AFP Tech

Mouvement de grève: pas de version papier du journal La Provence depuis dimanche

Pour la deuxième journée consécutive, le quotidien régional La Provence n’a pas été imprimé lundi en raison d’une grève reconductible votée samedi à l’appel de la Filpac-CGT, après l’annonce d’un plan de sauvegarde de l’emploi qui “menace directement des dizaines d’emplois”, majoritairement parmi les imprimeurs, selon le syndicat.Dimanche et lundi, seule la version numérique du titre, vendu à quelque 65.000 exemplaires par jour en moyenne dans les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes, était disponible en ligne.La Tribune Dimanche, hebdomadaire dominical qui appartient, comme le groupe La Provence (comprenant les quotidiens régionaux La Provence et Corse-Matin), à l’armateur CMA CGM, propriété de Rodolphe Saadé, n’est pas non plus paru en version papier dans les zones sud-est, sud-ouest et Rhône-Alpes.Le mouvement social a été décidé après “l’annonce, le 29 avril, d’un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) brutal et unilatéral, qui menace directement des dizaines d’emplois”, indiquait la Filpac-CGT dans un communiqué, demandant “l’annulation pure et simple de ce PSE”.D’après un délégué syndical interrogé par l’AFP, le plan concernerait 75 postes, dont 51 à l’imprimerie, un “massacre social” selon cette source. Une nouvelle assemblée générale devait décider tard dans la soirée lundi d’une éventuelle prolongation du mouvement.”La Provence est un bien commun. Elle ne se résume pas à des lignes comptables. Nous défendons nos emplois, mais aussi une certaine idée de la presse, libre, locale et de qualité. La lutte (…) se poursuivra jusqu’au retrait du plan”, ajoute le communiqué de la Filpac-CGT. Evoquant un PSE concernant 72 salariés, dont 51 de l’actuelle imprimerie de La Provence, Jean-Christophe Tortora, directeur général de CMA Media, la holding médias de CMA CGM, qui possède également BFMTV et la radio RMC, a assuré à l’AFP lundi soir qu'”une proposition de reclassement sera faite pour chacun des salariés” concernés.25 propositions de reclassement seront notamment au sein de la nouvelle imprimerie que va acquérir CMA Médias à Vitrolles, à une trentaine de kilomètres de Marseille, a précisé M. Tortora, rappelant que l’imprimerie actuelle du groupe La Provence à Marseille sera contrainte à la fermeture en septembre.”Cela n’est pas notre décision, la cession de Salengro (le site marseillais, ndlr) avait été décidée avant la prise de contrôle de La Provence par CMA CGM en octobre 2022″, a insisté le DG de CMA Media, estimant qu’avec l’acquisition de l’imprimerie de Vitrolles La Provence aura “son propre outil industriel, ce qu’elle mérite”.Parmi les autres salariés visés par le PSE, certains se verront proposer des départs en pré-retraite, d’autres des reclassements au sein de CMA CGM.Selon M. Tortora, la décision de CMA Media d’opter pour le site de Vitrolles, où est déjà imprimé le quotidien La Marseillaise, est également la conséquence des difficultés rencontrées par le groupe à trouver un site pour une nouvelle imprimerie, en raison des “enjeux d’acceptabilité” par les communes de ces installations industrielles, “avec leurs nuisances”.CMA Media avait envisagé une nouvelle imprimerie au Cannet-des-Maures ou au Muy, deux commune du Var, sans succès selon M. Tortora.Il a également évoqué le nouveau refus “clair” lundi de la part de l’Etat de tout soutien à de nouvelles imprimeries de presse, celui-ci préférant favoriser “la mutualisation d’imprimeries existantes”.

Mouvement de grève: pas de version papier du journal La Provence depuis dimanche

Pour la deuxième journée consécutive, le quotidien régional La Provence n’a pas été imprimé lundi en raison d’une grève reconductible votée samedi à l’appel de la Filpac-CGT, après l’annonce d’un plan de sauvegarde de l’emploi qui “menace directement des dizaines d’emplois”, majoritairement parmi les imprimeurs, selon le syndicat.Dimanche et lundi, seule la version numérique du …

Mouvement de grève: pas de version papier du journal La Provence depuis dimanche Read More »

Après l’arrêt de C8, l’émission “Animaux à adopter” rebondit sur TMC

Interrompue en même temps que C8 fin février, l’émission à succès “Animaux à adopter, nouvelle famille pour une nouvelle vie” sera rediffusée à partir du 25 mai sur TMC, avant une saison inédite attendue “prochainement”, a annoncé le groupe TF1 lundi.Les téléspectateurs retrouveront ainsi Sandrine Arcizet et Elodie Ageron, aux manettes de ce programme depuis 2018 en plus des “Animaux de la 8″, l’une des émissions phare de C8 qu’elles ont présentée pendant 20 ans.”Animaux à adopter” plonge dans les coulisses de la SPA aux côtés de ses salariés et bénévoles, suivant chats et chiens de leur arrivée dans un refuge à leur adoption.L’émission sera rediffusée le dimanche sur TMC, avec quatre épisodes déjà annoncés pour le 25 mai à 13H10.Une saison inédite, actuellement en tournage, sera proposée prochainement, potentiellement à la rentrée, a précisé TF1 à l’AFP, vantant un programme “familial”.Sandrine Arcizet et Elodie Ageron avaient fondu en larmes lors de la dernière des “Animaux de la 8”, diffusée quelques jours avant la fin de C8 le 28 février. La chaîne du groupe Canal+ a cessé d’émettre après le non-renouvellement de sa fréquence par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.Son éviction de la TNT (télévision numérique terrestre) a été largement motivée par les “manquements réitérés” de la chaîne, qui a cumulé 7,6 millions d’euros d’amende à cause des dérapages de sa vedette Cyril Hanouna, l’animateur de “Touche pas à mon poste”.Ce dernier rejoindra le groupe M6 en septembre, pour deux émissions sur Fun Radio et sur la chaîne W9.

Après l’arrêt de C8, l’émission “Animaux à adopter” rebondit sur TMC

Interrompue en même temps que C8 fin février, l’émission à succès “Animaux à adopter, nouvelle famille pour une nouvelle vie” sera rediffusée à partir du 25 mai sur TMC, avant une saison inédite attendue “prochainement”, a annoncé le groupe TF1 lundi.Les téléspectateurs retrouveront ainsi Sandrine Arcizet et Elodie Ageron, aux manettes de ce programme depuis …

Après l’arrêt de C8, l’émission “Animaux à adopter” rebondit sur TMC Read More »

Plus de 2.000 modérateurs de contenus travaillant pour Meta licenciés en Espagne

Ils filtraient les messages haineux et les vidéos violentes sur Facebook et Instagram: plus de 2.000 modérateurs de contenus travaillant pour un sous-traitant du groupe Meta vont être licenciés en Espagne, en raison de l’allègement des modalités de régulation décidées par le géant californien.Le groupe canadien Telus international, qui employait ces salariés sur son site …

Plus de 2.000 modérateurs de contenus travaillant pour Meta licenciés en Espagne Read More »

Plus de 2.000 modérateurs de contenus travaillant pour Meta licenciés en Espagne

Ils filtraient les messages haineux et les vidéos violentes sur Facebook et Instagram: plus de 2.000 modérateurs de contenus travaillant pour un sous-traitant du groupe Meta vont être licenciés en Espagne, en raison de l’allègement des modalités de régulation décidées par le géant californien.Le groupe canadien Telus international, qui employait ces salariés sur son site de Barcelone, “a présenté formellement un plan social” lors d’une réunion avec les organisations de salariés, a annoncé dans un communiqué le syndicat Commissions ouvrières (CCOO).Lors de cette rencontre, le direction de l’entreprise a indiqué que “2.059 personnes” seraient touchées par ce plan social, soit la “totalité des salariés” qui effectuaient des tâches de modération pour Meta, maison mère de Facebook et Instagram, sur le site de Barcelone, a précisé le syndicat.Selon CCOO, qui dit avoir signé un accord de principe prévoyant “la plus haute indemnisation légale” possible pour les salariés, ce plan social a été décidé après l’annulation du contrat liant Telus international, qui opérait à Barcelone sous le nom de CCC Barcelona Digital Services, au groupe américain.”En vertu de ce préaccord, les départs se produiront de manière échelonnée au cours des mois de mai, juin, juillet et septembre 2025″ et “les personnes concernées recevront une indemnité de 33 jours par année travaillée”, a précisé de son côté le syndicat UGT, qui a également signé ce compromis.Malgré le feu vert donné à ce dernier, “nous estimons que le secteur de la modération nécessite la professionnalisation que ces travailleurs apportaient”, ajoute l’organisation syndicale, qui exige dans son communiqué “un engagement clair pour la création de postes de travail stables”.L’annulation du contrat entre Meta et Telus international avait été annoncée début avril par plusieurs syndicats espagnols, qui avaient évoqué un possible impact pour 2.000 salariés, en précisant que le nombre exact de personnes affectées devait faire l’objet de négociations.Interrogé par l’AFP, un porte-parole de Telus avait alors refusé de confirmer ce chiffre, assurant que les discussions étaient en cours et que Telus continuait de travailler “depuis d’autres localisations” avec ce “client”, dont il n’avait pas donné l’identité.- “Trop de contenus censurés” -Sollicité lundi, ce porte-parole a de nouveau refusé de donner le nombre exact de suppressions de postes. “La priorité reste de soutenir les membres de l’équipe touchés” en leur offrant “une assistance complète, y compris des opportunités de relocalisation pour le plus grand nombre possible”, a-t-il précisé.Contacté par l’AFP, Meta n’avait pas donné suite lundi après-midi. Début avril, le groupe californien avait assuré que la fin de son contrat avec Telus pour son site barcelonais ne signifiait pas une réduction de ses “efforts de révision de contenus”.”Nous comptons toujours environ 40.000 personnes travaillant sur la sécurité, y compris 15.000 modérateurs de contenu”, avait fait valoir le groupe présidé par Mark Zuckerberg, en précisant continuer à “travailler avec Telus à travers leur réseau mondial”.D’après les syndicats, le site de Barcelone travaillait pour Meta depuis 2018. Ses modérateurs, installés dans un immeuble emblématique de la ville, la tour Glories, y travaillaient sur des contenus en espagnol, en catalan, en français, en néerlandais, en hébreu et en portugais.Le groupe Meta, qui a investi des milliards de dollars ces dernières années pour contrôler les contenus sensibles, a annoncé en janvier la fin du fact-checking aux Etats-Unis et la mise à jour de ses pratiques sur la modération des contenus, afin d’écarter moins de messages susceptibles de faire entorse à ses standards.”Trop de contenus étaient censurés alors qu’ils n’auraient pas dû l’être”, avait alors justifié le groupe, également propriétaire de Whatsapp et Threads. Cette décision avait été largement vue comme un moyen de contenter le président Donald Trump, très critique de la politique de modération de Meta ces dernières années.

Une journaliste russe critique de l’invasion de l’Ukraine se réfugie en France

Elle s’est évadée en pensant au chanteur Brassens et à l’acteur Pierre Richard: la critique de cinéma russe Ekaterina Barabach, qui risquait jusqu’à dix ans de prison dans son pays pour avoir dénoncé la guerre en Ukraine, a fui pour la France grâce à l’aide de Reporters sans frontières (RSF).”J’ai laissé ma mère de 96 …

Une journaliste russe critique de l’invasion de l’Ukraine se réfugie en France Read More »

Une journaliste russe critique de l’invasion de l’Ukraine exfiltrée en France par RSF

La journaliste et critique de cinéma russe Ekaterina Barabach, qui risquait jusqu’à dix ans de prison pour avoir dénoncé la guerre en Ukraine, a été exfiltrée de son pays vers la France par Reporters sans frontières (RSF), a annoncé lundi l’ONG lors d’une conférence de presse en sa présence.”Merci à tous pour votre soutien”, a déclaré la journaliste au siège de RSF à Paris. Elle a indiqué qu’elle avait dû se résoudre à quitter sa mère de 96 ans pour mener à bien sa fuite de Russie.”C’est un immense soulagement et un immense plaisir de l’avoir saine et sauve parmi nous à Paris”, a renchéri le directeur général de Reporters sans frontières, Thibaut Bruttin.Le service pénitentiaire fédéral russe avait annoncé le 21 avril que Mme Barabach, 64 ans, était placée sur la liste des personnes recherchées.Elle avait disparu de son domicile le 13 avril, alors qu’elle était assignée à résidence dans le cadre d’une enquête pour diffusion de “fausses informations” sur l’armée russe. Cette mesure avait été ordonnée par un tribunal de Moscou après l’arrestation de Mme Barabach fin février.La journaliste, née à Kharkiv sous l’URSS (en Ukraine actuelle), avait critiqué avec virulence l’offensive de la Russie menée chez son voisin ukrainien depuis février 2022.”Alors, bande de salauds, vous avez bombardé (l’Ukraine), rasé des villes entières, tué une centaine d’enfants, abattu des gens pacifiques, maintenu Marioupol sous blocus, privé des millions de personnes d’une vie normale, forcées de partir à l’étranger?”, avait-elle indiqué dans une publication citée par le média indépendant Meduza.Elle risquait jusqu’à dix ans de prison.En octobre 2022, RSF avait déjà organisé l’évasion d’une autre journaliste russe, Marina Ovsiannikova, qui encourait dix ans de prison après avoir brandi une pancarte anti-guerre à la télévision d’Etat.

Cryptomonnaies: un homme libéré deux jours après son enlèvement contre rançon, sept gardes à vue

Trois mois et demi après le kidnapping contre rançon du cofondateur de Ledger, le père d’un homme ayant fait fortune dans les cryptomonnaies a été libéré samedi soir lors d’un assaut deux jours après son enlèvement en plein Paris, et sept personnes ont été placées en garde à vue.L’homme avait été enlevé jeudi vers 10H30 dans le 14e arrondissement, a précisé le parquet de Paris. Selon une source policière, l’action avait été menée devant témoins par quatre hommes cagoulés qui l’avaient emmené à bord d’un fourgon de livraison.”La victime s’avérait être le père d’un homme ayant fait fortune dans les cryptomonnaies, les faits étant accompagnés d’une demande de rançon”, a souligné le parquet, sans en préciser le montant.D’après le journal Le Parisien, “les malfaiteurs auraient réclamé entre 5 à 7 millions d’euros sous forme de virements en échange de sa libération”.Une source proche du dossier a précisé à l’AFP qu’une somme “très élevée” avait été réclamée par les ravisseurs mais n’avait pas été versée. Les “nombreuses investigations” menées ont permis la libération samedi vers 21H00 de “la victime retenue dans un logement situé dans l’Essonne”, a indiqué le parquet.Blessé, l’homme a été pris en charge par les secours, selon la même source, sans préciser la nature de ses blessures.Selon la source proche du dossier, l’homme a eu un doigt sectionné.Lors de cette intervention, quatre suspects nés en 1998, 1999, 2002 et 2005, “ont été interpellés, dans ou à proximité du logement où était séquestrée la victime”, a précisé le parquet.Un cinquième, né en 1999, “a été interpellé au volant de l’un des véhicules vraisemblablement utilisés par les malfaiteurs”, a-t-il complété.Deux autres suspects nés en 1995 et 2007 “ont pu être interpellés dimanche”, a complété le ministère public.”Les sept mesures de garde à vue sont actuellement en cours” et “peuvent durer jusque 96 heures”, a-t-on précisé.L’otage a été libéré lors d’un assaut de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) dans le pavillon où il était séquestré, a relaté la source proche.Le lieu où il était retenu a été localisé grâce à une “enquête hors norme”, “d’anthologie”, a souligné cette source, ajoutant que “d’autres mutilations étaient à craindre” si les policiers n’étaient pas intervenus.”Un immense bravo aux enquêteurs qui ont fait un travail exceptionnel pour libérer cet homme et pour interpeller ses ravisseurs”, a réagi sur X le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, saluant l'”engagement décisif” du préfet de police Laurent Nuñez et de ses effectifs.L’épouse de la victime avait précisé aux policiers que son mari et son fils, qui détiennent une société de marketing gérant de la cryptomonnaie à Malte, avaient fait l’objet de menaces par le passé, selon la source policière.- Mode opératoire similaire -Une enquête a été ouverte pour arrestation, enlèvement, séquestration et détention arbitraire avec torture ou acte de barbarie et pour obtenir l’exécution d’un ordre ou d’une condition, extorsion avec arme, le tout en bande organisée, et participation à une association de malfaiteurs criminelle.  La brigade de répression du banditisme (BRB) et la police judiciaire sont chargées des investigations.Selon la source proche, la brigade de lutte contre la cybercriminalité (BL2C) et la BRI ont également été mobilisées dans cette enquête.Cet enlèvement suivi d’une séquestration avec demande de rançon intervient trois mois et demi après le rapt du cofondateur de Ledger, société spécialisée dans les cryptoactifs.Le 21 janvier, au petit matin, David Balland et sa compagne avaient été kidnappés à leur domicile à Méreau (Cher).L’alerte avait été donnée par Eric Larchevêque, cofondateur de Ledger, qui avait reçu une vidéo d’un doigt coupé de David Balland, accompagnée d’une importante demande de rançon en cryptomonnaie. Séquestré à Châteauroux, David Balland a été libéré le 22 janvier. Sa compagne a été retrouvée ligotée dans le coffre d’un véhicule dans l’Essonne le lendemain.Au moins neuf suspects ont été mis en examen dans cette affaire, dont le commanditaire présumé de cet enlèvement.Par ailleurs, début janvier, un homme de 56 ans avait été retrouvé dans le coffre d’une voiture près du Mans, à plusieurs centaines de kilomètres de son domicile situé dans l’Ain.Selon plusieurs médias, il s’agissait du père d’un influenceur en cryptomonnaies basé à Dubaï, qui publie régulièrement des vidéos sur ses gains, et une rançon avait été réclamée.mlf-sm-sc-mk/bfa/dch