition et de conférences au Grand Palais à Paris du 14 au 16 janvier 2026, après de nombreuses parutions spéciales dès ce vendredi, a-t-il annoncé jeudi.”C’est un anniversaire exceptionnel pour un grand quotidien d’information, car nous sommes très …

Le Figaro fêtera en janvier ses 200 ans, une longévité rare Read More »

L’humoriste américain Jimmy Kimmel défend la liberté d’expression

L’humoriste américain Jimmy Kimmel, dont le talk-show a été temporairement suspendu le mois dernier après ses attaques contre la droite américaine, a souhaité que sa mésaventure serve de “ligne rouge” pour la liberté d’expression.”J’espère que nous, en tant qu’Américains, avons tracé une ligne rouge vraiment, vraiment audacieuse sur ce que nous accepterons et ce que …

L’humoriste américain Jimmy Kimmel défend la liberté d’expression Read More »

L’humoriste américain Jimmy Kimmel défend la liberté d’expression

L’humoriste américain Jimmy Kimmel, dont le talk-show a été temporairement suspendu le mois dernier après ses attaques contre la droite américaine, a souhaité que sa mésaventure serve de “ligne rouge” pour la liberté d’expression.”J’espère que nous, en tant qu’Américains, avons tracé une ligne rouge vraiment, vraiment audacieuse sur ce que nous accepterons et ce que nous n’accepterons pas”, a déclaré l’animateur au cours d’une conférence sur les médias à Los Angeles.”J’espère vraiment que c’est ce qui ressortira de tout cela”.Kimmel, une des grandes stars des émissions américaines de débats de la nuit ou “late night shows”, avait accusé la droite américaine d’exploiter politiquement l’assassinat de l’influenceur pro-Trump, Charlie Kirk. La chaîne ABC, propriété de Disney, avait dès lors suspendu d’antenne l’animateur le 18 septembre lorsque les groupes Sinclair et Nexstar ont annoncé qu’ils ne diffuseraient plus son programme sur les dizaines de chaînes locales qu’ils possèdent.Face au tollé provoqué par sa disparition de l’antenne et les accusations de censure, ABC a fait revenir M. Kimmel une semaine après son éviction, avant que les deux groupes ne mettent fin à leur tour à leur boycott. Donald Trump avait salué la suspension de l’humoriste comme une “grande nouvelle pour l’Amérique”, avant de dénoncer son retour sur “ABC fake news”.Pas rancunier, Jimmy Kimmel a indiqué qu’il adorerait “avoir Trump comme invité” dans l’avenir. “Je ne serais pas nécessairement intéressé d’avoir Brendan Carr”, a-t-il en revanche ajouté, épinglant le patron du gendarme américain de l’audiovisuel (FCC) qui avait dénoncé son “comportement scandaleux” à l’antenne juste avant sa suspension.Kimmel a par ailleurs reconnu avoir craint, après son boycott initial, la fin définitive de son talk-show. “J’ai dit à ma femme: +C’est fini. C’est terminé+”, a-t-il expliqué.Bien au contraire, le retour de Kimmel sur ABC s’est avéré un énorme succès d’audience. Il est désormais visible partout aux Etats-Unis.